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Entre nous
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4 février 2015

Entendu à la radio

Je passe une grande partie de ma fin d'existence derrière le volant de ma voiture. Pas toujours en roulant d'ailleurs, mais ça, c'est une autre partie de l'histoire. Pour vous donner une idée de la chose, cela m'a permis en quelques semaines d'écouter les cinquante CD du coffret retraçant les cinquante ans de prestation de l'Orchestre Philarmonique de Liège.

Ma voiture est donc, en dehors de mon lit, le seul endroit où j'écoute la radio.

Hier, un des frères Dardenne s'y faisait interviewer au sujet de leur dernier film et, s'agissant de Luc, de son dernier livre "Au dos de nos images II" (depuis Rocky, les cinéastes sont friands de suites, même quand ils commettent des bouquins).

Coïncidence, il déclarait avoir tenu pendant des années des carnets où il notait au fil des jours la relation de faits divers "entendus à la radio".

Il disait avoir constaté ce faisant, parallèlement à l'augmentation du nombre des divorces et autres séparations de couples, celle du nombre des infanticides destinés à soustraire les enfants à la garde de l'ex-conjoint et déclarait que la chose était nouvelle et principalement le fait d'hommes.

Comportement nouveau et majoritairement masculin ?

Et Médée alors, c'était du pipeau ?

Médée


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15 mai 2013

On vous a menti !

Tout ça, c'est du cinéma ! Du cinéma américain de surcroît, c'est vous dire si c'est sujet à caution...

steven-spielberg

Je m'en suis toujours douté, c'était trop beau, trop à l'eau de rose, cette histoire de pauvre créature perdue au cœur des États-Unis et remise sur le chemin de sa lointaine galaxie grâce à l'amour et l'astuce d'un admirable petit garçon bien de là-bas !

Je ne sais pas d'où leur est venue cette histoire ni pourquoi ils se sont esquintés à vous servir une contre-vérité à la sauce locale. Ce que je sais, c'est que l'astronef s'est crashé dans la campagne anglaise, bien avant la période évoquée dans le film et que le pauvre pilote n'a pas survécu.

J'en ai ramené la preuve de ma promenade matinale dans le cimetière d'Aldringham :

Aldringham-001

Aldringham-024

Aldringham-006

Si j'en ai encore d'autres comme ça ?

Bien sûr ! Depuis que je fais dans le journalisme d'investigation, ça pleut !


17 octobre 2011

Mise au point

Mais non, rassurez-vous, je ne vais pas vous parler, encore une fois, du temps béni où je dirigeais un laboratoire de microscopie optique. Je vais juste faire une petite mise au point sur un billet que j'ai publié sur le blog du défi du samedi.

J'en ai ressenti la nécessité en tombant sur une phrase de Jean-Claude Carrière dans "N'espérez pas vous débarrasser des livres" (comme ça, Margotte sait ce que je lis).

Lorsque je cite les célèbres vers extraits du chant premier de "L'art poétique" de Nicolas Boileau :

Boileau

J'aimerais qu'il n'y ait pas de méprise.

Je ne les utilise, en digne scientifique, que pour souligner qu'une langue rigoureuse est indispensable à l'expression correcte d'une idée ou d'un fait. Le titre trompeur de son œuvre ne suffit pas à faire un poète de Boileau. Boileau est un versificateur tâtillon, il n'y a aucune poésie dans son texte.

Mais qu'a donc dit Carrière, me demanderez-vous...

Patience, tout vient à point à qui sait attendre !

taliban001

Taliban français... J'adore !


8 décembre 2010

Quatorze

Non, ce n'est pas un compte à rebours, même si le billet précédent c'était "quinze". "Quatorze", c'est le nombre d'années que compte l'existence de l'aînée de mes petites-filles.

Nous avons donc fêté son anniversaire il y a une bonne semaine. Comme toujours à cette occasion, nous étions vingt le samedi midi chez ma fille. Comme toujours aussi, disposition des lieux oblige, il y avait une table pour les adultes et une table pour les enfants. Avant, on pouvait dire une pour les grands et une pour les petits. Aujourd'hui, les tailles sont assez partagées entre les deux tables : les enfants poussent et certains vieux qui n'étaient déjà pas bien grands se tassent.

Comme toujours, nous avons pris l'apéro debout en dégustant un tas de préparations faisant office à la fois d'amuse-gueule et d'entrées. Durant cette phase, de petits groupes se forment au hasard des rencontres et des sujets de conversation et lorsqu'on décide de passer à table, chacun s'assoit sur une chaise proche. Ce qui donnait pour cette fois une étrange répartition : tous les mecs à un bout de table et toutes les femmes à l'autre. Avec une seule exception : moi, installé bien au chaud entre ma bru et mon épouse, coupant en deux la section "femmes".

