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7 novembre 2022

Le ver du jour

 
Ce matin, surgi de je ne sais trop où, c'est le tralala qui me trottait en permanence dans la tête.

Mais si, vous connaissez : "Avec son tralala, son petit tralala, elle n'avait pas besoin de castagnettes..."

Bon, c'est tout ce dont je me souvenais. Aussi me suis-je mis à la recherche de la version complète et je suis tombé sur ceci :

(Si vous vous sentiez floués, version complète ici : https://youtu.be/qXFNnQtDGsE )

Et du coup, je me suis rappelé qu'on avait donné ce film récemment à la télé. Bon, "récemment" à mon âge, ça pourrait encore bien être l'an dernier !

J'avais vu le début du film et puis, j'ai abandonné Blier à ses emmerdes...

Mais j'avais eu le temps de voir cette scène où quelques gaillards sont réunis dans un local autour d'un bureau et d'un piano et travaillent à un spectacle. Ce qui m'a frappé, c'est que bien qu'étant à l'intérieur, ils portaient des manteaux et même des couvre-chefs !

J'en ai conclu que nous n'avions rien inventé pour économiser l'énergie. L'était vachement moderne le vieux cinoche !


 

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17 octobre 2021

C'est bien parti !

 
Le grand bonheur avec Saint-Valéry sur Somme, c'est le parking !

Bien sûr, il y en a un gratuit assez loin en dehors du centre-ville, mais partout ailleurs, c'est payant !

Lors de nos séjours précédents, je me rendais à la mairie locale où la section police délivrait une carte de stationnement valable pour deux semaines moyennant 70€.

Avant de partir, j'avais demandé si la chose était toujours d'actualité.

"Plus la peine" m'avait répondu le service administratif du lieu "Avec nos nouveaux horodateurs, il vous est possible d'obtenir un forfait hebdomadaire pour 40€".

Donc, dès notre arrivée Place du Jeu de Battoir, je suis allé me fournir de ce document à l'horodateur le plus proche (n°88, c'est écrit dessus). Tout s'est bien passé : encodage du numéro d'immatriculation, choix du forfait hebdomadaire, paiement par carte de crédit, jusqu'au petit bruit "pfrrrrt" du mécanisme d'éjection du ticket.

Sauf que je n'ai pas reçu de ticket : ou il n'y avait plus de papier, ou il y avait un problème de bourrage.

Comme la mairie est fermée le samedi après-midi et le dimanche, j'ai dû aller acheter un deuxième document auprès d'un autre horodateur, question d'éviter les embrouilles avec les képi-boys de la surveillance du stationnement.

J'ai découpé un morceau du sac papier des sandwiches du midi pour y rédiger un avis signalant le problème aux pauvres conducteurs en recherche de stationnement et je l'ai collé sur l'écran de la chose au moyen d'un tensoplast, le seul truc autocollant que nous avions en notre posession.

Demain, je vais faire une petite visite à la mairie pour voir ce qu'ils en pensent, de leur bandit manchot !


 

28 mai 2021

Leçons particulières

 
Les aventures de l'Adrienne et son Léon m'ont fait souvenir du temps de mon école primaire.

À l'époque, il n'y avait pas, comme aujourd'hui, d'épreuve de fin de niveau externe et obligatoire. Néanmoins, on organisait dans chaque canton une épreuve de fin d'études primaires réputée difficile et baptisée, ô joie, l'examen cantonal.

Cette épreuve n'était donc pas obligatoire et les instituteurs des diverses écoles communales ne poussaient à s'y inscrire que leurs meilleurs élèves, inutile d'avoir l'air con, n'est-ce pas...

Quand je suis entré en cinquième primaire, mon instituteur (une espèce de génie de l'éducation dont je vous ai déjà parlé et qui menait de main de maître l'instruction parallèle des six niveaux) s'est mis en tête de me faire participer à cette épreuve à la fin de l'année scolaire, si bien qu'après ma journée de classe normale, il m'emmenait chez lui (c'était pas loin : son logement de fonction communiquait avec l'école) pour me faire ingurgiter en supplément la matière de la sixième année.

Il m'avait sans doute pris pour une sorte de surdoué alors que j'étais bêtement curieux de tout et doté d'une bonne mémoire. Faut dire qu'au milieu de quelques gamins dont le rêve était de finir porion dans un charbonnage ou laboureur à traction chevaline comme leur fermier de père, c'était pas très difficile de passer pour une lumière.

Bref, j'ai eu du boulot pour l'année et mon instit a pu me conduire dans sa quatre chevaux Renault (celle qui servait à nous montrer comment fonctionnait un moteur à explosions) dans une école d'Houdeng-Aimeries où avait lieu l'examen.

