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Entre nous
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6 juillet 2023

J'aurais mieux fait de me taire...

 

Vous vous rappelez que j'avais annoncé ici que dans la deuxième quinzaine de juillet je devrais jouer taxi et me rendre par deux fois à la gare Euro-Lille?

Eh bien vous n'êtes pas les seuls à m'avoir lu !

On vient d'annoncer que le tronçon d'autoroute Tournai-Lille sera fermé du 10 juillet au 12 août.

Moi et ma grande gueule !


 

 

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21 novembre 2023

C'est fou ce que je vieills !

 
Si si, j'en ai des exemples chaque jour ! Ainsi ce matin :

Le mardi, c'est le seul jour de la semaine où j'emmène les téléphones partout : c'est celui où ma chargée des relations extérieures est à son atelier de peinture sur soie.

Bien m'en a pris aujourd'hui car le fixe (enfin, la ligne est fixe, l'appareil lui a une partie mobile) sonne, je "décroche" et une voix à l'accent soutenu me questionne : "Monsieur Walrus ?".

Ce qui ouvre dans mon esprit deux hypothèses :

  1. Gosia (prononcez Gocha) c'est le diminutif de Malgorzata, le prénom de la mère polonaise de ma bru. Mais bon, elle est pas du genre à profiter de l'absence de ma moitié pour me faire du gringue...

  2. Une esclave d'un de ces call-centers qui essaient de vous fourguer n'importe quoi et surtout du vent quand ce n'est pas tenter de vous escroquer

Et c'est là que j'ai effectué le constat mentionné dans le titre !

Je n'avais même pas envisagé une fraction de seconde qu'il puisse s'agir de la préposée à l'accueil du centre des maladies digestives, elle aussi polonaise, avec qui j'avais goupillé hier un rendez-vous pour une gastroscopie et dont j'avais pourtant rapporté à mon épouse la similitude de l'accent avec celui de notre amie Gosia.

Je vieillis, je vous dis !

Le pire, c'est que j'ai failli lui raccrocher au nez confiant en ma deuxième hypothèse !


 

4 novembre 2023

Coïncidence

 
Depuis que mon épouse a accepté de devenir présidente du conseil d'administration du centre culturel où elle a son atelier de peinture sur soie, le nombre de ses réunions s'est un brin accru. Je l'y conduis et attends dans la voiture la fin de ses pow-wows. Pour meubler l'attente, j'emmène une liseuse.

Vendredi, je lisais une des enquêtes du couple de détectives constitué de René Magritte et de son épouse (un truc imaginé par une certaine Nadine Monfils). Dans l'enquête en question, titre : "Nom d'une  pipe !", on nous fait assister à une rencontre (imaginée bien sûr) entre Magritte et Jacques Brel admirateurs réciproques selon l'auteur.

De retour à la maison, voilà-t-y pas que la RTBF consacre une émission à... Jacques Brel ! (Non, on n'y voyait pas Magritte...). Je vous copicolle l'introduction de la RTBF :

Quarante-cinq ans après la mort de Jacques Brel, des artistes qui continuent de dialoguer avec lui, partent  sur ses traces, du Nord de la France à la Belgique, pour comprendre cet homme qui a marqué son siècle et  réinterpréter ses titres.  Musiciens, plasticiens, ils reviennent sur son œuvre..

Du monde donc, beaucoup de monde (je cite toujours la RTBF parce que moi, la mémoire des noms (et du reste)...) : Adamo, Alain Souchon, Camille Lellouche, Dave, Louise Attaque, Lio, Louane, Sofiane Pamart, Kad Merad, Mentissa et bien d’autres... y avait même Enrico Macias !

Chacun y va donc de son évocation et de son petit couplet...

Brillante démonstration de ce que j'avais déjà dit l'autre jour : personne n'habite ses chansons comme Brel ! Le plus convainquant dans le tas, c'était finalement Kad Merad qui n'est même pas chanteur (mais c'est peut-être pour ça...) qui s'était pourtant attaqué à un truc bien difficile : "La Quête".

Enfin... comme lot de consolation après l'émission, on a pu revoir "Mon Oncle benjamin" c'est toujours ça de pris!


 

16 mai 2023

Les (sé)jours se suivent...

 
... et se ressemblent : l'an passé, en ramenant les croissants un matin, une voiture avait quitté son stationnement le long du trottoir au moment où je passais à sa hauteur griffant l'arrière du flanc gauche de la mienne. Comme je ne suis pas à une griffe près, je ne me suis même pas arrêté. Hier, dans le parking de l'Intermarché, une charmante Alsacienne a embouti le même côté au niveau de la charnière de la porte avant. Là, j'ai bien été forcé de m'arrêter !

