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18 janvier 2021

Tiens tiens...

 
Vous vous rappelez qu'hier, Musique3 avait consacré une émission à Philip Glass...

Figurez-vous que, le soir même, la chaîne télé Stingray CLASSICA (une chaîne musicale néerlando-flamande) donnait un concerto pour deux pianos du même compositeur.

Je n'en ai vu que quelques images parce que quand mon épouse passe sur cette chaîne, c'est l'heure où je vais me coucher.

J'ai quand même eu le temps de voir que l'orchestre (de Paris) était dirigé par Jaap van Zweden (traduction littérale "Jacques ou Jacob de Suède", bien qu'il soit néerlandais) et que les deux pianistes (les sœurs Labèque) portaient des robes similaires, l'une en blanc, l'autre en noir.

Côté son (j'en jouis plus longtemps car il parvient jusqu'à mon oreille - droite, la gauche je suis couché dessus - même dans mon lit) on y retrouvait encore cette propension à la répétition caractéristique de l'auteur mais moins marquée que dans ses œuvres habituellement passées sur les ondes.

Cette coïncidence d'intérêt pour ce compositeur m'a un brin interpelé, aussi suis-je allé vérifier sur le net. Mais non, Philip Glass ne venait pas de décéder et son anniversaire est le 31 janvier, c'était donc fortuit.

Quoi ?

Un petit extrait ?

C'est vous qui l'aurez voulu hein !

 


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29 janvier 2019

Métempsyc(h)ose

 

Une de mes expressions favorites est "La prochaine fois..."

Cela doit provenir de mon côté scientifique qui se plaît à prétendre qu'on apprend plus de ses échecs que de ses succès (astucieuse façon de faire passer les premiers) ce qui permettrait de corriger le tir à la tentative suivante.

J'ai donc accumulé au fil des ans une solide collection de résolutions.

Cela va de "La prochaine fois, j'écouterai mon épouse et j'achèterai un lieu de résidence au lieu d'en louer un !" à "La prochaine fois, j'épouserai une Chinoise !" en passant par quelques unes totalement irréalistes genre "La prochaine fois, je fermerai ma gueule !" ou "La prochaine fois, je ferai Trappiste".

L'ennui, c'est qu'à mon âge, les prochaines fois ont tendance à se faire de plus en plus rares, sauf à reporter les choses à une existence ultérieure, d'où le titre de ce billet.

L'ennui avec les ennuis, c'est que dès que vous en découvrez un il a tendance à se multiplier. Et donc, l'ennui avec la métempsyc(h)ose, c'est que comme je ne me souviens pas de mes existences antérieures, je ne vois pas comment je pourrais bénéficier de l'expérience acquise dans celle-ci pour améliorer la suivante.

À moins que, comme disait mon père quand je lui balançais (déjà) "La prochaine fois, je ferai attention...", "Il n'y aura pas de prochaine fois !"


27 janvier 2024

Feuilleton coutumier

 
À chaque chute de neige, c'est pareil : la météo nous avertit que ça va choir quelques jours à l'avance, les media s'inquiètent auprès des pouvoir publics de savoir si tout est prêt pour l'accueillir. Tout le monde se dit paré.

Puis, ça tombe et les media suivent les braves déneigeurs dans leurs activités : tout baigne !

Et à l'aube du jour suivant... c'est la pagaille.

C'était pareil cette fois-ci, bien sûr.

Ici, dans mon coin de Bruxelles, ça allait encore : le matin, quand  j'ai embarqué le chien qui est une chienne pour sa course dans la prairie il restait sur la route un peu de bouillasse brunâtre (sauf dans ma rue, un cul de sac couvert de dix centimètres de neige, mais j'en ai vu d'autres). J'ai donc emprunté la route qui grimpe jusqu'aux abords de l'hôpital militaire. Après son deuxième rond-point, le rue Bruyn est fermée pour cause de travaux d'installation du tram 10 et la circulation est détournée par une route qui contourne l'hôpital. Et là... plus un pet de neige sur le sol, c'est comme si rien n'était tombé : vous venez de pénétrer dans le domaine militaire... et pourtant, y a même plus de miliciens pour danser le ballet des balais. Ils devraient peut-être refiler leur recette aux copains...

Comment ?

Vous vous étonnez qu'on puisse traverser ainsi un domaine militaire ? Je vais vous raconter un petit truc...

J'ai passé toute ma carrière d'amuseur dans le laboratoire de Solvay à Neder-over-Heembeek et j'ai vu construire sur un terrain voisin l'hôpital militaire dont question ci-dessus et par conséquent la voie utilisée par le détournement.

Quelques collègues qui utilisaient cette voie comme raccourci pour arriver au labo s'étaient vus refouler et menacer de poursuites (genre "trespassors will be prosecuted" cher aux Angliches). L'un deux raconte sa mésaventure à un de ajusteurs de l'atelier mécanique. Réaction de ce dernier : "Je vais en parler à Jos !".

Jos, c'était Monsieur Chabert le ministre de la défense nationale de l'époque et, accessoirement, compagnon de bistro de l'ajusteur.

Deux jours plus tard, tout le personnel était autorisé à traverser le domaine militaire !

Et y en a qui disent que les ministres sont inefficaces !

(Aujourd'hui, il y a longtemps que la route a été ouverte à la circulation)


 

1 octobre 2023

Yo !

 
Ça m'est revenu subitement à cause du décès de Lou Deprijck dont les funérailles se sont déroulées hier.

