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17 mai 2021

Chefs-d'œuvre disparus

 
Sur son blog, l'Adrienne nous parle de lecture par Espagnol interposé.

Ça m'a rappelé que je ne suis toujours pas venu à bout des Frères Karamazov !

Faut dire qu'entretemps, j'ai lu le dernier Schmitt. Bon, je n'ai lu que le récit en sautant les notes de fins de chapitres qui, elles, contiennent, en caractères minuscules, l'histoire et, en l'occurrence dans "Paradis perdus", la préhistoire. Pour ces détails on m'a offert "Histoire du monde" de Roberts et  Westad.

Après cette parenthèse, revenons aux Karamazov. Avant eux, je n'imaginais même pas qu'on pouvait mettre la main sur encore plus chiant que Marcel, mais passons, ça me fait mal de l'avouer...

Ce qui m'a le plus frappé dans cette histoire russe c'est l'irruption régulière du samovar, un instrument peu utilisé chez nous mais pourtant lié à un de mes souvenirs...

Quand j'étais chef d'unité, une demoiselle, fille de connaissances, alors dans le secondaire, m'avait demandé si je pouvais l'aider pour un devoir de français. Aujourd'hui, elle est ministre fédérale, c'est vous dire si ça date...

Il s'agissait d'écrire un petit machin en alexandrins sur n'importe quel sujet.

Les alexandrins, douze pieds et une rime à trouver (évitez "belge", belge ne rime à rien, c'est bien connu), c'est facile : simple question de rythme et de vocabulaire, le plus dur, c'est la césure.

Je lui en ai pondu deux.

Le premier très réussi mais inutilisable (sauf à avoir le goût du risque) puisqu'il disait combien il faut être bête et sans cœur pour imposer à de pauvres enfants sans défense quand il fait si beau dehors une tâche aussi barbante que dénuée d'intérêt.

Le second était une fable dont je ne me rappelle que le titre : "Le lombric et le samovar", c'est celui-là qu'elle a utilisé.

Non, je ne les ai pas conservés, je vous l'ai dit : ils ont disparu !


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25 janvier 2020

Encore la mémoire !


Ce matin, tandis que je m'active dans la cuisine autour du petit-déjeuner, une chanson me tourne dans la tête, c'est pareil tous les jours. Sauf qu'aujourd'hui, je ne parviens pas à découvrir le petit clic qui a déclenché son extraction de ma mémoire.

Pas à la radio :

  • au saut (ralenti) du lit, c'était journal parlé
  • à ma sortie de la douche la speakerine nous faisait entendre un "must" de l'an 2000 que je n'avais jamais entendu  avant (en 2000 j'étais très occupé à me gausser du grand bug informatique millénariste)
  • dans la voiture à l'aller comme au retour de la boulangerie, c'était Ludwig van sous prétexte d'un quelconque 250 ème anniversaire
  • à mon retour, la cuisine était silencieuse et le réveil matin de la chambre s'était tu

En désespoir de cause (je me demande si c'était pas dans les mots fléchés), j'ai dû me contenter de continuer à fredonner la chose :

En me remémorant des bribes de ses paroles, je me demandais d'où pouvait bien provenir cette image répétitive de pêcheur attrapant une godasse chère aux illustrateurs de cartes postales "humoristiques". Pourquoi pas un smartphone (ou un cadavre, comme dans les séries télévisées) ?

Vous avez une idée ?


1 mars 2021

Des petits trous

 
Ça fait tout le weekend que sur les chaînes télé et même radio on ne voit et n'entend plus que Gainsbourg.

Même Nicolas Blanmont, plutôt spécialisé opéra, nous détaille sur la première chaîne radio de la RTBF les emprunts que le gaillard a faits aux musiciens "classiques" (Mozart, Chopin, Grieg, j'en passe et de meilleurs (si Adrienne, on trouve mieux que Mozart...)) pour servir de mélodies à ses chansons !

Y  serait pas mort des fois ?

Mais non, pas Blanmont, Gainsbourg !

Quoi ?

Depuis trente ans !

Et c'est maintenant qu'ils le disent ?

Ça a dû m'échapper à l'époque...

Faut dire que j'aimais bien Gainsbourg mais nettement moins Gainsbarre.

Quoi ?

J'ai bien le droit de préférer "Le Poinçonneur des Lilas" à  "I want to fuck you", non ?

Enfin.. ça m'a quand même fait plaisir de le réentendre susurrer "La laideur a ceci de supérieur à la beauté qu'elle ne disparaît pas avec le temps."


8 août 2020

Communiantes


Sur son billet du jour, l'Adrienne nous montre une série de photos de premières-communiantes d'une de ces époques où l'on déguisait ces jeunes demoiselles en mariées (et je vous parle pas des garçons qui avaient l'ait encore plus cons avec leur costume sur mesure mais avec culotte courte ou knickerbocker et un gros nœud sur le bras).

Ça m'a rappelé la voisine de ma jeunesse : Maria.

Je l'avais mentionnée il y a longtemps en promettant d'en reparler et puis, vous savez comment vont les choses...

C'est le moment de réparer ma négligence.

Maria et moi avons fait notre communion solennelle ensemble. Enfin, je veux dire le même jour dans la même église mais vous connaissez la règle : les mecs à droite, les filles à gauche.

Comme nos maisons étaient mitoyennes j'ai eu tout le loisir de l'admirer dans sa robe de cérémonie.

