Entre nous

22 juin 2017

De tout cœur avec vous !

 

Je ne m'apesantirai pas sur les raisons qui ont décidé ma généraliste à m'envoyer chez un de ses "honorés confrères" pour réaliser un petit bilan cardiaque.

Qu'à la première visite (prise de tension, auscultatins diverses, électrocardiogramme) tout lui ait paru normal pour un gamin de mon âge ne l'a pas empêché de me prescrire un enregistrement de ma tension pendant 24h suivi d'un ECG pendant la même durée puis, ces résultats acquis, de me reconvoquer pour une échographie du cœur, un test à l'effort, un autre de respiration et une scintigraphie, faut bien faire rentrer un peu de flouze dans les caisses de l'hosto je suppose.

Pour ne pas fausser le test à l'effort, il m'a demandé d'interrompre la prise de mon béta-bloquant depuis l'avant-veille. Du coup, durant l'écographie, mon rythme cardiaque qui ne dépasse jamais les cinquante battements par minute galope autour des nonante par ce jour où la température frise les 32°C, ce qui me vaut l'étonnant commentaire "Je ne distingue pas bien, le mouvement est trop rapide".

Tandis que je pédale ensuite sur le vélo d'appartement sous la direction de son assistant, le cardiologue enregistre son courrier au moyen d'un dictaphone. Il termine le rapport du client patient précédent puis entame le mien :

  • salutation et remerciements à son honorée consœur (ma généraliste donc)
  • description de mon état civil : âge, sexe, taille, poids
  • listing des médicaments que j'ingurgite quotidiennement ou périodiquement (il va jusqu'aux vitamines D)
  • nature de la plainte m'ayant amené à le consluter (pour ce faire, il doit s'interrompre et fouiller l'amas de papiers encombrant son bureau en pestant contre tous ces documents administratifs qu'il faut remplir pour mettre enfin la main sur la lettre de l'honorée confrère et lui communiquer la raison qu'elle a elle-même donnée à ma présence ici, des fois qu'elle l'aurait oubliée elle aussi, ce qui ne m'étonnerait pas outre-mesure )
  • détail des résultats de ses examens d'où je déduis que je ne mourrai pas demain (enfin, pas du cœur en tout cas...)

Dans mes pérégrinations entre les divers locaux, j'ai fait une étrange observation : tout le monde travaille sur ordinateur et ces ordinateurs sont en réseau et pourtant :

  • le cardiologue s'est enquis de ma taille et de mon poids dès mon entrée dans son bureau
  • il me les a à nouveau demandés en entamant l'échographie
  • son assistant les a également requis lors du test à l'effort puis du test respiratoire
  • la secrétaire de la scintigraphie s'en est également enquise

Ben les gars, y a encore du boulot de rationalisation, il a raison le médecin : tous ces documents administratifs, quelle perte de temps !


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18 juin 2017

Flora

 

Un bien joli prénom, n'est-ce pas ?

C'est celui que porte ma cousine (nos mères étaient sœurs), toute en douceur et gentillesse.

Quand j'étais petit enfant, elle était déjà jeune-femme et m'appelait "Cousin Lapin" (sans doute à cause de mes oreilles bien décollées).

Hier, elle avait réuni sa famille proche : sœurs, frère, enfants, petits-enfants, arrière-petits-enfants pour fêter son nonantième anniversaire. Nous étions une grosse vingtaine à table dans le restaurant du compagnon d'une de ses petites-filles (le mec te fait un de ces foies gras à tomber sur le cul).

C'était très agréable de se trouver au milieu de toute une famille unie, chaleureuse et aimante.

Mais que diable y faisions-nous, mon épouse et moi ?

Je suis loin d'être son seul cousin...

Pas d'inquiétude, je connais la réponse : quand mon épouse sillonnait le pays pour son travail, elle ne manquait jamais de passer faire un coucou aux membres de ma famille de la région qu'elle parcourait et depuis, elle s'entend à merveille avec mes cousines qui l'apprécient énormément.

C'est donc elle que Flora a invitée.

Et moi, genre dégât collatéral...


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15 juin 2017

And the Winner is...

 

Mon épouse aime beaucoup voir des sites touristiques où nous ne mettrons jamais les pieds, c'est même pour ça qu'elle suit le Tour de France : on y voit des vues d'hélicoptère de tous les sites remarquables à proximité du tracé de la course.

