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Entre nous
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26 novembre 2022

Vivement la retraite qu'ils disaient

 
Hier, journée classique du retraité :

Au moment où j'entame la préparation du petit-déjeuner, le téléphone sonne. C'est la voisine : elle demande s'il nous ne nous reste pas un test covid. Je lui porte la chose et, tout en lui recommandant de bien lire la notice, je lui fais une petite démo de la succession des opérations. Je lui propose même de réaliser la chose moi-même mais elle préfère pas : elle a les narines fragiles et ça risque de saigner si elle ne le fait pas elle-même.

Après le petit-déjeuner promenade du chien et passage chez les Pilifs pour acheter les croissants du lendemain et les sandwiches du soir : mon épouse et nos petites-filles ont théâtre (La ferme des animaux).

À onze heures je dois aller chercher Louise pour la conduire au manège (sur le trajet, je passe chez Marlies, la plus mignonne des pharmaciennes de la capitale, prendre ma boîte de bêta-bloquants qui était en rupture de stock lundi, manque de bol, c'est son mari qui est de service!). J'embarque Louise avec armes et bagages : elle logera chez nous après le théâtre.

Tandis que je rentre chez moi, mon épouse appelle (ouais, mon antique smartphone est connecté sur la radio via bluetooth) : pas la peine de rentrer la voiture au garage je dois monter chercher l'ordonnance de la voisine (son médecin est passé,  mais comment a-t-elle trouvé un médecin qui se déplace encore, ça doit être un vieux de la vieille, comme elle) et me farcir la pharmacie pour elle. Comme d'ordinaire, plutôt que de me laisser le choix de l'officine, la môme a déjà téléphoné à la sienne et tout est prêt. Sauf que la sienne, c'est rue de Wand, la rue la plus embouteillée de toute l'agglo. Après deux circuits en pure perte dans le quartier, je finis par dégoter une place dans l'allée des Moutons, à deux pas de mon domicile. J'aurais mieux fait d'y aller directement à pied !

Quand Louise appelle pour que j'aille la récupérer on lui demande de patienter un peu : sa sœur a déjà demandé que je la dépose elle aussi au  manège d'où elle doit conduire son cheval chez le dentiste (elle a loué un van pour ce faire et sa voiture l'attend chez le loueur) donc : deuxième voyage Laeken-Jette-Strombeek.

Je ramène Louise à la maison où en mangeant, elle s'aperçoit qu'elle a oublié d'emmener ses chaussures pour le soir, elle n'a que ses boots d'équitation. Nouveau voyage Laeken-Jette-Laeken (en plein à l'heure de sortie des écoles).

Tout ça le jour de mise en ligne du Défi du Samedi, bien sûr...

Remarquez que j'ai encore eu du bol : Emilie est rentrée à temps de son expédition, je n'ai pas dû déposer les autres au Théâtre du Parc !

Aujourd'hui, c'est plus calme j'ai juste dû déposer Louise chez les Pilfs, y acheter les croissants, aller faire courir le chien puis aller chercher une bouteille de Belgian Owl (un whisky) à Woluwé-Saint-Lambert et les gâteaux et baguettes à Woluwé-Saint-Pierre pour la fête d'anniversaire d'Emilie, ce soir, et les déposer chez ma fille. Non, je ne devais rien ramener de Woluwé-Saint-Etienne, mais j'y suis passé pour reprendre le ring.

Qu'est-ce qu'on s'emmerde quand on est retraité !


 

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1 novembre 2018

Panneau publicitaire

 

Quand je sors, poussant mon caddie, de ce magasin que je fréquente régulièrement, une camionnette occupe l'emplacement  de parking le plus proche.

Elle me présente son flanc droit (en relativement piteux état) où figure en silhouette blanche la statue de la liberté. Celle-ci est soulignée d'une inscription en lettres capitales de quarante centimètres de haut :

HOER !

Ma connaissance du néérlandais ne va pas jusque là, mais celle de l'anglais vient à mon secours, les mots sont trop proches que pour laisser place au moindre doute : "(w)hore" dans cette langue, c'est "pute".

D'ailleurs, plus bas, en plus petits caractères, référence est faite au livre de l'Apocalypse, chapitre 17, verset 4 où figure la description de la grande prostituée.

Je ne suis pas un très grand fan des Uesses (surtout ceux d'aujourd'hui), mais de là à trimbaler mon antiaméricanisme primaire en lettres majuscules sur le flanc de ma bagnole, il y a encore de la marge. Y a des mecs gonflés quand même...

Bon, un jour, à l'époque de l'affaire des écoutes, sur le blog des défis du samedi, j'avais bien remplacé le flambeau de Lady Liberty par un micro, je lui avais collé des écouteurs sur les oreilles et inscrit un grand NSA sur la poitrine, mais c'était de bonne guerre, non ?

Inutile d'entamer une recherche, l'image a disparu lors d'un des problèmes de serveurs de Canalblog.


24 mai 2018

Chic, c'est les vacances !

 

(Oui, je sais, j'aurais dû écrire "ce sont...", mais quand Marcel écrit un truc du genre "Il n'y va pas aussi" je ne vois pas pourquoi je ne profiterais pas à mon tour de l'étonnante plasticité de la langue française)

Donc, nous sommes en vacances, en France.

Premier arrêt (pipi) dans ce charmant pays.

Tandis que sur l'aire de parking j'attends en compagnie du chien le retour de mon épouse au pied de l'escalier, une jeune femme m'aborde. Elle est splendide! Une longue chevelure blonde se déverse de sa casquette rose portée à l'envers et scintillante de strass sous le soleil de Lorraine. Des jambes au galbe parfait sortent de sa couche-culotte.

Si, si, comme je vous le dis !

