Entre nous

19 janvier 2017

Cruelle incertitude

 

Je ne regarde jamais La Grande Librairie, cette émission littéraire sur France 5 (si, parfaitement, ici, à Bruxelles, nous recevons presque toutes les chaînes françaises). Non pas que je la trouve inintéressante, mais simplement parce que quand j'assiste à ce genre de spectacle, il y a toujours bien un des bouquins dont on parle que je trouve digne d'intérêt et que je finis par acheter. Or, je n'ai plus de place pour les ranger et l'équilibre de mes piles de stockage provisoire est de plus en plus précaire.

Source: ExterneL'autre jour pourtant, mon épouse qui consulte le programme télé me dit : "Ce soir, c'est Pennac à La Grande Librairie, ils parlent de Malaussène, tu devrais peut-être regarder".

Il est vrai que j'ai été un grand fan de la tribu des Malaussène et que dans la foulée, j'ai fini par lire presque tout Pennac... avec plus ou moins de satisfaction : j'ai adoré "Comme un roman" et "Ernest et Célestine", j'ai bien aimé "Le hamac et le dictateur", "Messieurs les enfants", les Kamo et "L'œil du loup" , détesté "Merci" et "Journal d'un corps".

J'ai donc regardé le programme proposé.

Il y avait évidemment Pennac et quelques copains à lui.

Il y avait Christian Bobin, le poète du Creusot que je n'aime pas trop mais qui est un des favoris du Papistache, raison pour laquelle j'avais essayé de le lire.

Il y avait aussi Karol Beffa et Cédric Villani qui se sont associés pour commettre un bouquin intitulé "Les coulisses de la création" qui m'a semblé passionnant. Remarquez que les auteurs viennent rarement sur un plateau de télé pour dire pire que pendre de leur production...

Bref, ça n'a pas raté : dès le lendemain je suis allé chez Club (ce n'est pas ma librairie favorite, mais mon copain René m'avait offert un chèque lecture de chez eux). Comme il faut dépenser la totalité du chèque et que si j'ai trouvé "Le cas Malaussène",  le bouquin des deux autres brillait par son absence, j'ai donc dû faire l'appoint avec le dernier Philippe Delerm.

J'ai déjà terminé le premier bouquin et je peux rassurer Célestine qui s'en inquiétait l'autre jour dans un commentaire : c'est bien dans la lignée de la série (que j'ai, je crois, filée à mon fils au moment de notre déménagement).

Mais il y a un truc : c'est un malin le Pennac !

  • Quasiment tous les personnages de la série réapparaissent dans le nouvel opus avec les références des ouvrages où ils sont apparus (on ne sait jamais qu'une nouvelle génération de lecteurs voudrait se mettre à niveau...)
  • Le bouquin actuel n'est que le premier tome d'une série de deux

Oui, c'est un malin le Pennac !

Moi, je suis inquiet : mon espérance de vie me permettra-t-elle de connaître la fin de cette histoire bien emmanchée ?

Bah, tant pis, ce ne sera qu'une goutte de plus dans l'océan des choses dont je n'aurai jamais le fin mot...


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08 janvier 2017

Dans la série "On n'arrête pas le progrès": le téléphone

 

Mon épouse vient de remplacer son GSM par un smartphone à cause de sa mémoire.

Pas la mémoire du smartphone, la sienne, à elle, qui serait déficiente...

Quand nous roulons en voiture et que quelque chose attire son attention dans l'environnement ou à la radio, elle se pose parfois des questions dont même moi je ne possède pas les réponses (c'est vous dire si ses questions peuvent être tordues...).

Alors, elle dit "Je chercherai sur le Net quand nous serons rentrés". Sauf qu'une fois rentrés, elle ne se souvient plus de l'importante question qui la taraudait quelques minutes auparavant.

C'est dans ces occasions qu'elle déclarait "Il me faudrait un smartphone pour pouvoir chercher avant que je n'oublie".

Aussi, vendredi, comme nous nous étions rendus au centre commercial du coin pour acheter un bon gros chalumeau à butane pour remplacer le petit machin rikiki supposé caraméliser les crèmes brûlées ou catalanes et du coton brun pour crocheter un couvre-oreilles pour le cheval de Louise, lui ai-je proposé de faire un crochet par l'officine de notre compagnie de télécom pour régler la question du smartphone.

Depuis, tandis que mon épouse tente d'inculquer les rudiments de lecture-écriture à Louise, celle-ci tente de dévoiler à son aïeule les mystères du smartphone. Ce n'est gagné ni dans un sens ni dans l'autre...

