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Entre nous
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25 août 2013

Architecte !

Mon épouse avait décidé que l'autre dimanche, nous irions voir la sœur cadette de ma mère, seule survivante de cette génération dans ma famille maternelle.

La visite étant programmée pour l'après seize heures, nous nous sommes offert une petite virée (avec l'inmanquable chien) en région liégeoise. Nous avions d'abord pensé nous rendre à Aubel ou à l'Abbaye voisine du Val Dieu, mais...

Le dimanche à Aubel,

Aubel06

 c'est marché !

 

En août au Val Dieu,

ValDieu036

c'est fiesta !

 

Alors, nous nous sommes souvenus de Limbourg, ancienne capitale du duché de même nom, un tout petit patelin isolé, plein de charme et quasiment désert, perché sur sa colline.

Limbourg55    Limbourg45

Bien vu ! Quand on s'est pointés au bas de la butte, il y avait un détournement. Détournement que nous avons suivi sur quelques kilomètres pour aboutir dans une prairie transformée en parking. C'était la kermesse au patelin. Sur la place habituellement déserte, ils avaient dressé un chapiteau et une scène, il y avait un chahut de tous les diables et midi arrivant, ils achevaient de cuire deux cochons à la broche à côté d'un méga-barbecue.

Bah, pas grave, derrière le coin il y avait un "salon de thé" où nous avons dégusté, seuls dans un charmant jardinet, une crêpe ardennaise accompagnée d'une bière de l'Abbaye de Val Dieu.

En quittant cet endroit, mon épouse décide, pour attendre l'heure de nous rendre à Liège, d'aller faire un tour au barrage de la Gileppe.

 PICT0004Lorsque nous arrivons aux environs de l'ouvrage, le nombre de voitures garées en dehors des parkings ne laisse pas de nous inquiéter : certes le site est couru, mais à ce point, ça ne nous semble pas normal. Nous rebroussons chemin, nous garons en contre-bas, laissons la voiture et empruntons un tronçon du GR local montant à travers bois à l'assaut des courbes de niveau. Et sous le couvert nous parviennent des bruits de haut-parleur : une épreuve cycliste se déroule autour du barrage !

N'allez jamais le dimanche dans la région liégeoise !

Après cette petite parenthèse touristique, nous nous sommes rendus chez ma tante, laquelle habite Loncin. Comme à chacune de nos visites, elle nous a invités en compagnie de son fils dans un resto local. Cette fois-ci, il s'agissait du restaurant de la gare de Liège-Guillemins, gare mieux connue sous le nom de son architecte : Calatrava.

Calatrava  Calatrava2

Rien à redire au resto, nous y avons même dégoté un Savenière 2008 d'excellente tenue.

Ce n'est pas le cas pour la gare elle-même, un monstre de verre/béton/acier avec prix assorti : 437 millions d'Euros. Ce palais des courants d'air est glacial même en été et commence déjà à rouiller (problèmes d'étanchéité de la verrière de 32000 m²).

L'architecte Calatrava qui a pondu ce projet mégalomane possède son propre bureau d'étude, mais il a préféré sous-traiter le boulot à un bureau liégeois : Greish, ceux-là même qui ont présidé à la construction du viaduc de Millau avec son étonnant système de mise en place du tablier par glissement.

Ce qui m'a le plus amusé dans cette gare, c'est le parking.  On y accède par le haut sur le flanc de la colline de Cointe. Les trois niveaux  sont accessibles via un "plan" incliné en colimaçon. Le plus étrange, c'est que pour en sortir, quel que soit le niveau où vous vous êtes garé, vous devez réemprunter ce pas de vis descendant pour aller jusqu'au niveau inférieur où se trouve l'unique accès à un autre hélicoïde ascendant menant vers la sortie.

Sont fous ces architectes ! (mais à Bruxelles, ça fait un moment qu'on est au courant)


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20 janvier 2012

Qui qui parlait culture ?

Cette année nous est venue aux oreilles une nouvelle étonnante : dans notre bonne ville, les habitants de plus de soixante ans peuvent recevoir deux places de théâtre gratuites. Charmante attention, non ?

En bon béotien, je n'ai pas réagi à l'offre. Mon épouse, elle, a choisi deux théâtres parmi les cinq proposés.

Là où elle a été surprise, c'est que si le premier lui a effectivement offert une place pour une représentation (Cyrano de Bergerac en l'occurrence), l'autre lui a en réalité fourni une sélection de sept de ses spectacles.

Voilà pourquoi je suis seul ce soir : Madame est au théâtre.

Enfin, seul... y a le chien quand même, lui aussi s'en fout de la scène !

Câline


8 juillet 2010

Kläre (Claire pour les francophones)

Mardi, mon épouse me dit "Et demain, si nous allions manger chez Kläre ?"

Nous voici donc embarqués le mercredi pour les cantons de l'est, la partie germanophone de notre pays.

À Wiesenbach ("le ruisseau des prés"), un hameau de Saint-Vith, Kläre et son mari Edgar tiennent un restaurant dénommé "Zur Alten Mühle".

On y déguste une cuisine mêlant l'allemande à la française et revisitée par un chef ayant fait ses classes dans des maisons de bouche sérieuses. Par conséquent à la fois roborative et succulente.

Au début des années quatre-vingt, j'étais encore chef d'unité chez les scouts et nous avions découvert le terrain de camping de Wiesenbach où Klâre ne tenait alors qu'un café, à l'occasion d'une visite au camp des éclaireuses à Butgenbach.

Nous avons  dès lors passé nos vacances à cet endroit pendant une quinzaine d'années, l'utilisant comme camp de base pour la visite systématique des burgs de l'Eifel. Mon épouse adore les vieilles pierres (c'est pour ça qu'elle me garde).

Quand nous sommes entrés dans la partie café de l'endroit où nous n'avions plus mis les pieds depuis huit ans, nous avons été accueillis comme si nous avions (comme au bon vieux temps) quitté l'endroit le matin même vers deux heures après avoir partagé au comptoir maintes tournées avec les bûcherons locaux.

Huit ans ! Le café n'a pas changé, la partie resto, beaucoup plus récente, non plus d'ailleurs. Le camping lui s'est agrandi au détriment du petit bosquet d'épicéas rempli d'écureuils qui en séparait les deux parties. Dommage, mais il faut bien loger Hollandais et Limbourgeois, n'est-ce pas ?

