29 décembre 2011

Apologies

Ce soir la deuxième chaîne télé francophone de mon pays dégradé par Standard and Poors, et pas seulement par eux, tout se déglingue ici sans qu'il soit besoin de faire appel aux Amerloques pour constater la chose,  cette chaîne donc, nous propose "Gaga by Gaultier".

Je n'ai pas l'intention de regarder cette émission, mais sa programmation m'a valu, pour la première fois de ma vie, ce matin dans ma voiture, d'entendre chanter Lady Gaga.

Elle interprétait en duo avec Tony Bennett "The lady is a tramp"

 

 

En raison du battage incessant qui entoure la fameuse Lady, je ne m'étais jamais intéressé à elle et j'avais même tendance à la traiter avec le mépris que je réserve habituellement aux supporters de foot. C'est vous dire !

La découverte de sa voix ne va pas me transformer en Little Monster, mais je suis obligé de reconnaître que la bougresse en a, de la voix. Raison pour laquelle je lui fait mes excuses pour l'avoir aussi longtemps snobée, même si son scat est encore un peu primaire comparé à celui d'Ella.


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28 décembre 2011

JdJ 27

Cela fait maintenant plus d'un an que je ne vous ai pas conviés à vous adonner au petit jeu de Janeczka.

Le règlement se trouve ici.

Comme vous avez sans doute perdu la main, je vous en ai choisi un facile. Enfin, choisi... j'ai pas dû beaucoup me fouler : c'est celui que je suis en train de lire !

jdj27-1

Vous  avez déjà trouvé ? Cela ne m'étonne pas.

Remarquez que si j'avais choisi le bouquin précédent, vous n'auriez pas eu beaucoup plus de mal, il s'agissait de "Un Homme" de Philippe Roth.

Ce que j'en pense ? Exactement la même chose que Shakespeare : Beaucoup de bruit pour rien ! (titre original : Much ado about Nothing)

Ah, Shakespeare ! J'y pensais l'autre jour suite à une remarque d'Adrienne à propos de cet autre jeu où l'on vous demande quel(s) livre(s) vous emporteriez si vous deviez finir vos jours sur une île déserte.

Pas besoin de livre ! Une réplique du grand Will suffit :

Life's but a walking shadow, a poor player
That struts and frets his hour upon the stage
And then is heard no more: it is a tale
Told by an idiot, full of sound and fury,
Signifying nothing.

(Macbeth acte V scène V 26-30)

Roth a pris tout un livre pour me dire la même chose, mais bon, ça va, lire j'ai que ça à faire ;o)

 

Edit du 29 décembre 2011


Berthoise et Adrienne ont trouvé. Comme convenu, elles gagnent ma profonde considération (laquelle leur était de toute manière largement acquise depuis longtemps).

Je vous montre donc la chose.

jdj27-2


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05 décembre 2011

Va falloir faire quelque chose

Je viens de compter les entrées "blog" figurant dans mon compte Google Reader.

J'en suis à nonante-huit en omettant les flux de commentaires. Je vous concède que tous leurs auteurs ne sont pas toujours très actifs, mais...

Ça a des conséquences fâcheuses :

  • je passe le plus clair de mon temps à lire des blogs
  • je n'ai plus le temps d'écrire dans le mien
  • je ne lis (presque) plus de bouquins
  • mon épouse me demande, l'air suspicieux, à qui j'écris toute la journée
  • faute d'exercice, quand je monte quatre marches j'ai les jambes lourdes
  • j'ai le canal carpien embouteillé

Comment diable en suis-je arrivé là ?

Bien sûr je connais la réponse (et vous la devinez, j'imagine). Ce qui me navre c'est que j'ai gravement péché par manque de rigueur documentaire (moi, un ex auditeur ISO 9001 !) : je n'ai pas établi de carte de liens ni de base de données :

  • qui a commencé ?
  • qui m'a conduit chez qui ?
  • quel degré d'intérêt présente chacun des blogs ainsi découverts ?
  • quelle représentation me fais-je de chaque blogueur à travers sa production ?
  • ceux que j'ai rencontrés "IRL" correspondaient-ils à cette image ?

