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7 février 2024

Bimbos & Co

 

On pourrait penser que c'est la télé-réalité (maudit soit son nom !) qui a créé les bimbos, mais il n'en est rien : jetez donc un coup d'œil à la Vénus de Willendorf surgie du fin fond de la préhistoire :

willendorf

Mamelles de Holstein, fessier de Blanc Bleu belge primé à la foire de Libramont, cervelle de linotte... il ne lui manque que la bouche de sangsue pour entrer dans la norme (mais sans doute n'y avait-il plus la place sur le caillou calcaire).


 

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8 janvier 2023

René

 
Quand je suis rentré du service militaire en janvier 65, ils m'ont collé dans les labos d'Arthur. C'est là que j'ai rencontré René.

Cinquante-huit ans donc que nous nous connaissions, cinquante-huit ans qu'il nous prédisait sa mort prochaine. Il vient juste de finir par avoir raison.

Nous avons travaillé ensemble. Nous avons joué au foot, au tennis, à la pétanque, au whist ensemble. Nous sommes sortis ensemble. Nous avons pris une grosse vingtaine de fois des vacances ensemble. Nous avons habité ensemble, dans le même immeuble. Nous étions de nos grands événements familiaux réciproques. Nous avons même eu quelques accidents de voiture ensemble (mais chacun dans la nôtre) c'est dire si nous étions proches.

En cinquante-huit ans, nous ne nous sommes pas disputés une seule fois.

Il faut dire que nous étions fait pour nous entendre : nous étions deux ours mal léchés. Côté physique, disons que nous nous complétions : lui un malabar, arrière infranchissable au foot, moi un petit véloce sur l'aile dans le même sport.

En dehors du règlement de détails pratiques, nous ne nous parlions guère : nous n'en avions pas besoin : nous savions. Nous savions qu'une indéfectible amitié nous liait, qu'au moindre couac, l'autre serait là. Et ça s'est toujours vérifié.

Ça va être bizarre la vie sans lui (donc sans "nous").

Mes petites-filles et leur "Voleur de chapeaux"
Mes petites-filles et leur "Voleur de chapeaux"


 

3 juillet 2022

Tout ça, c'est la faute à l'Adrienne !

 
Vous vous souvenez de ce billet de la dite Adrienne à propos des charrettes à chien et autres chiens de charrette ?

À sa lecture, mon épouse s'est précipitée sur le stock de photos "papier" soigneusement dissimulé dans le bas d'un de nos buffets (Le reste du stock dort dans deux grands cartons sur le dessus de la garde-robe de la deuxième chambre de l'appartement) pour en extraire devinez quoi ? Une photo de charrette à chien ! Photo que vous pouvez admirer dans les commentaires du billet en question.

L'ennui, ces que ces boîtes servant normalement à l'archivage de documents, sont en réalité des pièges sournois. Dès que vous en ouvrez une pour y chercher un truc bien précis, vous oubliez bien vite votre objectif pour remuer un passé plus ou moins lointain. Si lointain parfois qu'il dépasse largement le vôtre.

Pour respecter la tradition, mon épouse en a extrait mon ascendance paternelle jusqu'à la quatrième génération.

Pour la photo de mon père ne cherchez pas : le carton en question ne contient que des photos plus anciennes et de toute façon, j'ai déjà donné.

Voici donc celle de mon grand-père (Il y a quelques années, j'ignorais même son prénom, c'est la même Adrienne qui a confirmé qu'il s'appelait Louis en retrouvant le lieu de sa sépulture  dans des archives relatives aux victimes de la guerre 14-18).

Louis002

Si j'avais été plus attentif, je l'aurais su depuis longtemps qu'il se prénommait Louis puisqu'une autre photo de lui, assis sur un tonneau, est en réalité une carte postale envoyée à un cousin et signée de son prénom.

Louis001

Vous pensez bien que pour les deux générations précédentes, je n'ai aucun prénom, je ne suis pas comme l'Adrienne et mon neveu Joe Krapov féru de généalogie : je suis déjà bien encombré assez de ma propre histoire !

Louis003

Louis004

Voilà, vous avez découvert nos points communs ?

Comment, vous ne m'avez pas vu ? Pourtant, là aussi j'ai déjà donné !

Allez, je vous aide : nous sommes une famille de pince-sans-rire aux oreilles bien décollées !


 

28 février 2020

Pas d'orchidées pour Miss Blandish


Vous connaissez le premier roman de James Hadley Chase ?

Vous l'avez lu ? Moi aussi !

Vous vous souvenez du pitch* ? Moi pas ! (ou moi non plus si vous êtes comme moi)

Pourquoi je vous parle d'orchidées ? Parce qu'hier, mon épouse et moi avons passé le cap des cinquante-cinq ans de mariage.

Quoi ?

Ah, vous l'avez déjà vu sur sa page FB !(Cherchez pas, je vous colle la photo)

Source: Externe

Bon, ben, mettons que j'ai rien dit...

Quoi encore ?

Si je lui ai offert des orchidées ?

Et elle les mettrait où ? Nous vivons en appartement et toutes les places ad hoc sont déjà occupées par d'autres !

