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Entre nous
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18 septembre 2024

Mise en boite

 

Ce matin, j'avais kiné.
 

Un kiné, c'est un mec qui vous torture pendant une demi-heure puis vous colle des électrodes pendant vingt minutes (et pourtant, contrairement à moi, il est trop jeune pour avoir connu la guerre d'Algérie) pour au bout du compte vous obliger à constater que plus vous vous soumettez aux manipulations de ce sadique, plus la gêne qu'il est censé traiter augmente.

Un tordu ce mec, je vous dis !


Remarquez que j'aurais dû me méfier dès mon entrée dans le cagibi où vous attendez qu'il fasse la brillante démonstration du peu d'amour qu'il se porte à lui-même puisqu'une affiche sur le mur déclare : "Nous aimons les gens à l'heure". Mais passons : j'aurais donc dû me méfier rien qu'en apercevant la structure de cette pièce : aucun pan de mur n'est perpendiculaire à ses voisins et la porte des toilettes est cintrée à l'image de l'homme de l'art.

Pour me résumer, lorsque je marche, je boite un tantinet (un tantinet qui va grandissant).


Cet après-midi, en rentrant de la promenade du chien qui est une chienne via le garage en sous-sol (ce qui me permet de déposer son sacacaca dans la poubelle), je m'aperçois en progressant dans le garage que la bestiole elle aussi boite de la patte droite !

Dans ma petite tête ça ne fait aucun doute : la connaissant, elle m'imite pour se foutre de ma gueule, c'est tout-à-fait son genre !


Une fois rentrés dans l'appartement, sa maîtresse et moi (nous n'étions pas trop de deux) avons quand même nettoyé et désinfecté l'extrémité de sa patte. Bien que nous n'ayons rien détecté de particulier, après ce traitement elle s'est remise à marcher normalement.

 

N'empêche, je continue à avoir un doute (raisonnable)...

 


 

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25 août 2024

Déçu !

 
Je viens de refermer le dernier opus(cule) de la "Folle"...

Ne vous méprenez ni sur l'appellation de l'autrice, c'est un surnom amical dont j'ai déjà expliqué l'origine il y a bien longtemps, ni sur la raison de ma déception : l'opus(cule) est un grand cru de la gamine aux chapeaux.
 

Ma déception est liée au paragraphe introduisant le récit de la énième aventure d'Amélie au Pays du Soleil Levant.
 

Elle y déclare son amour de... Paris !!!
 

Mais comment peut-on aimer une ville remplie de Parisiens ?!!
 

Je suis consterné...

 


 

25 novembre 2024

F17

 

Le dos de mon épouse se tasse de plus en plus, au point qu'elle a un peu de difficultés de niveau lorsqu'elle s'installe à table. Elle a donc cherché un siège plus approprié que les chaises d'origine. Et elle en a trouvé un !

Chez... Ikéa !

Ouais, inutile de vous exciter sur la filière d'acquisition du bois par la firme suédoise : le pied de la chose est métallique et l'assise en plastique, alors...

Nous décidons donc samedi dernier, trente mille trois cent quarante-septième jour de mon existence, d'aller en chercher un au magasin d'Anderlecht.

Comme nous sommes prudents, avant le départ nous allons faire un petit pipi, moi au WC, mon épouse à la salle de bain... d'où elle ressort en m'annonçant que le lave-linge s'est arrêté et affiche une alarme "F17".

L'intéressée possède heureusement un traducteur ad hoc et signale que l'auto-test annonce un bouchage au moins partiel de l'arrivée d'eau ou du tuyau d'évacuation..

Bien évidemment, les deux systèmes se situent à l'arrière de la machine. Il est illusoire de penser que j'aurais pu écarter la machine du mur d'autant que le sèche-linge à pompe à chaleur est déposé dessus.

Il m'a donc fallu opérer dans cet espace réduit.

Vous avez déjà eu affaire à un (ancien) robinet ouvert en grand depuis six ans : il suinte toujours un peu d'eau (calcaire) par le presse-étoupe, ce qui crée un dépôt de tartre autour de l'axe du robinet. J'ai donc dû opérer avec une pince-crocodile dans cet espace réduit, ce qui limite à un ou deux centimètres les mouvements de la pince. Comme pour ce faire j'étais agenouillé sur l'abattant (rabattu) du wc, pendant les manipulations, mon coude déclenchait de temps en temps le mécanisme de la chasse d'eau (bon, nous n'avons perdu que le contenu d'une chasse, vu que pour intervenir, il avait bien sûr fallu couper l'alimentation générale sous peine d'inonder la salle de bain).

Une fois tout démonté, pas de trace de bouchage.

Je me suis alors penché sur l'évacuation : les quatre mètres de longueur du furet sont entrés sans problème dans le raccord vers l'évacuation des eaux usées.

Il me restait à ouvrir la chambre de la pompe de vidange de la lessiveuse : rien !

J'ai tout remonté et le signal F17 a disparu !

Mon épouse a lancé la vidange de la machine : aucun problème, pompage rapide et vidange totale de la cuve. Elle a alors relancé la lessive et tout a fonctionné normalement.
 

Reste un problème non résolu : pourquoi diable l'alarme s'est-elle déclenchée pour rien ?

Y a des cours du soir en domotique ?

Quoi ? J'en ai bien suivis en algorithmique et langages Pascal et C, alors...

Ouais, ça date ! On a l'âge qu'on peut hein...
 

Bref, avec tout ça et les travaux sur le ring, nous sommes arrivés chez Ikéa à onze heures, un samedi, je vous dis pas le souk !