Moi, je reste zen : j'ai un GSM basique à cartes prépayées qui me sert de bipper.

Et je me rappelle avec émotion le temps de ma jeunesse où presque personne n'avait le téléphone.

telephoneMes parents ont eu leur premier en arrivant à Ville-sur-Haine. C'était un truc mural en bois, un modèle où, à l'origine, il fallait parler dans un petit pavillon fixé sur le caisson du haut (le caisson du bas contenait lui d'énormes piles) et décrocher un écouteur suspendu à une fourche latérale. Mais on l'avait trafiqué pour y adapter un combiné. C'était un poste intérieur relié au central téléphonique de la centrale électrique. Pour appeler, il fallait tourner une manivelle, ce qui faisait sonner un timbre au central et tomber un petit clapet dégageant une ouverture où l'on pouvait connecter un jack d'un quart de pouce de diamètre (6.35mm), ce qui permettait de vous connecter au moyen d'un câble à votre correspondant (lui aussi aupravant dissimulé derrière un autre petit clapet, le sournois !).

J'ai joué les opérateurs devant ce petit standard téléphonique qui se situait dans la salle de contrôle de la centrale électrique.

Quand nous nous sommes mariés, nous n'avions même pas le téléphone et tout allait pour le mieux. Aujourd'hui, si le réseau a le malheur de se déconnecter ne serait-ce qu'une minute, c'est la panique générale ! Je me demande parfois si c'est si bien que ça, le progrès finalement...

Mais bien sûr que c'est bien, comment nous serions-nous rencontrés sinon ?


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31 décembre 2016

Eh bien, nous y (re)voilà !

 

Moi aussi ça m'énerve ! 

Enfin, surtout le côté bassement mercantile qui semble avoir pris le dessus sur tous les autres.

Parce qu'il y en a d'autres, un peu plus positifs et que l'on peut comprendre (même si l'on fait mine de s'en défendre).

Nous traînons nos misérables existences dans un monde cyclique, rythmé par les saisons et il est naturel de nous y référer ne fût-ce que pour mesurer le temps.

Bien sûr, nous pouvons nous contenter de constater le retour des choses sans nous sentir obligés de le fêter : c'est le clan de ceux qu'horripilent le côté festif obligatoire des anniversaires quels qu'ils soient.

Mais nous pouvons aussi voir ces événements comme une occasion de nous retrouver avec ceux qui nous sont proches, ce qui en soi est déjà une fête, non ? Alors, si l'une ou l'autre de ces occasions est assortie d'un zeste de tradition, où résiderait le mal ? Si le sapin ne m'est pas indispensable, il ne me dérange pas non plus.

À ce propos, la semaine dernière nous étions dans la maison de mon fils en Ardenne pour nous retrouver tous en famille. Ce que j'aime dans cette maison, c'est le contraste entre l'incomparable chaleur des poêles à bois et la fraîcheur des chambres non chauffées. Bon, il ne faisait pas glacial non plus, Agata, ma bru finement pétillante n'a même pas sorti les bouillottes.

C'était une réunion très réussie :

Louise et Emilie s'étaient chargées des amuse-gueules, vous aimez les religieuses à la crème de saumon et les macarons au foie gras vous ?

amuse gueules

Mon fils s'était occupé de la barbue, du pigeon et des vins. Il m'épate toujours, il est très doué pour la cuisine et bien qu'il ne disparaisse jamais très longtemps dans celle-ci, tout est toujours prêt dans les temps, cuisson parfaite et tout et tout (et je ne vous parle pas de sa cave).

Emilie, toujours elle, s'était chargée du dessert, c'est une vraie pro de la pâtisserie (que, comble, elle n'aime pas vraiment déguster) elle dit qu'en faire la détend.

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Bah, les fêtes, c'est pas si dramatique finalement...


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26 décembre 2016

Excusez-moi, ça m'a échappé

Ben ouais, je ne sais déjà plus comment ça m'est venu, mais dès que j'ai eu créé le blog, j'ai su que j'avais fait une erreur.

Et ça n'a pas raté : trois jours à peine et ça me fait déjà ch... !

 

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19 décembre 2016

C'est mon neveu qui a recommencé !

 

Dans un de ses billets que j'avais lu sans le commenter pour ne pas alourdir l'addition, mon neveu Joe se paie doucement la carafe de mon auteur favori.

Mais trop tard, le ver était de retour dans le fruit !