À moins que ce ne soit le retour après cinquante ans des matches Union saint-gilloise / Daring de Molenbeek chers à Bossemans et Coppenolle...

C'est le jour où Jean-Luc Fonck et le Grand Jojo s'étaient mis au hip-hop. Ceci simplement pour demander si mon neveu Joe connaissait cette collaboration typiquement bruxelloise du chef de bande de Sttellla avec le héro de "Chef un p'tit verre on a soif".

Accrochez-vous et... pardonnez-moi dans la foulée :


 

24 septembre 2023

Une chanson...

 
Hier, la cousine de mon épouse et son mari nous avaient donné rendez-vous au restaurant de la Brasserie de Waterloo, à 800 mètres de la butte du Lion du même nom.

L'établissement est logé dans l'ancienne Ferme de Mont-Saint-Jean (l'hôpital de campagne des Anglais lors de la bataille chère aux Français). C'est un complexe brasserie, distillerie, boulangerie, restaurant, musée... Il appartient, comme l'a découvert mon épouse, à Anthony Martin un des membres du groupe brassicole John Martin (comprenant également entre autres Schweppes et Looza).

Je me suis alors rappelé que lors du mariage de la fille de notre ami René, nous avions rencontré le boss de l'époque, racé, la barbe taillée au micron près, sapé dans la pure tradition du gentleman anglais.

Je me suis également rappelé que lorsqu'elle était enfant dans les années 70, la mariée du moment avait une chanson favorite qu'elle passait à longueur de journée, je le sais : nous habitions le même immeuble, et que je vous fais entendre, je ne voudrais pas être le seul à en avoir profité :

C'est fou à quoi les enfants peuvent rêver !

En fait, elle aurait eu du mal à imiter son idole : elle était née dans la capitale (belge). Et finalement, quand ses parents ont fait construire une maison à Braine-l'Alleud (le patelin même dans la morne plaine duquel avait vraiment eu lieu la bataille de "Waterloo"), elle a emmené ses valises... en province. Et c'est là-bas qu'elle a rencontré son prince, qui s'est avéré être un vicomte, ce qui ne l'empêchait pas d'être tout-à-fait charmant et qui, pour clore l'histoire, ne lui a fait qu'un seul enfant, ce qui semble la satisfaire pleinement.

C'est quand même pas tout le monde qui peut voir ses rêves se concrétiser, même partiellement.


 

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15 mars 2021

Souvenirs

 
Vous vous rappelez l'école primaire et ses problèmes de robinets ?

Eh bien, ce matin j'ai eu comme une réminiscence.

Dans la salle de bain (et même d'eaux, ce serait plus approprié) il y a un évier double. Chacune des parties est munie de son robinet, double lui aussi (ouais, un robinet mélangeur si vous préférez). Celui de la partie droite, celle qu'utilise mon épouse (mais n'y voyez aucune allusion à ses opinions politiques), goutte.

Je suis donc prié d'intervenir (entre deux lessives, faut pouvoir couper l'eau).

Et c'est là que gît le problème des robinets : quand le col de cygne du mélangeur a la goutte qui pend au nez, comment savoir si la fuite se situe sur le circuit d'eau froide ou d'eau chaude, hein ?

Facile ! Vous écrierez-vous... Suffit de couper l'alimentation de l'une et puis de l'autre et de voir quand l'égouttement nasal s'arrête.

Bien essayé ! Et qui vous dit que ces vieilles vannes entartrées ferment complètement l'alimentation, hein ? Ah !

Donc, j'ai coupé les deux circuits et démonté les deux têtes de robinet. Ce sont des machins modernes type céramique, il est donc impossible de voir, comme dans les bons vieux systèmes,  si le joint en caoutchouc noir est usé ou pas. Il faut donc simplement supposer qu'une minuscule particule empêche le système de se fermer totalement et démonter et rincer consciencieusement les deux têtes de vannes en les manipulant pour dégager l'éventuel grain de sable.

Bon, si c'est la céramique qui a un éclat ou une griffe, c'est foutu, faudra changer les têtes (puisqu'on se sait toujours pas laquelle a un problème) et d'abord en trouver.

Donc après remontage du bazar, je prie pour que la première hypothèse soit la bonne et que la fuite ait disparu.

Pour vous baigner un peu plus dans vos souvenirs scolaires en attendant le verdict, disons que la fuite produisait un débit d'une goutte toutes les 4 secondes. Si elle n'est pas réparée, calculez le temps qu'il faudra pour arriver au trop plein de l'évier, sachant qu'une goutte fait un volume de 0,05 ml, que celui de l'évier est de 7 litres et que sa bonde fuit à raison de 0,04 cl/min. (N'oubliez bien sûr pas de tenir compte de l'évaporation, la température étant de 24°C et le taux d'humidité relative de 65%).


10 février 2021

Hep taxi !

 
Depuis bientôt quatre semaines, j'ai repris mon ancien métier !

Mais non, pas chimiste ! D'ailleurs, en dehors de mes études, j'ai jamais vraiment fait de chimie, comptez pas sur moi pour la synthèse du LSD (par ailleurs assez délicate, rapport à sa sensibilité à l'oxygène et aux UV).

Avec le covid et l'allergie de ma fille aux transports en commun (ne vous méprenez pas sur le genre de transports), j'ai repris mes activités de taximan honoraire et je reconduis chaque soir chez elle ou au manège depuis qu'elle a repris ses activités à la Ferme Nos Pilifs, ma petite(bien qu'elle soit aussi grande que moi)-fille Louise. L'autre a sa propre voiture et se transporte toute seule à ses divers stages de kinésithérapie (pour l'instant à l'hôpital de Nivelles).