Dans le quartier des femmes, grosse discussion sur un sujet bien d'actualité : Facebook. Toutes les attitudes étaient présentes :

  • interdiction de FB aux enfants
  • je refuse d'être l'ami de mon enfant sur FB
  • je suis ami avec mon enfant sur FB (pour le surveiller)
  • je peux me connecter sur le compte FB de mon enfant

Je ne peux vous rapporter de conclusion définitive issue de ce passionnant échange de vues et ne suis intervenu que sur un point. Signaler, pour l'avoir entendu à de multiples reprises dans cette conversation, qu'appliquer au WEB l'expression "monde virtuel" était une grave erreur.

Le WEB est solidement ancré dans le monde réel,  c'est un moyen de communication, nouveau et déroutant pour certains, je veux bien l'admettre, mais dont les effets sont décuplés par sa caractéristique essentielle : son immédiateté. Il élimine en grande partie la possibilité de prendre du recul face à un événement. Pour le reste, les phénomènes qu'on y retrouve : sentiments exacerbés, impudeur, usurpation d'identité, harcèlement, j'en passe et de meilleurs, peuvent se produire à travers les autres moyens de communication plus traditionnels.

"Virtuel" devrait être réservé à des cas bien particuliers où le décor de l'action est imaginaire comme pour les jeux ou le fameux (bien qu'en nette désaffection aujourd'hui) "Second Life". Le WEB, c'est la vraie vie. Ce n'est quand même pas vous qui allez me contredire ? 

web


7 septembre 2020

Tu parles !

 
En rentrant d'une des innombrables promenades du chien (qui est toujours une chienne), mon regard est tombé, dans le rayonnage qui contient les rédisus de notre bibliothèque et garnit le hall d'entrée de l'appartement (faut être précis, ça ne coûte pas grand chose et ça allonge la sauce, j'ai pas lu Marcel pour rien), sur un livre au titre évocateur :

gigue002

Bon vous, vous voyez la couverture, mais quand je suis tombé dessus, je n'en voyais que la tranche (je pourrais dire le dos, mais s'agissant de gigue, je me paie une tranche, c'est mon blog après tout).

Merde alors ! me suis-je dit in petto, tout un bouquin sur la gigue et il n'est pas dans le rayon cuisine, remédions à cette erreur !

Ce n'est qu'en l'extrayant de sa rangée que j'en ai vu la couverture, maintenant, nous sommes à égalité.

Me rappelais même pas qu'on avait acheté ce truc qui date de 2001 et encore moins de l'avoir lu.

Pour vous mettre dans l'ambiance, je vous colle le début de l'introduction :

gigue003

Heureusement qu'il a employé le pluriel. Un Belge, ça existe, j'en suis un, mais le Belge, ça ne rime à rien. La preuve, trouvez-moi une rime à belge, vous allez voir !

Mais je ne vais pas m'étendre sur nos aventures politico-linguistiques.

Bref, le bouquin nous parle de tous les chanteurs belges qui ont eu un certain succès en France. Tous chantent en français (bien sûr, pour contredire ma sortie précédente, ce serait trop simple n'est-ce pas, quelques un·e·s sont flamand·e·s comme Arno ou Axelle Red)

Le premier de ces artistes à être cité  est...

Une artiste : Annie Cordy ! Faut dire qu'elle sévissait en France depuis 1950. Malgré son immense audience dans la francophonie, elle reste quasiment inconnue dans la partie flamande de mon pays. Pour la défense de mes compatriotes flamands je comprends qu'ils se méfient d'une bonne femme première marraine du PSG et ayant enregistré le premier hymne de ce club de foot parigot.

Et la suite du bouquin ? Ben je ne suis pas encore allé plus loin, il amuserait peut-être mon neveu Joe puisque Sttellla y figure en bonne place.

Ah, oui, le titre ! C'est un jeu de mots : La belle gigue (et la Belgique), c'est le titre d'une chanson d'André Bialek où ce dernier se plaint de ces tensions perpétuelles et mesquines entre nos communautés (et il n'avait encore rien vu !). Le refrain en était :

Ah la belle gigue gigue
Gigue que l'on pourra danser
Quand les vieilles digues digues
Digues on les fera tomber !

Quel doux rêveur...


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20 janvier 2020

Bizarreries de la mémoire


Dans son dernier billet l'Adrienne nous offre, comme à l'accoutumée, une chute inattendue.

J'ai donc vu la photo de l'œuvre de Hopper, la main gauche gantée et l'explication qu'en donne l'auteure du billet.

Ce n'est qu'en lisant le commentaire suivant :

ah non, c’est le but 🙂
(sa main gantée m’a tout de suite donné cette idée)

que ça m'est revenu !

Quand j'habitais encore Montignies-sur-Sambre, mon père travaillait dans une société du groupe Empain. Le bâtiment qui jouxtait notre maison était occupé par une infirmerie (je crois qu'on disait "dispensaire" à l'époque) tenue par deux personnes à la fois infirmières et assistantes sociales me semble-t-il.