Bon sang, qu'elle était belle ! Aussi belle que j'avais l'air con, c'est vous dire !

Remarquez qu'en n'importe quelle tenue, elle  était tout aussi belle.

Quand nous sommes revenus de l'église, chacun est rentré chez soi pour participer au repas festif autant que familial incontournable en la circonstance.

En début de soirée, Maria est venue sonner à notre porte : elle avait échangé sa somptueuse robe pour une tenue plus légère qu'elle venait me montrer. Je lui ai fait une de ces remarques acerbes dont j'ai le secret (mais dont je ne me souviens plus) et elle a fait demi-tour furieuse et en larmes. Pris de remords, j'ai voulu la retenir et, en le saisissant, j'ai déchiré son corsage.

Les excuses du lendemain ont été difficiles je peux vous l'assurer.

Aujourd'hui encore,  j'y pense avec regret : c'est bien la seule fois de ma vie où j'ai arraché les vêtements d'un femme !


22 juillet 2020

Présage ?


Aujourd'hui pour la première fois depuis la "crise" nous sommes retournés au restaurant, invités par notre fils.

Nous étions seuls en terrasse d'un petit resto libanais.

Menu agréable, excellent rouge de la Bekaa (je crois que tous les vins libanais viennent de cette vallée).

En fin de repas, pour nous rafraîchir, ils nous ont offert de la pastèque et des cerises noires. La pastèque était délicieuse, pourtant Dieu sait si les pastèques c'est pas vraiment mon truc.

Ce qui m'inquiète, c'est que la fois précédente où nous étions allés au resto, c'était déjà avec notre fils et, plus précisément,

... l'avant-veille du confinement !


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15 juillet 2019

Coïncidence


Oui, je sais, j'ai tendance à recycler les titres. Mais le recyclage est à la mode, non ?

Tandis que je m'habille ce matin, la radio nous fait entendre l'interview d'une libraire : Ariane Herman de "Tulitu".

Cette personne, à l'instar de l'Adrienne hier sur son blog, nous invite, nous incite même, à lire le même bouquin de Lola Lafon.

Je n'avais pas attendu le conseil de cette libraire : poussé dans le dos par l'Adrienne j'avais déjà largement dépassé hier la moitié du chef d'œuvre téléchargé (gratuitement) sur le net.

Aujourd'hui, je l'ai terminé (j'allais écrire "achevé", mais j'ai craint que ça ne fasse un brin "balle dans la nuque").

Je n'ai pas trop apprécié, surtout la forme : je n'aime pas avoir à me rappeler qui est la narratrice du moment à travers tout le document.

Sur le fond, Adrienne a tout bien dit dans son billet et ses commentaires. Je trouve quand même que Mercy et Mary, en dépit de leur présence dans le titre, ne pèsent pas lourd dans l'ouvrage qui nous annonce un "entrecroisement" de leurs destinées.

Heureusement, il y a un chien dans l'histoire ! Le mien s'en déclare très satisfait.

Quoi ?

Vous reonnaissez bien là la mauvaise foi d'un mec qui n'aime pas Proust ?

Vous n'avez peut-être pas tort...


2 avril 2020

Les rêveries du promeneur (de chien) solitaire (13)


Y a pas que les fleurs blanches qui attirent mon attention au cours de nos promenades systématiques.

Depuis le début, un tas de "terre" blanche a accroché mon œil.

Il avoisine un autre tas, de fumier, lui. Ils attendent côte à côte que le "boer" du coin vienne les épandre sur un champ avant de labourer celui-ci.

C'est que ce minéral crayeux, j'en ai connu dans ma jeunesse lorsque j'habitais le long de la Haine.

Lorsque les terrassiers flamands se sont mis, comme je le mentionne dans le lien, à creuser le lit de la rivière (à l'abri de pales-planches, si vous vous inquiétez de savoir comment on peut creuser sous le niveau d'une rivière), sous la couche alluviale de charbon (que mon père appelait "schlamm"), ils ont entamé une couche de marne : un minéral blanchâtre et collant mélange de beaucoup de craie et d'un peu d'argile.

La présence de ce matériau expliquait l'existence de cimenteries dans les deux patelins qui encadraient le mien le long de la rivière : Obourg et Thieu.

Mon père, ce Flamand repiqué en Wallonie dans son jeune âge, le désignait sous son nom local : "marlette".

J'ai voulu savoir s'il était fondé d'utiliser ce vocable et j'ai découvert une annexe très intéressante d'une étude géologique de la région.

On y apprend en effet que la région est riche en craie et en marne, que la marne se dit marlette en wallon et que ses carrières s'appellent marnières ou marlières.

Marlière ! À l'athénée j'avais un condisciple qui s'appelait comme ça ! Il était Français et son père, vous savez quoi ?

Il était doyen de l'École des Mines de Mons !

Tout se tient !

Sauf que mon ami Marlière en rupture de la tradition familiale a fini dans le staff de la métallurgie grand-ducale.

Si vous êtes sages, je vous raconterai peut-être comment j'ai sauvé de la noyade René-Pierre, le fils de la concierge, qui ayant glissé sur ce matériau, s'était retrouvé dans la rivière.


29 mars 2020

Ben v'là aut'chose ! (je sais, je recycle !)


En guerroyeur averti, je surveille attentivement l'ennemi.

J'espionne donc en silence les blogs de Patrice Louis, un zélateur de Proust que je soupçonne fort de porter des marcels à l'effigie de qui nous savons.

