28 octobre 2016

Pain perdu

 

La route départementale numéro 3 traverse Saint-Valéry-sur-Somme, elle est à sens unique et sa chaussée de circulation peine à donner passage à une voiture tant elle est étroite.

Aussi dois-je patienter derrière la camionnette du "Fourni de Paul" qui barre toute la largeur du trottoir en attendant que le flux des voitures se suivant à la queue-leu-leu se tarisse.

Au moment où je peux enfin contourner le véhicule sans risquer de me faire renverser, je tombe nez à nez avec une dame qui effectue la même manœuvre dans l'autre sens.

Elle râle à (très) haute voix : "Nom de Dieu, qué bordel ici !"

Je m'apprète à l'approuver chaleureusement en lançant l'anathème contre les imbéciles qui croient dur comme fer qu'ils peuvent abandonner leur véhicule n'importe où, lorsqu'elle ouvre la porte de la camionnette et grimpe à l'intérieur.

J'ai rien dit, je suis courageux mais pas téméraire, un pain est si vite perdu !


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19 octobre 2015

Walrus au rapport

... et au Tréport. Tréport où nous sommes retournés pour tester ce dessert aux Saint-Jacques qui semblait tant vous intriguer vous aussi.

N'avaient pas de Menetou-Salon, mais leur Sancerre rouge n'était pas mal non plus.

Pour le reste (je répète mon commentaire à l'Adrienne : croustillant de Saint-Jacques aux pommes caramélisées, sauce caramel au beurre salé) je dois bien avouer une légère déception : les Saint-Jacques parfaitement cuites n'apportaient rien au reste du dessert et le reste du dessert n'ajoutait rien aux Saint-Jacques. Bref, une association un peu hasardeuse comme nous l'avions tous pressenti, pour ne pas dire craint.

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Pour rester honnête, il me faut avouer qu'il y avait quand même un petit plus à la chose : pour avoir le plaisir de vous faire mon rapport sur ce dessert, il nous a fallu ajouter deux euros au prix du menu.

Merci les gars !


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14 octobre 2015

Paumé !

Je réside, momentanément, au numéro 94 de la place du Jeu de Battoir. les conséquences de cette simple information sont aussi multiples qu'étonnantes.

  1. Lorsque, souhaitant obtenir une carte de stationnement, vous donnez votre adresse à la fliquette valéricaine aux ongles peints en gris-bleu en spécifiant "nonante-quatre", vous avez droit à une vue plongeante sur la chute de sa mâchoire inférieure, ce qui vous incite à lui susurrer de votre voix la plus suave "quatre-vingt-quatorze", question de ramener un peu de sérénité dans le regard auparavant affolé du blond accessoire de bureau de police.
  2. Lorsque le nom de l'endroit vous inquiète et que vous creusez un peu les choses, vous apprenez qu'il s'agit du site d'un ancien terrain de jeu de paume à l'époque où les raquettes étaient encore en bois massif plutôt que garnies de tamis de chanvre ou de boyaux. Vous apprenez également, en toute dernière extrémité de votre soixante-quatorzième année (on ne sait jamais que ma Valéricaine préférée lise mon blog), que la façon bizarre de compter les points au tennis provient de ce même jeu de paume où le premier point gagné vous autorisait à avancer de quinze pieds pour servir, de quinze à nouveau pour le deuxième et de dix seulement pour le troisième, pour ne pas être vraiment trop près du filet, d'où, par addition, le quinze, trente, quarante.
  3. Lorsque considérant la position de votre logement (une ancienne maison de pêcheur) au sein d'une rangée d'une dizaine de constructions, vous vous demandez pourquoi diantre il porte le numéro 94, vous constatez que vous n'êtes pas seul à être concerné par le problème puisque la succession des numéros de votre côté de la place est le suivant : 44, 56, 62, 70, 84, ??, 94, 100, etc. (L'etc provient du fait que tandis que je procédais au relevé des numéros d'habitations de mon côté de la place j'ai été interrompu par un Anglais cherchant la rue du Puits Salé et que j'ai dû le faire entrer dans mon chez moi provisoire pour lui montrer l'endroit dans MAPS.)
  4. Lorsque, consultant le site de la commune de Saint-Valéry sur Somme, vous apprenez avec angoisse qu'un marché se tient le mercredi sur cette place où vous avez établi votre résidence de vacances, vous cherchez partout, mais en vain, une indication pouvant vous laisser entendre que vous devriez garer ailleurs votre véhicule pendant le déroulement de la chose. Explication de la vanité de votre recherche : le marché en question étalait ce matin sous vos yeux ébahis les quelques quarterons d'oeufs et caisses de légumes terreux d'un cultivateur local et la camionnette rouge d'un boucher du même endroit. Il arrivait quand même à remplir tout l'emplacement réservé au stationnement d'un car.