J'ai pas fini premier mais presque et il avait l'air satisfait. Moi, ça ne m'a pas servi à grand chose : j'aurais pu entrer directement à l'athénée mais mes parents ont jugé que j'étais trop jeune et j'ai donc effectué normalement ma sixième primaire. Comme je n'avais plus rien à étudier, c'est moi qui ai aidé le maître à apprendre à lire, écrire et calculer aux première et deuxième années.

J'aurai fait de tout dans ma vie !


9 avril 2021

À propos de graines

 
Madame Jaja, mon ex-collègue et toujours amie, m'a averti du décès de l'épouse d'Antoine, ex-collègue lui aussi mais un peu perdu de vue ces derniers temps.

Antoine, quel personnage étonnant ! D'origine libanaise, il était, contrairement à moi, hyper-qualifié pour le boulot qu'il faisait à l'époque. Jugez plutôt :

  • Master of Science, Université de Beyrouth
  • M.Sc (DEA) Liquid State Physics, Université Paris VI
  • Ph. Doc Physical Science, Université Paris VI
  • Post-Doc Polymer Science, Université du Massachussetts

Malgré ça, il a toujours refusé de posséder et encore moins d'utiliser un GSM. Même s'il parlait (et j'imagine qu'il les parle toujours aujourd'hui) huit langues : français, anglais, néerlandais, libanais, arabe, italien, espagnol et polonais.

Pourquoi diable polonais, me demanderez-vous.

Eh bien , parce que sa charmante épouse que j'ai eu l'occasion de rencontrer quelques fois lors de sorties au temps de notre activité commune était Polonaise.

Du coup, vous comprenez mieux ce que viennent faire les graines là-dedans : quand, à l'instar de la mère de ma bru, son épouse, en digne Polonaise, voulait réaliser un gâteau aux graines de pavot (Makowiec), c'est lui qui était chargé de les moudre. Manuellement, bien sûr !

Vous voyez le lien avec le billet précédent ?


4 avril 2021

Cruel dilemme

 
Hier soir à la télé, alors qu'ordinairement il ne se passe rien, j'ai le choix entre le nouvel épisode de la série "Capitaine Marleau" et la première rencontre du Tournoi des six nations au féminin.

Encore sous l'emprise de la dernière participation de joye au défi du samedi et soutenu dans mon choix par mon épouse qui prétend ne rien comprendre aux règles du rugby même pratiqué par des femmes, j'opte pour la série policière.

La capitaine est pareille à elle-même. Je dirais même de plus en plus pareille à elle-même : si la moindre enquêtrice se comportait comme elle, elle ne ferait pas  un jour avant de se faire éjecter de n'importe quelle brigade de gendarmerie, fût-elle française ! Cela enlève évidemment beaucoup à la crédibilité du scénario.

Ce n'est donc qu'aujourd'hui que j'ai pu assister en différé au match entre les Galloises et les Françaises.

J'aurais pu écrire "France - Galles", mais la vanne était peut-être un peu trop facile même si le match s'est déroulé à... Vannes.

Autant, en bon Belge, je voue le quinze de France masculin aux gémonies, autant j'adore voir jouer "Les Affamées" !

J'ai pas été déçu, malgré un petit passage à vide en début de deuxième mi-temps, elles ont marqué huit essais aux pauvres Galloises, score final 53 à 0.

En plus, l'arrière* habituelle de l'équipe française, Jessy Trémoulière (élue l'an dernier meilleure joueuse française), est une sorte de copie conforme de ma petite-fille Émilie. Sauf qu'Émile ne joue pas au rugby, contrairement à Borys, le fils de ma bru, elle fait de l'équitation (quand elle ne joue pas maître-nageur).

Plus je le regarde, plus je trouve le rugby féminin enthousiasmant. Normal, me direz-vous : on ne se refait pas !


* Si la dénomination des postes de l'équipe du jeu à XV vous échappe, voyez ici.

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23 avril 2020

À la demande expresse de Madame Chapeau

 

J'ai la vague impression d'avoir déjà raconté ce fait héroïque de ma part quelque part, mais j'ai beau fouiller mon blog, je ne retrouve pas ce récit.

Donc, pour répondre à la question de la personne citée dans le titre, non, je ne suis pas un ancien joueur de rugby, mais (car il y a toujours un "mais", n'est-ce pas) un jour, j'ai fait une tentative.

C'était il y a bien longtemps, j'étais chef de la 25ème Unité de la Fédération des Éclaireuses et Éclaireurs (de Belgique). La troupe des éclaireuses organise un petit séjour à la Fresnaie, un domaine appartenant aux scouts catholiques à Dworp.

Je décide donc de leur faire une petite visite de courtoisie (elles, elles disent plutôt "une inspection"), visite au cours de laquelle elles m'annoncent qu'elles vont faire une petite partie de rugby dans la prairie à l'arrière du chalet.

