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Entre nous
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14 février 2019

Vous cherchez une voiture ?

 

Ces derniers temps sur quelques chaînes télé, Opel nous balance une publicité pour ses voitures où il est question de places de parking étriquées et qui se clôture sur deux phrases en anglais, mondialisation oblige !

Je vous transcris la dernière :

"Made for us all !"

Ils devraient se méfier, j'avais compris "Made for asshole !"

Mais bon, tranquille : je ne compte pas acheter d'Opel.


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1 février 2019

À la recherche du temps perdu

 

À l'époque, il n'y avait ni pluie, ni vent, ni neige...

Pour tout dire, il n'y avait strictement rien.

Et là  le temps a commencé.

Oh, pas un départ en fanfare, non, un simple frémissement du vide quantique derrière le mur de Planck.

Le "Fiat Lux !" ce serait pour un peu plus tard : 380.000 ans.

Avant ça, l'univers était opaque, comme un texte de Marcel.


25 octobre 2024

Étrange...

  

L'autre jour, en voiture, j'entends un truc que je n'avais jamais entendu de ma vie : je n'en ai pas cru mes oreilles : une œuvre de Johann Georg Albrechtsberger (un des maîtres de Beethoven), un concerto pour... guimbarde ! 

 

 

Par la même occasion, j'ai appris que guimbarde (le sobriquet de mon grand-père maternel, en liégeois "Lu Guèw") s'appelait en anglais "harpe juive" et en allemand "tambour de bouche".
 

Marrant, j'en ai joué quand j'étais chef d'Unité chez les scouts, c'était le seul instrument à ma portée... 😁

 


 

 

24 janvier 2018

À la queue leu leu

 

Ce matin, après avoir déposé mon épouse chez son kiné, je me rends au magasin Delhaize voisin et j'y achète deux fascicules de mots fléchés, faut bien que je m'occupe pendant sa séance qui étonnamment dure rarement moins d'une heure et demie.

Comme je ne voulais acheter que ces articles, je n'ai pas utilisé le système de self-scanning et je me dirige vers une caisse classique où un client achève de ranger ses achats dans son sac et paie sa note.

Je dépose mes articles sur le tapis-roulant et... rien ne se passe !

La caissière et le mec en question continuent calmement la conversation qu'ils avaient entamée.

Cette conversation tourne autour de l'informatisation généralisée et des emplois perdus qui en résultent. Les deux participants font un relevé qu'ils tentent exhaustif des domaines d'actvité frappés par le phénomène et pour chacun donnent des exemples : plus de receveurs ni de contrôleurs sur les trams et les bus, plus de caissiers dans les banques, plus de vendeuses dans les magasins, plus de guichetiers dans les gares, etc, etc. Je ne sais plus quand ils ont bifurqué vers la construction et les ouvriers importés puis vers ces jeunes qui ne veulent plus travailler parce qu'il faut se lever à quatre heures.

Je suis resté impassible pendant toute leur conversation.

C'est la môme arrivée derrière moi qui a lancé "Heureusement que Delhaize paie encore des caissières à faire passer le temps aux retraités!"

Et le gusse a remballé son accent liégeois pour se diriger vers la sortie.

Dommage, j'avais encore une heure à tirer avant que ma femme sorte de chez son kiné !

Bah, je suis allé voir Marlies, ma pharmacienne favorite, elle adore quand je la fais rire, ça n'a pas raté.

Quoi ?

Non, il n'y avait personne après moi.


20 octobre 2018

La boucle est bouclée

 

Tandis que j'emmène le chien vers son lieu de promenade favori, une musicienne à la radio évoque Martha Argerich.

C'est la deuxiéme fois en moins d'une semaine que j'entends chanter ses louanges. La fois précédente, c'était par un musicien argentin qui parlait de sa compatriote la comparant à une lionne (ce qui m'a fait penser à ma propre appréciation de Tina Turner que j'appelle volontiers "La bête") et soulignant ce côté "animal" qui transparaît dans son jeu. Et de nous faire écouter dans la foulée une de ses interprétations d'une composition de Bach.

Étonnant ! Bach est très "rythmique" d'avance, mais sous les doigts de Martha Argerich, il y naît un soupçon de ce décalage qu'on appelle syncope, un tout léger parfum "jazzy". Les puristes n'aiment pas trop, moi, j'adore !

Il faut dire que dans ma jeunesse, j'étais mordu de jazz. Un jour j'ai acheté un disque (vinyle à l'époque évidemment) de Raymond Guiot intitulé "Bach Street" et c'est là que j'ai commencé mon virage vers la musique baroque. Un petit extrait ?

 

Et Martha, me direz-vous ? Mais il n'y a qu'à demander

Voilà, comme dit dans le titre, la boucle est bouclée, le baroque me ramène au jazz et ma conclusion sera pareille que pour Tina : "Quelle femme !"


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2 mars 2021

Le javanais c'est du gâteau !

 
Vous vous souvenez de mon billet d'hier ?

Non ? Pas grave, les petits trous devaient être de mémoire, je vous comprends, moi aussi j'entame mon  Alzheimer...

Donc, à propos du "beau" Serge, y a un truc qui m'a toujours (enfin, depuis 1963) inquiété dans sa Javanaise...

