22 novembre 2011

Cloisonnement

Depuis ce matin, j'essaie de me connecter au blog de notre chère Adrienne afin de me plonger avec délices  dans la lecture de son billet quotidien.

Peine perdue, le machin m'envoie un message "La connexion a été réinitialisée" et suggère à la suite de ce titre, comme toujours sibyllin, que le serveur ad hoc est sans doute momentanément indisponible.

Si ça en restait là, ce ne serait pas trop grave (en dehors de la crise de manque générée par mon addiction au blog de la charmante dame). Mais non ! Mon fournisseur d'accès prend prétexte de cette situation pour faire démarrer automatiquement sur ma bécane une application antédiluvienne destinée à tester ma connexion à l'internet.

Le comble, c'est que mon fournisseur d'accès est aussi le propriétaire du serveur hébergeant le blog de notre amie et qu'il est donc, s'il veut s'en donner la peine, parfaitement au fait de ma connexion réussie à l'internet et de l'indisponobilité du dit serveur.

Belgacom est géré par des chrétiens : leur main gauche ignore ce que fait la droite...

Belgacom


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14 novembre 2011

Brelevenez

 

Juste pour le fun et pour imiter Berthoise qui faisait remarquer à Joe Krapov qu'elle aussi était allée à Amiens, je signale à ce même Joe que, moi aussi, je suis allé à Brelevenez (et à Amiens, et à Rennes) mais c'était il y a bien longtemps.

Y avait quand même déjà des photos numériques :

 


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27 octobre 2011

J'aime les filles !

Sur le blog d'Adrienne, le jour de mon anniversaire, on parlait de l'égalité des sexes.

Dans les commentaires, Adrienne me demandait si j'avais regardé les vidéos renseignées par Caro.

La réponse est "Oui, j'ai vu !"... et pour tout dire, dans ma longue existence, j'ai vu bien d'autres choses. Si je ne suis pas assez âgé pour avoir connu la grande époque des suffragettes anglaises, ni celle des ligues féminines américaines, je le suis assez pour avoir connu dans mon pays la concession du droit de vote aux femmes pour les élections parlementaires (c'était en 1948).

Après ça, plus rien ne m'a été épargné échappé, des tigresses du MLF aux chiennes de garde, et je passe sur les Groult, de Beauvoir et autre Badinter.

Mais rien ne vaut l'expérience personnelle :

L'ONU déclare mille-neuf-cent-septante-cinq année internationale de la Femme. Cette année-là, je viens d'être élu Chef d'Unité et, conscient de mes devoirs envers les jeunes dont je supervise l'encadrement, je participe à l'annuel Congrès des Chefs d'Unité organisé par la Fédération des Éclaireuses et Éclaireurs.

Lorsque je débarque, plein d'allant, sur le lieu du congrès (en l'occurrence l'ancienne abbaye de Brogne à Saint-Gérard transformée en auberge de jeunesse), admirant au passage la pancarte "Congrès des CU" trônant dans la parking de l'institution, les organisateurs me tombent sur le paletot.

"Vous, le nouveau, au nom de la coéducation, vous êtes désigné volontaire pour participer au groupe de discussion sur l'année internationale de la femme, il n'y a que des filles inscrites pour l'instant !"

À l'heure dite, je pénètre dans la salle réservée au groupe que j'ai choisi (Tonton, pourquoi tu tousses ?), prends place sur un siège au milieu de quelques représentantes du beau sexe (je ne dis pas faible, je ne suis pas fou !) et immédiatement, mes phéromones mâles font leur effet sur ces dames :

Elles me jettent des  regards aussi accusateurs qu'assassins et m'exposent avec  énergie, leurs griefs vis-à-vis du mouvement, de leurs conjoints, du monde en général et de moi, en particulier, au point que je me demande comment les cons qui m'ont choisi "Merle moïsiaque" (on ne rit pas !) comme totem ont pu passer à côté de "Bouc émissaire" qui eût bien mieux convenu en la circonstance.