 

* Oui, je sais, j'aurais pu utiliser argument, scénario, résumé, synopsis, que sais-je encore...
Mais faut vivre avec son temps, quitte à avoir l'air con.


31 mai 2019

Piégé !


L'autre jour, Adrienne nous expliquait avec quelle facilité on se laisse porter à vagabonder sur le net.

Eh bien figurez-vous que ce matin, cela m'est arrivé à moi aussi !

Mon neveu Joe, un fondu de Rimbaud, dans un de ses derniers billets bâti à partir d'une phrase du dit Arthur (dans Les Illuminations), nous offre en illustration une planche d'Hugo Pratt.

Si vous y examinez les dialogues, vous verrez que les officiers britanniques se plaignent du trafic d'armes auquel se livre votre Arthur national (moi, je suis Belge, je ne suis pas concerné).

Dans les commentaires du billet, j'ai donc demandé à mon neveu si c'était par hasard à Rimbaud que Cush devait son fusil.

Bien sûr que vous connaissez Cush : un membre de la tribu des Beni Amer ami de Corto Maltese et véritable héros principal de l'album Les Éthiopiques.

cush

Le problème, c'est que les trafiquants d'armes, c'est pas ça qui manquait dans la région. Henri de Monfreid par exemple (le trafic d'armes apparaît comme un sport typiquement français). Mais lui, n'a pratiqué cette activité lucrative qu'après la première guerre mondiale et l'action des Éthiopiques se situe en 1915.

Ce pourrait donc être Rimbaud.

Mais !!!

Rimbaud revendait à l'empereur Ménélik des armes achetées à Liège et la FN fabriquait à l'époque des Mauser98 sous licence et le fusil de Cush, si je m'en réfère aux illustrations serait plus du style Lee-Enfield que Mauser, ne serait-ce qu'à cause des deux flasques entourant le guidon de mire.

Dautre part, sauf à l'avoir récupéré sur une de ses victimes, Cush ne pouvait pas tenir son arme de la faction de Ménélik : ce dernier était chrétien et Cush est un musulman pur et dur.

Bref, au bout d'une demi journée de recherches, je crains qu'il ne faille trouver autre chose.

Et, chemin faisant, j'ai trouvé une autre question intéressante : pourquoi dans la grande majorité des bandes dessinées l'onomatopée représentant le son d'un fusil qui tire est-elle "PAN !" alors que chez Pratt, c'est "CRACK !" ?


 

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28 novembre 2016

Trop vieux !

Mon moral en a pris un coup la semaine dernière :

  • Nous avons changé de voiture (l'ancienne avait dix ans et 205000 km)
  • Mon épouse a changé d'appareil photo (elle avait égaré le précédent)

Pour la voiture, le choc n'a pas été trop rude, je m'étais entraîné en empruntant celle de ma fille pour les vacances : un machin hybride rempli de gadgets. N'empêche, bien que nous ayons pris le modèle le plus simple pourvu d'une climatisation à réglage manuel, le nombre de trucs qui ne servent à rien est déjà conséquent : arrêt et redémarrage automatique du moteur (ça économise l'essence, mais bonjour la batterie !), cruise controll, limitateur de vitesse, mode économique, indicateur du moment où changer de vitesse, etc...

Le plus marrant, c'est le mode d'emploi (oui, parfaitement, je lis les modes d'emploi !) chaque fois qu'il a fini de décrire un des indispensables affichages supposés aider à la conduite, il conseille... de ne pas trop les regarder pour ne pas être distrait, sécurité oblige !

Mais le pire, c'est l'appareil photo : ce machin de 240 grammes et d'environ 11 x 6 x 4 cm (le plus simple équipé d'un viseur en plus de l'écran que nous ayons trouvé) m'a scié. Il fait à peu près tout, même de bêtes photos : en analysant l'image de visée, il peut choisir tout seul le mode à utiliser (macro, portrait avec ou sans contre-jour, paysage, scène de nuit...), il filme avec enregistrement du son en stéréo, il prend des images 3D et panoramiques, il communique par Wi-Fi avec smartphones, tablettes PC, TV, imprimantes, réseaux (évitez quand même de le connecter à fesse de bouc, parce qu'alors, il efface de la mémoire toutes les photos montrant un sein), il enregistre le lieu de prise de vue et se met à l'heure locale grâce au GPS, il traite les photos etc, etc. La seule chose qu'il ne fait pas encore, mais je ne doute pas que ça vienne, c'est se visser sur le trépied quand c'est nécessaire.

Et j'imaginais le matériel qu'il aurait fallu réunir quand j'ai commencé à faire de la photo pour arriver aux mêmes performances : il y aurait eu de quoi remplir un camion (vous savez, vous, faire le point sans GPS ?).

photo

 

Non, je vous le répète : je suis trop vieux !


23 mai 2016

Éclaircie dans le ciel problématique

J'ai tout vérifié !

... et j'ai tout compris.

Bien que n'ayant pas retrouvé le chrono de luxe, j'ai commencé par l'hypothèse émise par Adrienne. Pour ce faire j'ai fait confiance à l'Oméga en or reçue de mon employeur en remerciement de mes quarante ans de bons et loyaux services consacrés au déridement de mes collègues et néanmoins amis.

