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Entre nous
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31 janvier 2013

¡Cuba Libre!

Coumarine sur son blog s'empoigne avec le temps qui passe.

Et c'est vrai (encore que... ) qu'il passe ! Ce matin, comme première nouvelle, la radio m'apprend le décès de la dernière des sœurs Andrew.

Ah, les Andrew Sisters ! Celles qui m'ont fait découvrir que la chanson ne se résumait pas à Berthe Sylva ou Tino Rossi...

 

Côté coktail, c'est pas mon favori, mais à l'époque, je ne comprenais pas l'anglais et encore moins l'américain. Je ne découvrirais donc vraiment ce fameux Cuba Libre qu'à l'époque des soixante-huitards que leur vénération pour "Le" Che, un brutal dont on a bien du mal à comprendre ce qui a pu en faire leur idole, leur en faisait consommer des quantités industrielles, foulant aux pieds l'histoire, puisque ce mélange douteux date de 1900 et avait déjà fait la fortune des maffieux lors de la prohibition.

Bon, c'est pas tout ça, faut que j'aille patrouiller un peu...

 


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15 novembre 2024

Inflation

 

J'ai fini par avoir raison !

Ça fait des années que je payais les croissants 1.10€ à la boulangerie de la Ferme Nos Pilifs, ce qui était un prix fort raisonnable (pour la Belgique). J'ai commencé à me dire qu'à ce rythme, ils couraient vers la faillite...

Ce matin, 1.5€... 

Zut, ils m'ont entendu !

Ça fait quand même 36,36363636 (et je vous fais grâce des décimales supplémentaires) % d'inflation.

 


 

9 octobre 2023

The Wall

 
Derrière la paroi nord de notre appartement, il y en a un autre. Un autre qui en est l'image symétrique par rapport à la dite paroi. Plus au nord encore, il s'en trouve un deuxième qui devrait être l'exacte réplique du nôtre (s'il n'y avait pas un petit couac à cause de la position différente de la cage d'ascenseur).

Ces deux appartements sont occupés par deux dames (chacun par une, donc) que nous voyons régulièrement converser accoudées à la rambarde de leur balcon.

Comme je trouvais cette attitude sympathique, un jour, j'ai dit à mon épouse "Nous devrions les inviter une fois (expression indispensable au langage bruxellois) ensemble."

Mon épouse a fini par le faire et hier à midi trente, comme convenu, elles ont débarqué.

"Je ferai une sorte de petit apéritif dînatoire comme on dit maintenant" leur avait spécifié ma moitié.

Je ne résiste pas au plaisir de vous détailler la conception toute personnelle qu'a mon épouse d'un "apéritif dînatoire" :

Radis
Tomates cerises
Filets de sprats fumés
Verrines de purée de betteraves rouges et truite fumée
Soupe de melon
Mini-tomates aux crevettes grises (pelées les tomates)
Œufs farcis
Salade de cabillaud
Salade de pommes de terre
Sauces cocktail, curry et tartare
Cake aux épinards
Rôti de porc (plus facile à obtenir sous forme pratique pour cuisson au lave-vaisselle) façon "vitello tonato"
Tartare de bœuf à l'italienne (tomates séchées, copeaux de parmesan)
Mousse au chocolat
Cake aux poires Durondeau

Mon épouse avait finalement abandonné l'idée d'y adjoindre des croque-monsieur miniatures et les deux mômes, dans un ensemble touchant, ont refusé le Gorgonzola et le Camembert.

Inutile de vous spécifier, je crois, que nous n'avons pas de problème pour  les repas des premiers jours de cette semaine...


 

12 avril 2021

Ah, Canalblog ! (suite)

 
Suite à mon billet d'hier, Emma, une participante au Défi du Samedi, m'a conseillé d'essayer EklaBlog.

J'ai donc fait un essai de transfert d'un blog "test" que je possède sur Canalblog.

Donc, après avoir créé un compte et un blog chez cet hébergeur, j'ai entamé le processus de transfert "automatique" proposé par lui.

Cette procédure nécessite  de désigner l'hébergeur d'origine, de renseigner dans une fenêtre l'adresse du blog originel et  de coller un lien vers le blog destination dans le premier message du blog à transférer (comme j'ignore si premier message se réfère au message vu en premier ou à celui d'origine du blog, j'en ai collé un sur chaque.

Quand j'ai cliqué sur le bouton "étape suivante" censé démarrer le processus de transfert, le machin m'a répondu "Adresse incorrecte". J'ai abandonné après une dizaine de vérifications.

Dommage, l'éditeur mis à disposition est très souple (donc si vous voulez créer un nouveau blog...)

Bref, je crois que je vais rester encore un peu chez Canalblog...


5 juillet 2020

Crise de l'adolescence


Dans son dernier billet, l'Adrienne nous parle de l'état d'esprit des "vieux" face au peu d'intérêt qu'on manifeste encore à leur égard.

Comme je suis moi-même un vieux, j'ai cherché à quel moment de mon existence avait bien pu se produire ce "virage".

J'ai rien trouvé ! Je dois être né inintéressant.

Ce retour vers le passé m'a quand même fait souvenir de mon adolescence, période à laquelle à l'instar d'un des personnages de Courrier Sud de Saint-Exupéry, je me disais "Vivre, sans doute, c'est autre chose". Vous savez comment sont les adolescents !

Aujourd'hui où j'ai bien plus de vie derrière moi que devant, je me pose une question du même tabac : "Tout ça pour ça ?"

Je dois être un adolescent attardé...

Je vous ai entendus ! Qui qu'a dit "mental" ?


 

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21 juillet 2019

Die Schöpfung


Rassurez-vous, je ne vais pas vous parler de l'oratorio de Franz Joseph Haydn (Hoboken XXI - 2). Ça, c'est une interprétation artistique...

Dans les faits, c'est beaucoup plus obscur et déprimant car, je dois bien l'admettre : je ne me souviens pas du moment où j'ai créé le monde, de l'instant où c'est passé de rien à quelque chose.

Seul point commun : ça ne s'est pas fait en un jour !

J'ai beau me creuser la mémoire, rien avant ma plus ancienne image : celle d'une femme se penchant sur moi. Et encore, je fabule, j'amplifie : l'image se résume à quelques grosses perles d'un collier. Après cela plus rien.

Plus rien avant cette seule image de la première adresse où j'ai vécu : une pièce sombre où un poêle répand une chaleur bienfaisante et une lueur rouge éclairant des jouets disposés au sol devant lui. Et, peut-être, dans la maison voisine (celle de Madame Chérie) une garniture de bureau en marbre vert et noir, mais là, il y a un doute : j'ai continué à fréquenter l'endroit longtemps encore après avoir déménagé.

Bref, peu de souvenirs des débuts du monde...

