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Entre nous
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7 juin 2024

Billig ou Krampouz ?

  

à (merveille du Chromebook, les majuscules accentuées sont inaccessibles, même avec les combinaisons de touches renseignées pour le clavier azerty français, le mien est belge et je n'ai rien trouvé pour ce cas de figure) l'extrémité nord-nord-est de la place où se trouve notre logement provisoire, à quelques dizaines de pas de celui-ci, un petit escalier donne accès à la rampe d'entrée de la partie médiévale de la ville de Saint-Valery. On pénètre sous la voûte du châtelet de défense, passe devant la porte du cachot de Jeanne d'Arc (lequel aujourd'hui sert de local d'exposition à quelques artistes du cru) et immédiatement sur la gauche à la sortie de l'édifice de défense, une maison ancienne abrite un crêperie : Les Remparts.


Cela (j'ai pas mis "ça" pour les raisons explicitées ci-dessus) fait au moins dix ans que plusieurs fois par séjour nous passons devant cet établissement en nous disant qu'un jour nous irons voir à quoi peut bien ressembler l'intérieur d'une crêperie bretonne en Picardie. Et cette fois, enfin, quelques minutes après midi, nous avons franchi le pas (de la porte).

Une dame toute de noir vêtue, jeune, plutôt mince, les cheveux noir de jais coiffés en arrière mi-tresse mi-chignon, nous accueille en ouvrant un gros registre, sans doute pour vérifier si nous avons réservé, sage précaution vu que dans la salle il y a quand même deux dames assises face-à-face à une table.  L'espace d'une seconde, je regrette de me moquer ainsi : avec le nombre de cars qui chaque jour de la semaine vomissent leurs flots de retraités (ou de gosses en voyage scolaire), j'ai peut-être tort. Mes regrets seront inutiles, nous resterons quatre pendant tout le repas. Vers une heure, cependant, un groupe de cinq personnes a tenté une entrée, mais ils ont été victorieusement repoussés, remparts n'est pas un vain mot ici ! Et les horaires aussi étroits que l'entrée du vénérable patelin.


Nous étions entrés là pour bénéficier de  l'offre de midi : une galette complète, une crêpe sucrée et une bolée de cidre pour 17,5 Euros et nous nous en sommes sortis pour une bonne septantaine (la dernière fois que j'avais mangé une galette à l'andouille de Guéméné et au beurre moutardé, c'était à Saint-Pol de Léon, il y a au moins vingt ans) et c'est la première fois que je mangeais une crêpe beurre-caramel, sauce chocolat et brisures de spéculoos. Mais laissons cela.


Mon épouse qui tournait le dos aux cuisines pensait que j'en apercevais l'intérieur et m'a demandé si les crêpes étaient cuites à la poêle ou au krampouz. Comme le meuble de la caisse (avec son plexi anti-covid) m'en barrait la vue, il m'a bien fallu transmettre sa question à la patronne-serveuse, laquelle, elle, m'a parlé de billig. Alors, Krampouz ou Billig ?

Vous en faites pas, j'ai tout compris (après consultation du docteur Web) et vous transmets volontiers mon savoir tout frais.

En fait, krampouz, c'est crêpe en breton. Un joyeux industriel a choisi d'adopter ce nom pour sa firme, laquelle produit ce réchaud électrique modèle Billig. Nous parlions bien du même instrument la môme et moi. Il s'agissait donc bien d'une crêpière-réchaud et pas d'une poêle. J'en étais certain : ma fille en possède une et Emilie, notre petite-fille, est championne du tour de main pour étendre la pâte sur la chose au moyen de la petite raclette en bois (normal : elle l'emmène parfois pour faire des crêpes dans la maison de retraite où elle est... kiné !)

 


 

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12 février 2025

Patronyme

 

Tout au long de mon existence, lorsqu'on me demandait de décliner mon identité et que je sortais mon nom de famille flamand (mon père était né dans la région d'Anvers), la question suivante était : "Vous m'épelez ?".
 

(À ce propos, je pourrais vous narrer un sketch que j'ai vu un jour à la télé où un certain Zwistoslawsky se faisait embaucher et qui répondait à la même question en déposant un baiser sur le front de l'agent recruteur "Vous mè plait beaucoup également !". Mais j'ai pas le temps...)
 

Actuellement, depuis qu'une jeune femme dont je partage le patronyme a remporté cinq années consécutives le soulier d'or féminin dans mon pays, la question est devenue : "Comme Tessa ?"

 


 

 

2 juin 2024

Changement de ver

 
Ces derniers jours, c'étaient les "Roses de Picardie" qui servaient de bruit de fond dans ma petite tête, aujourd'hui, c'est "J'irai revoir ma Normandie" qui a pris le relais : nous avons fait un saut jusqu'au Tréport.

Avant ça, il y a eu la dernière soirée de la finale du concours reine Elisabeth de violon, mon épouse est fan et en regarde la diffusion sur son ordi via l'application Auvio de la RTBF.

Comme elle a attendu la proclamation des résultats, je l'ai entendue depuis mon lit. Oui, c'est extrêmement rare, mais j'avais un peu de mal à m'endormir, peut-être les accents du concerto de Brahms ( à propos, Aimez-vous Brahms ?).

