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Entre nous
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5 octobre 2011

Question d'âge

Les commentaires sous les billets amènent parfois d'étranges questionnements.

70 - a = 2 (36 - a)

70 - a = 72 - 2a

- a = 2 - 2a

a = 2

Ah, bien ! C'est donc en 2009 que j'étais deux fois plus âgé que Sandrine.

Depuis, le rapport penche en ma faveur.

Je me demande si elle va me rattraper.

Je vais chercher une autre équation.

Sandrine

Bon, je vous laisse, mon épouse est muette : le chien a bouffé le fil de son clavier, va falloir souder !


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20 septembre 2011

Les chiens ne font pas des chats

Lorsque Kenzo est mort, mon épouse, traumatisée par l'événement, a juré ses grands dieux que nous ne reprendrions plus d'animal chez nous (elle a néanmoins consenti à me conserver et à m'user comme j'étais).

Ma politique avait toujours été jusque là de me précipiter dans un refuge et de remplacer immédiatement l'animal disparu par un (ou deux selon les circonstances) autre(s). J'ai donc dû renoncer à ce comportement pour  épargner à ma moitié les affres d'une nouvelle disparition (moi, je n'étais plus concerné, je suis trop vieux pour espérer survivre à un chat supplémentaire).

Les choses en seraient restées là si notre vétérinaire n'était le propriétaire d'une petite Jack Russel toute calme et ma fille d'un autre pas trop excité. L'idée est donc venue à cet individu d'associer les gènes des deux bestioles dans l'espoir de produire une nichée de fouilleurs de terriers au comportement angélique.

Je passe sur la saga de l'accouplement de deux bêtes de moins d'un an, je me contenterai de constater que si vous êtes véto propriétaire de manège, la sellerie semble mieux inspirer les chiens de cette race que le box d'un quelconque cheval (un hongre, peut-être ?).

Une fois la chose faite et son succès dûment constaté via échographie (pratique d'être véto) la pression sur mon épouse s'est mise à croître  et embellir :

Notre fille : "Comme Moka est le père, nous avons droit à un jeune, ça t'intéresse ?"
Les filles de notre fille : "Un bébé de Moka, Mamou !"
Le véto : "Normalement ils seront très calmes..."
La femme du véto : "Vous pourrez choisir le plus doux"

Le 28 juillet, trois chiots et une chiotte (j'ai un doute, là...) sont nés.

Tout le monde : "Il faut vous décider !"
Françoise : "Qu'en penses-tu ?"
Moi : "On n'avait pas dit plus d'animaux ?"

Comme ma femme a toujours rêvé d'avoir un chien et que jusqu'ici je n'avais toléré que des chats, j'ai cédé, en spécifiant bien que je ne voulais rien avoir à faire avec ce chien, que ce n'est pas moi qui me tremperais la couenne pour le promener etc etc.

Maintenant, nous avons la bête et devinez voir qui elle suit partout ?

Ah oui, j'allais oublier... l'argument massue, définitif même, avait été : "Et le promener m'obligera à faire de l'exercice, ça me fera du bien !"

Ben là, l'effet est indéniable...

P1060552


17 janvier 2011

La Diane

Six heures moins le quart. Dans le coin sud-est de la chambre "le bruit" me signale que dans un quart d'heure le réveil va se déclencher. Ben oui, mon réveil-radio est réglé sur six heures, comme au temps béni où je devais me lever pour partir au boulot.

Ce "bruit" ne se produit qu'en période de chauffe. C'est une sorte de "tic..... tic.... tic... tic.." dont l'intensité diminue au fur et à mesure que sa fréquence augmente. Il doit provenir de la dilatation des tuyaux du chauffage central, même si le radiateur de notre chambre est toujours fermé. Comme il apparaît toujours à la même heure, je conclus que dans un des appartements voisins quelqu'un a installé un balbutiement de domotique enclenchant le chauffage à cet instant.

En l'oyant ce matin, je me suis subitement souvenu de mon ex-collègue et néanmoins ami, Jean. Pour être plus précis, ayant plusieurs ex-collègues et amis prénommés Jean, je dirai qu'il s'agit de ce Jean qui riait jaune lors de la visite d'Arthur.

Ce mec avait un bagout de Dieu le Père (bien qu'il se déclarât agnostique). Ainsi, le matin, il s'emparait de "La Lanterne" de Léon ("La Lanterne" était le journal local bruxellois de l'époque) et nous faisait la "lecture" de l'épisode du jour du feuilleton. C'était désopilant parce que cette lecture quoique faite sur un rythme régulier, s'éternisait et était truffée de détails en tout genre et souvent salaces totalement étrangers à l'intrigue.

J'ai pensé à lui parce qu'il avait aussi complété la légende du Dahut. Vous connaissez bien sûr : la bestiole gambade au flanc des Puys en tournant dans le sens trigonométrique, ce qui fait que ses pattes gauches sont plus courtes que les droites et que pour le chasser il suffit de le laisser passer puis de crier "Oh Dahut !". Il fait alors demi-tour pour voir qui l'appelle et il tombe.

Jean l'avait amélioré ainsi :

Bien entendu, vous ne verrez le dahut tourner sur son Puy qu'à la belle saison, car pour la saison froide, il quitte la Massif Central pour venir hiberner dans le chauffage central. Il est alors appelé "pied'quin" et vous pouvez entendre son cri si caractéristique se répercuter dans vos radiateurs : "Roubouloulouglouglou !"

Dahut


16 novembre 2010

Contraste

Dimanche, Louise rentre de Wissant (un patelin entre les Caps Blanc et Gris Nez). Elle y avait été invitée par les parents d'une de ses condisciples.

Elle nous passe un coup de fil éploré : elle a égaré son i-pod. Pourtant elle est certaine qu'elle l'avait encore lors du trajet du retour.

Que répondre ? Que cela n'a rien d'étonnant vu le peu de soin qu'elle prend des choses, que si elle l'avait encore dans la voiture (que son propriétaire a fouillée en vain à la recherche de l'instrument), elle a dû le laisser tomber en débarquant, qu'elle aille voir dans la rue s'il ne se trouve pas sur le trottoir.