 


 

3 juin 2021

Ça c'est fait

 
Depuis des années que je promène le chien, (presque) chaque fois que j'arrive au coin de l'avenue de la Bugrane et de l'allée des Moutons, je me dis que je devrais photographier ce grand érable emmêlé à ce grand poteau d'éclairage en bois témoin d'une époque révolue (dans mon patelin en tout cas).

Hier, je l'ai fait, mais hélas, je n'ai plus pu prendre de photo d'ensemble :

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La tronçonneuse était passée par là !

Je n'ai pas assisté à la séance de découpe mais je suppose qu'on a dû amener sur place une de ces nacelles élévatrices qu'on utilise pour l'entretien de l'éclairage public.

Ça m'a rappelé que mon électricien de père, lui, escaladait ces poteaux de pin créosoté en utilisant une ceinture et des griffes en acier qu'il attachait à ses pieds. Il appelait ces derniers accessoires des "grimpettes", mais je n'ai jamais réussi à retrouver leur appellation française (s'ils en ont une).

Ici, on les appelle bêtement des griffes.

grimpettes


 

8 avril 2020

Pour faire comme tout le monde (ou presque)


Je ne m'y suis pas pris tout de suite pour vous raconter notre vie confinée (à mon épouse, notre chienne et moi).

C'est sans doute que la chose ne présente guère d'intérêt, mais si elle vous titille malgré tout, commençons par situer le lieu de confinement.

Nous habitons un appartement au quatrième étage d'un immeuble faisant partie d'un ensemble de trois au sein d'une petite propriété. Il a deux ouvertures en façade : une vers l'ouest et l'autre vers l'est. Voyons à quoi ressemble le paysage extérieur.

Côté ouest (les photos sont prises alors que le soleil descend, donc à contre-jour, c'est tout-à-fait moi, ça !) :

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Côté est :

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Voilà, je vous laisse digérer l'environnement extérieur (et le temps estival qui sévit pour l'instant). Pour le côté intérieur, faudra peut-être attendre un peu : à cause du confinement notre Portugaise préférée ne vient plus ranger l'appartement et je me demande si mon épouse va accepter qu'on vous le montre "en l'état".


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2 mai 2013

Aaah !

Désirant me rendre en Angleterre par bateau, j'avais un éclaircissement à obtenir de la compagnie de ferries assurant la traversée du Pas de Calais. Comme je préfère de loin m'adresser à une charmante personne derrière un comptoir de réception qu'à un site internet aux méandres déambulatoires aussi obscurs qu'incertains, je suis parti pour Calais en compagnie de mon épouse et de son chien (lequel est une chienne, comme je l'ai déjà signalé).

Après deux cent kilomètres et deux heures de trajet (je vous rassure : la préposée les valait bien) j'ai obtenu les informations qui me manquaient accompagnées d'un gracieux sourire.

Puisque nous nous trouvions dans le terminal ferry du port, pour éviter d'avoir à chercher des toilettes quelques instants plus tard Dieu seul sait où, nous nous mettons en quête des gogues locales. Rien à redire sur le fléchage ni sur la douceur du déplacement de l'ascenseur.

Arrivés sur les "lieux", enfin, à leur voisinage, nous tombons sur deux techniciennes de surface en obstruant les entrées, confortablement appuyées sur le manche de leurs outils de travail à la ligne épurée. L'une des deux matrones daigne abandonner un bref instant la relation d'activités passées soulevant apparemment l'intérêt passionné de son interlocutrice pour nous signaler qu' "Y en a d'autres au resto !".

Nouveau parcours tout en souplesse en ascenseur pour nous apercevoir qu'à dix heures du matin, le resto est désert et ses WC bouclés (mais non j'ai pas dit bouchés!). Plutôt que de retourner déranger les deux vedettes potentielles de téléréalité, nous décidons de patienter jusqu'à la prochaine station (balnéaire).

En pratiquant régulier des mots fléchés, je croise l'Aa au bas mot une fois par quinzaine. J'ai donc décidé d'aller voir à quoi pouvait bien ressembler ce "premier fleuve de France" et nous sommes partis pour Gravelines. En suivant les pannonceaux "Plage", nous sommes parvenus à travers un fouillis de rues à sens unique à l'embouchure le l'Aa qui s'est révélé être un fleuve canalisé et largement envasé.

Nous avons garé la voiture sur une petie place au bord du fleuve et j'ai immédiatement repéré un petit bâtiment qui ne pouvait qu'abriter des toilettes publiques. Je ne m'étais pas trompé... sauf que l'entrée en était fermée par un volet métallique. Sont futés à Gravelines : quand ce n'est pas la pleine saison touristique, ils ferment l'édicule, ce qui oblige le touriste paumé à visiter le bar d'en face, c'est toujours ça de gagné !

Sinon, à part le canal envahi par la vase et une toute toute petite centrale nucléaire, c'est plutôt mignon Gravelines, surtout sous le soleil...

Ah, il y avait aussi un vent à décorner les bœufs, ou en tout cas, à maintenir dressées les oreilles tombantes du chien !

 

Embouchure de l'Aa  Phare de Gravelines  Naufrage
Embouchure de l'AA      Phare Gravelines               Naufrage

FukushimAa  Marée basse  5-6° Beaufort
FukushimAa                  Marée basse                  5-6° Beaufort


27 août 2012

Observez un peu...

... la Tunisie

tunisie

"Complémentarisation" de la femme
"Assainissement" de la presse

et ensuite ?

