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Entre nous
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15 septembre 2017

Médecin soigne-toi toi-même

 

Dans ma boîte-mail (ouais, je suis pour l'orthographe rétrograde et puis, mon épouse adore les chapeaux) ce matin, un message de Micro Application m'incite à acheter (avec 30% de réduction, dis donc, faut-y qu'ils aient du mal à fourguer la chose) le Robert correcteur version 2. Un programme super-efficace qui ferait de vous quasiment le Proust du 21ème siècle.

Pour un peu, je me laissais convaincre, c'est certainement grâce à l'utilisation de ce programme qu'ils me pondent un message à l'abri de tout reproche sur le plan de la langue française :

robert


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5 avril 2016

Réponse au jeu du 29 mars

Chose promise, chose due, je vous donne les identifications. J'ai entouré le visage de mon épouse d'un rectangle, celui de sa copine aux yeux fascinants d'un cercle.

Paule003

Le message sera mis en ligne automatiquement le 5 avril.

J'annote au fil des commentaires :

  • Tilleul a tout faux
  • Adrienne ne se mouille qu'à moitié mais a bien reconnu la mienne (de moitié)
  • Célestine avait les deux dans ses trois propositions mais s'est trompée sur son deuxième choix (elle se trompe aussi lourdement sur la prétendue timidité de ma femme)
  • Si nous étions au Mastermind, Madame Chapeau aurait une bonne couleur mais au mauvais endroit
  • Berthoise s'aide du fait qu'elle a déjà rencontré mon épouse et se trompe pour la deuxième
  • Madame Chapeau revient sur sa décision et rejoint Berthoise au score : une sur deux
  • Berthoise change aussi d'avis et fait un carton plein !

9 juillet 2015

Y a qu'à demander !

Dans un commentaire sur le blog de Margotte, je la priais de ne pas m'inciter à acheter de bouquins supplémentaires vu que vivant en appartement, je n'avais plus de place pour les stocker. En conclusion, mon épouse s'est empressée d'en acheter deux.

Margotte dans la foulée se demandait à quoi pouvaient bien ressembler mes coins à bouquins. Comme je ne demande qu'à satisfaire la curiosité de mes lecteurs et même de mes lectrices, j'ai empoigné mon appareil photo pour constater que la batterie était vide et celle de rechange également, ceci pour expliquer le décalage entre sa demande et ma réponse.

J'ai procédé avec méthode allant du plus proche au plus éloigné.

Salon : c'est lui qui, dans mon commentaire, faisait l'objet du décompte des livres errants sauf que j'avais négligé ceux des niches sous les enceintes de la chaîne HiFi.

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Living : sous la vitrine gauche, les livres sont empilés sur trois rangées en profondeur, on comprend le fléchissement de la planche. Et bonjour pour en retrouver un !

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Hall de nuit : si on éliminait le bouquet de pivoines en soie, on pourrait encore en ajouter une couche sur le dessus des étagères.

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Chambre : formats disparates et "rangement" aléatoire. Comme disait un mien copain de notre appartement, "Un endroit où l'on voit qu'on vit !" (Salaud! Et encore, je passe sur la collection de matériel de peinture sur soie de mon épouse dans l'autre chambre).

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Autre chose pour votre service ? La liste exhaustive des titres peut-être ? Ben heureusement que j'en ai bazardé mille cinq cent quand j'ai déménagé !


24 avril 2013

À défaut d'entarteur...

Hier, Monseigneur Léonard, le primat catholique de Belgique, s'est fait bénir fraîchement par les Femen.

Léonard

Je trouve qu'en la circonstance sa remarquable impassibilité l'a un brin desservi. Je pense qu'il aurait fait le buzz s'il avait gentiment demandé :  "On peut toucher ?"

Mais c'est peut-être pour résister à cette envie (celle de poser la question, voyons, qu'allez-vous imaginer...) qu'il s'est concentré sur l'attitude de l'orant.

En marge de cette info, il m'est revenu que depuis l'apparition de ces escouades débridées (si j'ose dire) de Femen, il y aurait une augmentation du nombre des postulants masculins pour les services d'ordre. Mais ce n'est sans doute qu'une rumeur...


25 juin 2012

La preuve par n'œuf

Alors , pour ceux (Pivoine, par exemple) que le régime passionne, au cours de ce séjour en Angleterre, nous avons pris chaque matin le petit déjeuner local typique : bacon, œufs au plat, saucisses, champignons, haricots sauce tomate, toasts, confiture (j'en ai même vu qui ajoutaient du haddock mais ça c'étaient des puristes et aussi des croissants, mais ça c'étaient des nostalgiques).

Je me demande bien pourquoi le démarrage de la journée était ensuite parfois un brin laborieux...

Vous aurez remarqué que sur les photos de groupe, il manque toujours quelqu'un (au minimum le photographe). J'ai dégoté la photo exception qui confirme la règle et qui de plus me sembait de circonstance sous ce billet :

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C'est bon, là, Val ?


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28 décembre 2011

JdJ 27

Cela fait maintenant plus d'un an que je ne vous ai pas conviés à vous adonner au petit jeu de Janeczka.

Le règlement se trouve ici.

Comme vous avez sans doute perdu la main, je vous en ai choisi un facile. Enfin, choisi... j'ai pas dû beaucoup me fouler : c'est celui que je suis en train de lire !

jdj27-1

Vous  avez déjà trouvé ? Cela ne m'étonne pas.

