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Entre nous
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21 septembre 2018

De l'autre côté du miroir

 

Non, je ne vais pas vous parler d'Alice, même si l'œuvre complète de Charles Lutwidge Dodgson est un des rares bouquins (avec Le Petit Prince et Citadelle) que j'ai conservés à l'occasion de notre déménagement.

C'est précisément des conséquences de ce déménagement que je vais vous entretenir.

Comme vous le savez peut-être déjà, nous avons quitté un appartement deux chambres au rez-de-chaussée pour un  autre du même type au quatrième étage de la colonne contiguë du même immeuble.

Regroupement des accès oblige, notre nouvel appartement est donc (à peu de chose près) l'image du précédent dans un miroir.

En raison de la longueur disponible des murs et des dimensions de nos meubles, nous avons donc dû inverser également leur disposition dans la salle de séjour. Par contre, nous avons conservé nos places à table, si bien que ce qui se trouvait dans mon dos hier se trouve face à moi aujourd'hui, ça n'a pas que des inconvénients, c'est moi maintenant qui suis du côté du bar, mais c'est troublant et par moment déstabilisant. Nous aurions peut-être mieux fait d'emménager dans des lieux tout-à-fait différents...

 

Je rigole bien sûr, c'est l'affaire de quelques jours et l'environnement inchangé nous convient parfaitement d'autant que le quatrième étage est bien plus lumineux et plus calme que le rez-de-chaussée.


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25 mai 2018

Chic, c'est les vacances ! (2)

 

Comme vous le savez sans doute si vous êtes un habitué de ce blog, c'est mon épouse qui se charge des relations publiques au sein de notre couple.

C'est donc elle qui décide à qui envoyer des cartes postales depuis notre lieu de séjour et qui se charge d'ailleurs d'en rédiger la majorité.

Moi, là-dedans, mon rôle se borne à en écrire deux ou trois, à cosigner la plupart des autres et à fournir les timbres nécessaires à leur envoi.

Mardi, je me suis donc mis en quête de ces petits machins collants.

J'avais repéré sur MAPS la localisation du bureau de poste le plus proche de notre lieu de résidence et le trajet m'ayant paru assez court, j'ai décidé de m'y rendre à pied après avoir reconnu sur la carte l'itinéraire à parcourir.

Après le carrefour à six branches où se situe la boulangerie, je devais emprunter la rue de Sélestat puis dans celle-ci, la deuxième à droite : la rue du N. Cette façon de baptiser une rue m'avait paru originale, mais c'était une facétie de MAPS, en réalité, sur les plaques de rue il est inscrit "rue du Nord".

Mais les choses ne se sont pas révélées aussi simples que sur le plan : arrivé au dit carrefour, je me suis aperçu avec stupéfaction que des gugusses casqués avaient enlevé la rue à grand renfort de pelleteuses, bulldozers et autres camions. J'ai néanmoins été autorisé à traverser le chantier en crapahutant à travers déblais et remblais. Ça commençait bien !

Au bureau de poste, pas mieux : il y a deux longues files devant les deux guichets (ça tombe bien que le nombre de files corresponde au nombre de guichets). J'en choisis une au hasard et je patiente. Il se passe des choses bizarres dans ma file : des personnes tiennent conciliabule avec la préposée, reçoivent une sorte de ticket qu'elles vont introduire dans un distributeur (après avoir fait à nouveau la file devant icelui, lequel est utilisé par d'autres personnes pour se fournir en billets de banque) qui leur refile un autre ticket qu'elles viennent tendre à la préposée qui, pendant ce temps attend leur retour sans s'occuper de la personne suivante de la file d'attente.

Bon, je suis en vacances, je m'en fous, j'ai le temps !

Quand arrive mon tour et que je demande à l'employée des postes vingt-cinq timbres pour l'Union Européenne et un pour le service intérieur, la brave dame me déclare, tout sourire : "Vous n'êtes pas dans la bonne file, ici c'est le guichet bleu, celui de la banque de la poste, nous ne vendons pas de timbres. Celui de la poste, c'est le guichet jaune."

Elle savoure un moment l'air ahuri que génère chez moi son intervention puis se lève en ajoutant "Mais comme vous semblez étranger, je ne vais pas vous renvoyer dans l'autre file" et elle se rend à l'autre guichet d'où elle revient avec le stock de timbres. Elle entreprend alors de détacher de leur feuille le nombre de timbres désiré accompagnant son travail délicat du commentaire suivant : "Les timbres, c'est comme le papier toilette, ça ne se déchire jamais aux perforations".

Rentré à l'appartement, je m'apercevrai du bien fondé de sa remarque et aussi que les timbres français ont tellement peu de colle qu'on a bien du mal à les faire adhérer à leur support, conséquence sans doute des restrictions budgétaires dans les services publics.


18 juin 2017

Flora

 

Un bien joli prénom, n'est-ce pas ?

C'est celui que porte ma cousine (nos mères étaient sœurs), toute en douceur et gentillesse.

Quand j'étais petit enfant, elle était déjà jeune-femme et m'appelait "Cousin Lapin" (sans doute à cause de mes oreilles bien décollées).

Hier, elle avait réuni sa famille proche : sœurs, frère, enfants, petits-enfants, arrière-petits-enfants pour fêter son nonantième anniversaire. Nous étions une grosse vingtaine à table dans le restaurant du compagnon d'une de ses petites-filles (le mec te fait un de ces foies gras à tomber sur le cul).