Un truc du genre ci-dessous, avec un lien vers un dossier pour chaque pseudo (cliquez pas comme des dingues, j'ai pas encore mis les liens !) :

 

Réseau

 

Bon, ben y a pas à tergiverser :

J'efface tout et je recommence !


 

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25 novembre 2011

Coïncidence

Tout ça, c'est la faute d'Adrienne !

C'est elle qui m'a amené à suivre le blog de Margotte. Ce matin donc, en lisant un billet de cette dernière consacré à "L'Atelier Noir" d'Annie Ernaux, je me posais une question : "Mais où Margotte va-t-elle donc chercher le temps de lire autant de bouquins ?"

Et moi, quand je me pose des questions, je cherche des réponses, j'échafaude des hypothèses : elle doit avoir une profession liée à la littérature ou au monde de l'édition (ou elle est simplement une riche dilettante, en plus d'une riche nature).

Pour vérifier cela, j'ai pensé que, peut-être, dans la colonne droite de son blog, figurerait un lien, comme il s'en trouve souvent, vers une page de présentation de l'auteur(e). J'ai donc parcouru la dite colonne de haut en bas...  en vain.

Ce faisant, je suis parvenu au bas de la page courante et là, ô stupeur (mais pas de tremblements), j'ai découvert, succédant à un énorme blanc dans la colonne principale, cette photo :

Margotte

Déjà vu !

Mais où ?

(Ça, c'est un de mes jeux anti-Alzheimer favoris)

J'ai trouvé assez vite : La Rochelle, 20 octobre 2005, quatorze heures trente-neuf... ouais, la date et l'heure viennent des propriétés du fichier jpeg, faut pas rêver non plus !

Une œuvre en bronze de Bruce Krebs scellée dans le soubassement d'un mur entre l'extrémité de la rue des deux Moulins et l'écluse mettant le pipi d'eau (sale) sortant du Parc en communication avec l'Atlantique (ou le Pertuis d'Antioche, c'est comme il vous plaira).

Comme vous semblez apprécier les machins qui défilent, je vous en colle un autre, preuve de cette coïncidence :

 

Quant au mystère Margotte, il reste entier... Mais finalement, n'est-ce pas mieux ainsi ?

 

Sérieusement, je crois qu'elle est dans l'enseignement, vu qu'elle participe à l'action contre le dénu(d)ement de l'école  ;o)
Ou alors, elle est vachement concernée par l'avenir de l'éducation simplement parce qu'elle est une fille bien, et le mystère perdure.


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22 novembre 2011

Cloisonnement

Depuis ce matin, j'essaie de me connecter au blog de notre chère Adrienne afin de me plonger avec délices  dans la lecture de son billet quotidien.

Peine perdue, le machin m'envoie un message "La connexion a été réinitialisée" et suggère à la suite de ce titre, comme toujours sibyllin, que le serveur ad hoc est sans doute momentanément indisponible.

Si ça en restait là, ce ne serait pas trop grave (en dehors de la crise de manque générée par mon addiction au blog de la charmante dame). Mais non ! Mon fournisseur d'accès prend prétexte de cette situation pour faire démarrer automatiquement sur ma bécane une application antédiluvienne destinée à tester ma connexion à l'internet.

Le comble, c'est que mon fournisseur d'accès est aussi le propriétaire du serveur hébergeant le blog de notre amie et qu'il est donc, s'il veut s'en donner la peine, parfaitement au fait de ma connexion réussie à l'internet et de l'indisponobilité du dit serveur.

Belgacom est géré par des chrétiens : leur main gauche ignore ce que fait la droite...

Belgacom


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14 novembre 2011

Brelevenez

 

Juste pour le fun et pour imiter Berthoise qui faisait remarquer à Joe Krapov qu'elle aussi était allée à Amiens, je signale à ce même Joe que, moi aussi, je suis allé à Brelevenez (et à Amiens, et à Rennes) mais c'était il y a bien longtemps.

Y avait quand même déjà des photos numériques :

 


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27 octobre 2011

J'aime les filles !

Sur le blog d'Adrienne, le jour de mon anniversaire, on parlait de l'égalité des sexes.

