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Entre nous
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30 janvier 2022

Ça vous parle ?

 

Le bon Docteur Zigmund (non, pas celui-là) nous colle sur son blog un lien vers une émission où l'on interviewe un rabbin, féminin (pourquoi ne féminise-t-on pas le mot ? ... ouais, s'il fallait féminiser curé !...).

Aux environs de 4:30 minutes de l'enregistrement cette dame nous dit, texto, "Un texte sacré doit être interprété".

Cette manie qu'ont les religions du Livre d'interpréter le texte sacré* (paraît que ça s'appelle l'herméneutique, faudra que j'y pense pour un prochain défi du samedi) m'a toujours paru suspecte, j'y vois comme la tentation de détourner cette parole à des fins particulières, personnelles ou sectaires.

Si Dieu nous parle dans un livre, à nous de le comprendre, qu'avons-nous besoin de nous le faire expliquer par l'un ou l'autre "gloseur"? Ceux-ci prétendraient-ils que Dieu a besoin d'eux pour s'exprimer correctement (Dieu ne s'appelle pas Marcel ou Walrus que je sache) ? 

Quel orgueil ! Le plus grand des péchés, le seul peut-être... et si bien distribué parmi nous, pauvres hommes...

 

* Il me faut dédouaner ici cette brave dame rabbin : son "texte sacré" fait référence à la parole d'un humain mourant, pas directement à celle de la divinité.


 

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27 novembre 2007

Epidémie

Je tiens à jour, comme tout un chacun, j'imagine, une liste de blogs qui ont ma faveur (ou, à tout le moins,  mon intérêt).
Chaque jour, je visite chacun d'eux  pour voir s'il s'y passe du neuf.
Depuis quelque temps, une chose se passe qui m'intrigue : une série de ces blogs commencent par faire état de la fatigue, de la lassitude, des doutes de leur scripteur et au bout de quelques messages de ce style, se mettent en mode pause.

Le plus étonnant, c'est que tous ces blogueurs se connaissent, au moins virtuellement. Comme si cette déprime se transmettait par voie électronique. Je me demande si Norton, Avast, Kaspersky, Nod32 ou McAfee (j'en passe et de peut-être meilleurs) peuvent faire quelque-chose contre la propagation de ce virus sournois !


22 septembre 2023

Bon, Lou maintenant !

 
En début de semaine, on nous a appris le décès de Lou Deprijck.

Mais si, vous connaissez : celui des Hollywood Bananas et de "Ça plane pour moi".

Six ans de moins que moi, le mec, ça commence à vachement sentir le sapin par ici !

Mon épouse et moi l'avons rencontré une fois, son couvre-chef vissé au crâne (mais cette fois-là, c'était une casquette).

C'était lors d'une petite soirée privée organisée par un des anciens chefs de la troupe des éclaireurs de l'unité dont j'ai été responsable et son compagnon, un gars très drôle qui s'occupait  d'info et de programmation chez RTL Belgique.

Le fameux Lou y a débarqué "en passant", il a même organisé un petit jeu. Ils se connaissaient parce qu'après avoir sévi dans mon unité mon ancien chef de troupe avait monté une société qui s'occupait de l'installation de scènes et de podiums (décors, sonorisation, éclairage etc) pour des groupes ou des chanteurs de variétés. Il avait donc des contacts dans ce monde musical. Il avait  débuté ça en travaillant pour une fille de son patelin : Jo Lemaire.

En passant par la même voie, le fameux Lou avait même engagé nos filles (la nôtre et sa copine que nous appelions notre deuxième fille) pour tenir le bar dans une  de ses soirées. Une soirée "pas triste" d'après nos deux témoins.

Bon, c'est pas tout ça, maintenant, je vais sortir le chien qui est une chienne et préparer les apéros pour trinquer à la mémoire du Lou !

... avec modération bien sûr (mention obligatoire aujourd'hui comme vous pouvez le voir chaque jour à la télé).


 

21 octobre 2021

Et ça continue!

 
Ouais, vous me direz que je ne me foule pas plus en vacances qu'en temps ordinaire, mais comme je l'ai déjà signalé, les vacances, c'est exactement comme à la maison mais en plus cher !

Ceci précisé, revenons à nos moutons (des prés salés).

Lors de notre précédent séjour ici (c'était en 2016) nous avions acheté des coquilles Saint-Jacques sur le marché du dimanche pour les manger en carpaccio. C'est même un peu à cause de cette délicieuse expérience que nous avons choisi de revenir ici cette année.

Aussi, dès le lendemain de notre arrivée, me suis-je précipité au marché pour renouveler l'expérience.

Bernique (ou patelle si vous préférez) ! Le sympathique vendeur/nettoyeur de Saint-Jacques brillait par son absence !

Cruelle déception !

Comme la veille lors des courses de début de séjour, mon épouse avait acheté des côtes d'agneau tout en oubliant les flageolets accompagnateurs, j'ai refait un tour complet du marché pour m'assurer que je n'avais pas raté mon décoquilleur favori et aussi pour voir si l'un ou l'autre maraîcher ne proposait pas de flageolets à la vente.

Re-bernique ! Mais j'en ai trouvé un qui vendait des cocos de Paimpol.

Je me suis dit (j'étais seul et ne pouvais donc pas consulter mon Chef, ouais j'aurais pu lui téléphoner, mais s'il y a une chose qui m'énerve c'est de dégainer mon portable à la moindre occasion, je m'appelle pas Louise) que ça pourrait tout aussi bien faire l'affaire que ces fameux flageolets.

Dilemme immédiat : kilo ou demi kilo ? En effet, j'ignore tout de la fraction de la masse occupée par les gousses...

J'ai donc joué la sécurité et opté pour le kilo.