Par "rugby", elles entendent un truc aux règles simplifiées et aux équipes restreintes (de toute manière, contrairement à aujourd'hui, je ne savais de ce sport à l'époque que ce qu'elles venaient de m'en dire), truc auquel elles m'invitent à participer et elles me collent dans la ligne de défense d'une des équipes.

Au bout de quelques minutes de jeu je vois foncer vers moi, volle speed, la cheftaine de troupe. Héroïquement je la ceinture à bras le corps pour arrêter sa charge.

Son totem était "Bison" et, croyez-moi, dans le scoutisme, les totems sont rarement usurpés !

Mon intervention l'a à peine ralentie et elle m'a entraîné avec elle dans l'en-but pour y plaquer le ballon au sol.

Moralités :

  • quand ton adversaire est plus maousse que toi, plaque aux jambes !
  • si tu fais pas le poids pour le rugby, joue à la belote !

Bon, c'est malin, maintenant, d'autres souvenirs me reviennent !

À La Fresnaye, j'ai organisé des camps de formation et même, j'ai assisté à la soirée de mariage d'un chef de troupe éclaireur, soirée animée par... Sttellla !

Mais ce sera pour une autre fois...


3 avril 2020

Vocation (ter)


Dans son commentaire sous mon billet du 2 avril, mon neveu Joe m'enjoint de raconter comment est née ma vocation de boy-scout.

Il supposait sans doute que le "sauvetage" de mon voisin y était pour quelque chose, mais ce n'est pas le cas.

J'ai raconté ici mes premiers contacts avec le scoutisme dans une colonie de vacances organisée par l'employeur de mon père (le groupe Empain à l'époque) et animée par des routiers (en uniforme). C'est la première fois que j'ai rencontré ces mecs bizarres portant des noms d'animaux, je me rappelle encore quelques uns :

  • Ramier, qui m'avait fait découvrir la nature mieux que tous les cours de bio
  • Pivert, qui était champion du Hainaut au javelot
  • Éléphanteau, volumineux étudiant en médecine
  • Maki, un joyeux drille toujours la plaisanterie à la bouche
  • Zébu qui grattait lamentablement une guitare et ne connaissait qu'une chanson : Moi mes souliers de Félix Leclerc

Ces gaillards m'avaient fort impressionné et je rêvais moi aussi de faire du scoutisme, mais l'unité la plus proche se trouvait à Mons, un peu trop loin pour que je puisse m'y inscrire.

Dans la fièvre de mes dix ans, j'ai donc décidé de m'y atteler tout seul. J'ai embrigadé mes voisins pour constituer une mini-patrouille. Nous n'avions pas d'uniformes mais j'avais fabriqué des nœuds d'épaule et des foulards.

Nous avions élu comme terrain de jeu le petit triangle boisé situé entre la Haine, la canal du Centre et la voie de chemin de fer Mons-Charleroi.

C'est en rentrant de là que s'est déroulé l'épisode qui avait éveillé l'attention de mon neveu : le plus jeune des deux frères, plutôt que de marcher comme nous sur le replat de la berge s'amusait à circuler au ras de la pente de marne descendant vers la rivière et il a glissé.

Quand sa glissade s'est arrêtée, il était dans l'eau jusquà la ceinture et plutôt que de remonter calmement la pente, il se contentait de hurler comme un goret qu'il allait se noyer.

Pour arriver jusqu'à lui son frère et moi avons fait une chaîne (pour peu que deux maillons puissent constituer une chaîne) et en calant bien nos godasses dans la marne, lui s'accrochant à une pousse d'aulne et moi à sa deuxième main nous avons presque atteint son frère. C'est la hache que j'avais "empruntée" à mon paternel qui a fait l'appoint et à laquelle le pseudo noyé s'est accroché.

Les explications relatives au pourquoi de son état "humecté" auprès de sa mère ont mis fin à ma première tentative de scoutisme.


28 mars 2020

Aaaargh !


Cet après-midi, je regardais une pièce policière enregistrée la veille.

Quand le machin se termine, je passe sur la troisième chaîne française, mon épouse est fan des jeux de l'après-midi.

L'ennui, c'est qu'il est trop tôt pour ces jeux  et je tombe sur l'émission de Julie Andrieux "Les Carnets de Julie" qui parcourt l'hexagone à la recherche de recettes du terroir.

D'abord, je n'aperçois qu'une dame versant du beurre fondu dans un mélange d'œufs, sucre et farine et j'apprends que je suis en train d'assister à la préparation d'une pâte à... Madeleines !

Mon regard glisse vers le bas de l'écran et je constate avec horreur que j'assiste à l'épisode de cette série intitulé "À la table de... Marcel Proust"

Vous remarquerez que la môme n'y va pas avec le dos de la cuiller et vous annonce sans sourciller, à condition que vous cliquiez sur le petit  haut-parleur en bas à droite de la vidéo, que Marcel est "L'inventeur de la Madeleine". Gonflée la gamine (et la madeleine aussi, accessoirement).