On pourrait imaginer qu'il nous parle de java, mais c'est pas du tout le rythme, faites-moi confiance, la java, j'ai pratiqué. Et les deux versions encore !

Celle "collés-serrés" avec mains aux fesses, pour bistrots encombrés autant qu'enfumés et celle "en déroulé", réservée aux endroits plus spacieux.

Donc, cette javanaise, c'est pas la java.

À mon avis, ce serait plutôt une sorte de valse lente (aussi dite "anglaise").

La valse aussi j'ai pratiqué ! Musette ou "classique", c'est facile : on se balance au rythme des temps forts et on efface un pied sur le temps intermédiaire. Ben oui, je peux le faire dans les deux sens, vous pas ?

Pour la version lente, j'ai jamais compris à quel moment il fallait "promener" entre deux rotations, faut pas trop me demander, après tout, je ne suis (enfin, je n'étais) qu'un danseur obligé, pas un fondu comme mon cousin Franz, pratiquant la danse de salon.

Bref, les filles, comptez pas sur moi pour vous entraîner au rythme de la javanaise !


 

15 mars 2026

Banal !

  

Constatation plus vraie chaque jour : j'ai plus de passé que d'avenir !
 

C'est peut-être pour ça que ce matin, en préparant le petit-déjeuner, je me suis surpris à fredonner cette chanson (à écouter après la pub grâce à Canalblog), drôle de ver, mais qui creuse...

 

21 janvier 2024

Élévation

 
Mais non, je ne vais pas vous parler de cet instant de la messe où le kréoltsje (enfant de chœur en brusseleir) de service,  agite frénétiquement ses clochettes pour vous faire baisser la tête tandis que l'officiant lève les bras au ciel. Qu'est-ce qui peut bien vous amener à penser à ça? Vous êtes bizarres parfois, vous savez !

Non, ce matin en allant faire courir le chien qui est une chienne, j'ai constaté deux élévations : au tableau de bord de la voiture la température extérieure affichée était de +3°C et une fois dans la prairie j'ai pu constater que le vent s'était vachement (normal dans une prairie) bien accéléré.

Moralité : j'avais encore plus froid que quand il faisait -5°C

Vous voulez mon ressenti là-dessus ?

Ben je viens de vous le dire : température +3°C, ressentie -6°C !


P.S. : Je me demande si j'ai bien fait de classer ce message dans la catégorie "À chaud"...

8 octobre 2022

Question idiote

 
Il n'y a pas de questions idiotes, il n'y a que des réponses stupides...

Ainsi, quand mon épouse me demande : "À quoi penses-tu quand tu ne penses à rien ?",  ce n'est pas aussi idiot que ça pourrait le sembler. Ce qui serait stupide par contre, serait de lui répondre "À rien !".

Le jour où je ne penserai à rien, c'est que je serai mort ! Parce que, comme le chantait Mouloudji, "Dans ma p'tite tête, je sens qu'ça galope !"

Et ça galope ferme ! Si mes synapses s'éclairaient comme des LEDs chaque fois qu'elles transmettent, j'aurais l'air de ce que je suis : un illuminé !

Parce que, même quand rien ne semble parvenir à la conscience, ça carbure ferme à l'insu de mon plein gré dans mon petit WEB interne ! Me demande même si ça n'est pas précisément ça le Ça dont parle ma copine Nana Fafo, psy de son état. Et les idées ne sont que quelques bulles qui viennent éclater à la surface de ce bouillon surchauffé.

C'est affolant de penser (si j'ose dire) que toute cette activité se déroule en dehors de toute volonté de ma part, que, derrière l'interface de ma conscience, œuvre  à fond les manettes un ordinateur hyperactif qui se fout pas mal de ce que je veux !

Bon, jusqu'ici,  je survis quand même. Espérons qu'Aloïs ne vienne pas foutre la pagaille dans mes circuits !

 

22 décembre 2020

Tout ça c'est la faute à Capuçon

 
La radio de la voiture diffusait une interview de Gautier Capuçon, vous savez, le violoncelliste et le frère de l'autre.

Je l'ai interrompue au moment où il parlait du rôle des artistes parce que nous étions arrivés à destination, la chienne et moi, et pas parce que j'aurais quelque-chose contre le rôle des artistes. Encore que, personnellement, j'ai une furieuse tendance à associer "artiste" et "trottinette".

Tout ça parce que j'ai le souvenir d'un copain qui nous avait fait chanter dans un bistro de la rue de Fer à Namur lors d'un déplacement folklorico-footballistique la célèbre rengaine "Je suis un artiste et je reviens d'Paris" où à court d'instruments à ajouter à la liste de ceux que nous étions censés savoir jouer, après le piano, le violon, la clarinette etc, il faisait appel à la trottinette.

Ce premier souvenir, tandis que je marchais le chien sur mes talons, m'a remis en mémoire cette autre rengaine que les animateurs de colonies de vacances utilisaient pour nous aider à marcher : les carabiniers ! Vous savez, celle qui, après nous avoir informés que les carabiniers arrivent toujours en retard, comporte ce passage entraînant :

"Dans la troupe, y a pas d'jambe de bois,
y a des nouilles mais ça n'se voit pas,
la meilleure façon d'marcher,
c'est encore la nôtre,

c'est d'mettre un pied devant l'autre
et de recommencer !
"

Tout en la fredonnant in petto en accordant mon pas à son rythme martial, je me disais que si la description de la méthode était toujours d'actualité, c'est le "recommencer" qui, avec l'âge, devient de plus en plus pénible !