Bien sûr, elle y est déjà allée et n'a rien trouvé.

Le lendemain en arrivant chez elle, comme j'avais fait graver son nom et son adresse sur le boîtier, je jette un œil dans la boîte aux lettres : l'i-pod s'y trouve au milieu du courrier. Quelqu'un l'aura trouvé, ramassé pour finalement découvrir la gravure et ramener le petit machin électronique à l'adresse indiquée.

ipod

Quel quartier sympathique, me direz-vous. Il y a encore des gens honnêtes.

Et comment donc : ce même lundi, entre cinq et six heures du matin (soit entre la promenade du chien et le départ au travail de mon beau-fils) un (ou des) abruti(s) a (ou ont) bouté le feu aux deux voitures qui stationnaient dans les emplacements de parking (excusez le Belge que je suis de ne pas dire "stationnement" ou mieux "parcage") réservés aux handicapés. L'incendie n'a bien sûr pas manqué de se communiquer aux voitures voisines. Bilan cinq véhicules totalement ou partiellement "cramés".

Je me perds en conjectures. N'ayant pas vu les voitures immédiatement évacuées par la police et les pompiers. Je ne puis dire s'il s'agit :

  • d'un handicapé qui s'est vengé de mecs occupant indûment les espaces à lui réservés,
  • de mecs qui en veulent personnellement aux handicapés
  • d'un bête pyromane
  • d'une vendetta pour raisons privées ou intercommunautaires

Car il semble que le conducteur d'une des voitures arborant l'autocollant "handicapé" (ce qui ne prouve pas grand-chose avec les moyens d'impressions actuels) vienne d'Albanie. Et à cette occasion une anecdote m'est revenue en mémoire.

Il y a bien des années de cela, une copine de notre fils trouve un petit boulot comme serveuse dans un bistrot de Schaerbeek (pour la prononciation, voir Papistache).

Après quelques jours, le patron, un Albanais, ouvre un des tiroirs du comptoir, découvrant un pistolet automatique et lui dit : "Si quelqu'un vient et demande le colonel, tu prends le pistolet et tu lui tires dessus".

Elle a "changé de laiterie", comme on disait au temps lointain où je sortais encore avec mes collègues.


23 octobre 2010

Jean

Hier, mon épouse et moi nous trouvions chez Makro pour y faire des courses, fête d'anniversaire oblige.

Au rayon vins (où aurait-ce pu être d'autre ?), je l'aperçois. Il lève la tête, me regarde l'air incrédule, puis me sourit. Il pousse vers nous son charriot contenant en tout et pour tout un pack d'Orval et une caisse de Médoc (non, Monsieur, le mien ne contenait à cet instant qu'une rame de papier A4, parfaitement !) et s'arrête à notre hauteur. Des années que nous ne nous sommes plus rencontrés.

Le moment de surprise passé, nous échangeons les informations d'usage entre personnes de nos âges :

  • perte de pancréas et le traitement subséquent
  • ablation de prostate
  • débouchage des uretères
  • traitement par cortisone de HSF
  • ennuis de genoux
  • charcutage d'urgence de hernie discale
  • aventures avec le SAMU
  • transfusions  sanguines
  • régimes alimentaires stricts et les entorses y afférant

Bien sûr, nous avons négligé quelques détails (phlébites, hypertension, vue qui baisse, poids qui monte, etc) pour enfin constater que pour l'instant : tout baigne !

Nous sommes tous deux chimistes et nous travaillions pour la même société. Quand nous nous sommes connus, il dirigeait les groupes d'intervention (électricité, tuyautage, etc) je faisais dans l'analyse par rayons X. La chimie mène à tout !

Je lui ai fait découvrir le squash (mal m'en a pris, après deux semaines il m'écrasait régulièrement malgré qu'il fût de cinq ans mon aîné). Nous sommes devenus amis. Chaque matin je passais le saluer dans son bureau tout en prenant un thé à la menthe préparé par Momo, un de ses ouvriers.

Un jour, il m'a parlé des problèmes de gestion du garage que tenaient sa fille et son beau-fils. J'ai proposé de lui écrire un programme en dBase (compilé sous Clipper). Au début, ça fonctionnait bien : il me décrivait les écrans de saisie désirés, les rapports à établir, je construisais les tables nécessaires et le mécanisme d'exploitation sous-jacent. L'ennui, c'est que nous faisions ça chez lui quelques soirs par semaine et qu'après l'apéro et le petit dîner arrosé de Larose-Trintaudon (son Médoc favori),  tandis que nos épouses discutaient au salon, nous n'avions plus les idées très claires ni beaucoup de temps disponible pour la programmation. J'ai donc décidé d'achever la chose chez moi, ça a tout de suite progressé plus rapidement. Certainement un des rares programmes où la gestion de stock autorisait l'introduction "en stoemelings" de pièces de récupération !

Mis en appétit par le bon fonctionnement de la chose, il m'a ensuite demandé de lui écrire un petit machin pour gérer son boulot professionnel en attendant que les mecs du département informatique le fassent dans SAP. En quelques semaines, je lui ai écrit un programme qui gérait tout : demandes de travail, pointages du personnel, gestion des contrats de sous-traitance, gestion du stock, facturation des travaux etc, etc. Cela a tourné pendant quatre ans au cours desquels il connaissait au jour le jour ce que la comptabilité officielle lui apprenait après deux mois avant que les mecs du SAP ne pointent leur nez.

Entre temps, nous avons joué au squash, participé à des tournois, séjourné en Bourgogne (ah, le Bâtard-Montrachet et le Saint-Aubin !), vécu des soirées mémorables. Son épouse s'appelle Hildegarde, une dame délicieuse, aussi calme et gentille qu'il est soupe au lait, vraiment bien assortis, oui !

Pour conduire ma fille à son mariage, j'ai eu droit à une BMW bicolore à plancher en bois et phares sur les garde-boue. Jean et son beau-fils avaient dû monter d'urgence la nuit précédente une pompe à essence électrique pour la faire démarrer.