C'est sa mère qui se charge de la conduire le matin avant d'entamer sa journée à la Commission Européenne (en télétravail of course).

Non, ça ne me fait pas ch... , s'il y a bien une chose que j'aime, c'est conduire !

Et ça me rappelle les jours heureux où je faisais transport scolaire.

Deux petits exemples ?

http://presquentrenous.canalblog.com/archives/2008/11/21/11461242.html

http://presquentrenous.canalblog.com/archives/2008/03/24/8435802.html

 

9 mai 2022

Bruxelles

 
Quand on est jeune, on est con (et généralement, le temps n'arrange rien à l'affaire comme le souligne l'adage wallon "pû vî, pû sot").

Donc, étant jeune, j'avais pris à la lettre les termes de mon contrat d'emploi flambant neuf exigeant que je réside dans un rayon de vingt kilomètres autour du labo situé à Neder -Over-Heembeek (je constaterai plus tard l'extrème élasticité de cette distance).

Étant toujours jeune, au lieu de chercher posément une résidence la plus proche possible de ce lieu, j'ai accepté la proposition d'une connaissance de ma belle-mère qui avait signalé un appartement libre voisin du sien à Anderlecht, donc à l'autre bout de Bruxelles, ce qui n'a pas manqué de me poser un problème de trajet matinal (problème vite réglé puisque dans mon labo, je suis tombé sur un collègue doté d'une voiture qui habitait dans le même coin).

Après ça, ce même collègue a fait construire un immeuble à Jette et j'y ai loué un appartement : c'était déjà un peu moins loin.

Aujourd'hui bien sûr je vis dans un autre appartement situé à une demi-heure à pied du site mais, hélas, je ne dois plus y aller...

Bref, même si avec la longueur de l'introduction le mot n'est peut-être pas très approprié, à un moment de mon existence, je suis devenu un immigré wallon à Bruxelles.

Ah, Bruxelles, dès le début j'ai su que j'allais m'y plaire !

Pourquoi ?

Comment ne pas aimer une ville où en débarquant vous apprenez avec ravissement qu'il s'y trouve une association de "prinkerejagers" ?


 

20 août 2020

On n'arrête pas le progrès !

 

C'est fou les progrès époustouflants que peut faire la technologie et notamment dans les techniques d'impression.

Émile, notre petite-fille, est en période d'examens (là aussi, les progrès sont étonnants : maintenant, avec le covid et l'obscure pratique des "crédits", on peut en passer n'importe où et n'importe quand).

Disposant de cours, questionnaires et autres documents d'étude au format PDF on pourrait penser qu'elle les consulte sur l'écran de son ordinateur.

Elle trouve cependant que c'est plus facile avec la version papier et elle les imprime.

C'est là que ça devient intéressant ! La procédure d'impression d'urgence est simple et rigoureuse :

  1. Elle téléphone à sa grand-mère pour l'avertir
  2. Elle lui envoie les fichiers via Messenger
  3. Sa grand-mère me les transfère par courrier électronique parce que Messenger, ça m'énerve
  4. J'imprime les fichiers puisqu'il semble que mon imprimante (une HP Deskjet 9800 agée de plus de vingt ans achetée parce qu'elle autorisait le format A3) soit la seule en état de fonctionnement dans toute la famille (même l'Epson de mon épouse, beaucoup plus récente (l'Epson, pas mon épouse) a les canaux d'amenée d'encre bouchés)
  5. Elle vient les récupérer au volant de sa Toyota hybride

C'est pas merveilleux ?


7 octobre 2019

Chanson du jour


Vous vous rappelez que chaque matin, je prépare le petit-déjeuner en fredonnant un air dont j'ai souvent bien du mal à comprendre d'où il a bien pu me revenir, particulièrement si ce n'est pas de mon radio-réveil.

Aujourd'hui, il s'agissait d'une mélodie sans intérêt qu'au vu de son rythme je dirais sortie d'une comédie musicale américaine et dont je suis bien incapable de vous donner les références.

Hier, par contre, c'était une chanson de Gilles Dreu qui tournait en boucle dans mon esprit et sur mes lèvres, vous savez bien :

Ma mère me disait si mes cheveux sont blancs,
Si sur mon front on peut compter les ans,
Tu m'as donné ces rides mon enfant...

Et je me rappelle que ma mère nous faisait parfois ce genre de reproche à mes fréres et à moi.

Surtout à mes frères d'ailleurs parce que moi, j'ai toujours été un enfant charmant, obéissant et tout et tout !

Si, si, une petite démonstration :

Tout jeune, j'accompagne me mère chez l'épicier du coin (voyez point 8). Nous croisons une amie de ma mère (même qu'elle s'appelait Roberta ! L'amie, pas ma mère, ma mère s'appelait Adrienne. Oui, comme notre amie, L'Adrienne).

— Dis bonjour, Walrus !
— Bonjour !
— Bonjour qui ? Bonjour mon chien ?
— Bonjour mon chien !

Qu'est-ce que je vous disais !

Mais revenons à la chanson.

Qu'est-ce que c'est que ces mères qui attribuent à leurs enfants leur vieillissement précoce, enfants qu'elles ont pour la plupart voulus et même, pour certaines, ardemment désirés ?

Pourquoi diable se plaindre quand on trouve ce qu'on a cherché ? Tout ça sous prétexte qu'elles vous ont donné la vie. Tu parles d'un cadeau ! Un truc tellement pourri que tu peux même pas le revendre sur Internet ! On sait comment ça finit c'te putain de vie.