Dans les commentaires, Adrienne me demandait si j'avais regardé les vidéos renseignées par Caro.

La réponse est "Oui, j'ai vu !"... et pour tout dire, dans ma longue existence, j'ai vu bien d'autres choses. Si je ne suis pas assez âgé pour avoir connu la grande époque des suffragettes anglaises, ni celle des ligues féminines américaines, je le suis assez pour avoir connu dans mon pays la concession du droit de vote aux femmes pour les élections parlementaires (c'était en 1948).

Après ça, plus rien ne m'a été épargné échappé, des tigresses du MLF aux chiennes de garde, et je passe sur les Groult, de Beauvoir et autre Badinter.

Mais rien ne vaut l'expérience personnelle :

L'ONU déclare mille-neuf-cent-septante-cinq année internationale de la Femme. Cette année-là, je viens d'être élu Chef d'Unité et, conscient de mes devoirs envers les jeunes dont je supervise l'encadrement, je participe à l'annuel Congrès des Chefs d'Unité organisé par la Fédération des Éclaireuses et Éclaireurs.

Lorsque je débarque, plein d'allant, sur le lieu du congrès (en l'occurrence l'ancienne abbaye de Brogne à Saint-Gérard transformée en auberge de jeunesse), admirant au passage la pancarte "Congrès des CU" trônant dans la parking de l'institution, les organisateurs me tombent sur le paletot.

"Vous, le nouveau, au nom de la coéducation, vous êtes désigné volontaire pour participer au groupe de discussion sur l'année internationale de la femme, il n'y a que des filles inscrites pour l'instant !"

À l'heure dite, je pénètre dans la salle réservée au groupe que j'ai choisi (Tonton, pourquoi tu tousses ?), prends place sur un siège au milieu de quelques représentantes du beau sexe (je ne dis pas faible, je ne suis pas fou !) et immédiatement, mes phéromones mâles font leur effet sur ces dames :

Elles me jettent des  regards aussi accusateurs qu'assassins et m'exposent avec  énergie, leurs griefs vis-à-vis du mouvement, de leurs conjoints, du monde en général et de moi, en particulier, au point que je me demande comment les cons qui m'ont choisi "Merle moïsiaque" (on ne rit pas !) comme totem ont pu passer à côté de "Bouc émissaire" qui eût bien mieux convenu en la circonstance.

Après qu'elles m'aient épluché par le détail les statistiques de la composition des staffs de tous les niveaux de la fédération, pour constater que plus on s'éloigne de la base, plus la proportion de femmes présentes à chaque niveau diminue, pour se terminer, outrage ultime, par la présence d'une unique femme parmi les douze membres du Conseil Fédéral, elles me posent LA question :

"Pourquoi ?!?"

Si la vigueur de leur attaque m'a un brin désarçonné, elle ne m'a pas enlevé mon sens de l'analyse (on est chimiste ou on ne l'est pas) et je risque, d'une voix calme et posée, l'hypothèse qui me paraît la plus plausible, l'accès à ces postes étant dans notre grand mouvement démocratique sujet à élections : "Peut-être n'y a-t-il pas assez de candidates ?"

C'est là que j'ai enfin vraiment compris ce que devait être la position des pandores évoqués par Brassens au milieu des furies du marché de Brives-la-Gaillarde.

"Les enfants !"
"Les repas !"
"Le boulot !"
"Le mari !"
"La lessive !"
"La maison !"
"L'école !"

J'ai échappé de peu aux coups de mamelles et j'ai risqué un faible : "Stéréotypes !" en refermant derrière moi le battant de la porte où s'est fiché le "Bowie knife" lancé par une main vigoureuse.

Bowie knife


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24 octobre 2011

Je n'aurai jamais soixante-dix ans

... puisqu'ici, on dit septante ;o)

Bon, c'est fait !

Hier, à cette occasion nous avions réuni nos enfants, petits-enfants et assimilés, pour un petit repas préparé vite fait par mon épouse. Comme je n'ai pas encore lu officiellement le message que m'adressera Lorraine samedi prochain, je n'ai pas de remords à vous détailler la chose.