Aujourd'hui, il se propose d'écrire un roman policier où quelques personnages choisis défuncteraient victimes de madeleines empoisonnées.

On comprend la réaction de son éditeur : il serait mesquin d'ajouter quelques victimes éparses à la foule de celles que la lecture des textes de ce criminel ont déjà fait périr d'ennui !


31 janvier 2019

Tu m'étonnes !

 

Une info tombe ce matin sur le site de l'hebdomadaire auquel je suis abonné (dépense colossale pour l'usage que j'en fais : remplir vite fait dès réception de la version papier la grille de mots fléchés, force 2 à tout casser, du supplément actualité culturelle).

Cette info, la voici :

Des anthropologues africains vont

étudier les moeurs bruxelloises

Ce que ça m'inspire ?

Bonne chance les gars !


Quoi ? Vous voulez la référence ?

Y a qu'à demander : Des anthropologues africains vont étudier les moeurs bruxelloises

27 janvier 2017

À pied, un deux, à ch'val, hi han

 

Hier soir, chez ma fille, des invités débarquent. Nous prenons l'apéro en leur compagnie. Tandis que je discute avec mon beau-fils de l'évolution des moyens de calcul (faudra que je vous raconte ça un jour), des bribes de conversation du reste du groupe me parviennent (pas difficile, Louise s'exprime volontiers de manière tonitruante). Ça tourne autour d'un sujet fort à la mode : végétarien, végétalien, végan...

Je crois comprendre que la charmante petite blonde sur ma droite appartiendrait plutôt à la dernière catégorie : souffrance des pauvres animaux etc..

L'ennui, c'est qu'elle est monitrice d'équitation et j''imagine in peto le déroulé de sa leçon :

Vas-y, fais-le avancer ! File-lui de bons coups de bottes dans les flancs !
Tire sur le mors, faut qu'il comprenne qui est le patron !
Utilise ta cravache, boudiou !

Tant il est vrai que le cheval n'est pas vraiment un animal, c'est un être dont la nature profonde est d'être débourré et dressé, de sauter des haies et des rivières en trimbalant un gugusse sur son dos, d'aller l'amble tout naturellement etc.

Preuves supplémentaires de sa singularité : le cheval n'a pas de pattes mais des jambes (les bras m'en tombent) par contre il a une bouche (ils se foutraient pas de ma gueule par hasard ?).

J'en suis là de mes pensées lorsque je me rends compte que la suspecte n'est finalement que vaguement végétarienne.

Heureusement que ma bonne éducation proverbiale m'a empêché d'exprimer mes réflexions, j'aurais encore eu l'air d'un âne !


12 janvier 2008

C'était au temps où Bruxelles...

Grâce aux moyens d'informations modernes, vous n'êtes pas sans savoir que La Poste se modernise, se repense, se réorganise en permanence pour mieux affronter un défi dont la nature m'échappe par moments. Mais bon, je ne suis sans doute plus "dans le mouvement" non plus.

Ma petite-fille s'est embarquée hier soir pour une semaine de classes de neige. Comme elle nous avait demandé de ne pas oublier de lui écrire, cela faisait déjà trois jours que nous lui expédiions cartes et lettres tandis qu'elle était toujours chez elle. Cela dans l'espoir de les lui voir parvenir durant son séjour en Suisse, plutôt qu'après son retour.

Cela me rappelle qu'un jour, chez un bouquiniste à Aldeburgh (East Anglia), j'avais dégoté pour quelques pence un livre, en Français, sur Bruxelles ! C'était l'époque où je prenais mes vacances en Grande-Bretagne (ou au Royaume-uni, c'est comme il vous plaira) parce que ça ne coûtait rien, c'est vous dire si ça fait un bail !
Dans ce bouquin, que par malheur je ne parviens pas à localiser parmi les quelques milliers que je stocke en rangées de piles verticales en divers endroits de mon logement, sinon, je vous aurais collé une photo, dans ce bouquin, donc, figurait la reproduction d'une carte postale sur laquelle un habitant du quartier de la gare du Midi écrivait, un dimanche matin, à un cousin d'Uccle qu'il passerait le voir... dans l'après-midi !  Et l'auteur d'expliquer qu'à l'époque, les postes accrochaient à l'avant des tramways bruxellois des boîtes destinées à récolter le courrier et que si vous y déposiez votre lettre le matin, elle était distribuée en ville l'après-midi. Bien sûr, la Suisse, ce n'est pas Uccle (c'est encore plus cher), mais ça donne malgré tout à penser.

Cela me rappelle aussi que lorsque, comme tous les enfants l'ont un jour fait, je collectionnais les timbres-poste (en amateur, car leur état m'importait peu), j'avais déniché un timbre orange du temps de Léopold II, doté d'un talon détachable spécifiant "Ne pas délivrer le dimanche". Il suffisait de détacher cette partie si vous ne vous inquiétiez pas de déranger le destinataire dans son repos dominical.

Remarquez que vous pouvez encore réaliser ce genre d'exploit en payant fort cher une société de courrier express. La Poste, elle, vous pouvez toujours courir, elle est bien plus préoccupée d'essayer de faire de l'argent que de distribuer le courrier.


31 janvier 2024

Angoisse...

 
Il y a quelques jours, Louise nous a annoncé que demain, son entreprise de travail adapté recevra la visite du roi.