... ou pas : l'an dernier, il faisait tellement chaud que nous avions dû aller acheter un ventilateur chez Leclerc. Aujourd'hui, nous sommes passés chez le même Leclerc acheter une sorte de sweatshirt à capuche et fermeture-éclair pour mon épouse : on n'avait pas prévu qu'il ferait aussi frisquet !

Et il y en a qui rêvent de vacances...


 

4 mai 2023

On my radio...

 
Entendu ce matin à la radio de mon véhicule, retour de la promenade du chien (et de courses chez le seul Delhaize accessible du coin) un extrait d'un enregistrement d'une interview de Karl Lagerfeld :

"... la recherche du temps perdu, c'est du temps perdu."

Je l'avais dit bien avant lui, est-ce que je peux attaquer ses héritiers pour plagiat ?


 

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1 mai 2023

J'avais oublié...

 
Retour de la séance de course du chien qui est une chienne ce matin....

Faudra que je revoie ma façon d'exprimer les choses ou on va finir par m'appeler Marcel : le chien est une chienne tout le temps, pas seulement ce matin, n'est-ce pas, ce qui est de ce matin, c'est notre retour de sa galopade.

Donc, lorsque nous réintégrons le garage, la radio diffuse un programme à l'occasion du premier mai, programme qui lui-même nous fait entendre des séquences du passé.

Il y est question de "la fosse".

J'avais oublié !

Oui ! Pourtant natif du "Pays Noir", j'avais oublié qu'en Wallonie (et dans le nord de la France) on ne parlait pas de la mine ou du charbonnage mais de... la fosse !

La fosse, un truc à faire frémir : fosse septique, fosse commune, fossoyeur...

Dire que j'ai encore connu dans ma propre classe de primaire des gosses qui pensaient devenir mineurs (à Charleroi on disait "houilleux") avec l'espoir de finir  "porion" (contremaître à l'fosse) alors que leurs pères  étouffaient de la silicose.

La journée commençait bien !


 

 

31 mars 2023

Des trous partout !

 
Hier, brutalement, j'ai eu un trou !

Ouais, j'en ai plein chaque jour, mais celui-là quand même...

Impossible de retrouver le prénom de cette fille dans cette chanson de Brassens (que strictement ma mère m'a défendu de nommer ici). Même en sachant que Fernandel lui avait consacré, lui, toute une chanson.

Ça m'a bien pris une demi-heure pour le retrouver : Félicie !

C'est pourtant assez ancien alors que l'on raconte que ce bandit d'Al s'en prendrait d'abord aux souvenirs récents...

C'est vrai que, côté passé, ce matin, sans crier gare, tandis que je beurrais les toasts de mon épouse, une autre chanson m'est venue à l'esprit sans effort, même si je ne me rappelais que ses deux premiers vers...

Armé de ceux-ci, j'ai consulté qui vous savez et il m'a dégoté la chose toute entière sous forme de karaoké !

Je ne me rappelais même pas le nom de cette chanteuse, pourtant, c'est elle aussi qui chantait "Tire l'aiguille ma fille" et Dieu sait si on l'a entendue cette chanson à partition un brin russo-folklorique (et aux paroles ayant tout pour enchanter les féministes de tout poil) au  temps de mon enfance !

Pourquoi diable celle-là ? Les motivations du ça sont impénétrables, même si je dois avouer que ma danse favorite est la valse...

Oui, je sais, même pour une personne de mon âge, ça fait ringard ! Mais je m'en fous : j'adore la valse, j'ai bien le droit, non ?


 

7 mars 2023

Buzz l'Éclair

 
... travaille au centre administratif de ma ville !

Si, si !

Le 15 avril 2022 je gare mon véhicule et l'enregistre dûment auprès de la borne électronique ad hoc.

Le 27 du même mois je reçois un courrier me demandant de payer une amende de 65 € pour défaut de paiement de stationnement constaté par un véhicule de contrôle muni de caméras enregistrant les numéros de plaques à fin de comparaison avec le fichier d'enregistrement des paiements de l'endroit.

Je paie donc la somme réclamée et introduis dans la foulée une réclamation via le formulaire en ligne ad hoc.

Aujourd'hui, 7 mars 2023, je reçois un mail de la ville : j'avais effectivement payé le stationnement et je vais être remboursé.

