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Entre nous
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30 mars 2023

Bon voyage !

 
Une étrange épidémie sévit dans notre immeuble : les gens le quittent ! (Bon, ils sont vite remplacés par d'autres, mais...)

Vous me direz : "Logique, ils craignent la contagion !" à quoi je répondrai : manière bizarre d'éviter une maladie qui consiste à précisément à quitter l'immeuble...

Il y a même un foyer d'infection au deuxième : à la mi-février c'est la dame habitant dans notre colonne qui s'en est allée, samedi ce sera une de ses voisines de palier : une charmante petite dame, veuve depuis peu.

Hier en rentrant d'une des promenades du chien qui est une chienne, je l'ai croisée dans le hall d'entrée et lui ai dit combien nous la regretterons. Et apparemment nous ne sommes pas les seuls de cette opinion : le bâtiment lui-même essaie de la retenir : tandis que nous parlions, une petite vis débordant de la fixation de la poignée de la porte s'est accrochée à une maille de son lainage. J'ai dû l'aider à se libérer...

Pendant des années, chaque fois que je l'ai rencontrée dans les couloirs, l'ascenseur ou lors de son tour de quartier quotidien, dynamique, élégante, une fine ligne bleue au bord des paupières, j'ai pensé que je n'osais même pas imaginer la splendeur qu'elle avait dû être dans sa jeunesse.

Aujourd'hui, rentrant des courses, je l'ai à nouveau croisée, elle allait sortir sa Toyota du garage pour faire elle aussi des courses, se rendre à une de ses séances bihebdomadaires d'aquagym ou que sais-je encore...

Elle m'a avoué que, sans doute à cause de son déménagement, elle commençait à ressentir un peu plus la fatigue. Mais elle est confiante, la semaine prochaine, dans son nouveau petit appartement de la côte, elle n'atteindra jamais que... nonante-huit ans !


 

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30 septembre 2022

Ah, le climat !

 

Oui, je sais, je suis vieux !

La preuve, ce matin, en préparant le petit-déjeuner, je sifflotais (péniblement, avec l'âge mes lèvres s'assèchent, elles n'ont plus toute leur souplesse d'antan, quand mes copains soûlés par mes trilles m'avaient totémisé Merle) une chanson de Ray Ventura.

Vous ne voyez pas qui c'est ? Normal : vous, vous êtes jeunes !

N'empêche qu'aujourd'hui, à la mi-août, par plus de quarante degrés à l'ombre, on évite prudemment la samba et les coquettes peuvent aller se rhabiller (ouais, elles risquent de ne pas être d'accord ! C'est juste manière de dire...).


 

31 mai 2022

Quand on est con...

 
Vacances à Colmar obligent, ça fait plus d'une semaine que je vais quasiment chaque matin acheter des croissants pour le petit-déjeuner (oui, je sais, normalement en Belgique on dit déjeuner, mais je m'essaie à parler français).

J'en prends quatre. Le premier jour, j'ai payé avec un billet de 10 €. La serveuse m'a rendu 6,70 €. Ça vous met le croissant à 0,825 €. En le constatant j'ai pensé que sans doute la brave dame s'était trompée dans le choix des pièces rendues puisqu'on ne peut pas régler 0.825 € si on n'achète qu'un seul croissant. Mais le lendemain (et les jours suivants) le prix était pareil et la question du paiement d'un seul croissant a continué à me tarauder l'esprit.

Jusque ce matin où, au moment où la préposée tendait sa main potelée vers le plateau de croissants, j'ai aperçu derrière celle-ci le petit panneau annonçant "Pour l'achat de trois croissants, un quatrième gratuit".

Ce qui nous met le croissant unique à 1.10 € et résout du coup l'épineux problème de son paiement.

Je vous le disais : quand on est con...


 

 

24 mai 2022

Mais quel bête jeu !

 
Ce matin, mon épouse et moi avons lu la participation de l'Adrienne au bête jeu pondu par mon neveu Joe.

Depuis, nous avons passé des heures à évoquer les endroits où nous aurions pu faire quelque-chose susceptible d'être mentionné, individuellement ou en commun. Ben, ça occupe ! M'a fallu une bonne heure rien que pour retrouver le nom de Samoëns (74 Haute-Savoie), où mon épouse a reçu son totem (Mangouste "droit au but"). Mais ça, c'était pour sa liste (Mais ça vaut quand même pour moi puisque j'y étais).

J'ai d'abord pensé le faire dans l'ordre chronologique, mais, à mon âge la mémoire...

Bon, la première, je m'en souviens : en colonie à Petite-Chapelle (numéro inconnu ex-Sambre et Meuse) j'avais franchi l'Eau Noire et, par la même occasion, la frontière franco-belge pour me retrouver à Taillette (08 Ardennes) dans un fortin abandonné de la ligne Maginot.

La deuxième, en vacances à La Panne avec mes parents, nous avons, à marée basse, longé la côte de la mer du Nord pour débarquer à Bray-Dunes (59 Nord), à l'époque patelin insignifiant comparé à sa voisine belge.

Après ça se corse : j'ai vu Fumay et Givet, mais ça ne vaut pas c'est aussi dans les Ardennes.

Quand j'étais à l'Athénée, j'ai remporté un concours d'écriture qui m'a valu un séjour d'une semaine à Paris (75 Seine à l'époque) où, pour la première fois de ma vie, j'ai mangé des lentilles au restaurant universitaire.

Tant qu'à parler de Paris (75 Paris), nous y avons mon épouse et moi-même, à l'hôtel Voltaire, quai du même nom, mis en chantier notre fils, première chambre à gauche en haut de l'escalier.