Quoi ?

Consulter un hypnotiseur ?

Et pourquoi pas un psy tant que vous y êtes !


 

31 octobre 2024

Miracle !

 

Ce vendredi, mon taxi est libre (pour l'instant) !
 

Pas parce que c'est la Toussaint, mais parce que notre "deuxième fille", la marraine d'Émilie et son mari, le parrain de Louise (beau tir groupé), les ont emmenées pour quatre jours au Portugal voir la maison (un petit truc avec piscine) qu'ils y ont fait construire dans un coin perdu (Cascais  Estoril).

Ils voulaient aussi emmener notre fille, mais elle a décliné : elle n'aime pas l'avion (comprenez qu'ils lui filent la pétoche, grande gueule mais petite nature).
 

Ben oui, le parrain de Louise est Portugais et se prénomme... Luis, évidemment !

Pour faire avancer un peu les travaux (je ne pose aucun jugement sur l'efficacité des travailleurs portugais, lui je ne sais pas, mais j'imagine), il est parti très régulièrement faire du télétravail sur place (facile : il travaille dans les transferts interbancaires et autres joyeusetés, alors, ici ou là-bas, hein, du moment qu'il a un bon accès réseau...).


Non, pas de photos ! Elles sont sur le smartphone de mon épouse et j'ai déjà assez de problèmes avec le mien !

 


 

24 octobre 2024

Charmante journée !

 

Aujourd’hui je devais :

Aller faire courir le chien qui est une chienne : c’est fait !

Faire les courses hebdomadaires : c’est fait !

Passer chez Marlies ma pharmacienne préférée (et par ailleurs unique) : c’est fait !

Aller faire nettoyer la voiture parce que demain c’est entretien et vendredi c’est contrôle technique : c’est fait !

On pourrait penser qu’après tout ça je devrais être heureux, satisfait : pas du tout !

Profitant d’un moment d’inattention de ma part, Proximus en a profité pour se payer une panne de réseau. Une panne de réseau c’est facilement détectable : si votre télé s’arrête et que dans les trente secondes la voisine de palier vient sonner à votre porte pour savoir si votre télé fonctionne : c’est la panne !

Au moment où j’écris ces mots (dans Word puisqu’il n’y a plus de connexion internet) ça fait quatre heures que la chose dure. Contacté via smartphone par mes soins, le robot tchateur femelle de Proximus me confirme qu’ils sont au fait de la chose et que leurs équipes s’activent dur pour résoudre le problème (tu parles ! je les connais leurs équipes : deux qui regardent (pour se former sans doute) et un qui travaille !)

Depuis le début de la panne j’ai eu le temps de faire nettoyer la voiture  intérieur et extérieur à Grimbergen, de m’y faire interviewer par une brave dame armée d’une cigarette et d’une cannette de Gordon Finest Titanium (50cl 14°) qui a fini par me demander quand j’ai récupéré la voiture si je n’allais pas par hasard en direction de Vilvorde.

J’ai répondu que oui mais qu’aux premiers feux de circulation je prenais à droite en direction de Neder-over-Heembeek. Ça l’a fort désappointée parce qu’elle devait se rendre à la gare de Vilvoorde (version locale de Vilvorde) et que les bus De Lijn…. J’ai poussé la délicatesse jusqu’à ne pas lui faire remarquer que ce n’était pas en fumant et buvant dans le parking du Delhaize où se situe le « carwash » qu’elle risquait d’attraper un bus qu’il soit de De Lijn ou d’une autre société et je lui ai déclaré que j’allais la déposer devant sa station.

Ça n’a pas été de la tarte de lui mettre sa ceinture de sécurité : mon épouse utilise un triangle qui abaisse la fraction remontante de la chose pour, comme elle est (de plus en plus) petite, éviter qu’elle l’étrangle, et d’autre part, je crains fort que les nettoyeurs de bagnole n’aient un brin torsadé la chose.

Durant le trajet, j’ai tout appris (ou presque) d’elle :

Que sa mère habitait une grosse maison blanche qu’elle m’a désignée dans le premier hameau traversé, mais qu’elle ne pouvait plus y aller à cause de son frère, cet enfant de salaud ! Qu’elle avait vécu six ans dans la rue, qu’elle avait une fille de trois ans confiée à une dame qui lui apprenait quatre langues en parallèle au moyen de clefs USB dans sa Mercédès blanche. Qu’elle s’était fait tabasser par huit noirs (tous des macaques) qui avaient voulu la taillader. Qu’elle vivait chez son oncle où elle allait se rende en train… Distrait par son verbiage continu, j’ai raté un panneau de déviation dans les travaux sur le pont de Vilvorde et je me suis retrouvé le long du canal de Willebroek et j’ai dû faire demi-tour et remonter sur le pont en faisant le tour du rond-point où nous étions passés quelques minutes plus tôt. Avant d’arriver à la gare j’ai encore appris qu’elle se prénommait Maïtè (pas Maïté) qu’elle croyait en Dieu, que je n’avais pas une tête à y croire beaucoup de mon côté, elle m’a quand même confié à Sa garde et m’a fait la bise sans me demander mon avis en débarquant après que j’aie refusé de noter son numéro de téléphone.

Après ça, j’ai essayé de me sortir d’un Vilvorde (tiens, c’est mâle ou femelle ce machin là ?) que je ne reconnaissais plus tant il (ou elle) avait changé depuis le temps où j’y avais disputé un tournoi de squash avec mon fils et mon ami Jean contre des mecs de chez Levis (les peintures, pas les frocs) ou que j’y étais allé avec les gars de mon labo manger du steak de cheval « Bij dikke Tetten » un resto tenu par une dame à la poitrine avantageuse.

Et pendant ce temps, le réseau est toujours « off », je me demande bien quand je vais pouvoir vous faire part de mes aventures…

Non ! J’essaie pas avec mon smartphone !

 

PS : oui, je sais, finalement, l'aujourd'hui du texte, c'est hier ! Mais c'est pas ma faute si le réseau n'a été rétabli que cette nuit...

 

 

15 août 2023

Gonflé à blog !

 
Celle-là, ça faisait un moment que je rêvais de la faire, alors, je l'ai mise dans le titre, ça m'évite de fabriquer une occasion au milieu d'un billet. La paresse est la mère du progrès !

Parmi mes blogs, le plus étoffé, c'est celui que j'alimente plusieurs fois par jour dans ma tête. Un truc à vous faire passer ceux de l'Adrienne et de mon neveu Joe réunis pour de la "floitsjesbee" s'il  franchissait jamais la porte de l'éditeur (de texte).