Vous ne trouvez pas ?

Non ?

On voit que vous n'avez pas mon âge !


13 décembre 2020

Ma femme a le coup d'œil


L'autre jour je m'apprête à me saisir de ma tartine couverte de miel pour la partager avec notre chienne (elle mange la mie et me laisse les croûtes) quand mon épouse intervient :

— Le pain était déjà un peu sec quand tu l'as tranché ?
— Non, pourquoi ?
— Les bords de tes tartines sont relevés, comme si la surface du pain avait séché...

Ben zut, son observation est correcte, les tartines ont un petit aspect concave ! J'étais certain pourtant que quand je les ai découpées elles étaient parfaitement planes. D'ailleurs, les toasts que j'ai préparés pour elle sont, eux, restés parfaitement plats.

Hypothèse pouvant expliquer le phénomène :

Pour les toasts de mon épouse, je les beurre dès leur sortie du toasteur, le beurre fond et se répand dans la masse.

Pour mes tartines, je les enduis, sans les beurrer, d'une bonne couche de miel (le chien préfère que je ne plaigne pas trop celui-ci) pendant que les toasts sont à griller.

Après cela, je vais prendre ma tension et consulter mon ordi en attendant que mon épouse sorte de la salle d'eau. Quand elle arrive, je retourne dans la cuisine préparer son café et mon thé.

Je suppose que c'est dans cet intervalle que la couche de miel (une sorte de gel concentré de sucre) pompe, potentiel chimique (ou loi de van 't Hoff, si vous préférez) oblige, l'eau de la couche superficielle de la tranche de pain, laquelle couche, de ce fait, se dessèche un brin et rétrécit amenant le soulèvement des bords de la tranche, CQFD !

Si vous n'y croyez pas, exposez votre hypothèse, nous... trancherons !


21 septembre 2020

Pèlerinage

 
Hier, dans mon patelin, c'était dimanche sans voitures, un truc qui ne sert strictement à rien sauf à voir déferler sur la capitale des pelotons (j'allais dire troupeaux) serrés de cyclistes flamands en grande tenue de Tour de France.

Quand le dimanche n'est pas "sans voitures", je n'utilise la mienne que pour aller chez le boulanger (non, je ne peux pas y aller en vélo : on me l'a volé mon vélo) et pomener le chien. Mais quand on m'interdit de rouler en voiture chez moi, ben, je vais rouler ailleurs !

Donc, chaque année, mon épouse et moi allons rendre visite à Claire et Edgard dans leur restaurant de Saint-Vith, si bien que nous aurions pu nous retrouver en même temps que l'Adrienne dans les Cantons de l'Est. Comme je m'y suis pris un peu tard pour réserver, il n'y avait plus de table libre et nous nous sommes rabattus sur... Chimay !

Oui, je sais, nous y sommes encore allés le mois passé, mais la cuisine y est bonne et le Sancerre rouge excellent. Tradition oblige, à peine étions-nous engagés sur le ring que la loupiote annonciatrice de manque de pression dans le peneu (c'est pas une faute, c'est en exprès comme on dit ici) arrière droit s'est allumée, donc passage par une station service, ça commençait fort.

L'ennui c'est qu'avec Bruxelles sans voiture, il faut avoir quitté la ville avant neuf heures trente et n'y rentrer qu'après dix-neuf heures. Inutile de rentrer pile pour cette heure sinon vous tombez dans d'impressionnantes files de gusses qui ont calculé comme vous (éh oui : la journée sans voiture génère de charmants embouteillages).

Donc, après le repas et la deuxième promenade du chien nous avons réalisé une petite boucle touristique en Thiérache. Pris par une soudaine nostalgie, j'ai poussé jusque Petite-Chapelle, lieu de mes séjours en colonie de vacances. Je n'ai pas réussi à retrouver la petie gare des chemins de fer vicinaux, elle a dû être rasée pour faire place à un parc résidentiel.

Une fois de retour à l'abbaye de Scourmont pour une dernière promenade du clebs dans le bois et un petit pipi de ma moitié dans les toilettes de l'endroit (ça doit leur coûter un pont en PQ aux pauvres moines tous ces visiteurs), nous avons pris le chemin du retour. En sortant de Beaumont, un peu avant de prendre la route inverse de celle du matin qui traverse le patelin où habitaient mes frères et mes parents et célèbre pour sa distillerie (laquelle a déménagé tout en gardant son nom), mon épouse m'a déclaré "Tant qu'à faire dans la nostalgie, nous n'avons qu'à faire une boucle par Ville-sur-Haine, en plus ça aidera à être sûr de ne pas être de retour trop tôt".

Ville-sur-haine, c'est le village où j'ai passé ma vie de célibataire à partir de mes huit ans. Ça faisait une paie que nous n'y étions plus passés. Mais bon, nous n'avons fait que traverser...