L'une était une splendide femme aux cheveux blonds coiffés comme ceux de Miss Holmes, vous savez, dans  les aventures de Buck Danny.

holmes

 

L'autre, la responsable de leur cellule, était maigre, un peu "rigide" aussi, et avait un bras dont la main était toujours gantée. Là aussi, le gant cachait une prothèse. Avec les techniques d'aujourd'hui, elle serait sans doute articulée et mobile, mais nous étions à la sortie de la deuxième guerre mondiale.

J'étais bien trop jeune à l'époque pour m'inquiéter de l'origine de la chose (et pour tout dire, elle me faisait un peu peur).

Ce qui m'étonne dans tout cela, c'est le temps que ce souvenir a mis pour jaillir de ma mémoire ; il a fallu que l'Adrienne spécifie qu'elle avait fait le lien tout de suite pour que le déclic se fasse.

Oui, c'est bizarre la mémoire...


16 octobre 2019

Économie circulaire


À l'épicerie de la ferme "Nos Pilifs" où travaille Louise, notre petite-fille n°2, nous avons découvert des biscuits apéritifs nouveaux (à 3.50 € les 75 gr).

Ils sont à base de drêches de brasserie que l'on recycle en y ajoutant divers aromates.

drêches

 

Avant, on donnait ces drêches aux animaux. Aujour d'hui, on les vend à des cons !

Petit addendum : quand on sait qu'ici, nous avons une brasserie qui produit sa bière à partir des invendus de boulangeries, on se demande jusqu'où ira l'économie circulaire...


4 septembre 2019

La Passion selon Sainte Amélie


Hier, c'était la reprise de l'atelier de peinture sur soi(e) de mon épouse.

Après l'avoir déposée, j'étais chargé d'aller au centre commercial échanger (moyennant finances) les bouteilles de CO2 vides de la machine à eau gazeuse contre des pleines.

Comme j'étais trop tôt au magasin, je suis passé par le point presse de l'endroit pour faire le plein de fascicules de mots flêchés. Je paie ceux-ci et en sortant, qu'aperçois-je en tête de gondole (quoi, ça vous fait marrer ?) ?

Ceci :

soif001

Je m'empare d'un exemplaire et refais un tour par la caisse.

De retour à la maison (après le remplissage des bonbonnes bien sûr) j'abandonne immédiatement ma lecture en cours ("L'amie prodigieuse" volume 2) pour attaquer ma nouvelle acquisition.

Pris néanmoins d'un doute, je me connecte d'abord au site de mon fournisseur d'e-pubs pirates favori pour m'apercevoir qu'en quelques clics, je peux en télécharger un exemplaire sur mon lecteur Kobo (pub gratuite) sans débourser un rond.

J'ai malgré tout décidé d'amortir ma version papier à dix-neuf euros quarante centimes.

La photo de couverture est spéciale : avant de m'apercevoir que la charmante enfant portait le bout de ses doigts aux tempes, j'ai d'abord cru qu'elle s'était fait faire les oreilles de Dobby, l'elfe de maison de Harry Potter.

soif2

Bien entendu, ma lecture de l'œuvre s'est terminée dans la soirée malgré un passage au resto italien le midi où j'ai mangé des palourdes  puis chez ma fille le soir où c'était des tellines.

Quoi ?

C'est quoi cette histoire de soif ?

Figurez vous que notre geisha nationale a prêté son talent au Christ Soi-même pour Lui permettre de nous raconter son procès et sa crucifixion.

C'est très intéressant et bien foutu. La fin, après la fin, si vous voyez ce que je veux dire, est un peu plus difficile à digérer mais je dois avouer que c'est la partie que j'ai lue apès deux Saint-Feuillien Grand Cru...

Bien sûr, je n'ai pas échappé à l'inmanquable Madeleine que même Jésus s'entête à appeler ainsi bien que son prénom soit Marie, sous prétexte qu'il ne veut pas la confondre avec sa mère.

Pour plus de détails, passez par ici, je vous garde le fascicule au chaud !


26 décembre 2013

Lentticchie cotechino e zampone

C'est pas que je sois particulièrement gourmand, mais si j'étais riche, j'irais tous les jours du mois de décembre chez Al Peperone. Et si j'étais encore plus riche, je les obligerais à mettre à la carte toute l'année cette recette italienne traditionnellement réservée au temps du nouvel-an.

Le zampone, c'est un pied de porc farci :

zampone

Le cotechino est une saucisse à cuire, un peu le genre Morteau mais dont la peau est constituée de couenne, d'où son nom.

Le plat lui-même ressemble à ceci :

lentillesJPG

Et ne me dites pas qu'il faut être italien pour aimer ça, j'ai même trouvé une Célestine qui en raffole !

Hélas, elle ne dit pas un mot du petit Cannonau de Sardaigne qui va si bien avec (protectionnisme viticole français, j'imagine), alors, je m'y colle :

cannonau-s-annada-sedilesu


22 mai 2017

Et ça continue !

 

Colmar et La Rochelle, même combat !