Le vendeur a lui aussi opté pour la sécurité en m'annonçant "Il y a un peu plus, c'est gênant ?" (malgré une longue pratique je n'ai jamais entendu un commerçant me demander "Y a un peu moins, ça vous embête ?"). Et je me suis coltiné le sac jusque l'appartement.

Vous savez quoi ? Je ne me rappelais plus la dernière fois où j'avais eu le bonheur de me livrer à cette passionnante, que dis-je, enivrante occupation : l'écossage de légumes à gousses !

Et pour les flageolets, pas d'écossage me demanderez-vous !

Comment ? Vous savez même pas que les flageolets poussent dans des boîtes ?


 

14 octobre 2008

Hier

Mon épouse, je crois l'avoir déjà dit, regarde chaque fois qu'elle le peut cette émission animée par Nagui le midi sur la deuxième chaîne française.

Moi, je vois et entends ça d'un œil et d'une oreille distraits, sirotant mon Amontillado et lisant Val, Papistache ou, à défaut, Stieg Larsson.

L'autre jour, je me faisais pour la ennième fois la réflexion suivante : ce sont toujours les questions sur la chanson ou le cinéma actuels (sans parler du sport) qui me laissent sans réponse.

La ennième fois, sauf que cette fois, ça m'est tombé dessus comme une évidence : un air rythmé et des paroles : "I'm a yesterday man".

Un homme d'hier ! C'est tout à fait ça : je crois que le ciné s'est arrêté avec Tex Avery et la chanson avec Brel et Brassens.

Alors, vous me connaissez (ou peut-être pas), je suis allé me renseigner sur cette chanson qui m'avait surtout marqué par son rythme et aux paroles de laquelle je n'avais jamais accordé le moindre intérêt. Et là, stupéfaction ! Ce n'était pas du tout ce que j'imaginais... En réalité, la chanson de Chris Andrews  (début des "seventies") disait "I'm her yesterday man".

Deuxième prise de conscience douloureuse ! Je venais de réaliser pourquoi mon épouse trimbale dans son portefeuille une photo de moi datant d'un week-end à Mirwart il y a de ça plus de trente ans :

I am her yesterday man !


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25 juin 2021

Bizarre !

 
Quand je pars avec le chien vers le Domaine des Trois Fontaines à Vilvorde, quand j'arrive au niveau du terminus des bus de la STIB, des panneaux de signalisation m'avertissent qu'en raison de travaux, la vitesse sera limitée à 50 km/h dans 200 m.

Effectivement à la sortie du rond-point d'entrée de l'hôpital militaire trône le panneau ad hoc.

Rien d'étrange me direz-vous...

Sauf que cette artère est située en région bruxelloise où la limitation de vitesse générale est de 30 km/h, sauf signalisation contraire.

C'est la première fois qu'on m'avertit que je vais pouvoir rouler plus vite dans 200 m !


14 novembre 2019

Appelle-moi Van In !


Comment ? Vous ne connaissez pas ce commissaire brugeois dont les aventures sont narrées par Pieter Aspe ?

Pas grave du moment que vous savez qu'il carbure à la Duvel. Pourquoi je vous dis ça ? Parce que je vais vous raconter une semaine-type de mon existence, celle en cours aujourd'hui par exemple.

Lundi, jour férié, le manège où pratiquent nos petites-filles organise un "concours intime". On nous intime donc l'ordre (ou a défaut le souhait pressant) de venir les admirer dans leurs évolutions cavalières.

Bien à l'heure pour constater que, comme chaque fois, le programme annonce déjà une demi-heure de retard et après avoir pataugé dans la rivière de boue qui s'écoule du champ voisin jusque sur la route d'accès, nous pénétrons dans le bar (ou clubhouse si vous préférez) de l'endroit et nous nous installons aux deux places restées libres au bout d'une table que nous partageons avec d'autres grands-parents s'acquitant eux aussi de leur devoir annuel. C'est là que je prends ma première Duvel.

Duvel, en flamand, c'est le diable (en néerlandais, c'est duivel). Mauvais présage !

C'est là aussi que Moka (le chien de ma fille et le père de ma chienne) grimpe sur mes genoux et s'y couche, nez enfoui sous mon parka. Il y restera jusqu'à notre départ, m'obligeant à renouveler ma consommation pour justifier l'occupation prolongée d'un siège dans le bistro.

Pour les évolutions cavalières, c'est mon épouse qui jouera les spectatrices enthousiastes, moi, les chevaux, je les trouve stupides, peureux et à peine comestibles. Quant à ceux qui les font au sens propre tourner en bourriques, je préfère ne pas vous donner mon opinion. Mais pourquoi diable Gaïa ne s'intéresse-t-elle pas aux manèges plutôt que de m'expédier des calendriers de luxe ?

Bref, ma nuit de lundi a été un peu agitée.

Mardi, c'est jour d'atelier peinture sur soie pour mon épouse en matinée et en l'attendant elle m'a envoyé remplir les bonbonnes de CO2 de sa machine à bulles. Le soir, nous avons dû récupérer Louise à la sortie de son boulot pour l'emmener chez le dentiste et la reconduire chez elle où c'était soirée apéro hebd(r)omadaire déplacée le mardi vu que le lundi, c'était cheval ! Après deux Saint-Feuillien grand cru et quelques amuse-gueule (je vous laisse vous débrouiller avec le pluriel), ma nuit a été un brin transpirante.

Mercredi, c'était kiné pour mon épouse et courses chez Colruyt pour moi, suivi de récupération de Louise à son domicile (comme elle travaille un week-end sur deux elle est en repos le mercredi) pour lui permettre de continuer chez nous sa fabrication de rennes en pâte Fimo en vue du repas de Noël tandis que mon épouse prépare un Saint-Honoré pour l'anniversaire d'une voisine sujette à diverses allergies. J'ai ensuite conduit Louise au manège pour son cours de saut d'obstacles.