Y a pas photo (forcément, je ne pouvais pas à la fois chronométrer et photographier) : les 2 minutes 10 secondes sont exactes et reproductibles.

C'est en procédant au marquage d'un repère sur le bord du plateau tournant en vue de faire des statistiques de positions de départ et d'arrivée que je me suis aperçu que ce plateau tournait librement sur lui-même d'un certain angle avant que le moteur d'entraînement ne le bloque dans un sens ou dans l'autre. En grand découpeur de tartes diverses,  j'ai estimé cet angle de rotation libre à environ 70 degrés parce qu'il me semblait un peu supérieur à celui qui permet d'obtenir six morceaux de tarte égaux.

Pour en avoir le cœur net, j'ai mesuré le diamètre du plateau et la longueur de la corde correspondant à la liberté de rotation, respectivement 364 et 210 mm. Le rapport de la corde au diamètre (qui est pareil à celui de la demi-corde au rayon) est donc le sinus du demi-angle au centre sous-tendant l'arc de rotation. Ce sinus correspond à un angle très voisin de 35 degrés, bonne nouvelle : j'ai encore le compas dans l'œil !

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Bref, avec l'inertie, il est probable que le plateau puisse continuer à tourner plus ou moins longtemps après l'arrêt du moteur avant qu'il soit bloqué par le mécanisme à l'arrêt. Chute de l'angoisse métaphysique qui m'étreignait depuis un moment.

Voilà, tout s'explique, me direz-vous.

Attendez...

Pendant ces quelques mesures, chaque fois que j'avais dû observer le plateau pendant sa rotation, il avait toujours tourné dans le sens des aiguilles d'une montre. Ce matin, pris d'un doute (cinq ou six sens de rotation similaires obtenus consécutivement sont-ils statistiquement significatifs ?), j'ai décidé de multiplier les démarrages. Et au premier coup, il est parti dans l'autre sens ! Dès lors, comme deux minutes dix secondes ne correspondent pas à un nombre entier de tours de plateau (il rote à quatre tours par minute), la prédiction de la position finale est impossible, je l'ai dans le baba !

Je suis consterné ! Avec ces deux effets conjugués, faudra que je continue à me brûler les doigts six fois sur dix pour récupérer ma tasse.


18 mai 2016

Les rêveries du promeneur (de chien) solitaire - Dilemme

 

Tandis que le chien se précipite à la recherche du bout de branche morte que je lui ai lancé, mon regard est accroché par un carré blanc dans l'herbe.

En y regardant de plus près, il s'agit d'un bout rectangulaire de papier fort plié en deux, on y distingue un peu de texte imprimé et en filigrane discret, le sigle des chemins de fer de mon pays.

Je me penche et le ramasse : il semble qu'on ait voulu le déchirer en deux mais les moitiés sont encore unies par quelques fibres du papier, un peu à l'image de mon pays qui ne tient plus ensemble que par la force de l'habitude, ou de l'inertie, c'est comme il vous plaira. Je l'ouvre délicatement : c'est un billet Vilvorde - Malines. La dernière fois que j'ai vu un billet de train, c'était encore un petit carton de couleur rose. Enfin, je mens... ça, c'était l'antépénultième fois. La dernière fois, nous avions des billets combinés train/entrée au Zoo d'Anvers et l'avant-dernière, des billets combinés train/bateau/entrée du zoo de Planckendael. Dans les deux cas achetés via internet et imprimés sur des feuilles A4.

Où est le dilemme dans tout cela ? Me demanderez-vous...

Eh bien là, précisément, entre mes doigts !

Ce bout de papier à côté duquel je serais passé, comme à côté de tous les déchets qui parsèment la prairie (pelouse serait un brin surcoté), maintenant que je l'ai ramassé, puis-je vraiment le laisser retomber, comme si de rien n'était, du geste négligent du pollueur, ou dois-je l'emporter, au moins jusqu'à la prochaine poubelle ?

Bon, j'ai pas dû trop réfléchir...

Mais que deviendra-t-il quand ma femme soulèvera le couvercle du scanner ?

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23 janvier 2016

Qui se souvient d'Emmanuelle ?

Voilà-t-y pas que l'autre jour, en fouillant les dossiers photos de l'ordi à la recherche de Dieu sait quel cliché supposé illustrer un quelconque billet, je tombe sur le scan d'une photo de mon épouse entourée de nos enfants. Elle date de l'époque des noces d'or de mes parents.

C'est le siège sur lequel est assise ma femme qui me fait poser la question-titre.

Malgré tout le bruit qu'il avait suscité dans les années septante je n'ai pas vu ce film. Faut dire que je ne suis pas un grand fan de cinéma et encore moins de cinéma "érotique".

Mes seuls souvenirs concernent le fauteuil de son affiche parce qu'une de mes belles-sœurs avait eu l'idée saugrenue, quelques années plus tard, d'en offrir un dans le même style à ma mère.

Je ne sais pas ce que cette personne pudique, pour ne pas dire prude, en a pensé (pour peu qu'elle ait connu l'existence du film), mais mon épouse et moi, ça nous avait bien fait rire.

J'ai recadré la photo pour que vous goûtiez mieux la comparaison. Que gagneriez-vous à apprendre que ma fille était dotée à l'époque d'une chevelure rousse flamboyante ?