Après qu'elles m'aient épluché par le détail les statistiques de la composition des staffs de tous les niveaux de la fédération, pour constater que plus on s'éloigne de la base, plus la proportion de femmes présentes à chaque niveau diminue, pour se terminer, outrage ultime, par la présence d'une unique femme parmi les douze membres du Conseil Fédéral, elles me posent LA question :

"Pourquoi ?!?"

Si la vigueur de leur attaque m'a un brin désarçonné, elle ne m'a pas enlevé mon sens de l'analyse (on est chimiste ou on ne l'est pas) et je risque, d'une voix calme et posée, l'hypothèse qui me paraît la plus plausible, l'accès à ces postes étant dans notre grand mouvement démocratique sujet à élections : "Peut-être n'y a-t-il pas assez de candidates ?"

C'est là que j'ai enfin vraiment compris ce que devait être la position des pandores évoqués par Brassens au milieu des furies du marché de Brives-la-Gaillarde.

"Les enfants !"
"Les repas !"
"Le boulot !"
"Le mari !"
"La lessive !"
"La maison !"
"L'école !"

J'ai échappé de peu aux coups de mamelles et j'ai risqué un faible : "Stéréotypes !" en refermant derrière moi le battant de la porte où s'est fiché le "Bowie knife" lancé par une main vigoureuse.

Bowie knife


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24 octobre 2011

Je n'aurai jamais soixante-dix ans

... puisqu'ici, on dit septante ;o)

Bon, c'est fait !

Hier, à cette occasion nous avions réuni nos enfants, petits-enfants et assimilés, pour un petit repas préparé vite fait par mon épouse. Comme je n'ai pas encore lu officiellement le message que m'adressera Lorraine samedi prochain, je n'ai pas de remords à vous détailler la chose.

Avec le champagne "Œil de perdrix" de chez la Veuve Devaux, nous nous sommes contentés de quelques petites mises en bouche : soupe de potimarron, saumon cru mariné à la vodka, flans de bar et cresson avec mousse au wasabi, canapés de crevettes sauce aigre-douce, crème brûlée au foie gras.

Une seule entrée, faut rester simples, un mix de ris de veau et de Saint-Jacques, galettes de parmesan et beurre blanc accompagné d'un pinot gris d'Alsace.

Comme plat, un filet de biche avec une sauce à base de vin rouge, vinaigre balsamique et chocolat (j'en ai vu qui raclaient le fond de la saucière à la petite cuillère, c'est très vilain !) et en accompagnement, outre la poêlée de girolles, un plat de carottes, navets et topinambours tournés. Mon fils avait amené un magnum de côtes catalanes Serre Romani "Schistes", un truc léger qui titre quinze degrés... mais finalement, nous avons préféré boire un étonnant Cabernet-Sauvignon issu de l'agriculture biologique chilienne plaisamment dénommé "Las Mulas".

Pour faire passer les fromages, j'ai déterré ma dernière bouteille de gewurztraminer "Mon ruisseau de Zanzibar", comme j'ai l'honneur de vous le dire, cuvée 2005.

C'est là qu'Agata, ma bru toujours finement pétillante, s'est exclamée : "Si Dieu existe, Il s'appelle Albert !" L'éleveur de cette merveille s'appelle en effet Albert Seltz, viticulteur à Mittelbergheim. Que ce brave homme trouve ici l'expression de notre reconnaissance émue !

Après cela, il n'a plus été question que de ces gâteaux au chocolat dont les Belges ont le secret et (pour les amateurs uniquement) d'un petit Porto classique et jeunet, le dix ans d'âge de chez Ramos Pinto.

Nous avons fait ça à l'aise, bien sûr. Les choses, entamées vers treize heures trente (mon beau-fils, fidèle à sa distraction coutumière, ayant dû aller vérifier qu'il n'avait pas abandonné son Cannon EOS ultra sophistiqué sur le seuil de son domicile), se sont terminées vers dix-neuf heures, après remise de mon cadeau.