Aujourd'hui, pour l'instant c'est calme, je tapote ceci sur mon portable assis sur mon lit vu que le living est soumis par ma Portugaise favorite à un nettoyage intensif. Ça embête le chien qui geint collé contre moi. Ça ne va pas durer car vers midi, notre fils vient nous embarquer pour un petit resto avec Agata, question de se rencontrer, son boulot à l'AB ne lui laissant pour l'instant pas de temps libre les weekend.

Demain, c'est jour de mise en ligne des défis du samedi et le weekend, c'est la queue dans les pâtisseries parce que le week-end, c'est viennoiseries au petit-déjeuner (bon, le dimanche midi, on a éliminé le poulet rôti-frites-salade traditionnel, j'aime pas la salade).

Quoi ? Vous, vous n'aimez pas les salades ?

Que diable faites-vous ici alors ?

Den Duvel on a nek !


6 décembre 2022

J'avais oublié

 
Le bureau sur l'écran de mon ordinateur ressemble étrangement à celui sur lequel cet écran est déposé : c'est le bordel intégral, un résumé de la table de l'ami Zigmund !

Dans ce fouillis, je découvre un fichier qui porte le nom de ma propriétaire.

Comme je me demande ce que j'ai pu enregistrer à propos d'elle, je l'ouvre...

Vous savez quoi ? Ma propriétaire partageait son patronyme avec la CEO de mon fournisseur d'accès de l'époque de mon dernier déménagement !

C'est donc à l'adresse personnelle de cette charmante brasseuse de millions que j'avais envoyé le message que je reproduis ici pour votre édification personnelle.

Chère Madame,

La société que vous dirigez semble souffrir d'un léger problème de communication, ce qui est un comble, vous l'admettrez, pour une société de télécoms.
Il semble que cela coince entre vos travailleurs digitaux et les équipes humaines.
Exemple : le 17 juillet, je demande un transfert de ligne pour le 11 août via Myproximus. Votre collaborateur digital me confirme dans les minutes qui suivent que ma commande a bien été enregistrée (R00000011000084QUB-1), me donne la liste du matériel qui sera nécessaire, me communique le prix que me coûtera l'opération et me signale qu'il ne peut me donner un rendez-vous immédiatement mais qu'un collaborateur (humain, je suppose) me contactera dans les plus brefs délais (le site assure, lui, dans les 24 heures).
Le 12 août, lendemain de mon déménagement, personne ne s'est toujours manifesté. Je décide donc d'appeler moi-même le service des transferts. Une dame (très aimable) s'étonne comme moi de cette situation et me met en communication avec le service technique. Un monsieur (tout-à-fait aimable lui aussi) s'étonne à son tour puis, après un appel au service planning, se lance dans une explication à propos de secteur surchargé etc etc, il semblerait qu'il faille faire une enquête sur la disponibilité d'une ligne.
Je pense quant à moi que ma demande est passée aux oubliettes parce que côté ligne, j'ai un raccordement actif et je déménage du rez-de-chaussée au quatrième étage du même immeuble, vos collaborateurs devraient se trouver des excuses un peu plus crédibles. Bref, à cause de l'Assomption, on m'a dit que je n'aurais pas de nouvelles avant jeudi, nouvelles que j'attends toujours.
Vos collaborateurs digitaux, eux, continuent leur travail sans faille : à peine avais-je raccroché que je recevais par mail (et via FON, puisque je n'ai toujours pas de connexion dans mon nouvel appartement) une demande d'enquête de satisfaction suite à mon appel. Reste à savoir si quelqu'un se préoccupera de savoir ce que j'ai répondu.
J'imagine bien que vous avez d'autres chats à fouetter que de vous inquiéter du raccordement d'un client lambda (depuis plus de cinquante ans), mais bon, ça soulage de vous l'avoir dit.

Croyez, chère Madame, en ma parfaite considération.

Bon, ben je vais effacer le bazar, ça éclaircira un (tout petit) peu le bureau de mon ordi !


 

7 janvier 2024

Enchainement

 
Hier, l'Adrienne nous parlait de petit bonheur et d'éléphanteau.

Cela m'a évoqué plusieurs souvenirs interconnectés.

Tout d'abord la chanson de Félix Leclerc :

 Ensuite, l'Éléphanteau, un routier (scout aîné) chef animateur d'une colonie de vacances organisée par la société qui employait mon paternel (une filiale du groupe Empain). On l'avait ainsi totémisé parce que pour boucler son tour de taille, il avait du river dans le dos deux ceinturons. Parmi ses comparses, il y en avait un dont le totem était (les raisons des sachems sont impénétrables) Zébu. L'animal était doté d'une guitare sur laquelle il accompagnait (très mal) la seule œuvre qu'il chantait (très faux) : "Moi, mes Souliers" de... Félix Leclerc !

 Les deux assistantes sociales/infirmières de la société qui surveillaient notre petit monde l'incitaient à interpréter la chose le soir après le coucher des enfants (qui, les privilégiés, échappaient à la séance). Je me demande s'il a fini par comprendre qu'elles se payaient gentiment sa tête.

J'aime pas trop Félix Leclerc (paix à son âme), ni sur la forme, ni sur le fond. Fond qu'il a touché en compagnie de ses deux comparses et compatriotes...

Voilà-t-y pas ce qu'on appelle "Un succès d'estime" ?

J'ai pas aperçu le Zébu ! Dommage, il aurait pu en être...


 

16 août 2023

C'était hier

 
Vous vous rappelez mon histoire véreuse ?

Ben aujourd'hui, c'est pareil ! (Forcément : je vous ai dit que c'était pareil chaque jour!)

Aujourd'hui donc, c'était une certaine Clara Luciani qui me susurrait par le truchement (oui, comme dans le Bourgeois gentilhomme) du réveil radio "Tout le monde se ressemble sauf toi !".