Cher Monsieur, me dit-elle d'une voix suave, mes amies et moi-même (elle est en effet accompagnée d'une tribu d'amazones presqu'aussi mignonnes qu'elle) fêtons mon enterrement de vie de jeune-fille et il m'est demandé de me faire photographier en compagnie d'un moustachu. Accepteriez-vous de poser avec moi ?

Et nous voila immortalisés par une quinzaine de smartphones.

Je vais encore faire un tabac sur les réseaux sociaux. Heureusement, bien inspiré, je portais mes lunettes de soleil (ce que je ne fais pour ainsi dire jamais).

Même le chien n'en revenait pas, la preuve : il a en même oublié d'aboyer, ce n'est pourtant pas son genre !


20 novembre 2022

Expo...

 
Grâces soient rendues au COP27, on ne peut plus passer à côté du réchauffement climatique...

De là à dire qu'on y trouve des solutions...

Je suis d'un naturel pessimiste, c'est un excellent moyen d'avoir parfois de bonnes surprises, mais c'est rare...

C'est ce naturel qui m'avait fait prévoir avant la COVID que les virus finiraient par avoir notre peau.

J'avais aussi estimé que l'élévation des températures amènerait un accroissement de l'intensité des pluies et des phénomènes associés.

Aujourd'hui, en suivant les annonces du mec (ou de la mecque) de la météo, je me pose une question, insidieuse, il va de soi.

Quand on nous déclare que la température dépasse la température "normale" de x degrés, je me pose des questions sur la notion de température normale. Bon, j'ai trouvé ça ici.

La température normale suit donc avec retard l'évolution de la température et celles d'aujourd'hui seront considérées comme normales dans une vingtaine d'années. Alors pourquoi nous inquiéter aujourd'hui puisque dans vingt ans nous serons la normale ?

Le premier qui me dit que l'anormal c'est moi, je lui parle du GIEC !


PS : pour replonger dans mon état normal, j'ai parfois l'impression que nous avons tendance à considérer que les choses évoluent de façon linéaire et qu'on a le temps. C'est une grossière erreur : la majorité des lois ne sont pas linéaires mais plutôt géométriques quand ce n'est pas exponentielles. Un exemple ? L'attraction des masses évolue avec le carré de la distance. Vous avez un doute ? Sautez de votre balcon, vous allez voir (même si le frottement de l'air vous freinera un peu) !

 

 

5 février 2017

Les rêveries du promeneur (de chien) solitaire - Acer Canadiense

 

Ah, vous pensiez que je ne promenais plus le chien ? C'est mal connaître la bestiole !

Non, je ne vous en parlais plus à cause de Raymond qui m'enquiquine tous les jours, mais on va arranger ça :

Prenez une feuille !

Mais non, pas une feuille de papier, je ne vais pas faire une interro !

Une feuille d'arbre, simple. Non, pas l'arbre simple, la feuille, par opposition à composée. Un arbre ce n'est pas simple, c'est commun (et même vulgaire si on en croit le latin). Donc une feuille simple d'un arbre commun. Un érable par exemple (canadien ou autre, ça n'a guère d'importance).

Prenez donc cette feuille et laissez-la vieillir sur sa branche.

Entre-temps, considérez votre main : elle a une face et un dos (pourquoi appelle-t-on dos la partie de la main le plus ordinairement exposée à la vue ? Mystère !). Vous remarquerez que sa structure a quelque chose de commun avec celle de votre feuille d'érable : légèrement creuse sur sa face, le côté qui sert à recueillir des choses, pour la feuille, essentiellement la  lumière.

La face et le dos de votre feuille étant ainsi définis, transportons-nous au moment où elle se détache de son support et descend en virevoltant vers le sol.

Dans quel sens va-t-elle s'y coucher ?

Depuis les quelques années que je promène le chien en foulant au pied les feuilles mortes,  je peux vous faire part des résultats de mon étude statistique : elles se retrouvent le plus souvent face contre terre, je suis formel !

C'est très étonnant car leur forme en parachute et le poids de leur pétiole devraient les amener à toucher terre le pétiole en bas et à se coucher sur le dos, non ? Ah !

Après tout, il en est peut-être ainsi.

Je dois avouer, à ma grande honte, que je fais mes statistiques sur les feuilles accumulées au sol et pas au moment de leur atterrisage. Peut-être qu'elles se posent toutes sur le dos et  que c'est le vent qui les retourne ensuite parce qu'une fois retournées face contre terre, elles lui offrent moins de prise à ce même vent !

Vous me suivez ?

Moi, je suis le chien...


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9 novembre 2016

Mouarf !

 

Bon, ben faut bien que j'y aille comme tout un chacun de ma petite trumpitude.

Je me marre !

Pas parce que les Américains héritent de Donald comme président, c'est bien fait pour eux, n'avaient qu'à pas aller voir Disneyworld.

Pas parce que les deux camps ont misé sur le mauvais candidat : les démocrates sur une des femmes les plus détestées des Uesses, les républicains sur un mec avec qui ils n'ont pas fini de suer vu qu'il ne partage même pas leurs idées de base.

Pas parce qu'on ne parle plus que de ça, même moi.

Non, je me marre parce qu'une fois de plus, les journalistes "spécialisés" soutenus par les instituts de sondage qu'ils paient cher et vilain et dont on se demande comment ils établissent leur "échantillon représentatif" n'ont absolument rien vu venir.

Je me marre mais je ne suis pas inquiet : ils trouveront certainement comme toujours une très bonne explication à leur gourance !

 

PS : si ça peu aider, je connais personnellement une charmante infirmière pour les mains expertes de laquelle le sondage n'a pas de secrets.


28 octobre 2016

Pain perdu

 

La route départementale numéro 3 traverse Saint-Valéry-sur-Somme, elle est à sens unique et sa chaussée de circulation peine à donner passage à une voiture tant elle est étroite.