Un cadeau plutôt original : les neufs personnes présentes s'embarqueront à Pâques prochain pour une semaine dans un cottage au nord d'Aldeburgh, dans le Suffolk. Fish and chips en vue, ça nous changera !

(Je me demande à combien les pêcheurs locaux négocient aujourd'hui le homard sur la grève d'Aldeburgh, il me souvient que dans les années quatre-vingt, il était très abordable. Je crains fort que cela ait changé...)

Aldeburgh


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22 octobre 2011

Le Bossu - Roman de cape et de pépée

Sous nos latitudes, une devinette court les rues :

- Qu'est-ce qui est plus niais qu'une bimbo belge ?

Réponse (mais est-ce utile de le préciser ?)

- Un "grand" patron français

 

J'adhère

(Et au vu du Wonderbra de la belle,
Joe s'écriera sans doute :
"Celle-là, il ne l'a pas Volley !")


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17 octobre 2011

Mise au point

Mais non, rassurez-vous, je ne vais pas vous parler, encore une fois, du temps béni où je dirigeais un laboratoire de microscopie optique. Je vais juste faire une petite mise au point sur un billet que j'ai publié sur le blog du défi du samedi.

J'en ai ressenti la nécessité en tombant sur une phrase de Jean-Claude Carrière dans "N'espérez pas vous débarrasser des livres" (comme ça, Margotte sait ce que je lis).

Lorsque je cite les célèbres vers extraits du chant premier de "L'art poétique" de Nicolas Boileau :

Boileau

J'aimerais qu'il n'y ait pas de méprise.

Je ne les utilise, en digne scientifique, que pour souligner qu'une langue rigoureuse est indispensable à l'expression correcte d'une idée ou d'un fait. Le titre trompeur de son œuvre ne suffit pas à faire un poète de Boileau. Boileau est un versificateur tâtillon, il n'y a aucune poésie dans son texte.

Mais qu'a donc dit Carrière, me demanderez-vous...

Patience, tout vient à point à qui sait attendre !

taliban001

Taliban français... J'adore !


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12 octobre 2011

Comme un souffle d'air pur...

Petit message encourageant à la radio ce matin : le régulateur du marché de l'énergie de mon pays estime que l'arrêt du nucléaire allemand va faire grimper le coût de l'électricité d'une vingtaine de pour-cent.

Le discours des écolos ne serait-il que du vent (pour les éoliennes) ?

Bon vent


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06 octobre 2011

Klavierübung

C'est Adrienne, je crois, qui nous parlait l'autre jour (il faut toujours écouter Adrienne) d'obsolescence programmée pour s'en indigner.

Ce phénomène sournois est doublé d'un fait beaucoup plus visible et bien dans la logique de la surconsommation : l'impossibilité d'obtenir la réparation du petit matériel informatique atteint d'un problème bénin.

Bel exemple de la chose chez moi hier.

Câline, la mal nommée, s'est acharnée durant la nuit sur le câble du clavier de l'ordinateur de ma moitié. Nous avons constaté la chose lorsque mon épouse s'est aperçue que son clavier ne répondait plus et que pensant que la prise USB était sortie de son logement j'ai rampé sous le meuble PC pour constater qu'à force de mordiller le câble sur une quinzaine de centimètres, la bestiole avait réussi à le sectionner.

Dans ma candeur naïve (ceci n'est pas un pléonasme, mais une façon d'insister sur mon côté crédule) je pensais que tout comme l'on trouve des câbles d'imprimante ou de fer à gaufre, on devait bien pouvoir se fournir en câble de clavier.

Erreur fatale ! Après recherche sur le net chez le fabricant du clavier puis auprès de divers magasins informatiques, j'ai fini par aboutir sur des groupes de discussion où des personnes cherchant aux aussi ce genre d'article se voyaient répondre de chercher un vieux clavier et d'en récupérer le fameux bout de fil et ses connecteurs.