Des patelins viscéralement antiautomobilistes constitués (presque) exclusiment de rues à sens unique quand elles ne sont pas piétonnes.

Même la môme qui se trouve dans mon GPS ne s'y retrouve pas, "Rejoignez la route en surbrillance !" qu'elle vous chantonne à l'oreille. L'ennui, c'est qu'elle ne vous dit pas comment. Et quand elle se décide à vous dire de tourner à droite au prochain carrefour, un panneau d'interdiction se dresse au coin de la rue sous vos yeux ébahis ! J'ai fini par lui couper le sifflet ! De toute façon, je vous dis pas comment elle prononce "Ingersheim".

C'est aussi en partie à cause de cette navigation erratique que j'avais décidé de hâter mon départ du magasin l'autre jour, magasin situé précisément route d'Ingersheim.

Après quelques détours concoctés par le GPS, nous débarquons à l'appartement avec nos courses que nous rangeons immédiatement et pour fêtre notre retour, j'empoigne deux verres à vin d'Alsace à gros pied vert torsadé et j'y vide une larme de crème de cassis Védrenne que je compte diluer à grand renfort de Sylvaner.

Stupeur ! Ce cassis a un reflet bleu que j'attribue à l'effet du vert du pied des verres. Mais malgré l'ajout du Sylvaner, la coloration bien qu'atténuée se maintient au bleu. Je goûte le pseudo blanc-cassis et examine enfin l'étiquette de la bouteille de cassis.

Liqueur de violette qu'il est écrit !

Je me suis gouré en l'empoignant dans le rayon !

C'est vraiment très spécial le Sylvaner-violette, mais je l'ai bu quand même.

Pour plus de sécurité, aujourd'hui j'ai acheté une vraie crème de cassis et un Pinot Gris que, par précaution, je boirai tel quel.

pokkal


13 août 2009

Qui a fait la peau au mouton ?

Dans ce garage dont je vous parlais dans mon dernier billet, nous avons également retrouvé une grande enveloppe en papier kraft et, dans cette enveloppe... cinq cahiers de mon journal intime (que lui aussi je croyais disparu depuis belle lurette).

L'ensemble couvre la période de juin soixante à décembre soixante-quatre, avec, comme dans toutes mes tentatives de tenue d'un journal, de larges trous entre les dates où j'ai écrit quelque-chose.

J'aurais pensé que mon style de l'époque aurait été plus "enfantin", mais non, à quelques monstruosités orthographiques près, c'est plutôt correct.

Côté fond par contre, un gouffre sépare ma conception actuelle de l'existence de ce qui se manifeste dans ces textes. Vous savez : l'intransigeance de la jeunesse et toute cette sorte de choses.

J'ai classé ce billet dans la série dédicacée à Val parce que dans les premières pages du premier cahier, je suis tombé sur une série de photos que j'avais dû soustraire à la collection maternelle et parmi celles-ci, sous l'ombre tutélaire de mon paternel ...

Scan014

Quand je vous disais qu'avec l'époque où je suis né, il était impossible qu'il n'y en ait pas eu une !


5 mai 2016

Slaptituud

Si, si, le mot figure dans mon dictionnaire !

Comment ça, "Quel dictionnaire ?", ben mon dictionnaire, l'ouvrage indispensable à tout écrivaillon ne voulant pas polluer la blogosphère par des mots mal orthographiés ou au sens imprécis. C'est bien utile, croyez-moi !

Ainsi, en stupide francophone, je pensais que ça s'écrivait "slaptitude" et bien non ! Même si mon fameux dictionnaire me signale que c'est dérivé du flamand slap (en flamand, slap c'est mou ou quelque-chose d'approchant) et du suffixe français titude, ça s'écrit slaptituud. Ben oui !

Et ça, ce n'est que pour le versant orthographique, parce que côté sens, je m'étais tout autant gouré : j'ai toujours cru que ça venait de slapen (dormir en flamand). Ah, qu'est-ce que je vous disais ! Ce que je prenais depuis des années pour une sorte d'endormissement passager de mes facultés n'était en réalité qu'un simple coup de mou ! On perçoit immédiatement toute la nuance entre les deux états !

Quoi ? ça continue ? Qu'est-ce que vous dites ?

C'est pas dans votre dictionnaire à vous... ?

Vous n'avez peut-être pas la bonne édition, moi, c'est cette version-ci :

 

dico001

Bon, c'est pas tout ça, si vous m'interrompez tout le temps, on ne va pas progresser non plus !

Donc, vous l'aurez constaté, je n'étais guère présent sur ce blog ces derniers temps (seule exception : l'alerte proustienne, mais pour Marcel, en digne Belgicain brabançon que je suis, je sortirais du tombeau). Cette désaffection est un effet de la slaptituud : je n'écris plus, je ne lis plus, c'est à peine si je mange et bois, par contre, je procrastine à qui mieux mieux...

Quoi ? Encore vous ?

Vous n'aviez rien remarqué ?

C'est pas la slaptituud, c'est l'habituud ?

