Entre nous

21 septembre 2018

De l'autre côté du miroir

 

Non, je ne vais pas vous parler d'Alice, même si l'œuvre complète de Charles Lutwidge Dodgson est un des rares bouquins (avec Le Petit Prince et Citadelle) que j'ai conservés à l'occasion de notre déménagement.

C'est précisément des conséquences de ce déménagement que je vais vous entretenir.

Comme vous le savez peut-être déjà, nous avons quitté un appartement deux chambres au rez-de-chaussée pour un  autre du même type au quatrième étage de la colonne contiguë du même immeuble.

Regroupement des accès oblige, notre nouvel appartement est donc (à peu de chose près) l'image du précédent dans un miroir.

En raison de la longueur disponible des murs et des dimensions de nos meubles, nous avons donc dû inverser également leur disposition dans la salle de séjour. Par contre, nous avons conservé nos places à table, si bien que ce qui se trouvait dans mon dos hier se trouve face à moi aujourd'hui, ça n'a pas que des inconvénients, c'est moi maintenant qui suis du côté du bar, mais c'est troublant et par moment déstabilisant. Nous aurions peut-être mieux fait d'emménager dans des lieux tout-à-fait différents...

 

Je rigole bien sûr, c'est l'affaire de quelques jours et l'environnement inchangé nous convient parfaitement d'autant que le quatrième étage est bien plus lumineux et plus calme que le rez-de-chaussée.


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19 septembre 2018

Une vie de con

 

Comme vous le savez sans doute, je trimballe normalement partout un carnet censé me servir à noter une  idée de billet qui surgirait brutalement du néant. Je continue de le faire en dépit de nombreuses aventures en ayant démontré l'inutilité, vous vous rappelez ? Ici, , , et .

Ce matin, en attendant mon épouse, j'ouvre la chose et que découvre-je ? Un début de billet écrit il y a longtemps (mais je ne vais pas jusqu'à noter les dates auxquelles je laisse mes pattes de mouche couvrir un bout de page)!

Je vous recopie la chose :

Assis dans ma voiture dans l'attente de mon épouse tandis qu'elle se fait triturer par son masseur (ouais, aujourd'hui on dit kiné, mais qu'est-ce qu'un kiné si ce n'est un masseur - partiellement - remboursé par la sécu ?), je pensais en écoutant la radio que je vivais une vie de con dans un monde de cons, sans aucun doute parce que j'en suis un moi-même de con !

À preuve nos emmerdes actuelles : malgré les insistances répétées de mon épouse (et de nombreux amis), j'ai toujours refusé de devenir propriétaire d'un lieu d'habitation

Le texte s'arrête là tout net, il doit dater de l'époque où nous avons appris que nous allions devoir déménager et j'imagine que j'ai été interrompu par l'appel de cette même épouse sortant de sa séance de massage et réclamant sa voiture (merde où est ma casquette ?).

Depuis, hormis notre adresse, rien n'a changé : je suis toujours aussi con.


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11 septembre 2018

Lecture de saison

 

Hier, six heures et demie, ma petite-fille débarque. Elle a besoin de la copie d'un document pour son inscription à l'école et, chez elle, les cartouches d'encre de l'imprimante sont à sec et sa mère (tu m'étonnes !) a négligé d'en constituer une réserve de secours.

Tant qu'à faire, tandis que j'œuvre à la copie du document, elle sort de sa poche une montre et me demande si je ne peux pas en changer la pile.

Bref coup d'œil au boîtier de la chose, c'est une Ice Watch étanche, je ne suis pas outillé pour.

Je réponds que je connais une officine au Westland d'Anderlecht qui effectue ce genre de travail. Bien sûr, elle me dit qu'étant de préparation de pâtisserie pour le mariage d'une connaissance de sa mère elle n'aura pas l'occasion d'y aller. Je lui réponds qu'elle me laisse la montre et que je m'en chargerai.