Depuis, j'ai une crainte : qu'elle recommence le coup qu'elle avait déjà fait avec le président de la région bruxelloise quand il l'avait félicitée lorsqu'elle avait été sélectionnée pour Bruxelles lors d'un concours européen de photo (Canalblog a perdu la photo du billet depuis). À ces félicitations, elle avait répondu  "Merci Charles !". Son père, présent, avait tenté de l'excuser, mais l'autre l'avait arrêté en lui disant "Ben quoi, c'est mon prénom !"

Tu vois pas que le roi lui parle et qu'elle l'appelle "Flupke" ! (c'est le diminutif brusseleir de "Philippe", et c'est toujours ainsi que je désigne le roi quand le feu rouge devant son palais me bloque dans mon trajet).


 

14 avril 2019

Passus, et sepultus est


Chaque dimanche, en même temps que le pistolet et le croissant de son petit-déjeuner, je ramène à mon épouse "7 dimanche", un petit journal gratuit disponible dans les boulangeries.

Aujourd'hui, tandis que je dispute mes tortillons au chien, j'aperçois un des titres de la feuille de chou en question (oui, je lis très facilement à l'envers) : "Hubert est mort !"

Ma femme semble, elle, concentrée sur un article de la page opposée. Je lui répète donc la phrase à haute voix pour attirer son attention sur cette nouvelle de première importance : "Hubert est mort !"

Mais, me dit-elle, ce n'est pas le Hubert d' "On n'est pas des pigeons".

Dans cette émission de la RTBF, le Hubert dont elle parle fait à chaque occasion possible la publicité du bicarbonate de soude, un produit, dit-il, à tout faire dans la maison, à croire qu'il est sponsorisé par Solvay (une société chimique belge aux reins apparemment solides : j'y ai sévi quarante ans et elle est toujours là). Mais je m'égare...

Bien sûr que ce n'est pas lui, lui réponds-je, c'est ce comique qui avait une émission qui faisait un tabac monstre sur Europe 1.

C'était la grande époque de la modulation d'amplitude, celle des postes de radio avec bouton de syntonisation (accompagné ou non d'un "œil magique") qu'il fallait manipuler avec délicatesse pour obtenir un signal stable.

Et ce Hubert aujourd'hui défunt avait eu une idée farfelue, ou géniale, c'est à vous de voir : il avait déclaré sur antenne "Puisque vous n'écoutez jamais que notre station, vous n'avez plus besoin du bouton de réglage de votre radio, envoyez-le nous !"

Le comble, c'est qu'il en avait reçu des tas.

Personnellement, je ne l'écoutais pas trop, mais je me rappelle que dans le générique de son émission, on entendait la voix de Mistinguett déclarer "Mais c'est la voix d'Hubert, y a pas d'erreur !"

Vous connaissez Mistinguett ? Non ? Quelle erreur ! Je vous arrange ça...


19 août 2010

Rencontres

Dans la foulée de mon dernier billet et de certains commentaires qu'il a suscités, je me suis replongé dans mes souvenirs.

Il fut une époque où la cellule de laboratoire dans laquelle je sévissais avait énormément de contacts avec les usines du groupe. Nous recevions donc régulièrement des "stagiaires" en provenance des labos de ces usines. J'ai toujours eu une grande admiration pour ces gaillards qui se frottaient au quotidien à des tas de techniques analytiques différentes alors que nous n'étions que des spécialistes d'une branche bien particulière de ces dernières. Mais là n'est pas mon propos.

Ces visiteurs passaient souvent plusieurs jours chez nous. Comme je pensais qu'ils devaient trouver le temps long le soir dans leur hôtel, je décidais de les inviter à venir souper (dîner pour les Français) une fois (pour les Belges) à la maison au cours de leur séjour.

Mon épouse qui, à l'époque, sillonnait le pays pour enseigner aux aveugles un tas de petits trucs pratiques susceptibles d'augmenter leur indépendance et de leur faciliter la vie, se chargeait en plus de faire les courses puis la cuisine.

Nous en avons reçus pas mal et chaque fois la magie agissait. Au bout de quelques minutes, notre visiteur se sentait à l'aise au milieu de nous et de nos enfants (quand il n'y avait pas un autre invité de passage) et la soirée se déroulait en bavardages et rires. Françoise a le chic pour accueillir les gens.

La langue véhiculaire de notre groupe multinational était l'anglais (basique) et je devais souvent traduire pour mon épouse qui ne pratique que le français. Il ne s'est cependant jamais trouvé personne parmi nos visiteurs qui ne baragouinait pas quelques mots de notre langue. Même Reed qui venait du labo de Houston avait eu une nounou créole dans sa jeunesse à la Nouvelle Orléans. Du coup son français (très limité) avait des accents aussi étranges que son anglais "made in Texas", je me souviens que Françoise lui avait fabriqué des truffes au chocolat pour sa mère.

Malgré le boulot que cela lui coûtait, c'est Françoise qui évoque le plus fréquemment, et avec nostalgie, ces moments de convivialité et d'échange. Je crois que son favori était un Espagnol, Ruesga, il avait effectué un séjour assez long et nous l'avions emmené à Bruges. Son mot favori dans notre langue était "magnifique" qu'il prononçait mag-nifique et dont il usait aussi bien pour les paysages que pour la cuisine ou les vins.

Ah, les rencontres, vivement la prochaine !