Un jour, il a quitté la société, nous nous sommes encore vu deux ans puis, pris par ses nouveaux boulots, il a disparu.

Hier, je lui ai donc filé nos numéros de téléphones, il va nous rappeler : un de ses petits-fils a ouvert un resto dans le Brabant flamand. Encore quelques entorses à quatre régimes en vue !

Kampenhout


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21 juillet 2010

Comme les choses sont compliquées !

En tranchant le pain ce matin, une image m'est revenue et j'ai pensé : "Voilà de quoi faire un billet, ça fait longtemps que je n'ai plus parlé de mon enfance".

Voyez-vous, pour découper le pain - un pain carré que mon épouse fabrique dans une de ces machines modernes qui laissent un trou à l'endroit de la pale de malaxage - je le pose sur une planche en polyéthylène haute densité et je le tranche au moyen d'un couteau scie.

Mon père, lui, tenait fermement contre sa poitrine un pain rond et le tranchait, ramenant tout en sciant la lame du couteau vers lui. Les pains de ma jeunesse avaient une fermeté dont sont dépourvus bien de ceux d'aujourd'hui.

Premier problème : comment expliquer à des mangeurs de baguette (que les Belges appellent "pain français", ce qui ne manque pas d'engendrer une franche hilarité lorsqu'ils veulent en acheter en France pour la première fois) ce qu'est le pain classique en Belgique ? Y a-t-il un nom pour ça en français ?

J'ai pensé à "miche" mais, comme bien souvent dans cette langue déroutante, le mot désigne à la fois le pain dont je veux parler (gros pain de mie rond) et une tranche du dit pain. Et je passe sur la signification argotique du mot ouvrant la porte à un tas d'allusions plus ou moins salaces. Bon, mettons qu'ils ont compris maintenant.

Deuxième problème : l'illustration. Il m'est revenu qu'à l'époque fleurissait dans les boulangeries de la région de Charleroi une affiche représentant une grand-mère portant coiffe et lunettes et tranchant de la même manière un énorme pain rond. Était-elle entourée d'enfants attendant la distribution des tartines ? Ma mémoire est incertaine sur ce point. Après une heure de recherche sur Google, j'ai abandonné l'idée de la retrouver.

Faudra que je me penche sur la question de la recherche d'images, il doit bien exister quelque-chose de plus efficace.

Mais revenons à mon père. Lorsqu'il entamait un nouveau pain ou une nouvelle miche, c'est comme il vous plaira, il traçait de la pointe de son couteau une croix sur le fond du pain.

Je crois vous l'avoir dit, ma prime jeunesse n'a pas baigné dans une ambiance particulièrement religieuse, cet étrange rituel ne laissait donc pas de m'inquiéter, m'étant absolument incompréhensible. J'y cherchais une signification pratique, soit qu'il vise à vérifier le fil de la lame ou à tester la fermeté de la croûte. L'un et/ou l'autre me semblant improbable(s) - beau problème d'accord, hein ? - j'y voyais une sorte de pratique magico-incantatoire.

Pour une fois, moi dont la curiosité insatiable m'avait fait surnommer "Monsieur Pourquoi", je ne me suis pas enquis de la raison du geste. C'est bien plus tard que j'en ai compris la signification et, par voie de conséquence, qu'il ne pouvait être chez mon père que l'héritage d'une pratique ancienne, une sorte de geste mécanique vidé de son contenu religieux.

C'est coriace, la tradition...

miche


10 juin 2010

JdJ25

Encore ! Vous écriez-vous.

Ben oui, après des mois de calme plat, je me suis remis à lire, on verra si ça durera.

En plus, je ne vous ai pas facilité les choses cette fois-ci. Sauf pour Lorraine (qui ne lit pas mon blog), Tilleul (qui semble avoir disparu du Net un peu comme Valérie) et Adrienne : c'est un machin belgo-belge.

Adrienne sera donc votre défi ou votre référence du jour parce qu'avec elle, ce sera "sitôt lu, sitôt trouvé".

À bon entendeur (ou lecteur)...

JdJ25001

Edit du 13 juin

MAP a trouvé, comme toujours (ou presque)

JdJ25002

Un bouquin qui raconte la migration économique des Flamands vers la Wallonie durant la première moitié du vingtième siècle.

Il me touche d'autant plus que ma grand-mère et son fils ont fait partie de cette vague migratoire, alors que la majorité des Flamands d'aujourd'hui occultent cette part de leur passé.

Le titre de l'ouvrage original publié en néerlandais en 2007 est : "Arme Wallonië (Een reis door het beloofde land)".


8 décembre 2009

Putain ! (comme aurait dit Cabrel)

Ce matin, dans mon petit pays provisoire, une bande de malfrats décide de rafler la recette d'une vente publique de bois.

Ils font donc irruption, armés de Kalachnikov dans le local où celle-ci se déroule. Ils y tirent quelques coups de feu et réclament la caisse. On la leur donne, bien évidemment, et ils se replient en emmenant un otage. Ils arrosent encore un peu en sortant dans la rue avant de disparaître.

Le soir même, au journal télévisé, la présentatrice relate les faits et déclare "Les agresseurs se sont fait remettre le butin de la vente".

C'est mon cousin, agent aux eaux et forêts, qui va être ravi d'apprendre que ses activités sont assimilées par cette charmante personne à du commerce à main armée !

garde


11 novembre 2009

C'est l'plombier !

Oufti ! Comme on dit dans certaine région de mon pays. Ça fait une paie que je n'étais plus venu ici !

Faut vous dire que, si le déménagement a été mené rondement par des professionnels de la chose, le démarrage à notre nouvelle adresse fut rempli de surprises.

L'avant-veille du grand départ, nous nous sommes aperçus que les WC s'étaient subitement bouchés. Les deux en même temps, évidemment. Le lendemain, le plombier, mandé par la concierge, se présente dès potron-minet pour constater comme moi que c'est bouché, sans doute après la jonction des deux décharges (son hypothèse : des plaques de calcaires détachées lors de la remise en service de l'installation inutilisée pendant un an) et m'annoncer qu'il n'y peut mais, et que je devrais m'adresser à Louis le déboucheur dont il me file le numéro de téléphone.