Depuis tout s'embrouille avec le franchissement du pont de Tancarville flambant neuf reliant l'Eure (27) à la Seine Maritime (76) (et paf ! deux d'un coup !), j'étais pas trop rassuré, nous rentrions de Lisieux (14 Calvados) après avoir assisté à la communion du filleul de ma femme.

Nous avons séjourné de nombreuses fois dans la Somme (80) et visité la cathédrale d'Amiens, ça aussi ça me file le vertige.

Je passe sur la fois où mon futur beau-fils avait oublié son portefeuille à Bruxelles et où j'ai dû le lui reporter sur son chantier de la cathédrale de Reims (51 Marne), une des multiples péripéties de notre relation avec lui. Comme lorsque nous étions allés récupérer son vélo à Toulouse (31 Haute-Garonne) où nous nous sommes fait voler nos bagages...

Quoi ?

J'ai déjà dépassé le quota ?

Dommage, j'aurais encore pu vous parler de

  • froid de canard à Tours (37 Indre-et-Loire)
  • avoir goûté un Saumur Champigny grandiose au Lion d'Or de Selles-sur-Cher (41 Loir-et-Cher)
  • toilettes du terminal du ferry de Calais (62 Pas-de-Calais) pour échapper aux migrants occupant celles de l'autoroute
  • m'être paumé à Biscarrosse (40 Landes) jusqu'au centre d'essai des missiles (M'ont pas laissé traverser)
  • m'être fait coincer dans le garage de l'Ibis de Bayonne (64 Pyrénées-Atlantiques)

Allez, restons-en là, d'autant que je vous ponds ça à Colmar (68 Haut-Rhin). Je crois qu'il n'y a que dans le PACA et ses environs où je n'ai jamais mis les pieds (dans le caca par contre...)


 

17 mai 2022

Vous prendrez bien une bière ?

 
Les voisins du cinquième sont rentrés de voyage.

Samedi dans l'après-midi, ils ont sonné à la porte palière de l'appartement (enfin, je dis "ils", mais j'imagine qu'un seul d'entre eux a enfoncé le bouton ad hoc) au grand déplaisir du chien (qui... vous connaissez la suite maintenant) que j'ai dû poursuivre à travers l'appartement pour enfin l'enfermer dans notre chambre.

"Nous sommes venus vous remercier car sans vous, nous ne serions jamais partis !" lance la dame pour notre second échange verbal et dans la foulée, elle ouvre le rabat du caddie qui l'accompagnait, je me demandais bien pourquoi, et en extrait deux packs de quatre bouteilles d'Orval annonçant "Nous avons cru comprendre que c'était votre bière préférée...". Effectivement, dans la conversation que j'avais eue avec son mari, j'avais déclaré que le seul intérêt que je voyais au manège que fréquentent mes petites-filles, c'est qu'ils avaient de l'Orval à leur bar.

L'Orval, c'est une bière trappiste fabriquée à l'abbaye du même nom à deux pas de la frontière française, pas très loin d'Avioth. Elle a une caractéristique particulière : même en Belgique, elle n'est pas facile à trouver dans le commerce, contrairement aux Chimay, Rochefort et autres Westmalle. C'est que les moines d'Orval, malgré le succès de leur bière se refusent obstinément à en brasser d'avantage.

Chez Colruyt, il n'y en a pas, chez Carrefour encore moins (quoi que moins que pas, c'est un peu bizarre) reste Delhaize où il faut la commander en entrant au magasin et , s'ils en ont en stock, vous avez droit à un pack par personne. Les Delhaize du voisinage étaient à sec et nos voisins ont donc dû dégoter par téléphone un magasin côté flamand qui en disposait encore et s'y rendre pour obtenir leurs deux packs réglementaires.

J'ai vraiment dû les avoir sortis d'un gros problème dis donc ! (D'autant qu'ils y ont joint une bouteille de Prosecco  et un ballotin de pralines pour mon épouse qui n'avait fait qu'attendre mon retour...)


 

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24 avril 2021

Aujourd'hui

 
Comment ? Mon chien a déjà utilisé le titre avant-hier ?!?

D'abord, avant-hier, c'est pas aujourd'hui ! Ensuite, c'est pas mon chien : c'est celui de mon épouse, moi j'ai réalisé le rêve de Brel : je suis l'ombre de son chien, nuance ...

Aujourd'hui donc, quand j'ai démarré la voiture pour me rendre à la boulangerie, la radio était restée branchée sur Canal21, la chaîne pop-rock de la RTBF.

Sur cette chaîne, le samedi de 6 à 7 heures, c'est la séquence "French Connection" où l'on passe des chansons en français et à l'instant précis où j'ai quitté le garage, qui c'est qui chantait ?

Diane Dufresne ! Oui, je sais, ça ne nous rajeunit pas, mais depuis le temps, j'ai l'habitude.

Et que chantait-elle ? Ben, "Aujourd'hui" !

La journée commençait bien, parce que moi, "L'homme de ma vie", c'est une expression qui me rappelle l'Adrienne qui l'utilise souvent.

Et commencer sa journée en pensant à l'Adrienne, c'est un bon départ, non ?


23 mars 2021

Ras le bol (de Banania) !

 
Déjà, je ne buvais que de l'Ovomaltine, un truc suisse dont les boîtes n'étaient ornées d'aucun tirailleur sénégalais, et même pas de cacao, malgré les insistances d'Annie Cordy.

Dans ces grandes fouilles que mènent quelques noirs pour détecter la moindre trace de malveillance à leur égard, y en a un qui a creusé vachement profond.

À la télé un ex-joueur de basket professionnel, au cours de son argumentation nous assène qu'il est vexant pour sa race que de nos jours on emploie encore une expression dégradante comme "travail en noir" !