Et tous les intervenants d'apporter leur pierre personnelle à l'érection d'un monument supplémentaire à la gloire de l'homme qui se couchait de bonne heure quand il avait réussi à se lever.

Inutile de vous dire que le chien a dû attendre la fin du truc pour avoir droit à sa promenade !

Et tout ça, c'est la faute à l'Adrienne qui avait amorcé le déluge !


 

8 mars 2020

Marcel, bordel !


Donc, dans un de ses récents billets, l'Adrienne nous invite à lire la relation d'un voyage automobile écrite par l'ineffable "Proust ma chère" dans  les colonnes du Figaro du 19 novembre 1907.

Je m'exécute avec appréhension.

Rien de nouveau sous le soleil du Calvados : l'illustrissime suceur de madeleines, sa fonction la plus évidente aux yeux de mes contemporains, nous étale dans son style ampoulé (mais ténébreux malgré ces ampoules) une foule de détails qui n'aident guère pour autant à reconstituer le paysage, style "impressions soleil couchant (de bonne heure)".

Donc, rien d'imprévisible jusqu'à ce qu'il nous balance, sous manteau d'érudition, son balandras à la tronche !

Balandras... Marcel,  bordel ! Un truc qui ne figure plus que dans les anciennes éditions bouffées aux lépismes du dico de l'Académie !

Marcel m'a tuer ! Pas Omar, et c'est pas la première fois !

Ni sans doute la dernière...


 

4 février 2020

Tout, tout de suite !


L'autre jour, en nos temps de communications instantannées, je commande (et paie) un bouquin aupès de  "The Book Edition", une firme d'édition numérique des faubourgs de Lille (exactement à Hallennes-lez-Haubourdin).

Un mail m'annonce que ma commande a été expédiée le 8 janvier.

Quand débute le mois de février, je me dis "Encore un truc à inscrire au compte des pertes et profits", dans la colonne des pertes, bien entendu.

Mais voilà-t-y pas qu'hier, le bidule atterrit dans ma boîte aux lettres !

La prochaine fois, j'irai le chercher à pied, ça ira plus vite, c'est qu'à 115 km.

Evidemment, y a une frontière.

Y aurait eu un Frexit et on ne m'aurait rien dit ?


28 janvier 2020

Évidemment !


Voici ma réponse du jour à la question que Madame Chapeau posait dans son commentaire sous mon billet précédent.

Et ici aussi, je sais d'où ça provenait !

En droite ligne du dernier billet de l'Adrienne et du commentaire que j'y ai commis.

Elle est mignonne la chanson et m'amène à cette constatation : c'est fou le nombre d'artistes que j'ai pu croiser au cours de mon existence ! Dieu sait pourtant si j'ai peu honoré de ma présence les musées et les expositions... mais des artistes, j'en ai vus !

... et ils ne venaient même pas tous de Paris, d'où un gros doute sur la réalité de leur prétention.

Exemple-type : Marcel Duchamp, pas foutu de réussir l'examen d'entrée aux Beaux-Arts de Paris et dont "La Fontaine" a été refusée au salon des artistes indépendants de New-York.

Forcément, le douanier local (non, pas Rousseau ni Raynaud, mais peut-être bien celui de l'Adrienne) avait pris le pauvre Marcel pour un exportateur de céramiques sanitaires.

Quand on invente le "Ready made", on fait dans l'agro-alimentaire, voyons !


22 janvier 2020

Toujours plus haut !


L'autre jour, je me rends à la clinique de la Basilique pour la pose d'un holter.

Après m'être inscrit auprès de l'aimable standardiste, réceptionniste, secrétaire médicale*, je me dirige vers le petit ascenseur caché dans un coin derrière le stand d'accueil.

Je pousse sur le bouton d'appel tout en lisant à sa gauche l'autocollant "Pense à ton cœur, ne prends pas l'ascenseur".

La cabine s'immobilise à mon niveau, j'y pénètre et enfonce le bouton marqué 4.

Les petites loupiotes entourant la porte restent vertes et rien ne se passe. La porte s'ouvre et une charmante dame me rejoint dans la cabine. Elle pousse elle aussi de son doigt délicat le même bouton et pour elle non plus, rien ne se passe.

Nous quittons la cabine et nous rendons vers l'autre ascenseur, celui qui autorise le transport de plus de personnes et, le cas échéant, de matériel roulant. Nous y pénétrons et là non plus rien ne se passe après enfoncement du bouton ad hoc.

Ben zut, ils sont passés de l'aimable suggestion à la coercition totale !

Nous avons donc pris l'escalier où la gazelle m'a rapidement semé. Quels mollets (au galbe délicieux) !

* Biffez les mentions inutiles


11 janvier 2020

Immigré


Chez ma fille, l'autre jour, on parlait de lapins et ça m'a rappelé mon père qui, au temps de ma jeunesse, en élevait quelques uns, les tuait, les saignait en leur enlevant un œil, les dépiautait, etc...

