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28 décembre 2009

Private joke

En Père Noël, j'ai pas, Val (sauf un avatar que j'ai déjà communiqué à Samedidéfi)

Par contre, en renne...

P1030783

Edit du 29 décembre 2009

J'ai commis une erreur de vocabulaire dans mon commentaire : il ne s'agit pas de clochettes mais de grelots. La preuve :

grelots

Quant à Agata, je lui ai consacré deux billets (que tu as commentés, Val, si je ne m'abuse, faudrait suivre, hmm)

http://presquentrenous.canalblog.com/archives/2008/11/01/11193031.html

http://presquentrenous.canalblog.com/archives/2008/06/03/9428243.html


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10 janvier 2010

JdJ 19

Bien sûr vous tombez des nues. Il est vrai que cela fait bien longtemps que nous n'avons plus pratiqué le Jeu de Janeczka.

C'est que depuis ce déménagement à l'occasion duquel j'ai dû faire cadeau de 1500 bouquins à OXFAM et en virer quelques dizaines d'autres aux vieux papiers, j'ai eu comme un passage à vide côté lectures. Et pas seulement côté lectures ajouterait Val qui trouve que ma production bloguesque manque cruellement de régularité.

Val n'a pas tort, je dois être atteint d'un mal sournois, je n'ai même pas participé à la dernière épreuve du défi du samedi. Pourtant, c'était facile, le vert est partout :

  • dans le fruit (ah non, ça, c'est le ver)
  • sur les chaussures (ah non, ça, c'est le vair)
  • sur la table (ah non, ça, c'est le verre)
  • dans les poèmes (ah non, ça, c'est le vers)

Il est même sur ma table de nuit, colorant les chiffres de mon réveil matin et illuminant mes insomnies.

Car j'ai des insomnies, moi qui prétends depuis toujours que même ma mauvaise conscience ne m'empêche pas de dormir ! Mais rassurez-vous (pour peu que vous ayez jamais manifesté le moindre début d'inquiétude) ce ne sont que des insomniettes, je n'ai jamais eu besoin de beaucoup de sommeil et je crois que l'âge aidant, il m'en faut de moins en moins, on se console comme on peut.

Mais revenons à nos moutons et à Janeczka en particulier (j'aurais dû dire brebis). Bien sûr je n'ai pas complètement arrêté de lire. Depuis le JdJ 18, j'ai lu quelques bouquins dont La Princesse des Glaces de Camilla Läckberg, le dernier opus de La Folle (Le Voyage d'Hiver), j'en passe et de meilleurs (ben oui, ces deux-là n'étaient pas transcendants).

Mais il y a malgré tout un petit je ne sais trop quoi qui a brisé cet appétit féroce de lecture qui était mien jusqu'il y a peu. Signe évident du malaise : j'ai entamé plusieurs ouvrages que j'ai abandonnés après quelques pages ou chapitres, selon le cas : du jamais vu !

Alors : déménagement et petits travaux concomitants, addiction aux blogs, excès divers de fin d'année ? Allez savoir !

Depuis notre déménagement j'ai reçu (la période est propice : anniversaire et fêtes), et même acheté, plusieurs ouvrages. Je me suis enfin décidé à en lire un : un cadeau d'Agata qui semble le trouver intéressant. Je l'ai donc lu, nous en reparlerons après le jeu annoncé.

Vous avez quelques jours pour vous pencher sur la question, voici l'extrait ad hoc :

cousu001

Edit du 13 janvier 2010

MAP avait donc trouvé la solution avec l'aide de Google, mais personne n'avait dit que c'était interdit. D'ailleurs, essayez donc la question d'Agata en son commentaire, même avec Google : bonne chance !


cousu002

Il s'agit de la première œuvre de l'auteur. C'est une espèce de conte relatant les (généralement pénibles) aventures d'une génération de femmes subissant une sorte d'initiation lors de la survenance de leurs premières règles.  À cette occasion, elles se transmettent une boite qu'elles ne peuvent ouvrir avant six mois et où mature un don dont elles ne savent rien avant l'ouverture.

C'est bien écrit et on se laisse facilement envoûter par l'atmosphère très spéciale. Personnellement, j'ai trouvé la fin un peu moins prenante.

J'aurais mauvaise grâce à trop critiquer l'ouvrage, c'est un livre qui prêche dans mon sens : les femmes sont les forces qui tiennent l'humanité debout.


22 décembre 2008

As'veyou l'Toré ?

Chauve_souris001Il y a quelque temps, mon épouse avait réservé des places pour emmener les filles (nos petites-filles donc) voir "La Chauve-souris" à Liège.

Ce qu'elle n'avait pas prévu à l'époque, c'est qu'à la date qu'elle avait choisie, il y aurait marché de Noël dans la bonne ville et que les magasins y seraient exceptionnellement ouverts le dimanche.

Cela m'a permis d'étaler mon caractère de chien tandis que nous tournions dans le parking souterrain à la recherche d'un mec qui aurait la bonne idée de rentrer chez lui (ou de partir pour où il voulait) en début d'après-midi. Ça nous a pris près de vingt minutes pour dénicher cet animal rare ! Vous pensez si j'ai eu le temps d'imaginer d'avoir à errer dans le parking jusqu'à la fin du spectacle, vu que je n'avais pas emporté mon GSM, ce qui m'empêchait d'aller me garer au diable Vauvert et d'attendre que mon épouse m'appelle pour les récupérer à la sortie de l'Opéra.