Ouais, d'abord, c'est "travail au noir" et ensuite, vous savez d'où vient cette expression ? Je vous la colle :

Au Moyen Age, l'expression travailler au noir signifiait travailler dans le noir, la nuit. Cette activité était considérée comme hors la loi, tout travail devant être exercé à la lumière du jour. Cette idée de clandestinité, d'illégalité, est donc à l'origine de l'expression encore employée de nos jours.

Alors, vous pensez qu'il y avait beaucoup de noirs en Europe au moyen-âge ?

Oui, il y a eu quelques Maures...

Et vous le saviez, vous que Saint Maurice, patron du Saint Empire Germanique était... noir ? (Enfin, c'est ce qu'on raconte...)


24 octobre 2020

Moi et ma grande gueule...

 

Ben oui, à nouveau !

Mais que voulez-vous, quand on en a une grande, c'est dur de la fermer...

Donc, je me demande si là non plus, j'aurais pas mieux fait de la fermer, c'était en avril 2014 sur les défis du samedi.

Oui, c'est exactement ici.

Comme vous le dites très bien et je ne peux que vous approuver :

"Merde alors, le con !"


1 juillet 2020

Souvenirs du confinement


En toute logique, puisque nous étions bloqués à l'intérieur, la météo était resplendissante.

À la radio, l'agriculteur de service se lamentait de la sécheresse, du vent asséchant du nord-est, etc, etc

Au bout de huit semaines, la pluie débarque pour quelques jours.

Dans ma candeur naïve, je me réjouis pour ces pauvres agriculteurs qui voient enfin leur espoir se réaliser.

Bien essayé, la radio en dégote un qui a besoin de trois jours de soleil pour faire sa fenaison !


15 juillet 2020

Que disent-elles ?


Quand j'ai commencé ce blog en novembre 2007 (avant j'en avais tenu un du style "brèves de comptoir"), j'avais l'intention de le consacrer... aux blogs !

J'ai tenu le coup trois billets puis j'ai dévié, suite à un virus sournois, déjà !

En bientôt treize ans, j'en ai suivi des blogs !

La majorité de ceux-ci semblaient servir d'exutoire, ou à tout le moins de terrain de réflexion face aux vicissitudes de l'existence de leurs auteur·e·s.

Si bien que parfois, je me demande ce que je peux bien trouver à dire sur cette blogosphère, puisque quand je scrute mes septante-huit ans d'existence, mon bilan est simple :

Je n'ai pas le temps de charger un éditeur de vidéo pour extraire la bande son et un de son pour prélever la première phrase, veuillez donc ne prendre en compte que ce premier vers (ou le titre, c'est pareil).

Ben oui, j'ai vécu mon enfance dans une famille heureuse, j'ai épousé une femme aimante et dévouée, mes enfants sont attentionnés, mes beaux-enfants sont charmants et mes petites-filles m'apprécient. À l'école je n'ai eu que des copains, à l'armée je me suis amusé comme un petit fou, au boulot aussi : ils m'ont recruté pour ça. Les quelques ami·e·s que j'ai sont solides et charmant·e·s. Quand j'ai eu des problèmes de santé la médecine avait fait des progrès suffisants pour les prendre en charge correctement.

Et tout ça malgré mon caractère de cochon et mon petit côté autoritaire.

Un question me taraude : quand vais-je devoir payer pour tout ça et comment ?


22 novembre 2010

Quinze (et une chasse)

Dans mon micro-réseau blogosphérique (les déplacements y suivent-ils les lois de la trigonométrie sphérique ?), un jeu a actuellement la cote : il s'agit de citer les quinze auteurs qui ont le plus marqué votre vie.

En remontant la chaîne des tags, je suis finalement tombé sur ceci sur le blog de Margotte :

En réponse au tag de Lali, voilà les 15 auteurs a qui je dois ma voracité littéraire… et qui m'accompagnent encore

Mais j'ai eu beau explorer le blog de Lali, je n'ai pas trouvé trace de l'origine du fameux "tag".

La dernière en date à y avoir répondu est Adrienne... et elle ne s'est pas contentée d'une liste. Son texte est un vrai bonheur. Tenter de faire mieux, ou ne fut-ce que de l'égaler, serait pure présomption. Je me contenterai donc de faire nettement moins bien.

Une bonne moitié des auteurs cités par tous ces blogamis me sont absolument inconnus ce qui est en soi réjouissant : la richesse de la littérature est telle que les quelques milliers de bouquins que j'ai lus ne sont qu'une goutte d'eau à côté du nombre de ceux que j'aurais pu lire (si j'avais choisi les bons, parce que je ne vois pas très bien où je serais allé cherché le temps d'en lire encore plus).

Parlons donc des seuls que je connaisse : ceux dont je me souviens parmi ceux que j'ai lus.

Si la Comtesse de Ségur m'a marqué, c'est de façon négative car je ne suis tombé pour ma première lecture sur aucune de ses œuvres tellement célèbres que même moi j'en connais les titres à défaut de les avoir lus. Non, je me suis farci "Histoire de Blondine, de Bonne-Biche et de Beau-Minon" un ramassis d'horreurs avec peaux de bêtes pendant dans des placards que même Poupoune ferait mieux comme conte de fées. Exit la Comtesse donc !

Le premier auteur que j'ai lu est un collectif. En effet, dans ma petite enfance, le seul "livre" présent à la maison était... Le Petit Larousse ! Je me promenais dans ce machin comme je le fais parfois aujourd'hui sur le net : au hasard (mais le hasard existe-t-il ?) des liens et des références.