En sortant de table, nous sommes allés faire un petit tour dans la forêt. Qu'est-ce que ça grimpe pour y entrer, surtout avec quinze ans de plus !

Puis, après des adieux touchants à Kläre, nous avons fait un tout petit circuit en voiture dans les villages des environs (Breitfeld, Lommersweiler, Neidingen, Galhausen...). Pas le temps pour Burg-Reuland ou Ouren, il nous fallait quand même nous farcir les 180 km du retour.

Quelle région ! Comme à chaque fois que nous nous y rendons, une pensée nous  a assaillis : "Mais qu'est-ce qu'on fout à Bruxelles ?"

P1010221


20 juin 2010

Le meilleur des vacances

Comme vous me connaissez un peu maintenant, vous allez vous écrier tous en chœur : "C'est le retour !" Et vous auriez tous gagné, si je ne remaniais mon titre en lui ajoutant "en dehors du retour".

Je vais donc tout vous dire.

Avant notre départ, Agata (vous savez, ma bru finement pétillante) nous avait dit que sa maman pouvait venir s'occuper de Kenzo pendant nos vacances, puisqu'elle n'habite qu'à quelques centaines de mètres de chez nous.

Quelques jours avant notre départ, nous avons donc invité cette dame  à venir dîner en notre compagnie afin de lui montrer où se trouvaient les choses utiles et lui remettre un jeu de clefs.

Comme son prénom Malgorzata (c'est Marguerite en polonais) est  encore plus imprononçable que Janeczka pour les bouches belges, nous utilisons un de ses multiples diminutifs : Gosia (prononcer Gochia).

Nous fréquentant assez régulièrement depuis la cohabitation de nos enfants, nous avons eu l'occasion d'apprécier le solide coup de fourchette et la cuisine roborative et pléthorique de cette charmante dame. Nous l'attendions donc de pied ferme avec un menu à sa mesure.

Mais au moment du fromage, voilà-t-y pas que la dame déclare forfait ?

Nous avons donc emmené le Camembert en Italie (nous sommes toujours équipés d'un frigo de camping lors de nos départs en vacances).

Et c'est en le dégustant, merveilleusement fait à cœur, accompagné d'un petit vin d'Ombrie (un Sobrano de chez Toddini) que j'ai goûté le meilleur moment de mes vacances.

Allez, disons un des meilleurs, pour ne pas faire affront à la délicieuse cuisine italienne.

camembert


27 juin 2010

Reconnu !

Notre fils avait dit "Allez voir Arezzo !"  Nous y sommes donc allés.

Pour ce faire, nous sommes passés au pied d'une petite ville plantée, comme toutes les villes de ce coin de Toscane, sur sa colline : Castiglion Fiorentino. Un nom pareil ne pouvait qu'attirer l'attention de mon épouse qui, dès notre retour d'Arezzo se précipita sur sa documentation touristique et décida qu'une visite de l'endroit était indispensable.

Nous nous y sommes donc rendus un samedi pour découvrir... quelques installations foraines, c'était la fête du patelin. Dans le cloître de l'ancien couvent, on installait force tables car un banquet médiéval y aurait lieu le soir même.

Castiglion_Fiorentino_0030Continuant notre errance à travers la bourgade, nous repérons une grosse église sur le versant de la colline opposé à celui par lequel nous étions arrivés. Nous descendons vers l'endroit et découvrons une petite place fort sympathique mais impossible à photographier à cause du manque de recul et du nombre de voitures qui y stationnent. Dommage, car il s'y trouve un puits, une basilique à colonnade, une fragment d'une église plus ancienne et une autre église plus petite et plus ancienne encore.

Castiglion_Fiorentino_0203Dans le fragment d'église (le reste du bâtiment menaçant ruine avait été remplacé par la basilique) on a installé un petit musée d'art religieux. Mon épouse décide de visiter. Le préposé nous explique en italien et entr' autres (avec la volubilité caractéristique de sa race) que pour un euro de plus, nous pouvons obtenir un ticket d'entrée couvrant tous les musées de la ville. Nous achetons.

Castiglion_Fiorentino_0238Quand nous quittons le musée, il est midi et demi et nous regrimpons en ville à la recherche d'un restaurant par une rue en haut de laquelle un panneau avertit que la pente est de 17%. Lorsque nous sortons du resto, il est environ quatorze heures mais le musée archéologique et la pinacothèque ne rouvrent qu'à seize heures. Comme tous deux se situent tout au sommet de la colline, nous nous arrêtons sur la place communale, au pied de l'ultime montée, un endroit tout-à-fait charmant avec une terrasse couverte fermée par une colonnade et dominant la partie de la ville où se trouve le musée que nous avons visité le matin.

La terrasse est agrémentée d'un café où nous décidons de prendre un verre en attendant l'heure d'ouverture de ce qu'il nous reste à voir grâce au fameux ticket magique. Françoise s'installe à une table sous les arcades et j'entre dans le café pour y chercher nos consommations et c'est là que j'ai vu...

Castiglion_Fiorentino_0245

Ils nous attendaient dis-donc !


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23 mars 2010

C'est la saison

C'est la saison des congés pédagogiques.

Vendredi, c'était congé à l'école d'Emilie. Nous sommes donc allés la prendre chez elle le jeudi soir et, tant qu'à faire, nous l'avons emmenée chez Al Peperone où elle a dégusté un vitello tonato et un gratin d'aubergines accompagné de pâtes.

Aujourd'hui, c'est au tour de Louise. Mon épouse lui avait promis qu'à cette occasion, nous l'emmènerions au "Quick", ce haut lieu du Fast-food.

Cela n'a pas empêché Louise, dès vendredi de demander si le "chinois" serait ouvert le lundi soir. Comme je lui répondais qu'il l'était effectivement mais que nous devions déjà aller au Quick le mardi et qu'on n'allait pas l'emmener deux fois au restaurant, elle a argué qu'on y avait emmené sa sœur le jeudi soir et que nous ne manquions jamais de proclamer haut et fort que le Quick n'est pas un restaurant.