... 's êtes vaches, les copains !


16 avril 2025

Volcans

 

Une de nos nièces (je devrais dire "de mes nièces", mais avec mon épouse, nous partageons tout, alors...) a repris assez récemment une auberge... en Auvergne !

 

L'Auberge des Volcans ça s'appelle, pas loin de chez mon frère qui vit sur la pente d'un de ces volcans, du côté de Salers.

Hier sur le compte FB du dit frère, on pouvait voir le menu prévu pour Pâques :

 

Ça m'épate toujours les différences de prix entre les restos français et les belges !
 

Et devinez qui c'est qui crache au bassinet ?

 


 

19 juin 2011

Boulot, dodo

Régulièrement, je rêve de mon ancien boulot.

Qui a dit "cauchemar" ?

Attention, je vous ai à l'œil et même à l'oreille !

Dans ces rêves, si je reconnais généralement la conformation des lieux, j'y relève toutefois quelques anomalies. Ainsi, de temps à autre, mais de manière récurrente, j'emprunte, au bout du troisième étage de l'aile sud, un escalier menant à un étage supplémentaire, inexistant dans la réalité.  Une fois parcouru sur toute sa longueur, cet étage donne sur un autre escalier déboulant directement dans un secrétariat garni de moquette rouge sang, un endroit qui plairait à Poupoune, mais lui aussi totalement imaginaire.

Dans ces rêves, bien qu'étant retraité, je dispose toujours d'un bureau et de labos. J'y croise des personnes qui s'en étonnent et je leur réponds que j'ai un accord avec la direction.

Laquelle direction était d'ailleurs présente dans mon dernier rêve sous ses formes habituelles, avenantes donc (ma direction était une directrice, comme mon médecin est une médecine), sauf que dans ce rêve, elle avait les cheveux qui lui tombaient sur les épaules et ça, c'est pas vraiment son genre...

Pourquoi je vous raconte tout ça ?

Ben c'est à cause de celui (ou celle, j'ai entendu, mais j'ai pas reconnu la voix) qui a dit "cauchemar" : je me plaisais bien, moi, au boulot.

Boulot


5 juillet 2023

Ben ça, c'est nouveau !

 
... enfin, pour moi, parce qu'apparemment, c'est connu. Donc, je crains d'être encore plus con que je le pensais, ce qui doit constituer un nouveau record.

Vous voyez à quoi ressemble une meule de Parmesan ? Une sorte de tonnelet aplati... Non ? Bon, je vous montre !

Parmesan

Alors, dans ce resto (italien) où notre fils nous avait donné rendez-vous hier, le patron utilise une de ces meules coupée en deux perpendiculairement à son axe (et j'imagine, légèrement creusée au démarrage) pour y verser une quantité de pâtes longues (spaghetti ou linguine) sortant de cuisson dans un bouillon de légumes. Il les touille au moyen d'une cuiller à long manche en raclant la fine couche de fromage fondu au contact des pâtes brûlantes. Il enroule les pâtes autour d'une de ces grandes fourchettes à deux dents qu'on utilise généralement pour retourner les steaks dans les poêles (ou les côtes à l'os sur le grill du barbecue), dépose l'enroulement dans une assiette et émince généreusement de la truffe sur le tout.

J'avais jamais vu ça en quatre-vingt-un ans, c'est pourtant pas faute d'avoir fréquenté assidûment des restos italiens, même en Italie (oui, parfaitement : il y a des restos italiens en Italie) !

Sans doute n'étais-je pas allé dans les bons...

C'est là que ça s'est passé : Al Piccolo


 

25 octobre 2021

Petit commerce

 
Au bout de la place où se situe notre lieu de séjour, au bord du chemin pavé grimpant vers la ville médiévale, une plaque commémorative est fixée sur un pan de muraille.

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Hier soir, en rentrant d'une des promenades du chien qui est une chienne, nous trouvons un groupe de trois personnes contemplant le chef d'œuvre.

L'une d'elles, une dame, en entame la lecture à haute voix : "Jeanne d'Arc, poissonnière venant du Crotoy..."

Eh oui, cette brave Jeanne n'est pucelle que vous pensez !


 

23 août 2020

Arbre, mon frère...

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Je promenais le chien au pied des hêtres pourpres. Ils ont été plantés sur un remblais de terre et leurs racines affleurent.

J'essaie de poser mes pas entre elles pour ne pas les blesser (pratique illusoire étant donné le nombre de personnes qui piétinent les lieux, mais je suis ainsi fait : j'épargne jusqu'aux limaces et même les gendarmes, c'est aussi pour ça que mon horizon se limite à mes pieds).

Parce que l'arbre est comme moi : malgré ses allures solides, sa vie n'est que superficielle, épidermique,  autour d'un cœur sec et mort, raison pour laquelle les scolytes auront sa peau.


23 mai 2021

Le Boss

Kadri

Vous connaissez cette charmante dame ?

Non ?