On aurait aussi bien fait de ne pas organiser le concours : comme c'était prévisible, c'est le candidat ukrainien qui a remporté la palme. Après la proclamation, le gaillard a refusé de serrer la main du membre russe du jury.

Quelques mauvais esprits (Comment ça, "C'est toi qui dis ça ?") pourraient susurrer doucement qu'il est plus facile de poser cet acte héroïque pour la défense de son pays sur la scène de Bozar que de ramper dans les tranchées de Kharkiv, mais je m'en abstiendrai, vous connaissez ma modération d'esprit proverbiale...

 


 

1 juin 2024

Crucifié

  
Dieu seul sait pourquoi (il en sait des choses le bougre !), un coup de mou peut-être, ce matin en sortant de la douche, je me suis assis sur le couvercle de l'abattant du WC pour enfiler mes chaussettes. 

Claquement sec ! Non, ce n'était pas la rupture de mes ligaments croisés : j'en ai plus non plus : ligaments et prostate, même combat ! C'était celle du fameux couvercle... Je me suis relevé sans dommage (oui, je sais, c'eût été beaucoup plus drôle s'il s'en était suivi une séance de pince-fesses, mais j'étais pas d'humeur joyeuse).

Après le petit galop matinal du chien qui est une chienne sur les bords de la Somme au Cap Hornu, nous nous sommes donc mis en quête d'un nouvel abattant. Mon épouse qui est observatrice avait remarqué que dans le fond du parking de l'Intermarché il y avait un magasin de bricolage appartenant à la même firme et là, Bingo !  y en avait, du premier coup ! (C'est pas comme si on m'avait écouté, moi qui n'avait découvert cet article que dans un Leroy-Merlin à trente kilomètres d'ici... ma méthode de recherche sur le net a besoin d'un coup de rafraîchissement).

Con comme je suis, ce n'est qu'en sortant du magasin et en déposant le carton dans le coffre que je me suis aperçu qu'un schéma de montage imprimé sur l'emballage montrait que le montage de la chose nécessitait l'utilisation d'un tournevis cruciforme. Nous en avons dégoté un à notre étape suivante : un Carrefour Market.

Rentrés à la maison, j'ai procédé au démontage de l'ancien et au montage du nouvel abattant, m'apercevant à cette occasion que j'aurais peut-être dû acheter également un mètre, question d'ajuster la distance entre les deux pièces de montage intermédiaires, mais je m'en suis sorti avec une feuille de papier et un crayon, lesquels, par chance, sont toujours présents dans la mallette de mon portable.

Quelle aventure, hein ?


Elle n'est peut-être pas terminée parce que la chose une fois montée, je me suis aperçu qu'entre les deux orientations possibles, j'avais opté pour celle qui positionnait la planche en arrière, trop en arrière...

Je dis "peut-être" parce que la précédente occupait déjà une telle position "en retrait", une planche timide peut-être...

Bref, nous verrons. Et en cas de retournement, j'en profiterai pour mettre en place les deux petits caches métalliques des plots de fixation qui sont toujours dans leur petit sac plastique...

 


 

 

5 février 2025

4:46

 

C'est ce qu'indiquait le réveil-radio quand je me suis réveillé cette nuit, plus tard que d'ordinaire, faudrait peut-être que je m'inquiète de ce brutal changement de rythme...

Je sortais d'un rêve étrange ! Ouais, de toute manière, mes rêves sont toujours étranges, mais quand même...

Dans celui-ci il y avait de l'ambiance, il y avait même un mec qui abattait un avion piloté par son frère, tout ça au moyen d'une mitraillette (une Schmeisser à vue de nez) ce qui semble relever de l'exploit.

Et des mitraillettes (je parle pas des baguettes/frites qu'on trouve ici), ce n'est pas ce qui manquait : à un moment, il y avait plein de gusses copains comme cochons dans une sorte d'open space où, pour une raison obscure, ils s'éparpillaient et se mettaient à se tirer dessus. N'étant d'aucune faction, je me contentais de me réfugier derrière un bloc-tiroirs métallique à roulettes sur lequel trônait, je vous le donne en mille : une grosse machine à dupliquer Gestetner

Je l'ai reconnue immédiatement, et pour cause : j'en ai eu une, bloc à roulettes compris, pendant plusieurs années à côté de mon bureau dans un coin du living au temps où j'éditais le journal de mon unité scoute.

Il s'intitulait "L'Oie Scoute" parce que nous sévissions à Ganshoren et qu'en flamand "gans" c'est "oie" et  "hore", ne vous laissez pas égarer par l'anglais, c'est "marécage".

Vous avez déjà imprimé un journal à 150 exemplaires avec une "stencileuse" ? Ça en fait des tours de manivelle ! Et quand vous avez fini d'imprimer toutes les feuilles recto/verso, faut encore les assembler. Pour ça je faisais appel à quelques volontaires parmi les chefs de sections. Toutes les surfaces planes disponibles dans l'appartement étaient dégagées et on processionnait pour déposer dans le bon ordre les feuilles imprimées sur la pile correspondant à chaque exemplaire. Qu'est-ce qu'on a pu se marrer dans cette joyeuse bousculade ! Et qu'est-ce que ça m'a coûté comme boissons diverses...

Si vous êtes sages je vous raconterai comment j'ai investi dans un système de thermocopie qui permettait de réaliser les stencils spéciaux à partir d'un exemplaire papier où l'on pouvait intégrer des images sans devoir les dessiner à la main sur le dit stencil au moyen d'un stylet à roulette dentée avec le résultat que vous devinez...