Elles voudraient quand même pas qu'on leur fasse la fête en plus !

(Ouais, celle-là j'aurais dû vous la faire en mai,  mais bon, c'est hier que la chanson m'est passée par la tête)


16 octobre 2018

Arythmie

 

Ce matin, comme chaque matin ou presque, tandis que mon sphygmomanomètre s'inquiète de ma tension artérielle, je consulte mon agrégateur pour y double-cliquer sur le lien qui fera éclore dans la fenêtre de mon navigateur le nouveau billet de l'Adrienne.

Rien !

Sur mon blog, c'est l'apparition d'un nouveau billet qui susciterait plutôt l'étonnement mais chez Adrienne, le métronome du blog, le moindre manquement au rythme régulier de la publication fait immédiatement naître un malaise.

C'est comme dans l'arythmie cardiaque où la petite irrégularité du pouls produit un petit pincement au creux de l'estomac.

Je vais immédiatement vérifier sur le blog lui-même, vous savez combien peu fiables sont les agrégateurs...

Rien de rien de neuf, toujours le charmant visage de Sally.

Bon, ce sera certainement pour demain.

N'empêche, le petit pincement est là...

Vivement demain que nous soyons rassurés !


5 janvier 2015

Mais qui danse encore la Rumba ?

À la demande de Pivoine, je colle ici ma dernière participation au défi du samedi. Je n'ai pas très bien compris ses motivations, mais voilà qui est fait. Je signale que bien avant de singer Perec, j'avais déjà créé une catégorie "Je me souviens" sur ce blog, c'est là qu'il faut cliquer si mes souvenirs vous passionnent.

- - -

 

1

Je me souviens d'une chanson qui disait "Je me souviens des beaux dimanches..." que je verrais bien fredonnée aujourd'hui par notre chère Lorraine. Celle dont c'est le pseudo, pas celle qui habite la Lotharingie (comme disent mes compatriotes du nord), encore que...

2

Je me souviens d'avoir entendu ma mère raconter plusieurs fois s'être jetée au sol avec moi dans ses bras sous les rafales d'un Messerschmitt 109, mais je ne me souviens pas du moindre goût de cette terre que j'aurais eue dans la bouche, ni de l'évènement lui-même d'ailleurs.

3

Je me souviens de notre petite maison de la rue du Pont Bary où, au matin du jour de la Saint-Nicolas, le poêle ronflait répandant une agréable chaleur et entourant d'une aura rouge les jouets disposés sur le sol.

4

Je me souviens d'une petite fille habitant la maison voisine de celle du coiffeur Isidore (que mon père traitait de "tailleur de pierre", fait que je n'aurais peut-être pas dû lui répéter) et dont la tenue ressemblait étonnamment à celle de sa poupée : souliers noirs vernis, soquettes blanches bien tirées sur les chevilles, robe à la jupe gonflée par un jupon plissé, gros nœud dans les cheveux, une vraie petite Martine, mais je ne me souviens plus de son prénom.

5

Je me souviens d'avoir, en compagnie de mes parents et d'autres curieux, marché la nuit en suivant les voies du tram jusqu'à l'endroit où elles plongeaient dans les eaux noires et sinistres de la Sambre sortie de son lit.

6

Je me souviens du saisissement que m'avait causé un sale gamin en me faisant observer une vieille boîte à sardines remplie d'eau tandis qu'il y envoyait le souffle de sa carabine à air comprimé. Éclaboussé, je pleurais comme un veau, ce qui m'a valu d'être consolé par une "grande" qui semblait faire office de chef de bande de ce ramassis de va-nu-pieds. Quelques jours plus tard, j'ai fait semblant de pleurer dans ses jupes, mais je ne devais pas être très convaincant car elle m'a envoyé sur les roses.

7

Je me souviens de cet étrange malaise, une sorte de vertige, qui me prenait chaque fois que je pénétrais avec mon père dans la salle des redresseurs qui alimentaient en courant continu les "trams verts" de Charleroi.

8

Je me souviens du slogan d'un apéritif au quinquina qui disait "Mieux vaut Laterre dans le corps que le corps dans la terre". Mes parents m'en envoyaient chercher à l'épicerie où j'entrais en saluant les tenanciers d'un joyeux "Bonjour Monsieur Mestdagh ! Bonjour Madame Mestdagh !", alors que c'était le nom de la chaîne de leur magasin d'alimentation.

9

Je me souviens d'avoir échangé avec mon ami André ma Sten enrayée, rouillée et un brin pesante pour mes petites mains contre un casque de l'armée américaine trop grand pour ma petite tête.

10

Je me souviens de ces petits galets enduits d'une couche brunâtre et emballés dans du papier de soie que l'on achetait sur les ducasses et qui "pétaient" quand on les jetait sur le sol.

11

Je me souviens de ce voisin qui avait l'outrecuidance de porter le même prénom que moi (mais le nom d'une marque de mayonnaise, bien fait !)  et dont j'ai porté longtemps l'empreinte des dents sur la poitrine après qu'il m'ait mordu jusqu'au sang avant d'être victime d'une crise d'épilepsie.

12

Je me souviens d'avoir bu de grands bols de sang de bœuf et de grandes cuillers d'huile de foie de morue, mangé du foie de veau cru, subi des séances de rayons UV, des douches glacées au jet, j'en passe et de meilleures, mais je ne me souviens plus s'il était question de rachitisme ou d'anémie ou des deux ou d'autre chose encore.