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17 mars 2015

Stupeur et tremblements (comme s'écrieraient en chœur mes deux compatriotes Adrienne et Amélie)

Donc, comme vous l'avez appris avec stupeur lors de l'épisode précédent, mon épouse et moi-même avons passé trois jours dans un petit hôtel au pied du Cap Blanc-Nez : chambre confortable fraîchement réaménagée, personnel d'une extrême gentillesse, petits-déjeuners copieux mais un brin chérots, WiFi gratuite mais extrêmement poussive.

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Nous avions décidé d'arriver par le Cap Gris-Nez, puis de remonter la côte pour rejoindre Escalles. La journée était belle et la mer calme, on distinguait parfaitement la côte anglaise et ses falaises et on devinait même les installations portuaires de Douvres. Mon veston de velours léger suffisait à me garantir une température acceptable.

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Le lendemain par contre, lorsque ma moitié décida de se rendre au sommet du Blanc-Nez, il faisait un brin frisquet et il y régnait un vent de tous les diables. La chienne aux oreilles naturellement pendantes les avait bien (re)dressées. Pour affronter les éléments, nous avions dû revêtir nos parkas et en relever les capuchons pour éviter l'envol des couvre-chefs (et le gel des oreilles).

"J'ai l'impression de porter une burqa !" me dit mon épouse et elle ajouta, me tendant son appareil : "Tiens, prends une photo !".

Je me saisis de la chose, cadrai soigneusement le sujet et poussai sur le bitoniau déclencheur.

Devant mes yeux ahuris, un message apparut :

Mémoire insuffisante

"Mordious !" m'écriai-je, espérant récupérer un peu de chaleur occitane en usant d'un mot de là-bas, "Même ce machin est atteint d'Alzheimer!"

En fait, mon épouse avait laissé la carte mémoire de l'engin dans le slot ad hoc de son ordinateur et avait saturé la mémoire interne du Nikon avec ses photos de la veille, c'est con !

Bah, du Cap Blanc-Nez, on descend vers Sangatte, on traverse le patelin, et deux ronds-points plus loin, on tombe sur une route qui mène directement à l'Auchan de Calais...

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11 mars 2015

Bon, autant vous le dire...

Samedi, nous sommes allés, comme chaque année, saluer ma dernière tante encore en vie. Comme chaque fois, nous nous sommes "fait" en sa compagnie un restaurant dans la bonne ville de Liège, son fils et surtout sa bru ont le chic pour en dégoter de très acceptables.

C'est sur le chemin du retour (au plus profond de la nuit donc) que mon épouse a exprimé un jugement en forme de généralisation (abusive ?) : "Finalement, on mange mieux en Belgique qu'en France".

Cela provenait sans doute de la comparaison du resto que nous venions de quitter avec celui que nous avions fréquenté assidûment le week-end précédent sur la Côte-d'Opale. Faut dire que nos expériences à Audresselles, Escalles ou Gravelines (ouais, y en a qui soutiennent que là ce serait plutôt la région des dunes de Flandres que la Côte-d'Opale, mais le jour où les Français s'entendront sur la définition de leurs régions et autres contrées, hein !) sont marquées du sceau de l'étonnement : comment des restaurateurs de patelins côtiers peuvent-ils se livrer à la surcuisson systématique des produits de la mer ?

Mon épouse a également profité de l'occasion pour souligner discrètement que je n'avais pas consacré une page du présent blog à l'événement qui avait motivé ce petit séjour sur le site des Deux Caps, à savoir que ce 27 février se trouvait être le cinquantième anniversaire de notre mariage.

Je lui ai fait remarquer que du moment que nous nous en souvenions encore, ce n'était déjà pas si mal et qu'il valait mieux éviter d'ébruiter la chose auprès de trop de monde sous peine de se retrouver la cible de braillards de chansons idiotes au beau milieu des restos.

Mais j'ai bien senti qu'elle n'était qu'à moitié satisfaite de ma réponse, ma moitié.

Je vous colle donc une copie de la photo que j'avais scannée pour son compte FB où elle n'avait pas manqué, elle, de signaler la chose.

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Quoi ? Ben oui, j'ai eu des cheveux. Ça vous la coupe, hein ?


13 janvier 2015

Coïncidence

Hier, tandis que mon épouse s'occupait des travaux scolaires de Louise,  j'achevais chez ma fille la lecture d'un des bouquins reçus à l'occasion de la fin (ou du début) de l'année.

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Le titre en est plaisant. Est-ce pour cela que mon fils l'a choisi ? Je n'en sais rien.

Comme c'est un bouquin offert, je l'ai lu sans me préoccuper de sa quatrième de couverture que je n'ai consultée qu'une fois le bouquin refermé. Et c'est au milieu de cette page que j'ai découvert l'avis du chroniqueur littéraire d'un journal très connu, enfin, surtout maintenant !

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Contrairement à moi et à la grande majorité de ceux qui hier proclamaient "Je suis Charlie", mon fils est un lecteur assidu de ce journal. Il est donc fort peiné par la disparition des membres de sa rédaction (il a envoyé un message à ses amis où il dit sa douleur et où accessoirement, il me remercie de lui avoir fait connaître Cabu au temps de son adolescence).