Mardi soir, faut vraiment n'avoir que ça à faire, nous avons donc regardé sur France 2 l'élection du village préféré des Français présentée par Stéphane Berg .

Ça me fait toujours marrer que ce gaillard partage son prénom avec l'inspecteur Derrick ! Mais passons...

Nous ignorions, et ignorons toujours d'ailleurs, comment avaient été sélectionnés les treize finalistes, mais c'était assez intéressant d'avoir une petite présentation de ces lieux tous différents mais tous éminemment attractifs.

Bref, à la fin de l'émission, on donne les résultats en commençant par la fin avec le dilemme sous-jacent à cette méthode : quand il n'en reste que deux, comment faire ?

M'en fous, de toute manière, les deux qui restent sont les endroits où nous avons passé nos dernières vacances : Kaysersberg et Saint-Valery-sur-Somme. C'est pas du flair ça ?

Bon, pour la victoire de Kaysersberg, je me demande si la gamine qu'ils avaient envoyée pour les représenter n'a pas un peu pesé sur le résultat :

kay


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31 mai 2017

Mais d'où sort donc ce mec qui mange des rognons aux Spätzle par 36° à l'ombre ?

 

Lundi, nous sommes retournés voir Egisheim, le charmant petit village natal du pape Léon IX, et qui avait été élu en 2013 "Village préféré des Français".

Nous l'avions découvert il y a des années à l'occasion d'un départ pour l'Italie. Etrange n'est-ce pas ? Comme nous faisions étape à Saint-Louis avant de franchir les Alpes, nous étions partis un jour plus tôt pour nous promener un peu en Alsace.

Cette fois-ci, la chaleur était accablante et nous n'avons parcouru que quelques rues avant de nous installer pour déjeuner à la terrasse ombragée d'une sympathique Winstube.

Nous venions juste de recevoir nos escargots à l'alsacienne lorsque deux couples parlant le néerlandais s'installent à la table voisine de la nôtre.

À peine étaient-ils assis que l'un des hommes nous propose en français et en montrant mon appareil posé sur le bord de la table, d'immortaliser notre couple face à ses "caricoles".

La chose faite, ils se plongent dans leur conversation et nous dans notre assiette.

Pendant toute la durée du repas, une question me turlupinait : d'où pouvaient bien sortir ces gens ? Bien que parlant un batave suffisamment classique pour que je parvienne au moins à comprendre de quoi ils parlaient, ils ne me semblaient pas avoir les intonations caractéristiques de nos voisins hollandais. L'ennui, c'est qu'il ne me semblait pas reconnaître non plus un des accents de nos compatriotes flamands.

Avant de les quitter, je me suis donc décidé à leur faire part de mon questionnement et leur réponse a immédiatement confirmé ce que je sais depuis longtemps : je ferais mieux de réfléchir au lieu de poser des questions stupides. Car où parle-t-on encore néerlandais ailleurs qu'aux Pays-Bas et en Belgique ?

En Afrique du Sud !

Ces joyeux drilles étaient nos compatriotes (une des dames était même née à Wemmel, un patelin voisin du nôtre) mais vivaient depuis des années tout en bas du continent africain. J'aurais dû y penser car à un moment, ils avaient parlé de diamants, mais comme à Anvers on travaille également ces pierres, je n'avais pas fait le lien.

Quoi ? Vous vous en foutez ? C'est la photo qui vous intéresse ?

Bon, c'est bien parce que c'est vous !

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29 mai 2017

Highland Cattle

 

Pour ce vendredi soir, notre fils nous avait réservé (et payé) un repas au restaurant La Vieille Forge, à Kaysersberg.

Un menu surprise léger que mon épouse a consigné :

Mises en bouche:
Velouté de volaille à l'ail des ours
Croquant à la mousse de Munster

1ere entrée:
Foie gras d'oie mi-cuit confiture d'églantine                  Pinot gris

2eme entrée:
Dos de Cabillaud cuit à basse température,                    Sauvignon de Bourgogne
mousse de patate douce

Sorbet de poivron rouge à la liqueur de gentiane

Plat: 
Magret de canard sauce au miel,                                       Côtes du Rhône
wok de nouilles chinoises aux légumes,
gingembre et soja

Plateau de fromages                                                             Coteaux du Languedoc

Sablé à la mousse de citron, glace à la Chartreuse.        Gewurztraminer

Café, Guimauve et biscuit à la noix de coco.