Mon épouse lui file une montre d'attente, similaire à la sienne sauf que son bracelet est noir plutôt que rose, je lui file ses copies et la voilà repartie pour son école (non sans s'être fait expliquer la route pour rejoindre les tunnels de la petite ceinture de notre ville, la faible connaissance de la géographie de notre agglomération chez cette gamine qui la parcourt chaque jour en voiture ne laisse pas de m'inquiéter).

Aujourd'hui, après avoir déposé mon épouse à son atelier de peinture sur soi(e) (ouais, parfois ça déborde), je me rends donc à l'officine dont question ci-dessus. Dès son ouverture, le préposé jette un œil à la chose rose et diagnostique : "C'est une montre étanche (merci, je ne m'en serais jamais douté), il y a une heure de délai, repassez à onze heures."

Une heure à tuer dans un centre commercial, j'entre dans le Club local, achète le dernier opus de la Folle et m'installe dans une cafeteria.

Pour être certain que mon café ne durera pas plus que ma lecture, j'ai commandé un ristretto, c'est que je connais la gamine !

epicene


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31 août 2018

Emballez, c'est pesé !

 

Oui, c'est moi, ça vous étonne (pour peu que vous soyez encore là) ?

Je me demandais par quel bout reprendre et ça s'est présenté tout seul :

Parmi les dernières traces résiduelles de notre récent déménagement , un tas de cartons de déménagement précisément.

Mon fils m'ayant suggéré de les offrir sur un site de "donnerie", je me suis exécuté. Drôlement efficace le machin. Moins d'une heure après les avoir proposés, j'avais déjà trois candidates (n'y aurait-il que des femmes qui déménagent ?).

Je donne donc mon accord à la première, m'excuse auprès des deux autres et retire l'offre du site.

Aujourd'hui, un peu après dix-huit heures, on sonne à ma porte, déclenchant les aboiements forcenés de la chienne.

"Je viens pour les cartons" me susurre une voix dans le parlophone. "Je descends" réponds-je.

J'avais assemblé les vingt-sept cartons ayant survécu au déménagement en un paquet au moyen d'une sangle à volet. Et je les coltine donc tant bien que mal jusque dans l'ascenseur où le colis entre difficilement.

Au rez-de-chaussée, je trouve une dame avec des airs de Maurane, elle a elle aussi la voix un peu "voilée" et habite également Schaerbeek. Elle tient d'une main une laisse à l'autre extrémité de laquelle se trouve un chien et de l'autre une sorte de petit "diable" à deux roues. Je l'aide à arrimer les cartons sur la chose au moyen de sandows pour porte-bagage de vélo puis m'enquiers de l'endroit où elle a garé sa voiture.

"Je n'ai pas de voiture, je suis venue en tram" me dit-elle. "Et comment allez-vous rentrer ?" l'interroge-je. "Mais de la même façon" me répond-elle "Je n'ai qu'à prendre le 7 puis le 62 pour rentrer chez moi"

Le paquet doit bien faire dans les quinze kilos et plus d'un mètre de large. De l'imaginer embarquer ce truc dans un tram en heure de pointe et avec son chien dans les pattes m'a tellement soufflé que je n'ai pas eu le temps de lui proposer de la reconduire en voiture avant qu'elle ne tourne les talons entraînant son chargement et son chien.

Faudra que je surveille les infos demain, il y aura peut-être un articulet dans la rubrique transports.


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25 mai 2018

Chic, c'est les vacances ! (2)

 

Comme vous le savez sans doute si vous êtes un habitué de ce blog, c'est mon épouse qui se charge des relations publiques au sein de notre couple.

C'est donc elle qui décide à qui envoyer des cartes postales depuis notre lieu de séjour et qui se charge d'ailleurs d'en rédiger la majorité.

Moi, là-dedans, mon rôle se borne à en écrire deux ou trois, à cosigner la plupart des autres et à fournir les timbres nécessaires à leur envoi.