Aussi, c'est immédiatement à ce cher Marcel que j'ai pensé  en découvrant ce passage de Thomas Mann , hameçonné que je fus (comme on dit aujourd'hui) par les mots "de bonne heure" chers à l'individu en question :

"Il s'était pourtant de bonne heure rendu compte qu'il appartenait à une génération où était rare, non point le talent, mais le fonds de santé dont le talent a besoin pour s'épanouir."

Voilà qui explique bien des choses ! Manque d'épanouissement !

Remarquez, ça fait un moment que j'avais pressenti quelque chose de ce genre, je m'en étais d'ailleurs ouvert voici quelques années aux lecteurs du défi du samedi.

Comment ça, c'est moi le grand malade ?

Après tout, vous avez peut-être raison : voici quelques jours, mon épouse m'a emmené acheter son inmanquable sapin de Noël.

Elle a choisi un Nordmann qui a l'avantage de conserver très longtemps ses aiguilles, mais ne présente par contre pas l'odeur caractéristique des résineux.

Mais qu'à cela ne tienne : d'abord on l'installe dehors et ensuite je peux facilement compenser cette perte de senteur de sapin si j'en crois mon taux de créatinine.

 

sapin

 


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28 novembre 2016

Trop vieux !

Mon moral en a pris un coup la semaine dernière :

  • Nous avons changé de voiture (l'ancienne avait dix ans et 205000 km)
  • Mon épouse a changé d'appareil photo (elle avait égaré le précédent)

Pour la voiture, le choc n'a pas été trop rude, je m'étais entraîné en empruntant celle de ma fille pour les vacances : un machin hybride rempli de gadgets. N'empêche, bien que nous ayons pris le modèle le plus simple pourvu d'une climatisation à réglage manuel, le nombre de trucs qui ne servent à rien est déjà conséquent : arrêt et redémarrage automatique du moteur (ça économise l'essence, mais bonjour la batterie !), cruise controll, limitateur de vitesse, mode économique, indicateur du moment où changer de vitesse, etc...

Le plus marrant, c'est le mode d'emploi (oui, parfaitement, je lis les modes d'emploi !) chaque fois qu'il a fini de décrire un des indispensables affichages supposés aider à la conduite, il conseille... de ne pas trop les regarder pour ne pas être distrait, sécurité oblige !

Mais le pire, c'est l'appareil photo : ce machin de 240 grammes et d'environ 11 x 6 x 4 cm (le plus simple équipé d'un viseur en plus de l'écran que nous ayons trouvé) m'a scié. Il fait à peu près tout, même de bêtes photos : en analysant l'image de visée, il peut choisir tout seul le mode à utiliser (macro, portrait avec ou sans contre-jour, paysage, scène de nuit...), il filme avec enregistrement du son en stéréo, il prend des images 3D et panoramiques, il communique par Wi-Fi avec smartphones, tablettes PC, TV, imprimantes, réseaux (évitez quand même de le connecter à fesse de bouc, parce qu'alors, il efface de la mémoire toutes les photos montrant un sein), il enregistre le lieu de prise de vue et se met à l'heure locale grâce au GPS, il traite les photos etc, etc. La seule chose qu'il ne fait pas encore, mais je ne doute pas que ça vienne, c'est se visser sur le trépied quand c'est nécessaire.

Et j'imaginais le matériel qu'il aurait fallu réunir quand j'ai commencé à faire de la photo pour arriver aux mêmes performances : il y aurait eu de quoi remplir un camion (vous savez, vous, faire le point sans GPS ?).

photo

 

Non, je vous le répète : je suis trop vieux !


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09 novembre 2016

Mouarf !

 

Bon, ben faut bien que j'y aille comme tout un chacun de ma petite trumpitude.

Je me marre !

Pas parce que les Américains héritent de Donald comme président, c'est bien fait pour eux, n'avaient qu'à pas aller voir Disneyworld.

Pas parce que les deux camps ont misé sur le mauvais candidat : les démocrates sur une des femmes les plus détestées des Uesses, les républicains sur un mec avec qui ils n'ont pas fini de suer vu qu'il ne partage même pas leurs idées de base.

Pas parce qu'on ne parle plus que de ça, même moi.

Non, je me marre parce qu'une fois de plus, les journalistes "spécialisés" soutenus par les instituts de sondage qu'ils paient cher et vilain et dont on se demande comment ils établissent leur "échantillon représentatif" n'ont absolument rien vu venir.

Je me marre mais je ne suis pas inquiet : ils trouveront certainement comme toujours une très bonne explication à leur gourance !

 

PS : si ça peu aider, je connais personnellement une charmante infirmière pour les mains expertes de laquelle le sondage n'a pas de secrets.