Passons sur cet épisode peu glorieux et venons-en au spectacle. Je l'ai déjà dit, mais c'est étonnant cette différence qu'il y a entre un enregistrement et l'exécution directe, même par un orchestre qui n'est pas un habitué du Concertgebouw d'Amsterdam.

En parlant d'Amsterdam, j'ai repéré toute une colonie de spectateurs néerlandophones dans cette ville qui ne s'est pourtant jamais départie d'un amour immodéré pour la France. Faut dire qu'un panneau d'affichage électronique,  outre les paroles en français (bien utile quand ce n'est pas Dessay qui chante) donnait aussi un petit résumé de l'action en néerlandais et en allemand.

Mon épouse m'avait (ce qui est rare) inclus d'office dans les réservations et finalement, elle a bien fait. La mise en scène était drôle avec quelques références à notre monde moderne. Des exemples ? Un intermède dansé sur la musique de Johan Strauss mais imitant la scène de l'affrontement des bandes rivales de West Side Story. Un bout de scène amusant où le ténor sortant de cellule file un pourboire au geôlier. Celui-ci lui demande sa profession et l'autre déclare "Je suis ténor à l'Opéra de Liège". Le gardien lui rend sa pièce en disant "Tenez, alors, vous en aurez plus besoin que moi !"

Je doute que cela se soit trouvé dans le livret original !


30 août 2008

Super chef

Au début des vacances, l'aînée de nos petites-filles avait manifesté l'intention de réaliser seule un repas complet pour toute la famille. Mon épouse lui avait promis qu'elle pourrait le faire dès notre retour de Bretagne.

Durant notre voyage de retour, elle a décidé du menu qu'elle voulait proposer et en a discuté avec sa grand-mère : établir la liste des ingrédients nécessaires à chaque plat, planification des tâches à accomplir de manière à ce que tout soit prêt pour le vendredi soir.

Emilie0003Jeudi matin, elles ont fait les courses et c'était parti. Au départ, nous avions simplement dû la dissuader de faire des ris de veau (elle les adore) en entrée, estimant que peler des ris n'était peut-être pas une activité très indiquée pour une première tentative. Remarquez que le premier ouvrage que j'aie réalisé au crochet était bien une robe longue en coton écru avec corsage en brides et jupe en résille !

Mais revenons à ce menu. Elle nous a réalisé en entrée, dressée sur les assiettes, une salade de jeunes épinards ciselés, tomates-cerises, oeufs durs, crevettes grises et quartiers d'orange pelés à vif, accompagnée, au choix, de mayonnaise ou de vinaigrette à l'orange.

Le plat principal consistait en tranches de noix d'agneau marinées puis poêlées, accompagnées  de flageolets et de purée de pommes de terre enrichie de fragments de champignons, les assiettes étaient décorées d'épluchures de patates frites. Mais le plus inattendu était la sauce. Elle avait imaginé une sorte de beurre blanc tomaté et aillé, bien évidemment filtré, d'une onctuosité ! J'ai bien vu son Breton de père en prélever juste de quoi mouiller l'extrême pointe de son couteau pour la goûter d'un air suspicieux... et s'en servir ensuite largement, homme de peu de foi, comme disait l'autre.

Quant au dessert, il s'agissait d'une mousse au chocolat présentée sur une galette de riz soufflé.

Louise0003Sa soeur, celle qui s'appelle "Moi aussi !" avait été chargée des amuse-gueule : crème de carottes aux petits croûtons, mini croque-Monsieur, oeufs de caille farcis, blinis au saumon fumé.

Tout était prêt à 19h30 comme prévu. Leurs parents se sont amenés vers 20h30. Un imprévu !

En vue d'en faire cadeau à une copine des filles, ils avaient acheté une petite lapine angora et l'avaient déposée dans l'enclos en compagnie des onze autres et elle avait disparu dans le monde souterrain, poursuivie par la meute de ses congénères. Pour tenter de la récupérer,  le Breton s'était mis à creuser  et était arrivé dépité et affamé, dame, la chasse au lapin, ça creuse !

Aujourd'hui, leur jardin dispose, à deux mètres de l'enclos lapinesque, d'un puits d'une soixantaine de centimètres de profondeur séparant deux bouts de galerie : un bouché par un pot en terre cuite pour éviter la fuite des onze et un autre où se réfugie la lapine qu'on n'a toujours pas réussi à récupérer.

La suite  au prochain numéro...


15 août 2008

Au tapis !

Tous les deux ans, la grand-place de Bruxelles s'orne pendant trois jours d'un tapis de fleurs où les couleurs sont obtenues au moyen de bégonias. Ils sont bien évidemment disposés à la main par des bénévoles pour former un tapis rectangulaire. Cette année, il fait 1800 mètres carrés et compte plus de 800.000 fleurs.

Ce matin, mon épouse m'y a emmené. Comme vu de hauteur d'homme, c'est assez confus, nous sommes montés (moyennant espèces sonnantes et trébuchantes) au balcon de la salle des mariages de l'hôtel de ville. Là, nous avons pris quelques photos à votre intention.

Je les ai assemblées au moyen d'un petit programme tel que celui dont nous parlait Papistache l'autre jour. Malheureusement, comme les photos sont prises en plongée, et que le programme est supposé créer des panoramas, l'orientation des bords variant d'une photo à l'autre, le résultat de l'assemblage donne l'impression que le tapis est courbe plutôt que rectangulaire.