C'était très agréable de se trouver au milieu de toute une famille unie, chaleureuse et aimante.

Mais que diable y faisions-nous, mon épouse et moi ?

Je suis loin d'être son seul cousin...

Pas d'inquiétude, je connais la réponse : quand mon épouse sillonnait le pays pour son travail, elle ne manquait jamais de passer faire un coucou aux membres de ma famille de la région qu'elle parcourait et depuis, elle s'entend à merveille avec mes cousines qui l'apprécient énormément.

C'est donc elle que Flora a invitée.

Et moi, genre dégât collatéral...


29 mai 2017

Highland Cattle

 

Pour ce vendredi soir, notre fils nous avait réservé (et payé) un repas au restaurant La Vieille Forge, à Kaysersberg.

Un menu surprise léger que mon épouse a consigné :

Mises en bouche:
Velouté de volaille à l'ail des ours
Croquant à la mousse de Munster

1ere entrée:
Foie gras d'oie mi-cuit confiture d'églantine                  Pinot gris

2eme entrée:
Dos de Cabillaud cuit à basse température,                    Sauvignon de Bourgogne
mousse de patate douce

Sorbet de poivron rouge à la liqueur de gentiane

Plat: 
Magret de canard sauce au miel,                                       Côtes du Rhône
wok de nouilles chinoises aux légumes,
gingembre et soja

Plateau de fromages                                                             Coteaux du Languedoc

Sablé à la mousse de citron, glace à la Chartreuse.        Gewurztraminer

Café, Guimauve et biscuit à la noix de coco.

Parvenus à l'étape fromages, le sommelier pousse vers nous le chariot et demande son choix à mon épouse. Cette dernière adore les bleus. Les fromages sont rangés par type de lait : vache, chèvre, brebis. Dans la zone des vaches, il y a deux bleus que le gaillard nomme : fourme d'Ambert et bleu d'Ecosse. Mon épouse choisit le second qu'on lui a dit plus piquant et quelques autres.

Quand vient mon tour, je suppose que ce bleu de vache écossaise doit être un Shropshire et je dis au serveur "Donnez-moi également un peu de ce bleu écossais".

Le mec me répond "Il n'est pas écossais, c'est du bleu d'Ecosse !"

M'a fallu réaliser que nous étions en France où l'on mange des pattes à la carbonara, où l'on ne fait pas de différence entre Saint Pol de Léon et Saint Paul de Vance, où la belle-mère de ma fille m'appelle Jean-Clodde pour me rendre compte que son fourmaga écossais n'était autre que du bleu des Causses.

Je n'avais à nouveau pas raté l'occasion de passer pour un con (ou un Belge, ce qui revient au même ici).


5 mars 2017

Tout ça, c'est la faute à Raymond !

Ben oui, ça peut pas toujours tomber sur Marcel !

Avec son sujet du jour, le Raymond a fini par parasiter ma pensée : habituellement, je ne m'inquiète pas de savoir comment j'en suis arrivé à penser ce que je pense à un moment donné. Je jouais à ça quand j'était jeune : remonter le flux. Mais là, il m'a perturbé, c'est malin !

Chaque matin, tandis que je prépare le petit-déjeuner, je fredonne ou siffle (au moins intérieurement) une mélodie et je ne m'inquiète guère de savoir pourquoi c'est celle-là plutôt qu'une autre et, malgré Raymond, je ne vais pas commencer à m'en inquiéter aujourd'hui.

Mais grâce à ce perturbateur, ce matin il m'a semblé me remémorer que les mêmes mélodies reviennent régulièrement et parmi elles une vieille chanson intitulée "Montagnes d'Italie".

Comme la mémoire est trompeuse !  Dans mon souvenir, Patrice et Mario disaient "Tu me donnais le bras en sortant de la Mairie et moi j'étais heureux de t'aimer pour toute la vie" ce qui me laissait penser qu'ils étaient parmi les précurseurs du mariage pour tous. Grave erreur, comme vous l'aurez constaté à l'audition de ce chef d'œuvre.

Ce qui est certain, c'est qu'inmanquablement cette chanson me fait penser aux séjours que nous avons faits dans ce pays et à une question sous-jacente : quel est mon pays de vacances préféré ?

Ici, petite mise au point : je n'ai jamais nié le côté plaisant des vavances. Ce que je continue de nier c'est leur absolue nécessité.

Mais revenons à ma question. Par bonheur, les pays que nous avons fréquentés dans ce but sont peu nombreux, je les cite par ordre alphabétique pour ne pas déjà donner d'indication sur mes préférences : Allemagne, Belgique, France, Grand-duché de Luxembourg, Grande-Bretagne, Italie et Portugal. Oui, ça fait pas des masses, mais que voulez-vous, j'ai de drôles d'habitudes vacancières :

  • j'ai toujours refusé de m'embarquer dans des trucs organisés
  • j'aime pas les voyages en avion
  • quand j'ai (généralement par hasard) dégoté un endroit qui me plaît, j'ai tendance à y retourner. Je suis un vacancier casanier.

Vous êtes pressés de savoir ?

Ben...  j'hésite !

Ça ne vous étonne pas ?

Je le savais !


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8 septembre 2016

Black Thursday

Nous sommes jeudi, c'est le jour des backups, les desktops pédalent dans la semoule et ils en ont pour une bonne partie de la journée.

