Entre nous

21 octobre 2019

La goutte qui fait déborder le vase


" Ton robinet goutte ! "

Comme mon épouse ne s'appelle pas Germaine mais Françoise (qu'alliez-vous imaginer ?), elle fait référence au robinet d'eau froide de l'évier de gauche dans la salle de bains.

Je descends donc à la cave (après trois jours de réflexion et mise en condition) récupérer quelques boîtes et sachets de joints (ils appellent ça "clapets") de robinet, bref, de petits cylindres en caoutchouc noir de diamètres et épaissuers variables avec ou sans trou central. Je coupe l'alimentation en eau froide et je démonte la tête de vanne.

De l'eau se met à couler par l'orifice libéré parce qu'en dévissant cette tête, j'ai malencontreusement ouvert légèrement le robinet d'eau chaude, je serai bon pour ramasser l'eau qui s'écoule sous l'évier, profitant du temps qu'il me faut pour réaliser ce qui se passe et fermer le robinet ad hoc.

Pour ce qui est de changer le joint : bernique  ! Le robinet est un truc moderne à tête céramique. Tout ce que l'on peut tenter c'est de nettoyer soigneusement les surfaces de contact, ce que je réalise.

Après remontage et rétablissement de l'alimentation, un triste constatation s'impose : le machin continue à goutter.

Je décide de chronométrer le temps d'égouttage. Une première goutte tombe à 11:05:45. J'essuie d'un coup de torchon la surface du bouchon d'évier (ces trucs qui montent et descendent en actionnant un petit levier et qui n'empêchent pas l'évier de se vider dans aucune des deux positions). Entre-temps, le téléphone sonne et je vais y répondre. Quand je reviens, le bouchon est mouillé et il est 11h15. La goutte suivant tombe à 11:21:50.

Mais combien de gouttes sont tombées dans cet intervalle ?

  1. Deux et le temps d'égouttage serait de 5min 22sec
  2. Une et il serait de 8min 3sec

Vous devinez facilement la bonne réponse au vu de l'heure de mon retour.

Une goutte d'eau (croyez-en mon expérience de manipulateur de burettes) fait à peu près 0.05 ml, la perte quotidienne peut donc être évaluée à 9 millilitres.

Je fatigue, pouvez-vous trouver sur internet :

  • le prix d'une cartouche céramique pour robinet d'évier
  • le prix du mètre cube d'eau

Et me dire en combien de temps j'aurai récupéré le prix de la cartouche ?

Merci !


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16 octobre 2019

Économie circulaire


À l'épicerie de la ferme "Nos Pilifs" où travaille Louise, notre petite-fille n°2, nous avons découvert des biscuits apéritifs nouveaux (à 3.50 € les 75 gr).

Ils sont à base de drêches de brasserie que l'on recycle en y ajoutant divers aromates.

drêches

 

Avant, on donnait ces drêches aux animaux. Aujour d'hui, on les vend à des cons !

Petit addendum : quand on sait qu'ici, nous avons une brasserie qui produit sa bière à partir des invendus de boulangeries, on se demande jusqu'où ira l'économie circulaire...


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15 octobre 2019

Le futal sur les chevilles


Marrez-vous, marrez-vous !

Ça aurait pu m'arriver le jour où j'ai escaladé une installation de cracking thermique dans le port de Rotterdam si je n'avais pas précipitamment serré d'un cran supplémentaire la ceinture de mon pantalon !

Vous vous demandez ce que je pouvais bien être allé foutre sur les passerelles accrochées à ce monstre trépidant ? J'étais allé voir sur site un doseur de traces d'oxygène. Vous êtes contents ?

Vous vous demandez bien sûr aussi pourquoi je vous raconte ça...

J'y viens !

Comme à pareille époque chaque année, je rentre d'une petite balade de décrassage des injecteurs de mon ancienne voiture. Celle que j'ai donnée à ma petite-fille et qui est mue par un moteur diesel turbo-compressé (233000 km au compteur). Celle qui, sur l'autoroute, à 4000 tours/minute en 4ème bondit encore à la moindre poussée supplémentaire sur l'accélérateur. Celle que j'ai remplacée par un modèle similaire mais avec motorisation essence qui, quand tu as le malheur d'enfoncer l'accélérateur s'étouffe lamentablement.

Donc, mû par la pression écologique, j'ai remplacé un moteur diesel par un moteur essence.