Mais bon, c'est juste pour vous donner une idée.

Tapis1

Addendum du 16 août

Pour l'édification de Kloelle, le schéma de montage de la chose :

Tapis0001

Et puisque nous y sommes,

Une vue à hauteur de femme (c'est une photo prise par mon épouse) :

Tapis3

Une vue partielle depuis le balcon de l'hôtel de ville :

Tapis4

Et pour faire bonne mesure, un autre "panorama" (ça ressemble plutôt à une prise au très grand angle) :

Tapis2


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19 novembre 2012

De l'incontestable supériorité du bon sens féminin sur les mâles supputations pseudo-scientifiques...

En réaction à mon dernier billet, mon épouse me fait très justement remarquer qu'il n'est pas vraiment nécessaire de faire appel à quatre chercheurs du CNRS pour constater que l'étagère supportant la boîte à pain est, comme par hasard, fixée sur la cloison derrière laquelle passent les tuyaux de la boucle d'alimentation des cuisines en eau chaude sanitaire.

En digne ex-scientifique, je vais m'empresser de procéder à une étude approfondie de l'influence de cette donnée nouvelle (nouvelle pour moi s'entend) sur l'origine présumée de mes sensations digitales...

 

chauff

 

Qu'est-ce qu'on dit, Val ?


13 mars 2012

Va à la mer...

de du Nord !

Hier, Louise est partie pour une semaine en classe de mer au Coq (De Haan pour les néerlandophones). Cet événement aère un peu notre emploi du temps : pas besoin d'être rentrés à 15 heures le lundi et le jeudi pour son retour de l'école, pas besoin de la pêcher à la sortie de son atelier construction le mardi à 17 heures ni à celle de son atelier théâtre le vendredi à 16. Bon, le jeudi, il faut encore conduire sa soeur à l'école de cirque et le mercredi aller la chercher chez elle pour la faire déjeuner, travailler un peu, la conduire au manège etc.

L'horaire de ce lundi s'étant comme je viens de vous le dire retrouvé libéré (après avoir assisté au départ du car), mon épouse en a profité pour réaliser un de ses rêves : montrer la mer au chien !

Faut dire que la bestiole a déjà sept mois et demi et n'a toujours pas vu la mer ce qui, vous en conviendrez aisément, est tout bonnement scandaleux !

Dans notre petit pays à Adrienne, Anémone, Coumarine, Lorraine, Pivoine, Tilleul et moi (si j'ai oublié quelqu'un, faites-moi signe), quand il faut se rendre à la côte, on n'a guère à se poser de question : il n'y en a qu'une d'une soixantaine de kilomètres, bétonnée quasiment d'un bout à l'autre sauf aux deux extrémités constituées en réserves naturelles : le Westhoek et le Zwin. C'est la côte de la Mer du Nord qui se situe à l'ouest du pays (je sais, je vous l'ai déjà faite celle-là ;o).

Nous nous sommes donc rendus à Nieuport (en réalité Nieuwpoort, ça aussi je vous l'ai déjà dit).

Passé Gand (Gent) le ciel s'est dégagé et nous avons eu droit à un soleil resplendissant.

Si en été, à cause de la foule la plage est interdite aux chiens, en hiver elle leur est ouverte. Nous avons donc emmené Câline au bord de l'eau. Nous savons maintenant que la bête a peur du ressac. Comment avons-nous pu vivre plus de sept mois dans l'ignorance de cette information capitale ! Pour le reste, nous avons pu constater que sur le sable découvert par la marée basse, elle galope aussi follement que sur la pelouse du parc des Trois Fontaines. Sauf que la plage se trouve à cent-vingt kilomètres de chez nous et la pelouse à deux.

P1060335 P1060326

L'appétit aiguisé par cette sortie au grand air et par la bière que nous avons dû prendre en apéro au Kraaienest, mon épouse ayant eu à satisfaire un petit besoin urgent, nous nous sommes mis en quête d'un endroit où déjeuner. Mis en quête, c'est façon de parler, nous avions garé notre voiture à quelques encâblures du "Boticelli" une sorte de brasserie, trattoria, oenothèque locale que nous avions déjà fréquentée voici quelques années. On y sert une cuisine italienne vraiment italienne, des vins irréprochables, le tout à des prix relevant du commerce à main armée (mais bon, c'est la côte, n'est-ce pas, faut bien flinguer le touriste, il n'est pas obligé de venir non plus).

Nous étions un peu inquiets, car nous n'avions jamais emmené le chien au resto (elle en aura vu des choses pour cette journée, la bête). Je l'ai donc accroché au moyen d'une laisse courte à l'armature de ma chaise et, contrairement à mes craintes, elle ne s'est pas agitée et ne s'est pas mise à geindre. Tout se déroulait donc pour le mieux sauf qu'au moment où le délicieux accessoire de comptoir monté sur talons aiguilles est venu nous déposer l'addition (qui n'avait jamais aussi bien mérité son surnom de "douloureuse"), cette charmante personne a poussé un cri d'horreur ou au moins de stupeur. La chienne,  chose que dans mes rêves les plus fous je n'aurais même pas osé imaginer, lui avait lêché le pied ! Faudra que je pense à faire chien dans une prochaine existence...

