28 décembre 2019

Chauffe Marcel !


Comme depuis plusieurs années, nous avons passé le réveillon chez notre fils avec toute notre famille.

C'est pratique car la maison comporte cinq chambres, ce qui permet de loger tout le monde et évite les voyages de retour hasardeux.

Une autre caractéristique de l'endroit, c'est qu'il est chauffé par des poêles à bois. Et chaque année, que la météo soit glaciale ou tempérée, je constate la même chose : que c'est agréable ces sources de chaleur ponctuelles plutôt que la température homogène des appartements modernes !

Vous me direz que je me laisse endormir par des réminiscences de ma jeunesse où ce mode de chauffage  était la norme. Mais alors, pourquoi ma fille qui ne l'a pas connu, elle, décide-t-elle qu'elle voudrait que son mari en installe un chez eux ?

Comme chaque année aussi, j'ai l'impression que je dors mieux là que chez moi, même si, comme chaque année, mon épouse se réveille deux ou trois fois la nuit en proie à des crampes sans doute à cause de son diabète et de la position assise prolongée.

Comment ? Des excès de table ? Mais non,  voyons ! Jugez-en plutôt :

Un Champagne rosé avec un saumon gravlax  et des Madeleines (provocation!) salées amenées des Pilifs par Louise, un Alsace léger et doux avec le foie gras de canard mi-cuit préparé par ma fille, un Barbaresco avec le faon et un Pernand Vergelesses avec les fromages. Trois fois rien quoi !

Et le dessert, me direz-vous ? Comme chaque année réalisé par Émilie :

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Ce qu'il y avait dans l'igloo ? Minute, on l'ouvre !

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Pour ceux qui aiment les détails :

  • banquise : Meringue italienne sur biscuit au riz soufflé
  • gâteau : ganaches caramel, chocolat, noisettes sous meringue italienne
  • pingouins : pâte à sucre
  • traineau : chocolat noir
  • cadeaux : chocolat blanc
  • flammes : sucre filé
  • sapin : macarons collés à la meringue
  • tunnel d'entrée de l'igloo : riz soufflé et marshmallow

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24 décembre 2019

Charmante journée


La semaine dernière, le plus jeune de mes frères, celui qui habite dans le Cantal et dont mon épouse s'informait de l'état de santé, lui annonce qu'il a décidé de faire une petite virée dans son pays d'origine.

Après concertation, ils se mettent d'accord pour venir prendre le repas de midi chez nous ce lundi. Comme prévu, ils débarquent à six : mon frère et ma belle-sœur, leur fille (la filleule de ma femme), son compagnon du moment, le fils de l'une et la fille de l'autre.

On a fait une fondue au bouillon, question de rester tous ensemble. Bonne ambiance sauf pour Wyatt (c'est le prénom du fils de ma nièce).

La dernière fois que nous l'avions vu c'est quand nous étions allés quelque part entre Soissons et Château-Thierry lui offrir son cadeau de naissance ( en l'occurrence, une chaise haute pour bébé convertible en bolide à roulettes, la chaise, pas le bébé). Aujourd'hui, c'est un ado maigrichon à la crinière rousse impressionnante, il n'a pas ouvert la bouche (sauf pour avaler une tartine jambon-beurre) et a passé tout le temps à dormir ou à tripoter un jeu électronique, parait que le voyage l'aurait épuisé ! Chez nous, on appelle ça un "flaave", mais passons...

Ma fille, son mari et Emilie sont venus nous rejoindre pour le dessert, le café et plus si affinités.

C'est pendant ce moment d'échanges bruyants et généralisés, sauf pour Wyatt, que le téléphone a sonné. Mon épouse, en charge des relations publiques, a pris l'appel et est entrée en conversation avec un certain Jean, lui adressant des paroles de commisération pour finir par conclure en annonçant "Je te passe Jean-Claude !" (C'est mon prénom, je vous l'avais déjà dit, non ?).

C'était ce Jean que nous n'avions plus revu depuis cette rencontre.