13 janvier 2021

Pédale douce

 
Depuis le premier janvier, la vitesse maximale de circulation dans la région bruxelloise a été établie à 30 km/h (sauf indication contraire).

La chose a été annoncée accompagnée d'un tas de justifications : accidents moins graves, moins de pollution gazeuse, particulaire et sonore, j'en passe et de meilleures comme la réduction des embouteillages, où vont-ils chercher tout ça ?

Personnellement, je n'ai pas constaté de diminution de la consommation : à rouler à trente à l'heure en troisième vitesse ne semble pas économiser la moindre goutte de carburant par rapport à soixante (et plus si affinités) en cinquième.

Il y a quand même un truc dont les auteurs de la loi (je devrais dire décret, la circulation étant une compétence régionale) : depuis que je me traîne à la vitesse autorisée, je rêvasse, j'admire (s'il échet) le paysage alors qu'auparavant toute mon attention se portait sur la conduite. Mais bon, mon prochain accident sera moins grave, si si, le législateur l'a dit !


 

31 juillet 2020

C'est la foire !


Avant-dernier jour de visite chez les chats, j'y suis allé par le ring (périph pour les Français) : il n'y avait pas un chat (ou presque). Pour le retour, j'ai voulu prendre l'itinéraire habituel. Erreur! Les forains bouchaient l'avenue Houba. J'ai dû faire demi-tour et reprendre le ring (en sens inverse œuf corse).

Virus oblige, la ville de Bruxelles (ma ville donc)  a décidé d'annuler la foire du Midi à quelques jours de son début alors que quasiment toutes les attractions étaient déjà installées.

Grosse colère des forains qui ont décidé de manifester en promenant leurs camions à travers la ville. Évidemment, leur cortège coupait mon itinéraire !

Pourquoi diable s'en prennent-ils à moi ? Je ne me rappelle même pas la dernière fois où j'y ai mis les pieds  sur leur foire !

Les pneus oui, par contre : c'était il y a quelques années quand je suis allé embarquer Caro et un de ses fils pour les emmener souper chez nous. Elle avait eu la bonne idée de trouver une chambre airbnb en plein milieu de la foire !

Remarquez qu'il y a bien longtemps, j'y allais parfois à la foire du Midi.

Je la trouvais bien plus drôle qu'aujourd'hui. Sans doute parce qu'elle  comporatit encore des "métiers" aujourd'hui disparus pour des raisons les plus diverses (souvent prétendument éthiques), je vous en cite quelques uns :

  • Cette loterie où, lorsque tout le  monde était muni de son billet numéroté et était distribué autour d'une piste circulaire, le forain tirait sur une ficelle passant par un jeu de poulies soulevant au centre de l'"arène" le panier à salade où attendait un cochon d'inde qui allait, après moult hésitations, se réfugier au bord de la piste en y pénétrant par une des petites arcades numérotées, désignant ainsi le gagnant.
  • Le ménage de Caroline où , en échange de quelques francs, vous receviez une série de projectiles pour... casser de la vaisselle disposée dans le fond de la baraque.
  • Le palais des sports où une palette de lutteurs attendaient qu'un amateur ose les défier. Dans celui que j'ai connu, il y avait un boxeur, une catcheuse, un judoka, un lutteur de gréco-romaine et... un ours (muselé et ganté) !
    Bien sûr, il s'agissait d'un spectacle où, en dehors de quelques illuminés que l'on essayait de décourager, les pseudo "amateurs" étaient des gugusses rétribués par le forain.
    Le meilleur côté de la chose étant le baratin du forain lui-même avec traduction incorporée pour les Bruxellois : "Qui veut se battre avec la femme (met den mokke) ou avec l'ours avec costume spécial (met den beer met speciale pak) ?"
    Si ça vous passionne, la technique de combat de l'ours était particulière : dressé sur ses pattes arrières, il venait au corps à corps, passait se "bras" au-dessus des épaules de son adversaire et profitant de sa masse, il le faisait s'effondrer sur le sol, le retournait et s'asseyait dessus.
  • Des baraques où l'on montrait des "monstres" qui auraient été reniés par les maquilleurs modernes.
  • Le musée Spitzner, une vraie horreur, a disparu dans les années cinquante mais on en parle encore aujourd'hui.

Bon, c'est pas tout ça, je dois retourner chez les chats, j'espère que la "foire" aura quitté les routes !


1 avril 2020

Les rêveries du promeneur (de chien) solitaire (12)


Depuis qu'avec le chien nous tournons en rond dans la campagne flamande, j'admire depuis le premier jour en bordure du Craetbos des arbrisseaux couverts de fleurs blanches. Je me suis ensuite aperçu qu'à l'entrée du champ il y en avait un beaucoup plus développé qui, à vue de nez doit faire dans les six à sept mètres de haut.

Dans ma candeur naïve, je les ai pris pour des aubépines, amenant immédiatement la question subsidiaire suivante : "Pourquoi donc ces machins sont-ils si tôt et si abondamment fleuris, alors que l'aubépine qui orne l'entrée de la propriété, malgré une exposition favorable, ne présente toujours aujourd'hui que des boutons encore bien refermés sur eux-mêmes ?"

Ce matin, j'ai donc examiné plus sérieusement ces explosions de lumière blanche. Zut, ils ne portent que des fleurs, pas la moindre trace de feuilles, alors que l'aubépine présente déjà un feuillage très développé. Cherchez l'erreur !

Le problème avec les rosacées arbustives, c'est que vous pouvez toujours essayer de le reconnaître via leurs fleurs !