Remarquez que si j'avais choisi le bouquin précédent, vous n'auriez pas eu beaucoup plus de mal, il s'agissait de "Un Homme" de Philippe Roth.

Ce que j'en pense ? Exactement la même chose que Shakespeare : Beaucoup de bruit pour rien ! (titre original : Much ado about Nothing)

Ah, Shakespeare ! J'y pensais l'autre jour suite à une remarque d'Adrienne à propos de cet autre jeu où l'on vous demande quel(s) livre(s) vous emporteriez si vous deviez finir vos jours sur une île déserte.

Pas besoin de livre ! Une réplique du grand Will suffit :

Life's but a walking shadow, a poor player
That struts and frets his hour upon the stage
And then is heard no more: it is a tale
Told by an idiot, full of sound and fury,
Signifying nothing.

(Macbeth acte V scène V 26-30)

Roth a pris tout un livre pour me dire la même chose, mais bon, ça va, lire j'ai que ça à faire ;o)

 

Edit du 29 décembre 2011


Berthoise et Adrienne ont trouvé. Comme convenu, elles gagnent ma profonde considération (laquelle leur était de toute manière largement acquise depuis longtemps).

Je vous montre donc la chose.

jdj27-2


1 juin 2011

Faits divers

Comme la majorité d'entre vous l'auront lu sur les défis du samedi, je viens de rentrer de vacances. Je ne vais pas vous faire une resucée de mon intervention là-bas. Mais vous narrer quelques petits détails qui m'ont amusé lors de mon court séjour en Charente Maritime sur le chemin du retour.

Nous logions en chambre d'hôte. Formule très pratique qui vous oblige à manger deux fois par jour au restaurant. Ce logement était situé à Nieul-sur-Mer à deux pas de La Rochelle. Nous nous sommes donc rendus dans cette jolie ville anti-automobilistes à la recherche de cadeaux pour nos proches. C'est dingue la foule qu'il y avait dans ce patelin. Quel contraste avec l'endroit extrêmement calme où nous avions établi notre camp de base.

En dehors de cette courte excursion, nous avons passé tout notre séjour sur la côte locale, aux abords du petit port du Plomb à l'embouchure du Gô.

Nieul-0013

Le premier jour nous nous sommes promenés à pied sur un chemin longeant la mer. Les deux suivants, mon épouse a absolument voulu prendre des vélos en location. Pour notre premier jour cycliste nous sommes partis vers le nord, le lendemain vers le sud. Je crois qu'en tout nous avons bien roulé... vingt kilomètres (si, si, je viens de mesurer sur Google Earth).

Nieul

Faut dire qu'on était limités :

D'une part, les vélos étaient préréglés sur des développements minuscules qui vous font faire du sur place malgré un moulinement énergique, mais ça tombait bien, mon épouse a un style vélocipédique particulier : quand ça monte, elle s'essouffle et quand ça descend, elle a peur et elle freine.

D'autre part, le midi, nous devions nous retrouver à notre point d'attache : le Café de la Mer !

Comme son nom ne l'indique pas, le Café de la Mer est un... restaurant.  Lors de notre première visite, nous nous étions installés en terrasse, face à l'océan et à l'île de Ré.

Nieul-0146

Les bulots dont j'avais commandé une assiette en guise d'entrée sont arrivés brûlants. Ils venaient d'être cuits dans une sorte de bouillon de légumes (j'ai retrouvé parmi les "bêtes" un morceau d'oignon avec pelure et racines et quelques fragments de carottes et de poireaux) épicé d'un peu de curry et d'une bonne dose de curcuma. Original !

Tandis que je m'escrimais à extraire au moyen de l'instrument ad hoc les bestioles de leurs coquilles, j'ai été interrompu par l'arrivée d'un trio de Français : un couple de ma génération et leur fille (qui qu'a dit "Y a des Tanguy femelles" ?).

Ils se sont installés à la table voisine de la nôtre dans l'angle de la terrasse. Comme ils essayaient de s'orienter tous trois face à la mer, il y avait comme qui dirait de l'empêchement stérique.  Ils disaient (sans s'adresser directement à moi) "Si le Monsieur pouvait se déplacer un peu..."

Cédant à mon amabilité coutumière, j'ai donc émigré face à mon épouse, leur laissant libre l'espace que j'occupais et me suis retrouvé dos à la mer. La chose m'était assez équilatérale : la mer a beau être, comme disait l'autre, "toujours renouvelée", c'est quand même aussi toujours un peu la même chose, hein !

Là où je l'ai trouvé un peu plus saumâtre, c'est quand en fin de séance, ils ont commencé à se faire part mutuellement de leur incompréhension face (si j'ose dire) à des gens qui pouvaient dîner tranquillement sans se soucier du si merveilleux spectacle offert par l'océan !

Non, je n'ai rien dit ! Faut dire qu'entre temps, ils avaient largement contribué à me mettre de bonne humeur, jugez-en par vous-mêmes :

- Alors que la carte et une affiche de bonnes dimensions stipulaient que le pain accompagnant les plats était un pain de seigle agrémenté de graines diverses, la fille se met, dès réception de sa commande, en quête de pain blanc.