Quand, aux débuts du printemps arabe, j'ai murmuré qu'il serait sans doute suivi d'un été islamiste, mon épouse m'a reproché ma vision pessimiste, si pas sectaire, des choses.

Il y a de ces jours où je n'aime pas trop avoir l'air d'avoir raison...

Al-Liwaa

 

Mais qu'est-ce que je raconte là, moi ?

Mon créneau, c'est pas  "tout le monde il est beau, tout le monde il est gentil" ?

Je vais encore perdre des lecteurs !


21 septembre 2012

Vous avez dit "Ruines" ?

Depuis mes dix ans, je n'avais plus mis les pieds dans le domaine de l'abbaye d'Aulne, celle dont vous parlait Adrienne ce matin.

J'avais le souvenir de pans de murs aussi gigantesques que menaçants, couverts de végétation grimpante, de lieux écrasants et mystérieux... Comme j'accompagnais des amis dans la région, j'ai voulu en avoir le cœur net et j'ai acheté un ticket (enfin, quatre).

Aulne001

C'est dingue comme les choses paraissent grandes quand on est petit. Le domaine qui m'avait semblé immense et dont j'étais sorti sur les genoux après l'avoir exploré dans tous ses recoins en compagnie de mes parents m'est apparu aujourd'hui plus modeste. Faut dire qu'à l'époque, on circulait librement à travers les ruines au risque de se prendre un moëllon sur la cafetière, alors qu'aujourd'hui, sécurité et avocats obligent, le parcours est strictement balisé et les endroits dangereux dûment clôturés.

Malgré tout, il y a quelques coins impressionnants. Les photos prises par Adrienne montrent, je m'en suis rendu compte, l'extrémité sud du transept et l'abside de l'église abatiale. Une petite vue dans la direction presque perpendiculaire ?

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Le reste de l'église a quasiment disparu, sauf le portique d'entrée, ce devait déjà être un fameux bâtiment :

Aulne003

Allez, une petite vue satellite offerte par G**gle :

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Vous voyez le bâtiment rectangulaire donnant sur la rue au nord de l'image ?  Non ? Mais cliquez sur l'image, non d'une pipe ! Ce sont les ruines de l'ancien réfectoire des moines. Le sous-sol est intact, c'est un restaurant. Nous y avons mangé de l'onglet à l'échalote. Photo ? (de la cave, pas de l'onglet enfin...)

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17 décembre 2009

Et voilà !

Je classe ce billet dans la catégorie "A chaud" parce que ça se passe ici et maintenant, mais en réalité, cela fait cinq jours qu'il gèle et aujourd'hui, il a neigé tout l'après-midi. Alors, à chaud...

Conclusion : il y a six centimètres de neige.

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Comme ça ne fait qu'une semaine qu'on nous l'annonçait cette neige, les services de la voirie de mon merveilleux patelin - qui se pousse du col en se prétendant la capitale de l'Europe - ont été pris de court, les pauvres. Moralité : c'est la pagaille générale en ville et alentour.

Mon épouse qui avait conduit Emilie chez l'orthodontiste de l'autre côté de l'agglomération a dû, au retour, abandonner la voiture aux environs du pied de la montée qui mène vers notre nouveau domicile. C'est bête, parce que la concierge s'est esquintée à dégager l'entrée du garage sous le bâtiment.

Son père va venir chercher Emilie qui a cours demain près de chez elle alors qu'elle dort ici depuis le début de la semaine pour cause de congé pédagogique. Ils vont rentrer à pied puisque les transports en commun (les voitures de demain, comme dit leur pub) sont bloqués. Il va être beau demain !

Louise, elle, prendra la relève ici, puisque son école se trouve là où ma femme a abandonné la voiture. Comble, demain sa classe va... patiner ! Le ridicule ne tue pas.

Ils vont encore mettre ça sur le compte du réchauffement climatique. Peut-être même  le classer parmi les dégâts collatéraux de la grippe AH1N1.

Six centimètres de neige et on se croirait au pôle nord !

Et il y en a qui se moquent des Suisses !


12 juin 2008

Titanic

BastingageVision fugitive d'un groupe de demoiselles, penchées, barre du garde-corps au creux de l'estomac, sur un spectacle marin suscitant entr'elles une discussion animée. Un de leurs doigts pointe vers quelque-chose. Elles comptent. Je le devine aux petits mouvements secs et réguliers de leur poignet.

Pendant un instant, j'ai cru contempler un groupe de jeunes et charmantes  touristes agglutinées au bastingage d'un bateau de plaisance.

Mais je circule en voiture sur la berge du canal, en pleine ville, et elles sont accompagnées d'un gaillard plus âgé qu'elles, leur professeur, vraisemblablement.

Dieu sait quel recensement abscons il leur a demandé d'établir du bord de la voie d'eau : les modules réguliers de la structure des berges, les panneaux de fermeture des péniches qui, lentement, défilent à leurs pieds ? Quelque-chose de répétitif en tout cas...

Tandis que je me perds en conjectures, ma vision latérale m'avertit que je ferais mieux de reporter mon attention sur la circulation : la décoration blanc-bleu de la voiture de flics qui me précède se rapproche dangereusement.

Misère, encore un bouchon !

Et dire qu'un instant, je me suis cru en croisière...  Quel naufrage pour ma douce illusion !


24 mars 2008

Pincement au coeur

Louise02Une de mes petites-filles est dysphasique. Cela me vaut d'aller la rechercher chaque jour, en semaine, à son établissement scolaire. Nous partons ensuite cueillir sa soeur à l'autre bout de la ville. Elle bénéficie donc, dans ma voiture, le dernier salon où l'on cause, de mon attention exclusive (si l'on veut bien excepter les divers olibrius avec qui je suis bien forcé de partager la route).