Aussi dois-je patienter derrière la camionnette du "Fourni de Paul" qui barre toute la largeur du trottoir en attendant que le flux des voitures se suivant à la queue-leu-leu se tarisse.

Au moment où je peux enfin contourner le véhicule sans risquer de me faire renverser, je tombe nez à nez avec une dame qui effectue la même manœuvre dans l'autre sens.

Elle râle à (très) haute voix : "Nom de Dieu, qué bordel ici !"

Je m'apprète à l'approuver chaleureusement en lançant l'anathème contre les imbéciles qui croient dur comme fer qu'ils peuvent abandonner leur véhicule n'importe où, lorsqu'elle ouvre la porte de la camionnette et grimpe à l'intérieur.

J'ai rien dit, je suis courageux mais pas téméraire, un pain est si vite perdu !


23 octobre 2016

De la difficulté des recherches sur le World Wide Web


J'allais vous parler de lacunes dans le savoir du Web, mais finalement, c'est plutôt de mes propres lacunes dans les méthodes de recherche dont je vais vous entretenir.

Que je vous explique : l'autre jour, la petite dame du sixième vient sonner à notre porte. Elle souhaite que je lui remplisse un virement, l'état de sa vue ne le lui permettant plus.

Pendant que je m'exécute, elle commence à raconter sa vie à mon épouse, si bien que quand j'ai terminé, pour lui permettre d'achever son histoire, je lui propose un apéro. Elle opte, ainsi que mon épouse, pour un Whisky plutôt doux (Glen Deveron), j'en prends moi-même un un peu plus tourbé (Caol Ila). Et elle continue son histoire.

Tandis que nous découvrons son existence, je comprends que je m'emm... un peu dans la mienne ! Parmi ses innombrables péripéties (si vous voulez des détails, demandez), celle où, durant son exil à Paris, elle a travaillé dans quelques maisons de couture m'évoque irrésistiblement le souvenir d'une chanson dont je trouve qu'elle lui irait comme un gant : "La biaiseuse" !

Et c'est là que nous plongeons dans le sujet de mon billet : l'interprète la plus ancienne de cette chanson que je découvre sur le Net est Annie Cordy. J'ai beau faire appel à un tas de sites, tout ce que je découvre c'est qu'elle a été écrite en 1912 par Léo Lelièvre (auteur également de La Matchiche) avec Paul Marinier, mais pas qui en a été la première interprète.

Je m'apprête donc à vous pondre une diatribe sur les lacunes de la toile en matière d'information quand, pris d'un doute subit, j'entame une nouvelle recherche et finis par tomber sur un site obscur où, dans un commentaire, l'auteur du site répond à la question d'un de ses lecteurs confronté au même problème que moi : la créatrice de La Biaiseuse en 1912 est Mademoiselle Allems. Annie Cordy est la première à l'avoir enregistrée sur vinyle, bien avant Marie-Paule Belle.

J'avais donc mal cherché. C'est que les moteurs de recherche fouillent le contenu des sites webs mais pas celui de leurs commentaires. Ou que je n'emploie pas les bons outils de recherche.

Bref, c'est pas le WWW qui a des lacunes, c'est moi !

Le pire, c'est que je le savais : tout est toujours de ma faute !


17 octobre 2016

Ouf !

 

Aujord'hui, c'est le jour du relevé des compteurs.

Mais non, je ne m'appelle pas Prosper et j'ai mis personne sur le Sébasto !

Non, c'est le jour du relevé des calorimètres et des compteurs d'eau chaude et froide.

Quand j'emmène le chien pour la première de ses cinq sorties quotidiennes, les employés de la société chargée du relevé (ISTA pour ne pas la citer) tiennent conciliabule dans la rue en attendant l'heure de début des festivités. Ils en ont pour toute la journée à visiter la grosse centaine d'appartements de la copropriété.

Ils sont cinq et, autour d'eux, je compte quatre voitures au logo de leur firme stationnées dans la rue.

Immédiatement les questions affluent dans ma petite tête :

  • souci d'économie ?
  • de rentabilité ? (mouaaaarf !)
  • voiture accidentée ?
  • à l'entretien ?
  • voiture personnelle ?
  • banalisée ?

Quand je remonte avec le chien, un coup d'œil au fond du clos sur la droite me rassure : la cinquième voiture y est garée.

Ouf, le compte y est !


19 novembre 2015

Sur le fil

Lundi, tandis que je m'apprêtais à vous pondre un billet style "Molenbeek, terre de vacances", je reçois un mail.

Walrus ! (en réalité ma correspondante a utilisé mon prénom) Si vous êtes chez vous mercredi, je viendrai vous faire un petit bonjour. J'arriverai vers 12h30. Ne faites rien de spécial.

Je signale la chose à mon épouse et c'est le branle-bas de combat immédiat : on remonte le Champagne de la cave, on appelle le fournisseur de foie gras (qui est momentanément fermé, le traître), on établit un petit menu de secours en désespoir de cause et on attend de pied ferme...

Qui ? Greta !

Comme nous sommes mercredi, je vais chercher les filles qui mangent avec nous. Quand je rentre, Greta est déjà là en grande conversation avec mon épouse (je vous fais grâce de mon intervention classique signalant l'étrange propension qu'ont mes parents et amis à converser bien plus avec ma femme qu'avec moi, ça doit provenir de mon côté ours mal léché).

Quand j'entre, elle se lève pour me faire la bise et déclarer s'adressant à nous deux "C'est fou, vous ne changez pas !" (je traduis en ce qui me concerne qu'elle entend par là qu'à l'époque où nous œuvrions de concert au service de la science, j'avais déjà l'air aussi vieux qu'aujourd'hui).

Elle va tenir, car elle doit conduire, avec une seule flûte de Champagne pour tout le repas : amuse-gueules (elle est folle des betteraves rouges), saumon fumé, Parmentier de confit de canard, tarte aux poires et frangipane.