Dans la foulée, je me suis souvenu d'un jour où pour soigner le "doigt blanc" que je devais à mon onychophagie, il était sorti dans le jardin, en était revenu avec une petite feuille de poireau, en avait enlevé les couches "épidermiques" (il avait un petit canif à manche en corne dont la lame affûtée sur une pierre à l'huile coupait comme un rasoir) et l'avait enroulée autour de mon doigt comme pansement.

D'où tenait-il ces savoir-faire, lui qui, natif d'Hoboken, patelin industriel s'il en est, avait immigré en Wallonie en compagnie de sa mère veuve de guerre ?

Trop tard pour le lui demander ! Mais il semble qu'à cette époque la majorité des gens connaissaient un tas de pratiques entre le jardinage, la taille des fruitiers, le petit élevage, le ressemelage des chaussures, la réparation des bicyclettes, le rafistolage des chaises à la colle d'os, j'en passe et de meilleures.

Quand je pense qu'aujourd'hui, ajouter un cran supplémentaire à une ceinture semble un problème insoluble pour certains...

Tout ça pour vous dire que je suis un fils d'immigré, mais qu'étonnamment, mon père n'a pas jugé bon de m'enseigner la langue de sa région d'origine (je connais des immigrés italiens de quatrième génération qui continuent de parler leur idiome). Remarquez que ma mère ne m'a pas non plus appris le liégeois.

Tout ça m'a valu des réunions de famille où la génération précédente (sauf ma mère) discutait en flamand et où par conséquent je n'entravais que dalle ! Ce qui me revient aujourd'hui, c'est qu'ils utilisaient tous à profusion la même expression : "Ik zeg dat". Eh bien moi,"Je dis que" je trouvais ça très bizarre !


7 novembre 2019

Vocation (bis)


Les choses sont bizarres parfois...

Je croyais que mon rêve de devenir chimiste remontait à mes premiers cours en cette matière ou à mes expériences explosives avec mon copain André, mais un fait m'est revenu en mémoire en cherchant tout autre chose...

La nuit dernière, couché sur le dos et donc éveillé (quand je dors, je suis sur le côté... gauche), je contemplais le trait de lumière qui rayait le plafond. Il était parfaitement immobile car il provenait de l'éclairage du parking à l'arrière de l'immeuble. Et, subitement, il me revint des images d'un trait de lumière qui se déplaçait à travers la chambre parce qu'il était produit par des voitures passant dans la rue.

Mais bien que l'image ait été précise, je ne suis pas parvenu à la situer. Alors j'ai commencé à tenter de me rappeler toutes les chambres que j'ai fréquentées. En vain, bien entendu. Mais en essayant de me remémorer celle de mon enfance à la rue Bois Monceu à Montignies-sur-Sambre, je suis tombé sur autre chose : si je ne me rappelais pas de la disposition des lieux et si la rareté des voitures à l'époque où j'y habitais rendait peu probable que le phénomène s'y soit produit, je me suis subitement souvenu d'un petit bocal où j'avais enfermé des fragments de trognon de chou ce qui au bout d'un temps avait produit lorsqu'on l'ouvrait un parfum "intéressant".

J'aurais peut-être pas dû le faire humer à ma mère, elle devait avoir quelque chose contre les produits organiques soufrés parce qu'elle a  jeté le truc à la poubelle en maudissant les gosses et leurs idées stupides.

Est-il possible que déjà à l'époque les mercaptans aient exercé leur emprise sur moi ?


1 octobre 2019

Le compte est bon !

 

Ce matin, le réveil-radio lance sa musique. Normal : il affiche 6:00.

Pas trace du jingle habituel ni d'annonce du journal parlé...

Je maugrée "Le machin a encore sauté de chaîne !". Il faut dire que l'instrument n'est plus de première jeunesse et que les molettes de syntonisation et de volume ne sont plus des plus précises.

Je tends le bras et manipule le petit disque denté... Aucune des stations voisines de celle qui émettait  au démarrage ne se révèle être celle que j'attendais. Je reviens sur la position initiale et une voix confirme qu'il s'agit bien de ma station favorite et annonce le titre et l'interprète de la chanson suivante.

Qu'est donc devenu le journal parlé ?

Au bout de quelques morceaux, le speaker annonce avec les ménagements de rigueur qu'il est six heures et que nous allons avoir droit aux infos du matin. Le réveil, lui, affiche 6:19.

Hier n'étant pas le jour de venue de notre technicienne de surface portugaise, je ne puis incriminer cette charmante personne dans le dérèglement de l'appareil. Alors, qui ? Mon épouse ? La chienne ? Moi-même ? Rien moins qu'improbable !

Mais ne vous en faites pas, j'ai trouvé le coupable !