- Pour manger ses bulots, elle repart chercher une pince à crustacés et s'en sert pour casser le bout de leurs coquilles et tenter d'extraire la bestiole en en suçant l'extrémité (ça m'a rapplelé qu'enfant, c'est comme ça que je mangeais les cornets de glaces)

- En essayant de subtiliser une langoustine dans l'assiette de son mari, la mère a renversé le verre de blanc de sa fille qui s'est mis à pousser les hauts cris (je ne lui ai pas proposé de s'abreuver à ma bouteille, mon abnégation a ses limites)

- Bien que les parents affichassent des tronches de Français moyens classiques, la fille devait avoir des ascendances turques (ah, les secrets de famille !), en tout cas au vu du nombre de cigarettes qu'elle fumait.

Et je vous épargne les poncifs psycho-socio-éduco-politico-économiques qui émaillaient leur conversation.

Le séjour commençait bien !

Si j'ai un moment, je vous raconterai nos autres visites au Café de la Mer ainsi que celles à la Cabane du Pertuis et peut-être même à Coquillages et Crustacés, mais là, je dois vous laisser, Adrienne trépigne d'impatience, la pauvre !


3 juillet 2011

Toone

"Il va nous parler de marionnettes !" s'écrieront sans doute quelques connaisseurs du folklore bruxellois (à ce propos, vous savez que c'est l'Ommegang cette semaine. Oui, bien sûr, j'aurais dû m'en douter !). Mais ils auront tort !

Du temps où, à mon boulot, la population était exclusivement masculine (en dehors des secrétariats), nous voyons un jour débarquer notre chef de service (un petit plutôt enveloppé) flanqué d'un grand échalas dont il nous annonce qu'il l'a enlevé des labos de Monsieur B... pour le coller dans le nôtre.

Je n'ai pas l'heur de le connaître, mais les plus anciens de mes collègues le saluent d'un retentissant "Ah, Toone, comment ça va ?" Normal, le mec se prénomme Antoine et à Bruxelles, Antoine, c'est "Toone".

Si je ne le connais pas, je vais vite apprendre à le faire et le personnage est étonnant : il cumule avec sa fonction de chimiste celles d'entraîneur (je sais mon français est vieillot, maintenant on dit "coach") d'une équipe de basket féminine, d'épicier (ce qui nous vaudra d'être approvisionnés en légumes divers en provenance directe du marché matinal) et d'antiquaire. Bien sûr, tandis qu'il sévit chez nous, c'est son épouse qui tient l'étonnante boutique combinée. La revue Gault et Millau de l'époque renseigne d'ailleurs l'établissement dans sa rubrique "Endroits typiques" en conseillant de s'y rendre en soirée pour voir (je cite texto) "surgir une sorte de Mort Shuman des bords de la Woluwe".

Il passe donc quelques mois chez nous, partageant son temps entre la mise au point d'une centrifugeuse censée mesurer la distribution de la taille des particules des latex de PVC et un instrument à bulles prétendant mesurer la tension superficielle des dits latex. Si la machine à bulles est silencieuse, la centrifugeuse, elle, mène un tel raffut qu'on lui réserve une pièce que l'on doit quitter pendant qu'elle tourne.

Toone est, entre autres, réfractaire au port obligatoire des lunettes de sécurité qui viennent de faire une entrée remarquée dans les laboratoires. Cette attitude lui vaut des menaces de réduction de sa prime de fin d'année de la part de notre chef de service (avec lequel il est par ailleurs copain comme cochon, vu qu'il l'a logé chez lui durant ses études universitaires), menaces que nul ne peut ignorer,  proférées qu'elles sont de la voix criarde et perçante du dit chef.

Arrive la fin de l'année et le temps béni des évaluations puis de l'annonce des éventuelles modifications de salaire et autres primes de fin d'année. Et qui qui redescend de chez le chef, le sourire jusqu'aux oreilles annonçant avec satisfaction qu'il a reçu un supplément de prime ? Toone !

La foule s'émeut quelque peu d'apprendre la chose alors que son attitude face au port des lunettes ne s'est pas modifiée d'un iota et commence à crier à l'injustice. Comme ils sont assez remontés, je dois bien m'enquérir auprès de ma hiérarchie de la réalité de cet étonnant miracle. Ce qui a pour effet une fois le téléphone raccroché, de faire surgir la dite hiérarchie qui tombe sur le râble du Toone, nous permettant d'assister médusés à l'étonnant dialogue hurlé suivant :

- Je ne t'avais pas dit de ne rien dire, Antoine ?
- Bah, ça m'a échappé, c'est pas grave !
- Si c'est grave ! Tu dois toujours faire marcher ta grande gueule !
- ...
- D'ailleurs je me demande si tu ne l'as pas fait exprès pour emmerder tes copains.
- Moi ?
- Oui, toi, c'est toujours la même chose avec toi. L'autre fois tu as dit à B... qu'il était con !
- Ben quoi, c'est pas un con B... ?
- Si, c'est un con B... , mais il ne faut pas le lui dire, surtout si c'est ton chef !

Ben voilà, on le savait maintenant pourquoi il avait débarqué chez nous le Toone!

Malheureusement je n'ai pas retrouvé de photo de lui, mais j'en ai une de Mort Shuman :

Mort Shuman


26 juin 2011

Awardé

award

Berthoise m'a estampillé d'un truc dont j'ai bien du mal à retrouver l'origine.

Il n'empêche qu'à force de creuser, il me semble que la chose au fil des transmissions de blogueur en blogueur (Qui qu'a dit "Comme les morpions " ?) a perdu de ses caractéristiques d'origine.

J'ai en effet découvert une version où, outre (j'aime bien ce "ouh ouh")  la question à cinq francs sur sept révélations à faire sur vous, il fallait classer le blog récompensé(?) dans une catégorie (cuisine, mode , sexe, sadisme etc etc), ce qui a disparu de la version actuelle.

