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Entre nous

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15 août 2026

Comme disait Shakespeare...

 

"Beaucoup de bruit pour rien !" (traduction approximative de "Much Ado about Nothing". C'est toujours pareil avec les traducteurs, comme "Le Songe d'une nuit d'été" pour "A Midsummer night's dream" ).
 

Bon, j'en étais où ?
 

Ah oui, à ce phénomène qui, cette semaine, a occulté toute l'actualité d'un jour, éclipsant jusqu'aux délires quotidiens du grand comique américain : une bête éclipse solaire !


La belle affaire ! Y en a une par an d'éclipse solaire, c'est comme le 22 septembre de l'ami Georges où sa copine s'était éclipsée !


Un phénomène naturel complètement prévisible et parfaitement documenté. 

Et voilà-t-y pas des fou(le)s qui se ruent en Espagne, comme notre petite-fille (bon, elle je l'excuse : concours de circonstances, elle était allée faire du canyoning dans les Pyrénées, elle a peur de rien, je vous dis).
 

Du balcon de notre quatrième étage, on le voyait très bien ce phénomène (mais je ne l'ai pas regardé : c'était pas ma première et j'avais pas de lunettes ad hoc).
 

À propos de lunettes, pour ma première éclipse en avril 49, avec l'instit, on avait déposé une couche de suie sur un morceau de vitre avec une chandelle, tu parles d'une norme ISO !  Bien sûr, nous n'avions droit qu'à un rapide coup d'œil chacun : cette éclipse était très partielle.


Celle avant l'actuelle, je l'ai vue, pure coïncidence, se dérouler depuis ma voiture où j'attendais devant le magasin d'Asse (waar Vlamingen thuis zijn) où mon épouse achetait du matériel  pour son atelier de peinture sur soie. Le temps était tellement chargé qu'on la devinait derrière les nuages !

Mais non, pas mon épouse, l'éclipse !

 


 

 

 

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4 août 2026

Escroc !

 

Il y a une vingtaine d'années, j'ai lu "Ma vie avec Mozart" d'Éric-Emmanuel Schmitt. À l'époque, j'achetais encore des versions papier, raison pour laquelle j'avais eu droit au CD qui accompagnait ce livre. Aujourd'hui, comme dans les bibliothèques publiques de ma jeunesse, j'emprunte (une version digitale que je lis sur ma liseuse Kobo, je n'estime donc pas que ce soit du piratage comme me le reprochent certain·e·s).

Mais, je m'égare...


Donc, j'avais lu ce livre où l'auteur racontait avoir quasiment échappé au suicide grâce à Mozart, enfin, grâce à la musique de ce dernier.


Et voilà-t-y pas qu'aujourd'hui, l'auteur prolifique (et parfois loufoque, vous avez lu "La Traversée des Temps"?) a commis un énième bouquin, forcément à quatre mains cette fois puisque sa comparse est une pianiste célèbre : Claire-Marie Le Gay (personnellement les pianistes célèbres que je connais sont plutôt Maria-Joao Pires, Martha Argerich ou Elisabeth Leonskaja, mais c'est sans doute à cause de mon grand âge) dans lequel il nous raconte la sorte de béatitude qui s'était emparée de lui à sept ans suite à l'audition de "Jésus que ma joie demeure" dans la cathédrale Saint Corentin de Quimper. Une illumination à la Pentecôte !

Je peux comprendre : pour moi aussi, Bach, c'est la tranquille évidence de la rigueur mathématique.

Mais alors, de quoi Mozart l'a-t-il sauvé plus tard ?


Qu'est-ce qu'il ne ferait pas pour nous fourguer du papier ce mec, Escroc va !

 

Allez, pour sa défense, je citerai de lui : «Bach c’est la musique que Dieu écrit, Mozart, c’est la musique que Dieu écoute … et Beethoven c’est la musique qui convainc Dieu de prendre des vacances …»

Mais c'est bon pour une fois, hein !

 


 

 

5 juin 2026

Lamentable confusion

 

Ce matin, au retour de la promenade du chien (qui est une  chienne) avec passage chez les Pilifs pour acheter un cramique, des noix de cajou pas salées et une boîte de tisane ayurvédique prétendant faciliter la digestion, mon épouse m'annonce que notre fille a appelé.
 

Ce soir, elle organise une petite collation pour une vingtaine de personnes issues du milieu équestre (ou en tout cas de celui du bar du manège) à l'occasion de l'anniversaire de l'un d'entre eux.
 

Elle pensait avoir un stock de pennes à la cave pour en faire une salade de, mais les filles semblent en être venues à bout sans signaler la chose bien sûr. Son mari a emprunté sa voiture, Émilie est partie avec son pickup d'assaut assister à une formation spéciale enfants en kinésithérapie, papa ne pourrait-il pas faire un saut pour en acheter dans une épicerie quelconque (y en a une après le premier coin de sa rue) ?
 