13

Je me souviens du chausseur "À la chapelle" où l'on pouvait voir ses pieds dans ses godasses au moyen de rayons X, un pédoscope ils appelaient ça, j'avais pas encore de dosimètre à l'époque.

14

Je me souviens des "barakis" qui vivaient dans leur roulotte un peu plus loin que chez ma grand-mère. En été, leurs enfants venaient balader leur "snotneus" sur le seuil de la porte tandis que nous goûtions et finissaient toujours par recevoir des tartines.

15

Je me souviens de Leila, la fille d'un voisin de ma grand-mère avec qui je préparais des compotes sur un petit poêle dans un appentis de sa maison et qui m'assura un jour avoir le cœur à droite et m'en administra la preuve en attirant ma tête contre sa poitrine (très modeste à l'époque).

16

Je me souviens de la passerelle enjambant la ligne de chemin de fer où je courais m'immerger dans la vapeur à l'odeur douceâtre des locomotives entrant en gare d'Havré-Ville.

17

Je me souviens de ma voisine Maria qui me demandait de tendre l'avant-bras puis exécutait une "roue" enroulant sa taille autour de ma main. Par bonheur elle ne m'a jamais demandé d'inverser les rôles, j'ai jamais pu faire la roue, j'aurais eu l'air de ce que je suis...

18

Je me souviens de la fureur du colonel quand il avait découvert le halftrack de notre bureau de tir à l'ombre d'un pommier au sommet d'une colline de l'Eifel "On vous voit de Berlin(-Est)" qu'il gueulait. Mais c'était rien à côté de ce qu'il nous a passé quand ils nous ont retrouvés trois jours après la fin des manœuvres au fond de la grange d'une ferme en suivant la ligne téléphonique hors d'usage.

19

Je me souviens du visage extatique de MAP dégustant son premier advokaat à la petite cuiller.

20

Je me souviens de mon étonnement en découvrant sur "Chou romanesco, vache qui rit et intégrales curvilignes" un billet où une vidéo explique la démarche oulipienne au moment où cette même MAP nous demande de singer Georges Perec.

21

Je me souviens d'avoir arrêté ma lecture de "La vie, mode d'emploi" à la page 146 (sur 640) pour avoir commencé à trouver la chose plus chi pesante encore que le chef-d'œuvre de Marcel, et ce n'est pas d'avoir découvert le coup du cheval (voir 20) qui va me remettre en selle pour terminer le parcours.

22

Je me souviens d'avoir cherché sur quelle astuce était basée la rédaction du "Je me souviens" du même Perec, mais je n'ai rien trouvé de probant, sauf qu'il y a 480 de ces phrases numérotées. Alors, je pousse l'exercice jusqu'au bout ?

Comment ça, vous n'êtes plus là ?

 

16 décembre 2008

Lost Paradise

Dans son commentaire sous mon dernier billet, Papistache (j'ai toujours tendance à dire "le Papistache" parce qu'il est unique et prend parfois à mes yeux des allures de patriarche, même s'il est, à vue de nez,  plus jeune que moi) Papistache, donc, me pose une question.

Pour montrer que je m'en inquiète parfois, je suis allé rechercher un document que j'avais fait parvenir à tous ceux, famille, amis, collègues que j'avais conviés à quelques repas dans divers restaurants à l'occasion de mon soixantième anniversaire. Mon chef, une délicieuse petite Flamande était de toutes les occurrences.


Jette, le premier novembre 2001

[...]

C’est Françoise qui a eu l’idée de ces invitations au restaurant, pensant qu’il me serait agréable de me retrouver au milieu de vous, à moins que ce ne soit pour marquer de manière un peu solennelle que le nombre des jours que j’ai vécus dépasse largement celui de ceux qui me restent à vivre, que je suis plus proche de l’heure des bilans que du temps des espérances, que la question que je risque d’entendre le plus souvent ces prochains jours est : « Pas encore pensionné ? ».

C’est pour m’aider à répondre à cette question que j’ai convié mon chef à ces repas, question de faire comprendre que si ces princes qui nous gouvernent décidaient de porter brutalement l’âge de la retraite de 65 à 75 ans, je n’en serais pas trop affecté et n’irais pas manifester dans les rues comme un enseignant néerlandophone ou un syndicaliste wallon. D’autant qu’ayant toujours déclaré que je n’arriverais pas à l’âge de la pension, ça m’arrangerait vachement de bénéficier d’une rallonge !

Il vient d’y avoir vingt ans que Georges Brassens est mort. Il avait à l’époque l’âge que j’ai aujourd’hui et était devenu l'un des plus grands poètes de langue française de son siècle. Je crains que le bilan de mon existence, même en jouant des prolongations, soit loin d’être aussi positif. Je crains surtout qu’il me soit un jour demandé des comptes sur l’usage que j’ai fait des dons qui m’avaient été donnés et que vous avez tous, un jour ou l’autre, eu la bonté de me reconnaître. Je crains, enfin, de n’avoir guère d’excuses à invoquer en dehors de mon apathie naturelle et de celle-ci : je vous ai tous, et surtout toutes, beaucoup aimés, même si je n’ai pas toujours su saisir les occasions de vous le dire. Je ne raterai donc pas celle-ci : je vous aime, tels que vous êtes, pour ce que vous m’êtes, de la plus jeune au moins jeune d’entre vous.

Merci encore de m’entourer de tant de sympathie car, comme le disait Antoine de Saint-Exupéry, il n’est qu’un luxe véritable, et c’est celui des relations humaines.