Ainsi, dès le matin, mon ver quotidien (remarquez que je ne parle ni de verre ni de vers mais bien de cette petite musique qui revient et revient obstinément  à mon esprit tandis que je prépare le petit-déjeuner (je dis "petit-" pour faire plaisir aux Français parce qu'ici, on dit bêtement déjeuner)) finit par m'embarquer dans la construction de mon premier billet mental du jour.

Exemple : aujourd'hui le ver insidieux du jour était la chanson de Léopold dans L'Auberge du Cheval Blanc (vous savez, cette opérette où un empereur vient passer des vacances dans une auberge tyrolienne, où Célestin vante la couleur de ses chaussettes et où il y en a même un qui propose de vous mener en bateau). Vous vous rappelez :

"...
 Non je ne sais pas encore
 Si je me ferai chercheur d'or
 Ou chasseur de phoque au Pôle Nord,
 Chef de bande chez les gangsters
 Ou pédicure chez Rockfeller
 Mais je serai bientôt millionnaire !
 ..."

Là, Rockfeller me branche sur la réplique de Groucho Marx (qui à la fin de sa vie portait des bérets basques par amour de la France) : "Ahah, y'are a kind of a Rockefeller !". Mais comme je ne me rappelle plus dans quel film c'était, je bifurque vers autre chose.

"Chasseur de phoque(s)" ! Et ça, ça me rappelle que quand j'étais à l'Athénée, pour notre édification personnelle je présume, on nous emmenait régulièrement voir des séances d'Exploration du Monde ou d'un truc approchant. J'y ai vu un certain Mahuzier, je crois, explorer sur les traces de Fawcett la forêt amazonienne  avant qu'elle se transforme en champs de soja. J'y ai vu aussi un film documentaire sur la chasse industrielle à la baleine et ses bateaux-usines et, ô joie, un autre sur la chasse aux bébés phoques qu'on massacrait à coup de gourdin pour récupérer leur pelage blanc avant qu'il ne fonce. Autres temps, autres mœurs n'est-ce pas... À ce propos, je me souviens que mon épouse a porté un temps une veste en peau de loup (loup que je présumais afghan et engraissé au bidasse soviétique).

Vous voyez qu'il y aurait de quoi faire rien qu'avec ça !

Mais je dois vous quitter, je viens d'avoir une autre idée : en sortant le chien qui est une chienne, cette bestiole est tombée en admiration devant une dame (ou demoiselle, allez savoir) noire. Sculpturale, cheveux courts décolorés et teints en roux sur le dessus, portant une sorte de Marcel bleu foncé et un jean, tous deux moulants. Elle semblait statufiée sur place. En réalité, elle tapotait allègrement du bout de ses doigts délicats (comme disait Gainsbourg dans Élisa) sur son smartphone. Pour ne pas la déranger, nous avons fait le tour de l'immeuble et quand nous nous apprêtions à boucler notre circonvolution pendant laquelle la bestiole avait eu tout le temps de faire tout ce qu'elle avait à faire et moi de collecter la fraction solide de sa production, la môme était toujours là, plongée dans la même passionnante occupation. Alors, nous sommes rentrés par le garage. De toute façon, c'est à ce niveau que se situent les poubelles.

Je vous épargne la relation de notre rencontre dans ce garage avec la veuve du brocanteur, restons discrets !


 

 

13 mars 2016

Pour Lorraine qui patiente depuis 2012 (et d'autres qui le font depuis 2008)

Depuis le week-end dernier, mon épouse passe tous ses après-midi à l'expo qu'organisent trois des ateliers de la Villa, dont le sien, tandis que je garde le chien.

Mardi, elle m'appelle d'urgence : "Viens, ta cousine vient d'arriver !"

Je me précipite au volant de ma voiture, étrennant par la même occasion le nouveau roulement de la roue arrière droite.

Ma cousine ! Vous savez, celle-là même qui avait si gentiment refusé de m'épouser. Et je me dis qu'il serait peut-être temps de vous conter cette "autre histoire" un peu rapidement promise.

Lors de ma première année d'études de chimie, mon école organise un bal. Les étudiants sont sommés non seulement d'y participer mais d'y amener une cavalière ou un cavalier en fonction de leur sexe. Comme je n'ai pas de petite amie, je demande à cette amie d'enfance que je rencontre de temps à autre de m'accompagner. Elle accepte à condition de pouvoir amener une condisciple.

Le jour dit, elles débarquent chez nous, valises à la main. Étonnante paire de demoiselles : mon amie est plutôt petite et dotée de formes généreuses, la sienne est (comme dirait Célestine) plutôt du style "grande asperge" permanentée de surcroît. Mais elle a des yeux ! Deux ! Deux yeux immenses qui lui mangent le visage et promènent sur le monde un regard étonné.

Durant tout le repas qui précède notre départ, chaque fois que je lève les yeux de mon assiette, j'accroche de l'autre côté de la table son regard fascinant. Je dois avoir la tronche de Mowgli quand Kaa lui chante "Fais-moi confiance !" dans le Livre de la Jungle version Disney.

Au bal, tout se déroule normalement : je fais danser, plutôt maladroitement, au son des Dixie Stompers d'Albert Langue (dont le trombone se révèle être également un virtuose du tuba dans "la polka des cochons"), celle que j'ai invitée et j'évite de trop croiser le regard médusant de sa copine.

Lors du retour, à l'arrière de la voiture de mon père (c'est l'époque du "Vous permettez Monsieur" d'Adamo, les parents se font un devoir d'accompagner leur descendance au bal, ce qui n'a pas que des mauvais côtés, celui des finances par exemple) mon amie se blottit contre moi, se saisit de ma main et finit par m'embrasser gentiment mais avec détermination. L'autre semble somnoler dans son coin.

Quelques jours plus tard, la secrétaire de l'école m'appelle pour me donner une lettre arrivée à mon nom (et me demander d'éviter de me faire envoyer du courrier à l'école : "Ce n'est pas un pensionnat ici !" à quoi j'évite de répondre que je ne me suis rien fait envoyer du tout, c'est susceptible les secrétaires).

La missive provient de la propriétaire des yeux. J'apprends à sa lecture qu'on a cru remarquer que l'on ne m'était pas indifférente, que c'est réciproque et que l'on est prête à envisager...

Felicity Lott n'aurait pas dit mieux !

Mais bon, la première j'avais dit ! Et ce qui est dit est dit. J'allais quand même pas perdre mon pari ! D'autant que, si je puis me permettre, côté formes, je serais plutôt Cecilia Bartoli que Felicity Lott...


6 octobre 2011

Klavierübung

C'est Adrienne, je crois, qui nous parlait l'autre jour (il faut toujours écouter Adrienne) d'obsolescence programmée pour s'en indigner.

Ce phénomène sournois est doublé d'un fait beaucoup plus visible et bien dans la logique de la surconsommation : l'impossibilité d'obtenir la réparation du petit matériel informatique atteint d'un problème bénin.

