04 février 2008

Autres photos de moi

C'est Kloelle, immédiatement suivie par Papistache, qui a commencé à publier une photo de son visage d'enfant, encore que Pivoine l'ait fait à une époque plus lointaine.  Comme il pourrait s'agir d'un concours, je me dois de participer.
Malheureusement, mon épouse-documentaliste est fort prise par la préparation de l'expo de printemps de son atelier de peinture sur soie et, plutôt que de me plonger moi-même dans des tiroirs à l'indescriptible fouillis, je vous ai scanné un petit document que j'avais sous la main.

60ans0001

Votre merveilleux sens de l'observation vous aura immédiatement fait comprendre qu'il s'agit des "pages" intérieures d'un menu. C'est un de ceux que j'avais réalisés pour un repas, offert à l'occasion de mon soixantième anniversaire, à un groupe mi-parents, mi-amis, mi-collègues (pour faire bonne mesure).  La dernière page reprenait, pour chaque invité, une photo ancienne de lui, si possible, en ma compagnie.  Pour éviter les échanges continus de menus pour "voir la tienne", la première page était un montage au format réduit de toutes les pages individuelles.

Ceci me permet d'étoffer un peu ma catégorie "Je me souviens" sans avoir à remonter trop trop loin dans le temps (sauf en ce qui concerne les photos elles-même).

Je tiens à signaler que malgré ce que laissent sous-entendre la photo et la citation du brave Georges, je n'ai jamais, au grand dam de mon épouse, fumé la moindre pipe...


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27 janvier 2008

Journal (pas si) intime

pivoines

Dans un coin de notre salon, ce bouquet. Votre regard attentif aura décelé qu' il s'agit de pivoines en soie. Elles se trouvent là parce qu'à moins de trente tulipes par semaine, cette vasque sur trépied, offerte par notre fils, faisait vide et que de cette manière, le coût de ces (presque) parfaites imitations a été rapidement amorti.

La photo, elle, se trouve là parce que les commentaires d'une autre Pivoine, blanche celle-là, m'ont mis en tête quelques idées qu'il me faudrait explorer (J'avais d'abord tapé "exploiter", mais j'avais sauté le "i" et j'ai donc fini par remplacer le "t" par un "r", voyez comme même les claviers se mèlent d'influencer l'écriture).
Lorsque j'associe la photo à cette chère Pivoine, n'allez pas conclure que j'irais trouver cette dame artificielle, au même titre que ses homonymes en soie.  Simplement, elle et moi suivons avec intérêt nos blogs respectifs. Cela crée des liens (sur cela aussi, les liens entre blogueurs, il me faudra revenir) et plutôt que de procéder via les commentaires, j'ai choisi de répondre à un des siens au coeur d'un "post".

La question était (je copicolle) : "Et... Puis-je mettre aussi ce blog en lien chez moi? Ou préférez-vous qu'il reste plus ou moins anonyme?"
La réponse est, évidemment, "je vous en prie". Pour deux raisons : d'abord, chacun est maître des liens qu'il dispose sur son blog et ensuite, si j'avais voulu rendre ce blog anonyme, je l'aurais conçu différemment.

Et c'est là que ressurgit la question à mille Euros (et à cent mille occurrences) :
Un blog peut-il être considéré comme un journal intime ?

Sauf à être un exhibitionniste, un inconscient ou à le rendre inaccessible, la réponse me semble évidente :
Non !

Mais encore... 
Si nous nous attardons au nom de la chose, le tour de "journal" est vite fait : il implique un suivi, si pas quotidien, comme le mot le laisse entendre, à tout le moins régulier. C'est par là qu'ont péché presque tous ceux que j'ai entrepris de rédiger.
Pour ce qui est de "intime", l'affaire est moins vite réglée, consultons donc le TLFi : il y en a bien deux pages sur ce mot, mais je pense cette définition bien appropriée : "Qui est strictement personnel et généralement tenu secret, préservé des curiosités indiscrètes, le plus souvent par pudeur."
J'en tire également une citation : "Amiel avait gardé de sa jeunesse le goût, voire la manie du journal intime. Jusqu'à son dernier mois, jusqu'à ses toutes dernières heures, il avait noté minutieusement les moindres passages de sa pensée, les caprices de son humeur, toutes les nuances ou claires ou sombres de son ciel moral. Cela faisait une longue et diffuse monographie de l'existence de l'âme..."
BOURGET, Nouv. essais psychol., 1885, p. 254.