 

Jean-Claude

 

PS : Françoise, qui me lit par dessus l’épaule, pense que vous ne me reconnaîtrez pas !


4 mars 2008

Papistache

Voilà ! Jusqu'à preuve du contraire, Papistache arrête son blog...

J'ai supprimé le reste de mon texte qui a heurté un tas de personnes, émues au point de bégayer (mais je soupçonne là une des facéties coutumières de Canalblog). J'aurais sans doute dû me contenter des commentaires que j'avais moi-même faits sur le blog du dit Papistache.

J'aurais pu simplement supprimer ce post, mais je ne voudrais pas sembler envoyer ainsi au néant les commentaires que m'a valus mon intervention.

Je vexe beaucoup de monde dans la blogosphère, je devrais m'en excuser par avance en tête de chacun de mes posts ou de mes commentaires, mais je crains d'alourdir un style déjà fort ampoulé.

Je présente donc mes plus plates excuses à toutes celles qui se sont, à juste titre je dois l'admettre, senties agressées.

Quand je reçois ce que je mérite, je ne discute pas. Il y a malgré tout un truc qui me chatouille : lorsque Val me traite de "parfait inconnu", je suppose qu'elle parle à titre strictement personnel, ça me peinerait moi aussi qu'elle entende "pour le groupe des lecteurs de Papistache", dont le blog, si je ne m'abuse était public.


22 mai 2008

Chère Kloelle,

Je sais, vous aurez peine à le croire mais, parfois, je mens !

Par exemple, je connais au moins une vraie jeune chanteuse. Elle se fait appeler Janeczka mais est, hélas, surtout connue en Islande.

Plus sérieusement, j'ai visionné le clip que vous avez proposé à mon attention. Je ne m'étonne pas de ce que le graphisme ait plu à l'enfant émerveillé qui continue de vivre en vous. La musique est très bien. Qui a eu l'idée d'importer une de ces extraordinaires guitares portugaises que des virtuoses font chanter comme une deuxième voix dans ces Fados chers à mon coeur ?

Pour le chanteur au prénom breton (je m'y connais, mon beau-fils est Breton et s'appelle... Thierry), pourquoi introduit-il un seul mot dialectal (qui me semble d'ailleurs picard) : "min" dans une chanson entièrement en Français ? C'est pas ça qui va le faire surfer sur la vague ch'ti. Mais c'est très bien quand-même, sauf que c'est plus parlé que chanté, l'air du temps, rap, slam et toute cette sorte de choses sans doute.

Il faut que je vous explique : je connais peu de jeunes chanteurs parce que je n'écoute plus guère la radio, que je n'achète pour ainsi dire que des disques de musique baroque ou de jazz et qu'à la télé, je ne regarde jamais les émissions de variétés.

Je connais néanmoins des chanteurs actuels, mais qui ont déjà fait "leur trou", simplement parce que j'ai des enfants qui doivent partager votre tranche d'âge et que je n'ai donc pas pu échapper aux Souchon, Voulzy, Maurane (qui est belge et que j'adore), Renaud, etc... mais ce ne sont plus à proprement parler de jeunes chanteurs.

Y a des éclairs, parfois. J'ai acheté pour mes petites-filles le DVD du Soldat Rose et donc j'ai entendu cet étonnant Sanseverino et Bénabar (n'est-ce pas lui qui veut offrir Bruxelles à je ne sais trop qui ?) ainsi que M, mais lui, je connaissais déjà. Avec mon amie Jaja, quand je travaillais encore, nous chantions "Qui de nous deux" à tue-tête dans le labo et ça nous faisait rire comme des cons, comme si j'avais une tête à inspirer qui que ce soit!

Bref, j'ai rien contre les jeunes, même chanteurs. Mais j'ai beaucoup à redire sur le système, les maisons de disques, la promotion, les "vedettes" étoiles-filantes, etc, etc.

Et puis, j'ai plus l'âge des concerts, même si mon fils bosse dans une des salles les plus prisées de Bruxelles. Je suis malgré tout allé voir Misia, gratuitement of course, l'an dernier.

Pour terminer, je tiens à signaler qu'il se trouve un certain public pour considérer les ivrognes de Pubs irlandais et les beugleurs de chansons de marins bretons comme des chanteurs. Tous les goûts sont dans la nature, c'est le grand Dutronc qui l'a dit, prudemment réfugié derrière le rideau de fumée de son énorme cigare.


29 décembre 2011

Apologies

Ce soir la deuxième chaîne télé francophone de mon pays dégradé par Standard and Poors, et pas seulement par eux, tout se déglingue ici sans qu'il soit besoin de faire appel aux Amerloques pour constater la chose,  cette chaîne donc, nous propose "Gaga by Gaultier".

Je n'ai pas l'intention de regarder cette émission, mais sa programmation m'a valu, pour la première fois de ma vie, ce matin dans ma voiture, d'entendre chanter Lady Gaga.

Elle interprétait en duo avec Tony Bennett "The lady is a tramp"

 

 

En raison du battage incessant qui entoure la fameuse Lady, je ne m'étais jamais intéressé à elle et j'avais même tendance à la traiter avec le mépris que je réserve habituellement aux supporters de foot. C'est vous dire !

La découverte de sa voix ne va pas me transformer en Little Monster, mais je suis obligé de reconnaître que la bougresse en a, de la voix. Raison pour laquelle je lui fait mes excuses pour l'avoir aussi longtemps snobée, même si son scat est encore un peu primaire comparé à celui d'Ella.