Hier, comme annoncé par voie d'affiche par le syndic, le gestionnaire du réseau électrique est venu commencer les travaux de remplacement de la cabine d'alimentation du bâtiment. Et pour ne pas interrompre la fourniture de courant comme cela avait été le cas toute la matinée du lundi de la semaine précédente, ses techniciens ont installé un générateur avec moteur diesel.

En sortant le chien pour sa balade hygiénique du midi, je suis allé contempler  le monstre  la chose. Un des cadrans confirme mon hypothèse : l'aiguille de la fréquence affiche un tremblotant 51Hz.

Au vu de son âge canonique, mon réveil, un PHILIPS type AJ3392, ne bénéficie pas encore de la technique de mesure du temps basée sur la fréquence de vibration d'un cristal de quartz, il se réfère bêtement à la fréquence du courant alternatif qui sur le réseau est de 50Hz. En travaillant à 51, il gagne donc une grosse minute par heure, et comme on avait branché le générateur hier dans l'après-midi, le compte est bon, je vous l'avais dit !


 

2 août 2019

Un peu de philosophie


Mon premier blog (que j'ai dû transférer sur Wordpress, mon hébergeur d'alors ayant jeté l'éponge), je l'avais réalisé dans le style "Brèves de comptoir".

Atteint d'un poussée subite de nostalgie, je vous en ponds une petite :

"La vie, c'est comme le service militaire :
t'as pas demandé d'y aller et t'es obligé de jouer le jeu."


2 juin 2019

Y a pas photo


Normal : quand je promène le chien, ce qui représente la quasi totalité de mes sorties pédestres, je n'emporte pas d'appareil photo, ça ne sert à rien : dès que je m'arrête, la bestiole tire comme une dingue et par à coups sur sa laisse et vous pouvez toujours essayer de prendre un cliché dans ces conditions !

Donc, quand cet après-midi le chien m'a emmené pour sa promenade hygiénique de dix-sept heures par 29°C à l'ombre (sauf qu'il n'y a pas d'ombre excepté pour le chien qui rase les haies tandis que j'ai la cafetière en plein rayonnement), vous avez raté plusieurs photos. Et en premier lieu celle d'un ciel bleu à la profondeur soulignée par le petit nuage blanc qui va bien, dans un subtil encadrement de feuillages.

Ensuite, celle de ce couple issu de la tradition coloniale bien enracinée dans mon pays et déambulant d'un pas tranquille sous le soleil de plomb :
Lui, un vieux schnock de ma génération, de type caucasien comme disent les flics depuis qu'ils ne peuvent plus parler de race, nu-tête et vêtu d'un short et d'un tee-shirt.
Elle, robe de coton imprimée dans les tons jaunes descendant jusqu'aux pieds, tête couverte d'un foulard du même tissu, grande et sèche à l'image des coureurs de fond kénians ou éthiopiens.
Le contraste total, un peu comme entre le temps d'aujourd'hui et celui qu'on nous promet pour demain : dix degrés de moins et la douche garantie.

Voilà ! Encore deux photos de ratées...


23 mai 2019

Bémol


Confirmant ma précédente évocation de l'endroit, tandis que je tapote sur mon clavier, un cadre sur le mur en face de moi proclame en lettres au point de croix : "Le bonheur est dans la Stub".

Cherchez pas, je l'ai fait pour vous : la Stub, c'est la pièce à vivre des anciennes maisons alsaciennes, la seule qui, à l'époque, était chauffée.

Il y a pourtant un petit truc qui me démange...

Ce buffet en chêne massif sur ma gauche, oui, celui précisément dont la serrure de la porte supérieure fonctionne à l'envers pour donner accès à une belle collection de verres (mousseux, Alsace, Römer...), ce buffet, dis-je, a le fond de sa niche garni de six carreaux de céramique bleue qui représentent, je vous le donne en mille...

Des moulins à vent et des barques à voiles !

Faudra que j'en touche un mot à la proprio...


27 avril 2019

Les rêveries du promeneur (de chien) solitaire - Openspace


Le chien a dû vous le dire, ces derniers jours, je suis allé le promener assez régulièrement au domaine des Trois Fontaines.

Durant le trajet en voiture, la radio fonctionne. C'est fou ce qu'on apprend en trois kilomètres !

L'autre jour, une dame parle de méthodes d'organisation de travail (à l'usage des étudiants qui entrent en période de "bloque", j'imagine, j'ai pris l'émission en route). Outre l'actuellement incontournable mindfullness, elle cite un truc que je n'avais jamais entendu jusqu'ici : le sketchnoting, une sorte de dérivé avec dessins et couleurs du mieux connu mind mapping.

L'arrivée sur le lieu de promenade lui a coupé le sifflet.

En déambulant derrière le chien, je me suis pris à rêver à tous ces termes souvent anglicisants que j'ai entendus et même parfois pratiqués au cours de mon existence.

