26 août 2014

Encore le tram

La pile de ma montre est morte.

C'est une Omega, en or (pas la pile, la montre).

Des goûts de luxe, moi ? Mais non ! Je l'ai reçue de mon employeur à l'occasion de mes quarante ans de service et je ne peux pas la revendre, elle a mon nom et les dates de mes exploits gravés au cul.

Une Omega, c'est comme une banque suisse, faut un sésame pour y entrer, donc, quand tu veux changer la pile, tu dois te dégoter un bijoutier nanti du passe d'ouverture.

Je prends donc le 3 pour me rendre en ville. Quand je le quitte à la station Rogier, je me retrouve derrière une jeune beauté maghrébine. Je l'avais déjà remarquée debout sur la plate-forme du tram : visage aux traits réguliers mais à l'expression sévère, taille fine soulignée par la ceinture étroitement serrée de sa veste claire, longues jambes moulées dans un pantalon noir, bottes montant jusque sous les genoux.

Inspiré par les leçons de l'Adrienne, je décide de la suivre (remarquez qu'à Rogier, quoique vous décidiez, vous partagez sur une assez longue distance votre itinéraire avec la moitié des voyageurs descendus de votre tram).

Mal m'en a pris. Pas qu'elle fût surveillée par son frère, non : à la traîne de son pas énergique et régulier au travers du hall, au long des couloirs, tapis et escaliers roulants, je vous assure que j'ai souffert ! Je n'ai été sauvé que par le surgissement sur notre gauche de l'officine de la bijouterie, but de mon périple.

Merci Adrienne ! C'était un peu comme quand le chien me promène, sauf que lui, s'il me fatigue également, il a une laisse et ne risque donc pas de me semer.

Pour ma prochaine filature, en lieu et place d'une toute en jambes, je choisis une grassouillette courte sur pattes et de préférence surchargée de paquets.

Et avant, je reprends l'entraînement... intensif !

 

filature

 


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04 août 2014

Radio Star

La radio, me serait une source intarissable de billets si je notais toutes les idées qui me passent par la tête tandis que je l'écoute en conduisant. Mais voilà, si j'ai sur moi de quoi noter, faudrait que je m'arrête pour me saisir du calepin coincé dans la poche supérieure droite de ma saharienne, du porte-mine dont l'agrafe pince le rebord de la poche supérieure gauche, mais dont la pointe est malencontreusement emberlificotée dans les restes de la pochette de mon abonnement de la STIB, que j'ouvre le dit carnet fermé par un élastique récalcitrant et que je me souvienne après tout ce temps de la connerie qu'avait débitée le présentateur radio. Donc, je ne note pas et j'oublie, raison pour laquelle mon blog reste complètement sous-alimenté.

Il y en a pourtant une qui me revient, même si elle date de samedi et si depuis, bien d'autres idées m'ont traversé l'esprit et se sont perdues au fil du temps, vous savez : un clou chasse l'autre et toutes ces sortes de choses.

Un spécialiste pipoles/variétés me bassine les oreilles de la relation palpitante entre France Gall et Michel Berger.

Quoi, c'est pas frais ? Et 14-18, c'est nouveau peut-être ? Non mais ! De toute façon, c'est l'été, y a que des rediffusions, alors...

Bon, revenons à nos moutons : on s'en serait douté qu'ils auraient une relation, le Pays de Galles est rempli de bergers, je le sais, j'ai visité et me suis perdu dans les moors. Ce qui m'a fait tiquer dans tout ça, c'est quand le narrateur a déclaré qu'une thermodynamique s'est installée entre eux.

Thermodynamique, j'te jure ! Sait-il seulement ce que c'est ? D'habitude, ils parlent d'osmose sans déjà trop connaître les bases du phénomène, mais thermodynamique, putain ! (comme on dit dans la région de notre Célestine)

J'en ai fait de la thermodynamique et j'en frémis encore après plus de cinquante ans. Pour moi, c'est énergie et enthalpie, libres ou pas, entropie et irréversibilité, sources froides et chaudes (ouais, comme dans les stations thermales), compressions adiabatiques, machines thermiques et tout le toutim.