Bon, ben tant qu'on y est, faudra peut-être programmer un saut à Montignies-sur Sambre, le patelin de ma naissance.


1 mars 2020

I wish I were... merde, comment dit-on polyglotte en anglais ?


Comme vous le savez sans doute, je suis francophone et je possède donc passablement le français.
J'ai "fait", comme on dit ici, anglais deuxième langue et, ayant œuvré dans une multinationale, je me débrouille honnêtement dans cet idiome (sauf, précisément, pour les expressions idiomatiques).
J'ai étudié l'allemand pendant quatre ans à l'Institut de chimie, mais il s'agissait plutôt de textes techniques et pendant trois ans chez mon employeur, mais avec le manque de pratique...
J'ai acquis pendant trois mois quelques vagues notions de russe.
J'ai suivi néerlandais troisième langue pendant quatre ans sans guère de succès, même si mon père était d'origine flamande.

Mais à Bruxelles,  la ville la plus cosmopolite de monde après Dubai, ça ne suffit pas.

Hier, nous avons assisté à un office religieux autour des cendres (suivez bien) du mari de la demi-sœur de ma belle-sœur. C'était à Ganshoren dans l'église Saint Martin.

Étonnamment, je n'étais jamais entré dans cette église à la décoration intérieure (moderne 1970) très spéciale. Sur un des piliers figure même un personnage revêtu de la tenue des prisonniers des camps de concentration nazis, mais sans l'étoile de David.

La cérémonie était bilingue néerlandais/français. Mais sans traduction pour autant : ainsi l'épître (Saint Paul aux Romains) était en néerlandais et l'évangile (Saint Jean) en français.

J'ai donc pu, tout à loisir, constater l'étendue de mes lacunes dans la langue de Vondel.

En rentrant de là, j'ai fait la connaissance, brutale, d'un Italien : j'ai embouti la portière avant droite de sa BMW.

C'est au moment de rédiger le constat d'accident que s'est vérifiée ma remarque du début : ce gaillard ne parlait qu'italien (et conduisait comme tel) ! Même pas une bribe de français, d'anglais ni même de néerlandais. Il est pourtant domicilié dans ma ville. Quant au vocabulaire italien dont je dispose (sbadato, coglione, zampone, ristretto, zabaglione, etc) il m'a paru de peu d'utilité en la circonstance.

Nous avons dû procéder par gestes et grognements divers.

Comme pour cette rédaction mouvementée nous nous sommes assis dans sa voiture, j'espère que le gaillard n'était pas de retour de Milan porteur du virus y associé, mais je n'ai pas pu m'en assurer.

J'ai bien regretté l'absence de l'Adrienne !


8 janvier 2020

Complément d'info


Vous vous rappelez le billet de ma chienne il y a deux jours ?

Eh bien ce soir, sans l'animal cette fois, je suis retourné chercher Louise à la sortie de son travail pour la conduire au manège, cette tortionnaire de pauvres chevaux sans défense .

Et en grimpant l'avenue de Versailles qu'ai-je constaté à la lueur des phares de ma puissante voiture ?

Les jonquilles, y en a tout un tas qui ont fleuri !

Bon, ben, une fois n'est pas coutume, je suis du même avis que mon chien !


15 août 2019

Aloïs


L'autre jour, mon neveu (putatif) Joe, nous resservait une de ses plaisanteries récurrentes : que l'une des rares choses dont il se souvienne, c'est du prénom d'Alzheimer.

Un peu plus tard, tandis que j'emmène le chien vers sa destination favorite, la radio diffuse une version du Stabat Mater de Pergolèse.

Les première paroles de la chose sont "stabat mater dolorosa" (la suite est plus confuse, voir plus loin).

Je m'avise alors que je n'ai jamais eu la curiosité de les traduire en français. Je m'y colle donc immédiatement : stabat au vu de sa terminaison doit être un verbe à la troisième personne du singulier de l'imparfait de l'indicatif. Cela doit donc signifier que quelqu'un était debout, la racine "sta" est assez universelle, même mes compatriotes néérlandophones disent "staan" pour être debout. La suite doit donc être le sujet qui se tient debout agrémenté de son état douloureux, suffit de vérifier que ces termes partagent bien le cas du...

Et c'est là que ça a coincé !

Je me rappelais parfaitement du vocatif, de l'accusatif, du génitif, du datif et de l'ablatif, mais le nominatif, il m'a fallu une grosse minute de trituration de méninges pour le ramener du fond de mon passé. C'est là que je me suis souvenu de mon neveu et de sa plaisanterie.

C'est là également que je me suis rappelé qu'à l'occasion de l'audition, toujours en voiture sur le chemin que nous savons, d'un autre chef d'œuvre de la polyphonie : la messe du pape Marcel (si si, comme je vous le dis, ce Marcel me poursuit partout) de Giovanni da Palestrina, je m'étais fait la réflexion suivante : "Il faudra un jour que je ponde un billet où je me demande si la polyphonie n'utilise pas l'enchevêtrement des voix pour occulter définitivement les paroles au profit de la musique pure".

Ben voilà, c'est fait !


29 juin 2019

Y a pu d'saisons !