Il tenait à nous annoncer le décès de son épouse, pour que nous ayons une pensée pour elle.

Chère Hildegarde ! Je la revois encore ! Une fille de Clèves, blonde, lunettes à fine monture, discrète, souriante, d'une gentillesse sans égale et dont nous nous demandions, mon épouse et moi, à chacune de nos rencontres, ce qui avait bien pu les réunir, elle et cet énergumène de Jean.

L'amour a de ces bizarreries !


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21 décembre 2019

White Xmas


Avec le retour des chansons de Noël me revient également un doute : les Noëls sont-ils vraiment aussi blancs qu'on pourrait les croire lessivés aux derniers "pods" à la mode ?

Alors j'ai vérifié si mon impression d'en avoir connu bien peu avait un fondement (ne vous méprenez pas sur le terme).

J'ai pas été déçu !

Depuis ma naissance dans le pays et à l'altitude où j'ai vécu il y a eu cinq Noëls enneigés (avec au moins un centimètre de neige au sol).

Et si je suis bon prince et que j'ajoute ceux où on a pu, en étant attentif, voir voler un ou deux flocons, ça n'en ferait  que six de plus.

En septante huit ans, ça ne vaut pas une chanson !


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09 décembre 2019

Ah, le climat !


 Voilà qu'en parcourant ma boîte mail, je tombe sur une annonce :

ring

Comme, d'après mon expérience personnelle, la vitesse moyenne sur l'anneau doit tourner autour des quinze kilomètres par heure, va falloir ajouter des bandes de circulation pour arriver à la bonne vitesse !


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01 décembre 2019

Roule, ma poule !


Première sortie en voiture ce matin en quête de viennoiseries.

Pendant que nous les mangeons, le smartphone de mon épouse émet sa mélodie annonçant un appel en direct (il émet aussi de temps à autres d'autres mélodies dont, pour certaines, nous ignorons la raison).

Louise appelle parce qu'elle a raté le tram prévu, que le suivant arrivera dans douze minutes et elle se demande si elle arrivera à l'heure au boulot (c'est la semaine où elle travaille le week end).

Elle appelle chez nous parce que si elle appelle sa mère, elle va se faire engueuler dit-elle.

Logiquement, un dimanche, elle ne devrait pas avoir de  problème pour être à l'heure malgré son retard mais mon épouse lui dit de prendre le tram suivant et d'attendre à l'arrêt où elle passe du tram au bus et que j'irai  l'y cueillir en voiture.

Dans notre voiture la radio est pourvue de six chaînes préprogrammées :

  1. Musique 3
  2. Klara
  3. La première
  4. Vivacité
  5. Classic 21
  6. Nostalgie

Les trois premières sont celles que mon épouse et moi écoutons selon les circonstances, la cinquième est celle d'Émile, la sixième celle de Louise et personne n'écoute jamais la quatrième.

Je branche donc la chaîne ad hoc, vais récupérer son auditrice à l'arrêt du bus et la dépose chez les Pilifs.

Sur le chemin du retour, j'ai droit à mon contemporain, le Fugain des années septante quand il portait encore des bottes, il chante "Fais comme l'oiseau". Ça ne nous rajeunit pas mais c'est sympathique et même actuel (sauf qu'il n'y a plus d'oiseaux).

Au moment où je pénètre dans le garage, c'est Antoine qui nous balance ses "Élucubrations".

En quittant la voiture je me rappelle le passage :

"On verra Marc Aryan dans les couloirs du métro,
Et Johnny Halliday en cage à Médrano"

... le passage et la colère de l'ineffable Johnny qui s'est fendu d'une petite guéguerre musicale avec l'auteur de cette charmante boutade.

Pauvre Johnny, quel manque d'humour total, quelle absence d'autodérision !

Tu t'étonnes que les Belges lui aient refusé sa naturalisation (belge, c'est mieux que français, rapport à Monaco...)


Posté par Walrus à 11:25 - - Commentaires [31] - Permalien [#]
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