Comme ce nouveau ver me taraudait l'esprit, j'ai employé une astuce pour m'en débarrasser : j'ai signalé que celle-là, on me l'avait déjà faite et de façon bien plus convaincante : "Nothing compares to you" m'avait déjà martelé la tant regrettée Tina Turner.

"Tout le monde se ressemble", j'te jure... tout le monde se ressemble mais chacun est unique, même les jumeaux monozygotes qui se ressemblent simplement un peu plus que les autres !

Bon, comme malgré tout le  ver refaisait obstinément son apparition, j'ai fait appel à l'artillerie lourde :

Voilà, ça marche !

Mais suis-je sauvé pour autant ?  J'aime pas Claude François !


14 août 2023

Il a l'œil

 
Le président ukrainien vient de virer les responsables du recrutement  militaire de son pays pour cause de corruption.

Ben dis donc, quelle clairvoyance !  À voir dans mon patelin depuis le début de la guerre le nombre de robustes trentenaires mâles qui roulent en voitures haut de gamme immatriculées en Ukraine, ça fait un moment que je m'en doutais...

Comment ?

Tous des diplomates ?

Bon, mettons que j'ai rien dit...


 

23 novembre 2023

Un jour comme un autre

 
Hier, je devais terminer mon (petit- (pour les Français))déjeuner avant 8:30 parce qu'il me fallait jeûner six heures avant une gastroscopie progammée pour 14:30. La chose avalée, j'ai empoigné le chien qui est une chienne par le bout de sa laisse d'une main et de l'autre une sorte de bac à roulettes avec manche rempli des récipients de verre à déposer à la bulle ad hoc, laquelle se situe dans le voisinage de la ferme Nos Pilifs où j'allais promener la bestiole en raison des bouchons actuels sur le trajet vers les trois fontaines.

Je rentre chez moi missions accomplies et mon épouse m'accueille d'un commentaire sympathique : "L'évier de la cuisine est bouché !"

Elle a cru suffisant d'y déverser une grosse "clouche" de déboucheur liquide... sans effet ! Même en remuant l'eau au moyen d'une ventouse.

Conséquence : il m'a fallu

  • vider tout le contenu de l'armoire sous le dit évier, soit une flopée de bouteilles de liquides utilisés en cuisine (vinaigreS, alcoolS, huileS etc..) et une autre de produits d'entretien, sans compter une essoreuse à salade, un "passe-vite", un chinois, des cartouches de rechange pour la cruche filtrante, etc...
  • glisser mes mains dans des gants de chirurgien et un seau sous l'évier
  • dévisser tous les raccords plastiques :  ceux venant des deux éviers, celui raccordant le T récepteur à l'entrée du  siphon d'évacuation et la sortie de celui-ci vers la conduite des eaux usées.
  • démonter le piège à solides du siphon et en extraire les crasses y accumulées
  • remonter tout l'assemblage et m'apercevoir que ça n'avait rien arrangé
  • redémonter l'ensemble et envoyer un flexible dans le tuyau d'évacuation et m'apercevoir que ça coinçait au deuxième coude
  • appeler l'homme à tout faire argentin de l'immeuble qui a débarqué avec un flexible plus costaud et des muscles d'ancien numéro 8 de sa mêlée de rugby et à réussi à chasser un "bouchon" à un mètre cinquante du point d'introduction du flexible
  • reremonter l'installation et vérifier que tout coule normalement
  • filer un expresso à l'homme de l'art
  • fourrer dans l'armoire le brol que j'en avais extrait

J'ai fini juste à temps pour la deuxième sortie du chien.

Ensuite je me suis rendu à mon rendez-vous gastroscopique. Mon épouse a voulu m'accompagner et m'attendre dans la voiture "au cas où je ne serais pas en état de conduire pour le retour".

Arrivé sur place, en digne patient, je me suis mis à patienter en attendant l'arrivée du spécialiste des tuyauteries internes, lequel au bout d'une demi-heure a téléphoné pour avertir qu'il était en chemin mais coincé dans une manifestation (dans ma ville il y a deux fois plus de manifestations diverses que de jours dans l'année). J'ai averti que comme j'étais censé récupérer ma petite-fille chez les Piliifs à cinq heures, si le médicastre ne se pointait pas pour 15:30 je céderais ma place au suivant. Il a débarqué quelques minutes avant l'échéance de mon ultimatum.

Ça faisait bien vingt ans que je n'avais plus suivi à la caméra une promenade dans ma tuyauterie.

L'examen terminé, j'ai rejoint la voiture et ma moitié qui venait de recevoir un coup de fil du centre culturel lui demandant de passer signer un document urgent. Comme ce n'était pas un gros détour de passer par là, nous y sommes allés.

Sur le chemin du retour, j'ai avalé la tartine que j'avais emportée pour ma rupture de jeûne et j'ai déposé mon épouse à notre appartement avant de repartir récupérer Louise et de la conduire au manège où elle avait une leçon à 18 heures.

Mercredi au manège, c'est "Poney-club".  Je vous dis pas le bazar : des bagnoles partout, des nains sur des chevaux du même genre, des parents discutant le bout de gras, des chiens galopant dans tous les sens pris par l'ambiance chevaline.

De retour chez moi, je n'ai plus eu d'appel : cool! comme on disait il n'y a pas si longtemps.

Bref, une journée de retraité comme on rêve d'en avoir chaque jour...

Bon, c'est pas tout ça : faut que je vous laisse, ça va être l'heure de sortir le chien !


 

 

18 octobre 2023

Travaux

 
Depuis environ deux semaines, l'appartement juste en dessous du nôtre est en travaux.

Les bruits de foreuses et autres marteaux-piqueurs semblent s'être tus ces  derniers jours. Mon épouse pense que les ouvriers ne trouvent plus rien à démolir.

