Entre nous

01 décembre 2019

Roule, ma poule !


Première sortie en voiture ce matin en quête de viennoiseries.

Pendant que nous les mangeons, le smartphone de mon épouse émet sa mélodie annonçant un appel en direct (il émet aussi de temps à autres d'autres mélodies dont, pour certaines, nous ignorons la raison).

Louise appelle parce qu'elle a raté le tram prévu, que le suivant arrivera dans douze minutes et elle se demande si elle arrivera à l'heure au boulot (c'est la semaine où elle travaille le week end).

Elle appelle chez nous parce que si elle appelle sa mère, elle va se faire engueuler dit-elle.

Logiquement, un dimanche, elle ne devrait pas avoir de  problème pour être à l'heure malgré son retard mais mon épouse lui dit de prendre le tram suivant et d'attendre à l'arrêt où elle passe du tram au bus et que j'irai  l'y cueillir en voiture.

Dans notre voiture la radio est pourvue de six chaînes préprogrammées :

  1. Musique 3
  2. Klara
  3. La première
  4. Vivacité
  5. Classic 21
  6. Nostalgie

Les trois premières sont celles que mon épouse et moi écoutons selon les circonstances, la cinquième est celle d'Émile, la sixième celle de Louise et personne n'écoute jamais la quatrième.

Je branche donc la chaîne ad hoc, vais récupérer son auditrice à l'arrêt du bus et la dépose chez les Pilifs.

Sur le chemin du retour, j'ai droit à mon contemporain, le Fugain des années septante quand il portait encore des bottes, il chante "Fais comme l'oiseau". Ça ne nous rajeunit pas mais c'est sympathique et même actuel (sauf qu'il n'y a plus d'oiseaux).

Au moment où je pénètre dans le garage, c'est Antoine qui nous balance ses "Élucubrations".

En quittant la voiture je me rappelle le passage :

"On verra Marc Aryan dans les couloirs du métro,
Et Johnny Halliday en cage à Médrano"

... le passage et la colère de l'ineffable Johnny qui s'est fendu d'une petite guéguerre musicale avec l'auteur de cette charmante boutade.

Pauvre Johnny, quel manque d'humour total, quelle absence d'autodérision !

Tu t'étonnes que les Belges lui aient refusé sa naturalisation (belge, c'est mieux que français, rapport à Monaco...)


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24 novembre 2019

Nouvelles du front


Hier soir, nous fêtions chez notre fille l'anniversaire d'Émilie.

Session restreinte cette année : nous n'étions que quatorze (en oubliant les chats et les chiens).

Il y avait :

  • Émilie et sa sœur Louise
  • Ma fille et son mari breton
  • Ma deuxième fille, marraine d'Émilie et son mari portugais, parrain de Louise
  • Leur fille Clara en partance pour un Erasmus en Norvège
  • Son frère Alexandre, le benjamin de l'assemblée qui fait main basse sur les œufs de caille
  • Ma bru préférée bien qu'unique
  • Son fils Borys un peu bleui par son dernier match de rugby
  • L'ex-épouse du parrain d'Émilie
  • Sa fille Camille, porteuse d'un chignon digne de la Goulue de Toulouse Lautrec

Ça ne fait que douze me direz-vous en fins mathématiciens que vous êtes. Erreur puisque mon épouse et moi y étions également, c'est ma modestie naturelle qui m'a fait négliger de nous citer.

Parlons maintenant des absents (y a-t-il un sujet plus intéressant qu'eux dans les réunions de groupe ?)