La bonne idée ! Ma petite-fille qui, en dépit de son jeune âge roule "à la pèpère" consomme royalement 4 litres aux cent kilomètres. Moi qui, malgré mon grand âge et ma voiture poussive, continue à me prendre pour un pilote de rallye, j'en consomme 7.

Vous voyez tout de suite le gain côté émission de CO2 !

Donc, si tous les mecs qui roulent au gasoil mutent pour l'essence, je ne dois pas vous faire un dessin !

Bien sûr, vous avez une dernière question : qu'est-ce que mon pantalon et Rotterdam viennent faire là-dedans ?

Je vais vous le dire : dans le pétrole brut, la fraction légère correspondant à l'essence est peu importante. En tout cas pas suffisante pour alimenter la masse des voitures avides de ce nectar. Alors on en produit en cassant les molécules plus grosses, ça s'appelle le cracking (ouais, les Français disent craquage, mais le français à Rotterdam...). Et pour craquer, on chauffe en ... brûlant du pétrole !

Allez, un petit coup de CO2 ? Santé !


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13 octobre 2019

Ça commence fort


Hier, Émilie est venue souper avec nous (gratin de légumes) puis elle a passé la nuit ici, j'avais promis de la conduire à son boulot d'étudiant : maître-nageur (y a un féminin pour ce mot ?) aux bains de Bruxelles (op den hoek van den aa met), sa mère (ma fille donc, qui ne calerait pour rien au monde son popotin sur le siège d'un transport public) l'ayant convaincue que l'itinéraire pédestre parking Porte de Hal - place du Jeu de Balle était un vrai coupe-gorge, particulièrement vers huit heures du matin.

Pour effectuer le trajet en voiture, j'ai branché la radio sur la chaîne favorite de ma petite-fille n°1 : Classic 21, ce qui m'a fort étonné. Je le sais parce que la semaine dernière j'ai emmené sa voiture à l'entretien en vue du contrôle technique. Ne vous y trompez pas : Classic 21, ce n'est pas l'équivalent belge  de France Musique, ça c'est Musique 3. Non, ce qui est classique chez Classic 21, c'est le Rock ! Matiné de pop. Ce qui m'a permis sur le chemin du retour d'entendre les Beatles interpréter "I'm the Walrus" !

Dans le "coupe-gorge" parcouru en voiture, nous n'avons rencontré que quelques rares piétons sous parapluie se hâtant sans un regard autour d'eux. Quand nous sommes arrivés, nous avons fait le tour de la place où les brocanteurs avaient déjà installé leur brol, j'ai déposé la demoiselle devant les bains où j'irai la récupérer à seize heures.

Sur le trajet du retour, au feu rouge de l'Allée verte, il y avait une autre demoiselle, blonde, à l'air désespéré qui mendiait de voiture en voiture. J'ai juste eu le temps d'ouvrir ma fenêtre et d'extraire de la poche de mon jean une poignée (une pincée plutôt) de pièces que je lui ai tendues avant de redémarrer en espérant que ça l'aiderait un peu (et si c'était une comédienne, de toute manière le spectacle valait rétribution), comme j'ai pas eu le temps de voir ce que je lui refilais, va encore y avoir des trous dans ma comptabilité !

Le long de l'Allée verte, une voiture de flics stationnait, mais comme j'ai l'œil, je crois être resté dans les limites de vitesse acceptables. Plus loin, je suivais un car immatriculé en  Allemagne, mais je n'ai pas relevé le Kreise tout occupé que j'étais à me creuser la cervelle pour comprendre pourquoi un car allemand avait l'arrière orné d'une scène (schématisée) de tauromachie. L'inscription la surmontant n'aidait pas : von Orth zu Ort, c'est un (bête) jeu de mot sur le nom de la société de cars (Orth) et Ort qui signifie endroit ou lieu, manière de dire que Orth vous emmène là où vous le voulez.

En arrivant à la maison, le chien que j'avais pourtant sorti avant mon départ (ouais, j'avais dû me lever tôt) a immédiatement commencé son travail de sape pour que je l'emmène courir et, comme la pluie avait cessé, j'ai bien dû m'exécuter et j'ai emmené "Tourne à gauche" vers sa prairie favorite.

Bon, c'est pas que je m'ennuie en votre compagnie, mais je dois aller ajouter du beurre manié à la sauce de l'osso-buco !