Remarquez qu'ils ne nous ont pas pris par surprise : l'entrepreneur a garni l'ascenseur et le trajet de celui-ci à la porte d'entrée de solide papier blanc fixé par un adhésif rouge et s'est fendu d'un avis affiché dans l'ascenseur, avertissant des nuisances possibles et donnant même son numéro de portable en cas de problème(s). Les travaux seront terminés fin du mois.

Vous vous en battez bien sûr l'œil. Nous aussi d'ailleurs, ce sont les plaisirs des immeubles à appartements.

Ce qui est intéressant dans cet avis, c'est qu'il spécifie en passant le nom de la nouvelle propriétaire de l'endroit : Djejljan Dekjiroska.

Il me semble l'avoir aperçue en discussion (animée m'a-t-il semblé) avec son entrepreneur : une petite dame dans la trentaine, les cheveux d'un noir profond et la peau quasiment blanche, un peu comme notre Amélie nationale quand elle se déguise en geisha...

Ça ne m'aide pas beaucoup pour deviner son origine, et ça m'énerve !

Comment ? Interviewer la concierge ? Ce ne serait pas une mauvaise idée si quand je la rencontre je n'étais pas accompagné du chien qui est une chienne, laquelle aboie comme une forcenée sur elle si bien qu'elle ne comprend rien à ce que je dis...


 

 

12 août 2022

Hep, taxi !

 
Comme (presque) chaque vendredi quand Louise a terminé son boulot,  elle m'appelle pour que j'aille la récupérer et la déposer au manège (remarquez que sa mère y va aussi, mais elle ne va quand même pas faire le détour...*).

Aujourd'hui, pendant la course, j'avais allumé la radio et qu'est-ce que j'entends ?

Les Rolling Stones ! Dans "Lady Jane".

L'accompagnement principal est joué au dulcimer. Pas celui à cordes frappées datant du moyen-âge, mais celui des Appalaches, un étrange instrument voisin de l'épinette (celle dont on peut apprendre à jouer moyennant quelques écus si j'en crois la chanson).

Vous l'avez certainement déjà entendu ce morceau mais je vous le colle quand-même :

Comment ? Vous voulez voir l'instrument ? Y a qu'à demander :

Ah, ces groupes des années soixante, quelle inventivité, quelle étonnante génération!

Normal, c'est la mienne !


 * En vérité, comme l'heure à laquelle Louise finit est éminemment variable, il est préférable de conserver la configuration actuelle.

9 novembre 2021

Allez hop, du balai !

 

Quatre-vingts, bien tassés ! (de balais)

Dire que quand j'en ai eu soixante, je parlais déjà de bilan comme vous pourrez le constater ici.

Peut-être qu'aujourd'hui, il serait temps de m'y mettre.

Là, les gens qui me fréquentent et ne connaissent que trop bien mon caractère de râleur professionnel s'apprêtent à se voir administrer une longue liste d'amères récriminations.

Eh bien non !

Tout bien pesé, en remontant jusqu'à mon tout premier souvenir (un cou de femme orné d'un collier de grosses perles de couleur ivoire penché au-dessus de moi) à travers les avatars les plus divers, je me dois de déclarer, à l'instar de celui dont Ruth, mon amie écossaise, disait avec un tremolo dans la voix "He is so gorgeous!  " : Oh_la_belle_vie !

Ce brin d'enregistrement a été réalisé (merci, j'ai dû installer Audacity !) à l'intention de ceux qui se sont demandé à quoi pouvaient ressembler ma voix et mon accent à couper au couteau, les voilà satisfaits j'espère...


 

9 janvier 2021

T'as la radio à bord ?

 
L'autre jour (ben oui, je ne suis pas très réactif et mes interventions commencent souvent par ces mots), j'emmenais le chien dans la voiture et la station de radio habituelle diffusait une musique lassante (et plus si affinités), aussi ai-je changé de chaîne* !

J'ai choisi la favorite de ma petite-fille Émilie (préférence qui m'étonne toujours puisqu'il s'agit d'une chaîne consacrée à la musique rock / pop) .

Et qui entendis-je alors ? Jethro Tull !

Un groupe rock des années 80 et son flûtiste Ian Anderson.

Je vous dis ça aujourd'hui parce que j'ai consulté leur notice sur wikisaitou, mais à l'époque où mon frère** me l'avait fait connaître, je pensais que Jethro Tull  était le nom du flûtiste lui-même. Si bien qu'en bon Brusseleir je l'appelais Jef Rotule et je trouvais ça très drôle.

Oui, javais l'esprit potache à l'époque !

Oui, ça va, je le sais que j'ai bien changé !


 

 * La radio de mon véhicule est préréglée sur six chaînes :

  • Musique 3, la chaîne de musique "classique" de la RTBF, celle que nous écoutons normalement.
  • Klara, la chaîne équivalente de la VRT (une chaîne flamande donc), chaîne de secours en cas de brol contemporain sur la précédente
  • La Première, la chaîne tout venant de la RTBF
  • Vivacité, un truc que personne n'écoute jamais, mais bon, c'est enregistré...
  • Classic 21, ne vous laissez pas tromper, dites "twenty one", chaîne pop-rock, la favorite d'Émilie
  • Radio Nostalgie, (son nom parle tout seul) favorite de Louise

** Celui de mes frères qui doit être en train de pelleter des montagnes de neige, vu qu'il a émigré dans la région de Salers dès sa retraite, et qui d'ordinaire fabrique des fumaisons (à la pelle également) . Je crois qu'il n'a jamais autant travaillé de sa vie que depuis qu'il est retraité. Quand il m'a fait connaître Jethro Tull, il animait une émission rock le soir sur une radio locale. Bien qu'écolo militant, il pratiquait la pollution sonore.

19 septembre 2020

Perdu !

 
L'autre jour, tandis que je préparais le petit-déjeuner, je me suis retrouvé à fredonner "Perdido". Vous connaissez, bien sûr ! Tout le monde connait "Perdido".