  • Mon fils participe à la virée annuelle que son groupe d'acheteurs de vin de Bourgogne organise traditionnellement la semaine qui suit la vente des Hospices de Beaune. Il nous enverra pour nous consoler une photo de lui et d'un de ses potes escaladant victorieusement la montagne de caisses résultant de leurs achats.
  • Le parrain d'Émilie (un ami de ma fille depuis le temps où ils organisaient ensemble des camps de formation chez les scouts) qui nous a délégué son ex-épouse (en présence de laquelle il refuse désormais de se trouver) est perdu dans un trek de survie dans les forêts finlandaises.
  • Line, la fille de la marraine de Louise (une  amie de ma fille) et ancienne condisciple d'Émilie avait déjà accepté une obligation ailleurs lorsqu'on l'a invitée.
  • Le petit ami du moment de la précédente dont je n'ose rien vous dire car comme j'en ai croisé plusieurs je ne suis pas certain qu'il soit celui de l'an dernier.

Le menu tenait en un mot : raclette !

Mais s'agissant de ma fille, vous n'imaginez pas ce que peut contenir ce seul mot !

Gambas et filets de lotte, fromage à raclette traditionnel et de chèvre, poitrine fumée, bresaola, jambon de Parme, colonnata, joue de porc, manchettes de veau élevé sous la mère, saucisses diverses, oignons, champignons, salades variées, sauces mayonnaise, curry, cocktail, tartare, beurre normal, au piment d'Espelette, au sel fumé, patates en chemise, et j'en oublie certainement.

buffet

Deux gâteaux réalisés par Émilie elle-même : un aux pommes et l'autre au chocolat (des trucs avec biscuits, inserts, crèmes, glaçage, etc, à faire pâlir certains des concurrents du meilleur pâtissier).

gateaux

 

Bref, un truc à vous faire péter la sous-ventrière.

Et comme toujours avec ma fille, si on s'y remettait tous aujour d'hui, il en resterait encore...


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22 novembre 2019

Tiens, tiens...


L'administratrice du site des retraités (le club des anciens combattants) de l'entreprise où j'ai effectué ma (brillante) carrière nous envoie un petit message concernant cette même société. Je vous le reproduis ici :

fi

C'était déjà comme ça quand j'y étais (rassurez-vous, je n'y étais pas pour grand chose) et c'est une des nombreuses raisons pour lesquelles je m'y suis tellement plu.

Bon, vous n'êtes pas beacoup plus avancés, sauf que vous savez où je travaillais si vous ne l'aviez pas déjà deviné, mais moi ça m'a fait plaisir.


 

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20 novembre 2019

Question existentielle


Oui, le titre, c'est pour imiter l'Adrienne...

Mais quelle est donc cette question ?

Dans notre monde hyper-connecté

Connect

Qu'attendent-ils pour nous proposer un nouveau dispositif qui le soit ?

always

Ben quoi ? J'anticipe...


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18 novembre 2019

Alauda


Ma mère chantait, si mon souvenir est exact, "L'alouette, ma belle, dit dans son chant joli, lireli lireli, lireli lireli..." et, bien sûr, j'ai oublié la suite et je ne l'ai pas retouvée sur le net.

alouette-des-champs

On a écrit beaucoup de chansons qui parlent d'alouette :

  • celle où on lui plume les pattes (pas besoin de vous la faire entendre)
  • celle où l' on veille et dort au son de son chant
  • celle où on l'appelle "aloette"
  • celle où Gilles Dreu nous évoque Madeleine (juste pour que je n'oublie pas Marcel)
  • celle de la comédie musicale "Roméo et Juliette" (je vous en fais grâce)

Elle apparaît aussi dans le fameux "miroir aux alouettes", instrument suranné s'il en est, vu que des alouettes, je crains qu'il n'en reste guère pour en faire le célèbre pâté d'.

Vous vous rappelez la dernière alouette que vous avez vu partir à l'assaut du ciel, vous ? C'était quand ?

Si, si, moi, je peux répondre à cette bête question : c'était le 15 mai 2014 vers dix-sept heures à Dunwich dans le Suffolk.

Dunwich007

Comment ? Vous ne la voyez pas ? Je vous montre l'endroit, j'ai même pas essayé de la photographier au comble de son ascension : j'ai pas d'objectif à miroir sur mon appareil photo !