Dernier dialogue en date :

- Papou...?
- Doudou...?
- Les enfants, à l'école, disent que j'ai un trou dans ma tête !
- Aah...?
- Quand je suis née, j'ai eu un accident.
- On peut dire ça comme ça, même si on ne sait pas très bien ce qui s'est passé.
- C'est embêtant, je vais toujours devoir prendre des médicaments...
- C'est pour t'aider à te concentrer, ce ne sont que de toutes petites pilules. Tu sais, moi aussi j'en prends neuf par jour, des médicaments, c'est pas si grave !
- Et mes enfants, ils vont devoir en prendre aussi, les pauvres...
- Je ne crois pas. Comme pour toi, c'était un accident, ça ne se transmettra pas  à tes enfants.
- Ah...

Ainsi, cette enfant qui éprouve de grosses difficultés d'apprentissage, s'inquiète, à bientôt neuf ans, de la vie qu'auront ses enfants. Car elle ne doute pas d'en avoir un jour. Faut dire qu'elle a le même "amoureux" depuis plus de cinq ans. L'ennui, c'est  qu'il sévit dans la même école que sa soeur et que celle-ci est en dernière année et va changer d'établissement. Fini de lui faire la bise les jours où nous réussissons à remonter de la ville suffisamment vite que pour assister à la sortie de l'école de la soeur aînée.


10 juin 2012

Tiens qui voilà !

Hier, mon épouse a subitement trouvé qu'il était temps de rendre visite à nos parents dans leurs cimetières respectifs. Nous le faisons chaque année à cette époque à l'occasion des fêtes des Mères et des Pères.

Chaque année également, le déroulement est assez similaire : nous passons chez un fleuriste, nous nous rendons ensuite au cimetière où sont enterrés les parents de Françoise puis à celui où reposent les miens.

Invariablement, ces étapes franchies, il est midi et, comme nous nous trouvons à Biercée, patelin d'origine de la distillerie qui produit la célèbre Eau de Villée, nous lui rendons une petite visite également.

Il faut préciser que si, initialement, elle se trouvait juste en face de la maison de mes parents, elle a, depuis plusieurs années, déménagé dans le patelin voisin, Ragnies, dans la ferme de la Cour, un splendide ensemble médiéval qui dépendait de l'abbaye de Lobbes et où la justice était rendue, d'où son nom. Profitant de la place disponible dans ce nouvel environnement, ils y ont aménagé un espace dénommé "La grange des Belges" une sorte de brasserie dans un décor majestueux où l'on ne sert que des produits... belges.

Nous y avons donc pris une légère collation, puis en quittant l'endroit, nous nous sommes mis à la recherche d'un endroit où promener le chien. La Thudinie regorge d'endroits sympathiques. Nous n'avons donc eu aucune difficulté à dégoter un petit chemin qui, à défaut de sentir la noisette, longeait une rivière.

À un moment, ce chemin passe sous un pont de chemin de fer et, chose étonnante, un escalier muni d'une rampe métallique d'un vert assez criard part à l'assaut de l'antique construction. Je l'ai escaladé pour essayer de comprendre la raison de l'existence de ce détail incongru en pleine nature et j'ai débouché sur un ravel.

C'est sur cet escalier que je l'ai aperçu.

Ce qui m'a valu après les avoir descendues, de me refarcir la montée des marches armé de l'appareil photo de mon épouse, laquelle m'attendait le long de la rivière en compagnie du chien qui pleurait comme un veau parce que j'avais disparu.

C'est ici que vous intervenez pour vous écrier :  "Mais est-ce qu'il va nous dire ce qu'il avait aperçu au lieu de nous bassiner avec son chien ?"

Vous pensez bien que si ce n'était pas exceptionnel, je ne vous en aurais rien dit. Cela faisait des années et des années que je n'en avait plus vu. Pourtant, Dieu sait s'il fut une époque où on ne pouvait pas les rater !

Une baloûche !

Les Bruxellois disent "Ne Prinkier"

Et vous ?

Hanneton


 

21 janvier 2013

Visite éclair

Elle nous avait envoyé un mail : "Si vous êtes là vendredi midi, je passerai vous dire bonjour, ça fait tellement longtemps !"

Et elle est venue, entre deux réunions. Sa vie n'est plus qu'une suite de réunions. Elle nous a apporté une bouteille soigneusement sélectionnée par son mari (pour l'heure en déplacement dans une univ étrangère). Je vous montre l'étiquette :

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Dommage que je ne l'avais pas pour le Défi 222, j'aurais pu en faire quelque chose...

En échange, nous l'avons reçue avec un peu de foie gras de canard mi-cuit accompagné de tatin de pommes et arrosé de Pinot Gris Grand Cru Furstentum 2007, puis de Parmentier de confit de canard et d'une larme de Cabernet-Sauvignon chilien bio. Dessert : l'immanquable Équinoxe pour raviver les souvenirs.

Bon, elle n'a bu qu'à peine deux demi-verres, elle devait faire un exposé l'après-midi en ville et devait s'y rendre en voiture.

Tout en mangeant, l'œil sur le chrono, elle nous a tout raconté : sa fille qui fait de la télé, un de ses fils qui fixe des étagères dans du Gyproc, son mari souvent en déplacement, la dernière évolution de son boulot. C'est là que j'ai pensé à Berthoise, à mon neveu Joe et à quelques autres...

