J'avais annoncé chez l'Adrienne avoir déclaré forfait à la page 43 du machin, mais pour l'instant, j'en suis à la septante-huitième.

Je crains fort d'être un lecteur compulsif.

J'ai lu des dizaines, des centaines, que dis-je,  des milliers de livres! Alors, pourquoi diable dois-je encore m'entêter sur celui d'un mec qui écrit des poèmes sur des matches de base-ball, japonais de surcroît ? Je ne comprends rien au base-ball* et encore moins aux Japonais.

Oui, j'ai lu des milliers de bouquins (là, faudra que je réfléchisse si je suis vraiment arrivé à au moins 2000, mais je suis assez serein : comme j'en ai bazardé plus de 1500, qu'il m'en reste encore un bon paquet et que je peux aussi compter sur ceux que j'ai empruntés à des bibliothèques publiques, à des connaissances et ceux que j'ai moi-même prêtés et qu'on ne m'a jamais rendus, ça doit faire largement le compte, compte où je n'ai même pas intégré les 217  versions epub encombrant mon disque dur) et  parfois je m'interroge : "Tout ça pour quoi ?".

Ça me laisse un peu la même impression que quand je pense que j'ai intégré patiemment les règles de la nomenclature chimique définies par l'IUPAC (International Union of Pure and Applied Chemistry) pour finir par étudier au moyen de radiographies la déformation des lèvres d'étanchéité de bouchons plastiques sur le goulot de bouteilles en verre ! Ça aide, y a pas à dire...


* Je suis un gentleman, moi Monsieur, je peux suivre un match de cricket, pas de vulgaire base-ball, faut pas me prendre pour un Américain (ça, n'en croyez rien, c'est juste pour faire plaisir à joye, ma copine de l'Iowa)