Grâce à cette logique imparable, c'est la charmante patronne du "Mandarin chinois" qui était heureuse hier soir.

quick

Edit de 14:45

Et pour que vous ne doutiez pas de mon héroïsme, je vous ai ramené le ticket (de caisse, n'allez pas croire que j'ai eu un "ticket" avec la serveuse).

quick2001


21 avril 2008

Spammé !

EcoutePas tagué, spammé ! Je ne vois pas comment je pourrais considérer autrement l'étrange commentaire qui vient d'atterrir sur ce blog. Je vous le "copicolle" pour vous éviter de vous perdre dans l'arachnéen réseau des liens.

Doppler Foetal Angelsounds

Bonjour, je suis admirative de votre joli blog que j'aurais plaisir à venir découvrir souvent !
Avez-vous pensé au Doppler Foetal Angelsounds de
http://www.miaperla.com pour écouter votre bébé in utero à deux avec votre moitié !!
A la maison, dans une atmosphère détendue et confortable, écoutez votre bébé à 2, les battements de son coeur (très rapides), les mouvements de ses bras et ses pieds ou son tout premier hoquet ! Angelsounds amplifie les bruits du bébé dans le ventre de sa maman:
http://www.miaperla.com . Désormais vous pourrez entendre votre bébé dès qu'il commencera à bouger. C'est vraiment super et que du bonheur!

Posté par maria, 21 avril 2008 à 09:57

Ce texte a été déposé sur ce billet où je vous racontais avoir rêvé être "enceint". Je commence à comprendre pourquoi certains activent la modération des commentaires.

Il me semble évident que l'auteure de ce message, pour peu qu'elle ne soit pas un programme informatique, ment. Si elle pratiquait vraiment ce blog, elle saurait que mon épouse n'est plus vraiment en àge de procréer et que, de mon côté, je ne suis plus en état de le faire (cela me semble  patent dans le post commenté lui-même).

Cette chère "Maria" est soit dotée d'une orthographe approximative, soit machiavélique. En effet, ou bien elle confond allègrement le futur de l'indicatif et le conditionnel présent et entendait dire "votre joli blog que j'aurai plaisir à venir découvrir souvent", ou bien elle parle effectivement au conditionnel et a soigneusement omis d'ajouter "si j'en avais le temps".

Bref, un coup pour rien... ou presque, puisque cela m'a permis de vous pondre ce billet.

20 mars 2008

À répétition

À force de parcourir les blogs des autres, je n'ai même plus à me demander de quoi parler sur le mien. En un sens, c'est bien pratique, même si vous pourriez croire que je manque d'imagination. C'est aussi normal, car tout ce qu'on peut nous raconter finit toujours par nous ramener à la seule expérience que nous possédions : la nôtre.

Ce sera donc Papistache aujourd'hui. J'aurais pu trouver plus mal comme inspiration. Son rêve de naissance douloureuse m'a immédiatement frappé.

D'abord parce qu'il y a une vingtaine d'années, un de mes collègues m'a raconté un rêve étonnamment similaire, qu'il faisait toujours à plus de quarante ans, sauf que cela se passait dans la paille et pas dans le foin, qu'à sa naissance, ses parents étaient fermiers, qu'il n'était pas du genre à lire Freud et que son récit n'avait pas l'originalité ni la perfection littéraires de celui de Papistache.

Ensuite, parce qu'il m'a ramené à mes propres rêves  redondants.

Je vous raconte le plus ancien de ceux dont je me souvienne :

J'habitais dans la vallée. Pour rentrer chez moi, je descends une rue assez pentue. Une de ces rues où un escalier de quelques marches, mène, le long de la façade, à un petit palier où s'ouvre la porte des maisons.

J'arrive au pied d'un de ces escaliers. Sur le sol, un couvercle métallique ferme l'orifice d'une trémie de cave à charbon. Comme tous les jeunes enfants, j'imagine, je m'amuse à faire sonner du pied la taque (encore une acception propre à la Belgique) en demi-lune.

Soudain, dans mon dos, un grondement. Le camion d'un livreur de charbon recule vers moi. Même si je n'aurais que quelques pas à faire pour lui échapper, je reste pétrifié, le dos au mur. Le camion continue de reculer, inexorablement. Et plus il recule, plus l'angoisse me broie. Mais je suis comme hypnotisé par l'arrière du véhicule qui se rapproche.

CalvaireAu moment "crucial" où il va m'écraser, l'image change, sans transition. Devant moi se dresse, dans un violent contre-jour, l'image, en contre-plongée, du sommet d'un terril surmonté d'une grande croix... et je m'éveille en sursaut.

Et Sigmund qui est mort...

Le rêve a disparu lorsque j'ai changé de patelin, vers mes dix ans.

Je tiens à signaler, à l'intention des analystes amateurs, que si j'avais été baptisé, bien plus par tradition que par conviction, ma famille n'était pas pratiquante. Par contre, je crois me souvenir que le terril de "la Neuville" était surmonté d'une croix (faudra que j'aille vérifier).


7 novembre 2025

Clic clic

 

Hier (ou était-ce avant-hier, le temps galope) il se levait une aube rouge. Comme j'imaginais le phénomène éphémère, je me suis précipité sur mon smartphone et clic !

Ouais, ben c'est loupé : le rouge intense que je voyais nettement a disparu ! C'est cette connerie de smartphone qui optimise ses réglages pour obtenir un maximum de détails dans la photo et a donc surexposé l'endroit que je voulais montrer.
 

Bien sûr, vous me direz que le plus con des deux, c'est le mec qui n'a pas ajusté le cadrage avant de faire "clic clic". Merci de votre compréhension !
 

Je l'ai corrigée un brin, mais c'est pas encore ça, faudra que j'attende la prochaine, si je vis jusque là et que les batteries de mon appareil photo ne sont pas à plat... comme moi !
 

 


 

 

17 septembre 2025

Bizarre...

 

 

Cette année, j'ai mis plusieurs jours à venir à bout du dernier bouquin d'Amélie !
 


D'ordinaire, ça me prend au pire quelques heures. 
 

C'est qu'il s'agit de l'histoire étrange d'une gamine qui se donne pour mission de protéger ses sœurs (aînée et benjamine) d'une mère inquiète seulement de son paraître et qui trucide les chats en employant la méthode de Madame Chapeau.
 

Comment ? Vous ne connaissez pas Amélie Van Beneden ? Relisez ou regardez vos classiques, voyons ! (ça commence vers 2h20 pour ceux qui sont pressés).
 