Alors, peut-être n'est-ce pas pour la couverture qu'au bout du compte il avait choisi le bouquin. Bouquin qui traite, coïncidence oblige, des agissements des islamistes dans l'Algérie des années nonante.


23 juin 2014

C'est la saison

Comment  "Quelle saison ?"

Pas l'été bien sûr, non, la saison des résultats scolaires et des bals de promotion.

L'aînée des mes petites-filles a terminé ses études secondaires. Je passerai sur ma perplexité face à sa modeste connaissance de cette deuxième langue qu'elle étudie depuis huit ans, mon propos ce soir n'est pas de m'inquiéter des performances de l'enseignement ni de ses méthodes d'évaluation.

Elle a donc assisté hier à son premier bal : celui des Rhétos de son établissement.

Je n'y étais bien sûr pas, je n'ai vu que quelques photos postées sur sa page FB et c'est là que m'a chatouillé et même grattouillé, une petite question.

Le brave gaillard qui pensait accompagner au bal ce garçon manqué qu'est ma petite-fille, elle qui plonge en tyrolienne du sommet de l'atomium (102 m), évolue sur des trapèzes et des rubans, qu'il n'a vue que dans son uniforme un brin guindé de collégienne ou en tenue sportive tandis qu'elle le battait ainsi que la plupart de ses congénères à la course ou au badminton, ou même corsetée dans sa tenue d'équitation ou encore déguisée en combattante de Manga, ce gaillard dis-je a dû être un brin surpris en la voyant débarquer :

 

Emi

Moi-même je n'en suis pas tout à fait remis.


16 mai 2014

Happy New Year !

Comme au bout d'une semaine de séjour je n'ai encore pondu aucun billet alors que je m'étais promis de le faire quotidiennement, je pensais tout naturellement à ces résolutions que nous prenons tous en début d'année et qui ne sont qu'exceptionnellement suivies d'effet et j'ai opté pour un titre de circonstance.

Mais que diable aurais-je bien pu vous raconter de ma vie de villégiateur côtier de la mer du Nord qui ait eu la moindre chance d'allumer dans votre regard une minuscule étincelle d'intérêt ?

  • Le nom grandiloquent "Proud of Kent" d'un ferry aux aménagements largement déglingués et dont la machinerie asthmatique semble devoir s'arrêter incessamment avant de repartir courageusement, après un hoquet qui en secoue la carcasse, à l'assaut de la houle et des vagues d'une mer agitée ?

    P&O

  • La surprise amusée des convives de la table voisine de me voir glisser une pièce d'une Livre Sterling sous un des pieds de la nôtre pour compenser une inégalité du sol qui la rendait bancale ? La recommandation que me fit en me tapotant doucement l'épaule la dame au nez pointu de ne pas oublier ma pièce en quittant l'établissement (The Butley Oysterage à Orford) et la constatation, une fois de retour à Aldeburgh, que je l'y avais malgré tout laissée, comme d'ailleurs déjà à trois autres reprises auparavant ? (Faudra que je pense à me munir d'un bout de carton la prochaine fois)
  • L'explication sur un mug dans une vitrine d'Halesworth que "right" en Suffolk se dit "roight" et, par la même occasion,  celle de mes démêlés linguistiques avec la population du coin, celle aussi de la question du boucher local lors de mon troisième séjour ici (dans les années 70) : "Vous venez d'Oxford ?" ?
  • Ma quête toujours inachevée en trois ans d'une peinture sur bois aussi naïve que médiévale aperçue autrefois et représentant le jugement dernier (mais cette fois, je suis certain qu'elle se trouve à Wenhaston dans l'église Saint Pierre, j'irai vérifier lundi) ?

Et un tas d'autres choses insignifiantes, telles la fiabilité des prévisions météorologiques, le prix exorbitant des carburants, le culot des agents de change qui se vantent de ne pas prélever de commission mais vous vendent la Livre à plus d'1.4 € et vous l'achètent à 1.15...

Bref, les vacances, ces choses réputées par certain(e)s indispensables, mais si insignifiantes qu'on s'en passerait volontiers !


20 mai 2013

Qu'est-ce qui ne tourne pas rond ?

Vous vous rappelez du défi du samedi numéro 195 ? Ce n'est pas si vieux pourtant...

Sur la levée côtière séparant Aldeburgh de Thorpeness se dresse, face à la mer, un étrange monument. L'inscription qui y figure aurait bien convenu, elle aussi, pour illustrer ce défi. D'autant que sur des kilomètres, la côte n'est qu'une montagne de galets.

Scallop

C'est en foulant chaque jour cet amoncellement, le chien exigeant d'aller y courir quotidiennement, que la question m'est venue à l'esprit : pourquoi les galets ne sont-ils pas sphériques ?

Roulés en permanence par les flots, s'usant au contact les uns des autres et du sable, le bon sens nous souffle qu'ils devraient l'être et pourtant ! J'en ai scruté des milliers et des milliers, tâchant de repérer parmi eux une bille ne fut-ce que grossière...