Pas besoin de passer par un magasin : nous avons dans notre cave un stock de Penne Rigatone artisanales, bio et extrudées à la filière en bronze (pas d'allusions scatologiques svp), importées directement des Abruzzes par son frère. Je me saisis des deux sacs restants et les lui amène illico (en lui conseillant de bien tester la cuisson les machins sont bruts de décoffrage et "al dente" sont encore un brin résistants).
 

Sur le chemin du retour je dois m'arrêter au cinquième carrefour pour laisser traverser un individu en robe de nuit.
Comme il descend la route qui vient directement de l'hôpital Brugmann je crains un bref instant qu'il s'en soit échappé avant de me  rappeler que nous sommes vendredi : le jour de l'office à la mosquée le
Joumou'ah...

Faut jamais conclure trop vite !

 


 

11 mai 2026

Je me demande...

 

Au cours de mes nombreux déplacements obligés en voiture, je passe régulièrement par un carrefour avec feux de circulation.
 

À cet endroit, un individu (je me demande comment s'établit le rôle de garde des mendiants aux feux de circulation) expose un bout de carton ondulé spécifiant à mon intention : "J'AI FAIM !".
 

J'ai déjà pensé à m'en bricoler un tout pareil annonçant : "MOI AUSSI !"
 

J'hésite un peu : l'estomac dans les talons favorise-t-il le sens de l'humour ?


Comment ça, "Salaud !" ?


Si on ne peut plus rire...

 


 

1 mai 2026

Mauvaise hypothèse !

 

Il y a deux jours, j'ouvrais la portière de la voiture pour repartir après la séance de défoulement du chien qui est une chienne quand j'ai entendu... des pas rythmés et une voix qu'il m'a semblé avoir déjà ouïe...
 

J'ai tourné la tête et j'ai aperçu deux dames, la trentaine bien installée et, à vue de nez, enrobées d'un léger surpoids.

Comme les précédentes, elles trottinent et une seule parle. Je n'ai pas compris, mon néerlandais étant assez limité, ce qu'elle allait essayer, mais elle allait essayer quelque chose puisque j'ai entendu "Ik zal proberen". Je suis (presque) certain qu'il s'agissait des mêmes personnes.
 

En flamand, proberen c'est essayer et en latin, essayer c'est probare (d'où dérive sans doute notre probation)!
 

Mais alors... le flamand viendrait lui aussi du latin ?
 

On m'aura tout fait en ce bas monde !


Comment ?

Un emprunt ? À quel taux ?

 


 

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29 avril 2026

Nobel

  

Donald, le toutou de Netanyahu, le suit partout, même en Iran !

Si après ça il l'a pas, sa médaille de pacificateur, on ne comprend plus rien !

 


 

 

19 avril 2026

Plus de questions que de réponses

 

J'ai remisé le chien qui est une chienne sur le siège arrière de la voiture.

J'ai ouvert le coffre et en ai extrait mes chaussures.

Tandis que j'enlève mes bottillons couverts d'herbe fauchée, j'entends des pas derrière moi.

J'enfile mes chaussures et pose un de mes pieds sur le pare-choc de la bagnole pour en nouer les lacets.

Les pas se rapprochent à un rythme cadencé soutenu : joggeur, joggeuse ?

Y en a une qui parle (à moins que ce soit un castrat).

On peut donc supposer qu'il y en a deux, à moins qu'elle ne parle et courre toute seule, ce qui est peu probable...

C'est du flamand !

Je distingue "vergeten" : elle a oublié quelque chose ! (dans la langue de Vondel, vergeten c'est à la fois le participe passé "oublié", l'infinitif "oublier" ou une des trois personnes du pluriel de l'indicatif présent, je vous fais grâce des mots).

Mais qu'a-t-elle oublié ?

Ben là, j'ai aussi entendu "dokter"...

Oublié d'appeler le docteur? Son rendez-vous chez le docteur?

Ou oublié sa fille ?

Car en flamand, une descendante directe, c'est "dochter" et pour une oreille francophone la différence de prononciation entre les deux est difficile à distinguer, surtout quand la locutrice (oui, je fais l'impasse sur le castrat) halète un peu au rythme de ses pas...

Bref, je ne connaîtrai jamais le fin mot de l'histoire car, profitant de mon changement de pied et du laçage de l'autre chaussure, les supposées joggeuses m'ont dépassé par la gauche sans que je puisse les voir parce qu'à ce moment précis je me tournais vers la droite pour ramasser mes bottillons afin de les brosser énergiquement pour en éliminer (au moins une partie de) l'herbe qui les couvrait.

C'est angoissant, et c'est pas en y retournant demain que je vais découvrir la vérité !

Toujours des problèmes, tout ça à cause de cette chienne de chien !

 


 

6 avril 2026

En avant la musique !