Le dit Louis, dûment contacté, se présente dans l'heure et (après s'être assuré que je pouvais lui régler cash le forfait de 125 €) s'active avec tout son matériel. Il me quitte après une demi-heure en me montrant que tout s'évacue impeccablement (enfin, compte tenu de la hauteur des siphons à l'ancienne qui fait que leur amorçage ne se produit qu'au moment où vous palissez de crainte de voir la chose déborder).

Pour déboucher, ça il avait débouché le Louis : deux jours plus tard, alors que nous commençons à nous sentir chez nous, le gérant des immeubles vient sonner à notre porte pour nous annoncer que nos toilettes se déversent dans le couloir des caves, que le plombier passera en urgence le lendemain et nous demander de modérer l'usage des WC.

Homme de parole, le plombier se ramène le lendemain et après un petit tour dans la cave, nous annonce que l'endroit de la rupture est inaccessible par cette voie et qu'il va falloir faire sauter la baignoire pour pouvoir réparer.

Conclusion : durant les trois premières semaines d'occupation, nous avons été dix jours sans toilettes et dix sans baignoire.

Compensation : on apprend à tout âge :

  • Alors que nous avons pourtant campé pendant des années, nous avons pour la première fois de notre existence utilisé un WC chimique emprunté à des amis.
  • Devant les difficultés que j'avais eues à convaincre un maçon de se détourner une heure de son chantier pour venir couler un bout de chape où poser la nouvelle baignoire, j'ai décidé de procéder moi-même à son encastrement. Heureusement qu'il y a les blocs Ytong, c'est mon premier travail de maçonnerie ! On verra demain pour le carrelage...

P1030735


27 septembre 2009

Madonna

Comme tout un chacun, vous connaissez bien sûr LA Ciccone,  ce produit de la civilisation italo-américaine, cette créature étonnante à bien des égards (comme son QI largement supérieur à la moyenne) et détonante à bien d'autres.

madonna_20070102_192738

En suivant (distraitement) ses démêlés avec les très catholiques Polonais, un fait étrange m'est revenu en mémoire.

Je vous ai raconté que lors de notre séjour en Italie, notre seul voisin se trouvait être, de l'autre côté de la rue, un élevage de chevaux.

Les propriétaires n'y faisaient que de brèves apparitions, le temps de soigner leurs animaux. Il n'était pas difficile de se rendre compte qu'ils étaient là : la composante mâle du couple était dotée d'un organe vocal des plus efficaces et qu'il utilisait pour hurler sur les pur-sang rétifs.

L'expression favorite du gaillard était "Puttana di Madonna !"

Je ne sais trop s'il s'adressait à la pauvre Ciccone ou à la mère de Jésus. J'ai pourtant peine à imaginer que cette seconde hypothèse ait pu être la bonne dans un pays où les dames sont priées de se couvrir les épaules pour pouvoir pénétrer dans les églises !

Quoi ? Vous croyez que je blague ?

Vous n'avez pas tout à fait  tort !

Madone


7 juin 2009

Accident

Toujours à la télé italienne, une image accroche mon regard : une paire de lunettes sur le sol à proximité d'un passage pour piétons.

Je comprends qu'à Rimini, un automobiliste a renversé une personne qui traversait la rue en empruntant ce passage. Mes faibles connaissances de la langue italienne ou mon manque d'attention ne me permettent pas de déterminer la nationalité de la victime.

Tandis que le présentateur embraye sur le peu de respect des automobilistes pour la signalisation routière, je me fais la réflexion suivante :

Les automobilistes italiens ne s'arrêtent  jamais pour les passages pour piétons, en corollaire de quoi, les piétons italiens ne traversent jamais dans ces mêmes passages : ils ne sont pas fous ! Il faut donc que la victime soit un touriste ignorant des particularités locales... ou un Italien distrait.

Moi, j'ai compris, je fais comme les Italiens (quand je suis à pied, bien sûr).


pi_ton


2 juin 2009

Les vacances, c’est la m… !

Au troisième jour, Dieu vit que les eaux ne s’évacuaient plus guère de la cuvette des toilettes (À l’époque, Dieu s’exprimait en français français, Il n’avait pas encore opté pour la nationalité belge).


Il se précipita au magasin le plus proche et en ramena du déboucheur liquide. Comme Il était pressé, Il s’était emparé du premier flacon venu. Lorsqu’Il commença à verser le liquide, un énorme bouillonnement se produisit, accompagné de vapeurs délétères. Il parcourut le texte en petits caractères et en italien de l’étiquette du bidon et se dit « Créons donc les chimistes qui soient capables de distinguer la morsure brutale de l’acide sulfurique de la douceur trompeuse de la soude caustique ! » Ce qu’Il fit aussitôt . Dans la foulée, Il créa aussi les toilettes publiques et Il vit que cela était bien.

Et il y eut un soir et il y eut un matin.

À l’aube du quatrième jour, le niveau des eaux s’élevait toujours dangereusement vers les bords de la cuvette lorsque le déluge de la chasse se produisait.

Le chimiste du troisième jour se dit « Puisque l’acide sulfurique à plus de soixante pour cent (en vente libre dans les grandes surfaces) semble inefficace, rabattons-nous sur la soude.»

Dieu, Lui, avait depuis longtemps cessé de Se préoccuper de la question, anxieux qu’Il était de savoir après combien de jours Il allait pouvoir Se reposer.

La soude, pour caustique qu’elle fût, ne se montra pas plus efficace que l’acide.

C’est alors que, perdu dans une énorme perplexité, le chimiste aperçut, s’affairant à l’entretien de la piscine, le propriétaire des lieux (des lieux dans leur totalité, hein, pas simplement des lieux d’aisance, je vous vois venir avec vos allusions faciles). Mis au courant, celui-ci se saisit  d’un bout de fil de clôture, en recourba l’extrémité et farfouillant trois secondes sous le col du siphon provoqua un bref mais vigoureux gargouillis suivi de la vidange immédiate du trop plein d’eau.