Peine perdue ! Le plus approchant que j'aie trouvé est le gris, au milieu de la photo, bien loin de la sphère parfaite et cependant largement différent de ses innombrables congénères.

Galets

Il y a donc là matière à réflexion et peut-être même à modélisation mathématique. Des volontaires ??


1 mai 2013

America, America !

Je vous colle ci-dessous un extrait d'un communiqué de l'agence de presse Belga :

Une commission gouvernementale américaine a critiqué mercredi plusieurs pays d'Europe de l'Ouest pour leur "laïcité très agressive". Dans un rapport, elle épingle notamment l'interdiction du voile intégral dans les espaces publics belge et français.
Pour la première fois, la commission américaine sur les libertés religieuses internationales, dont les membres sont nommés par le président américain et le Congrès, a consacré un chapitre de son épais rapport annuel, publié mercredi, à l'Europe occidentale. Le rapport cite les restrictions croissantes, votées ces dernières années en Europe, concernant les signes religieux, l'abattage rituel des animaux, la circoncision en Allemagne et la construction de mosquées et minarets en Suisse. Les restrictions "créent une atmosphère d'intimidation contre certaines formes d'activité religieuse en Europe occidentale", expliquent les auteurs. "Ces restrictions limitent aussi gravement l'intégration sociale et les opportunités en termes d'éducation et d'emploi pour les individus affectés".

Ces grands donneurs de leçon n'ont quand même pas poussé la démonstration jusqu'à citer comme exemple d'intégration parfaitement réussie celle des Tchétchènes dans leur propre pays...

 

uncle_sam


2 janvier 2013

Je vous le livre en vrac

Comme vous vous en serez sans doute aperçu grâce aux nuées de vœux qui volent bas en cette saison (pour se dégager d'une couverture nuageuse omniprésente), c'est ou, plus justement, c'était le Nouvel-An.

Je vous présente donc à toutes et tous mes souhaits de bonheur, santé et prospérité pour l'année que nous avons entamée depuis hier avec enthousiasme et mal aux cheveux et que nous ne manquerons bien sûr pas de trouver pourrie dès demain (sic transit et cætera, comme disait l'autre).

Voilà une bonne chose de faite.

C'est aussi l'époque des cadeaux (Ouais !!!!).

Comme on me sait (ou me croit encore) grand lecteur, on m'offre souvent l'un ou l'autre livre. Comme je suis (ou fus) grand lecteur, il arrive aussi parfois que parmi ces cadeaux ciblés se trouve un ouvrage que non seulement je possède déjà mais que de surcroît j'ai déjà lu.

Cette année semble avoir été particulièrement propice à ce genre de coïncidence puisqu'elle s'est produite à trois reprises pour six bouquins reçus. Remarquez qu'il y en a quand même un que j'avais lu depuis tellement longtemps que je puis franchement le relire, je ne parviens pas à me rappeler de quoi il y était question...

Parmi les six il s'en trouve également un, inédit celui-là, dont la réception me plonge dans la perplexité. Une charmante voisine, largement ma cadette, grande amie de mon épouse, m'a offert ceci, accompagné d'un large sourire, le soir du réveillon :

Grey

Vous en pensez quoi, vous ?


30 octobre 2012

JdJ 28

Oui, je sais, si je veux que vous vous rappeliez les règles du jeu d'une édition à l'autre, il faudrait que je resserre les occurrences.

C'est précisément pour ça que je vous mets un lien vers ce règlement.

Ce bouquin-ci, je n'aurais voulu le rater pour rien au monde et ce disant, je vous aide donc beaucoup dans votre recherche de la solution.

Allez, bonne chance, c'est facile...

Si vous êtes un peu perdus, ne vous affolez surtout pas, procédez comme on s'est échiné à vous l'apprendre dans votre cours d'algèbre : "Soit x l'inconnue", etc, etc...

jdj001

Vous aurez remarqué que pour faire bonne mesure, je vous ai même accordé une phrase surnuméraire (c'est pas que je veuille me montrer bon avec vous, c'est que c'était trop chiant de l'enlever).

Edit du 31 octobre


Caro a découvert le pot aux roses (voir dans les commentaires).

Je vous montre donc la couverture de l'ouvrage :

jdj002


10 juillet 2012

La Terre pourrait ne pas atteindre le XXIIe siècle

C'est sous ce titre accrocheur que la RTBF publie sur son site un billet faisant référence à un article paru dans la célèbre revue scientifique "Nature".

Si vous creusez un peu sous cet emballage, vous vous apercevrez qu'il n'est pas du tout question de la disparition de notre planète (n'en déplaise au calendrier maya) mais du risque d'une modification drastique de sa biosphère, comme le mentionne, très clairement lui, le titre de l'article référencé :

Approaching a state shift in Earth’s biosphere

Ils m'énervent avec leurs titres prétendûment chocs autant qu'approximatifs, pour ne pas dire trompeurs.

Remarquez que pour notre race, le résultat serait le même dans les deux hypothèses : bye bye !

Mais bon, je ne parle que d'honnêteté intellectuelle dans le travail journalistique, pas de notre avenir à nous, poussières d'étoiles peut-être, mais microbes insignifiants quand même ("Much ado about nothing", comme eût dit le grand Will...).

terre


6 juin 2012

Révélation

Mais non,  rassurez-vous, l'archange Gabriel n'est pas venu me susurrer à l'oreille une quatrième version du Livre. La révélation en question, bien plus terre à terre m'est venue de mon épouse.