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07 octobre 2019

Chanson du jour


Vous vous rappelez que chaque matin, je prépare le petit-déjeuner en fredonnant un air dont j'ai souvent bien du mal à comprendre d'où il a bien pu me revenir, particulièrement si ce n'est pas de mon radio-réveil.

Aujourd'hui, il s'agissait d'une mélodie sans intérêt qu'au vu de son rythme je dirais sortie d'une comédie musicale américaine et dont je suis bien incapable de vous donner les références.

Hier, par contre, c'était une chanson de Gilles Dreu qui tournait en boucle dans mon esprit et sur mes lèvres, vous savez bien :

Ma mère me disait si mes cheveux sont blancs,
Si sur mon front on peut compter les ans,
Tu m'as donné ces rides mon enfant...

Et je me rappelle que ma mère nous faisait parfois ce genre de reproche à mes fréres et à moi.

Surtout à mes frères d'ailleurs parce que moi, j'ai toujours été un enfant charmant, obéissant et tout et tout !

Si, si, une petite démonstration :

Tout jeune, j'accompagne me mère chez l'épicier du coin (voyez point 8). Nous croisons une amie de ma mère (même qu'elle s'appelait Roberta ! L'amie, pas ma mère, ma mère s'appelait Adrienne. Oui, comme notre amie, L'Adrienne).

— Dis bonjour, Walrus !
— Bonjour !
— Bonjour qui ? Bonjour mon chien ?
— Bonjour mon chien !

Qu'est-ce que je vous disais !

Mais revenons à la chanson.

Qu'est-ce que c'est que ces mères qui attribuent à leurs enfants leur vieillissement précoce, enfants qu'elles ont pour la plupart voulus et même, pour certaines, ardemment désirés ?

Pourquoi diable se plaindre quand on trouve ce qu'on a cherché ? Tout ça sous prétexte qu'elles vous ont donné la vie. Tu parles d'un cadeau ! Un truc tellement pourri que tu peux même pas le revendre sur Internet ! On sait comment ça finit c'te putain de vie.

Elles voudraient quand même pas qu'on leur fasse la fête en plus !

(Ouais, celle-là j'aurais dû vous la faire en mai,  mais bon, c'est hier que la chanson m'est passée par la tête)


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01 octobre 2019

Le compte est bon !

 

Ce matin, le réveil-radio lance sa musique. Normal : il affiche 6:00.

Pas trace du jingle habituel ni d'annonce du journal parlé...

Je maugrée "Le machin a encore sauté de chaîne !". Il faut dire que l'instrument n'est plus de première jeunesse et que les molettes de syntonisation et de volume ne sont plus des plus précises.

Je tends le bras et manipule le petit disque denté... Aucune des stations voisines de celle qui émettait  au démarrage ne se révèle être celle que j'attendais. Je reviens sur la position initiale et une voix confirme qu'il s'agit bien de ma station favorite et annonce le titre et l'interprète de la chanson suivante.

Qu'est donc devenu le journal parlé ?

Au bout de quelques morceaux, le speaker annonce avec les ménagements de rigueur qu'il est six heures et que nous allons avoir droit aux infos du matin. Le réveil, lui, affiche 6:19.

Hier n'étant pas le jour de venue de notre technicienne de surface portugaise, je ne puis incriminer cette charmante personne dans le dérèglement de l'appareil. Alors, qui ? Mon épouse ? La chienne ? Moi-même ? Rien moins qu'improbable !

Mais ne vous en faites pas, j'ai trouvé le coupable !

Hier, comme annoncé par voie d'affiche par le syndic, le gestionnaire du réseau électrique est venu commencer les travaux de remplacement de la cabine d'alimentation du bâtiment. Et pour ne pas interrompre la fourniture de courant comme cela avait été le cas toute la matinée du lundi de la semaine précédente, ses techniciens ont installé un générateur avec moteur diesel.

En sortant le chien pour sa balade hygiénique du midi, je suis allé contempler  le monstre  la chose. Un des cadrans confirme mon hypothèse : l'aiguille de la fréquence affiche un tremblotant 51Hz.

Au vu de son âge canonique, mon réveil, un PHILIPS type AJ3392, ne bénéficie pas encore de la technique de mesure du temps basée sur la fréquence de vibration d'un cristal de quartz, il se réfère bêtement à la fréquence du courant alternatif qui sur le réseau est de 50Hz. En travaillant à 51, il gagne donc une grosse minute par heure, et comme on avait branché le générateur hier dans l'après-midi, le compte est bon, je vous l'avais dit !