On voit immédiatement le lien de ces deux choses avec un blog !

L'ennui, c'est qu'il faut compter avec la psychologie perverse des scripteurs. Certains, en secret, espèrent que leur journal sera découvert et lu. Et, par voie de conséquence, ils n'écrivent plus pour eux-même mais bien pour un hypothétique lecteur... et la fameuse pudeur refait son apparition, et un tas d'autres sentiments : se rendre intéressant, sympathique peut-être ! La forme prend de l'importance, on entre dans la (généralement mauvaise, comme la mienne) littérature.

Et la réponse à notre question devient :
"Oui, un blog peut être considéré comme un journal intime (dévoyé)"

Est-ce que tout le monde est content ?


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17 janvier 2008

Soie

Mon épouse participe depuis 2003 à un atelier de peinture sur soie. Comme elle n'est pas du genre à se créer un blog, j'en avais commencé un pour elle, mais elle ne s'était pas montrée très enthousiaste à l'idée d'exposer ses manières de faire. J'ai donc laissé la chose en suspens. Pour le bandeau de ce blog, j'avais utilisé un recadrage de la photo d'une de ses peintures. Cette oeuvre elle-même orne le mur en briques brutes de notre salon.

Bandeau

Mon épouse donc, se passionne pour tout ce qui est soie et un beau jour, dans une librairie, elle est tombée sur un bouquin qu'elle n'a pas manqué d'acheter car en voici la couverture :

soie

Mon épouse passe donc beaucoup de temps à peindre, teindre, parafiner, sertir, fixer et surtout à quêter mon avis sur ses réalisations. J'ai beau lui répondre que c'est son travail et, par conséquent, son problème, que mon avis sur la question ne doit pas influencer ses choix. Que je ne lui demande pas son avis sur mes blogs (ce qui ne l'empêche pas de me le donner). Rien n'y fait ! Il se trouve donc des moments où elle me pompe, très très légèrement, l'air.

Et alors ? Me direz-vous...

Alors ?  Tout cela n'est rien, puisque cette passion m'a fait lire ce bouquin que rien d'autre n'aurait pu me mettre sous les yeux. Et qu'il me faut bien l'en remercier. En effet, ce livre est tout ce que j'aime : il se lit en un jour, le style est sobre et très particulier, il ne se perd pas dans des détails futiles. Il passe, léger, comme les rides que dessine le vent sur un étang, pour emprunter une image à l'auteur.

Que vive donc longtemps encore la peinture sur soie !


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16 janvier 2008

Toscane

Photo prise par mon épouse depuis le mur d'enceinte de Pienza. La saison fait que le lointain est sensiblement brumeux, mais malgré tout...

Toscane

Quand vous circulez dans cette région (Pienza, Montalcino... ), vous vous demandez si vous êtes vraiment dans ce même pays où les ordures s'entassent dans les rues de certaine ville !

D'après mon fils, mais je ne suis pas parvenu pas à trouver de détails sur le Net, dans cette zone, quelques cités se seraient mises d'accord dès la Renaissance pour établir une sorte de charte visant à la préservation et l'embellissement du paysage. Le résultat est étourdissant ! Et encore, nous n'y étions pas à la meilleure saison pour en jouir.

Ce que je me demande, c'est si j'ai bien raison d'en faire ainsi la publicité. Dans l'Ombrie voisine, j'ai rencontré quelques individus fort actifs dans la transformation d'anciens bâtiments en gîtes ruraux.
Mais bon, ce n'est pas avec le nombre actuel de lecteurs de ce blog que je vais faire déferler des cohortes de touristes sur cette splendide région !


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13 janvier 2008

A chi l'Italia ?

A noi !   Déclarait une sorte de plaque en bronze (?), suspendue, sous un portrait du Duce au mieux de sa morgue, sur un mur, à ma gauche, dans le fond du restaurant où nous fêtions le réveillon de la Saint-Sylvestre (menu à onze services, voyez ci-dessous).

menu

Non, je n'ai pas de photo de la danseuse du ventre ! Une Libanaise, négociante en tissus, m'a d'ailleurs conseillé très récemment d'employer à ce sujet l'expression "danseuse orientale" qui est plus distinguée.  Sur quoi je lui ai fait remarquer que ma médecine (mon médecin est une femme) risquait d'être un rien surprise lorsque je lui déclarerais souffrir de mon "orientale". Elle a daigné sourire.