Elle a hérité d'un service comprenant une cinquantaine de personnes. Rien de traumatisant sauf que ce groupe se répartit moitié ici, moitié à... Lyon ! Elle est bonne pour l'avion tous les quinze jours et n'aura même pas droit en consolation à la Croix Rousse, aux bouchons et aux traboules, le machin se trouve en périphérie...

Un brin avant deux heures, elle est repartie après nous avoir confié que son autre fils lui avait ouvert un compte sur un réseau social auquel elle ne comprend pas grand chose, mais elle s'en fout : de toute façon, elle n'a pas le temps !

Moi j'en ai profité pour y pêcher sa photo de profil (je parle du profil de son compte, pas de l'angle de prise de vue). Il me semble y reconnaître les falaises dans le coin d'Etretat. Faudra que je lui demande...

Greta

Ah oui, elle, c'est mon ex-chef. Vous comprenez ma nostalgie ?


17 avril 2012

Walberswick

Je dois encore scanner quelques dias avant de vous parler de mon séjour en East Anglia.

Pour vous faire patienter jusque là (c'est dingue cette propension qu'ont les gens à penser que leurs vacances puissent vraiment passionner quelqu'un d'autre), je vais vous en relater un épisode succinct mais néanmoins significatif.

Nous entrons dans un pub à Walberswick.

Incidemment, il s'agit du "The Anchor", élu en 2011 meilleur pub à vins d'Angleterre et "Sustainable pub of the year" pour son respect de l'environnement. En plus de cela, sa cuisine est renommée et il offre un choix de douze des meilleures bières belges. Vous pouvez le voir sur Google Street :

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Pour l'intérieur, nous nous en sommes chargés nous-même :

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Mais continuons mon histoire...

Comme nous sommes neuf, un consommateur se propose de changer de table pour nous donner plus d'espace. Nous le remercions de sa gentillesse mais l'assurons que nous disposons d'assez de place sans qu'il doive se déplacer.

Constatant que nous parlons français entre nous, il nous demande de quelle région de France nous venons. Nous lui répondons que nous ne venons pas de France mais de Belgique et, plus précisément, de Bruxelles (grâce à l'Europe, bien des gens connaissent cette ville même s'il ne peuvent localiser la Belgique).

Sa réponse m'a fait boire du petit lait.

Il a déclaré (je traduis, bien sûr, mais sans trahir, en dépit de la réputation faite aux traducteurs) :

"Ah, j'ignorais ! Excusez-moi, je ne voulais pas vous insulter..."

Je me demande si cette bonne vieille rivalité anglo-française n'est pas toujours bien vivace...

L'humour anglais le reste en tout cas.


18 avril 2013

Une nuit à Grenade

Lorsque presque chaque année, nous descendions en voiture vers l'Algarve (où il n'y a pas grand chose à voir), nous avions pris l'habitude de passer deux nuits dans la deuxième ville étape de notre périple (la première étant toujours Bayonne) pour voir à chaque fois un coin différent du Portugal.

Il y a dix ans de cela, après avoir vu Lisbonne, Porto, Sintra, Bragance, Braga, Batalha, Coimbra, Tomar, Guimaraes, Viseu, Castelo Branco, Sintra, Obidos, Vila Real, Barcelos, Marvao, Povoa de Varzim, Guarda, Portalegre, Evora, Beija, Castro Verde et quelques autres, nous avons décidé de rester en Espagne et d'aller voir Grenade.

Pourquoi Grenade ? J'en sais trop rien !

Peut-être à cause de Luciano (Granada, tu tierra está llena de lindas mujeres, de sangre y de sol)
Ou de Luis (Une nuit à Grenade, avec toi mon amour)
Ou de Julien (C'est une Andalouse et elle peut prendre ma vie quand elle sourit)
Et allez savoir qui était attiré par quoi...

Quand nous sommes arrivés en vue de la ville, pourtant dans l'après-midi, on se serait cru la nuit : le ciel était noir et l'orage menaçait. Et dans l'hôtel America, un petit truc sympa au beau milieu de l'Alhambra, pour notre première nuit à Grenade, le chauffage central fonctionnait, un onze mai, en Andalousie ! C'est vous dire si Grenade, c'est surfait... et si le printemps pourri n'est pas une exclusivité belge.

 

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27 octobre 2011

J'aime les filles !

Sur le blog d'Adrienne, le jour de mon anniversaire, on parlait de l'égalité des sexes.

Dans les commentaires, Adrienne me demandait si j'avais regardé les vidéos renseignées par Caro.

La réponse est "Oui, j'ai vu !"... et pour tout dire, dans ma longue existence, j'ai vu bien d'autres choses. Si je ne suis pas assez âgé pour avoir connu la grande époque des suffragettes anglaises, ni celle des ligues féminines américaines, je le suis assez pour avoir connu dans mon pays la concession du droit de vote aux femmes pour les élections parlementaires (c'était en 1948).

Après ça, plus rien ne m'a été épargné échappé, des tigresses du MLF aux chiennes de garde, et je passe sur les Groult, de Beauvoir et autre Badinter.

Mais rien ne vaut l'expérience personnelle :

L'ONU déclare mille-neuf-cent-septante-cinq année internationale de la Femme. Cette année-là, je viens d'être élu Chef d'Unité et, conscient de mes devoirs envers les jeunes dont je supervise l'encadrement, je participe à l'annuel Congrès des Chefs d'Unité organisé par la Fédération des Éclaireuses et Éclaireurs.