Ça avait commencé au summum de la vogue (ou de la vague, c'est comme il vous plaira) du yoga avec la méditation transcendantale (j'aimerais bien entendre Dali prononcer ce terme avec conviction).

Après, ce fut la grande période des analyses, tu pouvais pas rencontrer un mec un peu branché qui ne te demande des nouvelles de ton analyse en Gestalt ou non et à qui il te fallait bien avouer que tu ne connaissais même pas le moindre psy, amenant des regards de commisération sur le sort funeste qui t'attendait face à la non résolution de ton Œdipe. J'ai même lu Zigmund pour en arriver à craindre que les psys ne soient ceux qui avaient le plus besoin de consulter un collègue.

Puis, je suis tombé dans la dynamique de groupe, vous savez : brain storming et leadership, analyse transactionnelle et ateliers du CEMEA sur l'expression non-verbale.

Et aujourd'hui, pleine conscience et concentration. (Dans une autre émission, j'ai même entendu un gaillard faire un subtil distinguo entre pleine conscience et mindfullness, c'est dire s'il y en a qui creusent profond).

Et quand je rêve, marchant mécaniquement derrière le chien, je range ça dans quelle boîte ? Je n'en sais trop rien, je crains de ne pas avoir retenu grand-chose de tout cela.


 

16 avril 2019

Incendie de forêt en France


J'ai classé ce billet dans la catégorie  "Brèves", j'ai pas osé le ranger dans "À chaud", y en a qui s'offusquent de pas grand chose.

Donc, la charpente de Notre-Dame, dite "La forêt" (comme Marie aux yeux d'or), a brûlé entraînant les conséquences désastreuses que l'on sait.

Le Président des Français va tout remettre en état.

Avec l'aide de tous qu'il a dit, même les gilets jaunes (ça, il ne l'a pas dit, mais sur un chantier, les gilets fluos, ça coule de source).

À l'identique ?

Mauvaise idée je trouve, il devrait en profiter pour faire un truc plus grand. Les quelques fois où j'ai eu l'occasion de visiter le monument, je l'avais trouvé un peu étriqué.

Faut dire qu'avant je ne connaissais que Notre-Dame d'Amiens : je suis du nord du nooord.


3 février 2019

La prochaine fois...

 

Quoi ? Un petit goût de déjà lu ? Que voulez-vous, c'est la vie ! Et la vie, c'est l'âge, et plus on avance en âge plus on radote (c'est quand même pas à vous que je dois expliquer ça).

Donc... depuis le temps* que je tapote sur des claviers d'ordinateurs pour les raisons les plus diverses,  je continue de le faire à deux doigts**.

J'aurais dû apprendre la dactylographie, ça m'aurait beaucoup aidé, rendez-vous compte : j'ai été éditeur du journal de mon unité scoute, de celui de la fédération, j'ai tapé des mémoires pour des étudiants, j'ai écrit (en dBase III) des programmes de gestion de garages et d'ateliers, j'ai rédigé des modes d'emploi d'appareillages, des programmes (en mathcad) d'exploitation de leurs résultats de mesure, des consignes de sécurité, des méthodes d'analyse, des compte-rendu d'expériences, des procédures techniques, des rapports de réunions, du courrier et je ne parle pas des blogs.

J'en aurais gagné du temps !

Et qu'est-ce que j'en aurais fait ? Ecrire encore plus ?

Et puis, y a deux problèmes :

  1.  Je n'allais quand même pas ôter le pain des bouches (par ailleurs charmantes) des filles du secrétariat
  2.  Jusqu'à présent, je pense plus vite que je ne tape, mais si j'en arrivais, comme ma fille, à un rythme de 80 mots par minute, aurais-je encore le temps de penser ?

 

* mon premier ordi, un TI-99/4A, date des années 80 (mais avant, j'avais des machines à écrire)

** Tout en tapant, je m'aperçois que de temps à autre, j'utilise un ou deux et même trois autres doigts, mais c'est difficile de taper tout en essayant d'identifier le doigt qui est en train de percuter la touche idoine du clavier (vous percutez ?)


25 janvier 2019

Le petit chat...

 

Ce matin, sur le chemin du parc où je promène fais courir la chienne, la radio diffuse une émission où un professeur de physique de l'ULB essaie de nous faire comprendre à grand renfort de petits ressorts la notion d'énergie du vide.

Après ce petit hors d'œuvre auquel je n'ai rien compris, il s'attaque à la possibilité d'univers multiples en passant par la mécanique quantique et, ô joie, par l'inmanquable chat de Schrödinger.

Je crains fort que la solution à ce problème soit aujourd'hui à la portée du premier imbécile venu (moi par exemple) :

Comme Schrödinger a, triste exemple de maltraitance, enfermé ce chat dans cette boîte en 1935 sans eau et sans nourriture, y a même plus besoin d'ouvrir la boîte pour savoir qu'il est mort. CQFD.


