23 juin 2014

C'est la saison

Comment  "Quelle saison ?"

Pas l'été bien sûr, non, la saison des résultats scolaires et des bals de promotion.

L'aînée des mes petites-filles a terminé ses études secondaires. Je passerai sur ma perplexité face à sa modeste connaissance de cette deuxième langue qu'elle étudie depuis huit ans, mon propos ce soir n'est pas de m'inquiéter des performances de l'enseignement ni de ses méthodes d'évaluation.

Elle a donc assisté hier à son premier bal : celui des Rhétos de son établissement.

Je n'y étais bien sûr pas, je n'ai vu que quelques photos postées sur sa page FB et c'est là que m'a chatouillé et même grattouillé, une petite question.

Le brave gaillard qui pensait accompagner au bal ce garçon manqué qu'est ma petite-fille, elle qui plonge en tyrolienne du sommet de l'atomium (102 m), évolue sur des trapèzes et des rubans, qu'il n'a vue que dans son uniforme un brin guindé de collégienne ou en tenue sportive tandis qu'elle le battait ainsi que la plupart de ses congénères à la course ou au badminton, ou même corsetée dans sa tenue d'équitation ou encore déguisée en combattante de Manga, ce gaillard dis-je a dû être un brin surpris en la voyant débarquer :

 

Emi

Moi-même je n'en suis pas tout à fait remis.


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11 juin 2014

Walrus de zwijger

Ce matin, comme presque chaque jour sans pluie, la chienne m'a emmené en promenade au parc des trois fontaines.

Alors que nous quittons le banc qui couronne le versant herbeux de la vallée de la Senne, une silhouette féminine vient à notre rencontre.

Longue robe noire frôlant le sol au gré de sa démarche ondulante, longue étole blanche savamment ramassée en turban sur le sommet de la tête.

Arrivée presque à notre hauteur, elle se penche d'un geste élégant pour tendre en souriant la main vers le museau de la chienne laquelle, étonnamment, ne se met pas à aboyer comme une forcenée, ce qu'elle ne manque jamais de faire en pareille circonstance.

La chienne s'écarte, la dame se redresse et me salue. "Buon giorno !" lance-t-elle gaiement.

Je m'attendais à tout en cet endroit : du flamand, du français, de l'arabe, mais de l'italien... j'étais tellement surpris que je n'ai pas pensé à glisser les deux mots que je connais dans cette langue.

Dommage, ils auraient été tout à fait appropriés : bella donna !

 

turban


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06 juin 2014

Jamais tranquille !

Caro s'inquiétait de savoir si j'avais abouti dans ma quête. Je l'ai déjà rassurée, mais j'avais promis de lui donner des détails, les voici.

Comme annoncé, je suis allé vérifier à Wenhaston si mes infos étaient correctes. J'ai eu un dernier doute en arrivant devant l'église, car dans mes souvenirs, je la voyais plus isolée et même installée sur une sorte de tertre, mais rien de tout cela, une église du Suffolk tout ce qu'il y a de plus classique, immanquablement entourée de son cimetière, endroit plein de sérénité.

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Tout ça c'est bien me direz-vous, mais cette peinture à la fin ?

Eh bien, elle y était ! Vous ne pouvez pas la manquer, elle vous fait face dès que vous pénétrez dans le bâtiment. On constate directement qu'elle a été déplacée puisque sa découpe étrange atteste de son encastrement initial sous une voûte.

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Naïve à souhait et très révélatrice de l'esprit du temps de sa création.

Ce jugement dernier vous rassure immédiatement sur la nature de l'au-delà : l'au-delà, c'est exactement comme l'en-deçà !

 

Sous le regard indifférent de Dieu,

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Après un simulacre de justice,

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La foule des malheureux pécheurs est précipitée dans la gueule (bonnasse) de l'enfer

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Tandis que les puissants de ce monde sont reçus à bras ouverts en paradis où ils ont même droit à leurs signes extérieurs de richesse.

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Mais ce n'est pas la fin !

Comme pour la visite des églises mon épouse et moi devons nous distribuer les rôles, tandis qu'elle visitait le lieu à son tour, je promenais le chien dans le cimetière.

Alors que j'aboie à la bestiole des instructions de comportement, un Anglais m'aborde, l'insulte à le bouche :

- Vous êtes Français ?

- Belge !

- Oh, comme c'est intéressant ! Vous avez une bonne équipe de foot !