Incessamment sans doute...


 

 

17 février 2023

"Mutique" qu'elle a dit !

 
Vous vous rappelez ma filleule ? Non ? Deux possibilités : votre mémoire est chancelante ou vous ne suivez pas ce blog depuis longtemps et vous n'aimez pas creuser.

Ma filleule, donc, est venue nous rendre visite hier. (J'ai quand même dû aller la récupérer boulevard Lambermont en face de l'arrêt de tram Chazal et je préfère ne pas démêler entre qui a mal expliqué ou qui a mal compris le trajet entre la sortie 6 du ring et notre domicile).

Après un silence de 6129 jours (les divers calculateurs ad hoc sont formels), la (toujours) charmante enfant avait bien des chose à raconter, aiguillonnée dans cette voie par mon épouse toujours impliquée à fond dans sa tâche de chargée des relations publiques du ménage.

Je n'ai donc guère eu d'occasions d'intervenir dans cet échange, d'autant que comme la belle est dotée d'une voix qui porte et d'une gestuelle expressive, j'avais un mal de chien, c'est le cas de le dire, à essayer d'empêcher le nôtre (qui est une chienne) d'aboyer, l'exemple même de la mission impossible.

C'est sans doute pour cette raison que ma filleule a déclaré me trouver un brin mutique.

Mutique !

Certes, mon prof de chimie lors de mes études secondaires avait-il tendance à m'appeler, en phase avec à ses origines flamandes, "Walrus de zwijger" ("le taciturne" à 'instar de Guillaume d'Orange, personnage célèbre de notre histoire locale), ce qu'il tempérait en ajoutant : "stille waters diepe gronden" (eux calmes, fonds profonds), mais mutique, quand même !

Un mot qui sent son psy à plein nez !

D'ailleurs, il ne figure ni dans le dictionnaire du CNRTL ni dans celui de l'Académie Française, contrairement à "label" contesté par ma copine joye sur le défi du samedi (ceci au cas où elle lirait mon blog).

Bon, ben, puisque le mot n'existe pas, je passerai l'éponge !


 

 

30 janvier 2023

Pauvres hommes...

 
Au cours du souper dont je vous parlais hier, tandis que je m'intéresse au contenu de mon assiette, sur ma gauche les discussions vont bon train entre ces dames.

Le sujet du moment semble tourner autour des excès du politiquement correct et des outrances de quelques ultra-féministes...

Profitant d'une accalmie, j'ai glissé dans la conversation, l'air de rien, "Eh oui, au rythme où vont les choses, nous nous retrouverons un jour dans les rues à crier "Les hommes sont des femmes comme les autres !""

Non, j'ai même pas honte...


 

7 janvier 2023

Radio

 
Le temps qui sépare le moment où je m'éveille et celui où je me lève se passe en deux étapes : le silence du petit matin puis le son du révéil-radio.

Parfois, j'essaie de comprendre les paroles de certaines des chansons que le machin diffuse.

Dur, dur ! Entre les distorsions, les traitements électroniques, les voix éraillées ou faiblardes, le texte anglais émis par des chanteurs qui ne le sont pas plus que moi, anglais, le débit forcené des rappeurs...

Ça m'énerve !

Dire que j'ai connu une époque où on comprenait aisément les paroles d'une chanson !

Et ce matin, en tentant de retrouver une chanson sur les galipettes pour le prochain défi, je suis tombé sur ceci :

 

Jamais entendue avant, celle-là !

Sacré Jean-Luc, il ne s'aigrit pas !

Il ne maigrit pas non plus d'ailleurs...

19 octobre 2022

De mieux en mieux

 
Vous vous rappelez les trois filles sur leur tottinette ?

Eh bien aujourd'hui, en remontant la dite rue du Knijf, j'ai à nouveau dû ramener dare-dare le chien qui est une chienne au bout de sa laisse comme une truite au bout de sa ligne pour lui éviter de rencontrer une trottinette conduite de main de maître (je dis main parce qu'il n'en utilisait qu'une seule à cet effet) par un ado noir (ceci pour être précis dans l'exposé des faits, pas pour tenter d'établir un quelconque lien de cause à effet, la connerie n'a pas de couleur) tandis qu'il se cachait les yeux de l'autre.

Je vous le dis : on n'arrête pas le progrès !


 

4 septembre 2022

Le ver du jour

 
Mais non, pas le verre, c'est pas l'heure de l'apéro ! (encore que...)