En sortant du resto, stupéfaction : le soleil avait disparu et une sorte de brume de mer avait envahi le paysage. Nous sommes malgré tout retournés sur la plage pour constater un détail amusant : la côte flamande est une sorte de digue protégeant les terres intérieures dont une grande partie sont des polders, des étendues se situant sous le niveau de la mer. Pour éviter d'avoir à émigrer en Wallonie suite à la montée du niveau des océans, les braves Flamands ont entrepris de renforcer et rehausser la digue de mer :

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Si bien que cet escalier qui autrefois menait à la plage fait aujourd'hui figure de plongée vers les enfers et qu'accessoirement, les promeneurs du front de mer doivent escalader une dune artificielle pour apercevoir la mer. Et je ne vous parle pas des pauvres mecs qui ont acheté cher et vilain un rez-de-chaussée avec vue sur mer ! On va peut-être leur installer un périscope... ou une webcam ?


22 novembre 2011

Cloisonnement

Depuis ce matin, j'essaie de me connecter au blog de notre chère Adrienne afin de me plonger avec délices  dans la lecture de son billet quotidien.

Peine perdue, le machin m'envoie un message "La connexion a été réinitialisée" et suggère à la suite de ce titre, comme toujours sibyllin, que le serveur ad hoc est sans doute momentanément indisponible.

Si ça en restait là, ce ne serait pas trop grave (en dehors de la crise de manque générée par mon addiction au blog de la charmante dame). Mais non ! Mon fournisseur d'accès prend prétexte de cette situation pour faire démarrer automatiquement sur ma bécane une application antédiluvienne destinée à tester ma connexion à l'internet.

Le comble, c'est que mon fournisseur d'accès est aussi le propriétaire du serveur hébergeant le blog de notre amie et qu'il est donc, s'il veut s'en donner la peine, parfaitement au fait de ma connexion réussie à l'internet et de l'indisponobilité du dit serveur.

Belgacom est géré par des chrétiens : leur main gauche ignore ce que fait la droite...

Belgacom


9 août 2011

Fidèle

Je ne parle pas de moi, bien sûr,  faut pas rêver. Je parle de mon épouse.

Ce matin, nous sommes allés voir Arlette.

Elle était notre amie et c'est le vingtième anniversaire de son décès. Cela fait donc vingt ans qu'au moins deux fois par an nous allons fleurir sa tombe au cimetière d'Anderlecht. Inutile de vous dire qui y pense à chaque fois.

Voilà, c'est tout, Françoise est comme cela : fidèle, en tout, et jusque dans ses souvenirs.

Si je ne l'avais pas pour épouse, je rêverais de l'avoir pour amie !


Arlette

Ne vous y trompez pas, hein, celle dont la jambe attire votre regard,
ce n'est pas Arlette, c'est Françoise.   Vous ne la reconnaissiez pas ?
... moi non plus !


10 juillet 2016

Les rendez-vous du destin

Sur le parking de l'église de La Neuville-aux-Joûtes,

La Neuville-aux-Joûtes

elle m'attend à côté de sa voiture.

Blonde, d'allure sportive, sourire aux lèvres, elle se dirige vers moi qui ai garé ma voiture aux côtés de la sienne.

Tandis que ma vitre achève de se baisser, je contemple cette créature de rêve surgie au milieu de nulle part (vous êtes déjà passés par La Neuville-aux-Joûtes, vous ? Non ? Allez-y, vous comprendrez mon émoi !).

"Bonjour, me susurre-t-elle, avez-vous consommé des boissons alcoolisées ?"

Question éblouissante de blondeur : vous buvez de l'eau à Chimay vous ?

Devant ma réponse positive, elle s'enquiert des détails : nature, quantité, moment de la consommation. Suite à mes réponses, elle fait un rapide calcul et assure "Ça devrait aller ! Soufflez ici jusqu'au signal sonore ! "

Je m'exécute difficilement car mon âge combiné à sa joliesse ont tendance à me faire le souffle court.

"Voilà, j'avais raison !" s'écrie-t-elle en me fourrant sous le nez son éthylomètre portatif. Et son ton semble laisser entendre qu'elle est (presque) aussi soulagée que moi.

Vais-je devoir revoir l'opinion que j'ai de la gendarmerie française ?


31 mai 2020

Constellation


Un léger souffle de vent et quelques pas plus loin, sur le sol du sentier, l'image d'un ciel constellé d'étoiles blanches.

Quelques fleurs matures des sureaux ont perdu leurs corolles.

L'image me rappelle l'Adrienne et d'autres amis qui habitent la même région.

Là-bas, aux temps heureux d'avant le virus, les restaurateurs nous proposaient souvent à l'apéro un vin aux fleurs de sureau.

Avec, dans le ciel du verre, les mêmes constellations de petites étoiles blanches.

sureau

Je me demande s'il n'y a pas par là un fabricant de cette douceur étoilée...

 


 

2 juillet 2010

Enfoncés !

Ça me fait toujours sourire lorsque j'achète une chemise de voir que certains fabricants croient utile de mentionner fièrement sur leurs étiquettes Shirtmakers since 1997.

J'y ai pensé (et j'ai bien ri) dans le resto de Castglion Fiorentino quand, manipulant la bouteille de vin, je suis tombé sur ceci, en haut de l'étiquette arrière :

Colombini

Et c'est même pas en anglais !


30 janvier 2009

Une brique dans le ventre

Le Belge est réputé avoir "une brique dans le ventre".