 

Petite note de bas de page pour ceux qu'inquièterait cette histoire de chat

 

23 janvier 2019

Flash

 

Au cours d'une de mes périodes d'éveil de la nuit dernière, j'ai eu un flash.

Non, je ne me prends pas pour Plastic Bertrand et non, je ne suis pas insomniaque, mais si je m'endors dès que je pose ma tête sur l'oreiller, il m'arrive de me réveiller pendant la nuit, particulièrement si celle-ci suit la soirée d'anniversaire de ma fille.

Donc, allez savoir pourquoi, au cours d'une de ces périodes d'éveil, je me suis brutalement souvenu qu'au cours de mon enfance j'ai été le possesseur d'un projecteur cinéma 16mm. Il s'agissait bien sûr d'un appareil simpliste à entraînement manuel et sans lecteur de son.

Qu'y a-t-il de plus con que de disposer d'un projecteur sans avoir le pendant enregistreur : une caméra aux mêmes normes ? Mon fils, au temps de son année à l'INRACI (avant qu'il ne s'en fasse jeter pour incompatibilité de scénario avec le corps enseignant) avait au moins une Beaulieu, lui.

J'en étais donc réduit à projeter des bouts de films divers achetés dans des magasins spécialisés. Processus très vite lassant bien sûr.

Dans le (modeste) tas, il y avait une bobine d'actualités où l'on voyait Jacqueline Auriol recevoir un prix (indéterminé vu l'absence de son) sans doute à l'occasion d'un de ses records de vitesse sur avion à réaction. Sans doute son premier si je m'en réfère à l'âge que je devais avoir à l'époque où j'ai reçu ce jouet.

C'est pas encore ça qui va me rajeunir... Par contre, c'est cela qui explique sans doute qu'au grand étonnement de mes collègues, une caméra est bien le seul gadget dans le vent que je n'ai jamais possédé.

 

P.S.

Au moment où j'ai voulu mettre ce chef d'œuvre en ligne, Canalblog est resté planté une bonne demi-heure, faut pas demander comme c'est mauvais !


10 janvier 2019

Keskidi Tshisekedi ?

 

À peine (probablement) élu à ce poste, le nouveau président de la RDC (j'ose pas l'écrire en entier, parce que côté "démocratique", même chez nous c'est mieux, c'est vous dire...) fait part au monde ébloui de l'essentiel de sa future politique pour le redressement de son pays :

Ramener au pays la dépouille de son père (actuellement au frigo chez nous) et lui offrir des funérailles nationales !

Voilà qui va vachement faire avancer le schmilblick !


12 novembre 2018

Tout ça pour ça

 

Une sorte de petite brume se lève du sol pour y retomber mollement, c'est à peine si elle voile un peu le brillant des chaussures de l'opératrice.

Je pense à la fois au "Didn't he Ramble" de Louis Armstrong (Ashes to ashes, dust to dust) et à la vanité de nos existences.

Bye bye Héliette !

Effacés la vie sur les péniches, les transport de messages pour la résistance, les rencontres avec les GIs, la bohème parisienne, les mariages, les croisières...

Oui, elle était bavarde et aimait évoquer pour nous une existence pour le moins... agitée.

Dans sa chambre, une toile peinte à Montmartre en soixante-cinq la montre dans sa trente-septième année, sûre de sa beauté, nue, les bras croisés derrière la nuque, question sans doute de relever encore le côté provocant de ses seins. Elle vous fixe droit dans les yeux et sous ses cheveux auburn, ne sourit pas.

Ses nièces, mal à l'aise devant la chose, ont pensé découper la toile et l'envoyer avec elle à l'incinération. Finalement, elles y  ont renoncé.

Ah, ses nièces ! Pour préparer la cérémonie elles m'avaient demandé de leur dégoter de la musique avec, obligatoirement un "Ave Maria".

Me référant à sa vie d'enfant de bateliers, je leur ai proposé en plus "Le chaland qui passe" et, pour sa fréquentation des Américains le "Moonlight Serenade" de Glenn Miller. Je leur ai donc dégoté aussi un enregistrement d'un Ave Maria par Pavarotti et l'inmanquable Aria de la suite n°3 de Bach.

J'ai envoyé les adresses des fichiers Youtube correspondants à la société des pompes funèbres, pensant que les nièces discuteraient avec eux de l'ordre dans lequel passer les différents enregistrements en fonction de la cérémonie qu'elles envisageaient, mais bernique : ils ont tout laissé dans l'ordre où je les avais mis dans mon message.

C'est la première fois que je règle l'accompagnement musical d'une cérémonie dans un crematorium sans même savoir ce qui va s'y passer. Pour tout dire, c'est la première fois tout court.

Je ferais peut-être bien de m'occuper du déroulement de la mienne, on est si vite transformé en petit nuage de poussière !


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