Escroc !
Il y a une vingtaine d'années, j'ai lu "Ma vie avec Mozart" d'Éric-Emmanuel Schmitt. À l'époque, j'achetais encore des versions papier, raison pour laquelle j'avais eu droit au CD qui accompagnait ce livre. Aujourd'hui, comme dans les bibliothèques publiques de ma jeunesse, j'emprunte (une version digitale que je lis sur ma liseuse Kobo, je n'estime donc pas que ce soit du piratage comme me le reprochent certain·e·s).
Mais, je m'égare...
Donc, j'avais lu ce livre où l'auteur racontait avoir quasiment échappé au suicide grâce à Mozart, enfin, grâce à la musique de ce dernier.
Et voilà-t-y pas qu'aujourd'hui, l'auteur prolifique (et parfois loufoque, vous avez lu "La Traversée des Temps"?) a commis un énième bouquin, forcément à quatre mains cette fois puisque sa comparse est une pianiste célèbre : Claire-Marie Le Gay (personnellement les pianistes célèbres que je connais sont plutôt Maria-Joao Pires, Martha Argerich ou Elisabeth Leonskaja, mais c'est sans doute à cause de mon grand âge) dans lequel il nous raconte la sorte de béatitude qui s'était emparée de lui à sept ans suite à l'audition de "Jésus que ma joie demeure" dans la cathédrale Saint Corentin de Quimper. Une illumination à la Pentecôte !
Je peux comprendre : pour moi aussi, Bach, c'est la tranquille évidence de la rigueur mathématique.
Mais alors, de quoi Mozart l'a-t-il sauvé plus tard ?
Qu'est-ce qu'il ne ferait pas pour nous fourguer du papier ce mec, Escroc va !
Allez, pour sa défense, je citerai de lui : «Bach c’est la musique que Dieu écrit, Mozart, c’est la musique que Dieu écoute … et Beethoven c’est la musique qui convainc Dieu de prendre des vacances …»
Mais c'est bon pour une fois, hein !