Je ne reprendrai pas le règlement, comme initialement prévu, puisque je n'ai pas l'intention d'étendre la contamination à d'autres malheureuses victimes, même si je vous trouve tous "So Stylish" (certaines versions françaises disent "élégant").

Quant au sept révélations (forcément inédites) concernant ma petite personne, même si la première réponse qui me vienne à l'esprit est "Vous pouvez toujours vous brosser !", ce sera vite fait :

  1. Comme il semble bien que la chose ne soit pas de notoriété publique en dépit du nombre de fois où je l'ai répétée au fil de ce blog "so smart" : j'aime pas ce genre de bête jeu !
  2. À cause de ce bête jeu, j'ai oublié de mesurer ma tension ce matin.
  3. J'ai remédié à la situation et tout en vous faisant remarquer que "tension" est un terme impropre puisqu'il désigne une force rapportée à une longueur alors que ce que mesurent les sphygmomanomètres est (comme leur nom l'indique) une pression (une force rapportée à une aire), je vous communique le scoop du résultat : 132 - 72 (millimètres de mercure)
  4. Les mesures (respectivement la pression systolique puis la diastolique) étaient hier de 110 et 65, ce qui tendrait à prouver que ce bête jeu  m'énerve !
  5. Je ne suis pas ce gentil blogueur au caractère égal et aimable que certains semblent imaginer (mais ça, si ma femme lit ce blog, ce n'est plus un scoop)
  6. J'ai égaré (dans le tiroir des défis) le mode d'emploi de mon appareil photo et j'ai dû le télécharger sur le net pour trouver comment utiliser le mode de prise de vue "ouverture imposée".
  7. J'avais besoin de cette info pour tenter de photographier l'orchidée que mes ex-collègues Greta et Jaja avaient offerte à mon épouse voici trois ans et qui continue à fleurir à foison (l'orchidée, pas mon épouse).
  8. Cette prétendue atténuation de la netteté du fond ne fonctionne pas si tant bien que ça, comme on dit par ici, jugez-en plutôt :

Orchidée

Bien, maintenant que je vous ai révélé huit grandes nouvelles pour le prix de sept, je ne pousserai pas le sadisme jusqu'à imposer ce bête jeu à sept autres pauvres victimes (d'autant que Sa Grâce Éthérée Berthoise du Vexin s'en est déjà chargée pour une grande partie des blogs que je fréquente plus ou moins assidûment).


1 mai 2010

Regrets tardifs

Hier, mon épouse me charge d'aller acheter de la litière pour le chat pendant qu'elle est chez son kiné.

Tandis que je roule vers le magasin ad hoc, j'écoute une émission sur les humoristes, avec les questions habituelles, vous savez : peut-on rire de tout etc...

Comme j'ai le temps, j'attends la fin de la chose (et de l'histoire de Pierre Kroll à qui un confrère français demandait "Vous y allez parfois fort avec votre roi, vous n'avez pas d'ennuis avec le Palais  ?" à quoi le dit Kroll avait répondu "Fort avec notre roi ? Nous ne l'avons pas encore décapité, nous !")

J'attendais donc dans ma voiture devant le magasin lorsqu'un individu vient tapoter à ma vitre et me fait comprendre par signes qu'il voudrait me parler. Je le vois venir mais entrouvre néanmoins ma portière.

Et là, gagné ! Laïus aussi classique qu'embrouillé où il est question de téléphone et de cinquante Cents.

Je ne pense pas à lui proposer d'utiliser mon portable juste pour voir sa tronche, c'est fou ce que je vieillis ! Et je lui résume donc, plongeant la main dans ma poche, ce que j'ai retenu de sa tirade hésitante : "Vous voulez cinquante Cents ?"

C'est là que j'ai vu qu'il avait des regrets, peut-être même des remords. Il a dû penser que pour une fois qu'il tombait sur un con, il aurait dû demander plus et a d'ailleurs tenté un "Oui, ou un Euro..."

Mais il est reparti avec ses cinquante Cents dans la direction opposée à celle où il indiquait lors de ses explications le prétendu poste téléphonique (lequel n'accepte que des cartes ou des jetons), ressassant sans doute le vers célèbre : "La peste soit de l'avarice et des avaricieux !"

50cents


8 mars 2009

Portes ouvertes

Un beau jour, le Directeur du Centre de Recherche décide d'organiser des journées "Portes Ouvertes" pour les familles des membres du personnel. On sélectionne soigneusement les endroits à rendre accessibles. Immanquablement, quelques techniques d'analyse sont élues pour leur côté "spectaculaire".

Cela se passe bien entendu le weekend et je suis désigné "volontaire" pour faire les honneurs de mon labo de microscopie optique aux groupes de visiteurs.

Ce qu'il y a de bien avec les techniques modernes, c'est que les caméras digitales vous permettent d'afficher les images sur un moniteur et d'éviter le défilé fastidieux des spectateurs venant se pencher sur les oculaires pour tenter d'apercevoir quelque chose (et déréglant en passant la mise au point, c'est dingue ce que les gens sont sensibles à l'attrait des boutons de réglage moletés).

Le côté didactique de la chose n'était pas très dérangeant. Des sessions d'initiation aux techniques d'examen étant régulièrement organisées pour le personnel ou des visiteurs étrangers (clients, étudiants, etc), nous disposions d'un matériel de démonstration bien au point : affiches murales, échantillons etc.