Néanmoins, pris d'un doute, je me suis précipité sur le TLFi pour en obtenir la définition en français : "Branche de la physique qui traite des échanges entre les diverses formes d'énergie, des états et des propriétés de la matière, des transformations d'état et des phénomènes de transport".

Ah, des phénomènes de transport quand même !

Ben rut alors, mettons que j'ai rien dit ! (en anglais shakespearien : much ado about nothing)

galles


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10 juillet 2014

Jules Amédée

Dans ma voiture, j'écoute d'une oreille distraite l'interview d'un certain Vincent Engel, écrivain de son état, un nom qui ne me dit rien.

Ce n'est que lorsqu'on cite le titre de son avant-dernier ouvrage "Le Mariage de Dominique Hardenne" que je me suis rappelé avoir lu ce roman (et ne pas l'avoir trouvé très convaincant).

Faut dire que le cheval de bataille de l'auteur semble être la nouvelle, un genre qu'il regrette, presqu'autant que la mainmise du monde politique sur celui de la culture, qu'il regrette, dis-je, de voir négligé par les littérateurs francophones actuels. Un genre dont il juge Jules Amédée Barbey d'Aurevilly être un des maîtres incontestés, même s'il est d'un autre temps.

C'est en l'honneur de ce Jules qui eût d'après lui bien mérité le César de la nouvelle, qu'il aurait intitulé son dernier opus "Les Diaboliques".

Je n'ai pas su de quoi traitait ce nouvel ouvrage ni même s'il prenait lui aussi la forme de nouvelles, car étant parvenu à destination, j'ai quitté mon véhicule.

N'empêche que ce nom de Barbey d'Aurevilly lequel, vous en conviendrez, sonne quand même autrement que Proust, lui au moins je le connaissais, même si je n'avais, au contraire de celle d'Engel, jamais rien lu de son œuvre

À tout manquement son remède : j'ai téléchargé sur ma liseuse une version pdf gratuite des Diaboliques. Dans la table des matières, j'ai sélectionné la nouvelle intitulée "Le Bonheur dans le Crime" (bêtement parce qu'un autre auteur belge, Jacqueline Harpman pour ne pas la citer, en avait elle aussi emprunté le titre pour en faire celui d'un de ses romans) et j'ai commencé à la lire dans mon taxi en attendant ma cliente qui se faisait coiffer dans un salon de Tervuren.

Me croirez-vous ? Jules et Marcel, ils nous parlent du même monde : celui d'une aristocratie sur le déclin et d'une grande bourgeoisie en plein essor. Sauf que Jules, malgré son style un peu daté, je comprends ce qu'il raconte...

Jules


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06 juillet 2014

Foutebol, ras le bol !

 

supportrice-des-diables

 

Bon, maintenant que nous avons brillamment démontré que nous sommes aussi nuls que les Français, on va peut-être pouvoir passer à autre chose. La vraie vie par exemple...

Inutile de dire que je n'ai pas regardé le moindre match.


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23 juin 2014

C'est la saison

Comment  "Quelle saison ?"

Pas l'été bien sûr, non, la saison des résultats scolaires et des bals de promotion.

L'aînée des mes petites-filles a terminé ses études secondaires. Je passerai sur ma perplexité face à sa modeste connaissance de cette deuxième langue qu'elle étudie depuis huit ans, mon propos ce soir n'est pas de m'inquiéter des performances de l'enseignement ni de ses méthodes d'évaluation.

Elle a donc assisté hier à son premier bal : celui des Rhétos de son établissement.

Je n'y étais bien sûr pas, je n'ai vu que quelques photos postées sur sa page FB et c'est là que m'a chatouillé et même grattouillé, une petite question.