Aujourd'hui, l'unité existe toujours et son journal paraît sur le net. Je me demande s'ils se marrent encore autant que moi en le réalisant...

 


 

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31 mai 2024

Episode cévenol

  
Bon, ne prenez pas tout de suite les choses au pied de la lettre ! Je parle bêtement (what else) de contrastes :
 

Vous débarquez ici, passez le weekend sous un soleil resplendissant en essayant de vous insinuer tant bien que mal , vous et le chien qui est une chienne au bout de sa laisse (remarquez qu'il reste une chienne même sans sa laisse) au sein de la foule des touristes grouillant sur le quai de la Somme. (Je passe sur les détails comme les crétins armés de smartphones émettant un flot tonitruant de rap qu'ils rehaussent de leur voix de fausset prépubère, les marmots en mini-vélos à roulettes latérales qui vous écrasent les arpions, les soixante-huitards attardés qui vous parlent en javanais, les hommes d'affaires BCBG qui vous tapent dans l'oeil en accompagnant leurs éructations téléphoniques de gestes de sémaphores en folie, enfin, vous voyez ce que j'évite de vous dire).


... et vous vous retrouvez le lundi dans un patelin aussi animé qu'un trou perdu au coeur des Cévennes sous un crachin sournois poussé par une petite brise en provenance directe d'outre-Manche.


Vous vous faites une raison : hors période de congés et autres vacances, c'est le désert ici en semaine !


Et voilà-t-y pas qu'un premier car vient se garer dans un des deux espaces prévus à cet effet à l'extrémité de la place du Jeu de Battoir (place dont vous habitez provisoirement le n° 94 (enfin, parlons local : le 80-14)) pour y déverser un plein chargement de mecs et de plus encore de rombières de votre propre tranche d'âge (et plus si affinités) dûment équipés pour la saison des pluies, armés de parapluies et de béquilles, ils en ont plein les mains ! (quelques snobinards dans la bande sont munis de bâtons de marche qui ne les aident pas pour autant à se mouvoir plus vite que les autres). Et ce car ne sera pas le dernier, loin s'en faut !


Et vous êtes alors bien forcés d'admettre ce que votre propre présence aurait déjà dû vous laisser entrevoir : Saint-Valery en semaine, c'est la cour de récré d'une énorme maison de retraite !

 


 

12 avril 2020

6:20 AM


Vingt-cinquième jour de confinement. La radio (oui, dix-sept ans après ma mise à la retraite, mon réveil radio reste réglé sur 5:59 comme au temps béni où je travaillais j'allais au labo) en a fini avec les nouvelles du front COVID-19 et les émeutes d'Anderlecht (un motocycliste qui tentait d'échapper à un contrôle de police s'est encastré dans une autre bagnole de flics qui arrivaient en renfort et ça ne plaît pas à sa bande de copains).

Commence une longue "intro" au piano pendant laquelle j'attends que naisse la voix, SA voix, LA VOIX !

Mais non, pas Sinatra, pas Pavarotti, pas Natalie Dessay, ni Cecilia Bartoli, ni même, n'en déplaise à Michel Berger, Ella...

Non, elle :

Le genre de truc qui parvient à faire penser au pire mécréant que, peut-être, la vie valait la peine d'être vécue.

Ça me rappelle qu'un jour, quand je sévissais encore dans mes labos des rayons X, DDO (oui, nous étions tous désignés en raccourci par une série de trois initiales) était arrivé tout bouleversé au boulot : ce jeune gaillard fan de musiques dans le vent avait entendu cette chanson dans sa voiture sur le chemin du travail.

Je lui ai dit que je connaissais et le lendemain, je lui ai amené non seulement le CD de Maurane mais aussi celui de Gould.

Il en était comme deux ronds de flan, lui qui, lorsque nous l'avions reçu dans notre labo à ses débuts, nous avait en toute modestie déclaré "Appelez-moi Dieu !".

J'ai étonné Dieu, c'est un bon souvenir...


24 décembre 2019

Charmante journée


La semaine dernière, le plus jeune de mes frères, celui qui habite dans le Cantal et dont mon épouse s'informait de l'état de santé, lui annonce qu'il a décidé de faire une petite virée dans son pays d'origine.

Après concertation, ils se mettent d'accord pour venir prendre le repas de midi chez nous ce lundi. Comme prévu, ils débarquent à six : mon frère et ma belle-sœur, leur fille (la filleule de ma femme), son compagnon du moment, le fils de l'une et la fille de l'autre.

On a fait une fondue au bouillon, question de rester tous ensemble. Bonne ambiance sauf pour Wyatt (c'est le prénom du fils de ma nièce).

La dernière fois que nous l'avions vu c'est quand nous étions allés quelque part entre Soissons et Château-Thierry lui offrir son cadeau de naissance ( en l'occurrence, une chaise haute pour bébé convertible en bolide à roulettes, la chaise, pas le bébé). Aujourd'hui, c'est un ado maigrichon à la crinière rousse impressionnante, il n'a pas ouvert la bouche (sauf pour avaler une tartine jambon-beurre) et a passé tout le temps à dormir ou à tripoter un jeu électronique, parait que le voyage l'aurait épuisé ! Chez nous, on appelle ça un "flaave", mais passons...