Je sors mon vieux portable Vaio (qui fait ses cinq kilos -non pas octets, grammes-) sous Ubuntu. Il fait une tentative de changement de version et se plante lamentablement en me signalant qu'il n'y a plus assez d'espace sur le disque dans le directory de stockage des versions, mais mes interventions via le terminal (sudo apt-get autoclean, clean, autoremove etc) le laissent indifférent. Je crains qu'à mon image il soit en bout de course.

J'emprunte le portable de mon épouse, laquelle joue autoécole pour l'aînée de nos petites-filles. Il a été laissé à l'abandon tellement longtemps que les batteries sont vides, que sa version de Windows n'est plus à jour et la plupart des applications non plus. Le Wifi est d'une lenteur sans pareille (ou les mises à jour à télécharger sont énormes, à vous de choisir).

Bref, aujourd'hui est un grand jour (comme à peu près chaque jour d'ailleurs) !

Comment ? Que me dites-vous ? Vous avez plusieurs solutions ?

  • les sauvegardes seraient plus rapides que les backups, les ordinateurs de bureau plus performants que les desktops et les dossiers plus spacieux que les directories ?
  • c'est con de réaliser des sauvegardes le jour alors qu'elles peuvent être programmées pour la nuit ?
  • au vu de ma fréquence d'apparition ici, ça ne venait pas à un jour pour y publier mes conneries ?

Vous n'avez peut-être pas tout à fait tort !

J'en tiendrai (peut-être) compte à l'avenir (si je suis promis au moindre avenir).


28 avril 2019

Le pire, c'est que je le savais


Hier, nous sommes allés au Poelbos fêter le centième anniversaire de la fondation de l'unité scoute dont j'ai été le responsable de 1975 à 1982.

C'est mon épouse qui avait dégoté l'annonce de l'événement sur Fesse de Bouc (c'est elle qui se charge de nos relations avec les anciens scouts) et avait décidé de nous y inscrire.

Elle avait aussi relevé une phrase dans le descriptif de l'activité : "N'oubliez pas votre foulard !"

Comme je lui faisais remarquer que nous avions donné les nôtres lorsque j'avais quitté le mouvement, elle me répond que je n'ai qu'à mettre celui de mon Woodbadge que je possède toujours. À quoi je rétorque que les organisateurs font certainement référence au foulard d'unité (en l'espèce fond bleu roi, bord rouge) plutôt qu'au signe distinctif des fils du Laurier (les détenteurs du Woodbadge font automatiquement partie du clan des Mac Laren) et que porter ce truc allait me faire passer pour un snob. Mais, en vertu du vieil adage "Ce que femme veut...", nous l'avons quand même emporté.

Arrivés à la fiesta, nous avons expliqué la chose aux quelques participants que nous connaissions déjà présents et ils m'ont dit de le mettre.

À peine l'avais-je passé autour du cou que débarque Joëlle (Fennec pour les intimes) et tandis qu'elle m'embrasse, que me glisse-t-elle à l'oreille, cette fine psychologue au franc parler ?

"Stoefer !"

Non, il ne s'agit pas du Stouffer du prix de Médecine, il s'agit d'un vocable bruxellois signifiant en gros : vantard, snobinard, m'as-tu (bien) vu, prétentieux, bref un mec que n'étouffe pas la modestie.

Comme dit dans le titre : le pire, c'est que je le savais...

Mais je l'ai gardé : quand le vin est tiré...


22 novembre 2015

Paris

Au lendemain des événements de la semaine dernière, j'ai pris, influence néfaste de la pub pour Unibet et autres sites de paris en ligne, deux paris (ben oui, dans le titre y a une majuscule, mais c'est la convention, non ?).

  • Que, contrairement à ce qui se passe systématiquement lorsqu'un attentat a lieu à Tunis ou Charm el-Cheikh, personne ne viendrait demander à Didier, notre ministre des affaires étrangères, s'il déconseillait de se rendre dorénavant à Paris.
    Gagné !
  • Qu'il se trouverait bien un enfoiré quelconque pour conseiller de bombarder Molenbeek.
    Gagné !

Puisque le mot maudit est lâché, je vais vous raconter ce que la visite impromptue de Greta m'avait sur le fil empêché de vous dire mercredi.

Si vous êtes un lecteur assidu de ce blog, vous connaissez certainement mon attitude peu encourageante vis-à-vis des vacances, ou à tout le moins de leur absolue nécessité puisque lorsque j'y suis mon épouse, je ne les trouve pas plus désagréables que ça.

C'est pourquoi pendant des années, lorsque ma moitié, poussée par les relations vacancières de nos relations (vous suivez toujours ?) me demandait pourquoi nous n'irions pas nous aussi visiter Prague* ou toute autre "si belle ville!", je répondais invariablement : "Mais pourquoi courir aussi loin quand nous n'avons même pas visité Molenbeek à deux pas de chez nous ? C'est très joli, Molenbeek !" En tout cas, c'est plutôt poétique puisque la traduction française de ce mot flamand est "Ruisseau du moulin". Le patelin devrait également répandre une petite odeur de sainteté, son nom complet se trouvant être Molenbeek-Saint-Jean.