Et il ne s’appelait même pas Mac Gyver !


deboucheur


19 juillet 2008

Respirons !

Je romps le silence après une semaine. Mais mes phrases seront brèves. J'ai le souffle un peu court après une semaine avec nos petites-filles à la maison. Enfin, maison... appartement !

Lundi, jardin botanique national (plus pour longtemps, je le crains).

Bota

Mardi, parc Paradisio.

Chine

Mercredi, Technopolis.

Techno

Jeudi, bricolages, colliers et émaux.

Vendredi, natation, resto et rebricolage.

Aujourd'hui, dîner à la maison avec leurs parents.

Et lundi, elles partent en Bretagne ! J'ai une pensée émue pour nos pendants français... Qui ne sont d'ailleurs pas sauvés : le 17 août, nous partons remplacer les parents pour que ces grands-parents  bretons puissent eux aussi "profiter" une dizaine de jours supplémentaires de leurs petites-filles !


25 mai 2008

Pérouse

Je saisis donc la perche tendue par Papistache qui me demandait si l'Italie avait tenu ses promesses pour lui donner tout apaisement : l'Italie ne m'ayant rien promis, je n'ai pas été déçu. Je pourrais m'en tenir là, mais maintenant que je suis au clavier, je vais vous conter, tant qu'à faire, une petite anecdote.

Un beau matin, mon épouse et moi, sur ses insistances, sommes partis pour Pérouse (Perugia).

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(La façade du bâtiment n'est pas incurvée, c'est un effet pervers de l'objectif employé à sa plus courte focale. Tilu vous corrigerait ça en un clin d'oeil, moi, je n'ai pas le courage).

Comme pour la majorité des villes intéressantes d'Ombrie et de Toscane, la vieille ville ou le centre historique, c'est à votre meilleure convenance, est perché (le masculin l'emporte ici aussi) au sommet d'une colline plus ou moins escarpée. Gare aux mollets ! À Pérouse, c'est plutôt plus que moins, en conséquence de quoi, à flanc de colline, les constructions s'arcboutent les unes sur les autres.

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La chose n'est déjà pas en soi très rassurante, même si ça a survécu comme ça quelques siècles, mais quand vous savez, pour les avoir parcourues en arrivant, que toutes ces masses et ces efforts se reportent en fin de compte sur d'immenses caves aux allures de cathédrales, vous n'êtes pas très fier quand soudainement, le plancher émet un craquement sonore tandis que vous contemplez, béat, une oeuvre de Raphaël.

Perugia_0136

Et l'anecdote dans tout ça, me direz-vous ? J'y viens ! Avant de pénétrer dans ce labyrinthe de caves que vous parcourez moitié à pied, moitié en escalators et où vous comprenez immédiatement qu'ici, ce n'est pas la Belgique :

Perugia_0139

Avant tout cela, donc, je prends la précaution, à la sortie du parking où j'ai fini par trouver une place pour ma voiture, de faire un petit détour par les toilettes publiques au pied des fameux escalators. Pour y parvenir, je fends un groupe compact d'Italiens aussi hilares que retraités et attendant le départ de leur visite au pied d'une pancarte VIP brandie par leur guide.

Au moment de quitter les toilettes, une forte résistance m'empêche d'ouvrir la porte. Comme il y a malgré tout un peu de "mou" je pousse de toutes mes forces, la résistance cède et je me trouve nez à nez avec un groupe de ces retraités ! Ils bloquaient la porte en riant comme des cons parce qu'ils pensaient coincer ainsi un de leurs copains. Quand ils se sont aperçus de leur erreur, les trois ou quatre "bloqueurs" se confondaient en excuses tandis que le reste de la troupe se bidonnait grave, comme on dit maintenant.

Tous plus âgés que moi, pourtant faut le faire, et s'amusant comme des gamins ! Un effet secondaire du Sole d'Italia sans doute...


12 avril 2008

Remake

Contrairement à ma motivation blogueuse, mon activité onirique, elle, ne connaît pas de faiblesse. Le succès mitigé de ma dernière relation de rêve (il faut bien admettre que le sujet était limite "Jack the Ripper") m'avait découragé d'en entreprendre de nouvelles. Il faut pourtant que je vous parle de la dernière de mes élucubrations aussi nocturnes qu'involontaires.

MastroianniEn m'éveillant, j'ai immédiatement pensé à ce film (ma mémoire est infaillible pour les choses inutiles), un film que je n'ai jamais vu, je tiens à le préciser.

Du coup, je n'ai plus grand-chose à raconter, car dans votre infinie perspicacité vous aurez deviné de quoi il retourne. Dans mon rêve, j'étais donc "en cloque", comme dit Renaud. J'emploie cette expression argotique parce que je ne suis pas certain que le français académique accepte "enceint".

Ouais... si mon français était académique, ça se saurait, me direz-vous, d'accord ! Revenons donc à ma grossesse. La chose était d'autant plus improbable que je n'ai même plus de prostate, ce prétendu résidu d'utérus dont seraient dotés les hommes selon une légende urbaine, je suppute.

Que se passait-il, outre cet état ? Un médecin déclarait que, bien évidemment, il faudrait procéder par césarienne tandis qu'un asiatique, se prétendant le grand-père de l'enfant à venir tenait absolument à coller l'oreille sur ma bedaine pour écouter les battements de coeur du bébé. À quoi je répondais qu'il risquait fort de ne percevoir que les battements du mien.

Mon rêve ne s'est pas prolongé jusqu'à l'accomplissement, je ne peux donc rien vous dire du sexe du bébé.

Coïncidence, j'ai été réveillé par Renaud, mais il chantait une sombre histoire de ch'terril. Là-dessus, je vous quitte, j'emmène ma femme au restaurant... chinois.