Je vous parle de ces mélodies qui, entêtées, vous suivent tout au long de la journée, même qu'à la fin, ça devient énervant et ferait perdre les pédales au plus calme d'entre nous, c'est-à-dire moi (même si ça fait quelques années maintenant qu'on m'a chouravé ma bicyclette).

Donc, ce matin, le réveil-radio ayant par son arrêt coupé le sifflet à Souchon qui chantait "J'ai dix ans",

par association d'idées sans doute (dix ans, c'est à peu près l'âge ou je me suis mis à fréquenter les colonies de vacances), je me suis pris à fredonner "Les Jolies Colonies de Vacances" en préparant le petit-déjeuner.

Je sais, je vous ai déjà parlé de ces fameuses colonies, plusieurs fois même, mais une chose m'est revenue (sans doute à cause de la couleur de foin qu'ont prise les prairies du domaine où je promenais le chien me promenait ce matin).

Les dortoirs de cette ancienne école, toujours munis du cagibi destiné au pion de service durant la nuit, avaient été garnis de lits de camp de l'armée US (des châssis pliants en bois ultra-strong garnis de toile kaki). Sur chacun de ces lits, un sac en toile de lin.

Dès notre arrivée, une fois nos valises (en carton comme celle de Linda de Suza) déposées au pied d'un de ces lits, nous devions nous emparer du sac en question et nous joindre à une étrange procession qui quittait l'immeuble vers la droite, tournait à nouveau à droite dans le chemin longeant l'église pour finalement parvenir dans la grange d'une ferme. Là chacun de nous devait bourrer le sac de paille puis repartir jusqu'à son lit.

Moralité : dans ma jeunesse, j'ai dormi sur une paillasse ! Tu t'étonnes que mes initiales soient JC !

Un jour, le directeur de l'établissement (où travaillaient nos paternels) qui nous offrait ce séjour vient voir comment les choses se passent. Voilà-t-y pas qu'un des moniteurs lui suggère de remplacer les paillasses par des matelas pneumatiques !

Je le savais : c'est con les moniteurs ! En plein mois de juillet, remplacer ces paillasses aérées fleurant bon la campagne par ces machins imperméables puant le caoutchouc où tu macères dans ton jus, faut être con, je vous le dis !


 

19 juin 2022

Scie(s)

 
Ce matin, à la fin du petit-déjeuner, mon épouse me pose une question : connaîtrais-je par hasard la suite des paroles de "Mon père était vétérinaire" au moment où un cheval récalcitrant souffle, avant le dit véto, dans le petit tube en verre ? C'est une de ses comparses de l'atelier de peinture sur soie (et sur soi par débordement malencontreux) qui l'avait fredonnée mardi.

Je n'ai pas fait de commentaire sur ce qu'on peut bien apprendre dans un atelier de peinture sur soie et j'ai, pour pallier ma propre  méconnaissance de la chose, effectué une petite recherche sur la toile. Eh bien, la suite est très variable et d'ailleurs ça commençait mal puisque certaines versions parlent du frère plutôt que du père.  Il y a néanmoins une constante à travers toutes les versions : l'incident conduit à la mort du véto, ce qui permet de graver sur la tombe de ce dernier la rengaine en question et transforme cette dernière en "scie".

Et de ces scies j'en connais plus d'une dont celle de la rue des Bouchers :

Un soir d'été, popom, popom,
Dans la rue des Bouchers, popom, popom,
Une jeune beauté, popom, popom,
Fut assassinée, popom, popom,
Et la police, popom, popom,
Toujours pleine de malice, popom, popom,
Fit plaquer des affiches, popom, popom,
Sur lesquelles on lisait :
Un soir d'été etc...

Mais ma préférée, c'est celle de la chaussée d'Antin :

Je demande au joueur d'orgue
S'il connait la chaussée d'Antin.
Aaaarêtant sa manivelle,
Il me dit "Je connais l'endroit !
Jusque la morgue suivez la Seine
Et puis c'est toujours tout droit!"
Je suis la Seine jusque la morgue,
Mais ne trouvant pas mon chemin,
Je demande au joueur d'orgue
S'il connait la chaussée d'Antin...

Normal que ce promeneur se soit perdu, puisqu'à Paris, il n'y a pas (ou plus ?) de chaussée d'Antin. Mais il y a bien une rue de la Chaussée d'Antin. Je le sais, j'y suis allé assister à une réunion au siège de l'EEDF.