C'est Ilham Kadri, le Boss ! Y en a qui disent CEO, d'autres PDG, mais le Boss, je trouve ça plus évocateur.

Le Boss de quoi me direz-vous... eh bien le Boss actuel de la société où j'ai exercé mon dur labeur (mouarf !) tout au long de ma carrière : Solvay.

Voilà, la boucle est bouclée. En fait de diversité (elle préfère équité), on ne fait pas mieux : une femme, franco-marocaine (et réciproquement), à la tête d'un groupe chimique  de 23000 personnes à travers le monde. J'adore !

Elle est là depuis 2019 et ça craint, comme on dit aujourd'hui. Et si j'en parle aujourd'hui, c'est parce qu'il y a quelques jours, on l'interviewait sur Matin Première, une chaîne radio belge. C'est ici, mais ne traînez pas, je crains que le lien ne soit pas permanent (et je ne suis même pas certain qu'il soit accessible hors Belgique).

Je dis que la boucle est bouclée parce que pendant mes vingt premières années de boulot, le personnel des laboratoires était exclusivement masculin (en dehors de deux universitaires au département documentation et brevets, les filles n'étaient présentes que dans les secrétariats et à l'infirmerie si l'on peut qualifier Tante Yvonne de fille). Et puis, avec la loi anti-discrimination (et dieu sait si chez Solvay, la loi, c'est la loi), le virage s'est amorcé : des femmes ont commencé à apparaître un peu partout et à tous les niveaux, tandis que disparaissaient parallèlement les affiches de pinups ornant les locaux.

Aujourd'hui donc, même le boss est une femme, c'est pas trop tôt !

Mes vingt dernières années de "travail" sont passées comme un rêve : travailler avec des femmes, c'est le rêve ! Je l'ai répété souvent à mes collègues du sexe prétendu faible, même si j'avoue avoir parfois susurré à l'oreille de l'une ou l'autre : "Les cauchemars sont aussi des rêves..." mais c'était manière de rire : on m'avait engagé pour ça.


 

31 décembre 2014

o ghel an heu !

Je ne suis pas loin de partager le peu d'enthousiasme de Coumarine envers les souhaits de nouvelle année. Pas pour les mêmes raisons, bien sûr. Ce n'est pas parce que nous constatons chaque jour qu'à l'évidence le monde va mal, qu'il est indécent de souhaiter qu'il aille mieux.

C'est bêtement parce que comme il est facile, particulièrement sous nos latitudes, de constater la répétition du cycle annuel, il est parfaitement conventionnel d'en fixer le début à un moment donné ─ les Romains d'ailleurs l'avaient fixé en mars, comme l'attestent encore aujourd'hui les noms des mois de septembre à décembre ─. Mais bon, si l'on veut compter, faut bien commencer quelque part...

C'est donc le côté convenu et obligatoirement festif de la chose qui me chatouille. Un peu comme quand mon beau-fils nous intime l'ordre de regarder l'objectif de son appareil et de sourire, on voit très bien à mon air réjoui que j'ai quelques réticences, particulièrement à la énième prise.

quatre

 

Mais puisque nous voici arrivés à l'heure convenue,

Que l'année vous soit bénéfique !
(et à moi aussi)


16 septembre 2015

Allez, ça c'est fait !

Une partie de mon lectorat s'inquiétant de mon silence et une autre de ce même silence particulièrement après la parution du dernier opus annuel de La Folle, j'ai pris ma résolution d'une main et mon clavier de l'autre (la gauche, parce qu'à droite j'ai une tendinite chronique, rapport à l'excès de souris, amateurs d'ironie facile s'abstenir, merci).

Je vous entretiendrai donc de l'œuvre évoquée ci-dessus.

Couverture de la chose

La folle001

Comme toujours, ma compatriote bien aimée a frappé fort, tant au niveau du contenant que du contenu. L'opuscule est tellement fin qu'on imagine difficilement qu'un roman entier puisse y tenir, mais en dépit d'une lecture attentive, je n'ai pas réussi à déterminer si c'est le début  ou la fin qu'elle a sacrifié dans l'aventure.

J'ai fait l'achat du bouquin entre celui d'une bonbonne (ou bouteille, les deux appellations ont leurs partisans) de CO2 chez Mediamarkt et une tirette (ou zip, les...) blanche de 8cm chez Veritas. J'ai commencé à le lire dans le parking du Laarbeekbos après la promenade du chien, progressé un peu plus dans celui du centre culturel en attendant la sortie de mon épouse et achevé dans celui du manège en attendant Émilie. Bref, ça m'a bien pris pas loin de deux heures.

Le prix de l'opuscule variant entre 16,85€ en Belgique, 15 en France et 12,62 en version e-book je vous laisse le soin de calculer le prix de l'heure de lecture.