Bon !  Ce n'est que bien plus loin dans le bouquin que vous apprenez que l'histoire est celle de la propre mère de l'autrice !

J'aurais peut-être pas dû vous le dire parce que si, comme moi, vous commenciez à lire sans le savoir, vous trouveriez sans doute que l'autrice force un peu le trait...

Mais bon (oui, je me répète), si vous cherchez le bouquin sur les réseaux, c'est la première chose qu'on vous dit, alors...


L'adage populaire a donc une fois de plus raison : la réalité dépasse la fiction !

 


 

27 mai 2017

Vous aimez le poisson ?

 

À La Petite Auberge au Hohwald, une dame entre accompagnée de sa mère.

Elle installe celle-ci à une table voisine de la nôtre et s'assied à son tour. Elle lit gentiment la carte à sa mère qui se décide pour une truite tandis qu'elle-même opte pour un filet de sandre.

Lorsqu'elle passe leur commande, elle demande une assiette supplémentaire, annonçant à sa mère ainsi qu'à la patronne qu'elle s'occupera elle-même du nettoyage de la truite.

Lorsque les plats arrivent, la mère, prise d'un remords subit déclare que, tout compte fait, elle aurait dû prendre du sandre. Imperturbable, la dame déclare qu'elles vont échanger leurs assiettes et se met à nettoyer le filet de sandre des quelques fines herbes qui le parsèment car la mère n'aime pas qu'il y ait des herbes sur "son" poisson.

La patronne qui assiste à la scène fait remarquer qu'elle se souvient de leur dernière visite en leur indiquant la table qu'elles occupaient alors et mentionne qu'à cette occasion, la vieille dame avait déjà fait exactement le même coup.

C'est alors que j'ai murmuré à mon épouse "Je ne savais pas que l'Adrienne devait venir en Alsace..."

Mais je savais pertinemment que ce ne pouvait être elle : la mère de l'Adrienne, si j'ai bien suivi ses aventures, ne se déplace pas péniblement à l'aide de béquilles, loin de là !

filets-de-sandre-au-vin-blanc


5 décembre 2011

Va falloir faire quelque chose

Je viens de compter les entrées "blog" figurant dans mon compte Google Reader.

J'en suis à nonante-huit en omettant les flux de commentaires. Je vous concède que tous leurs auteurs ne sont pas toujours très actifs, mais...

Ça a des conséquences fâcheuses :

  • je passe le plus clair de mon temps à lire des blogs
  • je n'ai plus le temps d'écrire dans le mien
  • je ne lis (presque) plus de bouquins
  • mon épouse me demande, l'air suspicieux, à qui j'écris toute la journée
  • faute d'exercice, quand je monte quatre marches j'ai les jambes lourdes
  • j'ai le canal carpien embouteillé

Comment diable en suis-je arrivé là ?

Bien sûr je connais la réponse (et vous la devinez, j'imagine). Ce qui me navre c'est que j'ai gravement péché par manque de rigueur documentaire (moi, un ex auditeur ISO 9001 !) : je n'ai pas établi de carte de liens ni de base de données :

  • qui a commencé ?
  • qui m'a conduit chez qui ?
  • quel degré d'intérêt présente chacun des blogs ainsi découverts ?
  • quelle représentation me fais-je de chaque blogueur à travers sa production ?
  • ceux que j'ai rencontrés "IRL" correspondaient-ils à cette image ?

Un truc du genre ci-dessous, avec un lien vers un dossier pour chaque pseudo (cliquez pas comme des dingues, j'ai pas encore mis les liens !) :

 

Réseau

 

Bon, ben y a pas à tergiverser :

J'efface tout et je recommence !


 

15 août 2009

T'en fais une de tête !

Vous savez que je ne peux (presque) rien refuser à Val. Aussi, devant son insistance, me suis-je résolu à photographier une des pages d'un des cahiers de mon journal.

tete2

Ouais, bon, ben c'est tombé sur une page de gauche ! Mais non pas une page de l'Huma, personne ne lit ça chez nous. Il faut vous dire (mais vous vous en doutiez sans doute un peu puisque j'en ai extrait une photo) que tout comme mon blog d'aujourd'hui, mon journal d'alors était illustré.

Tout comme j'avais du mal l'autre jour à imaginer l'intransigeance qui m'habitait à l'époque, j'avais presque oublié qu'à ce moment de mon existence, je faisais en simple amateur des tentatives de dessin, avec une tendance au dépouillement du trait (à défaut sans doute de posséder une technique suffisante pour me permettre des réalisations plus fouillées, même moi je dois rester honnête).

Pour ce qui concerne les pages de droite, je crains de ne pas recevoir de si tôt l'imprimatur de mon épouse. Ah, ça met la cohésion de la grande internationale féminine à rude épreuve, hein les filles ?


6 août 2009

Les Keis

L'autre jour, la voisine d'en haut à gauche (une noire assez mignonne, mais moins que la demoiselle qui vient garder ses gosses lorsqu'elle travaille) vient sonner à notre porte. Elle souhaitait nous emprunter du lait parce que ses petites filles refusent de dormir sans en boire , qu'elle était à court et que les magasins étaient déjà fermés. Elle a promis de nous en rendre une autre bouteille.

Sans doute exactement, dis-je à mon épouse, comme ces Hollandais qui, sur les campings et sous prétexte qu'ils se déplacent à vélo en transportant tout leur barda, vous empruntent du sucre, de la farine, du riz, des œufs, du lait, mais sans jamais parler de vous les rendre, où iraient-ils les chercher ? Ils sont là juste pour la nuit...

Et c'est là que m'est revenue cette histoire hollandaise (en Belgique,  nos voisins du nord sont réputés plus près de leurs sous encore que les Ecossais, c'est vous dire).

Il y a bien des années, nous campions dans la région de Saint-Vith, dans la partie germanophone de notre beau pays. Nous nous trouvions un soir devant notre tente lorsque débarque un peloton de Bataves. Ils installent leur campement, enchaînent leurs vélos, puis l'un d'eux se met à faire des crêpes sur un minuscule réchaud camping-gaz.

Je me dis qu'au train où ça progresse, il en a pour la nuit à nourrir le groupe. J'empoigne donc mon réchaud à deux becs, deux poêles et propose au cuistot de tripler sa cadence grâce à ce matériel supplémentaire. Il accepte et je retourne à mon poste d'observation.