En deux heures, revue générale annuelle : famille, boulot, politique, société, elle a le sens de l'exposé concis.

Elle réussit même à placer, grâce au prochain mariage de son fils, une allusion dépitée à ses formes que, personnellement, je continue de trouver toujours aussi "somptueuses".

Douze ans que je suis retraité et que subitement, fidèlement, une ou deux fois l'an, le tourbillon surgit, élégant, souriant, volubile.

Là, elle a trouvé une fenêtre, demain, elle sera pour deux jours à Fribourg, la semaine prochaine, pour trois jours à Lyon et la suite à l'avenant.

Moi, pour quelques nuits, je vais retrouver des rêves où je suis au boulot.

Dingue non ?


10 août 2015

Semaine type

Pour ceux qui se demanderaient à quoi peut bien ressembler la vie d'un retraité, je vais vous extraire une tranche du pâté de mon existence. J'espère que vous ne serez pas déçus par sa monotonie.

 

Vendredi 31 juillet

Il y a trois ans, moi (et ma grande gueule) avions signalé à Caro la présence d'un magnum de Schistes dans notre cave. Caro s'était promis de venir en tâter. C'est ce vendredi que la chère enfant (accompagnée d'un des siens) décide de mettre son projet à exécution. Rendez-vous pris pour dix-neuf heures rue du Marché aux Porcs où la belle a son logement. Elle est tip top au point de chargement. Sur le trajet aller, je suis passé fermer les volets chez ma fille (en vacances en Bretagne) et nourrir chats et lapin.

Sur le chemin du retour, nous devons faire un premier détour pour embarquer devant le Botanique ma petite-fille Emilie à la sortie de son dernier cours intensif de physique. Elle était rentrée seule de Bretagne à cet effet et avait logé chez sa marraine durant la semaine écoulée. Second détour pour faire voir à Caro et son rejeton la gare de Tour et Taxis (splendide bâtiment en briques dont Adrien semble friand), une version du penseur de Rodin derrière les grilles du cimetière de Laeken, l'atomium, le palais royal de Laeken, les serres de Bala, la maison chinoise et la tour japonaise (importée de l'expo de Paris 1900 par Léopold II).

Le souper (amuse-gueules divers avec Crémant de Bourgogne, ris de veau, manchettes d'agneau, dame blanche ou noire) s'est bien déroulé. Caro telle que je l'avais rêvée : volubile et jamais en panne de conversation (j'ai même pas pensé à prendre une photo). Le Schistes à la hauteur de sa réputation : à la fois robuste et velouté, il vient de la Serre Romani (montagne au romarin) de la commune de Maury, mon fils a la sélection sûre côté vins.

Vers 23 heures ma progéniture de seconde génération va se coucher, un peu après minuit je raccompagne nos invités à leur logement après avoir achevé la mise en ligne des défis du samedi.

 

Samedi 1 août

Lever à six heures, saut à la boulangerie pour acheter les viennoiseries indispensables au petit-déjeuner, passage chez les chats, dépôt d'Emilie à son cours toujours accéléré mais de chimie cette fois, de l'autre côté de la ville dans le coin des étangs d'Ixelles. Récupération au même endroit à 19 heures et passage chez le lapin. Mon épouse décide de profiter de la présence de la gamine pour lui offrir une table de riz au Mandarin chinois à Neder-over-Heembeek.

 

Dimanche 2 août

Emilie avait cru aller à son cours en tram, mais le dimanche il n'y en a que deux par heure, trop risqué ! Dépôt et, tant qu'à faire récupération en voiture avec passages par les volets. Entre ces allers - retours, passage vite fait au marché de Wemmel et promenade du chien au parc des trois fontaines à Vilvoorde.

 

Lundi 3 août

Dépôt et reprise d'Emilie à l'arrêt du tram, double aller-retour chez ma fille (volets etc...), dans l'après-midi, passage chez des amis pour tonte d'urgence de la tête du mec par mon épouse, éclusage rapide d'une Bush.

 

Mardi 4 août

Dépôt d'Emilie au tram, son père de retour de Bretagne avec le reste de sa famille ira la récupérer, ils viennent dîner chez nous et repartiront après minuit en emportant une grosse moitié du plat de lasagne et les bagages d'Emilie.

 

Mercredi 5 août

Notre fils nous avait invités à passer un jour de repos dans sa maison ardennaise. Il nous y attend pour le milieu de l'après-midi. Mon épouse décide de partir le matin et de manger un "petit bout" à Marche-en-Famenne (125 km de Bruxelles). Nous choisissons la terrasse du Manoir, un resto dont la carte m'avait attiré en proposant du homard, mais comme il n'y en avait plus, nous avons opté pour un menu scampis à la plancha sur lit de taboulé et ris de veau en blanquette. Nous avions à peine entamé la bouteille de Saint-Amour que notre fils débarque sur son Brompton, il nous a aperçus en passant dans la rue. Nous n'avons même pas le temps de lui demander s'il veut se joindre à nous qu'il doit battre en retraite à cause du chien qui ne se (re)tient plus de le voir.

Dans l'après-midi, nous nous installons chez lui puis, après une petite bière à l'ombre du frêne du jardin, on en vient rapidement à l'apéro (brut de chez Deutz) du dîner (liguines aux moules all'arrabiata avec Auxey-Duresse et pavé de cabillaud à la florentine avec un Vosne-Romanée).

Je ne dirai (presque) rien de la nuit passée pour une part à masser la jambe de mon épouse qui avait des crampes (elle supporte mal le vin blanc même si elle l'adore) et pour l'autre à lutter pour ne pas être éjecté du lit par le chien.