Lors de la deuxième session* de la fête d'anniversaire de Louise, son père parle avec un autre convive des plantes sauvages comestibles et il cite notamment la cardamine des prés.

Même moi je suis au courant, c'est une crucifère (aujourd'hui on dit plutôt "brassicacée" une famille riche en comestibles : choux, cressons, radis, roquette etc) voisine de la moutarde, mais je ne suis pas intervenu dans la conversation.

Non, simplement, ça m'a rappelé que depuis plus d'un an, malgré les hectares de pré que j'ai pu parcourir (oui, vous me direz que ce sont toujours les mêmes), je n'ai aperçu qu'une seule hampe de cette sympathique plante alors que les années précédentes j'en rencontrais très souvent.

En début d'année puis au printemps, je me disais que ce n'était pas la saison, mais là, la Pentecôte est passée et même la Trinité chère à Marlborough. Et, si j'en crois l'Adrienne qui nous dit (passé simple) en son temps que dans son idiome local cette fleur s'appelle Pinksterbloem (fleur de Pentecôte), je suis autorisé à m'inquiéter !

Bon, c'est pas que j'en mange tous les jours mais quand même, je vous le dis : y a plus de saison...

 

* Que je vous explique :

Notre petite-fille Louise est née un 18 mai, mais nous fêtons généralement son anniversaire fin juin parce qu'elle veut absolument que nous soyons là et que pendant des années nous prenions des vacances en Algarve avec des amis qui y avaient un appartement en time-sharing et qu'à notre retour c'était la période de préparation des examens pour sa sœur.

Pour la deuxième session, c'est simple : quand ma fille invite une vingtaine de personnes à ce genre de fête, elle prévoit tellement large que le lendemain, non seulement nous devons remettre ça mais qu'il lui faut même inviter quelques amis supplémentaires pour venir à bout de l'excédent.

Capisci ?


9 avril 2019

Voyage, voyage...

 
Mon garagiste ayant eu l'idée saugrenue de déménager à Wemmel hors de la zone desservie par la Société des Transports Intercommunaux Bruxellois, pour rentrer chez moi après avoir déposé ma voiture à l'entretien, j'ai pour la première fois de ma vie emprunté un bus De Lijn, en l'occurrence, le 243.

Pour un Wallon exilé à Bruxelles, c'est toute une aventure !

Un tel individu s'imagine volontiers que, par contrat, les conducteurs de cette firme de transport flamande sont tenus de ne s'exprimer que dans leur "mœdertaal" et se prépare donc à une épreuve terrible, lui qui, traître à sa patrie (vaderland), a décidé d'apprendre l'anglais plutôt que le néerlandais et ne sait donc même pas comment peut bien se dire "ticket" chez ses voisins du nord et encore moins, pour essayer d'être plus clair, "titre de transport".

Par bonheur, le web existe et permet d'anticiper un tas de questions gênantes : ligne à emprunter, localisation précise des arrêts et des correspondances, horaires, prix des billets, tout ce que vous avez toujours rêvé de savoir sans jamais oser le demander en néerlandais, mais finalement, c'est pas grave, le site de De Lijn a une version française !

Armé de toutes ces infos, vous êtes prêt à affronter l'épreuve par le langage universel du mime  : le signe pour demander l'arrêt du bus au point d'embarquement est pareil dans toutes les langues, le dépôt du montant exact du titre de transport sur la surface de réception ad hoc, génère automatiquement la présentation d'un ticket par la conducteur qui va même jusqu'à le valider pour vous (des fois que vous penseriez pouvoir bypasser l'obligation d'enregistrement dans le but d'utiliser le même ticket pour le voyage de retour), il ne vous reste, si vous aimez le risque, qu'à remercier le préposé dans sa langue, en utilisant une des rares expressions à votre portée tout en espérant que le gars n'en profite pas pour entamer une conversation, mais comme il a un horaire à respecter et qu'on est en heure de pointe, le risque est mineur.

Une fois installé dans le bus, vous vous attendez bien sûr à entendre un tas de conversations variées dans le langue de Vondel, mais...

Faux ! (comme dirait Norman)

Ceux qui ne sont pas en train de faire leur gymnastique digitale du matin sur leur smartphone parlent dans celui-ci ou même à leur voisin qui en arabe, qui en polonais, qui en russe, qui en turc et je parle même pas du portugais ni de l'espagnol, bref, De Lijn (à Bruxelles en tout cas) c'est comme la STIB : c'est le Bab(b)el-bus !


30 janvier 2019

Hyperréactif

 

Vous souvient-il qu'en un beau jour de 2014, en guise de poisson d'avril, je vous avais proposé un plan cul ?

Non ? C'est ici.

Voilà-t-y pas qu'hier un courrier électronique (communément appelé mel par les Français et email par le reste du monde sauf les Québécois qui disent courriel) m'avertit qu'un nouveau commentaire a été déposé sous ce billet.

Ce commentaire me dit en substance qu'alléchée par le mot-clé "plan cul", son auteure s'est précipitée pour lire l'article et que, nonobstant sa déconvenue, elle en avait apprécié le contenu.

Je devrais peut-être utiliser plus largement ce mot-clé. Mais d'une part, je n'aime pas trop escroquer mes contemporains, et d'autre part, si tous les amateurs de plan cul ont le temps de réaction de cette lectrice, je risque fort d'être décédé lors de l'arrivée du prochain commentaire.