Bel exemple de la chose chez moi hier.

Câline, la mal nommée, s'est acharnée durant la nuit sur le câble du clavier de l'ordinateur de ma moitié. Nous avons constaté la chose lorsque mon épouse s'est aperçue que son clavier ne répondait plus et que pensant que la prise USB était sortie de son logement j'ai rampé sous le meuble PC pour constater qu'à force de mordiller le câble sur une quinzaine de centimètres, la bestiole avait réussi à le sectionner.

Dans ma candeur naïve (ceci n'est pas un pléonasme, mais une façon d'insister sur mon côté crédule) je pensais que tout comme l'on trouve des câbles d'imprimante ou de fer à gaufre, on devait bien pouvoir se fournir en câble de clavier.

Erreur fatale ! Après recherche sur le net chez le fabricant du clavier puis auprès de divers magasins informatiques, j'ai fini par aboutir sur des groupes de discussion où des personnes cherchant aux aussi ce genre d'article se voyaient répondre de chercher un vieux clavier et d'en récupérer le fameux bout de fil et ses connecteurs.

Pour en avoir le cœur net, j'ai appelé l'atelier local de, je cite :  "Le leader belge de l'informatique de proximité", leur demandant s'ils pouvaient remplacer le câble de mon clavier. Réponse : "Non, ça coûterait plus cher qu'un nouveau clavier".

Ils auraient au moins pu répondre "Oui, mais ça coûtera... ". 

J'ai donc sorti quelques outils, désencavé le fer à souder, éliminé le bout de câble mâchonné et rétabli la continuité des quatre conducteurs microscopiques (plus un fil nu de masse) renfermés dans la gaine de la chose et rebranché le clavier. Miracle, ça fonctionnait !

Pas pour longtemps, car dans la soirée, le chien a remordillé le machin et hop, contact rompu !

Ce matin, j'ai donc démonté mon épissure, enlevé quinze nouveaux centimètres et recommencé l'opération.

Bah, ça tombe bien, ce câble était vraiment trop long et on s'emmêlait les pinceaux dedans !


22 septembre 2025

Étrange...

  

Oui, je sais, le titre précédent c'était "Bizarre", mais on ne choisit pas les événements qui nous tombent dessus, n'est-ce pas...

 

Donc : Émilie, notre petite-fille, est un brin (et même beaucoup) cavalière. C'est pour ça qu'elle a un cheval. Comme elle participe à beaucoup d'activités équestres, elle a aussi un van pour transporter la bestiole de cours en concours. Et pour tirer ce van, elle avait acquis un pick-up Toyota.

Ces bestioles où tout se commande par voie électronique font le bonheur de bandes organisées qui, avec l'aide de pirates informatiques, ont percé le secret de ces système inviolables... jusqu'à preuve du contraire.

Ainsi, dans le quartier où Émilie habite, on a dérobé quatre véhicules de ce type, y compris le sien stationné juste devant son domicile.


Je vous parle pas du bordel (excusez le mot) que ça a foutu dans son quotidien entre les déclarations à la police et aux assurances, les demandes  de copies (certifiées) des documents contenus dans le véhicule, dont, par exemple le certificat d'inscription du cheval au studbook... néerlandais !


Bref après la confirmation du vol, l'assurance a décidé de rembourser (partiellement) le véhicule. Et la compagnie a averti que la somme avait été versée à la banque avec charge pour cette dernière de transférer la somme vers le compte de la victime du vol.

Et c'est là que les Romains etc...
 

Au bout de quelques semaines et de nombreux échanges téléphoniques avec son agence bancaire, Émilie a passé un coup de fil à sa marraine.

Étrange : trois heures plus tard l'agence avertissait l'intéressée que l'argent était sur son compte...

Pas si étrange au bout du compte (si j'ose dire) si l'on sait que la marraine en question (notre "deuxième fille") navigue dans les sphères dirigeantes de la société bancaire concernée...
 

Mais comment font ceux qui n'ont pas de marraine ?

 


 

25 septembre 2025

Tourisme

 

Mon épouse a une copine qui est un vrai pigeon voyageur.

Quand elle n'est pas au Costa Rica, elle est en Laponie ou en Italie ou en Normandie, etc etc etc
 

Elle vient de rentrer de Pologne avec, bien sûr, visite obligatoire d'Auschwitz-Birkenau.
 

Elle aurait mieux fait d'aller à Gaza.

Là, elle aurait vu un immense camp d'extermination en pleine activité !

 


10 septembre 2025

Ça fait un moment...

  

Oui, ça fait un moment que je n'ai rien publié...

C'est (partiellement) la faute à Canalblog, je vous expliquerai ça un peu plus tard...


Ça fait également un moment, nous étions réunis en famille chez notre fille pour fêter l'anniversaire de Louise.

À cette occasion, notre "deuxième fille" était assise à table entre mon épouse et moi (ça lui arrive régulièrement dans ces occasions) juste en face de notre fille.


Et de quoi discutaient par-dessus la table les deux amies ? Je vous le donne en mille !


De savoir si elles allaient ou non prendre leur retraite anticipée !

 

Question de souligner sans doute combien je suis vieux !

... comme si je ne le savais pas !

Merci les filles !

 


 

27 août 2025

Réminiscences

  

Il y a deux jours, des cordistes sont descendus du toit de l'immeuble pour vérifier l'ancrage des pierres des façades et détacher les écailles de peinture et les bouts de béton en train de se désolidariser des balcons.

Il y a quelques années une autre équipe avait  déjà fait le même exercice. C'était mieux parce qu'à l'époque il y avait une rousse flamboyante dans la bande.

Donc, aujourd'hui, j'ai dû balayer pour ramasser les écailles de peinture et les éclats de béton laissés au sol par l'opération.

Après chaque coup de balai, il faut frapper celui-ci au sol pour ne pas redistribuer de poussières là d'où on vient de l'enlever. C'est là que je me suis rappelé que j'avais utilisé ce mouvement rythmé... à l'armée !

C'est marrant ce qu'on apprenait lors du service militaire : nettoyer le sol, dépoussiérer, ranger, lessiver (à la main), faire briller les godasses (comme Yves Montand dans la Folie des Grandeurs) et les parties en laiton de l'équipement, repasser en marquant bien les plis, j'en passe et de meilleures...

À propos de repassage, j'ai fait mon service militaire en Allemagne (Oui, j'ai fait la guerre (froide) moi, Monsieur !) à Spich et à notre première sortie dans le bistro le plus proche, nous nous voyions proposer des fers à repasser électriques à des prix défiant toute concurrence, selon les vendeurs qui nous épargnaient ainsi la nécessité de nous rendre en ville pour dénicher un magasin idoine (et de pouvoir comparer les prix).