À force d'économiser la place pour ranger son histoire, la gamine l'auteure n'en a plus trouvé pour le verbe de la phrase débutant la page 15, j'ai dû l'ajouter moi-même (j'ai employé mon porte-mine à mots fléchés pour pouvoir corriger au cas où j'aurais mal deviné le mot manquant, on ne sait jamais car l'étendue du vocabulaire de mon porte-chapeaux favori est époustouflante).

La folle002

Dans ce court laps de temps, j'ai apprécié son trait sur l'influence néfaste de la lecture des classiques sur la jeunesse.

La folle003

J'ai moins apprécié qu'elle trouve utile malgré l'exiguïté du lieu de glisser une phrase à propos de Marcel, c'est d'un commun aujourd'hui... Même les journalistes sportifs s'y croient obligés, c'est dire !

La folle004

Et l'histoire, me direz-vous (si vous avez eu le courage de me suivre jusqu'ici) ?

Je vous renvoie, comme elle-même le fait,  à l'excellent ouvrage d'Oscar Wilde : Le Crime de lord Arthur Savile, à la mythologie grecque et aux pages belges de l'Almanch de Gotha.


30 octobre 2013

Terminé !

Tandis que pour fêter mon anniversaire, mon épouse se rendait à La Monnaie pour assister à la représentation d'un "mix" (mise en scène contemporaine oblige) entre La Clémence de Titus (de Mozart) et Les Experts (de Manhattan ou d'ailleurs), confiant dans l'enseignement du sage chinois "La fourmi ne vient-elle pas à bout des montagnes ?", je continuais de creuser avec obstination mon chemin à travers l'inextricable œuvre Marcellienne.

Et, au bout du tunnel, la lumière fut !

En pure contradiction avec la sagesse populaire qui veut que le temps perdu ne se rattrape jamais, le Marcel retrouve le sien au bout de deux-mille-quatre-cent pages d'écriture microscopique (normal chez les fourmis). J'ai bien dit "le sien", parce que le mien, celui que j'ai laissé dans cet accomplissement, il est bien, conformément à l'adage, définitivement paumé.

Et dire que je ne sais plus quel comique assurait sans rire (c'est le propre des comiques) qu'il fallait lire trois fois La Recherche au cours de son existence ! S'il s'en trouve après ça pour dire que le masochisme n'existe pas...

Je vais vous dire, moi :

Ne vous en-Combray pas de cet oisif oiseux ! Il n'y a qu'une Albertine : la Bibliothèque Royale de Belgique.

Albertine


12 août 2013

Non, je n'étais pas en vacances

Dans un commentaire de son blog, l'Adrienne suggérait que je me fende d'un nouveau billet sur le mien.

Ses suggestions sont des ordres pour moi, d'autant qu'Adrienne était le prénom de ma mère, une personne charmante mais au caractère bien affirmé, dont il eût été malvenu de négliger les "souhaits".

Pour expliquer mon silence prolongé, j'aurais pu évoquer ma conversion en taximan partageant mes courses entre un salon de coiffure de Tervuren où Émilie effectuait un job de vacances, le domicile de son coach de Latin à Woluwé-Saint-Lambert et son manège à Strombeek-Bever, mais cela n'aurait valu que pour les premières semaines de juillet. Pour le reste, j'ai un argument massue : je me suis remis à la lecture. Quand j'en ai eu terminé avec les derniers Elisabeth George, Pieter Aspe, Dan Brown et Camilla Läckberg, je me suis trouvé subitement démuni et, je l'avoue à ma grande confusion, je me suis rabattu sur le monument proustien, progressant de la page 921 à la page 1149.

Comme j'agis à la demande d'Adrienne, je vais à son image vous donner la référence de l'extrait que je ne puis m'empêcher de soumettre à votre admiration. Il débute en l'ultime ligne de la page 1061 de l'édition monovolume de "À la recherche du temps perdu" dans la collection Quarto de Gallimard, dépôt légal novembre 2010,  ISBN 978-2-07-075492-2.

Accrochez-vous :

Mais enfin chez Saint-Loup, de quelque façon que les défauts des parents se fussent combinés en une création nouvelle de qualités, régnait la plus charmante ouverture d'esprit et de cœur. Et alors, il faut bien le dire à la gloire immortelle de la France, quand ces qualités-là se trouvent chez un pur Français, qu'il soit de l'aristocratie ou du peuple, elles fleurissent - s'épanouissent serait trop dire, car la mesure y persiste et la restriction - avec une grâce que l'étranger, si estimable soit-il, ne nous offre pas. Les qualités intellectuelles et morales, certes les autres les possèdent aussi, et s'il faut d'abord traverser ce qui déplaît et ce qui choque et ce qui fait sourire, elles ne sont pas moins précieuses.