Mardi, je me suis donc mis en quête de ces petits machins collants.

J'avais repéré sur MAPS la localisation du bureau de poste le plus proche de notre lieu de résidence et le trajet m'ayant paru assez court, j'ai décidé de m'y rendre à pied après avoir reconnu sur la carte l'itinéraire à parcourir.

Après le carrefour à six branches où se situe la boulangerie, je devais emprunter la rue de Sélestat puis dans celle-ci, la deuxième à droite : la rue du N. Cette façon de baptiser une rue m'avait paru originale, mais c'était une facétie de MAPS, en réalité, sur les plaques de rue il est inscrit "rue du Nord".

Mais les choses ne se sont pas révélées aussi simples que sur le plan : arrivé au dit carrefour, je me suis aperçu avec stupéfaction que des gugusses casqués avaient enlevé la rue à grand renfort de pelleteuses, bulldozers et autres camions. J'ai néanmoins été autorisé à traverser le chantier en crapahutant à travers déblais et remblais. Ça commençait bien !

Au bureau de poste, pas mieux : il y a deux longues files devant les deux guichets (ça tombe bien que le nombre de files corresponde au nombre de guichets). J'en choisis une au hasard et je patiente. Il se passe des choses bizarres dans ma file : des personnes tiennent conciliabule avec la préposée, reçoivent une sorte de ticket qu'elles vont introduire dans un distributeur (après avoir fait à nouveau la file devant icelui, lequel est utilisé par d'autres personnes pour se fournir en billets de banque) qui leur refile un autre ticket qu'elles viennent tendre à la préposée qui, pendant ce temps attend leur retour sans s'occuper de la personne suivante de la file d'attente.

Bon, je suis en vacances, je m'en fous, j'ai le temps !

Quand arrive mon tour et que je demande à l'employée des postes vingt-cinq timbres pour l'Union Européenne et un pour le service intérieur, la brave dame me déclare, tout sourire : "Vous n'êtes pas dans la bonne file, ici c'est le guichet bleu, celui de la banque de la poste, nous ne vendons pas de timbres. Celui de la poste, c'est le guichet jaune."

Elle savoure un moment l'air ahuri que génère chez moi son intervention puis se lève en ajoutant "Mais comme vous semblez étranger, je ne vais pas vous renvoyer dans l'autre file" et elle se rend à l'autre guichet d'où elle revient avec le stock de timbres. Elle entreprend alors de détacher de leur feuille le nombre de timbres désiré accompagnant son travail délicat du commentaire suivant : "Les timbres, c'est comme le papier toilette, ça ne se déchire jamais aux perforations".

Rentré à l'appartement, je m'apercevrai du bien fondé de sa remarque et aussi que les timbres français ont tellement peu de colle qu'on a bien du mal à les faire adhérer à leur support, conséquence sans doute des restrictions budgétaires dans les services publics.


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24 mai 2018

Chic, c'est les vacances !

 

(Oui, je sais, j'aurais dû écrire "ce sont...", mais quand Marcel écrit un truc du genre "Il n'y va pas aussi" je ne vois pas pourquoi je ne profiterais pas à mon tour de l'étonnante plasticité de la langue française)

Donc, nous sommes en vacances, en France.

Premier arrêt (pipi) dans ce charmant pays.

Tandis que sur l'aire de parking j'attends en compagnie du chien le retour de mon épouse au pied de l'escalier, une jeune femme m'aborde. Elle est splendide! Une longue chevelure blonde se déverse de sa casquette rose portée à l'envers et scintillante de strass sous le soleil de Lorraine. Des jambes au galbe parfait sortent de sa couche-culotte.

Si, si, comme je vous le dis !

Cher Monsieur, me dit-elle d'une voix suave, mes amies et moi-même (elle est en effet accompagnée d'une tribu d'amazones presqu'aussi mignonnes qu'elle) fêtons mon enterrement de vie de jeune-fille et il m'est demandé de me faire photographier en compagnie d'un moustachu. Accepteriez-vous de poser avec moi ?