 

Jeudi 6 août

Comme la veille nous n'avions pas eu le temps d'inviter notre fils à partager notre repas au resto, nous sommes allés au "Les pieds dans le plat" au beau milieu de nulle part. Depuis que le truc est étoilé, notre fils ne réussisait plus à y trouver une table le weekend parce qu'il essaie toujours d'y aller "à l'inspiration". Là, un midi de semaine, nous avons eu une table où nous nous sommes retrouvés après une petite balade apéritive dans la forêt environnante. Menu sympa demi baby-homard grillé, secreto iberico assortiment de petits légumes et purée de pommes de terre (moitié beurre). Comme ils n'avaient plus de Sancerre rouge, mon fils a opté pour un Collioure (ouais, moi non plus je ne vois pas le rapport) un pur velours. Après le dessert, nous avons repris la route de Bruxelles, vachement reposés il faut le dire...

 

Conclusion

Vous la trouverez bien vous-même, moi j'ai une autre semaine de retraité à tirer !


18 janvier 2015

À l'ouest rien de nouveau...

Le Grand Chef Blanc  - excusez-moi, je me laisse emporter par le souffle épique des westerns de mon enfance où, lors des négociations avec les féroces Peaux-Rouges (toujours roulés dans la combine), c'est ainsi qu'on désignait le président des États-Unis d'Amérique -  le grand chef blanc actuel donc, conseille à l'Europe de mieux intégrer sa communauté musulmane.

Et de donner l'exemple de son grand pays où, je cite : "la population musulmane n'a pas de problème à se sentir américaine".

Faut dire qu'aux Uesses, la population musulmane atteint 0,8 % de la population totale alors que la proportion en est dix fois supérieure dans mon pays et trente fois dans sa région capitale où j'ai le bonheur de vivre. Ajouter aussi que les frontières US, contrairement aux nôtres (voies terrestres obligent), sont solidement cadenassées.

Je suppose qu'il est allé chercher son appréciation mesurée auprès du NOI (Nation of Islam, des Black Muslims), l'exemple même de l'intégration.

Et puis, est-ce que nous le félicitons, nous, de ce grand progrès réalisé pour les droits civiques qui consiste à avoir substitué au lynchage de nègres par le Ku Klux Klan le meurtre de noirs par la police ? Même s'il nous faut convenir que c'est un peu plus politiquement correct.

Et à propos... des nouvelles de Guantanamo ? ça ferme bientôt ?

Sacré Hussein, va !


7 mai 2012

Une impression de déjà vu

En mai 1981, ma fédération organisait une rencontre internationale du scoutisme "ouvert" (entendez non-confessionnel).  J'y participais et mon épouse avec quelques amis assurait l'intendance (ma fille a même à cette occasion fracassé quelques bouteilles de Maitrank, mais nous avions du stock).

Parmi les participants, il y avait bien sûr quelques Français, tous chauds partisans de François Mitterrand.

À l'annonce de la victoire officielle de ce dernier, j'ai assisté à une petite scène au sein de la délégation française : ils se congratulaient joyeusement de cette victoire jusqu'à ce que l'un d'eux s'exclame : "D'accord, on a gagné, mais que va-t-on faire maintenant ?"

J'adore les Français, ils réussissent toujours à me faire marrer !

Aujourd'hui aussi...


8 septembre 2008

Oh funérailles !

Aujourd'hui, je dois me rendre à une crémation. Il s'agit du fils d'une de mes cousines. Je dois y aller seul car l'un de nous doit aller récupérer Louise ("moi aussi") à sa sortie d'école.

Nous avons longtemps hésité sur la distribution des tâches, car s'il s'agit bien d'une de mes cousines, c'est mon épouse qui, depuis longtemps, sert de ciment aux relations avec ma famille.

Du temps où elle travaillait, son boulot lui faisait parcourir l'ensemble du territoire de la Belgique francophone. Elle en profitait donc pour rendre une petite visite aux membres de ma famille quand elle se trouvait dans leur région.

Si bien qu'aujourd'hui, dès que le moindre événement se produit... c'est elle qu'on appelle. À très juste titre d'ailleurs, elle a, bien plus que moi, cette chaleur, ce naturel qui mettent à l'aise ses interlocuteurs.


29 mai 2008

L'attente

Dans un commentaire, un poil (Papistache m'obnubile) avant le 18 avril, Val s'inquiétait de la façon dont je pouvais combler ces temps d'attente immanquablement générés par mon obsession d'être à l'heure. Comme elle m'a aussi dit "Racontez !"  Je raconte...

D'abord, je ne m'ennuie jamais, puisque je m'emmène partout et que je suis de bonne compagnie. Est-ce suffisant ? D'accord, ça puerait même la suffisance, mais on ne se refait pas, n'est-ce pas...

De plus, dans le cas précis qui avait amené son commentaire, il y a une petite chose que j'ai omis de signaler : juste en face de l'école de ma petite-fille, il y a un hangar occupé par une entreprise : la "**car Shipping Agency". Et là, quand je ne m'acharne pas à parler Portugais avec des Russes, il y a de quoi m'occuper.

Selon les jours, il se trouve dans ce hangar entre cinq et dix gaillards, tous armés de GSM. Cette pointe avancée d'Afrique noire si elle ne bénéficie que du climat belge, s'anime néanmoins avec la nonchalance subtropicale (puisqu'il semble que les Tropiques, eux, soient réputés fiévreux). Pour quelques uns qui oeuvrent à des travaux obscurs sur des véhicules pourris, il y en a toujours deux ou trois qui contemplent la scène depuis le trottoir opposé, assis sur un banc abrité par un saule débordant de la cour de l'école. L'équipe de secours sans doute.