17 janvier 2008

Soie

Mon épouse participe depuis 2003 à un atelier de peinture sur soie. Comme elle n'est pas du genre à se créer un blog, j'en avais commencé un pour elle, mais elle ne s'était pas montrée très enthousiaste à l'idée d'exposer ses manières de faire. J'ai donc laissé la chose en suspens. Pour le bandeau de ce blog, j'avais utilisé un recadrage de la photo d'une de ses peintures. Cette oeuvre elle-même orne le mur en briques brutes de notre salon.

Bandeau

Mon épouse donc, se passionne pour tout ce qui est soie et un beau jour, dans une librairie, elle est tombée sur un bouquin qu'elle n'a pas manqué d'acheter car en voici la couverture :

soie

Mon épouse passe donc beaucoup de temps à peindre, teindre, parafiner, sertir, fixer et surtout à quêter mon avis sur ses réalisations. J'ai beau lui répondre que c'est son travail et, par conséquent, son problème, que mon avis sur la question ne doit pas influencer ses choix. Que je ne lui demande pas son avis sur mes blogs (ce qui ne l'empêche pas de me le donner). Rien n'y fait ! Il se trouve donc des moments où elle me pompe, très très légèrement, l'air.

Et alors ? Me direz-vous...

Alors ?  Tout cela n'est rien, puisque cette passion m'a fait lire ce bouquin que rien d'autre n'aurait pu me mettre sous les yeux. Et qu'il me faut bien l'en remercier. En effet, ce livre est tout ce que j'aime : il se lit en un jour, le style est sobre et très particulier, il ne se perd pas dans des détails futiles. Il passe, léger, comme les rides que dessine le vent sur un étang, pour emprunter une image à l'auteur.

Que vive donc longtemps encore la peinture sur soie !


3 juin 2009

La Pineta

L’endroit où nous avons pris un appartement en location s’appelle « La Pineta ». Il s’agit d’une construction regroupant  cinq logements. Tout comme l’an dernier, nous en sommes les seuls occupants. L’établissement ne possède qu’un seul voisin, de l’autre côté d’un chemin tranquille : un élevage de chevaux, des purs-sangs pour le peu que je connaisse en races équines.

Pour le reste, des prairies, un petit bois, c’est tout, en dehors des aménagements de la résidence : piscine, deux terrains de tennis, tonnelles ombragées, barbecues, pelouses, des arbres divers et des fleurs.

C’est donc d’un calme total, me direz-vous.

Erreur ! Des premières lueurs de l’aube naissante aux dernières de la nuit tombante, c’est concert permanent chez les oiseaux. Et des oiseaux, il y en a ! Jugez plutôt :

Moineaux (enfin, je dis moineaux pour toute une série de petits passereaux dont j’ai oublié ou même jamais connu les noms), merles, colombes, pigeons, geais, corneilles mantelées, hirondelles, pies, hérons blancs, même un de ces oiseaux typiques de l’Algarve, plumage fauve, huppe, ailes rayées noir et blanc : la huppe fasciée.

Ça vous change de la ville ! Et encore, où j’habite il y a quelques merles, pies, mésanges, freux et même perruches, mais comme ici, je n’ai jamais vu ça, sauf au parc Paradisio peut-être .

Bien sûr, cela devrait nous permettre de dormir, puisque la nuit, les oiseaux se taisent.

Ah oui ? Et les cricris ? Et les grenouilles ?

Huppe


26 octobre 2009

Tu déménages ?

Après avoir, vous n'aurez pas manqué de vous en apercevoir, déménagé au sens figuré toute mon existence, j'ai dû le faire au sens pratique.

Passer, après quarante ans d'occupation, d'un appartement à trois chambres, une cave de dimensions confortables, une buanderie gigantesque et deux garages à un autre à deux chambres, une cave minuscule traversée d'un pilier de béton et un emplacement pour voiture, ça n'a pas été de la tarte.

D'abord, nous nous sommes attaqués aux caves et aux garages. Il a fallu en éliminer une série d'emballages dont nous avions depuis longtemps liquidé le contenu :  rien que cela a déjà bien occupé les éboueurs. Nous y avons aussi découvert des choses dont nous n'avions plus le moindre souvenir ni le moindre espoir d'utilisation, ce qui a surchargé les éboueurs. Ensuite il y a eu le bucht plus encombrant, de l'ancienne colonne de cuisine vermoulue aux ossatures de fauteuils divers et autre garde-robe désaffectée, là c'est notre fils qui a dû se coltiner trois camionnettes Transit vers la déchetterie.

Au bout de cette première étape, nous avions l'impression que rien n'avait progressé.

Après une rapide estimation de la nouvelle place disponible et du volume occupé par nos bouquins, nous avons opéré une sélection et avons donné mille cinq cents livres à Oxfam. Ils ont dû faire deux voyages avec leur camionnette 4L et nous avaient envoyé un gaillard plus âgé que moi et qui soufflait comme un phoque au moindre effort, ce qui nous a plongés dans l'angoisse de voir ce pauvre bénévole rendre son dernier souffle dans le hall d'entrée de notre habitation. Il a survécu. Maintenant que nous sommes à notre nouvelle adresse et toujours saturés de bouquins, nous hésitons à le rappeler.

Entre-temps, j'ai revendu mon exemplaire d'Encyclopedia Britannica 1968 pour vingt-quatre euros sur e-bay. Je n'y ai par contre pas trouvé d'acheteur pour mes deux Olympus argentiques.

Bon, j'en reste là pour aujourd'hui, je dois m'occuper des plombiers. Parce qu'à peine déménagés, nous avons déjà les plombiers chez nous, mais ça, c'est une autre histoire...

brit


4 juin 2009

Rien que pour Joye

Les autres éventuels lecteurs, dans leur immense mansuétude, voudront bien excuser ce petit aparté et cette interruption du feuilleton "Walrus en Italie"



Joye, ma belle,


J'ai voulu déposer, comme une gerbe de fleurs à tes pieds, un commentaire sur ton Iowablog.
Un commentaire qui serait une réponse à ta question : je sais que tu détestes tellement qu'on ne te réponde pas.

Mais, hélas, le machin, lui, m'a répondu :


Maintenance

Please retry later.