C'est par la même voie que je me suis également acheté un appareil photo (un Viogtländer précisément).

Quand je repense au service militaire obligatoire, je trouve que c'était un truc intéressant, ce mélange obligé de gugusses de toutes origines culturelles, sociales, intellectuelles. Je crois que ça manque un peu aujourd'hui où l'on insiste surtout sur ce qui nous sépare plutôt que sur ce qui nous rassemble. On devrait remettre ça : ça calmerait un brin les énergumènes à l'ego débordant.

... et bien sûr, tant qu'à faire, embrigader aussi les filles pour répondre à leurs aspirations à l'égalité des sexes !

 


 

25 novembre 2007

Intro bis

J'en ai entendu, vu, lu des accros du blog !
Mais alors, accros de chez accro hein !
Peut-être pire que moi, c'est vous dire !

Accros...
à saturer la bande passante
à perdre le boire et le manger
à se rendre malades (dingues ils étaient déjà)
à oublier de dormir
à s'effondrer sur leur clavier
à ne plus se lever le matin faute de s'être couchés le soir
à arrêter d'aller au boulot
à ne plus parler à personne à force d'écrire à tout le monde
à clavicafouiller de fatigue
à déprimer grave
à se suicider (mais ça, ils n'ont pas pu raconter, sauf quelques centaines d'anorexiques qui y vont à petit feu)

Et, au train où vont les choses, je crains que ce ne soit qu'un début ! Car on a beau faire, on n'aura jamais tout entendu, vu, lu.


8 octobre 2024

C'était dans la boite !

 

Hier, j'ai reçu un envoi de la Fondation contre le cancer. Il contenait une carte pour mon anniversaire et (immanquablement) une lettre me suggérant discrètement d'augmenter le montant de ma participation mensuelle.
 

Ben dis donc, ils s'y sont pris à temps !

Ou alors, ils ont craint que ça arrive trop tard et que je ne sois plus là pour la recevoir...

C'est vrai que, comme on dirait dans le Canton de Vaud (mais c'est une légende urbaine), j'ai l'octantaine bien engagée et que je pourrais chanter comme le grand (dalaï) Lama :
 

De courbature, en courbature,
De muscle en muscle,
De cor encore,
C'est pas demain je vous assure
Que je vais oublier mon corps...
 

Et je vous parle même pas de ma rotule qui déambule, de ma tête fémorale qu'a perdu son cartilage, de mon estomac qui renâcle, de mon palpitant hypertendu et de quelques viscères divers qui complotent dans leur coin (la prostate, elle peut pas : j'en ai plus).
 

L'avait vachement raison Brel : "Mais vieillir, ah, vieillir !"


Mais vous laissez pas abattre hein, c'est moi qui suis vieux !

 


 


 

9 juillet 2025

Encore un coup de l'Adrienne !

  

Ce matin suite à mon commentaire sous son billet du jour, l'Adrienne m'enjoint d'écrire un billet sur ma non-visite des Grottes de Han ! Avouez qu'elle m'aura tout fait (ou presque...)!
 

Donc, si je n'ai pas accompagné mon épouse dans sa visite de l'endroit en compagnie des beaux-parents (bretons) de ma fille...
C'est bêtement parce que j'étais au boulot, tiens !
 

Ouais, grâce à ma grande gueule, vous savez en gros en quoi consistait mon boulot et vous en profiterez pour me dire que ce n'est pas très convaincant comme excuse, mais on fait avec ce qu'on a, hein !
 

D'ailleurs, cette situation n'est pas unique : plusieurs fois elle a embarqué des scouts étrangers dans un minibus (elle a peur de rien) pour leur faire voir qui le château de Belœil, qui celui de Beersel, j'en passe et de plus beaux ! Tandis que j'étais toujours au boulot (ouais, le même que la fois d'avant).
 

Ça suffira ?
 

Et n'espérez pas que je vous explique pourquoi je ne visite pas les grottes karstiques de la Calestienne, non mais, de quoi je me mêle à la fin !

 


 

 

22 juin 2017

De tout cœur avec vous !

 

Je ne m'apesantirai pas sur les raisons qui ont décidé ma généraliste à m'envoyer chez un de ses "honorés confrères" pour réaliser un petit bilan cardiaque.

Qu'à la première visite (prise de tension, auscultations diverses, électrocardiogramme) tout lui ait paru normal pour un gamin de mon âge ne l'a pas empêché de me prescrire un enregistrement de ma tension pendant 24h suivi d'un ECG pendant la même durée puis, ces résultats acquis, de me reconvoquer pour une échographie du cœur, un test à l'effort, un autre de respiration et une scintigraphie, faut bien faire rentrer un peu de flouze dans les caisses de l'hosto je suppose.

Pour ne pas fausser le test à l'effort, il m'a demandé d'interrompre la prise de mon béta-bloquant depuis l'avant-veille. Du coup, durant l'écographie, mon rythme cardiaque qui ne dépasse jamais les cinquante battements par minute galope autour des nonante par ce jour où la température frise les 32°C, ce qui me vaut l'étonnant commentaire "Je ne distingue pas bien, le mouvement est trop rapide".

Tandis que je pédale ensuite sur le vélo d'appartement sous la direction de son assistant, le cardiologue enregistre son courrier au moyen d'un dictaphone. Il termine le rapport du client patient précédent puis entame le mien :

  • salutation et remerciements à son honorée consœur (ma généraliste donc)
  • description de mon état civil : âge, sexe, taille, poids
  • listing des médicaments que j'ingurgite quotidiennement ou périodiquement (il va jusqu'aux vitamines D)
  • nature de la plainte m'ayant amené à le consluter (pour ce faire, il doit s'interrompre et fouiller l'amas de papiers encombrant son bureau en pestant contre tous ces documents administratifs qu'il faut remplir pour mettre enfin la main sur la lettre de l'honorée confrère et lui communiquer la raison qu'elle a elle-même donnée à ma présence ici, des fois qu'elle l'aurait oubliée elle aussi, ce qui ne m'étonnerait pas outre-mesure )
  • détail des résultats de ses examens d'où je déduis que je ne mourrai pas demain (enfin, pas du cœur en tout cas...)

Dans mes pérégrinations entre les divers locaux, j'ai fait une étrange observation : tout le monde travaille sur ordinateur et ces ordinateurs sont en réseau et pourtant :

  • le cardiologue s'est enquis de ma taille et de mon poids dès mon entrée dans son bureau
  • il me les a à nouveau demandés en entamant l'échographie
  • son assistant les a également requis lors du test à l'effort puis du test respiratoire
  • la secrétaire de la scintigraphie s'en est également enquise

Ben les gars, y a encore du boulot de rationalisation, il a raison le médecin : tous ces documents administratifs, quelle perte de temps !