Pendant quelques jours, l'actvité est plutôt légère. Des voitures ou des utilitaires arrivent, pour la majorité je devrais dire "épaves", que l'on échange contre quelques billets. De temps à autre une camionnette ou une grosse voiture entre dans le hangar et décharge son contenu : tapis, matelas, oreillers, coussins, couvertures, cartons de circuits électroniques, écrans, TV,  etc...  Rassurez-vous, le trafic n'est pas à sens unique. J'ai aussi vu une camionnette roumaine charger un lot de batteries usagées après échange des traditionnels biftons.

Et puis, un beau jour, soudainement, tout s'anime ! C'est l'exode. Une partie des véhicules accumulés (les critères de sélection me restent impénétrables) sort progressivement. Ils sont tous bourrés jusqu'au toit de ces marchandises déposées les jours précédents, munis de plaques de garage déposées derrière le pare-brise ou suspendues par des aimants  à l'arrière de la carrosserie et garnis d'affichettes portant, outre un numéro de quai, des noms de destinations exotiques : Bamako, Douna, Douala.

Je suppose que l'embarquement se fait à Anvers et que le transport intermédiaire s'effectue par camion. Comme la rue assez étroite serait vraiment trop encombrée par un de ces mastodontes, il attend les véhicules sur le boulevard voisin. Le transit vaut la peine d'être vu ! Les voitures qui roulent encore y vont par leurs propres moyens, généralement entourées d'un nuage de fumées d'huile camouflant l'absence des divers éléments lumineux normalement exigés sur un véhicule en circulation. Les plus vaillants sont équipés de barre de traction ou de câble pour traîner les "sur les genoux". Pour les cas désespérés, un vieux 4x4 Mitsubishi équipé à l'avant d'un matelas de vieux pneus sert de pousseur.

Les fumées se dissipent, le calme revient, on rapatrie les plaques de garage et nous voici repartis pour un tour ! Comment, chère Val, voulez-vous que je m'ennuie ?

Détail supplémentaire : je n'ai pas de photos, parce que je crains que tout décontractés qu'ils puissent paraître, ces sombres et industrieux personnages risqueraient bien de se montrer susceptibles.


1 mai 2008

Ça commence bien !

D'accord, à Saint-Louis (Haut-Rhin), ils ont le WiFi à l'hôtel. Gratuit de surcroît ! Le WiFi, pas l'hôtel, dommage... En compensation, tous les restos sont fermés, sauf les chinois, un italien (avec serveur asiatique) et un "luxe" (mais j'ai pas emmené mon smoking).

Nous nous sommes donc, comme le jeune couple de Flamands de la table voisine, rabattus sur l'italien. C'est un peu con, surtout que nous sommes en route pour la Toscane ! Mais restons corrects, ce l'était tout-à-fait (correct) surtout pour un resto étranger en France. Le vitello tonnato se défendait et le gratin d'aubergines était très honnête. La seule chose qui était limite, c'était le Pinot rouge d'Alsace. Je savais qu'on aurait dû faire confiance au Cannonau... mais, en même temps, on n'en a pas bu ! Demain, peut-être ?


23 octobre 2008

Tomber en amour

C'est à cette expression d'un psy-écrivain-conférencier interviewé sur la première chaîne radiophonique belge de langue française que (outre à l'accent) j'ai reconnu un Québécois bon ton.

Et de quoi nous parlait donc ce sympathique gaillard ? De l'amour ! Vous écrierez-vous...

Pas du tout, pas du tout ! Comme disait Dutronc (senior). Il nous parlait de son livre, lequel, il est vrai, nous parlait d'amour et comme c'est lui qui a écrit le livre, en fin de compte, vous aviez raison ! Mais vous n'avez rien gagné, je n'envoie pas de cartes postales.

Bon, l'émission se déroule, blabla, chansons (d'amour), interventions d'auditeurs par téléphone ou mail. Et subitement, un message tellement sensé qu'il ne pouvait être que d'une auditrice.

Et ça me fait tout drôle d'être là, tout seul dans ma voiture à me laisser envahir par cette étonnante vérité : j'ai eu le bonheur de partager l'existence d'une femme qui a été pareillement amoureuse de tous les hommes que j'ai pu être, du jeune con impétueux au vieillard bedonnant (et je passe sur les diverses et intéressantes étapes intermédiaires).

Vous me direz peut-être que c'était pareil dans l'autre sens, mais, quand même...


24 août 2023

Quand on est con... (Xième)

 
Ce matin quand j'arrive aux caisses, je range mon charriot (j'allais écrire "Caddie" parce que je ne me rappelle jamais combien il faut de "r" à "charriot", mais comme je ne sais pas plus combien il faut de "d" à "caddie"...) derrière un client qui n'a plus grand-chose dans le sien.

Deux caisses plus loin, une charmante blondinette toute jeunette me fait signe que chez elle, il n'y a personne. J'obtempère donc et je change de file.

La gamine s'escrime à scanner les articles contenus dans mon charriot et les transfère dans un autre (oui c'est comme ça chez Colruyt : il n'y a pas de tapis roulant, on transvase).

Au cours de la manœuvre il me semble qu'au moment du transfert du paquet de crevettes grises de la mer du Nord il y a eu un léger "twist" mais je n'ai rien dit.

Grave erreur ! Quand je jette un œil à ma facture, je constate que mon impression était la bonne : la charmante créature avait scanné deux fois mes crevettes !

Le temps de me retourner pour lui signaler la chose, elle avait déjà entamé le traitement du charriot suivant : celui d'un asiatique vraisemblablement restaurateur de son état : c'est pas tout le monde qui achète trente-six concombres d'un coup !

Bref, ça a bien pris dix minutes pour que j'obtienne mon remboursement accompagné des excuses de la caissière.

Plutôt que de lui dire que j'aurais mieux fait de ne pas changer de file, j'ai déclaré à la chère enfant qu'il n'y avait aucun problème.

Plus faux-cul que moi, tu meurs !

... Et plus con aussi !