Le brave gaillard qui pensait accompagner au bal ce garçon manqué qu'est ma petite-fille, elle qui plonge en tyrolienne du sommet de l'atomium (102 m), évolue sur des trapèzes et des rubans, qu'il n'a vue que dans son uniforme un brin guindé de collégienne ou en tenue sportive tandis qu'elle le battait ainsi que la plupart de ses congénères à la course ou au badminton, ou même corsetée dans sa tenue d'équitation ou encore déguisée en combattante de Manga, ce gaillard dis-je a dû être un brin surpris en la voyant débarquer :

 

Emi

Moi-même je n'en suis pas tout à fait remis.


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11 juin 2014

Walrus de zwijger

Ce matin, comme presque chaque jour sans pluie, la chienne m'a emmené en promenade au parc des trois fontaines.

Alors que nous quittons le banc qui couronne le versant herbeux de la vallée de la Senne, une silhouette féminine vient à notre rencontre.

Longue robe noire frôlant le sol au gré de sa démarche ondulante, longue étole blanche savamment ramassée en turban sur le sommet de la tête.

Arrivée presque à notre hauteur, elle se penche d'un geste élégant pour tendre en souriant la main vers le museau de la chienne laquelle, étonnamment, ne se met pas à aboyer comme une forcenée, ce qu'elle ne manque jamais de faire en pareille circonstance.

La chienne s'écarte, la dame se redresse et me salue. "Buon giorno !" lance-t-elle gaiement.

Je m'attendais à tout en cet endroit : du flamand, du français, de l'arabe, mais de l'italien... j'étais tellement surpris que je n'ai pas pensé à glisser les deux mots que je connais dans cette langue.

Dommage, ils auraient été tout à fait appropriés : bella donna !

 

turban


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06 juin 2014

Jamais tranquille !

Caro s'inquiétait de savoir si j'avais abouti dans ma quête. Je l'ai déjà rassurée, mais j'avais promis de lui donner des détails, les voici.

Comme annoncé, je suis allé vérifier à Wenhaston si mes infos étaient correctes. J'ai eu un dernier doute en arrivant devant l'église, car dans mes souvenirs, je la voyais plus isolée et même installée sur une sorte de tertre, mais rien de tout cela, une église du Suffolk tout ce qu'il y a de plus classique, immanquablement entourée de son cimetière, endroit plein de sérénité.

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Tout ça c'est bien me direz-vous, mais cette peinture à la fin ?

Eh bien, elle y était ! Vous ne pouvez pas la manquer, elle vous fait face dès que vous pénétrez dans le bâtiment. On constate directement qu'elle a été déplacée puisque sa découpe étrange atteste de son encastrement initial sous une voûte.

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Naïve à souhait et très révélatrice de l'esprit du temps de sa création.

Ce jugement dernier vous rassure immédiatement sur la nature de l'au-delà : l'au-delà, c'est exactement comme l'en-deçà !

 

Sous le regard indifférent de Dieu,

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Après un simulacre de justice,

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La foule des malheureux pécheurs est précipitée dans la gueule (bonnasse) de l'enfer

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Tandis que les puissants de ce monde sont reçus à bras ouverts en paradis où ils ont même droit à leurs signes extérieurs de richesse.

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Mais ce n'est pas la fin !

Comme pour la visite des églises mon épouse et moi devons nous distribuer les rôles, tandis qu'elle visitait le lieu à son tour, je promenais le chien dans le cimetière.

Alors que j'aboie à la bestiole des instructions de comportement, un Anglais m'aborde, l'insulte à le bouche :

- Vous êtes Français ?

- Belge !

- Oh, comme c'est intéressant ! Vous avez une bonne équipe de foot !

- Pour l'instant...

- Ce sont quand même de très grands joueurs...

- Dommage qu'ils ne jouent pas chez nous

- Oui, vu sous cet angle, bien sûr !

Et nous nous quittons. C'est quand même quelque chose que cette maudite coupe du monde de foot me poursuive jusqu'au fin fond de l'Angleterre.