Ma fille, son mari et Emilie sont venus nous rejoindre pour le dessert, le café et plus si affinités.

C'est pendant ce moment d'échanges bruyants et généralisés, sauf pour Wyatt, que le téléphone a sonné. Mon épouse, en charge des relations publiques, a pris l'appel et est entrée en conversation avec un certain Jean, lui adressant des paroles de commisération pour finir par conclure en annonçant "Je te passe Jean-Claude !" (C'est mon prénom, je vous l'avais déjà dit, non ?).

C'était ce Jean que nous n'avions plus revu depuis cette rencontre.

Il tenait à nous annoncer le décès de son épouse, pour que nous ayons une pensée pour elle.

Chère Hildegarde ! Je la revois encore ! Une fille de Clèves, blonde, lunettes à fine monture, discrète, souriante, d'une gentillesse sans égale et dont nous nous demandions, mon épouse et moi, à chacune de nos rencontres, ce qui avait bien pu les réunir, elle et cet énergumène de Jean.

L'amour a de ces bizarreries !


16 avril 2020

Tu te souviens du Portugal ?


Ce matin, je sors l'aspirateur de son armoire. Pour ce faire, il faut d'abord extraire l'escabelle et sous celle-ci, je vois les sabots suédois de ma Portugaise préférée (celle dont nous prive ce foutu confinement, ce qui explique que je doive sortir l'aspirateur).

Comme chaque fois que je les aperçois, je me fais la même réflexion : combien cette chère Maria possède-t-elle de paires de ces sabots si elle en abandonne une dans chacun des endroits où elle travaille ? Aurait-elle un lien de parenté avec Imelda Marcos ?

Après le passage de l'aspirateur dans l'appartement, il est l'heure de l'apéro. Ma femme prendra un gin-tonic, moi je sors du frigo une bouteille de vin blanc. Nous n'en avions plus et c'est notre fils qui nous en a apporté trois, question de tenir quelques jours.

Il a sélectionné un vin... portugais ! Un vinho verde ! Dans ce genre de breuvage, on trouve le pire et le meilleur, souvent le pire, hélas...

Mais il a eu la main heureuse ou du flair, faut dire qu'il est un authentique connaisseur en ce domaine (et dans quelques autres).

Le problème des vinho verde, c'est qu'ils sont souvent plus verde que vinho. Mais celui-ci n'est pas mal, il est bien aromatique et son acidité est forcément bien présente mais acceptable, il est parfait avec un peu de crème de cassis.

En examinant l'étiquette je découvre qu'il est produit dans le nord du Portugal comme tous les vinho verde, mais lui, dans la région du Melgaço : la pointe extrême du Minho : au Portugal, tu ne peux pas plus au nord. C'est un cépage Alvarinho, c'est sans doute pour ça qu'il est un peu moins "verde".

Ce qui est plus étonnant, c'est qu'il est mis en bouteilles à Estremoz, un patelin voisin d'Evora dans l'Alentejo, bien au sud du pays. C'est bizarre, non ?

Bref, c'était une journée portugaise. Et je me rappelle nos séjours dans ce merveilleux pays que nous avons sillonné dans tous les sens pendant plus de vingt ans. Bien sûr, pour ce qui est du nord, nous sommes allés dans le Tras os Montes et nous avons séjourné à Braga, mais nous ne sommes jamais allés tout au nord (sauf peut-être en descendant de Compostelle, mais nous n'avions fait que passer).

Comment ?

Y retourner ?

Nous sommes confinés je vous dis, vous ne savez pas lire ?


9 février 2020

Ça commence fort !


Vous avez vu ? Je colle aux tendances économoécologiques de l'heure : je recycle tout, même les titres !

Ce matin, l'Adrienne nous engage à lire un bouquin.

Vous me connaissez : le temps de sortir le chien et de faire le plein d'essence E10 de la bagnole, je télécharge la chose (kikadi "Pirate !" ?).

Et c'est là que ça commence fort : au bout de quelques pages, je tombe sur un sigle inconnu "EHPAD".

Vous me connaissez (bis) je m'informe via le net !

Le premier site consulté me met immédiatement au parfum :

E : Etablissement
H : d'Hébergement
P : pour Personnes
A : Agées
D : Dépendantes

... et, parallèlement me propose d'investir dans la chose : rendement garanti entre 4.4 et 5 %

Un truc social quoi !


22 mai 2019

Match nul

 

Chaque soir, mon épouse pose l'inévitable question : "Où allons-nous demain ?"

Au bout de cinq séjours dans le Haut-Rhin, les endroits inconnus commencent à se faire rares (et de plus en plus lointains). Aussi, comme j'avais cru entendre ma moitié mentionner plusieurs fois Gérardmer dans la conversation, ai-je proposé de nous y rendre.

Bon, ben, sans vouloir vexer personne, Gérardmer, ça ne casse pas une patte à un canard (et à un connard non plus : je m'en suis sorti intact). Après un rapide circuit dans les lieux (circuit obligé vu l'imbrication aussi complexe que vicieuse de sens uniques divers) nous avons repris le chemin de l'Alsace via le col de la Schlucht et la route des crêtes pour débarquer à Orbey déguster une petit truite locale.

Le lendemain ou le surlendemain, ma mémoire est incertaine, j'ai proposé, de ma propre initiative, de franchir le Rhin et d'aller voir Fribourg en Brisgau sur le versant de la Forêt Noire.