Non, y a pas d'images, c'est ballot hein ?


Posté par Walrus à 19:49 - - Commentaires [16] - Permalien [#]
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13 octobre 2015

Il est un âge dans la vie où chaque rêve doit finir

... alors, bien que je n'y sois pas né, je suis allé revoir la Normandie.

Bon, j'ai fait au plus court, nous sommes allés au Tréport, la télévision française nous ayant fort opportunément rappelé que la saison de la coquille Saint-Jacques débutait avec le mois d'octobre. Et la Saint-Jacques, c'est comme l'asperge et la gorgée de bière : la première est toujours la meilleure.

J'ai donc garé la voiture de ma fille au sommet des falaises et nous sommes descendus en ville par le funiculaire. Parking et descente gratuits, ça change de la côte picarde (bon, pour tempérer votre enthousiasme, je signalerai quand même que le parking en ville est à 1,4 € de l'heure).

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Après avoir longé la plage, question de faire pisser le mouton chien, et marché jusqu'au pied du petit phare marquant l'entrée du chenal du port pour satisfaire un souhait de mon épouse, nous avons étudié soigneusement la carte des divers restaurants qui se succèdent le long du bassin d'entrée. Belle homogénéité dans les propositions et les prix. Il nous a donc fallu choisir au feeling celui qui aurait le privilège de nous servir son menu Saint-Jacques à tous les plats et nous mettre à l'abri d'un vent qui se révélait de plus en plus violent.

C'est peut-être le décor assez kitch et un brin "mille et une nuits" qui a décidé mon épouse à pousser la porte des "comptoirs de l'océan".

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Les coquilles étaient impeccables, en carpaccio, en feuilleté ou poêlées et le Menetou Salon (rouge) n'avait pas été, contrairement au Saumur Champigny de dimanche au Hourdel, enté sur un porte-greffe de chêne-liège. Le dessert, une salade de fruits sous sabayon gratiné, était étonnant mais tout ce qu'il y a de comestible et même le café était buvable, c'est vous dire.

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Faudra peut-être bien qu'on y retourne au Tréport, parce que j'ai repéré un autre resto où même le dessert était à base de Saint-Jacques.

Intrigué je suis...


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12 octobre 2015

Bête de Somme

Bon, va falloir s'y mettre, l'Adrienne m'a sommé de vous pondre un billet, vu que je me trouve en Baie de Somme. Si si, elle trouve ça très drôle.

Y en a qui pensent que cette Baie de Somme serait l'embouchure d'un fleuve, d'autres qu'il s'agirait d'une partie de la côte d'un département. Je n'ai pas pu trancher entre les deux théories, la brume m'empêchant de voir quoi que ce soit. Mais de toute façon, ils sont tous dans l'erreur, m'en vais vous dire, moi d'où provient cet étrange vocable !

J'ai parcouru tous les patelins de l'endroit, feux de brouillard allumés, au volant de la voiture de ma fille (qui a conservé la mienne pour ne pas interrompre pendant quinze jours l'apprentissage à la conduite automobile d'Emilie, apprentissage qu'elle veut faire sur une voiture à boîte manuelle).

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Toutes ces charmantes localités partagent une intéressante caractéristique : le stationnement y est payant sur toute l'étendue de leur territoire, même (pour ne pas dire surtout, au vu de la foule qui s'y presse alors) le dimanche.

Petit aperçu des tarifs horaires :

  • Cayeux-sur-Mer : 0,85 €
  • Le Hourdel : 1 €
  • Saint-Valéry sur Somme : 1,5 €
  • Le Crotoy : j'ai pas osé m'arrêter au vu de la progression des tarifs avec celle de mon déplacement vers le nord.

Si bien qu'au bout d'une journée d'exploration, votre périple vous aura coûté une belle somme rien qu'en stationnements, cqfd.


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