Avec le champagne "Œil de perdrix" de chez la Veuve Devaux, nous nous sommes contentés de quelques petites mises en bouche : soupe de potimarron, saumon cru mariné à la vodka, flans de bar et cresson avec mousse au wasabi, canapés de crevettes sauce aigre-douce, crème brûlée au foie gras.

Une seule entrée, faut rester simples, un mix de ris de veau et de Saint-Jacques, galettes de parmesan et beurre blanc accompagné d'un pinot gris d'Alsace.

Comme plat, un filet de biche avec une sauce à base de vin rouge, vinaigre balsamique et chocolat (j'en ai vu qui raclaient le fond de la saucière à la petite cuillère, c'est très vilain !) et en accompagnement, outre la poêlée de girolles, un plat de carottes, navets et topinambours tournés. Mon fils avait amené un magnum de côtes catalanes Serre Romani "Schistes", un truc léger qui titre quinze degrés... mais finalement, nous avons préféré boire un étonnant Cabernet-Sauvignon issu de l'agriculture biologique chilienne plaisamment dénommé "Las Mulas".

Pour faire passer les fromages, j'ai déterré ma dernière bouteille de gewurztraminer "Mon ruisseau de Zanzibar", comme j'ai l'honneur de vous le dire, cuvée 2005.

C'est là qu'Agata, ma bru toujours finement pétillante, s'est exclamée : "Si Dieu existe, Il s'appelle Albert !" L'éleveur de cette merveille s'appelle en effet Albert Seltz, viticulteur à Mittelbergheim. Que ce brave homme trouve ici l'expression de notre reconnaissance émue !

Après cela, il n'a plus été question que de ces gâteaux au chocolat dont les Belges ont le secret et (pour les amateurs uniquement) d'un petit Porto classique et jeunet, le dix ans d'âge de chez Ramos Pinto.

Nous avons fait ça à l'aise, bien sûr. Les choses, entamées vers treize heures trente (mon beau-fils, fidèle à sa distraction coutumière, ayant dû aller vérifier qu'il n'avait pas abandonné son Cannon EOS ultra sophistiqué sur le seuil de son domicile), se sont terminées vers dix-neuf heures, après remise de mon cadeau.

Un cadeau plutôt original : les neufs personnes présentes s'embarqueront à Pâques prochain pour une semaine dans un cottage au nord d'Aldeburgh, dans le Suffolk. Fish and chips en vue, ça nous changera !

(Je me demande à combien les pêcheurs locaux négocient aujourd'hui le homard sur la grève d'Aldeburgh, il me souvient que dans les années quatre-vingt, il était très abordable. Je crains fort que cela ait changé...)

Aldeburgh


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22 octobre 2011

Le Bossu - Roman de cape et de pépée

Sous nos latitudes, une devinette court les rues :

- Qu'est-ce qui est plus niais qu'une bimbo belge ?

Réponse (mais est-ce utile de le préciser ?)

- Un "grand" patron français

 

J'adhère

(Et au vu du Wonderbra de la belle,
Joe s'écriera sans doute :
"Celle-là, il ne l'a pas Volley !")


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17 octobre 2011

Mise au point

Mais non, rassurez-vous, je ne vais pas vous parler, encore une fois, du temps béni où je dirigeais un laboratoire de microscopie optique. Je vais juste faire une petite mise au point sur un billet que j'ai publié sur le blog du défi du samedi.

J'en ai ressenti la nécessité en tombant sur une phrase de Jean-Claude Carrière dans "N'espérez pas vous débarrasser des livres" (comme ça, Margotte sait ce que je lis).

Lorsque je cite les célèbres vers extraits du chant premier de "L'art poétique" de Nicolas Boileau :

Boileau

J'aimerais qu'il n'y ait pas de méprise.

Je ne les utilise, en digne scientifique, que pour souligner qu'une langue rigoureuse est indispensable à l'expression correcte d'une idée ou d'un fait. Le titre trompeur de son œuvre ne suffit pas à faire un poète de Boileau. Boileau est un versificateur tâtillon, il n'y a aucune poésie dans son texte.

Mais qu'a donc dit Carrière, me demanderez-vous...

Patience, tout vient à point à qui sait attendre !

taliban001

Taliban français... J'adore !


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