13 août 2011

Éco-logique

Vous vous rappelez peut-être de ce fabricant de confitures bio dont les couvercles m'avaient inspiré une réflexion un brin sarcastique.

Eh bien, il vient de frapper fort :  il a changé la forme de ses bocaux : ils sont maintenant plus étroits et plus hauts et la pub dont je parlais a disparu des couvercles.

Au moment de cette étrange mutation les deux formes de pot ont coexisté au sein des rayonnages du magasin où je les achetais. La modification de forme n'avait pas eu pour effet de modifier le prix et je me perdais en conjectures sur la raison de ce changement. En tout cas, ce n'était pas pour faciliter l'extraction du contenu du contenant, c'eût même été plutôt l'inverse.

Ce n'est qu'en rentrant chez moi que j'ai découvert le pot aux roses : la variation de forme du bocal servait à flouter la variation de sa capacité, variation destinée à me flouer de quatorze pour cent.

Cette pratique courante dans la logique économique moderne visant à vous vendre, en stoemelings et pour le même prix, une quantité de plus en plus réduite de produit me fout les boules.

Voilà pourquoi je suis passé de la confiture au choco en surveillant soigneusement le prix au kilo de la pâte.

T'en foutrai de la confiote bio, moi !

Et surveillez bien vos emballages : la pratique est générale.


20 mars 2024

Toujours plaquer aux jambes !

 
Et voilà ! Le tournoi des six nations est terminé pour cette année. Version assez satisfaisante : les Français n'ont pas gagné (ils ont pris une dérouillée face aux Irlandais et n'ont fait que match nul avec les Italiens).

 

Ne vous demandez pas tout de suite à quoi je vais occuper mes prochains WE : France 2 a la bonne idée de retransmettre les matchs de la version féminine ! Malheureusement, cette année je n'aurai plus l'impression étrange de voir ma petite-fille Émilie dégager le camp français : Jenny Trémoulière (qui en 2018 avait été élue meilleures joueuse du monde) a arrêté ce sport : elle est fermière aujourd'hui. Elles avaient le même profil longiligne, le même visage fermé, c'était étrange.

 

Donc, contrairement au foot que je ne regarde jamais (à quelques rares matchs féminins près) j'adore le rugby. Je l'adore parce que c'est un sport où il n'y a quasiment pas moyen de "jouer la montre".

Pourtant, j'ai joué au foot (en corporatif) et je n'ai jamais pratiqué le rugby (à une exception près, mais je l'ai déjà raconté).

 

Allez, vivement samedi !

16 avril 2008

Clic !

Tandis que Val s'inquiète du choix de son alliance, j'enlevais celle de mon épouse de deux coups de pince coupante. L'opération, dont nous nous faisions un monde depuis des mois, n'a pris que quelques secondes. Elle avait été rendue nécessaire par le gonflement des articulations et de douloureuses mycoses à répétition.

Ma moitié était toute remuée de voir rompu cet anneau qu'elle portait depuis quarante-trois ans. Mon alliance à moi dormait dans le tiroir de ma table de nuit depuis qu'une infirmière me l'avait enlevée avant je ne sais quelle intervention chirurgicale. Je n'ai pas trop eu le temps de voir. Elle avait un truc à base de savon et de ficelle qui m'a laissé pantois.
Cela m'a fait souvenir de l'étrange sensation que m'avait procurée ce doigt subitement libéré.

Bref, nous voici tous deux vierges de ce symbole d'union. J'ai beau lui répéter que le symbole n'est pas l'objet qu'il évoque, cela ne la soulage guère. Je crains qu'elle sache que lorsqu'on met à bas la statue du Prince, celui-ci est dans ses petits souliers (ou sa grande fureur, c'est question de tempérament).

La seule chose qui la console un peu, c'est qu'elle porte toujours sa bague de fiançailles. Elle a bien raison, que peut-il y avoir de mieux qu'une promesse d'avenir ?


25 décembre 2007

Une photo de moi

Vous avez vu le bandeau de ce blog ?  C'est une photo de moi.

J'entends par là que c'est une photo que j'ai prise, un jour, à Meise, avec l'appareil de mon épouse, un machin très performant pour son prix (l'appareil, pas mon épouse, qu'allez-vous penser là !).
Pour l'insérer dans le bandeau, j'ai du la recadrer. C'est fou ce qu'un recadrage peut parfois apporter à une image.
Dans ces milliers d'images que nous amènent, avec trop de facilité souvent, ces petites merveilles digitales, nous aurions peut-être intérêt à opérer une sélection et à retraiter les images choisies, à les classer dans des albums, fussent-ils virtuels, de manière à offrir à nos yeux, et à ceux des autres, une vision structurée, signifiante, plutôt qu'un indescriptible fouillis profus, un embrouillamini pictural.

Vous avez vu le bandeau de ce blog ?  C'est une photo de moi.

J'entends par là que cette photo me représente, est un image de ce que je suis. Chauve, décharné, sec.
Voyez cette profusion d'élans, stoppés net dans l'air glacial. On devine qu'ils viennent tous d'un tronc commun... lequel s'est perdu, hors cadre. Des milliers de choses, de désirs, d'entreprises, de rêves éclatés, dispersés et finalement figés. L'image d'une vie, à peine colorée de gris.

Vous avez vu le bandeau de ce blog ?  C'est une photo de moi.