Lorsque je débarque, plein d'allant, sur le lieu du congrès (en l'occurrence l'ancienne abbaye de Brogne à Saint-Gérard transformée en auberge de jeunesse), admirant au passage la pancarte "Congrès des CU" trônant dans la parking de l'institution, les organisateurs me tombent sur le paletot.

"Vous, le nouveau, au nom de la coéducation, vous êtes désigné volontaire pour participer au groupe de discussion sur l'année internationale de la femme, il n'y a que des filles inscrites pour l'instant !"

À l'heure dite, je pénètre dans la salle réservée au groupe que j'ai choisi (Tonton, pourquoi tu tousses ?), prends place sur un siège au milieu de quelques représentantes du beau sexe (je ne dis pas faible, je ne suis pas fou !) et immédiatement, mes phéromones mâles font leur effet sur ces dames :

Elles me jettent des  regards aussi accusateurs qu'assassins et m'exposent avec  énergie, leurs griefs vis-à-vis du mouvement, de leurs conjoints, du monde en général et de moi, en particulier, au point que je me demande comment les cons qui m'ont choisi "Merle moïsiaque" (on ne rit pas !) comme totem ont pu passer à côté de "Bouc émissaire" qui eût bien mieux convenu en la circonstance.

Après qu'elles m'aient épluché par le détail les statistiques de la composition des staffs de tous les niveaux de la fédération, pour constater que plus on s'éloigne de la base, plus la proportion de femmes présentes à chaque niveau diminue, pour se terminer, outrage ultime, par la présence d'une unique femme parmi les douze membres du Conseil Fédéral, elles me posent LA question :

"Pourquoi ?!?"

Si la vigueur de leur attaque m'a un brin désarçonné, elle ne m'a pas enlevé mon sens de l'analyse (on est chimiste ou on ne l'est pas) et je risque, d'une voix calme et posée, l'hypothèse qui me paraît la plus plausible, l'accès à ces postes étant dans notre grand mouvement démocratique sujet à élections : "Peut-être n'y a-t-il pas assez de candidates ?"

C'est là que j'ai enfin vraiment compris ce que devait être la position des pandores évoqués par Brassens au milieu des furies du marché de Brive-la-Gaillarde.

"Les enfants !"
"Les repas !"
"Le boulot !"
"Le mari !"
"La lessive !"
"La maison !"
"L'école !"

J'ai échappé de peu aux coups de mamelles et j'ai risqué un faible : "Stéréotypes !" en refermant derrière moi le battant de la porte où s'est fiché le "Bowie knife" lancé par une main vigoureuse.

Bowie knife


16 juin 2024

Pièges à con

 
Comme vous l'aurez aisément deviné à la lecture du titre, le con, c'est moi (who else ?)!


Et les pièges me direz-vous... j'y viens !

Il y a quelques jours, l'Adrienne nous parle d'un certain Tom Lanoye, auteur de livres (entre autres) de sa région. J'ai déjà entendu parler du bonhomme (surtout pour ses "entre autres"). Mais je n'ai bien sûr rien lu de lui, même en traduction.

Je cherche donc une œuvre de lui au format epub et je n'en trouve qu'une seule chez mon fournisseur habituel : "Décombres Flamboyants" et je m'attèle à sa lecture. Il s'agit de l'histoire d'un mec (comme disait Coluche) qui fait fortune en travaillant dans une entreprise de "gros nettoyages" et en détournant discrétos des objets de valeur trouvés dans les décombres.

Ce gaillard rencontre un migrant (pour autant que mon Alzheimer me le permette, il arrive du Liban) avec qui il se lie d'amitié et qu'il finit par loger chez lui en lui concédant une partie de sa (grande) maison.

Tout se passe au mieux jusqu'à ce  que ce gaillard qu'il croyait seul se révèle avoir une famille qu'il fait venir elle aussi en vertu du regroupement familial.

J'en suis là de ma lecture en précisant une chose : lorsque vous lisez un bouquin en traduction (forcément : je suis bien incapable d'en comprendre le texte original), il faut bien garder à l'esprit que lorsque le héros central vous parle de "notre merveilleuse langue", il est inutile de vous rengorger : la langue dont il parle, c'est le néerlandais !

Et, tout-à-fait entre nous, le français est peut-être une langue d'exception sauf qu'il s'agit plutôt d'une langue d'exceptions, c'est bien là son problème, enfin, un de ses problèmes...

 

Comment ? Pourquoi me suis-je arrêté là ?
 

Ben parce que lors d'une de ces émissions télévisées que mon épouse regarde endormie dans son fauteuil, une certaine Julie nous parlait de "La Cuisine de Montaigne" et signalait au passage que le dit Montaigne en dehors de ses Essais avait aussi écrit un récit de son voyage en Italie. Un truc inconnu au bataillon malgré mon passage en Latin-Math (ou je dormais quand la chose y a été signalée).

Curieux de voir ce que j'avais raté, j'ai là aussi essayé d'en trouver un exemplaire. Mon fournisseur habituel est comme moi : il ne connait que les Essais (il a peut-être fréquenté la même école...). Comme je suis obstiné j'ai fini par dégoter la chose chez Wikisource :

Ouais, faut connaître Wikisource : ceci est une copie de la page titre originale transcrite au moyen d'un programme de reconnaissance de caractères.

La chose commence par une dédicace à Monsieur de Buffon. Et là, votre perspicacité sans faille vous fait immédiatement pousser sur le bouton du signal d'alarme : chacun sait que Buffon n'est pas contemporain de Montaigne.