Et nous voila immortalisés par une quinzaine de smartphones.

Je vais encore faire un tabac sur les réseaux sociaux. Heureusement, bien inspiré, je portais mes lunettes de soleil (ce que je ne fais pour ainsi dire jamais).

Même le chien n'en revenait pas, la preuve : il a en même oublié d'aboyer, ce n'est pourtant pas son genre !


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24 janvier 2018

À la queue leu leu

 

Ce matin, après avoir déposé mon épouse chez son kiné, je me rends au magasin Delhaize voisin et j'y achète deux fascicules de mots fléchés, faut bien que je m'occupe pendant sa séance qui étonnamment dure rarement moins d'une heure et demie.

Comme je ne voulais acheter que ces articles, je n'ai pas utilisé le système de self-scanning et je me dirige vers une caisse classique où un client achève de ranger ses achats dans son sac et paie sa note.

Je dépose mes articles sur le tapis-roulant et... rien ne se passe !

La caissière et le mec en question continuent calmement la conversation qu'ils avaient entamée.

Cette conversation tourne autour de l'informatisation généralisée et des emplois perdus qui en résultent. Les deux participants font un relevé qu'ils tentent exhaustif des domaines d'actvité frappés par le phénomène et pour chacun donnent des exemples : plus de receveurs ni de contrôleurs sur les trams et les bus, plus de caissiers dans les banques, plus de vendeuses dans les magasins, plus de guichetiers dans les gares, etc, etc. Je ne sais plus quand ils ont bifurqué vers la construction et les ouvriers importés puis vers ces jeunes qui ne veulent plus travailler parce qu'il faut se lever à quatre heures.

Je suis resté impassible pendant toute leur conversation.

C'est la môme arrivée derrière moi qui a lancé "Heureusement que Delhaize paie encore des caissières à faire passer le temps aux retraités!"

Et le gusse a remballé son accent liégeois pour se diriger vers la sortie.

Dommage, j'avais encore une heure à tirer avant que ma femme sorte de chez son kiné !

Bah, je suis allé voir Marlies, ma pharmacienne favorite, elle adore quand je la fais rire, ça n'a pas raté.

Quoi ?

Non, il n'y avait personne après moi.


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08 janvier 2018

Méfiez-vous des photos !

 

Quand au hasard de votre navigation vous débarquez sur un blog, qu'est-ce qui capte votre regard en premier lieu ?

Les images !

(S'il y en a bien sûr)

Et parfois, vous contemplez des photos d'enfants ou d'adolescents, seuls ou en compagnie de proche(s) ou d'animaux de compagnie...

Et généralement, ils sourient au photographe et paraissent parfaitement heureux.

Ces images vous semblent les icônes même du bonheur.

C'est en lisant ensuite le texte des billets que vous apprenez que leur enfance a été, au choix, ennuyeuse, douloureuse, malheureuse. Que ces personnages qui les entourent leur ont été des faux-frères, des indifférents, des trompeurs, des tortionnaires parfois même.

Aussi, en vérité, je vous le dis : Méfiez-vous des photos !

Peut-être devinerez-vous le drame qui se cachait derrière celle-ci :

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31 décembre 2017

C'est toujours la même chanson !

 

Ce matin, en préparant le petit-déjeuner, je fredonnais une chanson de Brassens.

Parfaitement, je connais les paroles d'un tas de chansons de Brassens et, reparfaitement, ça m'arrive d'être de bonne humeur le matin (même si ça ne risque pas de durer longtemps).