 

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12 septembre 2019

Mon œil !

 

Je me lève la nuit pour un petit pipi (Mouarf, un alexandrin ! Serais-je pas repris par mes anciens démons ?)

Donc, je me lève et entre dans la salle de bain les yeux mi-clos et qu’aperçois-je ? Des lignes de caractères, me semble-t-il…

Je ne parviens néanmoins pas à en faire des mots.

Mon esprit cartésien me souffle que cela doit avoir à voir (si j’ose dire) avec la transition de la vision nocturne à la diurne, des bâtonnets aux cônes, si vous voyez ce que je veux dire.

Heureusement, parce qu’une voix insidieuse me susurre à l’oreille « Ce sont les aventures de Lila et Lenù qui te sortent par les yeux ! ».

Et je ne suis qu’au milieu du troisième tome…

Comment ?

Quand j'aurai terminé ?

Je sais pas, je suis en mode pause pour cause de lecture d'urgence du Stamboul Train de Graham Greene dont j'aurais recommandé la lecture à l'Adrienne alors que tout ce que j'en savais, c'était le titre.

Je progresse, on vient de passer Bruges mais le train ne roule pas très vite : je n'ai dégoté que la version en langue originale.


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04 septembre 2019

La Passion selon Sainte Amélie


Hier, c'était la reprise de l'atelier de peinture sur soi(e) de mon épouse.

Après l'avoir déposée, j'étais chargé d'aller au centre commercial échanger (moyennant finances) les bouteilles de CO2 vides de la machine à eau gazeuse contre des pleines.

Comme j'étais trop tôt au magasin, je suis passé par le point presse de l'endroit pour faire le plein de fascicules de mots flêchés. Je paie ceux-ci et en sortant, qu'aperçois-je en tête de gondole (quoi, ça vous fait marrer ?) ?

Ceci :

soif001

Je m'empare d'un exemplaire et refais un tour par la caisse.

De retour à la maison (après le remplissage des bonbonnes bien sûr) j'abandonne immédiatement ma lecture en cours ("L'amie prodigieuse" volume 2) pour attaquer ma nouvelle acquisition.

Pris néanmoins d'un doute, je me connecte d'abord au site de mon fournisseur d'e-pubs pirates favori pour m'apercevoir qu'en quelques clics, je peux en télécharger un exemplaire sur mon lecteur Kobo (pub gratuite) sans débourser un rond.

J'ai malgré tout décidé d'amortir ma version papier à dix-neuf euros quarante centimes.

La photo de couverture est spéciale : avant de m'apercevoir que la charmante enfant portait le bout de ses doigts aux tempes, j'ai d'abord cru qu'elle s'était fait faire les oreilles de Dobby, l'elfe de maison de Harry Potter.

soif2

Bien entendu, ma lecture de l'œuvre s'est terminée dans la soirée malgré un passage au resto italien le midi où j'ai mangé des palourdes  puis chez ma fille le soir où c'était des tellines.

Quoi ?

C'est quoi cette histoire de soif ?

Figurez vous que notre geisha nationale a prêté son talent au Christ Soi-même pour Lui permettre de nous raconter son procès et sa crucifixion.

C'est très intéressant et bien foutu. La fin, après la fin, si vous voyez ce que je veux dire, est un peu plus difficile à digérer mais je dois avouer que c'est la partie que j'ai lue apès deux Saint-Feuillien Grand Cru...

Bien sûr, je n'ai pas échappé à l'inmanquable Madeleine que même Jésus s'entête à appeler ainsi bien que son prénom soit Marie, sous prétexte qu'il ne veut pas la confondre avec sa mère.

Pour plus de détails, passez par ici, je vous garde le fascicule au chaud !


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28 août 2019

Des goûts et des couleurs


Ce matin, 8h30, on sonne à la porte palière de l'appartement. Concert immédiat d'aboiements du chien, lesquels aboiements redoublent lorsque j'ouvre la porte et que la bestiole constate qu'il s'agit d'un noir baraqué qui sourit de toutes ses dents. (Vous remarquerez que j'ai abandonné le langage de mon enfance qui m'aurait fait constater "Tiens, un nègre !").

Il dissimule presque complètement les deux comparses qui l'accompagnent. C'est l'équipe chargée de purger les radiateurs suite au remplacement de la chaudière de l'immeuble. Nous l'avons attendue toute la journée d'hier, conformément à l'avis affiché par le syndic.