Pas d'affolement :  la chose s'explique : le bouquin a été écrit par un individu qui explique en quelques chapitres qu'il a retrouvé le document manuscrit original dans un vieux coffre dans un vieux château, qu'il a fait authentifier la chose par des spécialistes de son époque : écriture (attention le début de la relation du voyage a été écrite par un domestique sous la dictée de Montaigne), nature et âge du papier, etc, etc

Il explique aussi toute la difficulté qu'il y a eu à transcrire la chose en françois actuel, qu'il a fallu faire appel à un linguiste distingué pour traduire la partie que Monsieur de Montaigne avait rédigée en italien.

Bref, le vrai document commence à la page 52 (de 327) pour votre gouverne sur ma liseuse réglée sur une dimension de caractères assez petite, une page de l'ouvrage original se répartit sur un peu plus de deux écrans.

Du coup (faut être à la mode non ?) après tous ces préliminaires, je n'ai encore lu que quelques pages. Assez plaisant : on y rencontre entre autres la pucelle de Donrémy et un cas de femme à barbe transformée en mec suite à un choc violent.


Bon, ben c'est pas tout ça : j'ai deux bouquins sur le feu ! Et maintenant, cruel dilemme : par lequel vais-je poursuivre l'autodafé ?

 


 

12 juin 2024

Ah bon...

 

Quand je dépose la laisse du chien qui est une chienne en rentrant de sa sortie, la tranche d'un petit livre perdu parmi la masse des livres de cuisine rangés dans le rayonnage du hall d'entrée (qui est également celui de sortie) attire mon regard. Et je pense : "Alors, comme ça, les sushi, c'est comme les femmes : il y en aurait  de faciles ?"

Si j'avais vu la couverture du fascicule j'aurais peut-être été moins surpris, mais sur son dos "SUSHI" et "FACILES" étaient dans les mêmes grands caractères.
 

Je tiens à signaler que malgré une recherche approfondie, je n'ai pas trouvé dans le lot de bouquins son pendant "Sushis difficiles". Que dois-je en conclure ?

 


 

4 juin 2024

En priorité pour Adrienne

  

Mon enquête sur la présence d'un autocollant suspect sur la porte des toilettes du restaurant de l'hôtel "La Colonne de Bronze" n'a pas encore abouti, l'endroit n'est pas facilement accessible (sauf à se farcir une nouvelle addition).

Pour l'aider à patienter, je colle ci-dessous l'image d'un panonceau tout frais découvert ce matin au Crotoy. Je crois qu'il est bien dans la ligne de ses intérêts :

 

1 mai 2008

Oui, je sais !

... que vous allez me dire que je suis plus souvent en vacances qu'à vous bassiner sur mon blog. Mais, que voulez-vous, il faut bien vous laisser souffler un peu et vous accorder une petite pause !

Et puis, mon épouse aimerait avoir quelque-chose d'autre à se mettre sous l'objectif que le château de Grand-Bigard, comme le week end dernier. Je vous retrouve après la Trinité, comme Marlborough.

Bigard1

Bigard2

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Bigard5

Bigard6

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Bigard8

Bigard9

17 avril 2020

Cherchez l'erreur


Sur le site de mon hebdomadaire favori (et par ailleurs le seul auquel je sois abonné) on trouve un schéma donnant quatre courbes relatives à l'état de l'épidémie de coronavirus dans mon pays :

corona

Y a un twist : les courbes de contamination et de décès sont cumulatives : elle grimperont sans cesse jusqu'au dernier cas et au dernier décès recensés. Elles devraient présenter un point d'inflexion lors du ralentissement.

Celles d'hospitalisation et de soins intensifs sont instantanées elles vont normalement passer par un maximum puis décroître avant de tourner à rien (sauf recrudescence grâce aux inconscients). On remarque d'ailleurs un début de descente dans la courbe "hospitalisations".

Pourquoi diable coller dans un même graphique des données triées selon des méthodes différentes ?


29 mai 2024

Un boulanger philosophe

  

Vous vous souvenez du coiffeur philosophe de l'Adrienne ?

Ben ici, c'est le boulanger ! Il emballe ses croissants dans des sacs aux armes parlantes. Je vous fais voir celui de ce matin

Oui, c'est un philosophe qui promeut la gourmandise...

Dommage que j'aie raté les cinq premières leçons !


Quoi, la photo ? C'est pas moi, c'est l'appareil... 

J'ai bien essayé de corriger, j'ai même installé Picsar sur ce foutu Chromebook, mais je préfère ne pas vous montrer les résultats !

 


 

30 mai 2024

Comme quoi...

  

Une fois n'est pas coutume, je vais vous faire voir ma tronche : courage !

Vous pourrez constater de la sorte avec quel enthousiasme je profite de nos vacances. La photo a été prise par mon épouse au moyen du smartphone qu'elle a greffé à la main gauche. Nous en étions à l'apéro au restaurant de l'hôtel "La Colonne de Bronze" à quelques dizaines de mètres de notre logement. Nous n'y avions jamais mis les pieds malgré nos nombreux séjours à cet endroit.

Côté restauration (je parle pas de ma tronche mais du repas) rien de sensationnel : la farce de crabe des conchiglioni était à peine tiède et la marmite du pêcheur ne contenait qu'une seule sorte de poisson, à vue de nez un gros bout de filet de cabillaud (patates à profusion par contre pour le volume), et sa rouille n'était pas très relevée. Les petites dames chargées du service, elles par contre, étaient charmantes (comme la majorité des petites dames, n'est-ce pas). Bref, je vous montre la chose :

Merveilleux, non ? Et je n'en étais pourtant qu'à l'apéro... un Kir picard (décidément, ce pauvre chanoine aura été mis à tous les jus, ici, du cidre).