Et là, j'ai vu qu'il n'était pas un Hollandais pour rien ! Non parce qu'il ne nous a même pas proposé une de ses crêpes, mais parce qu'il a continué à cuire sur mon réchaud après avoir rangé le sien pour économiser son gaz !

kaas

Pour la satisfaction de Val j'ai autorisé le clic magique, ce qui vous permettra peut-être de constater que la devise des Pays-Bas est rédigée en... français : "Je maintiendrai"


18 octobre 2024

Salut Machin !

 

Hier, j'étais invité au drink de départ d'un ex-collègue.

La môme de la sécurité à l'entrée du site avait un petit problème dactylographique :

Remarquez que moi aussi j'ai un problème avec les prénoms (et je vous parle pas des noms !) : je ne m'en rappelle presque jamais !

Alzheimer suggérerez-vous.

Sans doute un brin, mais retenir les identités n'a jamais été mon fort, même au temps où je travaillais. Si je ne notais pas son nom sur un bout de papier, à peine un visiteur quittait-il mon bureau que j'avais déjà oublié son nom.

Rude soirée donc hier où un tas de personnes (que je n'avais pour  la plupart pas revues depuis vingt et un ans) se précipitaient vers moi main tendue pour les mecs et joue offerte pour les filles en me donnant du "Jean-Claude !"

Que répondre ?

Bon, pour les plus proches que je revois encore de temps à autre comme Greta et Madame Jaja, aucun problème et même Véronique (mais bon, c'était notre secrétaire) mais les autres...
 

Et subitement, elle est apparue !

Vingt et un ans que je ne l'avais pas vue !

Elle est encore plus belle que quand je l'avais quittée !

Pas de problème pour son prénom : on n'oublie pas celui de la femme du Prophète !

Certes, elle porte une tresse qui lui descend jusqu'au milieu du dos mais elle ne va pas pour autant jusqu'à tendre la joue, Khadija...

 


 

13 août 2025

La troisième colonne

  

Hier, j'ai accompagné mon épouse à l'église Notre-Dame de Laeken.
 

Vous ne connaissez pas ? Elle est accolée au cimetière, celui où trône un exemplaire du Penseur de Rodin (Rodin a fait ses débuts à Bruxelles), cimetière où vous vous sentiriez un peu à l'étroit si, par miracle, vous réussissiez à y trouver une place...
 

Je crois que je n'y avais plus mis les pieds depuis un concert d'orgue de Bernard Foccroulle fin des années 80, je ne suis pas du genre à aller me  recueillir dans la crypte devant les restes de nos anciens souverains...

 

Nous étions là pour assister aux funérailles d'une voisine, une charmante petite vieille dame (elle avait mon âge, c'est vous dire...). Depuis quinze ans que nous nous croisions, elle m'avait toujours appelé "Monsieur" et voilà-t-y pas qu'il y a une dizaine de jours, elle avait utilisé mon prénom pour la première (et dernière) fois. Sans doute parce qu'en mai, nous l'avions emmenée dans notre voiture  pour assister aux funérailles d'une autre voisine (celle qui m'avait réveillé à trois heures du matin).
 

Entre ces deux décès, notre voisin de gauche (qui séjournait dans un home) avait lui aussi passé l'arme à gauche !
 

Et si je vous signale que le même jour que Nicole (autant que je l'appelle moi aussi par son prénom), un autre individu du deuxième étage de notre colonne d'appartements était lui aussi décédé, vous comprendrez que je commence à me sentir vachement concerné : en dehors d'un quasi-centenaire coriace au troisième, je suis le plus âgé dans cet environnement !

 


 

18 mai 2025

Pensée ayurvédique

 

Vous connaissez l'ayurvéda ?
 

Oui ? Vous avez creusé profond !

Non ? Vous êtes comme moi !
 

En fait de védisme, en dehors d'un exposé sur les ruines de Mohenjo Daro que j'avais dû effectuer au temps de mes études secondaires, je ne connaissais rien. Un peu plus tard je me suis intéressé aux textes laissés par les civilisations orientales et parmi ceux-ci j'ai rencontré quelques extraits de textes védiques tirés des Upanishad

Un petit extrait ?


Tout ce qui est changeant dans le monde,
tout cela est enveloppé par le Seigneur. Par la
renonciation à cela, aide-toi. Ne convoite pas la richesse
d'autrui.

Certes, en faisant les œuvres, on doit désirer vivre
cent ans ici . Pour un homme tel que toi, il n'y a pas
d'autre moyen que celui-ci, par lequel l'action ne s'attache
pas (à l'homme).

 

Passionnant, n'est-il pas ?

 
Je me suis penché sur des tas d'autres choses, du Livre des Morts égyptien à la Bhagavad-Gita (là, au moins, avec le Lord Krishna, il y a de l'action !). C'est fou le temps que j'avais à l'époque !


Bref , j'avais eu vent du Rigveda, mais pas de l'Ayurveda. Celui-là, je ne m'y suis plongé qu'en immergeant des sachets de tisane dans l'eau bouillante.

Un jour, j'ai acheté chez les Pilifs, sur sa bonne mine colorée et son titre prometteur : Digestion, une boîte d'infusion biologique autant qu' "ayurvédique" (c'est écrit dessus) à base de cardamome, fenouil et gingembre.

La marque de la chose est "Yogi Tea®". (Bien que je ne sois nullement un yogi, je me suis aussi intéressé au yoga à partir d'un bouquin qui s'intitulait "La Voie du Silence" si ma mémoire est fidèle...). 

Comme son nom l'indique la société est allemande, raison pour laquelle le petit carton auquel est suspendu le sachet d'infusion pour vous permettre de le plonger dans l'eau bouillante sans vous brûler les doigts porte à chaque fois une injonction  différente rédigée... en anglais !


J'en ai lu des dizaines et des dizaines, n'ai trouvé que très peu de doublons et les ai toutes trouvées un peu stupides, jusqu'à ce que je tombe sur celle-ci :

Vous comprendrez qu'avec celle-là, je me la pète un peu  !


Elle m'a immédiatement rappelé Jean 14:6 !