Eh bien, Fribourg, c'est (beaucoup) plus grand que Gérardmer, la circulation y est dense, la signalisation routière... allemande et difficilement compréhensible pour les non-initiés et les sens uniques bien plus nombreux encore. Bien sûr, la ville possède un centre historique avec cathédrale, maisons anciennes etc, mais...

Après avoir un brin tourné en rond (je répugne à sortir le GPS de sa boîte à gants et préfère faire appel à mon imagination, mon sens de l'orientation, ma bonne vision latérale pour repérer les tours et clochetons divers et, par-dessus tout, avoir l'occasion de râler) nous sommes parvenus (en empruntant pour nous sortir d'un cul-de-sac une strottje réservée aux livraisons) aux abords immédiats de la grand-place pour constater que la cathédrale était bardée d'échafaudages et la place occupée par un marché.

En désespoir de cause, nous sommes rentrés à Kaysersberg manger une flammekuche en retraversant quelques patelins allemands (vitesse maximum autorisée 30 km/h avec radars à la clef).

Pourvu que ma femme ne me pose pas la question fatidique ce soir !


11 mars 2024

Mot d'excuse

 

En ces temps où le simple fait d'être un homme suffit à vous rendre suspect, je me dois de présenter ici mes plus plates excuses à toutes les femmes envers qui je n'ai pas eu les gestes inappropriés qu'elles étaient en droit d'attendre de la part du mâle lambda que je suis. À toutes les femmes, donc.

 

Il va sans dire que je réparerai ce manquement dès leur première sollicitation.


 

19 novembre 2023

Une question me taraude depuis longtemps...

 
... Pourquoi l'Union Européenne a-t-elle choisi pour hymne la musique du final d'Orange Mécanique ?

Je voulais vous montrer la séquence en question, mais Youtube fait de l'obstruction "enfants non admis". Il vous faut pour pouvoir la regarder le faire sur Youtube et donner votre accord. Si vous le faites, profitez-en pour démarrer vers la quatrième minute.


 

28 mai 2024

T'as pas besoin d'une voiture ?

  
Ce matin, à la première heure (et après avoir vérifié sur le net que c'est déjà ouvert) je me rends à la boulangerie, croissants matinaux des jours de vacances obligent.

Je suis en vue de la chose lorsqu'une voiture se range le long du trottoir. En surgit une môme en pantalons genre pyjama ou clown, blanc avec des ronds noirs. Elle se précipite pour pénétrer avant moi dans la boulangerie. Son arrivée fulgurante ne semble pas impressionner la préposée au comptoir, laquelle continue d'inscrire des choses dans un grand registre. Une fois la transcription accomplie et le registre dûment rangé, la scribe s'enquiert des desiderata de l'arrivante (huit croissants, deux pains au chocolat et quatre... j'ai pas compris quoi). La chose se règle en dépit d'une petite confusion : la vendeuse ne savait plus selon ses dires où "mettre le quatre". Le montant des achats est alors inscrit dans un petit calepin dont j'apprends qu'il en est à sa dernière page et qu'il faudra en mettre un nouveau en service. La cliente emporte alors ses achats et retourne à son véhicule dont le moteur ronronne toujours.


Donc, si jamais vous avez besoin d'un véhicule gratuit au moteur déjà chaud, je vous envoie l'adresse !

 


 

27 mai 2024

Enfin les vacances !

  

En rentrant ce matin d'une visite à la pharmacie locale pour reconstituer notre stock d'Eau des Carmes Boyer et d'une petite promenade réfrigérante autour du bassin de chasse du Crotoy, j'ai constaté qu'il n'y avait plus moyen de se connecter au monde extérieur avec mon portable. Après quelques tests et essais divers, y a pas photo : le matériel de réception wifi de la bête est out.

Mon épouse, elle, sur son portable (une bête encore plus âgée que la mienne vu que c'était celle qui l'avait précédée) a perdu le contact avec son compte Skynet pour un problème obscur de mot de passe. C'est bien sûr à ce moment que ses comparses du centre culturel éprouvent la nécessité urgente de lui transmettre des documents importants. Z'avez déjà essayé d'ouvrir un document .docx avec un smartphone ? Moi non plus...


Bref, c'est les vacances !


Du coup (je ne voudrais pas bouder la mode actuelle), vous vous demandez avec quoi je rédige ce billet. Ben avec le Chromebook dont je vous avais entretenu l'autre jour et que j'avais emporté malgré tout. Et ça n'a pas été de la tarte d'y arriver. Espérons qu'il n'attrape pas, lui, une maladie d'enfance...

 


 

30 mars 2024

"Avec tous ces étrangers...

 

... on n'est plus chez soi !"
 

Comme nous le font très justement remarquer notre délicieuse technicienne de surface portugaise, la volubile mère polonaise de ma bru favorite (et par ailleurs unique), l'ex-voisine hongroise de ma défunte belle-maman, les femmes congolaises du cousin de la mienne, les tenanciers de nos restos italien, grec et vietnamien préférés.
 

Oui, vraiment, on n'est plus chez soi !
 

(Mais nous, on s'en fout...)