Me prenez pas tout de suite pour un type "branché", c'était pas l'EDF mais les Éclaireuses & Éclaireurs de France. J'étais là pour discuter de l'organisation d'une journée internationale du scoutisme "ouvert" ou "laïque" ou "pluraliste" ou "non confessionnel", c'est comme vous préférez.

J'ai pas tout tout compris, parce que pendant la moitié du machin, un des représentants des "Escoltes Catalans" et le secrétaire des EEDF originaire de Perpignan ont exposé, chacun dans leur idiome, les subtilités séparant le catalan de l'occitan. J'étais pas venu pour rien !


 

23 mai 2022

Ne le dites à personne !

 
Ce matin, tandis que nous petit-déjeunons à grand renfort de kougelhopf dans la salle à manger du Petit Kelsch à Colmar, mon épouse me raconte que sa liseuse refuse souvent d'avancer d'une page lorsqu'elle pose le bout de son doigt délicat près du bord droit de l'écran. Ce à quoi je rétorque que les écrans tactiles sont parfois capricieux et qu'elle aurait intérêt à taper un peu plus fort plutôt que de caresser la chose du bout du doigt.

Ça m'a rappelé un truc.

Vous vous rappelez qu'après avoir lu des dizaines et des dizaines d'ouvrages sur ma liseuse électronique, j'avais dû acheter un livre papier. Eh bien figurez-vous qu'avec ce machin, j'ai eu le même problème que mon épouse : j'avais beau taper du bout du doigt sur le bord droit de la page de droite : elle ne se tournait pas !


 

13 mai 2022

Brève rencontre

 
Ce midi, le chien qui est une chienne m'emmène en promenade jusque derrière la cabine de l'arrêt de bus de l'avenue de Versailles.

Au moment où nous passons derrière cette cabine, un gusse arrive sur le trottoir dans le sens opposé au nôtre : allure décontractée mais pleine d'assurance, costume en lin gris clair, lunettes noires, chapeau d'où dépasse une chevelure abondante, frisottée mais maîtrisée, barbe dans le même état. Il a des allures de caïd local dans ce quartier de la cité Versailles.

Tellement "spoemp et chic" (pour faire plaisir à l'Adrienne), que ça m'a pris quelques secondes pour le reconnaître : le cousin de Mustapha !

J'étais tellement époustouflé que j'ai failli avoir un doute, mais non : au moment de nous croiser, lui aussi m'a reconnu (c'était plus facile : je ne change  jamais d'uniforme) et m'a fait un petit signe, genre bénédiction discrète, si vous voyez ce que je veux dire...


 

2 avril 2022

Un autre monde

 

Hier, nous sommes  retournés dans cette demeure dont parlait le chien qui est une chienne l'autre jour.

La petite-cousine de mon épouse est décédée "inopinément", comme on dit. Nous nous sommes donc rendus (sous la neige) au crematorium de Mons où son fils a résumé l'existence de sa mère et pour confirmer le côté bonne vivante de celle-ci nous a fait entendre en conclusion une chanson de ma toute prime jeunesse dis donc : "Ah le petit Vin blanc", version Tino Rossi. Ce sont les arrières-petites-filles de la défunte qui ont dû être surprises ! Pour son côté "sorteuse", il ne nous a pas fait écouter "C'est loin tout ça !" qui date de la même époque, il n'avait pas le temps d'être exhaustif.

Néanmoins, pour attendre le retour des cendres avant de les conduire au cimetière, tout le monde a été convié à prendre un petit en-cas au Champagne (Bordeaux rouge ou bière blonde pour les allergiques, j'ai vu personne boire de l'eau en dehors des enfants) dans cette maison où j'ai enfin commencé à comprendre l'utilité d'un hall de dix-neuf mètres de long.

Nous, nous nous tenions dans la petite salle à manger (avec quand même un coin salon) où le lustre en cristal  et son bon mètre cinquante surplombait encore largement les personnes présentes, c'est vous dire la hauteur sous plafond de l'endroit ! Dans la pièce de l'autre côté du hall mon épouse a reconnu le fondateur de Pairi Daiza, un copain du fils de la maison qui, lui, œuvre dans le milieu bancaire. Bref, du "beau monde".

Remarquez que parmi tout ce peuple, c'est encore mon épouse qui avait les plus anciens souvenirs en commun avec la défunte : leurs mères étaient cousines, elles habitaient le même patelin et se voyaient très régulièrement. Nous avons même une photo où ces petites-cousines se trouvent ensemble sur un char du cortège fêtant la libération de leur patelin à la fin de la deuxième guerre.