Jésus lui dit : je suis le chemin, et la vérité, et la vie


D'autant que les initiales de mon prénom sont J C. 

Ben oui, j'ai aussi lu la Bible (et même le Coran, alors...)

 


 

 

 

 

26 décembre 2024

Petit Papa Noël

 

Comme chaque année, nous avons fêté Noël chez notre fils avec la famille de notre fille et la mère et le fils d'Agata (il s'appelle Borys et, à ma connaissance du moins, c'est le seul joueur de rugby qui a réussi à s'arracher un ligament en se faisant soigner chez son kiné).

Tout s'est bien passé sauf entre les deux chiens : la nôtre (Câline, tu parles !) qui a le caractère ombrageux et déteste qu'un autre chien m'approche et celui d'Émilie (Wally) un berger australien de trente kilos qui vient toujours voir si je n'aurais pas des friandises dans mes poches. Ça nous a valu quelques grondements et aboiements de la part de Câline.
 

Repas classique (pour l'endroit et les participants)  soit un apéro roboratif arrosé de Rufus puis de Champagne. Foie gras en entrée avec vin blanc selon les goûts (Gewurztraminer vendange tardive ou Côtes du Rhone blanc). Filet de faisan (avec Vacqueyras).

Émilie avait préparé un gâteau au décor où le petit papa Noël occupait une position insolite :

Il avait dû glisser sur la pente du toit, même si je ne l'avais pas vu à l'apéro...

Je vous le montre à nouveau avec la réalisatrice de la chose :


Chez notre fils, le matelas de notre chambre est "dur". J'y ai bien dormi (sauf que j'ai dû m'interrompre vers quatre heures pour masser à l'huile d'Arnica le mollet de mon épouse affligé de crampes).


Ce n'a pas été le cas la nuit dernière chez nous où les matelas ont été remplacés récemment par un modèle élu "meilleur matelas" par Test-Achats : la bête chanson de Tino Rossi qui partage son titre avec le présent billet m'a  trotté dans la tête toute la nuit tandis que je me tournais et me retournais dans les draps ! Un truc que je ne risque pas d'oublier : on n'entendait que ça sur les ondes de mon enfance !

À force d'y penser, j'ai fini par me rappeler que dans ma jeunesse lors de vacances à Vezin, j'avais vu dans la salle du village le film "Destins" (1946) d'où est tirée la chanson. Je ne l'avais pas aimé du tout même si je ne me rappelle plus le scénario et si je l'avais vu en compagnie de ma cousine (vous savez : celle qui n'a pas voulu m'épouser , (là, on voyait notre photo, mais Canalblog l'a paumée apparemment)).

 


 

16 mai 2024

Enquête

 

Hier, l'ascenseur de notre colonne était à l'arrêt pour raison de mise en conformité. Comme la chose avait été annoncée, pour éviter de devoir nous farcir, le chien qui est une chienne et moi, quelques aller-retour de quatre étages dans les escaliers, nous avons décidé de quitter Bruxelles et d'aller faire un petit tour du côté de Chimay, une des régions favorites de mon épouse (l'excroissance belge de la Thiérache française).
 

Nous avions donc réservé une table à la Ferme des 4 Saisons, à deux pas de l'abbaye Notre-Dame de Scourmont. Surprise : au moment de la réservation nous avons dû donner les coordonnées d'une carte de crédit et autoriser le retrait de 50€ en cas de "No Show". Sympa pour un endroit que nous fréquentons depuis bientôt trente ans ! Merci les "No Showers" ! Un fléau pour les restaurants semble-t-il (et je vous parle pas des kinés et autres médicastres...). Bien sûr, le restaurateur passe par une société dédiée uniquement aux réservations en ligne et ignore qui réserve.
 

Aujourd'hui, cette société nous contacte pour une petite enquête de satisfaction... sur le restaurant, pas sur sa méthode de réservation. J'ai pu répondre que j'y allais depuis trente ans parce que c'est toujours aussi dégueulasse, bien sûr !


Après le repas, pour attendre l'heure du retour, nous sommes allés promener le chien dans le bout de forêt qui fait face à l'abbaye. L'an dernier encore, tandis que mon épouse patientait sur un banc j'avais encore parcouru une assez longue boucle par les chemins forestiers. Hier, arthrose oblige, j'ai à peine parcouru quelques centaines de mètres. Ça a quand même suffi au chien qui est une chienne pour brouter un peu d'herbe.

Ça a aussi suffi pour que dans l'empierrement du chemin, un petit éclat lumineux attire mon regard. Une masse vitreuse que j'ai déterrée du bout de ma chaussure (tout sauf m'agenouiller, fût-ce dans le parc d'une abbaye). Je vous montre la chose :

Des "cailloux" comme ça, j'en ai vu des tonnes qui servaient de ballast sous la voie du chemin de fer vicinal quand j'étais en colonie à Petite-Chapelle, un patelin qui se trouve lui aussi dans cette région frontalière. Et vous savez ce que c'est ? Non ? Du "verre de laitier" ! Un sous-produit de la fabrication de la fonte (c'est la matière vitreuse produite par les silicates contenus dans les minerais et qui "flotte" à la surface du métal en fusion. Ça m'a toujours étonné, parce que s'il y a bien quelque chose qu'on ne voit jamais dans cette région, ce sont des hauts-fourneaux !
 

Allez, un petit rab : lorsque la route pénètre dans le territoire de la commune de Chimay, un panonceau vous annonce que la ville est jumelée avec Conflans-Sainte-Honorine. Vous savez pourquoi ? Parce que Conflans est le confluent de l'Oise et de la Seine et que c'est à Chimay que se trouvent le sources de l'Oise, pas très loin de l'abbaye.
 


 

19 mai 2024

Associations (d'idées)

Ce petit pot sur la photo, ce doit être pas loin du centième (et même plus vu les affinités) que nous achetons.

Et brutalement, tandis que je l'avais sous les yeux lors de l'apéro, le mot "geiten" (chèvre en néerlandais) m'a fait penser à la gaïta, cette cornemuse galicienne que l'on peut voir (et entendre) chaque année lors de la retransmission du Festival interceltique de Lorient (présentée par Cyril Féraud, l'éternel premier communiant, qui sévit actuellement dans mon dos, quel bonheur d'avoir la télé !).

Association normale puisque le réservoir d'air de la gaïta est fabriquée en peau de chèvre.