26 mai 2024

Départ

 
Hier, départ pour la Baie de Somme. Il pleut. Autoroute de la mer jusque Jabeeke (le patelin où se situe l'atelier/musée de Permeke), il pleut. Nous bifurquons vers Dunkerque, Calais, Boulogne, il pleut ! Enfin, jusqu'à la frontière française, parce qu'arrivés là, le ciel se dégage puis le soleil se montre, il sera présent, radieux, toute la journée !

Par bonheur, vers trois heures du matin, l'heure où il me faut sortir du lit pour un petit pipi, les choses rentrent dans l'ordre : j'entends les premières gouttes de pluie, les vacances commencent comme prévu !

En parlant de lit : chez moi, j'ai du mal à me rendormir après la traditionnelle visite aux toilettes (non, c'est pas ma prostate, j'en ai plus !) à cause de l'arthrose dans les articulations de ma jambe droite. Nous avons même remplacé nos matelas par des nouveaux, recommandés par Test-Achats (pour une somme modique!), le genre de truc à ressorts ensachés et surcouche à mémoire de forme (y a que des matelas pour s'intéresser à mes formes...) à la place de ceux plus fermes made in Suède).

Ici, le lit consiste en un cadre supportant un sommier constitué de lattes en bois épaisses sur lesquelles repose un matelas dur d'une quinzaine de cm d'épaisseur à tout casser. L'ensemble est plus proche d'un futon que d'un lit et vous savez quoi ? J'ai rien senti du reste de la nuit et je me suis rendormi sans problème !

Ne me dites surtout  pas que le hasard des locations m'a fait découvrir quelque chose : je crois que c'est au moins la sixième fois que je loue le même endroit !

Je m'en vais démonter le truc pour étudier la question.

 


 

 

4 mars 2026

Soumission chimique

 

Dans la pile de revues qui déborde d'une des tables gigognes (de Belarti) du salon, il y en a une qui montre une photo de Gisèle Pelicot : elle a écrit un bouquin.
 

Non, je ne l'ai pas lu, je ne lis presque plus (je dois être gravement malade). Le dernier bouquin à la mode que j'ai lu c'est "Jouer le jeu" de Fatima Daas. J'ai un peu souffert : le langage des cités m'est un brin hermétique... (c'est là que j'ai appris que le seum vient d'un mot arabe semm signifiant venin).
 

Mais je m'égare (comme toujours : j'ai la pensée vagabonde), revenons au titre de ce billet !
 

Dans mon esprit labyrinthique, un truc a fait tilt : je me suis souvenu de ma première rencontre avec la soumission chimique !
 

C'était dans la Bible (Genèse 19:30-32) : l'histoire des filles de Loth qui saoulent leur paternel pour se faire engrosser par lui (en dehors de son plein gré, comme disait qui vous savez (ou pas)), joignant l'inceste à la soumission chimique . Oui, le vin, c'est chimique, d'ailleurs tout est chimique dans l'univers.
 

Étonnamment, le curé du village (un vieillard cacochyme) qui venait chaque samedi matin (oui tout au long de mes études j'ai toujours eu cours le samedi !) nous faire lire la bible (sans demander l'avis de nos parents alors que nous étions dans l'enseignement communal mais le bourgmestre était social-chrétien) ne nous a jamais parlé de cet épisode... bon, c'était une édition pour la jeunesse où l'on préférait nous montrer Absalom suspendu par sa chevelure à son térébinthe. J'ai dû retrouver ce passage tout seul, on n'est pas aidé !
 

Ainsi vont les choses au royaume de Belgique...

 


 

6 avril 2026

En avant la musique !

  

Sur les ondes de Musiq3 (la chaîne de musique "classique" de la Radio Télévision Belge Francophone, ne confondez pas avec Classic 21 réservée à la musique pop/rock que mon épouse écoute dans la cuisine) que j'écoute presque chaque jour dans la voiture en allant faire courir le chien qui est une chienne, une dénommée Alfonza Salamone (celle-là même à qui j'avais envoyé un mail discret pour lui signaler un malheureux lapsus qui lui avait échappé et fait ranger les saxophones dans la famille des cuivres) pose chaque matin aux auditeurs de son émission (L'Odyssée) une question leur demandant de lui faire savoir, via Whatsapp ou Facebook, quelle musique, à leur avis, collerait au mieux à une circonstance donnée.
 

Il y a quelques jours, la question était "Quelle musique voudriez-vous voir jouer à l'occasion de vos funérailles ?"


Déjà, à mes funérailles, j'entendrai pas la musique, alors, vous pensez si je m'en tape de sa question...


Très bonne question néanmoins qui m'a fait réfléchir à ma relation avec la musique et essayer de remonter l'évolution de mes goûts musicaux.


Jusque dans les années cinquante, j'entendais, plus que je n'écoutais, sauf lors des émissions pour la jeunesse, les programmes radio choisis par mes parents : ma mère adorait le "bel canto", mon père écoutait les résultats sportifs (il notait en petits chiffres très nets les scores des matches de foot à côté de la liste les annonçant dans le journal en vue de calculs prédictifs pour les pronostics).

Ensuite j'ai rencontré André, le fils d'un ami de mon père, un fondu de Jazz qui manifestait à l'égard du rock'n roll (représenté à l'époque par Bill Haley et ses Comets, un groupe qui, forcément, n'a fait que passer, poussé en bas des plateaux de phono par Elvis) un mépris de première grandeur que je partageais avec enthousiasme. À l'époque, j'ai même assisté à des concerts de Sidney Bechet (mon premier disque de jazz c'était "Les oignons"), d'Albert Nicolas et même de Count Basie (Comme Henri Salvador, j'adore Count Basie).