Après ce que je vous ai dit du repas, vous aimeriez peut-être voir ma tête à  la fin de celui-ci pour voir l'effondrement total de la chose. Et pourtant...

Ouais, je sais, je pourrais mieux faire mais j'ai les zygomatiques figés par le manque d'usage.


Vous vous demandez donc fort logiquement d'où peut bien provenir ce revirement d'humeur.

Eh bien, pas du montant de l'addition bien sûr ! Figurez-vous que je venais de remarquer la petite plaquette apposée sur le mur juste à côté de ma chaise  (c'est mon épouse, grande amatrice d'actualités royales, qui avait choisi notre table, ceci explique peut-être cela) (enfin, "actualités"...) :

Assis à la place du futur Edouard VIII, ça a de quoi requinquer son mec ça, non ?


Comment ? Non, le siège n'était pas d'époque... 
 

27 avril 2020

Aspirations


En l'absence de Maria, je passe l'aspirateur. Et ce faisant, je pense qu'il faudra bientôt assortir ce passage d'un coup de torchon (serpillière pour les Français, ne semons pas la confusion).

Du coup des images me reviennent : au cours de mon service militaire, ce nettoyage, à l'eau, était quotidien dans les chambrées (et je te parle pas  des époussetages, vercotages, polissages et autres lits au carré !).

C'est pas que j'aie la nostalgie de la chose, mais à bien y réfléchir, je me demande si ça n'avait pas ses bons côtés, par exemple la fameuse mixité sociale qu'on essaie en vain de réaliser aujourd'hui dans les écoles à grand renfort de décrets inscription.

Et aussi cet entraînement à la propreté avec équipe de corvée nettoyage de l'enceinte de la caserne. Et ça me rappelle une anecdote : un jour, un enfoiré (si vous me permettez l'expression) s'était débarrassé de son paquet de cigarettes vide dans un des WC, créant une obstruction de la chose.

La réaction n'a pas traîné : un rôle de garde pour trois mois a été établi. Durant tous nos temps de présence dans notre bâtiment, un mec (extrait de la liste des fumeurs, soit à peu près tout le monde parce que les non-fumeurs refilaient aux autres leur quota de cigarettes à prix réduit, tu parles qu'on s'inquiétait de la santé des appelés à l'époque) en tenue de combat complète, du casque à cette saloperie française de mitraillette Vigneron dont la sécurité de crosse amenait immanquablement à l'enrayage du machin, était posté dans le local des toilettes et devait vérifier la propreté des lieux après le passage de chaque usager. Trois mois ! Qu'est-ce qu'on s'est fait chier (si j'ose dire)!

Tu t'étonnes qu'après ça, ce ne soit pas mon genre d'abandonner mes paquets de chips vides ailleurs que dans une poubelle ! Bon, d'un autre côté, je mange pas de chips, mais tu vois ce que je veux dire !

Je ne suis pas loin de penser que s'il y avait encore le service militaire, l'environnement serait plus propre !

Comment ?

Et les filles ?

C'est vrai qu'à l'époque, je n'ai jamais entendu de chiennes de garde réclamer à cor et à cri (à corps et à cris pour les Femen) l'égalité des sexes face à l'obligation militaire, mais sans doute était-ce un autre temps...


 

2 mai 2022

La vie de retraité

 

Hier dans la soirée, Émilie appelle sa grand-mère. Durant le weekend, elle a loué un van pour trimbaler des chevaux à travers la Belgique. Pour le rentrer à son point d'attache (à Seneffe) elle doit aller le récupérer au manège (à Strombeek-Bever) à sept heures du matin, mais sa mère a oublié que ce lundi elle n'est pas en télétravail et ne peut donc l'y déposer.

Du coup, qui s'y colle ? Devinez !

Bon, je saute du lit (expression consacrée mais loin de la réalité) à six heures et effectue le déplacement Laeken - Jette - Strombeek - Laeken dans le délai imparti.

Au moment où je pénètre dans la propriété pour remettre la bagnole au garage, une de nos voisines du cinquième et son mari  me font de grands gestes pour m'arrêter (bien inutiles d'ailleurs puisqu'ils obstruent l'entrée en compagnie de quelques valoches à roulettes).  Ils me font baisser ma vitre et la môme, qui a d'ordinaire le mutisme d'une porte de grange, retrouve subitement la parole pour m'expliquer leur triste situation.

Ils ont commandé un taxi qui est déjà très en retard et ils craignent qu'il n'arrive jamais à temps pour les déposer à l'aéroport, d'autant qu'au téléphone, le standardiste leur a dit qu'en ce jour de l’Aïd el-Fitr, il y a une énorme pénurie de chauffeurs de taxi !

Et qui qui s'est farci Zaventem Airport aller-retour ?

Une fois installée à l'arrière le cul au chaud dans les poils du chien qui est une chienne, la dame est retombée dans son silence. Son mari plus loquace m'a fait la conversation. Je me demande s'il n'est pas français même si aujourd'hui, il ne portait pas ce large béret qui m'évoque quand il le porte la tenue des Chasseurs Alpins (dans le doute, j'évite de citer celle de la milice de la France du Maréchal nous voilà).

Sur le retour, j'ai pu constater que nous sommes bien le jour dit : les rues sont remplies de musulmans en tenue de fête et transportant des plateaux de nourriture. Même les ados de la cité Versailles ont échangé leur uniforme régulier (jeans, sweatshirt à capuche et écouteurs stéréo) contre une djellaba de bon aloi.

La semaine commence fort pour les retraités !

 

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