À moins que vous n'alliez confondre avec "Perdido street blues", faites un peu attention, voyons !

Habituellement, je me souviens d'où j'ai tiré le ver qui taraude mon esprit : je l'ai entendu sur le radio-réveil ou un mot du flêché des toilettes me l'a évoqué, mais ici, rien, pas moyen de remonter à la source ! C'est énervant...

Ce qui est encore plus énervant, c'est la difficulté qu'il y a à extraire le marc de café du filtre de la machine à expresso : je cogne comme un sourd le support de filtre qui me brûle le bout du pouce (le petit cliquet censé le maintenir en place est cassé depuis longtemps et je dois utiliser mon pouce pour éviter que le filtre accompagne le marc au fond de la poubelle) contre le rebord de la dite poubelle, mais la masse compacte et humide  de Lavazza moulu tient bon.

Comme malgré une recherche hagiographique poussée, je n'ai pas réussi à découvrir le saint à invoquer en pareille circonstance ,  j'en suis réduit à faire appel au Grand Patron Lui-même et c'est grâce à un vigoureux "ndD de ndD !" couplé au dernier coup que le marc consent à s'arracher au filtre.

L'adage populaire (charmant pléonasme) a donc raison : "Il vaut mieux s'adresser au bon Dieu qu'à ses saints"


13 avril 2020

Quo non ascendet ?


Depuis plus d'un an que nous avons aménagé au quatrième étage, je me dis que je devrais consacrer un billet à cet espace aussi étroit qu'intéressant : l'ascenseur !

Je m'y mets aujourd'hui où parler de confinement est très en vogue, suite au constat suivant : y a-t-il au monde quelque-chose de plus confiné qu'une cabine d'ascenseur ?

Ouais, je vous vois venir ! Y a aussi le cabinet d'aisance, mais lui, restons sérieux, vous ne le partagez qu'exceptionnellement avec une autre personne.

À la base, je pensais évoquer les avantages et inconvénients de partager cet espace réduit avec quelqu'un d'autre.

Avantage lorsque votre inspectrice de quartier vient constater que vous habitez effectivement l'adresse qui figurera sur votre carte d'identité (dans mon pays, la carte d'identité est obligatoire) et vous offre en vous interviewant une vue imprenable sur son avantageuse poitrine.

Inconvénient quand le gnôme du troisième, en short et torse nu, les jambes enduites d'embrocation... mais je l'ai déjà raconté et de toute façon, ça ne vaut plus, il est décédé depuis.

Aujourd'hui, coronamachin oblige, ce genre de rencontre n'est plus possible : le gérant des immeubles a placardé un avis stipulant qu'on ne peut emprunter les ascenseurs qu'une personne à la fois et qu'ils seront désinfectés deux fois par jour par les concierges.

Avis qui me laisse perplexe : même en l'empruntant un à un, quel est le taux de renouvellement de l'atmosphère de cette boîte mobile ?  Elle ne se renouvelle quand même pas à chaque ouverture de porte... Et le déplacement vertical de la chose dans son puits crée-t-il suffisamment de remous que pour forcer un brassage de l'air y inclus ?

Quoi ?

Prendre l'escalier ?

Faudra installer des feux de circulation alors, parce que la distanciation sociale en cas de croisement sur des marches de soixante centimètres de large...

Comment ?

Ne pas sortir du tout ?

On voit que vous n'avez pas de chien...

Mais qu'est-ce qu'on était peinards au rez-de-chaussée quand on n'avait qu'un chat !


21 octobre 2019

La goutte qui fait déborder le vase


" Ton robinet goutte ! "

Comme mon épouse ne s'appelle pas Germaine mais Françoise (qu'alliez-vous imaginer ?), elle fait référence au robinet d'eau froide de l'évier de gauche dans la salle de bains.

Je descends donc à la cave (après trois jours de réflexion et mise en condition) récupérer quelques boîtes et sachets de joints (ils appellent ça "clapets") de robinet, bref, de petits cylindres en caoutchouc noir de diamètres et épaisseurs variables avec ou sans trou central. Je coupe l'alimentation en eau froide et je démonte la tête de vanne.

De l'eau se met à couler par l'orifice libéré parce qu'en dévissant cette tête, j'ai malencontreusement ouvert légèrement le robinet d'eau chaude, je serai bon pour ramasser l'eau qui s'écoule sous l'évier, profitant du temps qu'il me faut pour réaliser ce qui se passe et fermer le robinet ad hoc.

Pour ce qui est de changer le joint : bernique  ! Le robinet est un truc moderne à tête céramique. Tout ce que l'on peut tenter c'est de nettoyer soigneusement les surfaces de contact, ce que je réalise.

Après remontage et rétablissement de l'alimentation, un triste constatation s'impose : le machin continue à goutter.

Je décide de chronométrer le temps d'égouttage. Une première goutte tombe à 11:05:45. J'essuie d'un coup de torchon la surface du bouchon d'évier (ces trucs qui montent et descendent en actionnant un petit levier et qui n'empêchent pas l'évier de se vider dans aucune des deux positions). Entre-temps, le téléphone sonne et je vais y répondre. Quand je reviens, le bouchon est mouillé et il est 11h15. La goutte suivant tombe à 11:21:50.

Mais combien de gouttes sont tombées dans cet intervalle ?

  1. Deux et le temps d'égouttage serait de 5min 22sec
  2. Une et il serait de 8min 3sec

Vous devinez facilement la bonne réponse au vu de l'heure de mon retour.

Une goutte d'eau (croyez-en mon expérience de manipulateur de burettes) fait à peu près 0.05 ml, la perte quotidienne peut donc être évaluée à 9 millilitres.

Je fatigue, pouvez-vous trouver sur internet :

  • le prix d'une cartouche céramique pour robinet d'évier
  • le prix du mètre cube d'eau

Et me dire en combien de temps j'aurai récupéré le prix de la cartouche ?