Bon, j'opte pour des pommiers, on verra bien en fin d'été ce qu'il y aura comme fruits dessus !

Si je survis jusque là, bien entendu...


23 février 2020

L'étau se resserre


La société pour laquelle j'ai œuvré (principalement en amuseur) pendant quarante ans a mis en place un site qui tient informés ses retraités de toutes sortes de nouvelles.

Ce site est doté d'une rubrique intitulée "Carnet familial", laquelle consiste essentiellement à identifier ceux qui entrent parmi les abonnés pour cause de fin de carrière et ceux qui en quittent la liste pour cause de fin d'existence.

Vendredi, parmi ces derniers figurait une de mes connaissances. Nous n'avions aucun lien de travail. Par contre, pendant quelques années, durant chaque pause de midi, nous nous affrontions au tennis de table, ce Flamand bon ton et moi. Comme nous étions à peu près de même force, la bataille était souvent épique et si j'étais un peu trop nettement battu, il me soufflait une excuse dans son dialecte : "duud gepoept ?". Nous avons arrêté nos échanges lorsque la salle abritant les tables de ping pong a été transformée en salle de cours et nous nous sommes perdus de vue.

Du coup, j'ai fait un rapide décompte des gens de ma tranche d'âge qui m'ont entouré dans mes divers labos. Une constatation s'impose : le cercle de mes contemporains va s'étrécissant comme la célèbre peau, quel chagrin !

Dans la foulée, pour soutenir mon moral défaillant, un site d'information médicale me signale que j'ai atteint l'âge de la troisième charnière (espèce de gond) du vieillissement, charnière confite d'arthrose à l'instar de mes articulations, et donnant sur la totale décrépitude.

N'ont peut-être pas tort : mardi, j'ai rendez-vous chez le cardiologue pour un état des lieux (avant liquidation ?).

Il serait peut-être temps de faire un petit bilan de mon existence, mais vous me connaissez : j'ai une forte tendance à la procrastination...


21 décembre 2019

White Xmas


Avec le retour des chansons de Noël me revient également un doute : les Noëls sont-ils vraiment aussi blancs qu'on pourrait les croire lessivés aux derniers "pods" à la mode ?

Alors j'ai vérifié si mon impression d'en avoir connu bien peu avait un fondement (ne vous méprenez pas sur le terme).

J'ai pas été déçu !

Depuis ma naissance dans le pays et à l'altitude où j'ai vécu il y a eu cinq Noëls enneigés (avec au moins un centimètre de neige au sol).

Et si je suis bon prince et que j'ajoute ceux où on a pu, en étant attentif, voir voler un ou deux flocons, ça n'en ferait  que six de plus.

En septante huit ans, ça ne vaut pas une chanson !


27 juillet 2022

L'exception culturelle

 
Vous vous rappelez la Boss ?

Dans son numéro du 14 juillet (lequel m'est parvenu hier en vrac avec les résultats de mon analyse sanguine, les vignettes de la mutualité et deux courriers datant du début du mois où l'administration communale nous avertit de la mise en place du plan canicule, merci Bpost, plus occupée à  bloquer les rues avec ses camionnettes de livraison de colis arrêtées n'importe où qu'à distribuer le courrier) l'hebdomadaire "Le Vif" publie une interview de la petite dame.

On y apprend qu'elle a fait réaliser et publier pour chaque pays (64) où la société est en activité l'écart des salaires entre hommes et femmes, un "gap" qu'elle aimerait voir combler. Surprise : un seul pays rétribue mieux les femmes que les hommes* : la Belgique !

La Belgique, "Ah quel beau pays Mesdames, c'est le paradis des petites femmes!", comme le chantait Polin (Pierre-Paul Marsalés) et bien d'autres après lui dont Joséphine Baker.

Bon, d'accord, c'était pas à propos de la Belgique mais plutôt un hymne à l'empire colonial français et au machisme de bas étage, mais j'emprunte où je peux, n'est-ce pas...

* C'est scandaleux, il faut que ça cesse !


 

3 juin 2008

À chaud

J'ai repris le titre de la catégorie parce que je trouve qu'il n'a jamais été plus approprié que dans la circonstance présente.

Le jour où j'ai commis l'entrée "Stupeur", j'ai reçu d'Agata, la compagne de mon fils, un mail inspiré non pas par le contenu de mon billet, mais par ses premiers mots et une expérience vécue le jour même par cette charmante jeune-femme.

Elle n'avait pas osé le poster en commentaire à cause de son langage direct et un peu cru, je n'avais pas osé vous le faire lire sans son autorisation. La question venant d'être réglée par mails, je vous livre la chose. Vous allez voir que cette délicieuse Varsovienne a l'indignation pour le moins vigoureuse. Je crains que cela vous change un tantinet de mon discours lénitif.