J'ai bien peur (c'est façon de parler bien sûr) de ne plus jamais retourner dans cette étrange demeure.


 

27 mars 2022

Le pire, c'est que je le savais...

 
Quand nous sommes passés en code jaune du baromètre Covid, j'ai immédiatement pensé que ça allait rapidement déboucher sur une accélération de la transmission. Ça n'a pas raté : deux jours plus tard, le taux de reproduction du bazar était repassé au-dessus de un. En raison de quoi j'ai continué à porter le masque et tout et tout.

Début de la semaine dernière, mon épouse et moi avons démarré un rhume : sinus encombrés, gorge irritée, pas de température. Hier matin, comme nous nous apprêtions à nous rendre à la crémation d'un copain (décédé, rassurez-vous !), le téléphone sonne : notre fille nous annonce qu'Émilie ayant de forts symptômes grippaux a réalisé un autotest qui s'est révélé positif. Nous en avons donc effectué un nous aussi et paf ! Positifs tous les deux !

Le nouveau variant m'a donc l'air vachement contagieux. Au point que je me demande si tout le pays n'est pas contaminé en pensant qu'il a un bête rhume...
 


 

14 août 2021

Vous chantiez ? J'en suis fort aise

 
L'autre matin, en préparant le petit-déjeuner, je me suis surpris à fredonner cette chanson de Gainsbourg :

Elisa, Elisa,
Elisa saute-moi au cou,
Elisa, Elisa,
Elisa compte-moi les poux !
Enfonce bien les ongles
De tes doigts délicats,
Dans la jungle
De mes cheveux, Lisa !

J'avais l'air un peu con, faut bien dire avec mon crâne où, comme on dit du côté de Charleroi, un pou ferré à glace ne tiendrait pas debout.

D'ailleurs, je ne connais même pas la moindre Elisa. Il y a bien une des nièces de mon beau-fils qui se prénomme Lisa, mais comme elle habite en Bretagne, je ne risque pas de lui chanter de chanson.

Par contre, j'ai connu une Elisabeth quand j'étais délégué de la base au conseil fédéral chez les scouts. Elle était secrétaire de ce conseil et c'est moi qui lui ai succédé dans cette fonction. Elle disait de moi "Faut toujours écouter Jean-Claude (oui, c'est mon prénom) : au pire de ses plaisanteries il y a toujours un fond de vérité et de bon sens !".

Elle était plutôt mignonne malgré un nez un peu style "boxeuse" et un jour, elle m'a définitivement soufflé : lors d'une assemblée générale, nous avons logé à trois dans une chambre-dortoir de La Marlagne, elle, le président et moi. En dignes boys-scouts le président et moi avions un vêtement de nuit plutôt style training que pyjama de soie, mais elle, elle portait une sorte de baby-doll en dentelle noire !

J'en aurai vu des choses !

Mais comme à l'époque j'avais déjà des allures de Mont Chauve, je n'ai pas trouvé utile de lui fredonner ma chanson.

23 juin 2021

Combien ?!?

 
J'ai trouvé sur un de mes comptes courrier (oui, j'en ai plusieurs) un SPAM m'annonçant qu'un Cheval de Troie (en informatique classique : trojan virus) avait été installé sur mon PC et qu'à défaut de paiement d'une rançon (en bitcoin) dans les 48 heures, il serait activé.

Je pense qu'il s'agit d'une arnaque et que si je ne paie pas, il ne se passera rien du tout. De toute façon, je ne peux pas payer : j'ai bazardé le message.

J'ai quand même fait scanner mes disques dur par mon antivirus actif : Avast et par un deuxième : Eset. Ils n'ont rien trouvé ni l'un, ni l'autre.

Par contre le second dénombre les fichiers au fur et à mesure qu'il les inspecte.

Et vous savez combien de fichiers il y a sur mon ordinateur (qui possède deux disques durs) ?

Je vous le donne en mille (c'est le cas de le dire)...

Six cent quarante-six mille sept cent trente-cinq !

Même moi j'ai été étonné, c'est vous dire...

 
Comment ?

Et s'il y a vraiment un Troyen (Achille par exemple) ?

M'en fous : nous avons trois autres ordinateurs. 


26 janvier 2021

T'as connu Rosalie ?