Aujourd'hui bien sûr, devant la réputation faite à cette commune, c'est encore plus dur de le lui faire avaler. Aussi confierai-je à Coumarine le soin de relativiser un peu les choses, tout en signalant à ceux qui voudraient trouver de mauvaises raisons de s'inquiéter davantage, que la vague d'immigration maghrébine qui a succédé à la faillite de l'empire colonial français s'est également fixée, pour les citer d'est en ouest et de façon non exhaustive, dans des quartiers de Schaerbeek, Vilvoorde, Laeken, Jette, Saint-Josse-ten-Noode, Koekelberg, Bruxelles, Anderlecht.

 

* Pas plus tard qu'hier midi, lors d'une conversation avec nos amis dans un restaurant d'Ellezelles, Prague s'est vue ravir son titre envié de plus belle ville jamais vue de leur vie par Dubrovnik. On attend la prochaine révision du palmarès.


22 février 2013

Y a pas que Mozart qu'on assassine...

Je sers de coursier entre l'atelier de peinture sur soie de mon épouse et la petite dame qui assure la fixation des œuvres du dit atelier.

C'est pour cette raison que je me trouvais ce matin dans le tram 3. Cette ligne utilise des véhicules articulés de longueur respectable. Voilà pourquoi je n'ai pas aperçu le musicien de rue (sans doute réfugié dans le tramway en raison du vent glacial qui souffle aujourd'hui sur la ville), ce qui ne m'a, hélas trois fois hélas, pas empêché de l'entendre.

J'ai fini par reconnaître l'air qu'il interprétait et c'est là que je me suis posé la question : pourquoi cet acharnement aussi morbide que malsain  à assassiner des feuilles déjà mortes ?

 


23 novembre 2012

Minteux !

Sur l'écran de mon téléviseur, un spot télé nous montre un garçon écrivant à son grand-père décédé qu'il (le gamin) a gagné au foot et qu'il (le papy) lui manque. Un travailleur de chez bpost se saisit de la lettre rejetée par la trieuse automatique, l'attache à un ballon via une ficelle et l'expédie au ciel (le courrier, pas le gamin).

Je vous raconte le spot parce que l'expérience m'a appris que pour de multiples raisons dont la moindre n'est pas l'intervention des ayants droit s'estimant lésés par leur utilisation publique, les vidéos référencées ou intégrées dans un blog ont une furieuse tendance à l'évanescence.

Passons !

Sur les ondes radio, un autre opérateur historique, Belgacom pour ne pas le citer, nous donne à entendre la conversation entre un mec qui a reçu une e-tablette en cadeau et une délicieuse voix d'aérogare lui parlant sur un ton enjoué des caractéristiques de l'instrument et allant même jusqu'à rire des vannes débiles de son interlocuteur.

Je répète mon titre : "Minteux !" ("Menteurs !" po ceusses ki n'djaznu nin wallon)

La poste qui à l'époque de Léopold II délivrait à Bruxelles dans l'après-midi du courrier déposé le matin même, y compris le dimanche, arrive aujourd'hui péniblement à vous le distribuer le lendemain vers quatorze heures grâce à un programme de gestion informatisée des tournées de facteurs dénommé "Géoroute", lequel programme ne prévoit absolument aucun lâcher de ballons.

Quant à Belgacom, j'aimerais quand même bien voir la tronche du préposé à l'accent rocailleusement flamand que je réussirais à avoir en ligne après pression en cascade sur une chiée de touches au gré des étapes débitées par une voix enregistrée et dont la dernière (étape) vous signale qu'il n'y a pour l'instant aucun collaborateur (et encore moins de collaboratrice à voix d'aérogare) disponible et vous colle dans les tympans pour un temps non négligeable une musique d'attente aussi nulle que tonitruante, si je lui demandais :  "Pourriez-vous me connecter avec la téléphoniste à voix angélique que j'ai eu le plaisir d'entendre à maintes reprises sur votre publicité, s'il vous plaît ?"

Ils nous prennent vraiment pour des cons...  Fils de pub, va !


31 août 2018

Emballez, c'est pesé !

 

Oui, c'est moi, ça vous étonne (pour peu que vous soyez encore là) ?

Je me demandais par quel bout reprendre et ça s'est présenté tout seul :

Parmi les dernières traces résiduelles de notre récent déménagement , un tas de cartons de déménagement précisément.

Mon fils m'ayant suggéré de les offrir sur un site de "donnerie", je me suis exécuté. Drôlement efficace le machin. Moins d'une heure après les avoir proposés, j'avais déjà trois candidates (n'y aurait-il que des femmes qui déménagent ?).

Je donne donc mon accord à la première, m'excuse auprès des deux autres et retire l'offre du site.

Aujourd'hui, un peu après dix-huit heures, on sonne à ma porte, déclenchant les aboiements forcenés de la chienne.

"Je viens pour les cartons" me susurre une voix dans le parlophone. "Je descends" réponds-je.

J'avais assemblé les vingt-sept cartons ayant survécu au déménagement en un paquet au moyen d'une sangle à volet. Et je les coltine donc tant bien que mal jusque dans l'ascenseur où le colis entre difficilement.

Au rez-de-chaussée, je trouve une dame avec des airs de Maurane, elle a elle aussi la voix un peu "voilée" et habite également Schaerbeek. Elle tient d'une main une laisse à l'autre extrémité de laquelle se trouve un chien et de l'autre une sorte de petit "diable" à deux roues. Je l'aide à arrimer les cartons sur la chose au moyen de sandows pour porte-bagage de vélo puis m'enquiers de l'endroit où elle a garé sa voiture.