Je dois être un mauvais Belge car je ne suis propriétaire d'aucune brique. Pourtant, un jour, j'en ai eu une. Une que, pour tout dire, j'avais fabriquée moi-même. Hélas, je ne l'ai plus, elle a été intégrée à un muret...

Un jour, notre instituteur nous emmène voir la briqueterie locale. En émigré carolorégien habitué aux industries lourdes je fus fort étonné en arrivant sur les lieux de ne découvrir aucune construction, seulement quelques individus qui s'activaient au bout d'un champ.

En gros, les gaillards procédaient comme suit : ils tassaient dans des moules de l'argile extraite sur place. Ils démoulaient les briques crues et en constituaient des lits séparés par des claies. Ils arrêtaient de superposer les lits lorsqu'ils avaient obtenu un édifice qui, selon mon souvenir, devait faire une surface au sol de grosso modo six mètres sur trois et une hauteur d'environ deux mètres. Plusieurs de ces parallélépipèdes étaient alignés côte à côte. Il arrivait un temps où les briques du tas le plus ancien étaient sèches. C'est alors qu'ils le démontaient pour le reconstituer un peu plus loin en alternant couches de briques et de charbon.

Nous n'avons pas assisté à l'allumage ni à la cuisson (elle durait plusieurs jours). Lorsque nous sommes arrivés, ils étaient en train de trier leur dernière production. Il faut dire qu'avec cette méthode artisanale, la qualité était très irrégulière. Entre les briques fendues, tordues, friables, partiellement vitrifiées, le rendement n'était pas terrible.

Nous avons donc interrogé les ouvriers, puis nous sommes repartis non sans emporter, le cancre de service et quelques costauds aidant, quelques seaux d'argile.

Rentrés à l'école, le maître nous a déclaré : pour demain, vous apporterez une petite caisse ou boîte pas trop grande, nous allons fabriquer des briques.

Rentré chez moi, la puce à l'oreille, je demande à mon père : "Pourrais-tu me fabriquer une petite boîte sans couvercle de dimensions intérieures 6x4x2 cm ?"  "Un jeu d'enfant", me répondit-il et en quelques minutes, la chose était faite à partir d'une boîte à cigarillos.

Le lendemain à l'école, bingo ! Fallait calculer le volume de la boîte. J'ai eu fini le premier.

La suite fut moins drôle, nous avons rempli nos boîtes d'argile bien tassée, démoulé, nous avons pesé nos briques crues, déduit la densité de l'argile, constaté qu'elle n'était pas la même pour toutes les briques etc.

Après ça, nous avons mis à sécher nos briques dans la grande salle voisine de notre classe.

Nous les avions presque oubliées lorsqu'un jour l'instituteur nous annonça "Nos briques sont sèches, nous allons les cuire. Dans le poêle nous avons empilé papier, bois d'allumage, charbon, briques, charbon... et nous avons bouté le feu.

Le lendemain, nous avons extrait nos briques du poêle refroidi. Beaucoup, surtout les plus grosses, avaient éclaté. La mienne, la plus petite de toutes avait résisté. Nous avons repesé et remesuré celles qui étaient entières. Vous savez quoi ? Elles avaient rétréci ! J'ai dû passer au calcul écrit...

brique1


24 juillet 2008

JdJ 8

Je n'ai pas de petite histoire à vous raconter à propos de celui-ci. Si ce n'est que les affamés de cinéma ou de télé seront peut-être avantagés.

Janeczka va-t-elle enfin gagner à son propre jeu ?

Livre0008

Solution, 26 juillet

Je vois que tout cela ne passionne guère de monde, ou que vous imaginez moins vite que je ne lis. Je crois que je vais m'arrêter, d'ailleurs ma PAL est vide, je suis en train de lire celle de mon épouse...

Couv0008


27 février 2008

Ah, les anniversaires !

Aujourd'hui, nous fêtons, avec mon épouse ("who else ?" comme dirait Georges), notre quarante-troisième anniversaire de mariage.

Pas la peine de vous exclamer ni de nous féliciter, c'est venu comme ça, dans la foulée, pour ainsi dire. En effet, nous nous connaissons et nous fréquentons depuis bientôt soixante-six ans. Vous n'en croyez pas vos oreilles ?

... Mais vos yeux ?      2ans


7 avril 2021

Moi et ma grande gueule (ter, minimum)

 
Lors d'une des versions précédentes de ce titre,  je vous parlais du broyage de graines de lin au moyen d'un mortier japonais. Je vous montre la chose :

P1090884

Le problème avec les photos (et tout particulièrement avec celles que je prends) c'est qu'on y voit rarement ce que l'on veut montrer.

En effet, je veux expliquer que l'efficacité du broyage est gênée par deux choses :

  • la longueur du pilon est un peu faible par rapport à la profondeur du mortier si bien que sa prise en main est difficile et produit des crampes lorsque l'on veut augmenter la pression
  • le fond du mortier est plat et l'extrémité du pilon arrondie, si bien que le seul endroit où la friction est efficace se situe au début de l'arrondi joignant la paroi du mortier à son fond et se produit essentiellement via une poussée latérale, ce qui n'arrange rien aux crispations génératrices de crampes

Bien sûr, comme annoncé, ces deux détails ne sont pas clairement visibles sur la photo.