Eh bien, moi, ce matin, en m’en allant travailler, j’ai été saisie de stupeur et de tremblements aussi…

Comme à mon habitude, j’étais en retard. D’un pas pressé, je débouche de la rue des Fripiers et me dirige vers la Galerie de la Poste ou je prends le métro. Mon regard tout focalisé sur la construction du nouveau siège de débauche de notre belle capitale,  à savoir : le Casino de Bruxelles. Soudain, mon attention est détournée par un cri mi hargneux mi fourbe : "Tu vas foutre le camp de là !"   De la fumée s’échappe d’une couverture jaune. Le gars qui y était emmitouflé saute d’un des bancs qui se trouvent sur la place de la Monnaie, juste à côté de la Bibliothèque… il semblait y dormir. Il secoue ses fringues et jette la couverture par terre. Il s’éloigne un peu chancelant pendant qu’un autre gars gesticule et je déduis de sa posture que c’est lui l’auteur du très aimable : "Tu vas foutre le camp de là". Je suis un peu secouée… je n’ai pas vu le début de la scène… Une nana semble intervenir pour défendre le sdf. L’agresseur se dirige vers elle et la saisit par les épaules. Il n’a l’air ni belliqueux, ni répugnant. D’ailleurs, la nana ne se rebiffe pas du tout. Je ne les entends pas mais je déduis qu’il cherche une alliance ou qu’il cherche simplement à amadouer la Robinette des villes. Mais comme il y va ! Il accole carrément son front contre celui de son interlocutrice.  Je trouve le geste intime et donc osé, déplacé, limite obscène. L’agresseur tend sa main vers un point éloigné… La nana prend une posture de « oh mais ca alors »… Trois autres types s’approchent d’elle avec des oreillettes et des bloc-notes : c’était le tournage d’une caméra cachée…

Le sdf réajuste son gros bonnet de laine et se prépare à rejouer la scène. Le tout s’est joué sur 30 secondes… Je souffle de soulagement et poursuis ma route. Le temps d’arriver à l’escalator, je remets un peu d’ordre dans mes pensées et là… je suis de nouveau secouée, par un violent sentiment de colère ! 

BORDEL ! Comment peut-on faire des caméras cachées débiles à ce point. Comment peut-on même avoir l’idée de faire semblant d’incendier un type ?

Comment peut-on imaginer que ca va faire rire si on voit ca entre deux pubs ? D’autant plus que c’est le genre de conneries que RTL-TVI montre à des heures ou les gosses regardent la petite maison dans la prairie ou toute autre niaiserie…

Comment va-t-on expliquer à des petits cons en mal de limites qu’incendier des gens, ce n’est pas pour rire, ni leur sauter dessus à pieds joints lorsqu’ils gisent à terre, d’ailleurs… et que quand on rit aux dépens de quelqu’un, ce n’est pas de l’humour mais de la méchanceté doublée d’un total manque d’imagination !

Apres les téléréalités ou l’on se repaît du malheur et de la saleté des autres, après les jeux dont l’hypothétique attrait réside dans le fait de se faire publiquement traiter de con par la meneuse, après les cameras cachées ou l’on incendie les clochards, qu’est-ce qu’elle va nous proposer la télé ? C’était quoi déjà ce film « de science fiction », racontant le lancement d’une émission retransmise en direct par la télé où la délation était récompensée et où le candidat, un condamné à mort ou la réclusion à perpète se voyait « offrir  une chance» d’échapper à son sort lors d’une chasse à l’homme sans merci? La production n’avait pas lésiné sur les moyens : armes en tous genres, une armada de 4x4, un hélicoptère équipé de caméras, idem pour le fugitif, réseau de cameras dans la ville, façon London City… Mais oui…pourquoi pas ? Quand on voit quel succès a eu sur You Tube la vidéo de l’employé de la STIB qui se faisait réduire en bouillie par des crapules encore mineures, quand on sait que des gens sont capables de déchirer des bébés de leurs bites de sauvages, de dépecer des petites filles après les avoir tabassées et violées, quand on sait toute l’horreur dont l’humain est capable et pourtant si enthousiaste à se reproduire à l’infini, on peut bien imaginer que certains seraient prêts à payer l’abonnement d’ une chaîne privée qui offrirait ce genre de spectacle.

Dieu que je regrette le jour où j’ai quitté le monde de l’innocence.

Voilà, brut de décoffrage, je n'ai corrigé que les accents, la pauvre travaille dans une boîte américaine et n'est pourvue que d'un clavier qwerty. Bien, je vous laisse, j'ai encore quelques "mels" à échanger avec elle. Si elle entame un blog, je vous colle un lien...


 

25 décembre 2007

Mary Christmas

Ainsi s'appelait, selon Oliver Hardy, pressé de questions par son exploiteur, la servante, héritière d'une mine d'or dans l'une des aventures de la paire de comiques américains.

Tout cela pour vous parler de... Noël !

Pas pour mon compte en réalité, pour le compte de mes amis blogueurs. Moi, Noël ne me fait ni chaud ni froid, j'aurais tendance à penser qu'un jour vaut l'autre... et réciproquement.
Mais aujourd'hui, comme hier, j'en ai lu des déclarations sur le sujet. Et, effet sans doute de ma sélection de blogs à lire, beaucoup sont assez mitigées. Entre ceux qui maudissent les jours de fête obligée et celles qui pleurent sur l'exacerbation de leur sentiment de solitude, la vie est dure pour le Père Noël !

Remarquez que ce n'est qu'un juste retour de manivelle pour ce bonhomme vert repeint en rouge pour les besoins publicitaires de Coca-Cola.
A l'instar du patron d'hôtel qui voulait, avec l'aide de son épouse, s'accaparer l'héritage de la servante de mon premier paragraphe, tout cela n'est qu'une sordide histoire de détournements en série.
Nos lointains ancêtres, qui n'étaient pas aussi cons que nous voudrions parfois le laisser entendre, étaient évidemment au fait du caractère cyclique des saisons et avaient appris à lire, dans l'imperceptible allongement du jour à cette époque de l'année, la certitude du retour des jours ensoleillés. C'est cela qu'ils fêtaient au beau milieu de l'hiver.
C'est à cette célébration que l'Eglise a substitué la fête de Noël, elle-même détournée à des fins commerciales par notre société de consommation lorsque Santa Claus a détrôné le petit Jésus.