Ce n'est pas comme ça que ma liste va progresser, me direz-vous. Bon, d'accord ! Je vous cite d'abord le premier auteur que j'ai lu avec passion : Thomas Mayne-Reid et son "Les exilés dans la forêt" un monde étrange et inconnu où un couple de grands bourgeois et leurs enfants fuyant je ne sais quelle révolution survivent à travers l'Altiplano et la forêt amazonienne grâce à l'aide d'un indien tout en continuant à se donner du "mon ami" et du "mon amie". Rien que ça vous change de votre vie au sein du "Pays Noir".

Mon "auteur" suivant fut Jigé et son extraordinaire vie de Robert Baden-Powell parue en feuilleton et en images dans le journal de Spirou.

Après cela, j'ai lu des centaines de livres des collections pour la jeunesse, livres écrits à l'intention des jeunes ou versions adaptées d'auteurs pour adultes. Glissons.

Un jour, dans le secondaire, devant préparer une élocution sur un auteur "moderne" j'ai acheté un bouquin intitulé "Saint-Exupéry par lui-même". C'était tellement bien foutu qu'au bout de plusieurs années j'ai fini par acheter et lire tout Saint-Exupéry et à peu près tout ce qui est paru à son sujet avant 1980.

Tant que j'en suis à ces auteurs dont j'ai tout lu, je citerai donc Amélie Nothomb (avec plus ou moins de plaisir selon les cas) et Daniel Pennac (ah, la tribu des Malaussène !).

Viendront ensuite ceux dont j'ai presque tout lu : Erik Orsenna (ah, Madame Bâ !), Jacqueline Harpman (Moi qui n'ai pas connu les hommes). Je passe sous silence, bien qu'ils appartiennent à la même catégorie toute une chiée d'auteurs de polars et je ne vous parle pas de la littérature fantastique sauf pour en extraire Jean Ray, Edgar Poe et Mary Shelley.

Il y a aussi ces livres improbables comme ce "Conquêtes et problèmes de la science contemporaine" écrit par Bernhard Bavink entre les deux guerres mondiales, trouvé chez un bouquiniste et qui, tout dépassé qu'il fût pour le côté technique, n'en posait pas moins très clairement les problèmes de l'éthique scientifique, ce qui ne m'a pas empêché de le mettre aux vieux papiers lors de mon déménagement.

J'ai même tâté de l'un ou l'autre philosophe comme André Comte-Sponville.

Quoi ? Il en manque encore trois ? Allez, en vrac et pour mille mauvaises raions : Gore Vidal (et son Julien), Umberto Eco (j'ai bien aimé "Lector in Fabula") et... Amin Maalouf tiens !

Que tous les autres que j'ai aimé, passionnément, m'excusent à défaut de me pardonner.


6 avril 2009

Le fin mot de l'histoire

Certains d'entre vous se souviennent peut-être de cette aventure sur mon autre blog, laquelle avait donné naissance à un billet de Papistache.

Ce matin, je ne remonte pas d'avoir déposé mon épouse chez son kiné, je descends l'y récupérer.

Passant devant l'église, je tombe sur la même dame qui me fait à nouveau des signes insistants. Je m'arrête et baisse la vitre de son côté.

Et là, elle me bon(n)it une histoire à propos de sa mère qui a fait un deuxième malaise cardiaque, d'un chien qu'elle était censée promener, de l'état de sa peau et de ses yeux, de son dernier euro dépensé je ne sais où, pour finir par me demander si je ne pouvais pas la dépanner de vingt euros pendant trois mois.

Tout en admirant la précision de ses exigences, je me suis contenté de lui dire que je n'avais pas ces vingt euros sur moi. Un doute m'avait effleuré : si je faisais mine d'accéder à sa prière, n'allait-elle pas m'expliquer qu'il s'agissait de vingt euros par mois pendant trois mois ? Quand on tombe sur un imbécile, vaut mieux pousser son avantage, n'est-ce pas ?
Bref, la fois précédente elle ne m'avait pas pris pour un autre con, mais pour un con tout court, comme cette fois-ci.

Cette aventure m'a fait souvenir d'une autre : il y a des gens qui ont de l'imagination et qui sont organisés.

Il y a bien longtemps de cela, je vais cueillir quelqu'un à la gare.  Alors que je pénètre dans celle-ci, un gaillard m'accoste (je dois avoir une tête de pigeon) et m'explique qu'il doit se présenter avenue Louise pour un entretien d'embauche, mais qu'il n'a pas de quoi payer le tram. Pour confirmer ses dires, il me met sous le nez une convocation sur papier à en-tête et tout et tout. C'est quand je lui ai dit que je n'avais pas de monnaie sur moi mais que, pour ne pas lui faire rater cette chance de trouver du boulot, j'avais ma voiture à deux pas et que j'allais me faire un plaisir de le déposer avenue Louise, qu'il s'est tiré en me traitant de con. Confirmation bien inutile, j'étais déjà au courant !

À la demande générale de Papistache, petit edit :

 


2 novembre 2023

Tout ça, c'est la faute à Tintin !

 
Je viens de m'apercevoir  que je suis plus âgé que l'état d'Israël !

Mon premier contact avec ce pays date de ma lecture de "Tintin au pays de l'or noir". Dans la première version de cet album, celle publiée en 1950, Tintin débarque à Haïfa en Palestine mandataire, se fait arrêter par les autorités anglaises et libérer par une opération coup de poing de l'Irgoun qui l'avait confondu avec un de ses membres.

Donc, quand j'ai rencontré Israël, c'était pas encore Israël.

Ensuite, quand j'étais dans le secondaire, j'ai eu quelques copains qui allaient passer une partie de leurs vacances à jouer les kibboutzniks.