Le plus drôle, c'est que dans certains wallons, chèvre se dit "gâte".

Si j'en crois cette référence, ces différents mots proviendraient (comme l'égide) par un cheminement tortueux d'un mot du grec ancien pour "peau de chèvre" .


Quoi ? Vous ne croyez pas beaucoup aux cheminements tortueux ? Attendez, je vais vous raconter une histoire :


Il y a bien longtemps, bien avant les gay prides en vogue aujourd'hui, le frère de ma belle-sœur (vous suivez ?) et moi, après le cortège de la fête du houblon et un détour par le bistrot du coin, étions montés sur le kiosque de la place de Poperinge pour exécuter une petite valse. Comme il pleuvait  alors comme vache qui pisse, pour rester dans les comparaisons animales, nous n'avons pas fait un tabac ...

 

Il ne s'agissait pas d'une manifestation en faveur du mouvement LGBTQIA+, lequel n'existait pas à l'époque, mais semble-t-il d'un effet secondaire de la Hommelbier, une bière régionale fortement houblonnée, laquelle aux dires de mon complice du moment avait dû nous rendre un brin "gietedronken" selon lui.
 

Vous remarquerez que dans cette expression sensée signifier "saouls comme des chèvres", ce Flamand bon ton avait inversé la position du i et du e de geiten. Ne serait-ce pas le début d'un cheminement tortueux ça ?

 


 


 

19 mai 2024

Saturation

 
Si certains trouvent que par moments j'ai de longues absences sur ce blog, ils ne devraient pas croire que c'est parce que je manque d'idées. C'est parce que j'en ai trop !

Si je transcrivais ici tous les billets que je préécris dans ma tête chaque jour, je ne ferais plus que ça (surtout que ma vitesse de frappe n'est pas celle de ma fille qui elle a suivi des cours de secrétariat et frise les 70 mots par minute) et les serveurs de Canalblog seraient rapidement saturés.

Je vois que vous êtes incrédules, hommes (et femmes) de peu de foi, alors je vais vous donner quelques exemples de ce que j'aurais pu vous raconter depuis ces dernières 24 heures, vous l'aurez voulu (ou pas) !

  1. Hier, dans l'après-midi, Louise appelle : je dois aller la rechercher au manège et la ramener chez elle parce que sa mère est partie à l'aéroport récupérer sa sœur (celle de Louise, ma fille par bonheur n'a pas de sœur) qui rentre du Japon. Elle me donne un délai d'une demi-heure. Quand je me présente au rendez-vous et que je lui annonce mon arrivée, elle s'étonne que je sois déjà là et me dit qu'elle va faire vite. Elle se pointera une demi-heure plus tard : Louise, dysphasique, ne sait pas ce qu'est une demi-heure.  Quand au bout de quelques embarras de circulation, elle me dit qu'elle espère que son père est là parce qu'elle n'a pas ses clefs. Les mecs bloqués derrière ma voiture commencent leur concert de klaxons habituels : ils empruntent la rue de ma fille pour tenter de court-circuiter le feu rouge du carrefour suivant. Je redémarre et fais un tour du pâté de maisons (en passant donc par le fameux feu rouge). Quand je réapparais, elle me dit que son père n'est pas là, je lui file mes clefs, elle essaie d'ouvrir la porte et semble éprouver quelques difficultés, nouveaux klaxons, nouveau tour de bloc pour pouvoir  récupérer mon trousseau. Chaque fois que je pénètre dans la rue, comme un marchand de glaces réputé le meilleur de Belgique suite à un concours vient d'y ouvrir un point de vente juste sur le coin, en plus du feu rouge, je dois traverser la queue de clients qui envahissent même le passage piéton. Quand je repars, sur mon itinéraire de retour, c'est le bordel devant le palais de Laeken à cause de la foule qui visite les serres et quelques centaines de mètres plus loin à cause des travaux à la fin de la route d'Anvers.
  2. Quelques heures plus tard, nous devons retourner chez notre fille pour y souper (dîner pour les Français) en compagnie d'Émilie qui, après son vol, a des allures de zombie japonais. Wall-e son berger australien suite à sa toute récente castration porte une collerette avec laquelle il renverse tout ce qu'il croise. Sur le chemin du retour, bien qu'il soit près de 22 heures, horreur : c'est nocturne aux serres royales !
  3. Ce matin, assis sur la cuvette du WC, j'essaie en vain de ma rappeler du "ver" de la veille, tout ce dont je me souviens, ce qui est bien un comble pour un truc qui m'a trotté dans la tête pendant au moins deux heures, c'est que c'était une chanson de Barbara (là je pourrais me demander pourquoi diable Barbara, vu que ce n'est pas une de mes chanteuses préférées, mais je vous en fais grâce). Il me faudra consulter un programme de recherche pour découvrir qu'il s'agissait de "Si la Photo est bonne".
  4. Quand le chien qui est une chienne et moi débarquons ce matin à l'endroit où il galope comme la folle qu'il est (si Etchebest n'y est pas), nous constatons pour la troisième fois la présence d'une voiture et une camionnette qui occupent l'endroit où nous nous garons habituellement. Toutes deux portent des affiches électorales de la NVA qui, semble-t-il, essaie de blanchir ses activités en enrôlant des noires.

    Non, le floutage n'est pas volontaire, c'est le smartphone qui est nul à longue focale.

  5. Hier, sur son blog, l'Adrienne nous parlait de fleurs printanières et dans mon commentaire, je lui signalais que dans le terre-plein de l'avenue de Versailles s'étaient succédé des narcisses, des tulipes et des alliums mauves.  En rentrant de la promenade du chien (qui...), je me suis arrêté pour prendre en photo (photo tout aussi magnifiquement floue) les successeurs de l'allium, une sorte de petit glaïeul (mais je n'y connais rien) frêle à fleurs blanches (ils sont fous au service plantation de ma bonne ville).

  6. Je suis persuadé qu'entretemps d'autres idées me seraient encore venues si je n'avais pas été occupé à tapoter laborieusement mon clavier (mais j'ai trouvé un site qui propose des exercices pour améliorer votre vitesse de frappe). Allez, à demain peut-être ?