Remarquez que c'était de circonstance en sortant de la contemplation de cette représentation du jugement dernier : l'équipe belge s'appelle  "Les Diables Rouges".

Et, finalement, elle n'a pas que des mauvais côtés cette manie de supporter l'équipe nationale :

rouges

Pour en finir avec ce chapitre footballistique, les présages ne sont pas terribles pour cette équipe belge : leur dernier match amical d'entraînement contre la Tunisie a dû être interrompu pour cause de  grêle. Bon, il y avait de quoi, c'était au Heyzel, à deux pas de chez moi, je vous montre la taille des grêlons concernés :

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Y a de quoi faire frémir un viticulteur, non ?


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05 juin 2014

IL est de retour

IL était déjà passé par ici voici quelques mois et avait semé le même bordel qu'aujourd'hui dans la cité : ban et arrière-ban mobilisés, quartiers bouclés, égoûts sondés, employés sequestrés, vols retardés, bref, Le Bordel avec un grand B et un grand L.

Pour les autres, et Dieu sait s'il en passe, on se contente d'une escorte judicieusement proportionnée à l'importance du personnage. Mais pour LUI,  on fout Le Bordel.

C'est vous dire s'IL est important. Même pour le Pape on n'en avait pas fait autant (et ça avait déjà fait jaser).

Bon, c'est vrai que c'est pas n'importe qui, paraîtrait qu'IL va incessamment fermer Guantánamo !

Au vu de ce luxe de précautions, IL semble ignorer une tradition bien établie dans son pays : on n'y accède à la gloire ultime qu'en mourant assassiné.

Cherchez l'erreur...


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17 mai 2014

Teatime

Mon épouse aime beaucoup visiter les jardins, particulièrement ceux assortis d'un château. J'en avais donc repéré un dans le comté (ben ouais, le Suffolk est un comté, on va pas en faire un fromage non ?).

Ça s'appelait Hemlingham et je croyais que c'était un patelin puisque MAPS l'avait localisé sans difficulté.

Première surprise une fois installés dans la voiture : l'atlas routier de Grande-Bretagne made by Bibendum de ma copilote ne le mentionnait pas. Je me suis donc rabattu sur le GPS qui, s'il acceptait le nom de l'endroit refusait tous les noms de rue que l'on peut s'attendre à trouver dans un honnête village britannique : main, high, church, castle, station... Il a fini par accepter Hall Lane et nous voilà partis !

Mon GPS a deux réglages : trajet le plus rapide et trajet le plus court. Le trajet le plus rapide vous fait passer par un maximum de voies... rapides dont il semble ignorer qu'elles sont également les plus engorgées. L'autre vous fait passer par un assemblage de bouts chemins réputés carrossables dont la suite se rapproche le plus possible de la ligne droite entre vous et votre objectif, ce qui vous garantit à tous les coups un itinéraire hautement touristique et éminemment rural, sans se préoccuper bien sûr d'où vous pourrez bien ranger votre véhicule quand vous tomberez nez à nez avec un tracteur dans un de ces chemins creux où les haies caressent langoureusement les flancs de votre voiture.

J'ai expérimenté la première méthode à l'aller et la seconde au retour et, comme disait l'Autre "En vérité, je vous le dis, le GPS, c'est l'aventure garantie !"

Et je ne vous parle même pas de la façon dont la voix synthétique, féminine et française du mien prononce les noms de lieux anglais !

Bref, après avoir sillonné à maintes reprises et dans les sens les plus divers les environs de la propiété, nous avons fini par en découvrir l'accès entre deux hautes haies au beau milieu de l'arc d'un virage de la route qui porte son nom. De village point, juste le château et une église au sein d'un domaine où outre celui des touristes, vous croisez des troupeaux de moutons, boeufs écossais et daims (m'a-t-il semblé puisque l'appellation anglaise "deer" est générique et recouvre aussi bien les cerfs que les chevreuils ou les daims, comme j'ai l'honneur de vous le... dire).