Merci !


11 juillet 2019

Autres lieux, autres mœurs


Il y a deux jours, notre petite-fille, la bipède préférée de notre chienne, s'aperçoit au beau milieu de Kyoto qu'elle a égaré son portefeuille.

Elle se rend au plus proche poste de police pour signaler la chose (je me renseignerai dès son retour sur sa méthode de communication avec les Japonais, sûrement par le truchement d'une application de son smartphone, connaissant son niveau d'anglais).

Au bout de quelques minutes de recherche sur leur réseau, les policiers l'embarquent dans une voiture pour la déposer dans le magasin où elle pensait avoir rangé la chose dans son sac mais où le commerçant l'avait retrouvée sur le comptoir.

— — —

Il y a plus de trois ans, une bande de joyeux drilles bien organisée fait une descente dans le garage de notre immeuble et rafle toutes les bicyclettes en bon état, y compris les deux nôtres.

Quelques jours plus tard, je me rends sur le conseil du syndic au poste de police pour déposer plainte. Après une heure d'attente, on prend ma déposition mais comme le délit avait fait lobjet d'un constat par une patrouille de police, on me demande de revenir le lendemain pour que ma plainte soit jointe au dossier que la dite patrouille n'a pas encore eu le temps d'ouvrir.

Le lendemain, on me signale que la chose n'est toujours pas faite et on prend note de mes coordonnées pour m'avertir du moment où je pourrai repasser pour enregistrer ma plainte.

J'attends toujours, mais je ne désespère pas !


11 décembre 2018

Les joies du quatrième

 

Tandis qu'après avoir déposé mon épouse à son atelier, rendu visite à ma pharmacienne préférée et être allé déposer mes attestations médicales dans la boîte ad hoc du siège de mon ancienne entreprise, j'escalade les quatre étages séparant l'entrée du bâtiment de mon appartement, je croise dans l'escalier un individu en grande tenue de chantier.

"L'ascenseur y en a pas fonctionne ?" s'enquiert-il auprès de moi dans le jargon local du chantier.

J'en conclus qu'il n'appartient pas au groupe de techniciens qui m'ont annoncé lors de mon départ, il y a plus d'une heure, qu'ils allaient couper l'alimentation des ascenseurs pour une demi-heure, mais plutôt à l'équipe de réfection dont d'autres membres se balancent dans une nacelle le long de la façade sud de l'immeuble et je le rassure sur la "momentanéité"* de l'interruption sans pouvoir lui préciser toutefois la durée réelle de celle-ci (sans bien sûr être certain qu'il ait compris quelque chose à ma réponse, ma connaissance du jargon de chantier étant assez superficielle, ma prononciation peu distincte et ma gesticulation peu explicite).

J'embrayerais bien sur l'étude comparée des avantages et désavantages d'habiter le quatrième plutôt que le rez-de-chaussée, mais je n'en ai pas trop le temps : je dois passer au point poste récupérer un colis que ma fille a fait livrer chez moi alors que je consultais en compagnie de mon épouse notre médecine attitrée (faudra que je dresse la chienne à réceptionner les colis) ce sera donc pour une autre fois.

 

*  Ce terme est inconnu du Centre National des Ressources Textuelles et Lexicales. Mais bon, cet organisme est situé à Nancy et peut-être ce mot n'est-il pas encore parvenu jusque là en raison des barrages mis en place un peu partout par les gilets jaunes. Ou alors, cet organisme en est resté au langage français pur et dur, celui de l'Académie et de Marcel réunis.

J'en ai pourtant trouvé mention à la page 2231  du compte rendu du Congrès Mondial de Linguistique Française - CMLF'08 au chapitre 4.1 Le destin des rôles sémantiques à travers l’histoire des langues de la communication intitulée Polysémie et polytaxie verbales entre synchronie et diachronie (Jacques FRANÇOIS, Université de Caen & CRISCO, EA 4255).

Je ne voudrais pas vous priver de la lecture de l'extrait concerné et pour vous éviter de laborieuses recherches, je vous le retranscris ci-dessous :

Cependant le cas des verbes réversibles (type 4) pose un problème particulier qui sera abordé au §3.2, celui du domaine d’application de la propriété [+/-causatif]. Contrairement à la dynamicité, la transitionalité, la momentanéité, la relationalité ou l’agentivité, qui sont des propriétés (aspectuelles pour les premières et participative pour les deux dernières) du type de procès, la causativité est une propriété de la prédication verbale qui introduit un point de vue sur l’arrière-plan causal du type de procès exprimé (cf. François 2001, 2002) et l’opposition [+/-causatif] peut être marquée par un « changement de sens », ex. La branche casse (sous l’effet de la tornade) → La tornade casse la branche, ou par une « diathèse récessive à marquant réfléchi » (terminologie de L. Tesnière), ex. La tornade brise la branche → La branche se brise (sous l’effet de la tornade).

https://www.linguistiquefrancaise.org/articles/cmlf/pdf/2008/01/cmlf08309.pdf


5 juin 2014

IL est de retour

IL était déjà passé par ici voici quelques mois et avait semé le même bordel qu'aujourd'hui dans la cité : ban et arrière-ban mobilisés, quartiers bouclés, égoûts sondés, employés sequestrés, vols retardés, bref, Le Bordel avec un grand B et un grand L.

Pour les autres, et Dieu sait s'il en passe, on se contente d'une escorte judicieusement proportionnée à l'importance du personnage. Mais pour LUI,  on fout Le Bordel.

C'est vous dire s'IL est important. Même pour le Pape on n'en avait pas fait autant (et ça avait déjà fait jaser).

Bon, c'est vrai que c'est pas n'importe qui, paraîtrait qu'IL va incessamment fermer Guantánamo !

Au vu de ce luxe de précautions, IL semble ignorer une tradition bien établie dans son pays : on n'y accède à la gloire ultime qu'en mourant assassiné.