Occurrence suivante : ma fiancée, à la fin de ses études, se farcit un travail avec pour point de départ un bouquin qui faisait Führer fureur à l'époque : "Le dernier des Justes", un Goncourt vachement attaqué par la suite. Elle avait à cette occasion reçu quelques documents de l'ambassade d'Israël qui décrivaient le paradis qu'était cette jeune nation où émigrés juifs majoritairement européens vivaient en parfaite entente avec la population locale, jusque dans les écoles. J'ai failli pleurer, c'est vous dire...

En fait de cohabitation, les choses ont été de mal en pis entre l'extension du territoire, les occupations, les colonies et la création d'un immense ghetto arabe autour de Gaza (transformé ces derniers jours en c·h·amp d'extermination).

À force de s'asseoir sur les résolutions de l'ONU en brandissant l'atout de leur fonds de commerce : la Shoah,  les sionistes ont enfanté le Hamas et entamé à l'égard des Palestiniens ce qu'ils reprochent aux autres d'avoir fait à leur peuple : un génocide ! Tout ça sous la conduite d'un mec qui, s'il n'avait pas été prêt à toutes les compromissions pour se faire réélire, se serait retrouvé en taule.

Remarquez que je n'ai rien contre les juifs (en dehors de ce que je reproche à toutes les religions : d'avoir créé des dieux pour mieux asservir les hommes). D'ailleurs ma bru finement pétillante est d'origine ashkénaze. Ce sont ces "faucons" qui prêchent la paix pour mieux faire la guerre qui me chatouillent. Et pourquoi diable le Hamas a-t-il été leur fournir l'occasion qu'ils attendaient avec tant d'impatience ?

Deuxième  "Pourquoi diable" : et pourquoi diable l'ONU (ce "machin", comme disait de Gaulle) a-t-elle décidé (et ça, pour une fois, les sionistes ont chaudement approuvé) que pour des raisons "historiques" les israélites avaient droit à un morceau de Palestine alors que leur état avait été rayé de la carte par l'empire romain, état qu'ils avaient d'ailleurs créé au détriment des cités-états de Canaan ? C'est comme si les Belges voulaient annexer Dijon sous prétexte que le Téméraire avait fait de Bruxelles la capitale des États bourguignons... (d'ailleurs l'argot des malfrats de Bruxelles au siècle dernier s'appelait "le burgondje").

Ouais, je sens que la moutarde me monte nez...


 

20 février 2022

Vous chantiez ? J'en suis fort aise...

 
Ce matin, sur le retour de la promenade du chien qui est une chienne, la radio diffuse des extraits de l'opéra de Gluck "Orphée et Eurydice".

Bien que le texte soit en français, je ne comprends pas très bien, c'est ce qui (entre autres choses) m'énerve dans l'opéra.  Certaines maisons d'opéra actuelles qui ont bien compris le problème, sont équipées de projecteurs qui affichent le texte pour que le béotien puisse suivre. Je dois bien concéder quelques exceptions comme Nathalie Dessay (qui fait dans le pop-rock-folk depuis ses ennuis aux cordes vocales) et l'énergique Cecilia Bartoli (quelle femme!).

Personnellement de cette histoire mise en musique, je préfère les versions de l'Orfeu Negro d'Antonio Carlos Jobim et de l'Orphée aux Enfers de Jacques Offenbach. Ben oui, j'aime le carnaval et le french cancan ! Vous pas ?

Tout ceci n'est que parenthèse. Ce qui m'est venu à l'esprit en entendant (plus ou moins et non, je ne dois pas aller chez Laperre) l'Orphée clamer au monde son inégalable malheur, alors qu'il avait bêtement qu'à pas (comme on dit à Bruxelles) se retourner, c'est que, finalement, cette manie du "Tout tout  de suite !" qu'on reproche si facilement au monde e-commerçant d'aujourd'hui n'est peut-être pas si si récent que ça...


 

30 octobre 2020

Jouons le con finement...

 
La Première, six heures cinquante.

En prélude au reconfinement inmanquable, on programme la chanson de l'égérie du mouvement : Camélia Jordana !

Non, non, non, non
Je ne veux pas prendre l'air
Non, non, non, non
Je ne veux pas boire un verre
Non, non, non, non
Je ne veux pas l'oublier
Non, non, non, non
Je ne veux pas m'en passer
J' veux juste aller mal
Y a pas de mal à ça
Traîner, manger que dalle
Écouter Barbara
Peut-être qu'il reviendra
Non, je ne veux pas faire un tour
À quoi ça sert de faire un tour?
Non, je ne veux pas me défaire
De ce si bel enfer
Qui commence à me plaire
Je n' veux pas quitter mon salon


11 novembre 2019

Mais qui se souvient d'André Verschueren ?

 
Ben moi ! Mais c'est pas de ma faute, je le jure, c'est à cause de Souchon qui sévissait ce matin sur mon réveil-radio DAB+ (faut vivre avec son temps, pas comme Alain qui voudrait retrouver une âme fifties !).

Il a toujours été comme ça, Alain, accordéon, bagadou et flonflons à la fraise...

Donc, un petit coup d'André ? C'est lui qui l'a voulu, il avait qu'à pas !

Non, non, ne me remerciez ps !

(Et si ça vous chante, j'ai quelques Yvette Horner)


23 mars 2019

Message du Seigneur

 
Hier, tandis que j'attends l'heure d'aller récupérer mon épouse à son expo, un coup de sonnette retentit.

Un brin masqué par ses grésillements et les aboiements du chien, mon parlophone me crachote à l'oreille :

— Bonjour Monsieur, puis-je vous poser une question ?

— Faites...

— Pensez-vous que la souffrance s'arrêtera un jour ?