Pour expliquer les examens en lumière polarisée, nous avions un montage de deux films polarisants d'une trentaine de centimètres de diamètre et distants d'une vingtaine. Le film avant avait une monture permettant de le faire tourner et l'ensemble était rétroéclairé au moyen d'un bac à lumière.

Un filtre polarisant ne laisse passer que la lumière vibrant dans un seul plan. Si bien que si vous en collez deux à la suite l'un de l'autre dont les plans de polarisation sont perpendiculaires, plus aucune lumière ne passe. Vous pouvez constater cela en jouant avec deux paires de lunettes solaires "Polaroïd".

Si vous introduisez entre eux un objet transparent où la mise en œuvre a induit des tensions, ces zones de tension font elles aussi tourner le plan de la lumière et vous obtenez des images irisées du plus bel effet.

J'utilisais pour cette démonstration un de ces raviers à fruits thermoformés que nous connaissons tous. Et l'on pouvait voir très nettement au sein de l'image irisée les quatre ronds noirs correspondant aux trous présents au fond de ces raviers.

Je demandais alors au public la raison de la présence de ces orifices mystérieux. Et devant leur silence, leur déclarais qu'il ne servaient pas à évacuer le jus résultant de la dégradation des fruits consécutive à leur abandon plus ou moins prolongé au sein du frigidaire, antichambre de la poubelle comme chacun sait, mais simplement à éviter l'emprisonnement de l'air entre deux raviers lors de leur empilement à la sortie de la machine servant à leur fabrication.

L'évocation de ce jus suspect faisait naître sur le visage des enfants de merveilleuses grimaces de dégoût. Il y en a même qui se tâtaient les doigts, comme si ça collait ! Preuve du bien fondé de mon hypothèse.

Et j'en viens aux enfants : leur faculté d'émerveillement est sans limite. L'ennui, c'est que leur dynamisme l'est aussi. Si, déjà avec les "grands" il faut veiller au grain (le matériel scientifique ne résiste pas à tout), avec les enfants, particulièrement ceux ayant bénéficié des méthodes d'éducation modernes, y a de quoi faire ! J'en ai rattrapé un d'environ trois ans qui se hissait sur un tabouret à la force du poignet, les mains solidement agrippées aux oculaires d'un des microscopes de laboratoire.

Est-ce que les Directeurs ont des enfants ?

Microscope


13 juillet 2008

JdJ 6

Bon, pour la longueur de l'extrait, voyez la méthode J.

Il contient malgré tout un nom propre, ça devrait aider. Moi aussi je vous aide : l'auteur est décédé.

Pour la couleur de l'extrait, j'ai remplacé le scanner par l'appareil photo, ça détériore moins le livre, mais je n'ai pas trop soigné l'éclairage, doù le fond grisâtre. Bah, c'est peut-être un roman noir !

Vous aurez un peu plus de temps car, autre indication, c'est une brique...

Livre0006

La récréation est terminée, Kloelle a trouvé !

Couv0006


3 septembre 2008

JdJ 12

livre012Désolé, c'est tout ce qu'il y a à la page 123 !


Edit du 7 septembre 2008

Bien sûr, suite à la dernière information, Kloelle a trouvé. C'est marrant comme un détail peut faire basculer les choses. C'est l'éternelle histoire du petit caillou qui empêche l'énooorme rocher de débouler dans la vallée.

N'empêche, si je ne l"avais pas lu avant, j'aurais été bien en peine d'identifier ce livre avec les mêmes indices. Mais je ne suis qu'un Belge bêta !

Couv012


7 avril 2008

Retrouvé !

Phoque_1Le phoque, veux-je dire.

Enfin, ce n'est pas certain, car selon la maison de la Baie de Somme, on avait observé ce jour-là cent-vingt-deux "veaux de mer" et une vingtaine de phoques gris dans la baie. Difficile donc de vérifier qu'il s'agissait bien du même individu que sur la photo précédente.

En conclusion de quoi, j'ai pris mes précautions pour la prochaine fois : celui-ci, je le reconnaîtrai à coup sûr !Phoque_2

6 janvier 2020

Lenticchie e zampone


Il y a quelques jours, Émilie nous raconte qu'elle a emmené son amie (celle chez qui elle avait séjourné au Japon et qui est en visite en Belgique) chez "Al Peperone", notre resto italien habituel.

Elle y a mangé, outre son entrée, le plat mentionné dans le titre de ce billet.

Le patron de l'endroit l'a reconnue et lui a fait la bise (ainsi qu'à sa copine un brin surprise de cette entorse au savoir-vivre nippon). Il lui a également demandé de nous transmettre le message suivant : "Contrairement à l'an dernier où nous n'avions pas mis au menu ce plat traditionnel du nouvel-an  italien, ce qui vous avait fort dépités, nous l'y avons collé cette année tout particulièrement à votre intention !"

Message reçu, nous sommes donc allés déguster la chose.

Par deux fois.

L'étiquette de la bouteille de Rosso di Montepulciano comporte une vue de la place du patelin en question :

Montepulciano

En l'examinant bien, j'en suis venu à me demander si ce jus fermenté de Sangiovese n'était pas un brin frelaté parce qu'on n'aperçoit aucun chat sur cette place. Or, je sais qu'il y en a un, même qu'il est roux et qu'il ne voulait pas me lâcher la jambe !