Je n'ai pas non plus de photo du musée-reliquaire-sanctuaire dédié à Benito Mussolini que constituait l'extrémité de la seconde salle du restaurant où nous étions installés.

L'Italie était donc à nous, puisque notre fils et sa compagne avaient réussi à nous convaincre, mon épouse et moi-même de les accompagner, à leurs frais, en Italie. Plus précisément dans un endroit situé aux confins de l'Ombrie et de la Toscane, dans le voisinage immédiat de Castiglione del Lago.

Ombrie

Vue des protagonistes de l'aventure sous le dôme de l'église de Castiglione, empruntée à mon fils (la photo, pas l'église). Faudra que je songe à en faire une de moi seul, la tête centrée sur le dôme me servant alors de méga auréole (mais pour cela, il faudrait que j'y retourne...).

Je suis un type étrange, vous l'aviez deviné, j'imagine. Ainsi, je n'éprouve, ni n'ai jamais éprouvé, le besoin de partir en vacances. Mais une fois que je m'y trouve, entraîné par mon épouse, je m'y plais énormément, pour peu qu'on me laisse vivre ma conception de la chose : visiter l'environnement plus ou moins immédiat à l'aise et goûter à la cuisine locale. En Ombrie et en Toscane, j'ai été servi (et même resservi dans quelques restos).

Etrange et merveilleuse région que cet endroit ! Des cathédrales (qu'ils appellent "dômes" même si elles en sont dépourvues) jusqu'à la moindre chapelle, tout regorge de fresques gothiques ou renaissantes. Il y en a tellement que les Boy-scouts locaux n'hésitent pas à les cacher sous des crêches en papier d'emballage. C'est vous dire !

Cr_che

Dans cette région, tous les patelins dignes d'intérêt se situent sur des collines. Et plus c'est abrupt, plus cela semble les réjouir ! Il y a quelques descentes où j'ai regretté mes béquilles. Mais à part ce léger défaut, quel charme ces petites villes ! Et, pour la plupart d'entre elles, quel calme ! Un vrai bonheur !
Allez, un petit exemple du calme et de la pente (et encore, ici, il y a des escaliers)

Assise_escalier

Arrivés à ce point, je vous prierai de ne pas trop faire état de mes évaluations dithyrambiques auprès de mon épouse à qui je prétends depuis plus de quarante ans qu'on voit bien mieux tout cela à la télé et que rien ne vaut Molenbeek Saint-Jean, une commune voisine que nous ne visitons même pas, alors, pourquoi courir au bout du monde, je vous le demande ?

Nous avons donc visité Orvieto, Castiglione, Assise, Montepulciano, Montalcino, Cortone, Panicale, Pienza et tout autant de restaurants, si pas plus. Mais je vous raconterai peut-être cela dans une petite suite (je n'en ai pas encore choisi le ton). En attendant, pour vous remercier de votre patience , je vais quand-même vous coller une vignette de Noura Adel !

Orientale

Quoi ? Vous ne distinguez pas très bien ? Et alors, pourquoi verriez-vous mieux que je n'ai vu ? Je lui tournais le dos et c'est ma bru (finement pétillante) qui a du prendre la photo !


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12 janvier 2008

C'était au temps où Bruxelles...

Grâce aux moyens d'informations modernes, vous n'êtes pas sans savoir que La Poste se modernise, se repense, se réorganise en permanence pour mieux affronter un défi dont la nature m'échappe par moments. Mais bon, je ne suis sans doute plus "dans le mouvement" non plus.

Ma petite-fille s'est embarquée hier soir pour une semaine de classes de neige. Comme elle nous avait demandé de ne pas oublier de lui écrire, cela faisait déjà trois jours que nous lui expédiions cartes et lettres tandis qu'elle était toujours chez elle. Cela dans l'espoir de les lui voir parvenir durant son séjour en Suisse, plutôt qu'après son retour.