J'enferme le chien dans les toilettes et les mecs se dispersent dans l'appart à la recherche des robinets purgeurs. C'est de justesse que j'en empêche un de pénétrer dans la salle de bain en l'assurant que je procéderai moi-même à la purge du radiateur qui partage pour l'heure l'endroit avec mon épouse.

L'irruption de ce malabar me fait souvenir que le weekend dernier c'était la ducasse d'Ath et qu'à cette occasion un problème extrêmement grave de racisme anti-noir s'était à nouveau fait jour, après ceux de Tintin au Congo, des Zwarte Piets (pères fouettards) et des Noirauds (société philanthropique).

Le cortège du carnaval d'Ath comporte un char (la barque des pêcheurs napolitains (on peut se moquer des Napolitains ?)) où se trouve un personnage grimé en noir appelé "Le Sauvage". L'association "Bruxelles Panthères" dirigée par un certain Mouhad Neghif s'oppose à cette représentation aux relents colonialistes et s'en plaint jusqu'à l'Unesco.

Sauf que le fameux Sauvage était déjà présent dans le cortège avant que la Belgique ait la moindre colonie et que dans le scénario du défilé il est censé avoir été récupéré sur l'île de Gavatao (une île imaginaire bien sûr).

ath

La ville d'Ath dit comprendre que cette représentation puisse en blesser certains et se dit prête à la faire évoluer. Comme les Noirauds ont décidé de se grimer aux couleurs belges plutôt de tout en noir, ça aide.

Je trouve personnellement que cette volonté de blanchir les noirs à tout prix est contre-productive, mais bon, c'est mon opinion.

Faudra-t-il bientôt changer le titre d'Orfeu Negro, remplacer la couleur "tête de nègre" par "bantou", englober le Negro spiritual dans le gospel (deux disciplines pourtant bien distinctes) ?

Feraient mieux de s'occuper  du sort des noirs aux Uesses et de la montée des nationalismes partout en Europe plutôt que des facéties folklorhydriques belgo-belges.

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17 août 2019

Ferry (non, pas Luc, Calais-Dover)


Louise est en route pour l'Angleterre. Son parrain et l'épouse de ce dernier (ma "deuxième fille" donc) ont décidé de l'emmener voir une expo et les studios de tournage des Harry Potter.

Ma fille (la vraie) devait déposer Louise pour vingt heures, hier, à leur adresse.

Comme avec son style de gestion personnelle de son agenda, elle avait oublié qu'à cette heure-là elle serait au théâtre, c'est moi qui ai dû récupérer Louise à son boulot, l'amener chez nous se changer et la conduire en compagnie de sa valoche à l'autre bout de la ville.

Dès qu'elle a embarqué dans la voiture au sortir de son travail, elle s'est immédiatement indignée : "Il n'y a que deux morceaux de Branduardi sur Spotify !".

J'ai immédiatement rectifié : "Tu n'as trouvé que deux morceaux de Branduardi sur Spotify !". Mais apparemment, la question n'était pas là...

Elle voulait savoir si je possédais toujours les CD d'Angelo que j'avais copiés sur son I-pod "à l'époque" comme elle dit. La vie de ma petite-fille semble compartimentée en époques liées à l'évolution de la technologie ou des séries télévisées.

Et son intention était de les écouter dans ma voiture pendant que je la conduisais chez son parrain.

Branduardi ! Qu'est-ce qu'une gamine de son âge branchée  Maître  Gims, Sliman ou d'autres bien pires encore, peut bien avoir à faire de l'Angelo !

Mais elle est comme ça et ça m'a pris moins de temps de retrouver le CD Best of de Branduardi parmi les neuf classeurs (sans classement) contenant les centaines et centaines de CD accumulés depuis l'abandon des cassettes audios, que de lui expliquer qu'il y en avait certainement d'autres sur spotify.

Je me suis contenté de lui dire que je me rappelais parfaitement mon premier Branduardi et de la libellule figurant sur le couvercle de la cassette "de l'époque", d'emporter le CD et d'en écouter quelques plages à fond les manettes pendant le trajet vers Woluwé-Saint-Pierre.

C'était pas si mal, finalement Branduardi (même que j'ai écouté la suite sur le chemin du retour). Faudrait peut-être que je rouvre ces classeurs de CD, j'y trouverais peut être quelque chose d'intéressant. Je parie qu'il y en a même l'un ou l'autre que j'ai acheté et que je n'ai jamais écouté...


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