Pour en avoir le cœur net, j'ai appelé l'atelier local de, je cite :  "Le leader belge de l'informatique de proximité", leur demandant s'ils pouvaient remplacer le câble de mon clavier. Réponse : "Non, ça coûterait plus cher qu'un nouveau clavier".

Ils auraient au moins pu répondre "Oui, mais ça coûtera... ". 

J'ai donc sorti quelques outils, désencavé le fer à souder, éliminé le bout de câble mâchonné et rétabli la continuité des quatre conducteurs microscopiques (plus un fil nu de masse) renfermés dans la gaine de la chose et rebranché le clavier. Miracle, ça fonctionnait !

Pas pour longtemps, car dans la soirée, le chien a remordillé le machin et hop, contact rompu !

Ce matin, j'ai donc démonté mon épissure, enlevé quinze nouveaux centimètres et recommencé l'opération.

Bah, ça tombe bien, ce câble était vraiment trop long et on s'emmêlait les pinceaux dedans !


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05 octobre 2011

Question d'âge

Les commentaires sous les billets amènent parfois d'étranges questionnements.

70 - a = 2 (36 - a)

70 - a = 72 - 2a

- a = 2 - 2a

a = 2

Ah, bien ! C'est donc en 2009 que j'étais deux fois plus âgé que Sandrine.

Depuis, le rapport penche en ma faveur.

Je me demande si elle va me rattraper.

Je vais chercher une autre équation.

Sandrine

Bon, je vous laisse, mon épouse est muette : le chien a bouffé le fil de son clavier, va falloir souder !


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20 septembre 2011

Les chiens ne font pas des chats

Lorsque Kenzo est mort, mon épouse, traumatisée par l'événement, a juré ses grands dieux que nous ne reprendrions plus d'animal chez nous (elle a néanmoins consenti à me conserver et à m'user comme j'étais).

Ma politique avait toujours été jusque là de me précipiter dans un refuge et de remplacer immédiatement l'animal disparu par un (ou deux selon les circonstances) autre(s). J'ai donc dû renoncer à ce comportement pour  épargner à ma moitié les affres d'une nouvelle disparition (moi, je n'étais plus concerné, je suis trop vieux pour espérer survivre à un chat supplémentaire).

Les choses en seraient restées là si notre vétérinaire n'était le propriétaire d'une petite Jack Russel toute calme et ma fille d'un autre pas trop excité. L'idée est donc venue à cet individu d'associer les gènes des deux bestioles dans l'espoir de produire une nichée de fouilleurs de terriers au comportement angélique.

Je passe sur la saga de l'accouplement de deux bêtes de moins d'un an, je me contenterai de constater que si vous êtes véto propriétaire de manège, la sellerie semble mieux inspirer les chiens de cette race que le box d'un quelconque cheval (un hongre, peut-être ?).

Une fois la chose faite et son succès dûment constaté via échographie (pratique d'être véto) la pression sur mon épouse s'est mise à croître  et embellir :

Notre fille : "Comme Moka est le père, nous avons droit à un jeune, ça t'intéresse ?"
Les filles de notre fille : "Un bébé de Moka, Mamou !"
Le véto : "Normalement ils seront très calmes..."
La femme du véto : "Vous pourrez choisir le plus doux"

Le 28 juillet, trois chiots et une chiotte (j'ai un doute, là...) sont nés.

Tout le monde : "Il faut vous décider !"
Françoise : "Qu'en penses-tu ?"
Moi : "On n'avait pas dit plus d'animaux ?"

Comme ma femme a toujours rêvé d'avoir un chien et que jusqu'ici je n'avais toléré que des chats, j'ai cédé, en spécifiant bien que je ne voulais rien avoir à faire avec ce chien, que ce n'est pas moi qui me tremperais la couenne pour le promener etc etc.

Maintenant, nous avons la bête et devinez voir qui elle suit partout ?

Ah oui, j'allais oublier... l'argument massue, définitif même, avait été : "Et le promener m'obligera à faire de l'exercice, ça me fera du bien !"

Ben là, l'effet est indéniable...

P1060552


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