  

Sur les ondes de Musiq3 (la chaîne de musique "classique" de la Radio Télévision Belge Francophone, ne confondez pas avec Classic 21 réservée à la musique pop/rock que mon épouse écoute dans la cuisine) que j'écoute presque chaque jour dans la voiture en allant faire courir le chien qui est une chienne, une dénommée Alfonza Salamone (celle-là même à qui j'avais envoyé un mail discret pour lui signaler un malheureux lapsus qui lui avait échappé et fait ranger les saxophones dans la famille des cuivres) pose chaque matin aux auditeurs de son émission (L'Odyssée) une question leur demandant de lui faire savoir, via Whatsapp ou Facebook, quelle musique, à leur avis, collerait au mieux à une circonstance donnée.
 

Il y a quelques jours, la question était "Quelle musique voudriez-vous voir jouer à l'occasion de vos funérailles ?"


Déjà, à mes funérailles, j'entendrai pas la musique, alors, vous pensez si je m'en tape de sa question...


Très bonne question néanmoins qui m'a fait réfléchir à ma relation avec la musique et essayer de remonter l'évolution de mes goûts musicaux.


Jusque dans les années cinquante, j'entendais, plus que je n'écoutais, sauf lors des émissions pour la jeunesse, les programmes radio choisis par mes parents : ma mère adorait le "bel canto", mon père écoutait les résultats sportifs (il notait en petits chiffres très nets les scores des matches de foot à côté de la liste les annonçant dans le journal en vue de calculs prédictifs pour les pronostics).

Ensuite j'ai rencontré André, le fils d'un ami de mon père, un fondu de Jazz qui manifestait à l'égard du rock'n roll (représenté à l'époque par Bill Haley et ses Comets, un groupe qui, forcément, n'a fait que passer, poussé en bas des plateaux de phono par Elvis) un mépris de première grandeur que je partageais avec enthousiasme. À l'époque, j'ai même assisté à des concerts de Sidney Bechet (mon premier disque de jazz c'était "Les oignons"), d'Albert Nicolas et même de Count Basie (Comme Henri Salvador, j'adore Count Basie).

Je suis resté dans le monde du jazz pendant des années et des années, jusqu'au jour où j'ai acheté un 33 tours de Raymond Guiot intitulé "Bach Street". Et après être entré dans le monde baroque par une porte dérobée, j'y suis resté définitivement. J'ai commencé par Jean-Sébastien, d'autant qu'à la même époque j'avais été soufflé par son concerto italien entendu à la radio avec Scott Ross au clavecin, puis j'ai poursuivi par une exploration des membres de sa famille j'ai même appris à prononcer leur nom à l'allemande (j'avais suivi un cours d'allemand au cours de mes études essentiellement dans un but technique : la chimie est allemande. J'en ai suivi un autre lors de mon boulot plus axé lui sur le conversationnel). Et puis de disque en disque j'ai fini par explorer le monde musical "classique" en remontant le temps jusqu'à Hildegarde von Bingen (un des plus grands esprits de son temps) en passant par la polyphonie franco-flamande et le chant grégorien (et je parle même pas du branle de Bourgogne). J'ai également exploré l'autre versant de la Manheimer Schule, puis Mozart ( je vous fais pas l'injure de vous mettre un lien) et autres Ludwig van jusqu'à la musique "classique" d'aujourd'hui.

Je dois à la vérité de dire que j'ai rencontré bien plus de choses qui me sont indifférentes, quand elles ne sont pas déplaisantes, en descendant le temps qu'en le remontant (t'en foutrai moi de l'atonal !).


Je me suis donc retrouvé à la tête d'une collection de plusieurs centaines de CD mêlant le jazz et le classique (dont 155 reprenant l'œuvre complète de Johan Sebastian Bach et comme je l'ai acquise assez tardivement je me paie un merveilleux tas de doublons). J'ai aussi quelques bouquins sur l'histoire de la musique, le guide des instruments, la théorie de la musique, en dépit de quoi j'ai toujours rien compris aux modes, aux demi-tons qui n'en sont pas tout-à-fait et au clavier bien tempéré.

Et le seul instrument dont je peux jouer, c'est la guimbarde, même si je suis en possession de la première trompette de mon ancien condisciple, Richard Rousselet, lequel, d'un an mon aîné, sévit toujours sur les scènes du jazz belge.

Aujourd'hui encore, quand j'entends du jazz, ça me chatouille toujours un peu. Bon, pas au point de demander qu'on m'organise des funérailles comme à la Nouvelle-Orléans, même si dans le discours de l'officiant, une chose m'inspire directement : "Ashes to ashes, dust to dust", bref, autant en emporte le vent !

 


 


 

 

31 mars 2026

Entre Mc et 's

  

Chaque fois que (à mon corps défendant, mais comment y échapper aujourd'hui?) j'entends une déclaration du grand Guignol d'outre-Atlantique, je me pose une question :
 

Y aurait-il actuellement une grave pénurie d'établissements psychiatriques aux Uesses ?

 


 

15 mars 2026

Banal !

  

Constatation plus vraie chaque jour : j'ai plus de passé que d'avenir !
 

C'est peut-être pour ça que ce matin, en préparant le petit-déjeuner, je me suis surpris à fredonner cette chanson (à écouter après la pub grâce à Canalblog), drôle de ver, mais qui creuse...

 

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