Parvenus à l'étape fromages, le sommelier pousse vers nous le chariot et demande son choix à mon épouse. Cette dernière adore les bleus. Les fromages sont rangés par type de lait : vache, chèvre, brebis. Dans la zone des vaches, il y a deux bleus que le gaillard nomme : fourme d'Ambert et bleu d'Ecosse. Mon épouse choisit le second qu'on lui a dit plus piquant et quelques autres.

Quand vient mon tour, je suppose que ce bleu de vache écossaise doit être un Shropshire et je dis au serveur "Donnez-moi également un peu de ce bleu écossais".

Le mec me répond "Il n'est pas écossais, c'est du bleu d'Ecosse !"

M'a fallu réaliser que nous étions en France où l'on mange des pattes à la carbonara, où l'on ne fait pas de différence entre Saint Pol de Léon et Saint Paul de Vance, où la belle-mère de ma fille m'appelle Jean-Clodde pour me rendre compte que son fourmaga écossais n'était autre que du bleu des Causses.

Je n'avais à nouveau pas raté l'occasion de passer pour un con (ou un Belge, ce qui revient au même ici).


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27 mai 2017

Vous aimez le poisson ?

 

À La Petite Auberge au Hohwald, une dame entre accompagnée de sa mère.

Elle installe celle-ci à une table voisine de la nôtre et s'assied à son tour. Elle lit gentiment la carte à sa mère qui se décide pour une truite tandis qu'elle-même opte pour un filet de sandre.

Lorsqu'elle passe leur commande, elle demande une assiette supplémentaire, annonçant à sa mère ainsi qu'à la patronne qu'elle s'occupera elle-même du nettoyage de la truite.

Lorsque les plats arrivent, la mère, prise d'un remords subit déclare que, tout compte fait, elle aurait dû prendre du sandre. Imperturbable, la dame déclare qu'elles vont échanger leurs assiettes et se met à nettoyer le filet de sandre des quelques fines herbes qui le parsèment car la mère n'aime pas qu'il y ait des herbes sur "son" poisson.

La patronne qui assiste à la scène fait remarquer qu'elle se souvient de leur dernière visite en leur indiquant la table qu'elles occupaient alors et mentionne qu'à cette occasion, la vieille dame avait déjà fait exactement le même coup.

C'est alors que j'ai murmuré à mon épouse "Je ne savais pas que l'Adrienne devait venir en Alsace..."

Mais je savais pertinemment que ce ne pouvait être elle : la mère de l'Adrienne, si j'ai bien suivi ses aventures, ne se déplace pas péniblement à l'aide de béquilles, loin de là !

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24 mai 2017

Tri et récupération

 

Les Belges (à tort ou à raison) comptent parmi les champions du tri et de la récupération des ordures (mais non, je ne parle pas du Kazakgate !).

Ainsi dans ma bonne ville, nous avons cinq sortes de sacs différents : des jaunes pour les papiers et cartons, des bleus pour les contenants plastiques et métalliques, des verts pour les déchets de jardin, des oranges-bruns pour les déchets de cuisine, des blancs pour ce qui ne va pas dans les autres, sauf les récipients en verre pour lesquels il y a des "bulles" dans les rues.

Nous avons des parcs à conteneurs pour le tri des gros déchets : bois, ferraille, plastiques, matériel électrique et des points de collecte spécialisés pour les produits toxiques, les peintures, les solvants, les batteries, les huiles de fritures, les cartouches d'imprimantes, les lampes usagées. Les pharmaciens collectent les médicaments périmés ou inutilisés. Y a même de joyeux drilles qui viennent tailler les haies d'ifs pour récupérer la tonte dans le but d'en extraire un principe thérapeutique.

Mais je dois bien avouer qu'il reste encore malgré tout de la place pour de l'innovation, surtout depuis que, tenaillé par un besoin pressant, je suis entré dans les toilettes pour hommes de la mairie de Kaysersberg (vous savez bien, le patelin de l'homme de Lambaréné).

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22 mai 2017

Et ça continue !