Mais je dois bien avouer que l'occurrence précédente semble remonter à la nuit des temps, ou tout du moins à l'aube de mon existence. C'était dans les champs près de la briqueterie à Ville-sur-Haine à une époque où on labourait encore avec un cheval et où dans le champ en face de chez ma grand-mère, on fauchait encore le froment à la faux.

Remarquez que mon animal totem qui perd ses  plumes au fil de la chanson, on n'en voit plus non plus ! Oui, je sais, je l'ai déjà dit...


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17 novembre 2019

Ah, la Volga !


En attendant l'heure du match de rugby (ben oui, contrairement au foot, j'aime bien le rugby), je regardais une réémission d'une séquence de "Des Racines et des Ailes". Ça se passait sur une rivière canalisée du Morbihan et, à un moment, on voyait une sorte de péniche hollandaise (plus précisément un skûtsje) tractée par un cheval.

skutje

Et c'est là que ça m'est revenu.

Quand j'habitais Ville-sur-Haine, j'étais riverain du Canal du Centre. La majorité des péniches y naviguant à l'époque étaient pourvues de moteur, mais il en subsistait quelques unes qui n'en avaient pas et elles étaient alors halées par un petit tracteur (vert dans mon souvenir). De plus rares encore l'étaient par un cheval de trait, comme dans cette enquête de Maigret "Le Charretier de la Providence".

Une seule fois, c'est vous dire si je suis vieux, à mon grand étonnement, j'en ai croisé une, en bois et de dimensions plus modestes, halée... par une femme ! Tellement penchée vers l'avant dans son harnais, la pauvre, que je craignais de la voir s'effondrer. Elle n'avait pas l'air à la fête, je vous prie de me croire!

Le batelier, lui, manœuvrait le gouvernail en barre franche (donc en prise directe, sans roue de barre).

Comment ?

Non, il ne m'a pas semblé qu'il portait un fouet...


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14 novembre 2019

Appelle-moi Van In !


Comment ? Vous ne connaissez pas ce commissaire brugeois dont les aventures sont narrées par Pieter Aspe ?

Pas grave du moment que vous savez qu'il carbure à la Duvel. Pourquoi je vous dis ça ? Parce que je vais vous raconter une semaine-type de mon existence, celle en cours aujourd'hui par exemple.

Lundi, jour férié, le manège où pratiquent nos petites-filles organise un "concours intime". On nous intime donc l'ordre (ou a défaut le souhait pressant) de venir les admirer dans leurs évolutions cavalières.

Bien à l'heure pour constater que, comme chaque fois, le programme annonce déjà une demi-heure de retard et après avoir pataugé dans la rivière de boue qui s'écoule du champ voisin jusque sur la route d'accès, nous pénétrons dans le bar (ou clubhouse si vous préférez) de l'endroit et nous nous installons aux deux places restées libres au bout d'une table que nous partageons avec d'autres grands-parents s'acquitant eux aussi de leur devoir annuel. C'est là que je prends ma première Duvel.

Duvel, en flamand, c'est le diable (en néerlandais, c'est duivel). Mauvais présage !

C'est là aussi que Moka (le chien de ma fille et le père de ma chienne) grimpe sur mes genoux et s'y couche, nez enfoui sous mon parka. Il y restera jusqu'à notre départ, m'obligeant à renouveler ma consommation pour justifier l'occupation prolongée d'un siège dans le bistro.

Pour les évolutions cavalières, c'est mon épouse qui jouera les spectatrices enthousiastes, moi, les chevaux, je les trouve stupides, peureux et à peine comestibles. Quant à ceux qui les font au sens propre tourner en bourriques, je préfère ne pas vous donner mon opinion. Mais pourquoi diable Gaïa ne s'intéresse-t-elle pas aux manèges plutôt que de m'expédier des calendriers de luxe ?