Vous aurez vu dans l'article précédent que je regrettais le matériel dont je disposais dans mon labo de diffraction X. C'est que là, les mortiers et leurs pilons étaient en agate et que le creux d'un mortier et l'extrémité de son pilon présentaient des courbures se répondant parfaitement, augmentant la surface de contact et permettant à l'effort de s'appliquer verticalement sur le dit pilon d'où moins de crispations !

Ennui supplémentaire, l'intérieur des graines de lin est huileuse, si bien qu'au fur et à mesure du broyage, la matière grasse se colle sur la paroi du mortier et affaibli grandement l'efficacité du broyage.

Là aussi, nous avions un truc imparable au labo : de petits récipients cylindriques garnis intérieurement de carbure de tungstène ( le fameux widia du bout des mèches à béton) et contenant quelques billes du même matériau. Vous introduisiez la matière à broyer dans le cylindre en compagnie des billes, refermiez le couvercle et fixiez l'ensemble sur un petit mécanisme orbital secouant vigoureusement l'ensemble dans tous les sens. Là, plus question de crampes du tout !

Ouais mais le côté huileux, me ferez-vous remarquer, fort à propos.

Facile ! Vous répondrai-je sourire aux lèvres : il suffit d'ajouter au mélange une portion de "carboglace" (de l'anhydride carbonique à l'état solide) qui refroidit l'ensemble et durcit la matière grasse ce qui facilite son broyage !  En fin d'opération, la matière se réchauffe et le CO2 redevient gazeux.

Merveilleux non ? Voilà pourquoi je regrette ce labo (et je vous parle même pas de ma patronne).

Bon, c'est pas tout ça, j'ai de la graine de lin à piler...


25 mars 2020

Allo ?


En me savonnant consciencieusement les mains conformément aux recommandations des virologues (ou virologistes, on dit bien biologistes mais hélas aussi pédagogues, le français, quelle embrouille !) et autres spécialistes pendant cinquante secondes, c'est long cinquante secondes, chronométrez ou comptez des crocodiles, vous verrez... je me dis que la note d'eau (douce) va être salée cette année !

lavage

 


18 septembre 2009

Une comme ça MAP ?

Celle-ci, c'était en 1964 (c'est l'année de mon service militaire). Elle me rappelle un souvenir glorieux.

J'étais un pongiste "autodidacte" et si je me défendais pas mal au milieu de mes semblables, devant les vrais "amateurs", c'était autre chose.

A l'issue de mon service militaire, un ami qui me voulait du bien, me dit que son équipe de tennis de table cherchait un joueur supplémentaire. Je me laisse tenter et me retrouve en championnat de Brabant. J'ai oublié le nom du club qui m'avait engagé, mais je me souviens que ses locaux se trouvaient "Place du Chat Botté" dans un des patelins de la périphérie bruxelloise.

La première rencontre à laquelle  j'ai participé nous opposait à un club de métallurgistes de Clabecq : "La palette d'acier" (des cogneurs).

Nous devions jouer contre chacun des membres de l'équipe adverse. Pour mon premier match, je tombe sur un gamin d'une douzaine d'années. Le seul point que j'aie marqué, je l'ai fait en tirant au-delà de la table en plein dans la palette de mon adversaire. La honte !

Mais c'est dingue ce qu'on apprend vite dans l'adversité. Après quelques rencontres et à force d'entraînement, j'ai progressé de manière fulgurante, puis, devenu père de famille, j'ai abandonné ce sport merveilleux.

Pourtant, j'en rêve encore...

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4 mars 2009

Africa, Africa !

Quand je classe dans "À chaud", c'est pour ne pas créer une nouvelle catégorie. Disons que c'est un peu "réchauffé" ou "tiédi", c'est comme il vous plaira (pour ne pas citer Shakespeare qui lui disait "As you like it").

L'autre jour donc, à la radio, Éric-Emmanuel Schmitt discute de la condition des sans papiers et, de fil en aiguille, en arrive à dire "Si vous étiez né en Afrique..." supposant que l'auditeur se fût alors retrouvé dans la peau d'un de ces misérables immigrants dont il parlait.

Ça m'a fait souvenir d'une pensée qui m'assaillait souvent lorsque ma mère racontait qu'avant d'épouser mon père, elle avait été demandée en mariage par le fils d'un banquier. Dans ma petite tête, je me disais : pourquoi n'a-t-elle pas dit "oui", j'évoluerais aujourd'hui dans un monde de riches. Ignorant ainsi superbement que si elle avait accepté, je n'existerais (vraisemblablement) pas.

Et j'en reviens à Schmitt. Il laissait sous-entendre que si j'étais né en Afrique,  j'aurais alors été un de ces pauvres hères condamnés à survivre au sein de l'enfer. Étrange ! Cet auteur fécond serait-il un adepte de la métempsychose ?

Car, si j'aurais pu naître en Afrique (après tout, mes parents auraient pu s'établir dans notre ex-opulente ex-colonie), cela n'aurait pas pour autant fait de moi un noir, n'est-ce pas ?

Je dois conclure que ce brave Monsieur Schmitt pense qu'une âme m'a été attribuée, qui aurait pu l'être à quelqu'un d'autre, là-bas, en Afrique et que je serais aujourd'hui africain, disons un Bantou. Pensée typiquement bouddhiste.