On ne va quand-même pas pleurer pour ça !


27 août 2023

Frère Jacques

 
Hier, fort usage de la zapette because of les championnats du monde d'athlétisme, la coupe d'Europe de hockey féminin, le départ de la Vuelta etc...

À un moment je tombe sur une chaîne où il n'y a pas de sport. Dans l'émission en cours, trois joyeux présentateurs nous font découvrir des enregistrements de chanteurs qui ont interprété des chansons de Jacques Brel. Comme j'ai raté le début de l'émission je ne peux que supposer que c'était sans doute pour rendre hommage au Brusseleir.

En fait d'hommage... interpréter Brel, c'est un fameux défi quand on sait comment le chanteur lui-même habitait ses chansons. Je craignais des dommages et ça n'a pas raté !

Bon, Juliette Gréco dans "La Chanson des vieux Amants" était convaincante (j'adore juliette Gréco, ça aide). Dalida dans "Quand on n'a que l'Amour" l'était déjà beaucoup moins. Nougaro dans "Mathilde est revenue" martelait en bon Toulousain le "de" final de Mathilde rompant la fluidité de la mélodie (chez Brel le e final est muet). Julien Clerc dans "La Quète", jeune et la voix chevrotante était à la limite du risible.

Allez, un coup de zapette ! Faut que je m'entraîne, le mois prochain c'est la coupe du monde de rugby...


 

24 janvier 2024

Page 47

 
C'est là que j'en suis du dernier livre de Nathalie Azoulai. Je l'ai téléchargé parce qu'un matin, tandis que j'enfilais laborieusement mes bas de contention (Oh ! Je porte les bas que je veux, non mais !) la radio diffusait une interview de la gamine (ben oui, elle a le même âge que ma fille !) à propos de ce bouquin.

En fait, elle la rediffusait parce que la RTBF, pour faire des économies j'imagine, redonne le WE des émissions qui sont déjà passées au cours de la semaine.

Donc, ce bouquin est intitulé "Python". J'ai tendu l'oreille parce que des pythons, nous en avons eu dans notre appartement quand notre fils avait installé un terrarium dans sa chambre. Mais il ne s'agissait pas de cela, mais d'un langage de programmation. Ça m'a quand même interpelé, vu que l'icône de sa version 3.7 figure dans la barre de lancement rapide de mon ordi.

En fait, la petite dame aurait aussi bien pu intituler son œuvre "Codeur", parce que c'est de ça qu'elle parle, du moins jusque là où je suis arrivé, des codeurs et du code.

Les quelques pages parcourues m'ont replongé dans mon passé.

Depuis le jour où leur prix est passé en dessous de deux mois de salaire, j'ai toujours eu des ordinateurs !

Vous m'objecterez que la possession d'un PC ne fait pas de vous un codeur...

Aujourd'hui peut être, mais dans les débuts où au démarrage de la machine vous vous retrouviez directement dans l'écran d'édition du Basic (sans même vous laisser supposer qu'il existait en sous couche un système opératoire), vous n'aviez plus qu'à... "coder"!

Bien sûr, je ne suis pas devenu comme le personnage de qui tout part dans le livre, un codeur forcené, obsessionnel, mais au fil du temps, j'ai quand même pondu (bénévolement bien sûr) quelques programmes de gestion de garages, de mon propre laboratoire et pour mon ami Jean celui de son atelier chez Solvay, depuis l'enregistrement des demandes de travaux, le pointage des heures prestées pour la réalisation et par qui, la gestion du matériel, de la sous-traitance etc...

J'ai même pour mon plaisir (on prend son pied comme on peut, n'est-ce pas...) suivi une formation en algorithmie et langage Pascal dans les cours du soir de promotion sociale. Si,si, j'ai même le diplôme !

Mais le plus gai, ce sont les débuts : quand vous découvrez que la machine n'a pas d'état d'âme : elle fait exactement tout ce que vous lui demandez. Encore faut-il bien le lui demander, sinon, c'est le bug!

Quelle école de rigueur que la programmation !

Bon, c'est pas tout ça, foin de la nostalgie : j'ai un bouquin à achever !


 

 

1 août 2023

Faut pas croire tout ce qu'on entend !

 
À la télé, une brave dame nous conte une histoire à propos du château de Crèvecœur et de trois dames épouses d'officiers bourguignons morts lors du siège de Bouvignes par les Dinantais, suppôts du Saint Empire Germanique, qui plutôt que de rendre les clefs de la forteresse se seraient précipitées du haut de ses murs dans la Meuse.

Dans ma jeunesse, j'ai visité cet énorme ouvrage défensif, raison pour laquelle une sonnette d'alarme a retenti dans ma cervelle malade.

J'ai vérifié immédiatement sur Google Earth.

Mon Alzheimer n'est pas  encore total : entre le bord de la muraille la plus proche du fleuve et la rive de celui-ci, la distance à vol d'oiseau est de 155 mètres.

Et ne faites pas une discrète allusion à d'éventuelles alluvions qui se seraient déposées là depuis 1466...


 

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