 

22 août 2023

cos φ


C'est ce qui m'a réveillé cette nuit vers trois heures !

Ou, j'en étais là de mon rêve quand quelque-chose d'autre m'a réveillé, va savoir...

Toujours est-il que la chose s'est mise à tourner dans ma cervelle fatiguée.

Je me suis d'abord demandé ce qui avait provoqué l'apparition du facteur de puissance au milieu de mon rêve, mais mes souvenirs du dit rêve étaient trop imprécis.

Ensuite, j'ai essayé de retrouver dans les débris de mes souvenirs d'école une quelconque formule reliée au fameux cos φ, mais je n'ai rien trouvé (normal, même pendant mes études, ces histoires de déphasage, je n'y ai jamais entravé grand-chose : faut être matheux pour imaginer des nombres "imaginaires" et puis les utiliser dans des équations donnant des résultats dans ce monde réel où nous nous débattons, nous, pauvres ignares, même si ça a des répercussions sur notre facture d'électricité).

Devant cet échec, je me suis rabattu sur le fameux φ et j'ai essayé de retrouver les lettres de l'alphabet grec, leur ordre et les graphies correspondantes, mais j'ai fait latin-math, pas latin-grec, alors j'ai des lacunes. Ça aide un peu d'avoir été scientifique, par exemple, comme j'ai dirigé (en déléguant largement à mes adjoints) un labo d'exploitation analytique des rayons X, θ (théta) l'angle de diffraction, je ne connais que lui ! Et même si j'ai aussi utilisé ksi et psi, je m'embrouille toujours pour les dessiner.

Bref, tout ça ne m'a pas aidé à me rendormir.

J'y suis finalement parvenu mais, bien sûr, j'ignore comment ! C'est toujours pareil : je ne sais jamais comment je fais pour réussir à m'endormir, ce serait pourtant bien utile!

Et maintenant, c'est ça qui me taraude...


 

2 février 2024

Maria

 
Non, je ne vais pas revenir sur mes amours enfantines. La Maria dont je parle aujourd'hui,  c'est cette charmante dame portugaise, j'irais bien jusque mignonne (fofinha), qui vient chaque jeudi matin entretenir notre appartement et faire le repassage (oui, tout ça en quatre heures, elle est drôlement efficace !).

Elle est efficace...  et chaleureuse (comme le sont souvent ses compatriotes) !

La maman d'Agata, à qui nous l'avons adressée lorsqu'elle cherchait un femme à journée, dit, un peu comme un reproche, qu'elle aime bien parler. Mais ce n'est vrai que si c'est aussi votre cas, si vous voyez ce que je veux dire : chez nous, si nous n'engageons pas nous-mêmes la conversation, elle œuvre en silence...

Bien sûr, si on lui en donne l'occasion, elle se révèle charmante, curieuse de tout et émerveillée d'un rien, ne serait-ce que de constater grâce à mon épouse que les tulipes coupées continuent à grandir dans leur vase ou qu'on peut faire refleurir les orchidées en en retaillant les tiges. Un vrai bonheur.

Compatissante aussi : depuis que nous l'avons recommandée à notre voisine de palier, une dame de plus de nonante ans un "brin" misanthrope et mal portante, elle y va trois fois par semaine et se fait un sang d'encre à la moindre alerte de cette femme qui la paie comme femme à journée et l'utilise comme dame de compagnie/chauffeur.

Bref, une perle !

Avec ces personnes* que nous payons avec des titres-services fiscalement déductibles, une chose m'a toujours tracassé dans nos relations.

Ces dames se présentent donc chez nous. Nous essayons de leur faire un accueil chaleureux et leur expliquons ce que nous attendons d'elles.

Elles démarrent leur boulot et, tandis que nous nous adressons à elles en utilisant leur prénom, elles s'adressent à nous en nous filant du "Madame" ou "Monsieur".

Pourquoi ? Si d'aventure (en aventure) je croise une dame dans la rue ou une vendeuse en magasin et que je dois lui parler, je la vouvoie et je l'appelle Madame. Pourquoi n'est-ce pas pareil avec notre femme à journée ? Pour bien lui faire sentir que le temps où le personnel de maison était traité en esclave n'est pas complètement révolu ?

C'est insensé non ?

Jeudi, plutôt que "Bom dia Maria!", je lui dis "Bonjour Madame !"

Rien que pour voir sa tête !

N'empêche, ça me tracasse cette question (et ça me rappelle ce film où un personnage dit: "Appelle-moi Boris !")


* Nous en sommes à notre troisième : la précédente était une jeune maghrébine elle aussi très efficace mais beaucoup plus réservée, même si un jour elle m'a laissé manipuler son bras pour lui prendre la tension, la précédente encore, une dame d'origine congolaise un (gros) brin moins motivée.

 

10 avril 2014

Au vert

Ma femme et moi nous sommes épousés sans contrat de mariage.

Enfin, sans autre contrat que celui par défaut (comme on dit en informatique) c'est-à-dire le régime de la communauté légale de l'époque, soit la communauté totale : tout ce qui est à moi est à toi et réciproquement. Comme à cette époque également, c'était encore le mari qui décidait du lieu du domicile et que la femme avait encore besoin de son autorisation pour ouvrir ne fut-ce qu'un compte en banque, c'était plutôt, vu de ma position, du style tout ce qui est à toi est à moi et tout ce qui est à moi est à moi (l)également.

Depuis, ça a changé : chacun peut faire ce qu'il veut et la responsabilité reste collective.

Tout ça pour vous dire que comme ma femme a un chien, ce chien est également le mien (me demande si quand on divorce on le coupe en deux... Parce que ça, ce serait un bon plan). Donc, comme ce chien est à moi, c'est moi qui suis chargé de l'emmener courir au parc des Trois Fontaines (en réalité, faudrait le dire en néerlandais puisque s'il se trouve à deux pas de chez moi, il se trouve aussi en région flamande).