Tu ne sauras donc jamais si je giflerais mon père.
Mais sans doute peux-tu essayer de deviner la réponse. Pas à partir de mes opinions politiques puisque n'étant pas américain, je ne suis ni démocrate, ni républicain.
C'est marrant pour nous, européens bien compliqués, ce manichéisme politique des Uesses.
Je te fais la bise (si tu le permets, bien sûr).
Non, pas gifler !

Walrus

gifle


7 mai 2009

Ô joye, cet homme c'est moi !

Sur son blog, Joye, alias Iowagirl, m'a dédicacé une chanson qu'elle interprète avec entrain.  J'irai même jusque brio ! Pour lui répondre (une fois n'est pas coutume, n'est-ce pas) j'ai commencé à écrire quelques chansons. Mais j'ai bien vite abandonné ces ébauches, elles étaient sans objet : on ne me fait pas chanter !

Alors voici quelques paroles, sans musique :

Bien loin par-delà l'horizon,
Joye m'a écrit une chanson.
Je l'en remercie de tout cœur,
Même s'il y point quelque rancœur.
Car la charmante étatsunienne
Est pour le moins statisticienne
Et tient le décompte sévère
Des com's de toute sa blogosphère...
Et des réponses, tant qu'à faire.
Calculant les corrélations
Entre ces multiples variables,
Elle fait une constatation
Propre à vouer Walrus au diable.
Car cet individu sans foi
Semble sourd au son de sa voix,
Elle, la sirène de l'Iowa !
Elle vérifie une ou deux fois,
Recoupe tout ce qui se doit,
Le verdict est inattaquable :
Cet ancien Belge est un minable,
Un sans cœur, un abominable
Ignorant tout du mot "aimable",
Un gros ours des plus mal léché,
Un citadin mal embouché.
C'est pour lui servir de leçon
Qu'elle lui chante sa chanson.

L_auteure

Voici la chanson de Joye :

Je laisse un com', il répond pas
C'est presque entre nous
Il parle aux autres
Mais pas à moi
C'est presque entre nous

Walrus ! Réponds-moi !
Chez toi, c'est pas la joye !

Il écrit bien, c'est pas rien
C'est presque entre nous
Mais envers moi y a aucun lien
C'est presque entre nous

Walrus ! Réponds-moi !
Sinon, dis-moi pourquoi !

Alors, chez lui, j'existe pas
C'est presque entre nous
Je continue, mais chais pas pourquoi
C'est presque entre nous

Walrus ! Réponds-moi !
Chez toi, c'est pas la joye...
Hmmm,
C'est presque Entre Nous !

Yi-hah !!!



 

30 août 2012

Addiction

J'imagine que depuis le temps, vous connaissez cette irrépressible attrait qu'exerce sur moi "La Folle" (Incidemment, ils lui consacrent une émission lundi sur la RTBF)

Aussi, dès ce 24 août me suis-je précipité dans la librairie du centre commercial.

Le dernier opus d'Amélie ne s'y trouvait pas.

Comme deux jours plus tard je devais passer à la FNAC à la recherche non du temps perdu mais des épisodes 2 et 3 du "Star Wars" de George Lucas, je n'ai pas fait le scandale qu'aurait pourtant bien mérité ce marchand de journaux se prenant pour un libraire (le pauvre n'y peut mais : il tient une officine de chaîne).

À la FNAC, je n'ai bien sûr pas trouvé les épisodes de Star Wars recherchés (j'ai dû les commander sur Amazon.fr) mais j'ai trouvé un appareil photo pour mon épouse confrontée, la pauvre, au problème de l'emploi par grand soleil des petits formats sans viseur.

J'y ai aussi, accessoirement, enfin mis la main sur le dernier roman de Nothomb (ce n'était pas difficile, il fallait en contourner une montagne pour traverser le magasin) :

Barbe bleue

Je n'ai pas pu lire ce chef d'œuvre en rentrant car j'ai dû me farcir (au format pdf) le mode d'emploi de l'appareil photo.

Le lendemain matin, il m'a fallu conduire les filles au manège, déposer ma femme chez son kiné puis tenter de trouver une deuxième batterie pour ce foutu Nikon P7100 (j'ai dû la commander, je l'aurai demain). Après dîner, je me suis tapé Woluwé pour dégoter des fèves des marais pour une recette qu' Emilie veut réaliser vendredi. Peu après mon retour, sms des filles signalant qu'elles avaient terminé au manège et que je pouvais aller les récupérer.

C'est quand je me suis assis au volant de ma voiture que le miracle s'est produit : lorsque j'ai tourné la clef de contact pour démarrer le moteur, il y a eu une sorte de "boum !" et mon tableau de bord s'est transformé en guirlande de Noël clignotante.

J'ai donc appelé Touring Secours pour remplacer la batterie qui m'avait fidèlement servi pendant six ans et c'est en attendant, assis sur le muret du parking, l'arrivée de leur patrouilleur que j'ai pu lire "Barbe bleue".

Je l'ai lu in extenso car et Amélie et Touring Secours se sont montrés dignes de leur réputation : l'une pour la brièveté de ses ouvrages, l'autre pour la longueur de ses temps d'attente.

Il est pas bien fait le meilleur des mondes ?


10 novembre 2024

Tout ça, c'est la faute à Maria !

 

Maria, c'est la charmante petite dame portugaise (garantie d'origine) qui vient chaque jeudi matin entretenir l'appartement, faire le repassage (au fer) et la conversation (à mon épouse). Moi c'est le moment où je fais les courses hebdromadaires.
 

Ce qui l'inquiétait cette semaine, Maria, c'était la neige. Comment fait-on sous nos latitudes (ben oui, c'est le nooord) pour survivre à ce phénomène ?
 

Il n'en fallait pas plus à mon épouse pour aller lui déterrer quelques photos (et de ratisser un peu plus large dans son passé) :

 

Photo du phénomène (je parle de la neige, hein !)
 

Réaction : "Moi, même pas froid !"

Tant qu'elle y était, elle a aussi fourni un résumé de se diverses activités :
 

  • Nain de jardin

     

  • Blackface

     

  • Camionneuse

     

  • Krollekop

     

  • Cowgirl

     

Si ses activités vous passionnent, je peux vous en retrouver quelques unes qu'elle a oubliées...