PS

Si vous n'êtes pas vous-même un·e obsédé·e des plans cul, inutile de cliquer sur le prénom-lien de l'auteure du commentaire


4 novembre 2018

Vous avez une idée ?

 

Tandis qu'assis au bord du lit je m'escrime à enfiler mes bas de contention (rigolez, vous verrez quand vous aurez de l'arthrose au genou), Delerm (le fils de l'auteur de La première gorgée de bière, ce bouquin que j'avais offert à ma cousine avec pour dédicace "En souvenir ému, délicieuse cousine, du monde éblouissant des amours enfantines") chante des souvenirs de vacances.

Il parle du siège arrière de la voiture qui l'y emmenait et qu'à l'époque il trouvait vaste.

Cela m'a fait souvenir de mes propres vacances lorsque j'étais enfant et particulièrement de celles où j'ai vu la mer (celle du Nord tant aimée d'Adrienne) pour la première fois.

Légère différence : mes parents n'avaient pas encore de voiture. Il fallait y aller en train et se coltiner les valoches depuis la gare d'Adinkerke jusque l'appartement loué pour tout le mois de juillet à La Panne. Vous affolez pas trop en regardant la carte, il y avait (et il y a toujours) un tram.

On ne devrait pas écouter ce genre de chansons, surtout quand on vient d'entamer sa septante-huitième année, ce qui a pour effet de vous faire exclure de la tribu des lecteurs (potentiels) du journal de Tintin ainsi que de celle des victimes de la maladie d'amour comme diagnostiqué par Sardou et de vous plonger dans des abîmes de souvenirs et de réflexions.

Après une revue rapide des événements qui ont jalonné mon existence, y pas photo : malgré le mitraillage par un Messerschmit, les traitements folkloriques contre le rachitisme et la scoliose, quelques maladies et interventions chirurgicales, j'ai eu une existence parfaitement heureuse, particulièrement en comparaison de celles que vivent aujourd'hui des milliards de gens ou de celles qui sont promises aux générations futures.

Et ça m'inquiète !

Ça m'inquiète parce que je n'ai pas conscience d'avoir fait quoi que ce soit pour mériter cela et qu'on m'a seriné que tout se paie un jour.

Bon, pour échapper de passer à la caisse, on peut se rabattre sur deux hypothèses :

  • l'absurdité du monde et de la grande loterie de la naissance qui fera de vous un être comblé ou misérable (vous savez bien : "les trottoirs de Manille" etc)
  • la métempsychose qui m'aurait fait mériter dans une vie antérieure celle peinarde d'aujourd'hui, mais alors je crains vachement pour la prochaine (encore que comme je ne me souviens pas de la précédente, je ne saurai pas que c'est moi dans la suivante)

Il y a sans doute un tas d'autres hypothèses, envoyez-moi un courriel !


19 septembre 2018

Une vie de con

 

Comme vous le savez sans doute, je trimballe normalement partout un carnet censé me servir à noter une  idée de billet qui surgirait brutalement du néant. Je continue de le faire en dépit de nombreuses aventures en ayant démontré l'inutilité, vous vous rappelez ? Ici, , , et .

Ce matin, en attendant mon épouse, j'ouvre la chose et que découvre-je ? Un début de billet écrit il y a longtemps (mais je ne vais pas jusqu'à noter les dates auxquelles je laisse mes pattes de mouche couvrir un bout de page)!

Je vous recopie la chose :

Assis dans ma voiture dans l'attente de mon épouse tandis qu'elle se fait triturer par son masseur (ouais, aujourd'hui on dit kiné, mais qu'est-ce qu'un kiné si ce n'est un masseur - partiellement - remboursé par la sécu ?), je pensais en écoutant la radio que je vivais une vie de con dans un monde de cons, sans aucun doute parce que j'en suis un moi-même de con !

À preuve nos emmerdes actuelles : malgré les insistances répétées de mon épouse (et de nombreux amis), j'ai toujours refusé de devenir propriétaire d'un lieu d'habitation

Le texte s'arrête là tout net, il doit dater de l'époque où nous avons appris que nous allions devoir déménager et j'imagine que j'ai été interrompu par l'appel de cette même épouse sortant de sa séance de massage et réclamant sa voiture (merde où est ma casquette ?).

Depuis, hormis notre adresse, rien n'a changé : je suis toujours aussi con.


28 septembre 2016

Mea maxima culpa

Vu mon grand âge, vous pensez si j'ai péché de toutes les manières. Mais ma dernière faute est la plus vile, la plus abominable, la plus sournoise qui soit : j'ai approuvé Marcel !

Comment j'ai pu en arriver là ? Je ne dénoncerai pas celui (ou celle) qui, pour appuyer sa façon de juger une œuvre d'art, citait un extrait du "Contre Sainte-Beuve" du dit Marcel, je ne suis pas une balance ! (Bon, j'ai des tendances, je suis quand même né un 22 octobre). Cet extrait disait en substance "Il n'est pas nécessaire de tout connaître d'un auteur pour apprécier une de ses œuvres".