 

14 septembre 2024

Xanthoderme

 

Je me demande si notre fils ne lit pas le blog des défis du samedi, parce que jeudi, il nous a emmenés au restaurant chinois, alors que le sujet de la semaine était Xanthoderme.

C'est la troisième fois que nous allons dans ce restaurant de Grimbergen "Waar je moet nederlands spreken". Notre fils n'a pas de difficultés avec l'idiome flamand : il travaille pour la communauté flamande, même moi, je suis capable d'énoncer en néerlandais les numéros des plats (cela semble une tradition dans les restos chinois de donner des numéros à tous les plats pour faciliter la commande).

Autre sino-tradition semble-t-il, filer en accompagnement des cafés ou thés une sorte de petite enveloppe en pâte frite contenant une bandelette portant une petite phrase sensée vous concerner.

Celles de mes commensaux conseillaient toutes de "bien lire les petits caractères", sage recommandation au vu de ceux utilisés pour imprimer le texte.

Celle qui m'était échue était sensiblement différente, je l'ai scannée pour vous :

Son autre face racontait la même chose en allemand et en anglais au cas où je n'aurais pas bien compris !  (Pourquoi diable n'impriment-ils pas simplement la chose en mandarin, je vous le demande...)

Je n'en ai bien sûr pas cru un mot : quelle confiance faire à un augure qui ne peut même pas prédire que vous serez de sexe masculin et francophone, je vous le demande !
 

Oui, je sais, je vous consulte beaucoup, à vous de me dire si j'ai raison ou tort de le faire...

 


 


 

15 juin 2010

Le grand Charles

L'autre jour, Louise a été reçue par le grand Charles. C'est ainsi que beaucoup de Bruxellois surnomment Charles Picqué, le ministre président de la région bruxelloise.

C'est que l'atelier photo de son école a participé à un concours intitulé "Expérience photographique internationale des monuments", un machin organisé au niveau européen.

Il fallait photographier des détails architecturaux dans son quartier.

Les enfants sont donc allés avec leur animateur dans le parc voisin de leur école entourant la tour japonaise et la maison chinoise et ont mitraillé à tour de bras. Et c'est une des photos de Louise qui a été sélectionnée parmi les écoles de la région bruxelloise pour être envoyée au niveau européen.

Elle est donc allée recevoir les félicitations du grand Charles, quarante Euros de bons d'achat de la FNAC et apprendre que sa photo sera exposée aux Halles Saint-Géry, sera éditée sous forme de cartes postales et participera à des expos dans toutes les capitales de l'UE.

Pas mal pour une gamine dysphasique qui à onze ans ne déchiffre qu'avec une extrême difficulté et n'écrit toujours pas.

Son père, qui l'avait accompagnée à la remise de prix, a cru bon de dire au ministre président que lui, qui participait depuis des années à divers concours photographiques, n'avait jamais rien gagné. Avec l'à propos qui le caractérise, le grand Charles lui a répondu qu'il se transcendait sans doute à travers sa descendance !

Je n'ai pas de copie de la photo gagnante, mais elle ressemblait à peu près à ceci :

LouiseChine

Bien sûr, l'angle de prise de vue, le cadrage et le floutage du fond sont différents : je suis allé photographier ça pour vous ce matin et je ne suis pas une vedette de la photo, moi !

Tant que j'y suis , je vous montre l'environnement ayant servi d'inspiration à ma petite-fille :

 

TourJaponaise
Tour Japonaise

 

MaisonChinoise
Maison chinoise

 

Pavillon
C'est la tête d'un des petits animaux surmontant les poteaux
de la balustrade de ce kiosque qui a servi pour la photo de Louise


29 mai 2016

Les rêveries du promeneur (de chien) solitaire - Corrélation

Encore des statistiques, vous exclamerez-vous.

Et vous aurez bien raison : les corrélations sont du domaine des statistiques, donc de la constatation, de l'exploitation des données, contrairement aux probabilités qui relèvent, elles, de la prédiction (oui, comme Madame Soleil...), mon ex-cheffe bien aimée, ex chairwoman de l'association des statisticiens de Flandre*, vous aurait expliqué ça bien mieux que moi de sa voix mélodieuse.

Zut ! C'est son anniversaire aujourd'hui... pardonnez-moi, je poste un message et je reviens.

Me revoilou ! Pourquoi vous parlais-je de corrélation ? C'est à cause de mon calepin. Un calepin noir que j'ai toujours sur moi dès que je quitte la maison, question de noter une idée de billet qui me viendrait par impossible. Et qui ne me sert quand même à rien, puisque quand une idée me vient, c'est toujours quand je conduis la voiture ou que je tiens le chien en laisse (je n'ai pas, comme mon ami Jean, le chic pour maintenir du genou la  trajectoire de la voiture et ma grande gueule ne l'est pas encore assez pour y maintenir solidement le dérouleur de la laisse canine). Donc, pour tenter de ramener mon idée jusqu'au clavier de mon ordinateur, j'utilise un mot-clef que je me répète en boucle, aujourd'hui : corrélation.

Les deux parties de mon titre étant ainsi justifiées, j'en viens à cette idée récoltée en cours de promenade.

Sur son blog, Célestine nous annonce qu'elle monte à Paris.

Le lendemain, gros titres dans les journaux : "La foudre s'abat sur le parc Monceau !"

Même pas étonné ! À moi aussi, elle me fait cet effet-là, la céleste enfant !

Faut que je vous avoue : les grandes belles femmes (et les belles grandes femmes aussi) m'ont toujours impressionné, effrayé même, c'est qu'en les contemplant de loin, du coin de l'œil, je me demande toujours par quel bout je pourrais bien les aborder si d'aventure...

C'est le blocage garanti !

Paris

 

* Oui, je sais, je vous l'ai déjà dit par le passé, mais voilà, c'est une des nombreuses prérogatives de l'âge avancé : on peut radoter !


28 mars 2012

Et si je faisais du sport ?

Plusieurs fois par jour, en promenant son chien, elle passe devant nos fenêtres.

Si elle aperçoit l'un de nous, elle fait un petit signe gracieux et amical de la main.

Mon épouse qui, grâce au sien, connaît toutes (et tous) les propriétaires de chiens de l'endroit, me dit : "C'est Fanny".

Je me demande si je ne vais pas me remettre à la pétanque.

D'autant qu'avec le temps j'ai dû pas mal perdre la main...fanny


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