J'hallucinais déjà, mais le meilleur restait à venir :

Mais c'est tout de même une jolie chose et qui est peut-être exclusivement française, que ce qui est beau au jugement de l'équité, ce qui vaut selon l'esprit et le cœur, soit d'abord charmant aux yeux, coloré avec grâce, ciselé avec justesse, réalise aussi dans sa matière et dans sa forme la perfection intérieure. Je regardais Saint-Loup, et je me disais que c'est une jolie chose quand il n'y a pas de disgrâce physique pour servir de vestibule aux grâces intérieures, et que les ailes du nez sont délicates et d'un dessin parfait comme celles des petits papillons qui se posent sur les fleurs des prairies, autour de Combray ; et que le véritable opus francigenum dont le secret n'a pas été perdu depuis le XIIIème siècle, et qui ne périrait pas avec nos églises, ce ne sont pas tant les anges de pierre de Saint-André-des-Champs que les petits Français, nobles, bourgeois ou paysans, au visage sculpté avec cette délicatesse et cette franchise restées aussi traditionnelles qu'au porche fameux, mais encore créatrices.

Suite à cette lecture édifiante, je vous demanderai de bien vouloir m'aider dans le choix de l'illustration en votant pour le meilleur portrait du Français moyen parmi les deux finalistes du concours :

 

superdupont

 

Hollande

 

Votez !


3 février 2013

Honni "soie" qui mal y pense

Je crois avoir déjà eu l’occasion de vous le dire, mon épouse participe à un atelier de peinture sur soie.

Enfin, elle essaie d’y participer, car depuis que l’animatrice de l’atelier a décidé de jeter l’éponge, les choses se passent en collaboration et c’est elle qui a été chargée de la gestion générale et de la coordination avec les autres ateliers et la direction du centre culturel. Passons...

Selon vous, quel est l'objet le plus caractéristique de cette somptueuse technique ?

 Soie

 Allez, je vous aide un peu :

- l'étoffe de soie (pongé, crêpe, étamine, shantung...)
- les peintures ou teintures de toutes les nuances
- la gutta-percha pour le serti
- le sel
- les antifusants
- la paraffine
- les épaississants
- le fer à repasser
- les crayons
- les pipes à batik
- les pinceaux et autres brosses
- les coton tiges
- le méthanol
- l'essence
- les marmites ou étuves de fixage
- les châssis de tension
- les bouteilles, petits pots et autres plaques à fossettes
- l'eau de Javel
- les élastiques et autres ficelles
- le ruban adhésif pour peinture
- les chiffons et essuie-tout
- les séche-cheveux et chauffe-biberon

Eh bien non !

Si comme moi vous pratiquiez une "soyeuse", vous l'auriez remarqué aussi.

Sur le plancher du local qui leur sert d'atelier au rez de chaussée du centre culturel, il y en a. Sur les marches de l'escalier qui grimpe au premier, aussi. Plancher de la salle du premier, pareil. Escalier menant au second et à l'armoire-réserve : idem !

La dernière, je l'ai trouvée chez nous, dans l'ascenceur !

L'instrument emblématique de la peinture sur soie, c'est la punaise !

Voici donc la fameuse Route de la soie  :

 pu


24 juin 2010

Surréalisme pas mort

Dans mon pays en voie de liquéfaction, le roi a confié la mission de déterminer la meilleure façon de constituer un gouvernement au vainqueur  incontestable des élections en Flandre : Bart De Wever.

Paradoxalement, le but avoué du dit Bart est de détricoter l'état national.

Il est amusant de constater que le nom de ce "détricoteur" signifie en français "Le Tisserand". Une blague belge, sans aucun doute.

wever


7 mai 2010

Ah ces Belges !

À l'occasion de notre déménagement, nous avons résilié l'abonnement à notre hebdomadaire habituel, un brin agacés par des conflits entre sa direction et sa rédaction.

Depuis, pour disposer des programmes TV, nous achetons une revue dont le reste du contenu me semble assez "pipole" si vous voyez ce que je veux dire. Elle présente l'avantage d'être assez complète au niveau télé et assez bon marché.

Mais voilà-t-y pas que le numéro de cette semaine est assorti d'un autocollant prenant une position politique et que je ne résiste pas à vous montrer.

Belgium001

Les lecteurs sont sensés appliquer ça sur la lunette arrière de leur voiture. Je ne le ferai pas pour les raisons suivantes :

  • C'est la face arrière qui est collante, il faudrait donc le coller à l'extérieur où il aura bien du mal à résister à l'action combinée de la pluie et de l'essuie-glace.

  • Je ne crois pas que de trimballer cette menace sous le nez de mes voisins bruxellois soit de nature à faire avancer le schmilblick belgo-belge.

  • Les seuls à qui j'aurais à le dire sont les politichiens et je crains de ne pas en croiser beaucoup lors de mes déplacements.

  • Sur ma route vers l'Ombrie, les Lorrains et les Alsaciens vont se demander ce que je leur veux, quant aux Suisses du canton d'Uri et du Tessin et aux Italiens, ils ne comprendront même pas.

Dans son blog, Adrienne évoquait la question, pensant en faire le sujet de son défi de la semaine, mais elle aussi a renoncé : qu'est-ce qu'un Français et même une Française peut comprendre à notre folklore communautaro-linguistique, hein, dites-le moi !


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