"Je n'ai pas de voiture, je suis venue en tram" me dit-elle. "Et comment allez-vous rentrer ?" l'interroge-je. "Mais de la même façon" me répond-elle "Je n'ai qu'à prendre le 7 puis le 62 pour rentrer chez moi"

Le paquet doit bien faire dans les quinze kilos et plus d'un mètre de large. De l'imaginer embarquer ce truc dans un tram en heure de pointe et avec son chien dans les pattes m'a tellement soufflé que je n'ai pas eu le temps de lui proposer de la reconduire en voiture avant qu'elle ne tourne les talons entraînant son chargement et son chien.

Faudra que je surveille les infos demain, il y aura peut-être un articulet dans la rubrique transports.


7 mars 2022

Tchin !

 
Fin de la semaine dernière, mon épouse est prise d'un brutal besoin de changer d'air ou de voir un autre environnement. Bruxelles-Cortone et retour étant difficilement envisageable, particulièrement avec mon modèle de véhicule, elle se décide pour Chimay, c'est plus raisonnable et elle adore cette région.

J'essaie donc d'obtenir une réservation à l'Auberge des quatre Saisons, trop tard : c'est complet !

Qu'à cela ne tienne, nécessité fait loi et toutes ces sortes de choses, nous allons emporter notre repas (en l'occurrence salade froide de farfalles, petit pois, carottes et thon)!

J'avais même emporté des bières...

Et par conséquent, sur un emplacement de parking de l'abbaye de Scourmont, seul endroit possédant des toilettes ouvertes au public à cinquante kilomètres à la ronde, nous avons mangé notre petite collation accompagnée de quelques gorgées de Bush de Noël de la brasserie Dubuisson à Pipaix. Pourtant nous avons de la Chimay dorée dans notre stock de bières, mais j'ai trouvé la chose plus... enfin, plus quoi !


 

25 février 2022

Indignez-vous ! (comme disait l'autre)

 
Au moment précis où, ce matin, la promenade du chien qui est une chienne terminée, j'entame le contournement de mon véhicule pour m'installer au volant, une voix tonitruante résonne derrière moi : "Monsieur !"

Comme je ne me retourne pas vite assez à son goût, elle insiste : "Monsieur, je vous appelle !". Je m'arrête et me retourne donc.

C'est un individu plutôt costaud en tenue de sport : short ample, bas de footballer, chaussures de jogging,  veste de pluie ouverte sur un tee-shirt où saille une bedaine honorable. Ses cheveux mi-noirs mi-gris tombent d'un bandeau jusque sur les épaules bien qu'ils soient vachement frisottés. Il porte à la main un sac plastique rempli de détritus variés : canettes et emballages de chips et autres saloperies.

Ce mec, je le reconnais immédiatement : ça fait des années que je l'aperçois à presque chacune de mes visites au domaine des Trois Fontaines : il trottine en rond dans la grande prairie puis, il se rend dans le chemin joignant le jardin devant l'orangerie à la porte arrière du bâtiment des écuries, chemin dont il monte puis descend en boucle les deux volées d'escaliers.

Vu et entendu de près avec sa peau basanée et son accent il ne peut dissimiler ses ascendances maghrébines.

Il est vachement remonté parce qu'en traversant à pied les travaux sous le ring, il a collecté deux sacs de déchets et qu'il a suggéré à un des travailleurs de placer une poubelle pour collecter ces détritus au lieu de les bazarder n'importe où et que le gaillard "qui ne parle ni flamand ni français" lui a ri au nez ce qui lui a bien donné envie de lui foutre son poing sur le sien.

J'ai eu droit à la totale, malgré que je ne lui répondais que par quelques grognements vaguement  approbateurs :

  • les salopards qui jettent leurs contenants là où ils ont consommé le contenu
  • le sucre et autres saloperies dans le Coca
  • les trucs radioactifs dans le tabac
  • le bien qu'il pense de mes promenades avec le chien (je n'ai pas spécifié le sexe de la bestiole), le bien que fait la pratique sportive et la sienne tout particulièrement
  • la lourdeur de mes bottines que je devrais remplacer par des chaussures multicolores comme les siennes (balayant ma carrière de boy-scout randonneur convaincu que pour éviter les entorses en terrain accidenté, rien ne vaut aune bonne paire de godasses)
  • que je devais boire au moins deux litres d'eau par jour (ce que je fais depuis vingt ans), mais il tolère la bière
  • ...

Il s'est alors sans doute rendu compte qu'il me tenait la jambe depuis plusieurs minutes et a déclaré qu'il allait me laisser renter chez moi, s'enquérant néanmoins de mon prénom pour mieux me saluer. Je le lui ai donné et c'est là que j'ai compris que j'aurais dû m'abstenir :

"Jean-Claude ! Comme Van Damme !" ...  et c'est reparti pour un tour : les exploits et sentences de JCVD avec qui son cousin Mustapha a tourné dans un film, les acteurs belges au cinéma, Benoît Poelvoorde et tutti chianti, comme disent les Italiens.

Il a fini par me quitter sur un vibrant "Bonne journée Jean-Claude !"

Il n'a pas ajouté "À la prochaine !", mais je ne peux m'empêcher de craindre le pire...