Bien sûr, être d'accord avec l'opinion de quelqu'un sur un point précis ne veut pas dire qu'il entre ipso facto au panthéon de vos divinités personnelles. D'autant qu'avec Marcel, situer un point précis de sa pensée relève du défi quasi insurmontable : il entoure sa position de tant de détails, de circonvolutions explicatives, de digressions fortuites, qu'on finit par perdre le fil : trop de précisions tuent la précision.

Il n'empêche, pris d'une pulsion aussi coupable qu'irrépressible, j'ai téléchargé le bouquin (en format pdf, ce qui me vaut de devoir le lire en caractères microscopiques mettant à rude épreuve les dioptries correctives de mes lunettes) et, pire, je me suis mis à le lire ! (Mea culpa et caetera)

Il est de notoriété publique que tout crime porte en soi son châtiment et je vous prie de croire que ça n'a pas raté ! On comprend que le machin n'ait été sorti des limbes, où son propre auteur l'avait lui-même enterré, qu'en 1954 par une victime de la marcelomanie compulsive, un des pires fléaux pouvant atteindre l'humanité souffrante.

Au cœur du dédale labyrinthique de la prose proustienne, j'ai quand même relevé quelques détails intéressants :

  • l'ancêtre de la fameuse Madeleine se révèle être une vulgaire biscotte
    ...au moment où je mis le pain grillé dans ma bouche et où j'eus la sensation de son amollissement pénétré d'un goût de thé contre mon palais , [...] Alors je me rappelai : tous les jours, quand j'étais habillé, je descendais dans la chambre de mon grand-père qui venait de s'éveiller et prenait son thé. Il y trempait une biscotte et me la donnait à manger...
  • l'auteur maudit est un (auto)branleur 
    C'était pour un cabinet une très grande pièce. Elle fermait parfaitement à clef, mais la fenêtre en était toujours ouverte, laissant passage à un jeune lilas qui avait poussé sur le mur extérieur et avait passé par l'entrebâillement sa tête odorante. Si haut (dans les combles du château), j'étais absolument seul, mais cette apparence d'être en plein air ajoutait un trouble délicieux au sentiment de sécurité que de solides verrous donnaient à ma solitude. L'exploration que je fis alors en moi-même, à la recherche d'un plaisir que je ne connaissais pas, ne m'aurait pas donné plus d'émoi, plus d'effroi s'il s'était agi pour moi de pratiquer à même ma moelle et mon cerveau une opération chirurgicale.
  • l'auteur en question est un indécrottable snobinard parigot
    Il pourra se faire qu'une détestable représentation musicale dans un théâtre de province, un bal que les gens de goût trouvent ridicule, soit évoquent en lui des souvenirs, soit se rapportent en lui à un ordre de rêveries et de préoccupations, bien plus qu'une admirable exécution à l'Opéra, qu'une soirée ultra-élégante dans le faubourg Saint-Germain.
  • sauf pour le "grand", il est un spécialiste de la paille et de la poutre
    Chopin, ce grand artiste maladif, sensible, égoïste et dandy...

Bon, j'ai pas tout lu (j'ai déjà donné pour la recherche, faut pas exagérer) et je m'en tiendrai là.

Quoi ? Si j'ai téléchargé Jean Santeuil ? Vous foutez pas de ma gueule hein, j'ai déjà dû balancer Les plaisirs et les jours aux vieux papiers et le voddenman le regardait d'un air suspicieux...


19 septembre 2016

Words

 

Mais non, je ne suis pas un zélateur de Microsoft ! J'emploie la version anglaise parce que je la trouve plus percutante que sa traduction française : "Des mots".

Notre amie Célestine vient de perdre son père et nous dit sur son blog que "les mots viendront plus tard".

Nous, dès l'annonce de la triste nouvelle, avons aussi cherché des mots à lui adresser. Des mots de sympathie, de réconfort, de soutien, de consolation.

Nous sommes des blogueurs n'est-ce pas, les mots sont nos outils, nous voulons les croire vrais, efficaces.

Hélas, écrits ou parlés, ce ne sont que des mots. Des mots communs, communs puisque nous les partageons tous, communs au point de ne pouvoir vraiment traduire la complexité de nos sentiments.

Il faut donc que notre amie nous devine derrière nos pauvres mots. Et son cœur, grand comme ça, du fond de sa douleur, y réussit au point qu'elle nous en remercie.

Lui en serons-nous jamais assez reconnaissants ?


14 août 2016

C'est bien parce que c'est elle

L'Adrienne invite ses lecteurs à partager son jeu. Comme je le dis en titre, c'est bien parce que c'est elle !