— De quelle souffrance me parlez-vous donc ? (Va-t-en savoir, peut-être que Gaïa fait aussi du porte à porte) S'il s'agit de celle des hommes, je crains qu'elle ne s'éteigne qu'avec eux, ce qui, à mon avis ne saurait tarder.

— Croyez-vous en Dieu, Monsieur ?

— Je crains bien que non.

— Alors, excusez-moi, je voulais vous parler de Dieu, au revoir Monsieur !

— Au revoir.

Décidément, ce démarcheur de Dieu me semble bien moins coriace que ses prédécesseurs. Faut dire que ça fait des années que je n'en avais plus entendu. Je parie que ce n'était pas un des habituels témoins de Jéhovah, ils sont plus accrocheurs.

La voix, pour ce que j'en ai pu entendre me semblait plutôt appartenir à un noir une personne de couleur (je ne voudrais pas me fâcher avec ma copine Eliane, ex-directrice du centre pour l'égalité des chances). Il y a une église évangélique dans le coin.

Remarquez que je suis sans doute un peu responsable de la brièveté de son intervention, j'aurais peut-être dû être moins affirmatif quant à mes croyances, et déclarer par exemple "Cela dépend de ce que vous entendez par Dieu", c'est toujours intéressant de se voir expliquer le concept, après tout je ne suis qu'un agnostique et il y a peut-être une version "divine" susceptible de me faire réfléchir à la question.

Mais bon, y avait Morse à la télé !


12 juillet 2016

Dans ma petit tête

L'autre jour, je suis entré dans la cuisine pour préparer le petit-déjeuner avec dans la tête la mélodie d'Angelina. L'ennui, c'est que je connais trois versions chantées de cet air, toutes avec des paroles différentes, si bien que je m'y perds un peu. Il y a la version universellement connue de Louis Prima, celle dans le même esprit du Grang Jojo et, extirpée de mes souvenirs de jeunesse, celle de Tino Rossi.

Dans ma petite tête, j'essaie de les classer par ordre chronologique (Rossi, Prima, Jojo) puis, je passe à autre chose : dans les deux versions les plus récentes il est question de macaroni et de spaghetti, dans celle du sirupeux Rossi, pas du tout.

Les macaronis me rappellent que dans ma prime jeunesse on appelait ainsi les immigrés italiens venus ramasser la silicose dans nos charbonnages. Espoir d'un début d'intégration, certains y ajoutaient même "Soubry" une marque de pâtes tout ce qu'il y a de belge.

Moi, dans mon école primaire de Montignies-sur-Sambre, mon meilleur ami s'appelait Roberto Botti et ça a été une déchirure lorsque j'ai dû déménager pour rencontrer Maria...

Les spaghetti, eux, m'ont rappelé une autre histoire : lors d'un échange international, nous avions logé dans les chambres de nos enfants partis au camp deux animateurs scouts italiens. L'un appartenait au scoutisme catholique, l'autre, comme nous, au scoutisme pluraliste (mais tous deux étaient catholiques). L'un était le fils du procureur en charge à l'époque de l'attentat de la gare de Bologne, l'autre sortait des Dolomites et ses compagnons du centre de l'Italie le surnommaient "El Tedesco".

Le premier est un peu maniaque et lorsque nous les emmenons au restaurant, il se refuse à manger autre chose que des spaghettis avec du beurre (dure négociation dans un resto spécialisé dans la viande chevaline). Chez nous, il tient absolument à nous préparer des spaghetti alla carbonara, mais il veut des spaghetti en paquets longs que je finirai par dégoter. J'avais oublié qu'alors, on ne trouvait que des spaghetti d'une soixantaine de centimètres de long, les Italiens les emballaient sans les plier alors que nous les pliions en deux pour avoir de plus petites boîtes, aujourd'hui, on ne trouve plus que des tronçons d'une bonne vingtaine de centimètres.

Après, j'ai perdu le fil, sans doute à cause des quartiers d'orange qui se bloquaient dans la trémie du slow juicer et réclamaient mon attention...


20 avril 2020

Vous permettez, Monsieur

 

Ce matin, promenade du chien oblige, sur le côté sud du champ longeant le Craetbos, je marche avec précautions sur le résidu étroit (une quinzaine de centimètres) et bosselé de la trace pédestre ayant échappé au gai laboureur*.

Dans mon dos, une voix dit : "Bonjour !"

Comme, apparemment je ne réagis pas assez vite à son gré, elle insiste : "Bonjour !"

Et tandis que je me retourne, elle ajoute : "Est-ce que je peux vous dépasser ?"

Je réponds "Certainement !" tout en escaladant la première crête du labour. La propriétaire de la voix, une gazelle légère (mais pas court vêtue, elle est en training), raison pour laquelle je ne l'avais pas entendue arriver, me remercie et reprend sa course.

Je n'ai pas pris la peine (elle était trop pressée) de lui faire remarquer la nuance qu'il y a entre "Puis-je vous dépasser ?" et "Pouvez-vous vous écarter ?"

Parce que si elle avait voulu me dépasser, elle n'avait nul besoin de m'interpeler : il lui suffisait de me contourner en pénétrant elle-même dans les labourés.

Mais elle préférait certainement que ce soit moi qui encrasse mes godasses dans le limon rendu bien gras et collant par la pluie de la veille plutôt que ses baskets (ou tout autre nom que puissent porter ses chaussures de course).

À quelque-chose malheur est bon : je viens de saisir toute la nuance qu'il y a entre jogging et cross country !


* J'ai exploré le net en long et en large pour trouver une version chantée de la chose. À la grande époque où la France exhibait encore avec fierté ses mamelles labourage et patûrage, on  avait écrit un truc dont je me rappelle vaguement le début des paroles :

Holà, mes bœufs, voici que point le jour,
Le gai fermier s'en va joyeux à son labour
Il faut tracer le rude et droit sillon
Pour récolter les gerbes d'or de la moisson !
La glèbe geint au soc qui la disjoint

etc

Je regrette bien de ne pas l'avoir trouvée parce que c'était presqu'aussi marrant que "Les bœufs", pauvre Jeanne...