Bref, ma nuit de lundi a été un peu agitée.

Mardi, c'est jour d'atelier peinture sur soie pour mon épouse en matinée et en l'attendant elle m'a envoyé remplir les bonbonnes de CO2 de sa machine à bulles. Le soir, nous avons dû récupérer Louise à la sortie de son boulot pour l'emmener chez le dentiste et la reconduire chez elle où c'était soirée apéro hebd(r)omadaire déplacée le mardi vu que le lundi, c'était cheval ! Après deux Saint-Feuillien grand cru et quelques amuse-gueule (je vous laisse vous débrouiller avec le pluriel), ma nuit a été un brin transpirante.

Mercredi, c'était kiné pour mon épouse et courses chez Colruyt pour moi, suivi de récupération de Louise à son domicile (comme elle travaille un week-end sur deux elle est en repos le mercredi) pour lui permettre de continuer chez nous sa fabrication de rennes en pâte Fimo en vue du repas de Noël tandis que mon épouse prépare un Saint-Honoré pour l'anniversaire d'une voisine sujette à diverses allergies. J'ai ensuite conduit Louise au manège pour son cours de saut d'obstacles.

Aujourd'hui, pour l'instant c'est calme, je tapote ceci sur mon portable assis sur mon lit vu que le living est soumis par ma Portugaise favorite à un nettoyage intensif. Ça embête le chien qui geint collé contre moi. Ça ne va pas durer car vers midi, notre fils vient nous embarquer pour un petit resto avec Agata, question de se rencontrer, son boulot à l'AB ne lui laissant pour l'instant pas de temps libre les weekend.

Demain, c'est jour de mise en ligne des défis du samedi et le weekend, c'est la queue dans les pâtisseries parce que le week-end, c'est viennoiseries au petit-déjeuner (bon, le dimanche midi, on a éliminé le poulet rôti-frites-salade traditionnel, j'aime pas la salade).

Quoi ? Vous, vous n'aimez pas les salades ?

Que diable faites-vous ici alors ?

Den Duvel on a nek !


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11 novembre 2019

Mais qui se souvient d'André Verschueren ?

 
Ben moi ! Mais c'est pas de ma faute, je le jure, c'est à cause de Souchon qui sévissait ce matin sur mon réveil-radio DAB+ (faut vivre avec son temps, pas comme Alain qui voudrait retrouver une âme fifties !).

Il a toujours été comme ça, Alain, accordéon, bagadou et flonflons à la fraise...

Donc, un petit coup d'André ? C'est lui qui l'a voulu, il avait qu'à pas !

Non, non, ne me remerciez ps !

(Et si ça vous chante, j'ai quelques Yvette Horner)


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10 novembre 2019

La vrille du Liseron

 
Jeudi, par Dieu sait quel hasard, mon épouse découvre que le trajet du tram 19 sera interrompu à ce bout-ci de la ligne pendant le week-end.

Branle bas de combat : depuis le 4 novembre le trajet du bus 53 qui transportait Louise en ligne directe de son domicile à son lieu de travail a été modifié et elle doit prendre le tram 19 à la gare de Jette pour récupérer le 53 à la station de Wand. 

En associant ces deux infos, vous comprendrez que le trajet de la demoiselle se serait singulièrement compliqué samedi matin. Elle a donc décidé de passer chez nous la nuit de vendredi à samedi.

Avec elle, rien n'est jamais simple :

Vendredi 7:30, coup de téléphone. "Je passe déposer mon sac avec mes vêtements de rechange avant d'aller au boulot, je n'ai pas eu le temps de déjeuner ni d'acheter une couque (petit-pain pour les  Frenchies) chez le boulanger, le tram est arrivé trop vite (comprenez qu'elle s'est levée trop tard), faites-moi une tartine au miel et mettez-là dans un sac !"