 
J'allais dire "à mon réveil", mais comme j'en ai trois ou quatre par nuit, je dirai à mon lever, ce matin, une chanson me tournait dans la tête :

Je suis né pendant la deuxième guerre mondiale et pourtant, je connais encore par cœur à force de l'avoir entendue cette chanson qui date de la première ! Mieux, je me souvenais d'un couplet où il était question d'une "payse qui nous attend et que l'on épousera" qui ne figurait pas dans la version originale mais que j'ai fini par retrouver, un truc assez croquignolet.

Ensuite je me suis souvenu d'une chanson de Trenet qui s'inquiétait de ce qu'avait pu devenir cette Madelon.

Et le premier qui me fait remarquer que Madelon est un diminutif de Madeleine et me parle de Marcel et de ses souvenirs, je lui fais faire connaissance avec Rosalie et je le balance dans une tranchée pour faire un exemple !

1 décembre 2022

Barbara

 
Sur les chaînes françaises depuis quelques jours, passe une pub concernant Barbara. Peut-être pour un disque ou un spectacle, je n'ai pas trop fait attention. Toujours est-il qu'on y entend des extraits de quelques-unes de ses plus célèbres chansons dont "À Göttingen".

À chaque fois, ça me fait souvenir de Bibi !

Bibi, c'était le surnom que nous donnions à Alain Bairamjan à la Fédération des Éclaireuses et Éclaireurs au temps où j'en étais le secrétaire.

C'était un gaillard drôle et plein d'entrain, à l'esprit inventif dès qu'il s'agissait de créer des jeux ou des chansons.

À l'époque, le siège de la FEE se trouvait rue de Woeringen.

Comme dans la plupart des associations, la base du mouvement avait tendance, souvent à raison, de considérer le niveau supérieur au sien comme lourd à porter et de peu d'utilité, c'est un des bonheurs de la vie associative !

Notre Bibi national nous avait donc pondu une chanson dénommée "À Woerigen" qui, sur l'air que vous devinez, se moquait plus ou moins gentiment de chacun des membres du conseil fédéral, c'était très marrant. J'étais un peu déçu je n'avais eu droit qu'à "Jean-Claude qui nous fait des misères", alors que j'étais quand  même capable de plus que ça comme emmerdeur... mais bon !

Là-dessus, l'ayant depuis longtemps perdu de vue, j'ai essayé de savoir ce qu'il était devenu...

J'ai retrouvé son compte Facebook.

Dans sa dernière publication, en mai 2018, il dit tous ses regrets de la perte de la merveilleuse Maurane.

Et dans les commentaires, une personne annonce que lui-même est décédé huit jours plus tard.

Ne pas pouvoir survivre à Maurane, c'est tout Bibi, ça...

Voilà : exit Bibi ! Faut que j'arrête de m'inquiéter des gens que j'ai connus, va finir par ne plus en rester !

P.S. : Vous saviez qu'à ses débuts Maurane faisait dans le jazz ?


 

24 mai 2020

Déconfinement


Début de déconfinement (c'est le mot à la mode) oblige, mon épouse a recommencé ses séances de kinésithérapie, elle a pu montrer fièrement vendredi les images de son dernier scanner de colonne vertébrale à son malaxeur favori.

Conséquemment, moi j'ai recommencé à attendre dans la voiture le coup de fil réclamant son taxi.

J'en ai donc profité pour aller chercher ses médicaments à la pharmacie puisque de toute manière, je stationne aux abords immédiats de celle-ci.

J'ai donc mis le masque ad hoc et je suis entré (enfin, après le coup de sonnette, l'attente et l'ouverture de la porte électrique) voir Marlies.

Pendant deux mois, nous n'avons communiqué que par mail pour obtenir les médications que ma petite-fille passait  chercher et que je payais par virement.

Bien sûr, je ne connais pas toutes les apothicaires de la région bruxelloise, mais je doute qu'il y en ait beaucoup d'aussi mignonnes que celle qui m'est échue.

Je dis apothicaire parce que, comme son prénom l'indique, elle est Flamande et qu'en flamand (et même en néerlandais) "pharmacien", c'est "apotheker". Cette petite brunette pleine de peps est donc une apothekeres.

C'est avec plaisir que j'ai retrouvé cette charmante enfant et quand je dis "enfant", c'est le mot juste : je pourrais être son grand-père ! Son sourire en me voyant m'a laissé supposer que le plaisir était réciproque, rien d'étonnant : la majorité des enfants ont plaisir à retrouver leur grand-père, n'est-ce pas...

Ce qui m'a surpris chez elle, c'est qu'elle s'est rapidement faite à mon genre d'humour. Ma "médecine" par exemple y a mis beaucoup plus de temps.