Cherchez l'erreur...


11 novembre 2022

Faux-cul !

 
Tiens, Canal ne me signale pas que j'aurais déjà utilisé ce titre ? C'est étrange me connaissant, mais passons...

Mercredi, nous sommes allés rendre visite à notre ami René dans son home médicalisé. Ce home est une construction en U et notre ami est logé dans la dernière chambre du premier étage de la branche du U opposée à celle de l'entrée (vous suivez ?). Il faut donc à l'aller comme au retour parcourir la quasi totalité du bâtiment en traversant au passage la grande salle commune.

À l'aller, des résidents, la plupart en fauteuil roulant tentaient avec plus ou moins de succès de réceptionner un ballon lancé par une animatrice. Au retour, la salle s'était transformée en réfectoire. À la sortie de celui-ci, deux gaillards (enfin, gaillards, c'est façon de parler) installés aux aussi dans leurs fauteuils roulants embouteillent la sortie.

Le plus proche de nous nous remarque et s'écarte pour nous laisser passer mais le second, qui ne nous a pas vus, s'engage dans le couloir.

Il tente d'y progresser tantôt en poussant sur une des roues de l'engin, tantôt en essayant de tirer sur une des mains courantes garnissant les murs du couloir. Chacune de ces manœuvres ne le fait progresser que de quelques centimètres et de surcroît l'amène à dévier vers une des parois.

N'écoutant que mon bon cœur (et mon envie de quitter les lieux, c'est là qu'intervient le titre) je lui propose de l'aider ce qu'il accepte tout en s'inquiétant de qui je suis à quoi je réponds "un visiteur" et j'apprends qu'il se rend tout au bout du couloir dans une autre salle. Je l'y gare face à une table et fais demi-tour.

C'est là que je croise le deuxième qui lui, malgré une masse qui me paraît colossale, manie son véhicule avec maestria et me gratifie d'un "Merci pour mon copain !". Et je me demande si, sans notre arrivée, il ne s'apprêtait pas pousser l'autre avec son propre fauteuil, le train-train quotidien quoi...


 

4 février 2022

Chez le psy

 
- Madame S..., s'il vous plaît ? Entrez, allongez-vous sur ce divan, détendez-vous, respirez profondément et dites-moi ce qui vous amène...
- Voilà, Professeur, ..... je me trouve moche !
- Rassurez-vous, moi aussi !
- Oh, mais vous n'êtes pas si moche, Professeur, vous verriez mon mari !
- Ne vous méprenez pas ma chère, j'entendais "Rassurez-vous, moi aussi je vous trouve moche"
- ...
- Ceci démontre qu'il n'y a pas de faille dans l'image que vous vous faites de vous, ce qui est rassurant et ne nécessite pas l'intervention d'un homme de l'art, partez sereine! C'est cent euros !




21 février 2013

Des questions, toujours des questions !

... et si peu de réponses !

C'est le matin, en préparant le petit-déjeuner (pendant des années, je l'ai porté au lit à mon épouse mais ça s'est arrêté avec le déménagement pour une raison qui reste à élucider - encore une question ! - ) que me viennent souvent des questions plus ou moins idiotes qui pourraient être le sujet d'un billet, mais que j'oublie bientôt faute d'avoir pu les noter immédiatement vu que le carnet ad hoc se trouve dans la poche intérieure de ma veste elle-même suspendue à un kapstok accroché à une tringle fixée dans l'armoire-vestiaire.

L'occasion de me poser la question qui va nous intéresser (moi en tout cas) aujourd'hui étant répétitive, j'ai fini par l'enregistrer et je vais donc vous donner l'immense plaisir de la partager avec moi.

Le dernier pot de miel (Bio, le miel, et là aussi question : comment font les abeilles pour sélectionner des plantes à fleurs respectant strictement le cahier de charge de l'appellation "bio" ?) que j'ai ouvert contient, question de saison j'imagine, un miel solide, alors qu'habituellement, il est semi-liquide.

La surface de ce miel présente donc l'aspect mat caractéristique de ce genre de denrée dû à une cristallisation au moins partielle du sucre.

Dès que je passe la lame du couteau sur cette surface pour la racler et y prélever un brin de matière pour en enduire ma tartine (mon épouse préfère, elle, la confiture de cerises noires), la surface raclée se révèle être brillante, comme si le miel était redevenu liquide au contact de l'acier inox. Je précise que le miel et la lame sont strictement à la même température.

Je ne vois que deux explications à ce phénomène angoissant :

  1. L'abrasion de la surface par la lame produit un échauffement local suffisant à faire fondre la pellicule superficielle de miel
  2. Le miel a un comportement rhéologique non newtonien : l'augmentation du taux de cisaillement lui appliqué induit une diminution de sa viscosité (exactement à l'inverse de ce qui se produit lorsque vous tentez en vain d'étendre la bonne vieille peinture émail où plus vous tirez sur le pinceau moins la peinture s'étale pour se mettre à faire des coulées dès que vous relâchez votre effort).

Les deux effets mentionnés dans la deuxième explication portent un nom : la rhéopexie et la thixotropie. Je le sais parce que pendant les quelques années du début de ma carrière coincées entre mes passages en chromatographie en phase gazeuse et en électrochimie, j'ai sévi dans le laboratoire de mesure des propriétés physiques. Ces effets peuvent aussi être très spectaculaires. Ainsi, j'ai eu en ma possession une sorte de pâte qui au repos dans votre main s'écoulait lentement entre vos doigts mais rassemblée au creux de votre paume et violemment projetée sur le sol rebondissait comme une balle magique !

Le drame, c'est qu'en dépit de cette précieuse expérience, je ne parviens pas à me rappeler à quel phénomène correspond chacune des appellations.

En vérité, je vous le dis : nous sommes bien peu de chose...


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