- Pour l'instant...

- Ce sont quand même de très grands joueurs...

- Dommage qu'ils ne jouent pas chez nous

- Oui, vu sous cet angle, bien sûr !

Et nous nous quittons. C'est quand même quelque chose que cette maudite coupe du monde de foot me poursuive jusqu'au fin fond de l'Angleterre.

Remarquez que c'était de circonstance en sortant de la contemplation de cette représentation du jugement dernier : l'équipe belge s'appelle  "Les Diables Rouges".

Et, finalement, elle n'a pas que des mauvais côtés cette manie de supporter l'équipe nationale :

rouges

Pour en finir avec ce chapitre footballistique, les présages ne sont pas terribles pour cette équipe belge : leur dernier match amical d'entraînement contre la Tunisie a dû être interrompu pour cause de  grêle. Bon, il y avait de quoi, c'était au Heyzel, à deux pas de chez moi, je vous montre la taille des grêlons concernés :

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Y a de quoi faire frémir un viticulteur, non ?


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05 juin 2014

IL est de retour

IL était déjà passé par ici voici quelques mois et avait semé le même bordel qu'aujourd'hui dans la cité : ban et arrière-ban mobilisés, quartiers bouclés, égoûts sondés, employés sequestrés, vols retardés, bref, Le Bordel avec un grand B et un grand L.

Pour les autres, et Dieu sait s'il en passe, on se contente d'une escorte judicieusement proportionnée à l'importance du personnage. Mais pour LUI,  on fout Le Bordel.

C'est vous dire s'IL est important. Même pour le Pape on n'en avait pas fait autant (et ça avait déjà fait jaser).

Bon, c'est vrai que c'est pas n'importe qui, paraîtrait qu'IL va incessamment fermer Guantánamo !

Au vu de ce luxe de précautions, IL semble ignorer une tradition bien établie dans son pays : on n'y accède à la gloire ultime qu'en mourant assassiné.

Cherchez l'erreur...


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17 mai 2014

Teatime

Mon épouse aime beaucoup visiter les jardins, particulièrement ceux assortis d'un château. J'en avais donc repéré un dans le comté (ben ouais, le Suffolk est un comté, on va pas en faire un fromage non ?).

Ça s'appelait Hemlingham et je croyais que c'était un patelin puisque MAPS l'avait localisé sans difficulté.

Première surprise une fois installés dans la voiture : l'atlas routier de Grande-Bretagne made by Bibendum de ma copilote ne le mentionnait pas. Je me suis donc rabattu sur le GPS qui, s'il acceptait le nom de l'endroit refusait tous les noms de rue que l'on peut s'attendre à trouver dans un honnête village britannique : main, high, church, castle, station... Il a fini par accepter Hall Lane et nous voilà partis !

Mon GPS a deux réglages : trajet le plus rapide et trajet le plus court. Le trajet le plus rapide vous fait passer par un maximum de voies... rapides dont il semble ignorer qu'elles sont également les plus engorgées. L'autre vous fait passer par un assemblage de bouts chemins réputés carrossables dont la suite se rapproche le plus possible de la ligne droite entre vous et votre objectif, ce qui vous garantit à tous les coups un itinéraire hautement touristique et éminemment rural, sans se préoccuper bien sûr d'où vous pourrez bien ranger votre véhicule quand vous tomberez nez à nez avec un tracteur dans un de ces chemins creux où les haies caressent langoureusement les flancs de votre voiture.

J'ai expérimenté la première méthode à l'aller et la seconde au retour et, comme disait l'Autre "En vérité, je vous le dis, le GPS, c'est l'aventure garantie !"

Et je ne vous parle même pas de la façon dont la voix synthétique, féminine et française du mien prononce les noms de lieux anglais !

Bref, après avoir sillonné à maintes reprises et dans les sens les plus divers les environs de la propiété, nous avons fini par en découvrir l'accès entre deux hautes haies au beau milieu de l'arc d'un virage de la route qui porte son nom. De village point, juste le château et une église au sein d'un domaine où outre celui des touristes, vous croisez des troupeaux de moutons, boeufs écossais et daims (m'a-t-il semblé puisque l'appellation anglaise "deer" est générique et recouvre aussi bien les cerfs que les chevreuils ou les daims, comme j'ai l'honneur de vous le... dire).