Montepulciano-0089

Deuxième chose étrange, à six jours d'intervalle pour exactement le même menu

  • assiette de jambon de Parme
  • trio de carpaccio de poissons
  • deux lenticchie e zampone
  • un zabaglione (avec deux cuillers)
  • un rosso di Montepulciano
  • une eau gazeuse
  • quatre ristretti

L'addition de 2020 était supérieure d'un euro à celle de 2019.

L'année commence bien ! Ils se prennent pour bpost ou quoi ?


30 août 2013

Réminiscences

Parmi les images qu'une application G**gle fait défiler sur le côté droit de mon écran, celle-ci accroche mon regard et me fait souvenir que durant mon séjour en Albion (de l'est), ce panneau publicitaire m'avait évoqué Terraterre, célèbre pour sa pratique de zazen.

Aldeburgh-385

Je regrette encore ma paresse naturelle, laquelle m'a empêché d'aller voir les têtes que pouvaient bien faire en mai les membres de la fournée de sept heures du matin sur la grève de galets d'Aldeburgh balayée par le vent .

Quand à cette "South Lookout Tower" où avait lieu la séance de dessin succédant à celle de méditation, je vous la montre successivement vue du sud puis du nord, ce qui vous permettra de vous faire une idée du temps au vu du ciel local.

Aldeburgh-090Aldeburgh-088

Comme le laisse sous-entendre l'appellation "South Lookout Tower", vous pensez qu'il doit bien exister une "North Lookout Tower". Et vous avez raison, elle existe bien (vous pouvez l'admirer après l'avoir localisée sur MAPS), mais elle est légèrement différente : la construction est plus massive et ne possède pas ce sympathique escalier extérieur.

L'usage initial de ces tours reste un mystère pour moi, je balance entre des chaises de maître-nageur/surveillant de plage en style rupin des années vingt ou des tours de surveillance pour les quelques barques de pêcheurs locales. Je ne parviens pas à me décider.

Faudra que j'y retourne une septième... ou huitième fois ? Là non plus je ne sais pas me décider... mais ça va être plus difficile à retrouver !


9 mars 2010

Restrictions

Samedi, mon épouse avait invité quelques-unes de ses amies de son atelier de peinture sur soie. Tant qu'à faire, elle avait également convié les éventuels conjoints des dites amies. Nous étions donc dix à table.

Ce qui fait le charme de Françoise, c'est l'attention qu'elle porte aux autres. Elle a réussi à concocter un menu agréable et apprécié par tous en tenant compte

- des diabétiques
- des adversaires des légumes racines
- des qui ne supportent pas les oignons
- des allergiques à l'ail
-  ...

Souper « Villa » le 6 mars 2010

Mises en bouche

Mousse de sardines
Céleri blanc à la mousse de roquefort
Œufs de caille en cocotte sur lit de courgettes
Soupe de fenouils au crabe
Mini carpaccio de bresaola

Entrées

Salade d’épinards aux oranges et crevettes grises
. . .
Chicons gratinés au saumon fumé

Plat

Magret de canard, pommes caramélisées au jus de pommes
Pommes de terre sautées à la graisse de canard

Dessert

Terrine d’agrumes

Moi je n'ai eu qu'à

- retrouver des photos de tous les participants , les recadrer en 10 x 15 et les imprimer avec le menu au verso pour que chacun(e)  sache à quoi s'attendre et trouve sa place à table
- remplacer le vin par de la bière ou de l'eau selon les cas (et encore, l'amatrice de bière a finalement opté pour un verre de Marsannay, c'est encore moi qui vais devoir me farcir la Ciney brune, je déteste la Ciney brune !).

Evidemment, quand ils ont vu l'étiquette du vin rouge (un étonnant Alentejano bien aéré en carafe), les buveurs d'eau ont eu comme un regret.


P1030818


2 mars 2010

Un mec branché

La lecture d'un billet récent de Poupoune m'a fait souvenir d'une petite anecdote. À l'époque de l'événement, j'étais à l'école primaire tandis que mon frère attendait l'année scolaire suivante pour y entrer.

Ma mère a, semble-t-il, toujours eu des grossesses difficiles.

Un jour qu'elle était montée, durant sa troisième, se reposer dans sa chambre, laissant mon frère puîné seul au rez-de-chaussée, ce dernier se livra à une intéressante expérience.

S'étant emparé de deux aiguilles à tricoter en métal, il avait poussé une chaise contre le mur de la cuisine, l'avait escaladée pour atteindre une des prises électriques (les prises se trouvaient à hauteur d'homme à l'époque) et il avait introduit fermement les aiguilles dans les trous de la prise, se connectant ipso facto au réseau basse tension.

Si on dit "basse tension" par opposition aux réseaux haute tension généralement alimentés en dizaines de kilovolts, celui où mon frère s'était branché distribuait quand même du 220 volts alternatif .

Par bonheur (les disjoncteurs différentiels étaient inconnus à l'époque), il n'était pas resté collé aux aiguilles, la vigueur de la secousse l'ayant précipité à bas de la chaise.

Il avait déboulé dans la chambre de notre mère claquant des dents, parcouru de tremblements et émettant des sons aussi hachés qu'incompréhensibles.

Ma mère a fini par reconstituer la scène, aidée par les aiguilles aux sol, les gesticulations et les brûlures dans la paume des mains de mon frère. Lequel frère, une fois remis de la décharge, put confirmer verbalement les choses.

Sous le choc, mes parents (mon père était rentré appelé par ma mère) se demandaient ce qui avait bien pu passer par la tête de cet enfant pour qu'il se livre à une telle expérience.