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 La visite s'est bien passée, merci. Surtout pour mon épouse qui adore les fleurs et les a photographiées sous tous les angles.

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Helmingham091Helmingham093Helmingham100   Comment ?

Il n'y avait que des iris ? Non, mais l'iris est l'emblème de ma région, alors, tant qu'à faire...
Et j'ai même rencontré ma copine "Pivoine blanche" !

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 Dans certains châteaux, pour un surcoût raisonnable, il vous sera accordé le privilège de prendre le thé en compagnie de Sa Seigneurie, une chose que les Anglais apprécient au plus haut point. Rien de cela néanmoins ici, un simple salon de thé installé dans les dépendances du château (l'ancienne remise à voitures si j'ai bien compris) avec une sorte de Miss Marple au service.

Et pour la première fois depuis Star Steps dans le Somerset des années 70, j'ai repris un vrai thé à l'anglaise, avec scones, clotted cream et confiture. Si Miss Marple était toujours vêtue d'une robe noire et d'un tablier blanc, la clotted cream était réputée venir de Cornouailles, c'est ce que mentionnait en tout cas son pot en plastique, et la confiture était une portion individuelle de marque anglaise dans son petit bocal de verre à couvercle qui fait "Pop !".

Finies les délicates porcelaines débordant de crème locale et de confitures "Home made". Non, je l'ai déjà dit : l'Empire britannique n'est plus ce qu'il était !


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16 mai 2014

Happy New Year !

Comme au bout d'une semaine de séjour je n'ai encore pondu aucun billet alors que je m'étais promis de le faire quotidiennement, je pensais tout naturellement à ces résolutions que nous prenons tous en début d'année et qui ne sont qu'exceptionnellement suivies d'effet et j'ai opté pour un titre de circonstance.

Mais que diable aurais-je bien pu vous raconter de ma vie de villégiateur côtier de la mer du Nord qui ait eu la moindre chance d'allumer dans votre regard une minuscule étincelle d'intérêt ?

  • Le nom grandiloquent "Proud of Kent" d'un ferry aux aménagements largement déglingués et dont la machinerie asthmatique semble devoir s'arrêter incessamment avant de repartir courageusement, après un hoquet qui en secoue la carcasse, à l'assaut de la houle et des vagues d'une mer agitée ?

    P&O

  • La surprise amusée des convives de la table voisine de me voir glisser une pièce d'une Livre Sterling sous un des pieds de la nôtre pour compenser une inégalité du sol qui la rendait bancale ? La recommandation que me fit en me tapotant doucement l'épaule la dame au nez pointu de ne pas oublier ma pièce en quittant l'établissement (The Butley Oysterage à Orford) et la constatation, une fois de retour à Aldeburgh, que je l'y avais malgré tout laissée, comme d'ailleurs déjà à trois autres reprises auparavant ? (Faudra que je pense à me munir d'un bout de carton la prochaine fois)
  • L'explication sur un mug dans une vitrine d'Halesworth que "right" en Suffolk se dit "roight" et, par la même occasion,  celle de mes démêlés linguistiques avec la population du coin, celle aussi de la question du boucher local lors de mon troisième séjour ici (dans les années 70) : "Vous venez d'Oxford ?" ?
  • Ma quête toujours inachevée en trois ans d'une peinture sur bois aussi naïve que médiévale aperçue autrefois et représentant le jugement dernier (mais cette fois, je suis certain qu'elle se trouve à Wenhaston dans l'église Saint Pierre, j'irai vérifier lundi) ?

Et un tas d'autres choses insignifiantes, telles la fiabilité des prévisions météorologiques, le prix exorbitant des carburants, le culot des agents de change qui se vantent de ne pas prélever de commission mais vous vendent la Livre à plus d'1.4 € et vous l'achètent à 1.15...

Bref, les vacances, ces choses réputées par certain(e)s indispensables, mais si insignifiantes qu'on s'en passerait volontiers !


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