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 La visite s'est bien passée, merci. Surtout pour mon épouse qui adore les fleurs et les a photographiées sous tous les angles.

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Helmingham091Helmingham093Helmingham100   Comment ?

Il n'y avait que des iris ? Non, mais l'iris est l'emblème de ma région, alors, tant qu'à faire...
Et j'ai même rencontré ma copine "Pivoine blanche" !

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 Dans certains châteaux, pour un surcoût raisonnable, il vous sera accordé le privilège de prendre le thé en compagnie de Sa Seigneurie, une chose que les Anglais apprécient au plus haut point. Rien de cela néanmoins ici, un simple salon de thé installé dans les dépendances du château (l'ancienne remise à voitures si j'ai bien compris) avec une sorte de Miss Marple au service.

Et pour la première fois depuis Star Steps dans le Somerset des années 70, j'ai repris un vrai thé à l'anglaise, avec scones, clotted cream et confiture. Si Miss Marple était toujours vêtue d'une robe noire et d'un tablier blanc, la clotted cream était réputée venir de Cornouailles, c'est ce que mentionnait en tout cas son pot en plastique, et la confiture était une portion individuelle de marque anglaise dans son petit bocal de verre à couvercle qui fait "Pop !".

Finies les délicates porcelaines débordant de crème locale et de confitures "Home made". Non, je l'ai déjà dit : l'Empire britannique n'est plus ce qu'il était !


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16 mai 2014

Happy New Year !

Comme au bout d'une semaine de séjour je n'ai encore pondu aucun billet alors que je m'étais promis de le faire quotidiennement, je pensais tout naturellement à ces résolutions que nous prenons tous en début d'année et qui ne sont qu'exceptionnellement suivies d'effet et j'ai opté pour un titre de circonstance.

Mais que diable aurais-je bien pu vous raconter de ma vie de villégiateur côtier de la mer du Nord qui ait eu la moindre chance d'allumer dans votre regard une minuscule étincelle d'intérêt ?

  • Le nom grandiloquent "Proud of Kent" d'un ferry aux aménagements largement déglingués et dont la machinerie asthmatique semble devoir s'arrêter incessamment avant de repartir courageusement, après un hoquet qui en secoue la carcasse, à l'assaut de la houle et des vagues d'une mer agitée ?

    P&O

  • La surprise amusée des convives de la table voisine de me voir glisser une pièce d'une Livre Sterling sous un des pieds de la nôtre pour compenser une inégalité du sol qui la rendait bancale ? La recommandation que me fit en me tapotant doucement l'épaule la dame au nez pointu de ne pas oublier ma pièce en quittant l'établissement (The Butley Oysterage à Orford) et la constatation, une fois de retour à Aldeburgh, que je l'y avais malgré tout laissée, comme d'ailleurs déjà à trois autres reprises auparavant ? (Faudra que je pense à me munir d'un bout de carton la prochaine fois)
  • L'explication sur un mug dans une vitrine d'Halesworth que "right" en Suffolk se dit "roight" et, par la même occasion,  celle de mes démêlés linguistiques avec la population du coin, celle aussi de la question du boucher local lors de mon troisième séjour ici (dans les années 70) : "Vous venez d'Oxford ?" ?
  • Ma quête toujours inachevée en trois ans d'une peinture sur bois aussi naïve que médiévale aperçue autrefois et représentant le jugement dernier (mais cette fois, je suis certain qu'elle se trouve à Wenhaston dans l'église Saint Pierre, j'irai vérifier lundi) ?

Et un tas d'autres choses insignifiantes, telles la fiabilité des prévisions météorologiques, le prix exorbitant des carburants, le culot des agents de change qui se vantent de ne pas prélever de commission mais vous vendent la Livre à plus d'1.4 € et vous l'achètent à 1.15...

Bref, les vacances, ces choses réputées par certain(e)s indispensables, mais si insignifiantes qu'on s'en passerait volontiers !


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10 avril 2014

Au vert

Ma femme et moi nous sommes épousés sans contrat de mariage.

Enfin, sans autre contrat que celui par défaut (comme on dit en informatique) c'est-à-dire le régime de la communauté légale de l'époque, soit la communauté totale : tout ce qui est à moi est à toi et réciproquement. Comme à cette époque également, c'était encore le mari qui décidait du lieu du domicile et que la femme avait encore besoin de son autorisation pour ouvrir ne fut-ce qu'un compte en banque, c'était plutôt, vu de ma position, du style tout ce qui est à toi est à moi et tout ce qui est à moi est à moi (l)également.