Depuis que nous avons réservé à une petite dame de l'Agence Locale pour l'Emploi le travail de repassage, cela faisait des années que je n'avais plus repassé ne fût-ce qu'un mouchoir.

Repasser, ce n'est pas chinois, même si dans tous les albums de Lucky Luke ce sont précisément des Chinois qui tiennent les blanchisseries.

Dans l'urgence du retour de vacances et suite à un rhume contracté par mon épouse et moi-même par 37 degrés à l'ombre, je me suis mis à repasser lundi soir les innombrables mouchoirs sortis de la lessiveuse.

Comme je l'ai dit, ce n'est pas chinois et pourtant...

Lorsque vous avez (plus ou moins précisément) rendu sa forme initiale à votre mouchoir étalé devant vous face contre la table de repassage, vous le pliez en deux.

Jusque là, rien de bien terrible, il n'y a pas de décision particulière à prendre.

Pour l'étape suivante, c'est autre chose!

Appelons c la longueur du côté du mouchoir. Vous avez devant vous un rectangle ayant pour longueur c  et pour largeur c/2.

Vous pouvez, en le repliant parallèlement au premier pli, le transformer en un rectangle de longueur c et de largeur c/4.  Mais vous pouvez aussi, en le pliant perpendiculairement au pli initial, obtenir un carré ayant pour côté c/2.

Vous me suivez ?

C'est cette dernière méthode que j'ai toujours utilisée durant les années où l'ALE n'existait pas. C'est aussi au moment où j'utilisais lundi cette façon de faire que mon épouse est entrée dans la chambre et s'est écriée : "Mais tu plies les mouchoirs en carré !"

Et de m'expliquer que ce comportement s'oppose gravement à l'orthodoxie repassière qui veut que l'on plie d'abord deux fois dans le même sens avant d'exécuter ensuite deux pliages successifs dans le sens perpendiculaire. Mon épouse est régente ménagère de formation et l'orthodoxie repassière, ça la connaît !

Comme je lui faisais remarquer que le résultat final est quand même un tas de tissu carré ayant pour côté le quart du côté du mouchoir, elle me rit au nez en m'expliquant qu'en procédant de la manière traditionnelle, lorsque l'on saisit délicatement le mouchoir par un de ses coins il se déplie complètement sous l'effet de son propre poids tandis que celui plié selon ma méthode débile ne se dépliera qu'en le secouant sauvagement, ce qui nuit grandement à l'élégance du geste.

Sidéré, je fus !

Mais comment alors ne s'est-elle aperçue de rien durant ces années où ma pratique hérétique ne lui a pas permis de déployer avec toute la grâce requise ses petits carrés de batiste ?

Mouchoirs


8 mai 2012

Cantorbéry

... ou en anglais Canterbury. Cantorbéry, c'est du picard (dans le passé, la région du Pas-de-Calais faisait partie de la Picardie).

Sur le chemin du retour, nous avons visité, très partiellement pour la partie pédestre, mais plus complètement en voiture en cherchant un parking, la très ancienne capitale du royaume de Kent.

Nous en avons eu l'occasion grâce à une étrange attitude de notre fils : il fait une fixation sur la M25.

À l'aller comme au retour, il tenait absolument à franchir ce bout d'autoroute contournant le grand Londres avant de penser ne fût-ce qu'à faire pipi.

Une réminiscence sans doute de l'époque où, censé suivre des études de gestion et animation touristique, il parcourait régulièrement au volant d'un breack Mercedes pourri les routes unies du Royaume-uni à la recherche de matériel susceptible d'alimenter les carteries belges.

Faut dire qu'en semaine, le franchissement de la Tamise par le tunnel ou le pont de Dartford ne doit pas être une partie de plaisir. Mais comme nous avons dans les deux cas voyagé le samedi, nous avons eu du temps libre une fois l'obstacle franchi. Voilà pourquoi nous avons décidé de nous arrêter à Canterbury avant d'embarquer pour la traversée du retour.

Eh bien, pour un lieu de pélerinage, c'est un lieu de pélerinage ! Y a un de ces mondes ! Je pense que tous les autocaristes sont atteints du même syndrôme que mon fils et se retrouvent à Canterbury quelques heures avant celle de leur embarquement à Douvres.

Je n'ai pas retrouvé, méthode de classement oblige, les photos que j'avais prises, il y a quarante ans, de la cathédrale construite en pierre de Caen ni du tombeau du Prince Noir (Edouard Plantagenet) à l'intérieur de celle-ci. D'ailleurs, c'eût été sans utilité puisque je n'en ai pas prises cette année non plus, le prix élevé de la visite ne se justifiant pas en regard du peu de temps qui nous restait à y consacrer. Inutile de spécifier, j'imagine, qu'à mon dernier passage, il n'y avait pas de droit d'entrée. Pareil pour les châteaux d'Orford et de Framlingham...

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24 mars 2012

Les blancs d'abord

Raciste, moi ? Qu'allez-vous penser là ! Je ne me souviens même plus de l'année de ma dernière affiliation au KKK.