21 mai 2017

Ça commence fort !

 

Et pourtant, ce n'est pas du Roquefort !

Du Munster au cumin tout au plus...

Après avoir pris possession de l'appartement que nous avons pris en location (jamais eu une location avec autant de matériel disponible) nous faisons une petite descente à l'Intermarché le plus proche, de quoi tenir le weekend.

À la caisse du magasin, nous suivons un individu accompagné d'un marmot. Contrairement à joye, il n'a pas de caddie et dépose sur le tapis quelques articles de toilette pour bébé.

Au moment de régler ses achats, le gaillard sort de sa poche des bons d'achat (me demandez pas comment il les a eu). La caissière lui annonce que le montant de ses achats ne couvre pas la valeur des bons et que ceux-ci ne peuvent être convertis qu'en marchandises. "Reprenez un des bons et réglez le solde en liquide, vous utiliserez le bon une prochaine fois", lui propose-t-elle.

"Je n'ai ni liquide ni carte bancaire", répond l'individu, "mais ne vous inquiétez pas, je vais aller chercher des lingettes pour faire le compte" et il repart vers les rayons. La caissière considère le cortège de nos propres achats et susurre "Je n'aurai pas le temps de scanner tout ça avant son retour, veuillez patienter un peu, s'il vous plaît."

Au bout d'un moment, le gaillard revient et dépose son appoint de marchandises sur le tapis. Calcul laborieux de la part de la préposée confirmant, si besoin était, que les Mousquetaires n'engagent pas de docteurs en math comme caissières et la sentence tombe : "Il manque trente-cinq cents maintenant !"

Le mec réempoigne le paquet et déclare qu'il va bien trouver un article qui fera le compte juste.

Comme il n'a pas vraiment une tête à sortir d'une HEC, un doute me saisit en même temps que se précise mon besoin de faire pipi. J'ai donc allongé les trente-cinq centimes pour débloquer la situation.

Bon, il ne sort peut-être pas d'une HEC, mais il est doué : il s'est quand même fait, l'air de rien, un peu de "poen" sur mon dos!


22 juin 2025

Ces deux-là !

  

Ce matin, au moment où je rentre en compagnie du chien qui est une chienne, de retour de son petit galop quotidien à l'ombre des hêtres pourpres de sa prairie favorite, le smartphone de mon épouse émet sa petite musique signalant un appel.

C'est Émilie notre petite-fille mi-kiné mi-centaure !

Rien que de très normal : qu'elle chevauche son vélo électrique ou pilote son monstrueux pick-up Toyota (il doit pouvoir tracter le van contenant son cheval) tous deux équipés d'un système bluetooth, Émilie appelle sa grand-mère. Tous les jours ! Et ça dure quelques minutes où elles parlent de tout et de n'importe quoi (aujourd'hui "Comment enfiler un bas de contention en s'aidant d'un sac-poubelle", si, si ! (et ça me concerne. De là à me prendre pour une ordure, il n'y a qu'un pas(et un brin de logique))).

C'est pas merveilleux ? Même pendant les trois semaines où Émilie explorait le Japon, chaque jour à 01:30 (heure belge), petite musique de nuit, rapide compte rendu de journée et l'une souhaitait à l'autre une bonne nuit et l'autre une bonne journée à l'une. C'est chouette finalement le décalage horaire !

Et il n'y a pas que le téléphone : elles vont ensemble au(x) théâtre(s), m'abandonnant de longues soirées à la merci du chien qui est une chienne pauvre de moi !

Bref, Émilie et sa grand-mère, ça me rappelle vachement l'Adrienne et la sienne...


C'est peut-être héréditaire : comme je fréquente mon épouse depuis plus de 80 ans, je sais que c'était pareil pour elle et sa grand-mère (sauf qu'elles n'avaient pas de smartphone) : une complicité à toute épreuve !

Elle est pas belle la vie (quand on a un caractère heureux) ?

 


 

29 mai 2025

Grand écart

  

Ouais, c'est pas avec ma béquille que je vais en exécuter un (sauf accident) !
 

Alors ? me demanderez-vous...
 

Voilà : notre kiné de petite-fille travaille sous contrat d'emploi à mi-temps dans une séniorie où elle traite  un vieux monsieur. Si si, plus vieux que moi, ça existe !

Le reste de son temps elle œuvre en tant qu'indépendante dans un cabinet où elle traite actuellement un bébé.

Entre ses patients le plus âgé et le plus jeune, il y a cent et quatre ans de décalage.
 

Si ça c'est pas un grand écart, je mange ma béquille !

 


 

29 avril 2025

La rengaine

 

Musiq3, la chaîne de musique "classique" de la Radio Télévision Belge Francophone propose à 9h du matin (heure où généralement je suis sur la route pour aller faire courir le chien qui est une chienne)  une émission : L'odyssée.
 

Il y a un petit temps déjà, j'avais envoyé un message discret à sa présentatrice pour lui faire remarquer que, bien qu'ils soient pour la majorité en métal, les saxophones n'étaient pas des cuivres comme elle l'avait affirmé sur antenne. Elle m'a donné raison en parlant d'un lapsus malheureux.
 

Depuis quelque temps, elle dispose d'un numéro WhatsApp et en profite pour poser à ses auditeurs des tas de questions sur leurs pratiques d'écoute de musique classique.

Une des dernières était : "Quels sont selon vous les compositeurs qui ne passent pas assez sur les ondes ?"
 

Comme je n'ai pas WhatsApp, je n'ai pas pu lui parler de Jan Dismas Zelenka à qui Johan Sebastian fait trop d'ombre.
 

D'autres se sont chargés de réclamer des compositeurs en nombre (y compris certains qu'il me semble pourtant entendre régulièrement).
 

Fort raisonnablement, quelques auditrices et même auditeurs, ont souligné que les compositrices étaient peu présentes (quand elles n'ont pas été spoliées par leur mari ou leur frère).
 

Là où j'ai quand même un peu tiqué c'est quand quelqu'un a réclamé, bien dans la ligne des temps LGBetc (je ne parviens jamais à retenir les nouvelles lettres progressivement ajoutées à la série) actuels, des œuvres de... compositrans !
 

Je n'ai pas entendu la réponse d'Alfonza. Vous en connaissez, vous, des compositrans ? Je vais consulter un enquêteur IA, il en trouvera certainement !

 


 

 

10 mai 2025

Une semaine d'une banalité à pleurer

 

Lundi


Après la promenade du chien qui est une chienne, j'emmène une tartine de cramique et repars en voiture : j'ai rendez-vous à 13h45 chez le radiologue (un des deux seuls qui puissent réaliser le cliché souhaité par le gaillard qui doit me poser une prothèse de hanche (droite)).