Et ce qui me charme le plus, c'est son accent flamand quand elle parle : elle me rappelle celui de Greta, une autre mignonne, mais blonde, celle-là.


21 avril 2020

Ne regardez jamais sous le lit !

 

En allant chercher des bières (le frigostock de boissons se trouve dans la chambre d'amis) j'aperçois depuis le couloir dans l'autre chambre (la nôtre donc), une forme sombre sous le lit, un peu derrière le pèse-personne (il se nomme ainsi parce que personne ne s'en sert) dont c'est la place de rangement habituelle.

Je m'approche un peu plus et j'identifie la chose : un mouchoir, de femme, toujours dans les plis de son repassage, de couleur gris-vert.

Comme il est trop éloigné du bord, je ne saurais l'atteindre avec le bras. J'ouvre donc le cagibi où nous rangeons (quel mot barbare !), entre autres, une partie du matériel de nettoyage en compagnie des sabots suédois précédemment évoqués.

Je m'empare du balai de la ramassette (l'équivalent belgo-belge du ramasse-poussière de nos voisins français) à long manche, celle qui vous permet de récolter les balayures au sol sans vous casser le dos.

Armé de cet instrument, je m'agenouille à côté du lit et récupère le mouchoir que je balance d'un geste auguste sur le lit du côté de mon épouse pour que cette dernière le retrouve puisqu'apparemment, elle l'avait malencontreusement égaré.

Il ne restait plus qu'à me relever.

Connaissant l'état de mes genoux et autres hanches, je décide de prendre appui  sur la chaise qui sert habituellement de support à mes vêtements lors de mon strip-tease quotidien.

Quand j'ai poussé sur ma main gauche, cette chaise dont les pieds, pour éviter qu'ils griffent le parquet, ont été sournoisement munis de petits patins de feutre, se met à glisser, déplaçant l'axe de ma poussée si bien qu'elle arrête sa glissade pour entamer un mouvement de rotation autour de l'axe constitué par la ligne joignant les deux points d'appui de ses pieds avant, ce qui amène son dossier à venir heurter ma caboche, m'entaillant subséquemment le lobe de l'oreille gauche, avec saignement, désinfection et toutes ces sortes de choses.

Le  comble, c'est que j'ai même pas pu m'en prendre à mon épouse, c'est moi qui avais collé les feutres !

Je vous le répète : ne regardez jamais sous le lit !

Et arrêtez de m'appeler Tex Avery !


15 janvier 2020

Visite surprise

 
L'autre nuit, on a visité les caves de nos immeubles. Nous ignorons s'il faut parler d'un ou de plusieurs joyeux drille(s)

La porte de  la nôtre, protégée par un gros cadenas passant dans les anneaux même pas soudés de deux pitons, a été facilement ouverte, les visiteurs n'ayant eu qu'à transformer le O d'un des dits pitons en U au moyen d'une pince ou d'un levier, même moi j'aurais pu le faire !

Je me demande ce qu'il(s) cherchai(en)t, car voici ce que j'ai constaté :

  • déplacement du carton contenant mon ordinateur précédent pour voir ce que pouvait bien contenir le niveau inférieur d'une colonne de rangement (en l'occurrence une boîte contenant des outils de plomberie).
  • ouverture d'une boîte de thon à l'huile d'olive sans consommation apparente.
  • ouverture d'une bouteille de nettoyant au vinaigre et usage de quelques feuillets d'essuie-tout (Sopalin pour les Frenchies) rapport sans doute à l'huile d'olive qui avait dû se répandre sur les doigts indélicats.

Et c'est tout ! Sauf si l'une ou l'autre bouteille de vin a été extraite des racks de rangement (mon système avancé de gestion des stocks ne me permet pas de l'affirmer). Si ce devait être le cas, je crains pour le ou les estomacs coupable(s) : la durée de stockage de ces choses ayant tendance à transformer ma cave en vinaigrerie clandestine.

Y a quand même une cave où on a mangé une partie du contenu d'un pot de confiture, une où on a bu du lait et une autre du soda.

Un pauvre type affamé et illettré qui n'aime pas le thon en boîte ?

La police se perd en conjectures (c'est pas moi qui l'ai requise, j'attends toujours leur appel relatif à l'affaire des vélos, une chose à la fois !)

Quant à moi, je constate que j'ai raison : le petit panneau annonçant une surveillance par caméra ornant la porte d'entrée du couloir des caves est quand même moins efficace qu'une vraie caméra !


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