 

 

12 janvier 2022

Wè, c'est moi, ça fait une paie hein ?

 

Je vais devoir approfondir mes connaissances en burgondje !

Je sais que dans ce dialecte "kalisj", c'est "réglisse", comme pour l'émir Mohammed Ben Kalish Ezab dans les aventures de Tintin. Je soulignerai en passant que traiter un émir de jus de réglisse (kalisjesap) c'est encore autre chose que parler de nègre à propos de Léopold Sédar Senghor.

Mais quand, tandis que je descends à la cave pour en remonter les emballages des décos de Noël, l'infirmière sortant d'un appartement du troisième embarque dans mon ascenseur, en parfaite contravention avec le règlement pondu par la copropriété en raison du virus, me déclare pour souligner la rigueur de la météo actuelle qu'elle a "les kalisje gelées", je me perds en conjectures sur l'endroit précis de son corps, au demeurant menu et sympathique, auquel elle fait référence.

Oui, je vais approfondir mon burgondje trop superficiel !


 

29 juillet 2021

Discrimination

 
Je me rappelle que dans ma jeunesse (oui, je sais, un temps que les moins de septante ans ne peuvent pas connaître) même les bicyclettes avaient une plaque d'immatriculation.

Si, c'étaient les provinces qui les émettaient : elles changeaient de forme et de couleur chaque année et faisaient bien sûr l'objet d'une redevance. Le document associé stipulait que vous étiez l'heureux propriétaire d'un "vélocipède". Elles ont disparu parce que leur fabrication et la collecte des taxes associées coûtaient plus cher que l'argent récolté.

Aujourd'hui, il n'y a plus que les motocyclistes et automobilistes que se font coller au nez et au cul un moyen d'identification ostensible.

Tous les autres usagers de véhicules automoteurs dits Engins Personnels de Déplacement Motorisés (trottinettes et patinettes électriques, gyropodes, monoroues et autres hoverboards) peuvent contrevenir au code de la route quasi impunément, faute de pouvoir être identifiés.

Alors, pour mettre fin à cette honteuse discrimination, les usagers de ces EPDM devraient être munis d'un dossard lisible associé à leur véhicule (la location n'est pas un problème : elle se fait via smartphone !)

Sinon, il faut supprimer les plaques minéralogiques des automobiles et motocyclettes. Voilà !

Je commence immédiatement une grève de la faim ! (jusqu'au prochain repas dans une demi-heure)


 

16 décembre 2020

Cosmopolite

 
Allée Verte, ce matin, retour d'une expédition commandée par Louise (vous n'imaginez pas ce qu'il faut faire pour dégoter un support pour toasts dans ce patelin),  je contourne un agglomérat de véhicules.

Une camionnette immatriculée au Pays-Bas en a embouti une autre enregistrée en Pologne, elle-même stoppée net par une voiture marquée du sigle de la Roumanie.

Tout le petit monde s'active sur son smartphone (à la recherche d'interprètes, je suppose), pas d'erreur : nous sommes bien à Bruxelles !


24 mai 2019

Plus ça va...


... plus c'est la même chose !

Canalblog a fait une de ces crises d'incommunicabilité dont il a le secret, ce qui m'a privé du plaisir de vous parler avant ce soir.

Suite à mon problème avec la poste de Colmar, j'ai décidé d'utiliser le bureau de Kaysersberg me disant qu'il devrait s'y trouver beaucoup moins de monde. Je n'ai pas été déçu : quand j'y suis entré il n'y avait personne à aucun des deux guichets (à savoir "colis et courrier" et "toutes opérations"), même pas de préposé !

Au bout de quelques minutes, une charmante employée a surgi des profondeurs du bâtiment, tout essoufflée (je n'ai pas essayé de savoir pourquoi, vous connaissez ma discrétion) là aussi rien n'a changé : on ne m'a pas proposé de timbres autocollants mais bien le choix entre trois modèles à lécher goulûment. J'ai choisi la série figurant un maréchal (enfin, je crois, le mec portait un képi orné de feuilles de chêne) en disant "Je prendrai l'espèce de Pétain, là", la petite dame a seulement souri et m'a filé les vingt-cinq exemplaires demandés. Et tout comme la fois précédente, elle a eu bien du mal à les séparer et moi encore plus debout devant la boîte aux lettres (je devais envoyer d'urgence une carte pour un anniversaire) et la colle se montre toujours aussi peu collante. Rien ne change je vous dis !

Sauf le prix du parking : à Riquewhir où vous pouviez stationner tout la journée pour trois euros, il faut maintenant en cracher quatre pour trois heures.

Ah oui, le maréchal, finalement, c'était pas Pétain, j'ai oublié son nom (quelque chose comme Berthelot ou Bertholet) mais c'était sous-titré France-Roumanie. Moi, je ne savais même pas qu'il y avait match !


25 décembre 2012

Un type bien !

Du temps où j'étais boy scout, notre commissaire aux relations extérieures avait organisé avec quelques uns de ses collègues (français, italien, catalan, danois) une série de rencontres de réflexion entre des délégations des instances dirigeantes de ces diverses fédérations pratiquant le scoutisme "ouvert" (entendez "non confessionnel").