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28 octobre 2016

Pain perdu

 

La route départementale numéro 3 traverse Saint-Valéry-sur-Somme, elle est à sens unique et sa chaussée de circulation peine à donner passage à une voiture tant elle est étroite.

Aussi dois-je patienter derrière la camionnette du "Fourni de Paul" qui barre toute la largeur du trottoir en attendant que le flux des voitures se suivant à la queue-leu-leu se tarisse.

Au moment où je peux enfin contourner le véhicule sans risquer de me faire renverser, je tombe nez à nez avec une dame qui effectue la même manœuvre dans l'autre sens.

Elle râle à (très) haute voix : "Nom de Dieu, qué bordel ici !"

Je m'apprète à l'approuver chaleureusement en lançant l'anathème contre les imbéciles qui croient dur comme fer qu'ils peuvent abandonner leur véhicule n'importe où, lorsqu'elle ouvre la porte de la camionnette et grimpe à l'intérieur.

J'ai rien dit, je suis courageux mais pas téméraire, un pain est si vite perdu !


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23 octobre 2016

De la difficulté des recherches sur le World Wide Web


J'allais vous parler de lacunes dans le savoir du Web, mais finalement, c'est plutôt de mes propres lacunes dans les méthodes de recherche dont je vais vous entretenir.

Que je vous explique : l'autre jour, la petite dame du sixième vient sonner à notre porte. Elle souhaite que je lui remplisse un virement, l'état de sa vue ne le lui permettant plus.

Pendant que je m'exécute, elle commence à raconter sa vie à mon épouse, si bien que quand j'ai terminé, pour lui permettre d'achever son histoire, je lui propose un apéro. Elle opte, ainsi que mon épouse, pour un Whisky plutôt doux (Glen Deveron), j'en prends moi-même un un peu plus tourbé (Caol Ila). Et elle continue son histoire.

Tandis que nous découvrons son existence, je comprends que je m'emm... un peu dans la mienne ! Parmi ses innombrables péripéties (si vous voulez des détails, demandez), celle où, durant son exil à Paris, elle a travaillé dans quelques maisons de couture m'évoque irrésistiblement le souvenir d'une chanson dont je trouve qu'elle lui irait comme un gant : "La biaiseuse" !

Et c'est là que nous plongeons dans le sujet de mon billet : l'interprète la plus ancienne de cette chanson que je découvre sur le Net est Annie Cordy. J'ai beau faire appel à un tas de sites, tout ce que je découvre c'est qu'elle a été écrite en 1912 par Léo Lelièvre (auteur également de La Matchiche) avec Paul Marinier, mais pas qui en a été la première interprète.

Je m'apprête donc à vous pondre une diatribe sur les lacunes de la toile en matière d'information quand, pris d'un doute subit, j'entame une nouvelle recherche et finis par tomber sur un site obscur où, dans un commentaire, l'auteur du site répond à la question d'un de ses lecteurs confronté au même problème que moi : la créatrice de La Biaiseuse en 1912 est Mademoiselle Allems. Annie Cordy est la première à l'avoir enregistrée sur vinyle, bien avant Marie-Paule Belle.

J'avais donc mal cherché. C'est que les moteurs de recherche fouillent le contenu des sites webs mais pas celui de leurs commentaires. Ou que je n'emploie pas les bons outils de recherche.

Bref, c'est pas le WWW qui a des lacunes, c'est moi !

Le pire, c'est que je le savais : tout est toujours de ma faute !


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17 octobre 2016

Ouf !

 

Aujord'hui, c'est le jour du relevé des compteurs.

Mais non, je ne m'appelle pas Prosper et j'ai mis personne sur le Sébasto !

Non, c'est le jour du relevé des calorimètres et des compteurs d'eau chaude et froide.

Quand j'emmène le chien pour la première de ses cinq sorties quotidiennes, les employés de la société chargée du relevé (ISTA pour ne pas la citer) tiennent conciliabule dans la rue en attendant l'heure de début des festivités. Ils en ont pour toute la journée à visiter la grosse centaine d'appartements de la copropriété.

Ils sont cinq et, autour d'eux, je compte quatre voitures au logo de leur firme stationnées dans la rue.

Immédiatement les questions affluent dans ma petite tête :

  • souci d'économie ?
  • de rentabilité ? (mouaaaarf !)
  • voiture accidentée ?
  • à l'entretien ?
  • voiture personnelle ?
  • banalisée ?

Quand je remonte avec le chien, un coup d'œil au fond du clos sur la droite me rassure : la cinquième voiture y est garée.

Ouf, le compte y est !


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