Cette façon de voir le monde m'a toujours étonné. Comment cela se passe-t-il ? Y aurait-il un immense réservoir d'âmes où la vie puiserait à chaque naissance physique et restituerait à chaque décès ? Le nombre de ces âmes est-il fixe ? Expliquant ainsi pourquoi l'espèce humaine s'étendant, il faut forcément que d'autres espèces disparaissent, n'ayant plus assez d'âmes à disposition ? Ou faudrait-il penser qu'il existe une quantité donnée d'élan vital et qu'avec la croissance du nombre des êtres nous recevions chacun un peu moins d'âme à chaque génération, ce qui expliquerait peut-être la débilitation générale ?

Ça me tracasse tout ça ! Surtout tandis que je prépare le petit-déjeuner. Parfois je me dis "Faut que j'en fasse un billet" et je note en gravant dans le beurre de la tartine de mon épouse. Mais elle la mange et l'idée est perdue.

Schmitt


18 février 2024

B(r)ouillon de culture

 
C'était à l'agenda : hier mon épouse et Émilie étaient de théâtre :

galeries

Tels Henri Salvador attendant Zorro, vous me demandez "Et alors, et alors...?"

J'y viens : le théâtre des Galeries se trouve fort logiquement dans les Galeries Royales Saint-Hubert, plus précisément dans la Galerie du Roi.

Comme mon épouse ne se déplace que difficilement avec l'aide d'une béquille et de sa petite-fille et que les fameuses galeries se situent en zone piétonne à deux pas de la (plus belle) Grand Place (du monde), j'ai proposé de les déposer au point le plus proche accessible aux voitures : le coin de la rue d'Arenberg et du boulevard de l'Impératrice et d'aller ensuite me garer quelque part attendre leur coup de fil pour les reprendre au même endroit.

Garer quelque part en centre ville un samedi à 20h (même si la moitié du patelin assistait en compagnie de mon autre petite-fille à un concert de LoÏc Nottet au Heysel destiné uniquement à me boucher une des deux voies d'accès à la ville depuis mon domicile) , je comprends qu'Émilie ait préféré me confier la mission (impossible) que de le faire avec son véhicule flambant neuf (un pickup Toyota Hilux dont j'ai même jamais vu la couleur).

Paradoxalement, cette partie du programme a été la plus simple à réaliser : j'ai trouvé après avoir fait demi-tour un emplacement pour "véhicule transportant une personne en état de handicap" à deux cents mètres de là, le long des bâtiments de la Banque Nationale.

C'est la première partie qui n'a pas été de la tarte : depuis que la ville de Bruxelles a créé une zone piétonne en centre ville coupant en deux le premier axe transversal de la ville... et coupé également en deux le deuxième axe transverse (rue Royale/rue de la Régence) un brin avant le Parc de Bruxelles, circuler en ville, c'est l'enfer, même si c'était déjà pas facile avant. Impossible de la traverser, toute la circulation est systématiquement renvoyée vers les boulevards de ceinture complètement embouteillés en conséquence. Très pratique ! (Ainsi, mon fils qui a son logement de fonction à l'AB et un emplacement de parking de l'autre côté du Boulevard Anspach doit faire la moitié du tour de la ville pour passer de l'un à l'autre Good Move Pentagone qu'ils appellent ça).

Enfin... faut vivre avec son temps, n'est-ce pas ? Si les écolos n'ont pas réussi à éliminer le glyphosate, ils ont foutu la m.... (un produit naturel) à profusion dans les rues de ma bonne ville.

Ayant ainsi participé activement au semis, je me demande ce qu'ils vont récolter aux élections...


 

 

 

 

19 mai 2023

Bleu-roi ou fleur-bleue ?

 
Tandis que nous roulons vers Ammerschwihr, mon épouse dit avoir aperçu une touffe de fleurs bleues sur le bas-côté de la route et émet quelque commentaires sur la rareté des fleurs de cette couleur.

Une fois arrivés à Kientzheim, nous descendons dans le fossé entourant les murailles de la ville au niveau de la Tour des Fripons. C'est là que nous pouvons libérer le chien qui est une chienne de sa laisse pour qu'il puisse galoper un peu (faut bien qu'il dépense tout ce qu'il bouffe !).

Dans la partie de fossé qui suit le quart de cercle contournant le pied de la dite tour, un espace est réservé aux jardins des maisons encastrées dans la muraille.

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Et c'est dans ces jardins que nous avons pu voir...

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Oui, c'est fou ce que les fleurs bleues peuvent être rares !

Un truc à vous filer le blues!


 

8 mai 2022

Tout ça pourquoi ?

 
L'autre jour à la radio on interviewe un certain Léo Grasset à propos de son bouquin (édité chez Flammarion...) :

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Selon cet individu, nous ne serions que des sacs à transporter l'ADN et voués à la destruction une fois celui-ci transmis.

Intéressant !

Je me précipite donc  sur le net pour tenter d'en trouver une version Epub, gratuite si possible.

Bien vu ! Le machin  n'existe qu'en version papier. Comme je ne fréquente plus les bibliothèques publiques (mon dernier accès à ce genre d'institution remonte à l'époque du travail de fin d'études secondaires de ma petite-fille Émilie, aujourd'hui kinésithérapeute après un petit détour chez les apprentis vétérinaires), j'ai dû me fendre d'une grosse vingtaine d'Euros pour me le faire expédier par la FNAC.

Je suis en train de le lire et j'en suis à un passage sur l'apparition et l'amélioration des organes visuels ("yeux" pour ceux qui parlent normalement) et singulièrement des cônes chers à Madame Chapeau.