Vendredi 7:55, j'attends le passge de Louise dans le hall d'entrée de l'immeuble. Elle s'amène et me file son sac à dos en échange du sac à tartines. "Salut ! Dis à Mamou qu'il y a une Charlotte et un T-shirt blancs qu'il faudrait lessiver pour demain ! Je te téléphone quand j'ai terminé à l'Estaminet pour que tu viennes me chercher."

Vendredi 18:10 suite au coup de fil annoncé, je pars récupérer la bestiole chez les Pilifs. Dès son entrée dans la voiture elle remplace sur la radio Musique 3 par Radio Nostalgie.

Pour le souper (dîner pour les Frenchies qui cherchent toujours midi à quatorze heures) l'animal étant allergique aux légumes en général et  à ceux de saison (les choux) en particulier, ce sera spaghetti carbonara.

Pour la télé, ce sera cette connerie de Twilight Chapitre 4 : Révélation 1ère partie (vivement qu'on voie la suite !).

Interrogée sur la nature de son petit-déjeuner, elle balance entre couque (voir § 4) au chocolat et croissant à la pâte à tartiner chocolat-noisettes (l'italien sans huile de palme mais avec lait, l'Adrienne préfère celui au chocolat noir). À défaut de décision, je prendrai les deux et m'enfilerai celui qu'elle ne prendra pas (bonjour le cholestérol mais je m'en fous, je prends des statines).

C'est passé maintenant, nous attendons sa sœur qui passe ce midi, retour du manège, prendre une douche rapide, un en cas (magret de canard et  chicons (endives pour les Frenchies) confits) rapide lui aussi avant d'aller jouer maître-nageuse à la piscine du coin. C'est elle qui logeait chez nous le week-end précédent.

Je compte afficher sur la porte de la chambre d'amis (ou l'atelier peinture sur soie de mon épouse,  c'est selon) une pancarte :

"La vrille du Liseron, chambre d'hôtes".


En effet, nous habitons avenue des Liserons.

J'ai inspecté toute l'artère : pas le moindre brin de cette plante en vue !

Des arbres rouges

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Des oliviers

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Mais pas de liseron sauf sur la plaque de rue. Mais bon, on fera avec !


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07 novembre 2019

Vocation (bis)


Les choses sont bizarres parfois...

Je croyais que mon rêve de devenir chimiste remontait à mes premiers cours en cette matière ou à mes expériences explosives avec mon copain André, mais un fait m'est revenu en mémoire en cherchant tout autre chose...

La nuit dernière, couché sur le dos et donc éveillé (quand je dors, je suis sur le côté... gauche), je contemplais le trait de lumière qui rayait le plafond. Il était parfaitement immobile car il provenait de l'éclairage du parking à l'arrière de l'immeuble. Et, subitement, il me revint des images d'un trait de lumière qui se déplaçait à travers la chambre parce qu'il était produit par des voitures passant dans la rue.

Mais bien que l'image ait été précise, je ne suis pas parvenu à la situer. Alors j'ai commencé à tenter de me rappeler toutes les chambres que j'ai fréquentées. En vain, bien entendu. Mais en essayant de me remémorer celle de mon enfance à la rue Bois Monceu à Montignies-sur-Sambre, je suis tombé sur autre chose : si je ne me rappelais pas de la disposition des lieux et si la rareté des voitures à l'époque où j'y habitais rendait peu probable que le phénomène s'y soit produit, je me suis subitement souvenu d'un petit bocal où j'avais enfermé des fragments de trognon de chou ce qui au bout d'un temps avait produit lorsqu'on l'ouvrait un parfum "intéressant".

J'aurais peut-être pas dû le faire humer à ma mère, elle devait avoir quelque chose contre les produits organiques soufrés parce qu'elle a  jeté le truc à la poubelle en maudissant les gosses et leurs idées stupides.

Est-il possible que déjà à l'époque les mercaptans aient exercé leur emprise sur moi ?


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