 

25 décembre 2013

Ein Weihnachtsoratorium

Dans le tram 3, l'inmanquable accordéoniste interprète, j'irais même jusqu'à dire réinterprète, un medley d'airs que je reconnais  ("Sous le ciel de Paris", je suis certain) ou crois reconnaître dans leurs notes de début parce qu'après, l'improvisation domine et finit par prendre des chemins audacieux. Le massacre est cependant moins sanglant que celui que je vous avais rapporté dans un billet antérieur.

Comme, courses de fin d'année obligent, le tram est plutôt bondé, j'en suis à me demander comment le virtuose de l'impro à soufflet va se débrouiller pour passer dans son public captif, lorsqu'une petite fille émerge d'entre deux voyageurs, munie d'un gobelet en carton paraffiné et le tend dans ma direction. Comme elle est très jeune, je me laisse attendrir malgré la piètre prestation du musicien, plonge la main dans ma poche et la ressors avec quelques pièces de monnaie. Au moment où je tends la main pour laisser tomber une pièce de deux euros dans son récipient, la fillette donne un coup de celui-ci sous mes doigts, dans le but de me faire lâcher le reste de la monnaie. J'ai tenu bon, mais j'étais à deux doigts, c'est le cas de le dire, de lâcher.

Une pro ! Six ans et pro de la manche... 

Et je crains fort que ce ne soit pas demain qu'elle verra les bancs de l'école.


4 décembre 2009

Geste commercial

Fin juillet, nous sommes entrés dans un restaurant italien à Wemmel : "Al Peperone". Nous vivions depuis quarante ans à moins de deux kilomètres de là mais ne l'avions jamais fréquenté.

Comme il nous avait beaucoup plu, nous y sommes retournés très régulièrement, regrettant de ne l'avoir découvert que quelques mois avant de devoir déménager.

Voici quinze jours nous y faisons un saut et commandons un carpaccio d'espadon. Le patron se trompe et nous en fait servir un de saumon. Nous ne signalons pas la chose et continuons notre repas comme si de rien n'était.

Ce midi, comme le ring était irrémédiablement embouteillé, nous faisons un détour par la banlieue nord pour rentrer chez nous. Ce trajet nous amène à passer devant le restaurant et je propose à mon épouse d'y manger une simple pizza.

Accueil comme toujours chaleureux et prévenant d'un membre du personnel qui nous installe à une table et prend notre commande.

Survient alors le patron qui nous serre la main, s'inquiète de notre santé et nous déclare : "Lors de votre dernière visite je vous ai servi du saumon alors que vous aviez commandé de l'espadon et vous n'avez rien dit. Je l'ai découvert en me couchant car je me repasse toujours alors le déroulement de la journée. Je suis vraiment désolé !"

Nous l'assurons qu'il n'y avait pas là de quoi fouetter un chat et attendons nos pizzas. Mais à notre grande surprise, il nous a d'abord été servi... un carpaccio d'espadon !

Ça, c'est un commerçant, n'est-ce pas ?

Mais le plus étonnant dans tout cela, c'est qu' il ait pu se souvenir de la chose : ce restaurant est ouvert midi et soir, sept jours sur sept et il doit y défiler, à vue de nez, entre cinquante et quatre-vingt personnes par jour.

Ces Italiens m'épateront toujours !


29 juin 2023

Hep, taxi !

 
Oui, je sais, le titre commence à s'user...

Donc, Louise continue son périple au pays d'Harry Potter et de Nessie. Elle n'a rencontré ni l'un ni l'autre et rentrera en fin de semaine.

Pour pouvoir faire ce voyage, elle a bien sûr dû prendre des jours de congé.

Du coup, elle n'en a plus suffisamment pour partir en voiture avec ses parents voir sa grand-mère bretonne, Anne... (de Bretagne donc). Elle ira donc en compagnie de sa sœur les rejoindre plus tard pour une semaine. Pour ce faire, elles emprunteront le TGV.

Question très difficile : devinez qui qui va déposer le duo à Lille-Europe pour sept heures du matin le jour de leur départ (et les récupérer une semaine plus tard)?

Vous avez la réponse ?

Bravo, vous êtes doué·e·s !


 

13 février 2019

Addendum (Elle est pas belle la vie - 2)

 

Depuis le dernier weekend, Canalblog est à nouveau entré dans une de ses phases délirantes : ruptures de connexion, apparition et disparition de commentaires...

La première fois que ce dernier phénomène s'est produit, c'était sous mon billet à propos du mur (du  palais de Laeken). Comme tout avait été normal jusque là, j'ai même pensé que les flics avaient rétabli la censure. Mais ça a fini par s'étendre à d'autres billets et à d'autres blogs et il n'y a plus eu aucun doute sur l'origine des perturbations : Canalblog et ses poussées de fièvre surtout le weekend.

Bref, hier soir quelques commentaires à propos de mon dernier billet ont disparu, fait vérifié dans mon espace de gestion du blog : ils ne sont pas en attente de publication, ils ont été effacés !

Parmi eux se trouvait, fait rarissime, un commentaire de mon épouse.

Elle vous y racontait ma mésaventure de lundi matin, je vais donc vous la restituer sous forme de billet (si Canalblog consent à le publier).