Le premier de ces grands pow-wow a eu lieu en France, au château de Montlaville à Chardonnay, à la limite de la Côte Chalonnaise et du Mâconnais (je sais les références qu'il faut utiliser lorsqu'on s'adresse à un public connaisseur). Il allait tourner autour de cette fort intéressante question : le scoutisme a-t-il un projet de société à défendre ?

Comme il est à la base de l'initiative, c'est mon ami Jean-Luc, notre représentant international, qui se fend du discours d'ouverture.

L'individu naviguait à l'époque dans la sphère de l'Académie royale des Sciences des Lettres et des Beaux-Arts de Belgique (il est encore, entre autres, aujourd'hui, à moins que les choses aient changé très récemment, secrétaire général adjoint de l'Union Académique Internationale). C'est vous dire si le drôle a, en plus d'une prestance naturelle, du bagout, du bagage et, au besoin, de l'entregent.

Il se lance donc dans une de ces péroraisons dont il a le secret, emmenant un auditoire captivé dans un ensemble de considérations des plus sérieuses pour aboutir à une petite tirade sur la place qu'occupe la Belgique dans le monde culturel et, toujours avec un sérieux papal, propose à l'auditoire d'ouir un pur produit musical de cette énaurme culture.

Époque (fin des années septante) oblige, il dépose alors avec soin un disque sur le plateau d'un électrophone et l'Œuvre éclate dans toute sa splendeur, semant la consternation et l'incrédulité dans les rangs de l'auditoire médusé :

 

Les choses commençaient bien !

Si vous êtes sages, je vous conterai comment, lors de ce même week-end mémorable, je me suis fait traiter de sophiste par un professeur d'une université française. Fallait bien pour épauler mon commissaire que j'apporte ma pierre au colossal édifice de la réputation belge en France !


12 novembre 2024

Chanson d'un autre "temps"

 


 

14 novembre 2021

Vous chantiez ? J'en suis fort aise...

 

Va falloir que je fasse un effort d'imagination : c'est la troisième fois que j'utilise ce titre (qui, comme vous l'aurez remarqué, n'est même pas de moi).

Suite au billet précédent, quelques voix se sont élevées pour demander que la mienne confie un peu plus que quatre mots à l'enregistreur.

Même mon épouse en profite pour me glisser "J'aimais bien quand tu chantais en anglais"!

Oui mais c'était une autre époque, celle où avec les enfants nous chantions dans la voiture pour faire passer le temps du trajet. La chanson anglaise dont elle parle, je l'avais apprise en colonie de vacances : nous la chantions en groupe pour nous aider à avancer sur les routes de Petite-Chapelle et alentours. C'était, il me semble, une chanson de recrutement de la Royal Navy. Elle commençait par une interrogation : "Hello boys ! Will you serve ?", on répondait "Yes sir!" et on commençait l'énumération des armes auxquelles on préférait la marine :

I don't want to march in infantery,
march in infantery, march in infantery,
I don't want to march in infantery,
I'm a Knig's Navy.
King's - Na - vy !

Puis ça continuait avec "ride in cavalery", "shoot in artillery" et "fly on the Germany".

Pas de quoi donc faire fondre une femme, comme Jamie Lee Curtis quand John Cleese lui parle russe ou italien dans "A Fish called Wanda"!

Mais allez comprendre les femmes !

Ceci dit, que voudriez-vous que je vous chante ?

Syracuse ?

Même si je réussis à la chanter (après un réglage du ton : ma tessiture de baryton plutôt léger aurait tendance à achopper sur Kairouan si je démarre trop bas), vous savez comment ça finit :

"Avant que ma jeunesse s'use
et que mes printemps soient enfuis,
j'aimerais tant voir Syracuse,
pour m'en souvenir... à Paris"

Déjà, la fuite des printemps, c'est fait depuis longtemps et ensuite, qu'est-ce que j'irais bien foutre à Paris ? Je ne dessine pas Le Chat, moi !

Autant que je vous chante Elisa !

Mais j'ai déjà dit pourquoi c'est impossible.

Chanter ! Vous voyez pas que ça plaise et qu'on m'en redemande ! On n'est jamais trop circonspect, je l'ai appris à mes dépens ! Ainsi, un jour, au cours d'une veillée d'Unité, pris d'une folie subite, plutôt que d'accompagner peinard la foule chantante, je me suis levé et je lui ai fait chanter "Le sire de Framboisy" en donnant après chaque couplet le ton à utiliser pour le refrain (qui n'est qu'un bête "tralala, tralala, tralala lala lalalère...") et en mimant l'action du couplet.

Depuis, dès qu'on se retrouve plus d'une poignée, je dois me farcir l'exercice, mais j'ai de plus en plus de mal à rentrer de guerre sur les genoux après deux ans et demi !

Non, pour me faire chanter, faudra un solide maître-chanteur, je vous le promets !


 

23 août 2021

Paris

 
Depuis que l'Adrienne nous avait parlé de Paris, j'hésitais à apporter un complément à son billet.

Une annonce faite hier m'a décidé à le faire aujourd'hui.

La France va faire entrer une première femme de couleur au Panthéon : Joséphine Baker !

Si vous ne savez rien de son engagement dans la résistance, dans les droits civiques aux USA, dans le social, dans l'aide à l'enfance... vous connaissez au moins une de ses chansons :

Ça, c'est pour l'occasion qui fait le larron, ma réflexion sur le billet de l'Adrienne, la voici :

Je doute fort que la tour du brave Gustave soit pour tellement dans l'attirance et la réputation de Paris auprès de l'Américain de  Gershwin.