 

Quand j'étais adolescent je croyais que, sans doute, la vie c'est autre chose. J'ai vécu trois ans dans un pays occupé. J'ai passé de longs instants à faire des plans pour habiter dans cinq mètres carrés. Je regarde toujours devant moi, de toute façon le piéton ou le deux roues que je manque écraser vient toujours du côté où je ne regarde pas. Je ne dis (presque) jamais de mal de mes amis. La fin d'un voyage ne vient jamais assez tôt. J'oublie rarement un visage mais presque toujours le nom qui lui est associé. J'ai peut-être parlé sans le savoir à quelqu'un qui aimait Proust. Pour voir une impasse, je regarde ma vie. Jusqu'il y a peu, je me croyais éternel, quel soulagement d'apprendre que je ne m'emmerderai pas pour l'éternité ! Quand les gens ne me trouvent pas de surnom, je m'arrange pour leur en souffler un. À deux ans, j'ai dit "Boches" à deux officiers de la Wehrmacht. La compétition, je trouve ça idiot, pourtant, j'ai joué au foot. J'ai jamais eu besoin de vieillir pour être rétrograde. Assis jambes nues sur du skaï, saleté de synthèse de première génération, je transpire comme un porc et pue comme un bouc. Je suis trop con que pour pouvoir tromper qui que ce soit. J'annonce ma mort prochaine au moins une fois par jour, pour conjurer le sort. Je ne m'aime pas trop, mais toujours mieux que les autres. Satan est en chacun d'entre-nous, mais perso, je préfère Lucifer. Je ne savais même pas que j'avais un casier judiciaire. Les saisons, comme je ne peux rien y faire, en bon Bruxellois, je "fais avec". Je ne m'ennuie jamais puisque je suis toujours en ma compagnie. Je visite les musées au pas de course, mais bientôt ma hanche et mon genou me l'interdiront. J'aime manger et presqu'autant boire parce qu'on trouve plus facilement des trucs comestibles que des trucs buvables. Je n'écris que poussé par la nécessité (et les copines proposant des jeux idiots). J'évite autant que possible les pays étrangers : je ne sais déjà pas grand-chose du mien, alors...

 

Voilà. Ça vous apprendra à demander !


26 mars 2015

Jean-Luc

Dans une émission récente (je ne garantis pas que le lien soit pérenne et je ne le colle qu'à l'intention de mon neveu Joe, personnes non averties s'abstenir), on fêtait sur la RTBF les quarante ans de la fondation de Sttellla par une interview du chanteur belge favori de mon dit neveu.

Ce que j'apprécie chez Jean-Luc Fonck c'est son esprit de répartie. Comme dans cette émission (pas sûr que ce soit celle dont je vous parlais) où il répond à l'animatrice qui lui demande s'il n'avait pas d'angoisse  avant son concert à l'Ancienne Belgique "Si, j'étais inquiet de savoir si tous ces gens allaient pouvoir retrouver leur parking". Comme ça, si vous avez suivi mon conseil, vous n'aurez pas tout perdu !

 

 

Cela m'a rappelé qu'aussi étonnant que cela puisse paraître en raison de mon peu d'attrait pour les sorties-spectacles, j'ai assisté aux débuts de Sttellla.

Un des animateurs de mon Unité scoute était copain avec Jean-Luc Fonck, si bien qu'un jour, nous avons, fin des années septante, organisé un concert de Sttellla dans le local scout. Pour vous dire comme c'était sérieux, on avait réalisé une "scène" en posant des panneaux de multiplex sur les sacs contenant les tentes de patrouilles, stabilité garantie !

Le clou du spectacle était sans conteste la prestation de Clarence, "le lion de la moto", qui en blouson de cuir exécutait un solo d'aspirateur.

Je les ai revus quelques mois plus tard alors qu'ils assuraient l'ambiance (et quelle ambiance) "musicale" au mariage du même animateur dans un des chalets de la Fresnaie à Dworp.

Rien que pour ça, je ne regrette pas d'avoir vécu, tiens !


Post Scriptum

Ah ben, tiens, je l'ai retrouvé :


9 février 2022

Consterné !

 
Sur le chemin du retour de la promenade du chien qui est une chienne, tandis que je traverse les travaux pharaoniques que la région flamande entreprend sur le ring de Bruxelles pour faciliter la circulation des cyclistes, la première chaîne radio de la RTBF (Radio-Télévision Belge Francophone) diffuse "Le Mug", une émission autour et alentour de l'actualité "culturelle" (rappelez-moi : c'est quoi encore la Culture ?).

Dans cette émission, on questionne (j'ai failli écrire "interviewe", dis donc !) une certaine Marianne B... qui dégoise sur le programme actuel et à venir du Rockerill.

Là, ça m'a immédiatement fait "tilt" : Rockerill, ce doit être l'astucieuse combinaison de "rock" et de "Cockerill". Et, effectivement, après vérification, il s'agit bien d'une salle de concert installée dans un des anciens ateliers des Forges de la Providence (une ancienne aciérie du groupe Cockerill) à Marchienne-au-Pont, atelier que j'ai visité en pleine activité (du genre qui te ferait croire que le Rock'n roll c'est un truc qui se joue en sourdine) au temps béni de ma jeunesse et de mes études de chimie.

Donc, cette charmante dame (ou demoiselle) évoque à un moment donné la présence d'un invité lors du concert d'un groupe, groupe dont j'ignore tout bien sûr. Cet invité (néerlandais ou danois, je ne me rappelle plus), insiste-t-elle, joue d'un instrument particulier : l'harmonium.

Question imprévue (l'émission est en direct et non scénarisée) d'un des animateurs : "C'est quoi un harmonium ?"

Réponse de l'ingénue (nue ?) : "Je ne sais pas !"

Après tout, c'est peut-être bien ça, la "Culture"...


 

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