Je suis resté dans le monde du jazz pendant des années et des années, jusqu'au jour où j'ai acheté un 33 tours de Raymond Guiot intitulé "Bach Street". Et après être entré dans le monde baroque par une porte dérobée, j'y suis resté définitivement. J'ai commencé par Jean-Sébastien, d'autant qu'à la même époque j'avais été soufflé par son concerto italien entendu à la radio avec Scott Ross au clavecin, puis j'ai poursuivi par une exploration des membres de sa famille j'ai même appris à prononcer leur nom à l'allemande (j'avais suivi un cours d'allemand au cours de mes études essentiellement dans un but technique : la chimie est allemande. J'en ai suivi un autre lors de mon boulot plus axé lui sur le conversationnel). Et puis de disque en disque j'ai fini par explorer le monde musical "classique" en remontant le temps jusqu'à Hildegarde von Bingen (un des plus grands esprits de son temps) en passant par la polyphonie franco-flamande et le chant grégorien (et je parle même pas du branle de Bourgogne). J'ai également exploré l'autre versant de la Manheimer Schule, puis Mozart ( je vous fais pas l'injure de vous mettre un lien) et autres Ludwig van jusqu'à la musique "classique" d'aujourd'hui.

Je dois à la vérité de dire que j'ai rencontré bien plus de choses qui me sont indifférentes, quand elles ne sont pas déplaisantes, en descendant le temps qu'en le remontant (t'en foutrai moi de l'atonal !).


Je me suis donc retrouvé à la tête d'une collection de plusieurs centaines de CD mêlant le jazz et le classique (dont 155 reprenant l'œuvre complète de Johan Sebastian Bach et comme je l'ai acquise assez tardivement je me paie un merveilleux tas de doublons). J'ai aussi quelques bouquins sur l'histoire de la musique, le guide des instruments, la théorie de la musique, en dépit de quoi j'ai toujours rien compris aux modes, aux demi-tons qui n'en sont pas tout-à-fait et au clavier bien tempéré.

Et le seul instrument dont je peux jouer, c'est la guimbarde, même si je suis en possession de la première trompette de mon ancien condisciple, Richard Rousselet, lequel, d'un an mon aîné, sévit toujours sur les scènes du jazz belge.

Aujourd'hui encore, quand j'entends du jazz, ça me chatouille toujours un peu. Bon, pas au point de demander qu'on m'organise des funérailles comme à la Nouvelle-Orléans, même si dans le discours de l'officiant, une chose m'inspire directement : "Ashes to ashes, dust to dust", bref, autant en emporte le vent !

 


 


 

 

19 avril 2026

Plus de questions que de réponses

 

J'ai remisé le chien qui est une chienne sur le siège arrière de la voiture.

J'ai ouvert le coffre et en ai extrait mes chaussures.

Tandis que j'enlève mes bottillons couverts d'herbe fauchée, j'entends des pas derrière moi.

J'enfile mes chaussures et pose un de mes pieds sur le pare-choc de la bagnole pour en nouer les lacets.

Les pas se rapprochent à un rythme cadencé soutenu : joggeur, joggeuse ?

Y en a une qui parle (à moins que ce soit un castrat).

On peut donc supposer qu'il y en a deux, à moins qu'elle ne parle et courre toute seule, ce qui est peu probable...

C'est du flamand !

Je distingue "vergeten" : elle a oublié quelque chose ! (dans la langue de Vondel, vergeten c'est à la fois le participe passé "oublié", l'infinitif "oublier" ou une des trois personnes du pluriel de l'indicatif présent, je vous fais grâce des mots).

Mais qu'a-t-elle oublié ?

Ben là, j'ai aussi entendu "dokter"...

Oublié d'appeler le docteur? Son rendez-vous chez le docteur?

Ou oublié sa fille ?

Car en flamand, une descendante directe, c'est "dochter" et pour une oreille francophone la différence de prononciation entre les deux est difficile à distinguer, surtout quand la locutrice (oui, je fais l'impasse sur le castrat) halète un peu au rythme de ses pas...

Bref, je ne connaîtrai jamais le fin mot de l'histoire car, profitant de mon changement de pied et du laçage de l'autre chaussure, les supposées joggeuses m'ont dépassé par la gauche sans que je puisse les voir parce qu'à ce moment précis je me tournais vers la droite pour ramasser mes bottillons afin de les brosser énergiquement pour en éliminer (au moins une partie de) l'herbe qui les couvrait.

C'est angoissant, et c'est pas en y retournant demain que je vais découvrir la vérité !

Toujours des problèmes, tout ça à cause de cette chienne de chien !

 


 

1 mai 2026

Mauvaise hypothèse !

 

Il y a deux jours, j'ouvrais la portière de la voiture pour repartir après la séance de défoulement du chien qui est une chienne quand j'ai entendu... des pas rythmés et une voix qu'il m'a semblé avoir déjà ouïe...
 

J'ai tourné la tête et j'ai aperçu deux dames, la trentaine bien installée et, à vue de nez, enrobées d'un léger surpoids.