Ce matin, je me suis donc exécuté et suis allé me rafraîchir les pieds dans la rosée matutinale (comme dit le Papistache).

Y en a qui disent que la marche vous vide l'esprit. Je me demande ce qui peut bien leur faire dire ça, parce que moi, dans ma petite tête, ça carbure ferme !

La première chose, ce fut ce rayon de soleil qui emplit soudain mon dos de sa chaleur bienfaisante et me fit revenir en mémoire ces petits matins de juillet où après le lever et la toilette, en colonie de vacances à Petite-Chapelle, je me précipitais dans la pelouse servant au rassemblement et au lever des couleurs (le machin était géré par un staff scout) pour m'installer dans un creux du terrain et exposer au soleil montant le dos de ma carcasse rachitique en attendant le petit-déjeuner.

La deuxième, ce fut cette plantule surmontée d'une petite fleur bleue et j'ai pensé "cardamine des prés" et, par association directe, à mon collègue François Verhoeven, que nous appelions "Verschtroumpf" et qui possédait un herbier de plusieurs centaines de plantes locales. François, décédé dans la cinquantaine d'un cancer du cerveau. François et le petit groupe d'amis que nous avions formé entre cinq membres du labo d'électrochimie, leurs épouses et leurs enfants. Une fois par an, nous allions tous ensemble au resto, en hiver nous organisions des soupers chez ceux qui vivaient en appartement, en été des barbecues chez ceux qui vivaient à la campagne. Une fois nous avons même organisé un week-end en chalet au milieu de la forêt de Mirwart.

La suivante, ce furent ces centaines d'inflorescences vert-jaune jonchant le sentier, là, j'ai eu comme un doute, était-ce normal ? Etait-ce comme ça du temps où je courais les bois, où je reconnaissais les essences au premier coup d'oeil ? J'ai presque tout oublié... à quoi ça peut bien me servir aujourd'hui de savoir que le frêne (sec) brûle sans presque faire de fumée et donne les meilleures braises, hein ? Remarquez que quand j'ai cuisiné en brûlant dans le petit poêle de la maisonnette perchée sur la colline de la Haute Folie, des débris de chêne de la charpente du dix-septième siècle de l'abbaye de Saint-Denis en Brocqueroie, ça chauffait mieux que l'anthracite... de ça au moins, je suis sûr !

Bon, ne nous appesantissons pas, mais franchement, pour se vider l'esprit, vaut mieux regarder une série américaine à la télé que se promener dans le parc des Trois Fontaines Domein De Drie Fonteinen.

 


15 décembre 2009

C'est clair !

Cela faisait un petit temps déjà qu'il me semblait que les Français parvenaient de plus en plus difficilement à distinguer le "in" du "un" dans leur prononciation.

Bien sûr, sous l'influence de mon passé scientifique, j'avais ménagé une large place à un léger doute : celui relatif à mon acuité auditive. Cette dernière, sous les atteintes combinées de l'âge, des excès et de toutes ces sortes de choses, aurait pu s'être détériorée.

Mais il n'en est rien.

C'est officiel : la chose est tellement entrée dans les mœurs que l'auteur (un certain David Mc Neil) d'une des dernières chansons (Souvenez-vous) de Julien Clerc y fait rimer "fin" avec "parfum".

Vous ne me croyez pas ? Je cite :

..."On aurait pu rouler sans fin
Dans les couleurs et les parfums"
...

Vous  doutez toujours ? Qu'à cela ne tienne :


Julien Clerc Souvenez vous
envoyé par davidharry. - Regardez la dernière sélection musicale.


Ah !
Ça vous en bouche un coin, hun ?

Pauvre France...


9 mai 2010

Quel cirque !

Hier, avait lieu la première partie du spectacle de l'école de cirque que fréquentent mes petites-filles.

La plus âgée débute la section trapèze. Avec une amie, elles ont monté un numéro combiné qui a été sélectionné pour le spectacle (payant) sous chapiteau. J'ai filmé ça avec mon appareil photo digital. C'est un brin sombre et flou à cause du peu de lumière ambiante. De plus, une fois que c'est lancé, il n'y a plus moyen de changer la focale de l'objectif.

Mais le supplice ne sera pas trop long et puis, il y a le bouton "stop", n'est-ce pas.

Je trouve que ce n'est pas trop mal au bout de quelques mois à raison d'une heure par semaine, même si l'on n'ose imaginer ce qu'une "enfant de la balle" réaliserait en comparaison au même âge en immersion totale dans ce monde du cirque.

Bah, ça ne m'empêchera jamais d'aimer ceux qui pratiquent une discipline en amateurs. Parce que dans amateur, il y a amour.

Allez, je vous laisse, aujourd'hui c'est la partie "portes ouvertes" du weekend, nous allons voir la deuxième dans ses exercices. Oui, d'accord, pas de "film" !


13 juillet 2010

Tarzan

Aujourd'hui, Emilie a insisté pour jouer sa petite Jane, sur une liane tendue par l'armée belge.

C'est ici :

 

Vous constatez que comme en raison de son jeune âge elle est un peu légère, on l'a équipée d'un havresac de lest.

Elle n'a vraiment peur de rien, le machin fait quand-même cent-deux mètres de haut.

Jeudi, elle hésite entre un parcours d'aventure et un petit match de paint-ball avec son oncle.
Quelle génération !


25 mai 2023

Misère !

 
Hier, mon épouse branchée sur son Smartphone, m'annonce avec ménagement le décès de Tina Turner.

83 ans ! Une force de la nature pourtant... alors vous pensez, avec mes 81 balais et ma nature chétive, je crains fort que l'avenir soit bref...

Surtout que maintenant, qui va encore me dire "You're simply the best !", même si j'y croyais pas trop...


 

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