Depuis, ça a changé : chacun peut faire ce qu'il veut et la responsabilité reste collective.

Tout ça pour vous dire que comme ma femme a un chien, ce chien est également le mien (me demande si quand on divorce on le coupe en deux... Parce que ça, ce serait un bon plan). Donc, comme ce chien est à moi, c'est moi qui suis chargé de l'emmener courir au parc des Trois Fontaines (en réalité, faudrait le dire en néerlandais puisque s'il se trouve à deux pas de chez moi, il se trouve aussi en région flamande).

Ce matin, je me suis donc exécuté et suis allé me rafraîchir les pieds dans la rosée matutinale (comme dit le Papistache).

Y en a qui disent que la marche vous vide l'esprit. Je me demande ce qui peut bien leur faire dire ça, parce que moi, dans ma petite tête, ça carbure ferme !

La première chose, ce fut ce rayon de soleil qui emplit soudain mon dos de sa chaleur bienfaisante et me fit revenir en mémoire ces petits matins de juillet où après le lever et la toilette, en colonie de vacances à Petite-Chapelle, je me précipitais dans la pelouse servant au rassemblement et au lever des couleurs (le machin était géré par un staff scout) pour m'installer dans un creux du terrain et exposer au soleil montant le dos de ma carcasse rachitique en attendant le petit-déjeuner.

La deuxième, ce fut cette plantule surmontée d'une petite fleur bleue et j'ai pensé "cardamine des prés" et, par association directe, à mon collègue François Verhoeven, que nous appelions "Verschtroumpf" et qui possédait un herbier de plusieurs centaines de plantes locales. François, décédé dans la cinquantaine d'un cancer du cerveau. François et le petit groupe d'amis que nous avions formé entre cinq membres du labo d'électrochimie, leurs épouses et leurs enfants. Une fois par an, nous allions tous ensemble au resto, en hiver nous organisions des soupers chez ceux qui vivaient en appartement, en été des barbecues chez ceux qui vivaient à la campagne. Une fois nous avons même organisé un week-end en chalet au milieu de la forêt de Mirwart.

La suivante, ce furent ces centaines d'inflorescences vert-jaune jonchant le sentier, là, j'ai eu comme un doute, était-ce normal ? Etait-ce comme ça du temps où je courais les bois, où je reconnaissais les essences au premier coup d'oeil ? J'ai presque tout oublié... à quoi ça peut bien me servir aujourd'hui de savoir que le frêne (sec) brûle sans presque faire de fumée et donne les meilleures braises, hein ? Remarquez que quand j'ai cuisiné en brûlant dans le petit poêle de la maisonnette perchée sur la colline de la Haute Folie, des débris de chêne de la charpente du dix-septième siècle de l'abbaye de Saint-Denis en Brocqueroie, ça chauffait mieux que l'anthracite... de ça au moins, je suis sûr !

Bon, ne nous appesantissons pas, mais franchement, pour se vider l'esprit, vaut mieux regarder une série américaine à la télé que se promener dans le parc des Trois Fontaines Domein De Drie Fonteinen.

 


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01 avril 2014

Plan Cul...

 

Je savais que ça vous plairait !   Mais commençons par le commencement :

Depuis des années, mon épouse participe à un atelier de peinture sur soie. Au début, elle le faisait sous la férule d'une prof ou monitrice ou animatrice, je ne sais trop comment la dénommer et de toute manière, ça n'a plus d'importance puisqu'elle a déclaré forfait.

Les dames de l'atelier (une fois j'y ai vu un mec, mais il n'a pas fait long feu) se sont donc constituées en atelier libre et elles se soutiennent mutuellement dans leur progression vers la maîtrise de leur art. Comme quelqu'un devait se charger des relations avec le centre culturel qui les héberge, elles ont choisi mon épouse pour cette mission.

C'est là que j'ai commencé à l'entendre se plaindre du peu d'informations transmises par le Conseil Culturel local et que j'ai commis une de ces innombrables erreurs qui fleurissent mon existence. Je lui ai dit "Ben si tu veux savoir ce qui s'y passe, pose ta candidature pour entrer dans ce machin."

Et elle y est entrée...