Depuis, toute la famille a découvert le pourquoi de la chose : c'était une vocation, héréditaire de surcroît ! Mon frère est devenu électricien, comme son père.

Moi je me suis contenté d'une incursion de quelques années dans l'électrochimie.

electrocution


18 mars 2008

Serial killer

Je suis un tueur en série.

KillerOh, rassurez-vous, pas au sens où l'entendent précisément une pléthore de séries télévisées. Non, au départ, je me trouve devant la nécessité de n'éliminer qu'une seule personne et, généralement, pour des motifs tout aussi respectables que compréhensibles : vengeance, jalousie, haine profonde, provocation.

Le problème, ce sont les témoins. Comme mon premier crime me vient sur une impulsion brutale, l'absence de préméditation (très bon ça, avec un bon avocat) et donc de préparation, me met dans des situations inextricables : il y a, presque toujours, un témoin.

Et c'est là que commence le diabolique enchaînement nécessaire à la préservation du secret. Ces crimes-là, qui constituent, eux, la fameuse "série", n'en sont plus. Ils ne sont que le résultat d'une implacable nécessité. Ils sont perpétrés sans esprit de vengeance, sans jalousie, sans haine. Ils ont l'incomparable splendeur et l'innocence immaculée de la déduction mathématique, de la suite logique. On n'impute pas à la recherche fondamentale les dégâts de la bombe atomique !

L'autre nuit, encore, j'avais très proprement liquidé, par injection, durant son sommeil, cette fille. Quel regard intéressant, mais pervers, elle avait lorsqu'elle m'avait accusé, à tort, d'une horrible forfaiture.

Je me rappelle parfaitement : le liquide mortel était rose, suprême délicatesse !

L'ennui, c'est qu'en sortant de sa chambre, l'interne n'a pas reconnu en moi, malgré ma blouse blanche, l'un de ses collègues et s'est inquiété du contenu résiduel de la seringue. C'était parti ! Et de témoin en témoin, de décisions précipitées en réalisations boîteuses... je me suis enfin réveillé, le palpitant en complet affolement de soupapes, au bord de la défaillance cardiaque.

Avec ces rêves idiots, un jour c'est moi que je tuerai, y a pas photo !


31 mars 2009

JdJ 18

Vous allez comprendre mon silence radio (enfin, je le suppose).

jdj18

C'est limpide, maintenant, hein ? Vous avez tout compris, bien sûr !

Celle qui trouve cette fois-ci, je l'invite au restaurant, tiens ! Non ! Discrimination ou pas, j'emmène pas les mecs au resto. Évidemment, faudra qu'elle se tape (mais non, pas un vieux schnock) Bruxelles !

Comme je suis à peu près certain que personne ne trouvera, que je suis un peu radin et que de toute manière on avait dit qu'on ne jouait plus, je vous donne la solution :

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Ce bouquin est maudit. Déjà, quand sortant du métro je me suis présenté au pied de l'escalator menant à la FNAC, je suis tombé sur une pancarte signalant que le magasin était fermé le matin pour cause d'inventaire. À l'Inno je ne l'ai pas trouvé, leur rayon livres est lamentable, ils feraient mieux de le fermer. J'ai dû me rabattre sur Club.

Dans ma candeur naïve, j'imaginais trouver dans cette bible du langage HTML la solution au bête problème suivant : comment incorporer n'importe quelle police de caractères au contenu d'une page Web ? Mon fameux bouquin (703 pages) est muet sur la question.

C'est finalement sur le réseau lui-même que j'ai trouvé, après avoir consulté les archives de quelques groupes de discussion, il n'y a pas de solution !

En effet, à moins que les choses aient évolué récemment, il semblerait bien que les polices affichables dépendent de la seule bonne volonté de votre navigateur.

Bon, comme j'ai quand même acheté le bouquin, je vais continuer à le lire, mais force m'est de constater que, contrairement au bottin, ça manque un peu de personnages.


22 juin 2021

On dit ça, et puis...

 
Lorsque j'étais jeune et fringant, vous voyez si ça date, lorsque surgissait l'inmanquable discussion sur les problèmes d'endormissement et de sommeil, je proclamais avec assurance : "Même ma mauvaise conscience ne m'empêche pas de dormir !"

Je ne peux, hélas, plus en dire autant aujourd'hui...

Mais ma mauvaise conscience n'a toujours rien à voir avec ça !

Dieu sait pourtant si...

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22 septembre 2010

Coïncidence

100806_0093Hier, tandis que mon épouse exerçait ses talents à son atelier de peinture sur soie (et même sur soi, si j'en juge par la couleur de ses doigts), je suis allé me promener au jardin botanique de Meise. Françoise et moi nous y rendons régulièrement, il ne se trouve qu'à quelques minutes en voiture de notre domicile et j'ai acheté pour trente-cinq euros un passe qui me permet de le visiter autant que je le veux pendant un an en compagnie de trois personnes.

C'est un domaine de 92 hectares avec arboretum, serres, jardins, étangs et château rassemblant 18000 plantes. Tout cela est décrit ici.

Comme hier j'y allais pour marcher, je n'avais pour une fois pas emporté d'appareil photo.