Cela me rappelle qu'un jour, chez un bouquiniste à Aldeburgh (East Anglia), j'avais dégoté pour quelques pence un livre, en Français, sur Bruxelles ! C'était l'époque où je prenais mes vacances en Grande-Bretagne (ou au Royaume-uni, c'est comme il vous plaira) parce que ça ne coûtait rien, c'est vous dire si ça fait un bail !
Dans ce bouquin, que par malheur je ne parviens pas à localiser parmi les quelques milliers que je stocke en rangées de piles verticales en divers endroits de mon logement, sinon, je vous aurais collé une photo, dans ce bouquin, donc, figurait la reproduction d'une carte postale sur laquelle un habitant du quartier de la gare du Midi écrivait, un dimanche matin, à un cousin d'Uccle qu'il passerait le voir... dans l'après-midi !  Et l'auteur d'expliquer qu'à l'époque, les postes accrochaient à l'avant des tramways bruxellois des boîtes destinées à récolter le courrier et que si vous y déposiez votre lettre le matin, elle était distribuée en ville l'après-midi. Bien sûr, la Suisse, ce n'est pas Uccle (c'est encore plus cher), mais ça donne malgré tout à penser.

Cela me rappelle aussi que lorsque, comme tous les enfants l'ont un jour fait, je collectionnais les timbres-poste (en amateur, car leur état m'importait peu), j'avais déniché un timbre orange du temps de Léopold II, doté d'un talon détachable spécifiant "Ne pas délivrer le dimanche". Il suffisait de détacher cette partie si vous ne vous inquiétiez pas de déranger le destinataire dans son repos dominical.

Remarquez que vous pouvez encore réaliser ce genre d'exploit en payant fort cher une société de courrier express. La Poste, elle, vous pouvez toujours courir, elle est bien plus préoccupée d'essayer de faire de l'argent que de distribuer le courrier.


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26 décembre 2007

Pas de folies, bergères !

Fronton du Centre Socio-Culturel BEAUBOURG   (vue partielle)

Beaubourg2

Au Pays des Collines, outre des paysages de toute beauté, une nature d'une totale sérénité, vous rencontrerez un patelin étonnant. Parfois, je regretterais bien de ne pas y vivre.
L'humour y est en effet décapant, mais toujours bon-enfant. On n'y recule devant rien pour un gag et ça, ça me ressemble vachement !
Même le monument aux morts n'est pas dénué d'un certain humour bien involontaire :

tango

Dirait-on pas qu'elle s'apprête à lui faire danser le tango... ou le paso-doble ?  Enfin, moi, ce que j'en dis... Ce n'est peut-être qu'une impression de photographe blagueur. J'espère que cette plaisanterie d'un goût douteux ne va pas m'attirer d'ennuis avec l'une ou l'autre association patriotique.
Bof, le match-poursuite serait sans doute assez équilibré : tout comme moi et ces associations, leurs membres s'essoufflent rapidement !
Ceci me rappelle mon ami Richard Rousselet, trompettiste bien connu dans le milieu belge du Jazz. Dans son jeune âge, il avait été engagé pour étoffer une petite formation chargée d'accueillir un groupe de survivants de la grande guerre en gare de Mons. C'est au moment où il s'est lancé dans une improvisation sur le "God save the King" qu'il s'était fait poursuivre sur les quais par quelques "Old Contemptibles" révélant ainsi l'inadéquation du nom choisi par ce groupe ("les vieux méprisables").

Quoi, j'ai omis de vous donner le nom du patelin ? Enfin ! Ne me dites pas que vous ne l'avez pas reconnu ! La capitale du pays des sorcières, le berceau d'Hercule Poirot, la source de la Quintine, le bourg du "Chateau du milord", le dernier patelin francophone avant Ronse : Ellezelles !

Et les bergères dans tout cela, me direz-vous ? Peut-être la chanson, il y pleut quand-même régulièrement !


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25 décembre 2007

Mary Christmas

Ainsi s'appelait, selon Oliver Hardy, pressé de questions par son exploiteur, la servante, héritière d'une mine d'or dans l'une des aventures de la paire de comiques américains.

Tout cela pour vous parler de... Noël !