Elle venait d'introduire, comme disait l'autre, "le petit bout du petit ongle rose du petit doigt de sa petite main" dans l'engrenage graisseux qui mène dent par dent à la pente savonneuse du surengagement socio-culturel. (Je sais de quoi je parle, j'ai moi-même fini, au temps d'une splendeur révolue, secrétaire fédéral d'une des associations de boys scouts de Belgique). Car une fois dans la place, elle a été chargée par les animateurs des autres ateliers de les représenter au conseil d'administration du centre culturel où sa sociabilité et son solide sens pratique l'ont fait accéder au bureau de ce même conseil. Si bien qu'aujourd'hui (et la majorité des autres jours de la semaine) elle a des réunions d'une importance capitale pour une commune dont ni elle ni moi ne sommes d'ailleurs les habitants.

Et le plan cul...  dans tout ça me direz-vous. Patience, j'y viens !

Devant récupérer ma moitié à la fin d'une de ces innombrables réunions dont une des caractéristiques est de ne jamais se terminer dans les délais annoncés, je parcourais de mes pas  le hall d'entrée du centre culturel et de mes yeux la collection de prospectus qui s'y exhibent sur des étagères et présentoirs divers. Et c'est là que je l'ai vue :

Plan_cul

J'ai empoché un exemplaire de cette plaquette, persuadé qu'en l'étudiant bien au calme chez moi, j'y trouverais enfin, dans la soixante-treizième année d'une existence de rêve, la réponse à cette question qui me taraude, à savoir :

"Qu'est-ce donc, une bonne fois pour toute, que cette culture dont on me rebat les oreilles depuis ma plus tendre enfance ?"

Croyez-moi ou pas, le machin consacrait, ô joie, ô délices, un chapitre entier à cette définition !

Ou plutôt à ces définitions, car il était intitutlé "Quelles définitions pour le mot culture ?"

La lecture du titre avait déjà un peu réduit mon enthousiasme mais celle de la première ligne l'a complètement mis à plat. Je vous la livre en la scannant digitalisant numérisant (restons français ventrebleu !) pour vous montrer que je n'en remets pas une couche :

Plan_cul003

La suite nous plonge dans un jargon proche de celui qu'à la lecture du blog de Célestine j'imagine être celui des pédagocrates de l'Education Nationale Française.

Bref, c'était pas un bon plan et j'éviterai, pour ne pas offenser vos chastes oreilles, de vous dire où je l'ai eu !

 

Question subsidiaire concernant la plaquette :

Pouvez-vous imaginer dans quel cerveau tordu a pu naître l'idée d'utiliser la tronche hilare d'Ernest Borgnine pour souligner la multiculturalité marquée de ma région d'adoption ?


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10 mars 2014

Dans notre série "L'Aphorisme pour les Nuls" : la jeunesse !

 

jeunesse

 

La jeunesse est assise sur ses droits comme un vaillant syndicaliste
et oublieuse de ses devoirs...
comme la plupart d'entre nous.


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07 mars 2014

Tiens !

Marcel001

... Louise a de nouveau changé de trousse...  et elle a même le plumier assorti. Bon, je ne vous le montre pas, c'est le même truc en forme de parallélépipède rectangle.

J'ai dit "Tiens!", mais en même temps, ça ne m'avait pas vraiment étonné, je connais sa mère : elle essaie de compenser la frustration que mon éducation excluant tout diktat des Marques lui a causée tout au long de son adolescence et pour ce faire, elle noie ses filles sous une avalanche de ces Musts momentanés.

Je me souviens même d'une marque de ce temps béni où l'on pouvait encore dire à sa descendante "Pour moi, une veste, ça vaut 250 francs, si tu veux absolument une Chevignon, va jouer les caissières chez Delhaize et paie la différence toi-même". Rien à voir bien sûr avec celles d'aujourd'hui que je peux lire sur le dos de mes petites-filles : Superdry, Hilfiger, Esprit, O'Neill...

Ça me fait toujours marrer qu'on puisse payer cher et vilain le privilège de se transformer en homme-sandwich se trimbalant la pub d'une marque.

Comme côté emballage scolaire, j'en suis resté à Kipling - mais oui vous connaissez ! Cette marque dont les créations sont accompagnées d'un petit singe en peluche pouvant sucer son pouce (moi je l'aurais bien vu se le fourrer dans le c..., mais je ne suis pas un grand publiciste) - j'ai jeté un œil à la tirette de la chose et là...

Marcel002

Je ne lui échapperai donc jamais !


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