Non, ce matin, mon épouse et moi sommes allés au Jardin Botanique National de Meise. Nous n'y allons presque plus : les chiens y sont interdits.

Mais c'est à peu près maintenant que commence la saison de floraison des magnolias. Il faut donc surveiller la chose. Les blancs commencent à fleurir, d'où mon titre.

Je crois que dans une semaine, ce sera le bon moment pour y retourner voir.

Mais  même aujourd'hui, ce n'était déjà pas si mal :

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19 juillet 2011

Lost paradise

Notre amie 32Octobre est allée repêcher, pour sa dernière intervention sur le Défi du samedi, la célèbre peinture de Edward Hopper que voici :

 

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Clean, aseptisé, froid, insipide, le bar donne une assez bonne idée de celle que je me fais du paradis. Et ce n'est pas celle qu'en donne John Malkovich dans son spot publicitaire en clergyman sobre se droguant au Nespresso pour tenter de résister à l'éternel ennui qui va améliorer les choses.

Comme disait l'autre : c'est long, l'éternité, surtout vers la fin...

Finalement, je suis assez satisfait qu'au terme d'une existence en grande part paradisiaque, l'enfer me soit promis. Au moins, là, on ne s'emmerdera pas !


8 février 2012

L'aventure c'est l'aventure !

 

En voiture, j'écoute la radio.

Sur mon ancien blog, cette écoute était souvent la source de "billets d'humeur".

Hier Jean-Pierre Hautier interviewait François Ceresa à propos de son livre "Le Roman des Aventuriers".

Émaillant leurs propos d'épisodes incroyables de la vie de quelques aventuriers dont l'étonnant Errol Flynn (vous saviez, vous qu'il était australien ?), ils en venaient à la question suivante :

"Et aujourd'hui, y a-t-il encore des aventuriers ?"

Et c'est là que ça m'est venu :

Comment un monde qui érige en philosophie d'existence le sacro-saint "principe de précaution" pourrait-il encore produire le moindre aventurier ?

Hein ?

Dites-moi...

 

Errol Flynn


 

24 octobre 2011

Je n'aurai jamais soixante-dix ans

... puisqu'ici, on dit septante ;o)

Bon, c'est fait !

Hier, à cette occasion nous avions réuni nos enfants, petits-enfants et assimilés, pour un petit repas préparé vite fait par mon épouse. Comme je n'ai pas encore lu officiellement le message que m'adressera Lorraine samedi prochain, je n'ai pas de remords à vous détailler la chose.

Avec le champagne "Œil de perdrix" de chez la Veuve Devaux, nous nous sommes contentés de quelques petites mises en bouche : soupe de potimarron, saumon cru mariné à la vodka, flans de bar et cresson avec mousse au wasabi, canapés de crevettes sauce aigre-douce, crème brûlée au foie gras.

Une seule entrée, faut rester simples, un mix de ris de veau et de Saint-Jacques, galettes de parmesan et beurre blanc accompagné d'un pinot gris d'Alsace.

Comme plat, un filet de biche avec une sauce à base de vin rouge, vinaigre balsamique et chocolat (j'en ai vu qui raclaient le fond de la saucière à la petite cuillère, c'est très vilain !) et en accompagnement, outre la poêlée de girolles, un plat de carottes, navets et topinambours tournés. Mon fils avait amené un magnum de côtes catalanes Serre Romani "Schistes", un truc léger qui titre quinze degrés... mais finalement, nous avons préféré boire un étonnant Cabernet-Sauvignon issu de l'agriculture biologique chilienne plaisamment dénommé "Las Mulas".

Pour faire passer les fromages, j'ai déterré ma dernière bouteille de gewurztraminer "Mon ruisseau de Zanzibar", comme j'ai l'honneur de vous le dire, cuvée 2005.

C'est là qu'Agata, ma bru toujours finement pétillante, s'est exclamée : "Si Dieu existe, Il s'appelle Albert !" L'éleveur de cette merveille s'appelle en effet Albert Seltz, viticulteur à Mittelbergheim. Que ce brave homme trouve ici l'expression de notre reconnaissance émue !

Après cela, il n'a plus été question que de ces gâteaux au chocolat dont les Belges ont le secret et (pour les amateurs uniquement) d'un petit Porto classique et jeunet, le dix ans d'âge de chez Ramos Pinto.

Nous avons fait ça à l'aise, bien sûr. Les choses, entamées vers treize heures trente (mon beau-fils, fidèle à sa distraction coutumière, ayant dû aller vérifier qu'il n'avait pas abandonné son Cannon EOS ultra sophistiqué sur le seuil de son domicile), se sont terminées vers dix-neuf heures, après remise de mon cadeau.

Un cadeau plutôt original : les neufs personnes présentes s'embarqueront à Pâques prochain pour une semaine dans un cottage au nord d'Aldeburgh, dans le Suffolk. Fish and chips en vue, ça nous changera !

(Je me demande à combien les pêcheurs locaux négocient aujourd'hui le homard sur la grève d'Aldeburgh, il me souvient que dans les années quatre-vingt, il était très abordable. Je crains fort que cela ait changé...)

Aldeburgh


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