Mais revenons à la chanson :

Je m'suis fait faire prisonnier
Dans le bonne ville de Nantes
Pour voir la fille du geôlier
Qui, paraît-il, est avenante.
Mais elle avait changé de ton
Et quand je lui dis "Que dit-on
Des affaires courantes
Dans la ville de Nantes ?"
La mignonne m'a répondu :
"On dit que vous serez pendu
Aux matines sonnantes
Et j'en suis bien contente !"
Les geôlières n'ont plus de cœur
Au pays de Nantes et d'ailleurs.
La geôlière de la chanson
Avait de plus nobles façons...

Stop !

Ou, comme on dit dans les séries américaines :

Objection votre Honneur !

Supputations entraînées par le machisme atavique de l'auteur de la chanson qui colporte l'idée que les femmes sont coupables de tout, toujours et partout !

Ne se pourrait-il pourtant que les geôlières n'aient pas changé d'un poil et que ce soient les prisonniers d'aujourd'hui qui n'ont plus le charme de ceux de jadis ?

Hein ?

Qu'est-ce que t'en dis, Georges ?

 

 

Mais que tout cela ne vous empêche pas de passer un bon réveillon pour ceux qui aiment ça et de démarrer l'année nouvelle sur les chapeaux de roues pour tout le monde !

2018


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05 décembre 2017

Les rêveries du promeneur (de chien) solitaire - Acer Canadiense (2)

érable 

Vous vous souvenez sans doute (ou pas) de mon questionnement relatif à la chute des feuilles. C'était au printemps dernier. (Oui, je sais, pour un ancien joueur de foot, je ne suis pas très vite sur la balle).

Avant que le froid et la neige nous tombent dessus, je me le suis rappelé moi aussi.

Vous admirerez en passant mon souci de ne pas utiliser deux fois le même verbe dans des phrases proches, ce qui me donne l'occasion de pratiquer à certains (remarquez qu'ici, je n'utilise pas l'écriture inclusive, les femmes sont bien trop subtiles pour tomber dans un piège aussi béant) une petite piqûre de rappel à propos des verbes transitifs directs et indirects comme les coups-francs pareillement épithétés.

J'ai donc décidé de vérifier mon hypothèse.

Lors de la dernière promenade automnale du chien, ayant repéré l'érable le plus proche, je me suis arrêté en dessous et j'ai attendu.

Quoi ? Ben qu'une feuille tombe, pardi ! De quoi vous entretiens-je ? M'avez l'air aussi dégourdis que Raymond et Marcel réunis !

Eh bien, vous n'allez pas me croire, ça a pris tellement de temps pour qu'une feuille daigne se détacher de sa branche et tomber, comme le dit la chanson,

"La feuille d'automne
Emportée par le vent,
En ronde monotone
Tombe en tourbillonnant"

que le chien s'est mis à manifester son impatience de plus en plus énergiquement puisqu'il est bien entendu qu'au cours de sa promenade, lui seul est habilité à décider si l'on s'arrête (ou pas).

Je commençais d'ailleurs moi-même à trouver le temps long et à me demander comment le sol pouvait être couvert de ces maudites feuilles quand elles mettent autant de temps à tomber de leur branche. Mais je n'étais pas là pour ça, j'étais là pour observer l'orientation du pétiole au moment de la prise de contact d'une feuille avec le sol, détail que la chanson susdite, conclusion d'une longue et patiente observation des phénomènes automnaux, ne mentionne en aucune façon.

Ça a fini par se produire (comme le disait ma mère en ces occasions : "La queue du chat est bien venue") et j'ai pu constater de visu la justesse de mon hypothèse : c'est ce fameux pétiole (ou la queue si vous préférez maintenir l'allusion au chat, bien que ce dernier soit réputé toujours retomber sur ses pattes) qui a touché le sol en premier.

Grande satisfaction pour moi, même si quelques esprits chagrins ne manqueront pas de faire remarquer que, statistiquement, une observation n'est pas très significative, qu'une hirondelle ne fait pas le printemps et toutes ces sortes de choses (d'autant plus stupides que nous nous intéressons à l'automne et pas au printemps, et toc !).