 

Le pire, c'est que tant qu'à faire, elle m'a aussi entraîné dans la démonstration :

Sur la photo du dessus, nous sommes accompagnés de nos mères respectives et sur celle du dessous la banane de rocker, c'est celle de mon frère, la mienne, Dieu merci, avait disparu entretemps.

Et rassurez-vous, elle en a de plus anciennes encore de nous deux...
 

N'empêche que depuis, il me semble que Maria me jette discrètement des regards en coin (-coin) !

Ça, c'est l'effet banane, je hais les rockers (around the clock) !

 


 

17 juin 2012

Walberswick again

Walberswick, dont je vantais le pub il y a peu, c'est un petit patelin à l'embouchure de la Blyth.

Comme toute la zone AONB dont je vous parlais l'autre jour il est entouré de marais, de landes et de forêts.

Il est célèbre pour avoir été, au début du vingtième siècle, le lieu de résidence de prédilection de toute une série d'artistes dont les peintres impressionnistes anglais attirés par ses ciels changeants et incomparables (Pivoine vous dira tout).

Jusqu'il y quelques années s'y tenait un concours de pêche au crabe très couru : celui qui attrapait le plus gros crabe dans les nonante minutes que durait la compétition était déclaré vainqueur.

Aujourd'hui il reste un lieu de vacances apprécié et une plage pour surfers.

En nous promenant entre les magasins de souvenirs et les cottages de vacances, nous sommes tombés en arrêt devant la barrière d'un de ceux-ci :

120412-0001

Cela n'a pas manqué de nous surprendre ou, à tout le moins, de nous étonner. Mais nous avons eu beau regarder par dessus la barrière, nous n'avons pas aperçu cette sympathique fratrie canine.

Normal ! Nous aurions pu nous démettre le cou, nous user les yeux et nous filer des crampes dans les mollets à essayer de voir au-delà de la haie, c'eût été peine perdue : les toutous étaient en balade.

D'ailleurs, à l'embarcadère du ferry (ferry qui n'est qu'une petite barque où rame un passeur presqu'aussi âgé que moi) nous les avons retrouvés !

120412-0008

Et je suis certain que c'était bien eux : les filles leur ont parlé français et ils ont tout compris !


21 juillet 2008

JdJ 7

Premier tome de Millenium terminé. Je me tâte pour le deuxième, il y a parfois beaucoup de détails superfétatoires. Je verrai. Comme je devrai malgré tout acheter quelque-chose chez Belgique-loisirs un de ces jours...

Que je vous raconte ! Il y a bien des années, un représentant de cette firme (la branche belge de France-Loisirs) vient, en notre absence, présenter les avantages de leur maison. Notre fille avait alors dix-huit ans et son frère pas. Ce même frère trouve que ce serait chouette à cause des BD et convainc sa soeur de signer.

Première échéance, comme il n'a rien acheté, nous recevons la "sélection de la période". Mon fils dit qu'il a oublié de commander, ma fille dit que c'est son frère qui l'a obligée à signer. Bref, depuis plus de vingt ans, c'est nous qui passons en temps utile chez Belgique-Loisirs acheter les bouquins nécessaires à éviter l'envoi de la fameuse sélection. C'est pas compliqué, nous y allons en sortant de la FNAC !

Un jour, j'ai fait une tentative. Je passe devant leur stand à la Foire du Livre. L'inénarrable Coffe parade sur le stand, cigare au bec. Une hôtesse se précipite vers moi "Ne seriez-vous pas intéressé par notre proposition ?" Je lui renvoie du tac au tac "Moi, ce qui m'intéresserait plutôt, ce serait d'en sortir !"

Tronche hilare de Coffe, sourire pincé de la donzelle "Nous ne sommes pas une prison, il suffit d'un recommandé !"

Nous avons toujours la carte de notre fille, voilà pourquoi je lirai peut-être Millenium 2.

Après cette digression revigorante, passons au jeu de Janeczka. Voici l'extrait :

Livre0007

C'est de moins en moins net, hein ? Bonne chance malgré tout...

Ajout 23 juillet :

Bon, comme j'ai terminé le bouquin hier soir et que le sujet ne semble inspirer personne, je donne la solution. Il s'agit  d'un roman avec action et rebondissements, bien dans la ligne du genre sur base de recherche d'une des plus vieilles utopies ou chimères poursuivies par l'humanité : l'immortalité ! Highlander pas mort...

Couv0007



7 mars 2014

Tiens !

Marcel001

... Louise a de nouveau changé de trousse...  et elle a même le plumier assorti. Bon, je ne vous le montre pas, c'est le même truc en forme de parallélépipède rectangle.

J'ai dit "Tiens!", mais en même temps, ça ne m'avait pas vraiment étonné, je connais sa mère : elle essaie de compenser la frustration que mon éducation excluant tout diktat des Marques lui a causée tout au long de son adolescence et pour ce faire, elle noie ses filles sous une avalanche de ces Musts momentanés.

Je me souviens même d'une marque de ce temps béni où l'on pouvait encore dire à sa descendante "Pour moi, une veste, ça vaut 250 francs, si tu veux absolument une Chevignon, va jouer les caissières chez Delhaize et paie la différence toi-même". Rien à voir bien sûr avec celles d'aujourd'hui que je peux lire sur le dos de mes petites-filles : Superdry, Hilfiger, Esprit, O'Neill...

Ça me fait toujours marrer qu'on puisse payer cher et vilain le privilège de se transformer en homme-sandwich se trimbalant la pub d'une marque.

Comme côté emballage scolaire, j'en suis resté à Kipling - mais oui vous connaissez ! Cette marque dont les créations sont accompagnées d'un petit singe en peluche pouvant sucer son pouce (moi je l'aurais bien vu se le fourrer dans le c..., mais je ne suis pas un grand publiciste) - j'ai jeté un œil à la tirette de la chose et là...

Marcel002

Je ne lui échapperai donc jamais !


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