Le message qui me rappelle ce rendez-vous me demande d'être une demi-heure à l'avance. Vous me connaissez : à 13 h je suis dans le salon d'attente (après être passé par la borne d'enregistrement qui fait plus de difficultés pour lire ma carte d'identité que la pompe à essence pour lire ma carte bancaire ("Introduisez la carte d'un mouvement souple et régulier" qu'elle me dit celle-là en flamand).

Étonnamment, pile à l'heure dite, on m'appelle ! Entre temps, j'ai eu tout le loisir de me demander à quoi peut bien ressembler cette installation qui n'existerait qu'en deux exemplaires dans ma bonne ville.

Bien vu ! Elle est tout-à-fait banale ! Simplement, la technicienne me tend une sphère en métal poli, diamètre 32mm, montée sur une tige de 8, en m'enjoignant de me  coincer cette dernière aussi haut que possible entre mes cuisses en serrant bien celles-ci. Je me demande (in petto bien sûr) si la dame a une vague idée du schéma corporel masculin (pour sa défense, elle m'avait dit d'enlever mon pantalon, pas mon slip).

Une fois la "photo" prise, je suis rentré chez moi (à l'autre bout de l'agglomération) le lundi soir, c'est apéro (et plus si affinités) chez notre fille.

 

Mardi


Pas de promenade pour le chien (qui..) il a rendez-vous chez le vétérinaire à 10:30.

Comme toujours je suis une demi-heure à l'avance et le vétérinaire (une version femelle) une demi-heure en retard.

Injection de vaccin(s) qui vont mettre la bestiole à plat pendant quelque temps, quel calme quand ce truc se tait ! Auscultation : son souffle au cœur (qui ne l'empêche pas de galoper comme une dingue) est toujours présent mais j'ai réussi à éviter l'échographie si bien que la chose ne nous a coûté que 200€.

L'après-midi, je comptais aller renouveler le stock de friandises du dit chien, mais j'ai dû renoncer : je suis allé déposer un courrier trouvé dans le hall d'entrée et destiné à une dame partie depuis au moins dix ans de l'immeuble, dans la boîte de ma compagnie d'assurance hospitalisation après les avoir contactés par téléphone.

Sur le retour, j'ai fait plein d'essence (pour le lecteur de carte bancaire, voir plus haut) parce que...

 

Mercredi
 

C'est le jour de la crémation du petit-cousin de mon épouse, le colonial dont je vous avais parlé récemment. Nous ne nous sommes paumés qu'une seule fois à cause de travaux (what else ?) sur le trajet vers le crématoire de Charleroi.

Là j'ai assisté à un truc étonnant : nous étions bien sûr largement à temps et lorsque le cortège funèbre a débarqué, avec un léger retard comme il se doit, la veuve et une de ses cinq filles en entrant dans le hall d'accueil ont considéré mon épouse d'un petit air incertain puis se sont précipitées vers elle pour l'embrasser et la serrer dans leurs bras en versant quelques larmes (il devait pourtant s'être écoulé une dizaine d'années depuis qu'elle était allée rendre visite à son cousin hospitalisé suite à un AVC). Avec mon épouse c'est toujours comme ça : les gens l'adorent une fois qu'ils l'ont rencontrée.

Après, nous avons eu droit à la petite cérémonie traditionnelle, menée par un "représentant du diocèse". J'en suis resté comme un rond de flan (et même deux) : si Guy était catholique, moi je suis un terroriste islamique ! Mais bon, quand t'es mort, t'as plus grand chose à dire, n'est-ce pas ?

Au moment de la collation, une des filles est venue nous installer au bout d'une table et s'asseoir avec nous. Elle nous a raconté qu'à leur retour du Congo, nous les avions accueillies chez nous sans réticence (ce qui ne semble pas avoir été le cas partout) et que, ô joie, nous les avions emmenée au parc Méli et embarquées dans le bateau pirate (une énorme balançoire en forme de navire) où elles avaient eu la peur de leur vie quand après un moment de suspension en apesanteur le machin repart vers le bas.

Mon  épouse est repartie ravie parce qu'elle a pu constater que les cinq sœurs (de trois mères différentes) s'entendaient à merveille. Quand nous sommes repartis deux d'entre elles ont tenu à nous raccompagner jusqu'à notre voiture. Moi, ça m'a fait tout drôle que de jeunes dames que j'avais à peine rencontrées deux ou trois fois dans mon existence quand elles n'étaient que des gamines me prennent dans leurs bras en me caressant les omoplates.


Jeudi


Notre voiture grâce à ses virées campagnardes par tous les temps vers le manège de Louise et les ébats quasi quotidiens du chien sur la banquette était crasseuse dehors et pareil à l'intérieur. En prévision de la journée du lendemain (voir plus loin) j'ai décidé à la grande satisfaction de mon épouse de la faire nettoyer l'après-midi (parce que le matin après le retour de la promenade du chien qui..., c'est le moment des courses hebdomadaires. Bon, c'est ma femme qui fait le plus dur : la liste !).

Donc après le repas de midi, j'ai transféré le contenu de la voiture dans la cave : c'est fou ce qu'on peut trouver dans une bagnole, j'ai dû faire deux trajets avec la caisse à roulettes. Puis, je suis allé faire nettoyer l'engin extérieur et intérieur, c'était  un tel boulot que j'ai cru devoir joindre un pourboire à l'addition.


Vendredi


Deuxième crémation en trois jours : la voisine qui avait enfin accepté d'entrer en maison de repos (où elle a foutu un bazar de tous les diables pendant son relativement court séjour) est décédée.

Nous avions proposé à la charmante petite dame du premier de nous accompagner parce que ses enfants n'avaient pas pu se libérer. C'est pour ça que j'avais dû faire nettoyer la bagnole, le bon cœur de mon épouse me perdra !

Le crématorium local est perdu au milieu d'une zone semi-industrielle bourrée de hangars et autres joyeusetés. Pour le dégoter, nous avons utilisé l'application Waze du téléphone de mon épouse, lequel a commencé par nous envoyer sur la rive ouest du canal de Willebroek où après quelques dizaines de mètres nous sommes tombés nez à nez avec deux gros engins de chantier qui nous ont obligés à rebrousser chemin en roulant dans un creux rempli d'eau boueuse qui a  terni quelque peu l'éclat nouvellement retrouvé de notre véhicule.

Après que la famille de la défunte ait appris que j'étais "l'homme qui arrête l'alarme à trois heures du matin", la cérémonie a démarré. Elle était un brin différente de celle de l'avant-veille : les rédactrices des textes évoquant la défunte en avaient confié la lecture à une employée du lieu.  C'était reposant, j'ai même failli m'endormir en regrettant que lors de ma propre crémation je ne pourrais pas entendre la personne merveilleuse que j'aurai été !