L'organisation de nos semaines avec Louise se déroule de la façon suivante :

  1. Le dimanche soir au sortir de sa virée au manège, toute la famille de ma fille, chien compris, débarque pour déposer Louise et son bagage (on en profite pour boire une bière (ou deux)).
  2. Les lundi et mardi matin je procède comme décrit dans mon billet précédent.
  3. Le mardi soir, nous embarquons le bagage de Louise et la récupérons à son travail pour la reconduire  chez elle (où on en profite....)
  4. Le mercredi, jour où elle ne travaille pas, je vais récupérer Louise et sa valoche aux environs de midi pour qu'elle vienne prendre le repas avec nous et suivant qu'elle a cours de saut ou pas, je la dépose au manège pour 15h30 ou 17h30 et je vais l'y récupérer quand elle m'appelle un peu après 19h.
  5. Pour les jeudi et vendredi matin voir point 2
  6. Dans la journée de vendredi je passe chez ma fille déposer le bagage navetteur et Louise rentre chez elle en bus (ou ses parents vont la récupérer à son boulot s'il y a soirée au manège)
  7. La boucle est bouclée, vous pouvez recommencer au point 1.

Pour une ou des raisons que j'ignore, dimanche passé le groupe se déplaçait avec deux voitures. Au moment de repartir, comme Emilie n'avait pas besoin de la sienne le lendemain matin, ils ont décidé de rentrer avec la voiture de ma fille et Emilie a laissé la sienne chez nous parce que chez eux le soir, trouver une place de stationnement relève du miracle et ma fille n'a qu'un emplacement dans un garage local.

Mon épouse avait proposé cette solution parce que le lendemain nous avions, elle et moi, rendez-vous chez notre médecine qui habite dans leur quartier et nous pourrions ainsi ramener la voiture et la garer devant leur maison.

Quand mon épouse est sortie du garage avec le veau qui nous sert de voiture, elle m'a trouvé fort occupé à transférer le (monumental et capharnaumesque) contenu du coffre de mon ancien (et nerveux) véhicule sur la banquette arrière de celui-ci, question de pouvoir accéder au cric, à la clé à pipe et à la roue de secours vu que le pneu arrière gauche était orné sur l'angle de la bande de roulement (quasiment à niveau avec les marqueurs d'usure) d'une magnifique vis autoperforante à tête en croix et avait perdu son petit air "gonflé à bloc".

Avec les indispensables jurons de circonstance (mon poids debout sur la clé ne suffisant pas à desserrer les boulons de la jante, il m'a fallu ouvrir la portière pour tirer en plus de toutes mes forces sur le rebord du toit) j'ai procédé à l'échange des roues.

Au lieu de me rendre chez la médicastre, je suis donc allé chercher Emilie et nous sommes allés faire monter un nouveau train de pneus arrière sur ma sa voiture (13 ans et 225000 km).

Comme ma petite-fille ne savait pas s'il lui restait assez d'argent sur son compte courant, c'est moi qui ai réglé la facture avec ma carte Visa.

Côté remboursement, j'ai comme un léger doute, mais d'un autre côté j'ai économisé les trente-quatre euros de la consultation chez ma médecine non conventionnée, tout n'est pas perdu !


12 septembre 2019

Mon œil !

 

Je me lève la nuit pour un petit pipi (Mouarf, un alexandrin ! Serais-je pas repris par mes anciens démons ?)

Donc, je me lève et entre dans la salle de bain les yeux mi-clos et qu’aperçois-je ? Des lignes de caractères, me semble-t-il…

Je ne parviens néanmoins pas à en faire des mots.

Mon esprit cartésien me souffle que cela doit avoir à voir (si j’ose dire) avec la transition de la vision nocturne à la diurne, des bâtonnets aux cônes, si vous voyez ce que je veux dire.

Heureusement, parce qu’une voix insidieuse me susurre à l’oreille « Ce sont les aventures de Lila et Lenù qui te sortent par les yeux ! ».

Et je ne suis qu’au milieu du troisième tome…

Comment ?

Quand j'aurai terminé ?

Je sais pas, je suis en mode pause pour cause de lecture d'urgence du Stamboul Train de Graham Greene dont j'aurais recommandé la lecture à l'Adrienne alors que tout ce que j'en savais, c'était le titre.

Je progresse, on vient de passer Bruges mais le train ne roule pas très vite : je n'ai dégoté que la version en langue originale.


14 avril 2024

Trois ans...

 
... à quelques jours près.

Vous vous rappelez ce mec qui m'avait trouvé une personnalité "charismatique" ?

Il est revenu !  Son opinion n'était valable que pour trente-six mois.

Mon courtier m'avait prévenu avec les ménagements d'usage. Ça m'a étonné (non, pas de la part de mon assureur) : sa visite précédente était encore bien présente à ma mémoire, comme si ça s'était passé hier.

Bon, ben nous avons pu continuer la conversation. Ses PSA sont toujours modérément inquiétants (les miens sont au minimum syndical : j'ai plus de prostate depuis 2004).

Il m'a interviewé sur ma santé, mes kilomètres parcourus (15000 l'an dernier, beaucoup pour mon âge juge-t-il), ma consommation d'alcool, ma vue, etc...

Nous avons maudit ensemble les embouteillages, les travaux récurrents, les filles à trois sur une trottinette, certains vélos électriques qui peuvent atteindre les 100km/h.

Il n'a toujours pas jugé utile de me faire passer un test de conduite  et m'a abandonné en me donnant rendez-vous dans trois ans.

Je suis impatient de lire son rapport (pour peu que mon courtier pense à m'en donner copie).  Tu vois pas que j'aurais perdu mon "charismatisme" !


PS(T) :
 

Je sais, on dit "Charisme", mais c'est moins drôle...
D'ailleurs, ne dit-on pas "rhumatismes" ? (je le sais : j'en ai !)

 


 

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