Je vous confie quelques mots glanés à cette occasion : chiton, Anablebs, sténopé (celui-là, je connaissais), ocelloïde (celui-là, je devine), etc

Et tout ça me ramène à la promenade du chien qui est une chienne de ce matin : vais-je encore devoir enregistrer ce nouveau vocabulaire (inutilisable dans une conversation honnête) alors qu'en foulant des pieds l'herbe de la prairie me revenaient les carex, folle avoine, fétuque, chiendent et autre brome stérile qui encombrent déjà ma mémoire et que je serais bien en peine de reconnaître aujourd'hui (faut dire que l'identification des graminées, c'est pas de la tarte, même armé de mon compte-fil).

Je crains fort que le sac de transport d'ADN que je suis selon Léo soit trop rempli de choses inutiles récoltées au fil des ans et finisse par éclater.

Oui, tout ça pour ça !

Dirty Biology !

 

9 décembre 2021

Cadeau !

 
Vendredi dernier lors du deuxième repas* célébrant l'anniversaire d'Émilie, notre petite-fille, Borys, le fils d'Agata, ma bru finement pétillante, m'a offert un bouquin à l'occasion de mon anniversaire (une sorte de bombe à retardement : nous ne nous étions pas rencontrés depuis des mois et des mois, pour ne pas dire des années).

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J'en suis à la page 56 de 750.

L'auteur me semble être un disciple de Modiano et Marcel combinés. Marcel pour le volume de l'œuvre, Modiano pour le style et le développement complet du moindre détail de l'affaire.

Modiano est cité une bonne trentaine de fois dans le bouquin, Marcel une seule fois (son nom fait partie d'une série de lectures fournies à un des personnages, au même titre que Rimbaud, ce qui fera plaisir à mon neveu Joe).

Comment je sais pour le nombre d'occurrences de Modiano ? Facile : le bouquin pèse 848 grammes, alors pour éviter les crampes ( y a pas que les écrivains qui ont des crampes!) je l'ai chargé sur ma liseuse, laquelle est équipée d'un module de recherche (ouais, je sais, ça aussi c'est du temps perdu !).

Ce que ça raconte ? Comment voulez-vous que je vous le dise avant de l'avoir lu ? Ce semble être une reconstitution fouillée de l'enquête de l'affaire du bois de Verrières qui a démarré en 1964, pour le reste, je creuse, lentement mais sûrement (enfin, j'espère).


* Un petit truc sympa, vite fait, comme tout ce qui s'organise du genre chez notre fille :

  • quelques amuse-gueules pour accompagner le Champagne brut ou rosé au choix (j'ai testé les deux).
  • huîtres Gillardeau
  • saumon fumé pour ceux qui n'aiment pas les huîtres (moi, j'aime les deux, alors...)
  • terrine de foie gras faite maison
  • parmentier au confit de canard (avec purée genre moitié patates, moitié beurre)
  • deux gâteaux somptueux réalisés par Émilie dont c'est la passion (la réalisation. Elle aime pâtisser mais pas les pâtisseries, étrange n'est-il pas ? Elle prétend que ça la détend ce sport où tout doit être précis, les proportions, les températures, les temps de cuisson. Oui, vraiment étrange)

Je me demande pourquoi j'ai un peu mal dormi... ce doit être le café! (ou alors le fait que je n'avais pas pris de digestif)

26 novembre 2021

Un mystère résolu !

 
Nous avons une voisine de palier qui pratique un régime alimentaire "personnel".

Dans celui-ci, elle prépare un bouillon à l'ancienne où la viande est introduite à froid en même temps que les légumes pour en extraire un maximum de goût, de  force.

Quand le bouillon est prêt, elle en retire le morceau de bidoche, le place dans un récipient fermé en polypropylène et fourre celui-ci dans un sac plastique qu'elle vient  pendre à la poignée de notre porte à l'intention du chien qui est une chienne.

Le dit sac plastique est toujours retourné de façon à présenter au regard sa face intérieure.

Intrigué par la chose depuis des mois, j'ai enfin décidé de la remettre dans son orientation première pour voir la face qu'elle cachait.

Et c'est là que j'ai compris !

sac


29 octobre 2021

J'avais oublié

 
Ce matin, profitant de l'absence de mon épouse qui aurait été bien en peine de m'y accompagner, j'ai décidé d'aller revoir en compagnie du chien qui est une chienne la chapelle Saint Valery dominant le Cap Hornu.

Je vous montre la vue qu'on a de la Somme à mi-pente (j'autorise mon neveu Joe à apposer son commentaire habituel sur l'inclinaison inquiétante de mes lignes d'horizon, mais je voudrais bien l'y voir avec le dérouleur de laisse et un smartphone dans les mains!) :

IMG_20211029_092357(En passant, si vous avez une bonne vue, vous verrez sur le flanc du dit chien les traces résiduelles de ses contorsions dans cette bouse de vache)

Donc, nous sommes grimpés là-haut par un raidillon garni de caillasse, fallait bien que je voie si mes quatre-vingt printemps ne pesaient pas trop lourd sur mes mollets.

Pour les mollets, ça allait. J'en dirais pas vraiment autant pour les genoux, mais passons !

Et qu'avais-je donc oublié me demanderez-vous...

Je m'en vais vous le dire : j'avais oublié que dans ce genre de raidillon caillouteux, c'est pas monter qu'est pénible : c'est redescendre !


 

 

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