Après la dispersion de notre ex-voisine au vent de l'histoire et une excursion dans les routes de Grimbergen, nous nous sommes retrouvés dans un resto italien sur la place de Strombeek où après avoir déposé mes passagères il m'a fallu dix bonnes minutes avant de dégoter une place de parking à quelques centaines de mètres de l'endroit. Le repas s'est bien passé et j'ai bu un mocktail pour la première fois de mon existence.

Nous sommes rentrés chez nous à temps pour que je puisse jouer mon petit Huber en transférant Louise de son lieu de travail à son manège. C'était un peu la java au niveau du Heysel, il devait y avoir un quelconque concert ou Dieu sait quoi, Lui qui sait tout.


Samedi


N'allez surtout pas croire qu'aujourd'hui j'ai juste eu à sortir le chien qui, après cette promenade de santé, après quelques détours pour cause de travaux et de déménagement, nous avons pris le ring intérieur (l'entrée  la plus proche de chez nous est fermée le WE) pour nous rendre au centre commercial de Woluwé : je devais aller me trouver des pyjamas et des pantoufles fermées en vue de ma prochaine  hospitalisation.

Des pantoufles fermées ! Qu'est-ce qui faut pas entendre ! Moi je chausse des mules suédoises du lever au petit-déjeuner puis des chaussures jusqu'au retour de la dernière sortie du chien qui vers 22h30. Alors, les pantoufles... pourquoi pas des charentaises tant qu'on y est hein ?


Dimanche


Ben, on verra demain ...

 


 

 

4 mai 2025

Yesterday,

 

"Love was just an easy game to play..." mais je ne suis pas là pour vous parler des jeux de l'amour et du hasard ni des Beatles (même si "I'm the Walrus"), mais d'hier.

Parce que moi, contrairement à mon neveu Joe, je suis là pour vous raconter ma vie.


Cela faisait de nombreux mois qu'une cousine de mon épouse, sa seule germaine même si elle se prénomme Claire, tannait celle-ci pour qu'on se retrouve dans un restaurant quelque part à équidistance approximative de nos domiciles respectifs.

Voilà pourquoi hier nous nous sommes retrouvés sur le pourtour du champ de bataille de Waterloo (lequel, comme chacun sait, se situe sur le territoire de Braine-l'Alleud) à la Brasserie de l'Alliance.


Les quelques rares fois où nous accédons à leur demande, je suis toujours étonné que ces personnes apparemment férues de resto ouvrent des yeux de merlan frit lorsque nous répondons "oui" à leur question de savoir si nous prendrons (ou pas, parce qu'eux, leur appétit...) une entrée.

Hier, ils se sont malgré tout résolus à se partager trois asperges sauce mousseline pour nous accompagner dans ce périlleux exercice.

Le mari de la dite germaine n'a aucun problème pour choisir le reste de son menu : il mange toujours une quelconque pièce de bœuf (il évolue quand même un brin puisqu'il n'exige plus maintenant qu'elle soit bien bien cuite).

Là où il en a par contre un de problème, c'est du côté de l'ouïe : il est de plus en plus dur de la feuille, ce qui ne serait pas trop grave s'il n'imaginait pas que les autres sont dans le même cas que lui, si bien qu'il partage sa conversation avec tout le restaurant (pourtant vaste).


Nous voici donc partis pour un large survol des dernières nouvelles de la famille et connaissances associées, sujet qui se rétrécit au fil des ans et ce n'était pas hier qui allait faire mentir la tradition : nous leur avons appris qu'ils venaient de perdre la veille un cousin supplémentaire.

Entendons nous bien : lui non plus n'était pas germain puisqu'il était le fils du fils d'une tante de mon épouse et pour Claire (qui habite le même patelin que lui) c'est encore plus lointain puisqu'elle n'est, elle, que la nièce de mon beau-père. Mais dans le patelin en question, il semble que tout le monde (ou presque : y a quelques Italiens) ait un vague cousinage avec les autres habitants.

Le défunt, sujet de la conversation bien malgré lui, aux funérailles duquel mon épouse compte bien assister (et moi avec, comme on dit par ici) était un mec que j'ai toujours trouvé bien sympathique. Il était le dernier colonial de la famille de ma femme. Il était rentré d'Afrique avec son épouse et deux filles et quelques temps après avait fait venir de là-bas deux autres filles (pour leur permettre de faire leurs études ici) et leur mère, grâce à quelques entourloupes avec la sacro-sainte administration. Sa cinquième fille, elle, d'une étourdissante beauté du temps où je l'ai connue, avait déjà été importée et placée en famille d'accueil pendant qu'il effectuait son service militaire : elle avait été déposée par sa mère chez ses parents, là-bas, au Congo.

Il était marrant : à la table du remariage de sa mère, il bouffait les œillets qui garnissaient la table en attendant les plats et il possédait un fusil à pompe (un Remington, il me semble), un truc à vous descendre un éléphant, arme qu'il gardait sous son lit lors des troubles de l'indépendance au Congo et avec laquelle il tirait dans le jardin de sa grand-mère voisin de celui de mes beaux-parents après son retour.


Après cette joyeuse parenthèse nécrologique, revenons au repas.

J'ai pris un Kir pour apéro avec quelques olives, mon épouse et sa cousine un Cava et le quatrième un très prévisible Pastis.

Ensuite, mon épouse a donc mangé ses deux entrées (tartare de saumon et cervelle de  veau sauce tartare, question de rester dans la même note) accompagnées d'un verre de Primitivo.

Moi qui suis pour le comportement standard, j'ai pris comme entrée deux fondus au fromage et comme plat un filet de bar accompagné de polenta et d'aubergine farcie aux légumes méditerranéens. Le tout avec un verre (double) d'un Pouilly Fumé résolument buvable. Pour tasser tout ça, j'ai dégusté une île flottante suivie d' un expresso bien tassé. J'ai refusé le pousse proposé par l'autre mec du quartette : je sais me tenir en même temps que le volant.

Les autres ? M'en tape : c'est ma vie que je raconte ! (bon , allez, je vous dirai quand même que mon épouse a un faible pour les colonels - deux boules de sorbet citron baignant dans de la vodka  glacée- mais malgré ce faible, elle n'en a pris qu'un).

Je suis sorti de là avec une étrange constatation : depuis des mois, chaque jour avec une intensité variable, j'ai quasi en permanence deux sensations au niveau de l'estomac : celle d'avoir faim ou celle d'avoir un ennui de digestion...

Et là : rien du tout !
 

Ce serait peut-être la solution. Mais je peux quand même pas prendre tous mes repas au resto : c'est pas remboursé par la mutuelle !

 


 


 

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