Mal m'en a pris, car dans la tour sud-ouest du château se tenait une nouvelle exposition temporaire montrant les aquarelles de champignons réalisées par quelques illustrateurs de publications scientifiques. Dans la cage d'escalier, un dessin encadré montre, tout le long d'un rameau, les étapes successives de sa représentation, du crayonné à la pose des derniers détails : incroyable ! La photo prise avec mon portable est inexploitable, mais rassurez-vous, j'y retournerai avec un appareil photo, vous verrez ça (en image cliquable pour Val).

salmLe soir, lors de l'émission radio "Le jeu des dictionnaires", l'invitée de la semaine est Brigitte Fossey. Elle se trouve à Bruxelles parce qu'elle y joue une pièce racontant la rencontre (imaginaire) de l'Impératrice du Mexique et de la Princesse Salm Salm, une Américaine à l'incroyable destinée que Brigitte Fossey résume pour les auditeurs. Cette dame aurait entre autre été le seul officier féminin de l'armée des Etats-Unis lors de la guerre de sécession.

Mais où est donc la coïncidence, me direz-vous ?

Eh bien, ce château dont j'escaladais vaillamment la tour le matin même (par l'escalier intérieur, rassurez-vous) est celui où l'ex-Impératrice du Mexique (fille de Léopold II, deuxième roi des Belges) a fini ses jours et c'est dans son parc qu'a été installé le Jardin Botanique National lorsqu'il a dû, faute de place, quitter le centre de Bruxelles.

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17 juin 2009

Mission accomplie !

Sous mon billet précédent, Tilleul m'exhortait à lire le livre pour vous en parler après.

C'est fait ! Ça n'a pas traîné hein ? Vous me direz qu'il n'y a que trois-cent-nonante pages aussi, mais ça ne veut rien dire : j'ai commencé en Italie "La Lumière du Monde" de Christian Bobin — un des auteurs favoris de Papistache — et je ne l'ai toujours pas terminé, loin de là. Pourtant il ne compte que cent-soixante-trois pages et son format est plus petit !

Mais je me perds dans des détours oiseux, vous préféreriez sans doute que je vous parle du roman lui-même. Bon, vous l'aurez voulu (Tilleul en tout cas) !

D'abord une révélation : le titre du roman ne donne qu'une version abrégée du titre du cercle littéraire. À la lecture de l'ouvrage on découvre en effet que celui-ci s'appelle en réalité :

"Cercle des amateurs de littérature et de tourte aux épluchures de patates de Guernesey"

C'est un roman "épistolaire" puisqu'il est constitué — à l'exception de quelques pages d'un journal intime et de quelques télégrammes — de lettres que s'échangent les divers protagonistes, du moins les principaux. Cela se passe dans l'immédiat après-guerre et parle de l'occupation des îles anglo-normandes par les Allemands. C'est gentil tout plein et ça se lit sans difficulté.

Il y avait dans l'argument de quoi tirer un grand roman, les auteurs (tante et nièce américaines) en ont tiré un truc gentil, oui, gentil.

Gentil sera donc mon dernier mot. De toute façon, je l'avais acheté pour le titre, n'est-ce pas ?

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11 juin 2009

Mission impossible (2)

Mon fils m'avait aussi dit : "Puisque tu vas en Italie, ramène-moi un peu d'huile d'olive".

L'ex-beau-père de Giuliano, Monsieur Mancianti, possède des oliveraies autour du Trasimene et produit une huile extra-vierge remarquable.

En faisant le tour du lac (47 km de rives, 70 km par la route qui tantôt longe l'eau, tantôt se perd dans les collines) nous sommes même passés devant ses installations à San Feliciano.

Quand mon fils dit "un peu d'huile", en tenant compte du nombre de copains à qui il désire faire plaisir, il entend huit bidons de cinq litres minimum et, si possible seize.

Ayant jaugé d'un coup d'œil expert le coffre de ma voiture, j'ai estimé à dix le nombre de ces récipients dont je pourrais tapisser le fond du coffre et les ai commandés à Giuliano (et deux crèmes brûlées, deux !).

Tapisser le fond du coffre d'une couche uniforme est le seul moyen d'encore pouvoir y introduire notre sac de voyage, le portable et la trousse à médicaments. Le reste voyage sur le siège arrière.

Si je parle de mon œil expert, c'est que depuis des années, je pratique de la sorte dans mes déplacements de vacances, sauf que d'ordinaire, ce sont des bouteilles de vin que j'y dispose. Inutile de dire que grâce à l'huile, la récolte de vin de cette année aura été très pauvre. Je crains fort que mes copains à moi ne soient un brin déçus. Je n'ai même pas ramené une seule bouteille pour mon usage personnel, c'est vous dire... Les seules que j'aie ramenées étaient des cadeaux de ses copains italiens pour... mon fils. VDM, comme me fait écrire Valérie dans un comm perdu quelque part sur un blog étranger.

Cette façon de procéder, si elle est pratique, génère malgré tout son quota d'inquiétudes. Sachant que la roue de secours se situe sous le plancher du coffre, durant tout le trajet, je me répète "Pourvu que je ne crève pas (un pneu)".

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17 août 2023

Allons la mère Gaspard, encore un ver !

 
Mais ce sera le dernier (pour l'instant) !

Ce matin, l'Adrienne nous chantait les louanges du barbecue.

Du coup par un cheminement obscur, je me suis retrouvé à griller des tartines avec dans la tête la mélodie de la Légende du Feu.

Le fait d'avoir été scout a sans doute partcicipé à la chose.

Ben oui, les scouts, ces individus boucanés à la fumée de bois d'essences variées en fonction de leurs lieux de séjour et tellement fascinés par le feu qu'ils ne sont pas loin de virer incendiaires, si pas pyromanes.

Quoi ?

C'est de saison, non ?

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