 

Colmar et La Rochelle, même combat !

Des patelins viscéralement antiautomobilistes constitués (presque) exclusiment de rues à sens unique quand elles ne sont pas piétonnes.

Même la môme qui se trouve dans mon GPS ne s'y retrouve pas, "Rejoignez la route en surbrillance !" qu'elle vous chantonne à l'oreille. L'ennui, c'est qu'elle ne vous dit pas comment. Et quand elle se décide à vous dire de tourner à droite au prochain carrefour, un panneau d'interdiction se dresse au coin de la rue sous vos yeux ébahis ! J'ai fini par lui couper le sifflet ! De toute façon, je vous dis pas comment elle prononce "Ingersheim".

C'est aussi en partie à cause de cette navigation erratique que j'avais décidé de hâter mon départ du magasin l'autre jour, magasin situé précisément route d'Ingersheim.

Après quelques détours concoctés par le GPS, nous débarquons à l'appartement avec nos courses que nous rangeons immédiatement et pour fêtre notre retour, j'empoigne deux verres à vin d'Alsace à gros pied vert torsadé et j'y vide une larme de crème de cassis Védrenne que je compte diluer à grand renfort de Sylvaner.

Stupeur ! Ce cassis a un reflet bleu que j'attribue à l'effet du vert du pied des verres. Mais malgré l'ajout du Sylvaner, la coloration bien qu'atténuée se maintient au bleu. Je goûte le pseudo blanc-cassis et examine enfin l'étiquette de la bouteille de cassis.

Liqueur de violette qu'il est écrit !

Je me suis gouré en l'empoignant dans le rayon !

C'est vraiment très spécial le Sylvaner-violette, mais je l'ai bu quand même.

Pour plus de sécurité, aujourd'hui j'ai acheté une vraie crème de cassis et un Pinot Gris que, par précaution, je boirai tel quel.

pokkal


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21 mai 2017

Ça commence fort !

 

Et pourtant, ce n'est pas du Roquefort !

Du Munster au cumin tout au plus...

Après avoir pris possession de l'appartement que nous avons pris en location (jamais eu une location avec autant de matériel disponible) nous faisons une petite descente à l'Intermarché le plus proche, de quoi tenir le weekend.

À la caisse du magasin, nous suivons un individu accompagné d'un marmot. Contrairement à joye, il n'a pas de caddie et dépose sur le tapis quelques articles de toilette pour bébé.

Au moment de régler ses achats, le gaillard sort de sa poche des bons d'achat (me demandez pas comment il les a eu). La caissière lui annonce que le montant de ses achats ne couvre pas la valeur des bons et que ceux-ci ne peuvent être convertis qu'en marchandises. "Reprenez un des bons et réglez le solde en liquide, vous utiliserez le bon une prochaine fois", lui propose-t-elle.

"Je n'ai ni liquide ni carte bancaire", répond l'individu, "mais ne vous inquiétez pas, je vais aller chercher des lingettes pour faire le compte" et il repart vers les rayons. La caissière considère le cortège de nos propres achats et susurre "Je n'aurai pas le temps de scanner tout ça avant son retour, veuillez patienter un peu, s'il vous plaît."

Au bout d'un moment, le gaillard revient et dépose son appoint de marchandises sur le tapis. Calcul laborieux de la part de la préposée confirmant, si besoin était, que les Mousquetaires n'engagent pas de docteurs en math comme caissières et la sentence tombe : "Il manque trente-cinq cents maintenant !"

Le mec réempoigne le paquet et déclare qu'il va bien trouver un article qui fera le compte juste.

Comme il n'a pas vraiment une tête à sortir d'une HEC, un doute me saisit en même temps que se précise mon besoin de faire pipi. J'ai donc allongé les trente-cinq centimes pour débloquer la situation.

Bon, il ne sort peut-être pas d'une HEC, mais il est doué : il s'est quand même fait, l'air de rien, un peu de "poen" sur mon dos!


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26 mars 2017

C'est bientôt l'été !

 

Il est dix heures bien sonnées au domaine des Trois Fontaines.

Contrairement aux jours précédents, les pâquerettes n'ont pas encore déployé leur corolle.

paq

 

... Les gusses de Natuur en Bos ont dû oublier de les avertir du changement d'heure !


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