Je crains plutôt que le premier attrait de cette ville, ce soit la réputation faite à ses habitantes, au mieux légères, au pire vénales.

Vous n'êtes pas sourds quand même !

Un zélateur au hasard : Maurice Prosper (youplà boum) Chevalier

 

Ouais, c'est un mec me direz-vous...

Écoutons une femme alors !

Quoi ? Ce n'en est qu'une ?

Bon, ben en voici deux !

Comment ?

Je vais encore me faire des amis ?

Et alors, on n'a jamais assez d'amis !


 

12 mai 2023

Hier

 
Hier donc, j'ai fait la bise à Miss Belgique !

Enfin... future. C'est la fille d'une amie de la mienne. Cette amie est coiffeuse et de temps à autre, elle débarque pour coiffer toute la famille (sauf moi) après quoi on se fait un petit souper (sans chandelles).

Durant le repas très informel (un tas de préparations où l'on peut puiser au choix) Louise et la Miss (grande amatrice de "Tête de Moine") essaient de trouver une date pour aller voir ensemble le spectacle de Loïc Nottet (quelle drôle d'idée, que peut-on trouver à ce pseudo Jarousski...), quand Louise découvre sur le smartphone greffé à sa main gauche que Stromae annule la suite de ses prestations.

Bizarre, je le savais déjà depuis le matin : le Maestro est dans le Maelström !

Je ne trouve rien d'étonnant à cela : chanter chaque jour ou presque les trucs déprimants qu'il nous balance, ce ne doit pas être de nature à vous remonter le moral.

Enfin, je dis ça, je dis rien, hein !


 

12 juillet 2022

Goal !

 
À la télé, été oblige, il n'y a que des rediffusions et même souvent des rererediffusions.

Alors, hier soir, j'ai regardé le match Angleterre - Norvège. Normalement, je ne regarde jamais le foot à la télé mais je fais parfois une exception pour une rencontre féminine. Je trouve le jeu des filles plus engagé, plus vif, moins calculateur que celui des mecs.

J'ai pas été déçu ! Les Angliches ont écrasé les pauvres Norvégiennes huit buts à rien !

Ça m'a rappelé qu'au cours de ma carrière footballistique, j'ai porté un jour les couleurs de "L'ancien Sept".

L'ancien Sept, c'était à l'époque un club de foot amateur composé d'anciens élèves (je devrais plutôt dire "garnements") de l'école communale numéro 7 de la ville de Bruxelles, une école située rue Haute, au cœur des Marolles. Notre ami Léon, un echte Brusseleir habitant précisément rue Haute, avait organisé une rencontre amicale entre cette équipe et celle où nous jouions en "corporatif" et qui, n'en déplaise aux psys, s'appelait "Analyse" parce que tous ses membres appartenaient au service analytique du laboratoire central de notre entreprise.

Nous nous rencontrons donc et au moment d'entamer la partie nous nous apercevons que nos adversaires n'ont que dix joueurs. Comme nous étions plus nombreux que nécessaire (ceux qui ne jouaient pas étaient quand même toujours présents, question de ne pas rater la "troisième mi-temps", élément essentiel du match) nous leur avons proposé de leur fournir le joueur manquant... et c'est moi qu'on a désigné !

C'est au cours de ce match que j'ai marqué le seul but de ma carrière footballistique en lobant le gardien.

Le retour au vestiaire a été assez pénible, je peux vous l'assurer !


 

18 juin 2021

Vous chantiez ? J'en suis fort aise...

 
Ce matin, en remontant en voiture après la promenade du chien, je passe de Musique3 où un gaillard évoque les aventures de Ludwig van avec l'une ou l'autre nobli... (quel est le féminin de nobliau ?) à la première chaîne radio et qu'acoustique-je ?

Non d'un petit boy-scout ! Ani couni chaouani ! Je n'avais plus entendu cet air iroquois depuis la fin des années septante (oui, je suis belge) lorsqu'il faisait partie du répertoire de la troupe des éclaireuses de mon unité !

C'est fou ce qu'on pouvait chanter, à la moindre occasion, dans cette unité ! Mais pourquoi diable une berceuse iroquoise ? Souvenir d'un temps où l'indianisme avait envahi le scoutisme avec ses totems, ses sachems et ses pieds-tendres ?

Remarquez que les filles chantaient aussi Hava Nagila et je pouvais difficilement les suspecter d'être d'ex-kiboutzniks nostalgiques.

Bah, laissons tout cela, l'important n'est-il pas de chanter ? Ensemble !


 

14 mars 2021

Ça passe et ça casse

 
Les manifestations, de par leur nature, essaient de rassembler un maximum de monde et sont donc annoncées à grand renfort de publicité sur les réseaux sociaux.

Il est donc faclie à notre époque de communication instantannée, de s'organiser entre casseurs pour venir foutre le bordel en profitant, courageusement, de la protection de la foule, quel que soit le but de la manif.

Cela s'est encore produit hier à Liège sous couvert d'une manifestation du cycle "Black Lives Matter".

À ce propos, dans ma candeur naïve, j'aurais cru, moi, qu' "Any Life Matters".

Ils auraient pu ajouter "too", mais bon...

Ah, ça fait du bien, pour une fois que c'est pas moi qu'on accuse des crimes de Tintin au Congo...


 

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