Comme les précédentes, elles trottinent et une seule parle. Je n'ai pas compris, mon néerlandais étant assez limité, ce qu'elle allait essayer, mais elle allait essayer quelque chose puisque j'ai entendu "Ik zal proberen". Je suis (presque) certain qu'il s'agissait des mêmes personnes.
 

En flamand, proberen c'est essayer et en latin, essayer c'est probare (d'où dérive sans doute notre probation)!
 

Mais alors... le flamand viendrait lui aussi du latin ?
 

On m'aura tout fait en ce bas monde !


Comment ?

Un emprunt ? À quel taux ?

 


 

11 mai 2026

Je me demande...

 

Au cours de mes nombreux déplacements obligés en voiture, je passe régulièrement par un carrefour avec feux de circulation.
 

À cet endroit, un individu (je me demande comment s'établit le rôle de garde des mendiants aux feux de circulation) expose un bout de carton ondulé spécifiant à mon intention : "J'AI FAIM !".
 

J'ai déjà pensé à m'en bricoler un tout pareil annonçant : "MOI AUSSI !"
 

J'hésite un peu : l'estomac dans les talons favorise-t-il le sens de l'humour ?


Comment ça, "Salaud !" ?


Si on ne peut plus rire...

 


 

5 juin 2026

Lamentable confusion

 

Ce matin, au retour de la promenade du chien (qui est une  chienne) avec passage chez les Pilifs pour acheter un cramique, des noix de cajou pas salées et une boîte de tisane ayurvédique prétendant faciliter la digestion, mon épouse m'annonce que notre fille a appelé.
 

Ce soir, elle organise une petite collation pour une vingtaine de personnes issues du milieu équestre (ou en tout cas de celui du bar du manège) à l'occasion de l'anniversaire de l'un d'entre eux.
 

Elle pensait avoir un stock de pennes à la cave pour en faire une salade de, mais les filles semblent en être venues à bout sans signaler la chose bien sûr. Son mari a emprunté sa voiture, Émilie est partie avec son pickup d'assaut assister à une formation spéciale enfants en kinésithérapie, papa ne pourrait-il pas faire un saut pour en acheter dans une épicerie quelconque (y en a une après le premier coin de sa rue) ?
 

Pas besoin de passer par un magasin : nous avons dans notre cave un stock de Penne Rigatone artisanales, bio et extrudées à la filière en bronze (pas d'allusions scatologiques svp), importées directement des Abruzzes par son frère. Je me saisis des deux sacs restants et les lui amène illico (en lui conseillant de bien tester la cuisson les machins sont bruts de décoffrage et "al dente" sont encore un brin résistants).
 

Sur le chemin du retour je dois m'arrêter au cinquième carrefour pour laisser traverser un individu en robe de nuit.
Comme il descend la route qui vient directement de l'hôpital Brugmann je crains un bref instant qu'il s'en soit échappé avant de me  rappeler que nous sommes vendredi : le jour de l'office à la mosquée le
Joumou'ah...

Faut jamais conclure trop vite !

 


 

4 août 2026

Escroc !

 

Il y a une vingtaine d'années, j'ai lu "Ma vie avec Mozart" d'Éric-Emmanuel Schmitt. À l'époque, j'achetais encore des versions papier, raison pour laquelle j'avais eu droit au CD qui accompagnait ce livre. Aujourd'hui, comme dans les bibliothèques publiques de ma jeunesse, j'emprunte (une version digitale que je lis sur ma liseuse Kobo, je n'estime donc pas que ce soit du piratage comme me le reprochent certain·e·s).

Mais, je m'égare...


Donc, j'avais lu ce livre où l'auteur racontait avoir quasiment échappé au suicide grâce à Mozart, enfin, grâce à la musique de ce dernier.


Et voilà-t-y pas qu'aujourd'hui, l'auteur prolifique (et parfois loufoque, vous avez lu "La Traversée des Temps"?) a commis un énième bouquin, forcément à quatre mains cette fois puisque sa comparse est une pianiste célèbre : Claire-Marie Le Gay (personnellement les pianistes célèbres que je connais sont plutôt Maria-Joao Pires, Martha Argerich ou Elisabeth Leonskaja, mais c'est sans doute à cause de mon grand âge) dans lequel il nous raconte la sorte de béatitude qui s'était emparée de lui à sept ans suite à l'audition de "Jésus que ma joie demeure" dans la cathédrale Saint Corentin de Quimper. Une illumination à la Pentecôte !

Je peux comprendre : pour moi aussi, Bach, c'est la tranquille évidence de la rigueur mathématique.

Mais alors, de quoi Mozart l'a-t-il sauvé plus tard ?


Qu'est-ce qu'il ne ferait pas pour nous fourguer du papier ce mec, Escroc va !

 

Allez, pour sa défense, je citerai de lui : «Bach c’est la musique que Dieu écrit, Mozart, c’est la musique que Dieu écoute … et Beethoven c’est la musique qui convainc Dieu de prendre des vacances …»

Mais c'est bon pour une fois, hein !

 


 

 

25 avril 2015

Tête de Turc

Un des rédacteurs du Vif se fend d'un raccourci aussi suggestif qu'audacieux pour le titre d'un de ses billets sur le site de l'hebdomadaire :

Erevan

Qu'on rende hommage à ses victimes, admettons, mais au génocide lui-même...

Mais que fait donc le MRAX ?


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