24 novembre 2007

Intro

J'en ai entendu sur les raisons de blogger (ou bloguer ? Je ne m'y retrouve pas terriblement dans les subtilités qui séparent le Français du Franglais et de l'Anglais plus ou moins US).  D'ailleurs, tout bien réfléchi,  je n'ai rien entendu, tout au plus lu, parfois avec difficulté(s).

Vous me direz que ce n'est pas mon style qui va faciliter les choses, mais si ceci est un journal intime, qu'est-ce que mon style, sauf votre respect, peut bien vous foutre ? Est-ce que je m'inquiète du vôtre ?  Quoi ?  Je devrais ?

Passons !

Donc, j'en ai lu sur les raisons de bloguer.  Mais de là à vous donner les miennes, il y a de la marge !  Mais peut-être qu'au fil des posts (encore un mot suspect), vous les devinerez et qu'alors...

Vous en saurez plus que moi.


31 juillet 2023

On progresse

 
La première voiture que j'ai conduite (l'Opel Olympia que mon paternel avait rachetée à mon ancien instituteur) avait une boîte à trois vitesses (avec levier au volant).

Après cela, mon épouse et moi avons acheté nos propres voitures, nous en sommes à la quatorzième...

Dans cette collection nous avons eu toutes sortes de types de leviers de vitesse au volant, au plancher et même dans une de nos Renault 5 une sorte de manche de parapluie sortant du milieu du tableau de bord.

Progressivement, les boîtes sont passées de trois à quatre puis cinq vitesses pour les derniers modèles.

Aujourd'hui, grâce à la charmante hippie au style "peace and love" qui a embouti ma bagnole dans le parking de l'Intermarché de Colmar (Caroline qu'elle se prénomme), j'ai déposé ma voiture à l'atelier de carrosserie et la préposée à la réception (une autre Caroline) m'a filé une voiture de remplacement.

J'avais le choix entre boîte automatique ou manuelle. Comme ça m'était parfaitement équilatéral (Émilie et moi échangeons régulièrement nos voitures et la sienne est une automatique), j'ai déclaré au charmant accessoire de bureau de réception que je ferais peut-être bien de prendre la voiture à boîte manuelle au cas où parmi les clients suivants il y  en aurait qui ne savent conduire que des automatiques.

Je roule donc pour l'instant dans une KIA.

Ma première six vitesses ! On n'arrête pas le progrès.

Bien sûr avec autant de possibilités, vous vous demandez avec anxiété à quel moment changer de rapport...

Mais... cool ! Le machin vous le dit !

Bientôt, il changera lui-même.

Comment ? C'est ça une automatique ? Si vous le dites...


 

28 août 2022

Derrière chez moi

 
Lorsque le chien qui est une chienne décide de démarrer sa  promenade en descendant l'avenue où se situe notre immeuble, nous effectuons un circuit en tournant dans le sens des aiguilles d'une montre (m'a toujours inquiété cette façon de dire, pourquoi "d'une montre" et pas "d'une pendule" par exemple).

Cela nous amène en contournant un îlot d'habitations à passer devant les locaux d'une société qui collecte les trottinettes électriques au moyen de fourgonnettes  elles aussi électriques.

Pour bien insister sur le côté vert de l'activité, les patrons garent également leurs voitures personnelles au même endroit : une Alpine et une Aston Martin.


 

15 août 2022

Allez, un de plus !

 
J'avais annoncé chez l'Adrienne avoir déclaré forfait à la page 43 du machin, mais pour l'instant, j'en suis à la septante-huitième.

Je crains fort d'être un lecteur compulsif.

J'ai lu des dizaines, des centaines, que dis-je,  des milliers de livres! Alors, pourquoi diable dois-je encore m'entêter sur celui d'un mec qui écrit des poèmes sur des matches de base-ball, japonais de surcroît ? Je ne comprends rien au base-ball* et encore moins aux Japonais.

Oui, j'ai lu des milliers de bouquins (là, faudra que je réfléchisse si je suis vraiment arrivé à au moins 2000, mais je suis assez serein : comme j'en ai bazardé plus de 1500, qu'il m'en reste encore un bon paquet et que je peux aussi compter sur ceux que j'ai empruntés à des bibliothèques publiques, à des connaissances et ceux que j'ai moi-même prêtés et qu'on ne m'a jamais rendus, ça doit faire largement le compte, compte où je n'ai même pas intégré les 217  versions epub encombrant mon disque dur) et  parfois je m'interroge : "Tout ça pour quoi ?".

Ça me laisse un peu la même impression que quand je pense que j'ai intégré patiemment les règles de la nomenclature chimique définies par l'IUPAC (International Union of Pure and Applied Chemistry) pour finir par étudier au moyen de radiographies la déformation des lèvres d'étanchéité de bouchons plastiques sur le goulot de bouteilles en verre ! Ça aide, y a pas à dire...


* Je suis un gentleman, moi Monsieur, je peux suivre un match de cricket, pas de vulgaire base-ball, faut pas me prendre pour un Américain (ça, n'en croyez rien, c'est juste pour faire plaisir à joye, ma copine de l'Iowa)

22 février 2022

Nous y voilà ! (ou presque)

 
J'avais un collègue qui avait dans sa jeunesse été embrigadé dans une représentation théâtrale où sa seule intervention était d'entrer en scène en trombe et d'annoncer tout haletant : "C'est la guerre avec les Turcs !"

Dommage qu'il soit décédé, il n'aurait eu qu'un mot à changer pour être dans l'actu !

Je suis né dans un pays en guerre, et je me demande si je ne vais pas finir de la même manière.

Bah, depuis qu'on nous le prédit, faudra bien faire avec...

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