Pas pour mon compte en réalité, pour le compte de mes amis blogueurs. Moi, Noël ne me fait ni chaud ni froid, j'aurais tendance à penser qu'un jour vaut l'autre... et réciproquement.
Mais aujourd'hui, comme hier, j'en ai lu des déclarations sur le sujet. Et, effet sans doute de ma sélection de blogs à lire, beaucoup sont assez mitigées. Entre ceux qui maudissent les jours de fête obligée et celles qui pleurent sur l'exacerbation de leur sentiment de solitude, la vie est dure pour le Père Noël !

Remarquez que ce n'est qu'un juste retour de manivelle pour ce bonhomme vert repeint en rouge pour les besoins publicitaires de Coca-Cola.
A l'instar du patron d'hôtel qui voulait, avec l'aide de son épouse, s'accaparer l'héritage de la servante de mon premier paragraphe, tout cela n'est qu'une sordide histoire de détournements en série.
Nos lointains ancêtres, qui n'étaient pas aussi cons que nous voudrions parfois le laisser entendre, étaient évidemment au fait du caractère cyclique des saisons et avaient appris à lire, dans l'imperceptible allongement du jour à cette époque de l'année, la certitude du retour des jours ensoleillés. C'est cela qu'ils fêtaient au beau milieu de l'hiver.
C'est à cette célébration que l'Eglise a substitué la fête de Noël, elle-même détournée à des fins commerciales par notre société de consommation lorsque Santa Claus a détrôné le petit Jésus.

On ne va quand-même pas pleurer pour ça !


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L'originale

Voici l'original de la photo du bandeau du blog :

Meise

Votre oeil de faucon n'aura pas manqué de distinguer en un instant les divers éléments qui expliquent l'opinion exprimée dans mon message précédent : c'est fou ce qu'un recadrage peut changer une image.
Il est bien difficile d'obtenir un cadrage correct dès la prise de vue, raison pour laquelle, en cas d'incertitude, il vaut mieux cadrer large et retravailler la photo au moment de l'utilisation.

Vous aurez également remarqué que nous avons retrouvé le tronc... et qu'il ne se situe pas nécessairement là où vous auriez pu l'attendre au vu du fragment utilisé pour le bandeau. Se pourrait-il, dès lors, que l'image que j'avais obtenue de ma personnalité soit fausse ?

En réalité, je ne puis répondre à cette question. Toute image n'est qu'un point de vue sur une réalité et ne peut l'englober toute entière.  Du coup, en conservant l'hypothèse que cette image soit la mienne, nous pourrions dire que d'un tronc vigoureux (ma personnalité) partent une série de pensées, d'intérêts divers; que mes préoccupations sont innombrables et qu'après la pause hivernale, de nouvelles bifurcations viendront enrichir ma recherche, comme si je voulais appréhender le monde d'un élan tentaculaire. Mais alors, cette grosse branche, sectionnée, sur la gauche, vers quels interdits se tendait-elle ?


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Une photo de moi

Vous avez vu le bandeau de ce blog ?  C'est une photo de moi.

J'entends par là que c'est une photo que j'ai prise, un jour, à Meise, avec l'appareil de mon épouse, un machin très performant pour son prix (l'appareil, pas mon épouse, qu'allez-vous penser là !).
Pour l'insérer dans le bandeau, j'ai du la recadrer. C'est fou ce qu'un recadrage peut parfois apporter à une image.
Dans ces milliers d'images que nous amènent, avec trop de facilité souvent, ces petites merveilles digitales, nous aurions peut-être intérêt à opérer une sélection et à retraiter les images choisies, à les classer dans des albums, fussent-ils virtuels, de manière à offrir à nos yeux, et à ceux des autres, une vision structurée, signifiante, plutôt qu'un indescriptible fouillis profus, un embrouillamini pictural.

Vous avez vu le bandeau de ce blog ?  C'est une photo de moi.

J'entends par là que cette photo me représente, est un image de ce que je suis. Chauve, décharné, sec.
Voyez cette profusion d'élans, stoppés net dans l'air glacial. On devine qu'ils viennent tous d'un tronc commun... lequel s'est perdu, hors cadre. Des milliers de choses, de désirs, d'entreprises, de rêves éclatés, dispersés et finalement figés. L'image d'une vie, à peine colorée de gris.

Vous avez vu le bandeau de ce blog ?  C'est une photo de moi.


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