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26 septembre 2021

Biais

 
Dans ma bonne ville, on a lancé une opération de suivi de la pollution. Curieuzenair ça s'appelle (sans doute par référence à une expression locale "Curieuse neus" que l'on applique aux personnes, surtout des enfants, trop curieuses).

On a donc placé sur les fenètres de 3000 endroits disséminés dans la ville des détecteurs qui ressemblent furieusement aux annonces des agence de vente ou de location.

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Un de ces panneaux a été placé sur la fenêtre de la première maison de droite en sortant de la propriété.

Tandis que je réintègre mon domicile à la fin de la promenade du chien qui est une chienne, un énorme SUV surgit du clos du Lodaal, s'arrête, moteur tournant, sous la pancarte et le conducteur sort de son véhicule pour consulter l'objet. J'imagine qu'il cherche un logement à vendre ou à louer.

Si c'est pareil devant chaque affiche, je me demande si les résultats ne vont pas être légèrement biaisés !


 

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29 août 2021

Supernana

 
Le sujet du dernier Défi du samedi était cette photo :

Todi-0081

Dans ma participation, je concluais de son examen que les superwomen étaient bien plus nombreuses que les supermen.

Du coup, il m'est revenu que mercredi dernier, mon épouse en sortant de son rendez-vous chez notre orthopédiste, m'avait raconté un truc étonnant.

Cette brave dame...

Ben oui, tout comme notre généraliste, notre ORL, notre dentiste, notre orthopédiste est une dame. Elle nous fait des injections d'une sorte de lubrifiant dans l'articulation de nos genoux pétris d'arthrose. Ça aide mon épouse, moi j'ai arrêté au bout de deux séances : je ne voyais pas vraiment de différence avec ou sans injection. Je le regrette d'ailleurs, elle était tout ce que j'apprécie chez une dame : pas trop grande, un brin en formes, vive, pleine d'humour (elle m'a déclaré à notre première rencontre qu'elle aimait le genre du mien qui lui rappelait celui de son père).

... a dû arrêter sa pratique suite à un cancer, elle n'a conservé que quelques patients avec qui elle avait des atomes crochus.

À peine sortie de cette maladie qui l'a mise sur les genoux (le comble pour une orthopédiste), elle s'est tapée une atteinte de Covid bien tassée.

Alors, pour se reposer, elle s'est payée quelques vacances : tout en se promenant dans la région, elle est allée jouer généraliste de secours dans un patelin perdu le long de la Vesdre pour soigner ulcères, lymphangites et autres joyeusetés résultant de l'inondation.

Et y en a qui se demandent pourquoi j'aime les femmes !


 

27 août 2021

Occupe-toi d'Amélie...

 
... m'a susurré par e-mail interposé, l'Adrienne.

C'est fait ! Ou, pour mieux dire, ça a été vite fait (nonante pages le bouquin).

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L'auteure s'est glissée dans la peau de son auteur (enfin, je veux dire de l'auteur de ses jours) pour nous raconter la partie de la vie de celui-ci courant de sa naissance au triste épisode des massacres du Katanga en 1964.

La jeunesse de ce monsieur (Patrick Nothomb) se partage entre Bruxelles où il vivait et des séjours au château du Pont d'Oye à Habay la Neuve, résidence de son grand-père et de sa nombreuse famille.

Une "vie de château" plutôt singulière, si l'on en croit le récit, mais je ne voudrais pas gâcher votre plaisir de lecture si jamais vous décidiez de vous y mettre.

Je suis allé une seule fois au domaine du Pont d'Oye : quand j'étais chef d'unité, la troupe des éclaireurs avait établi son camp d'été sur le domaine, dans une prairie le long de la Rulles (la rivière locale) et je leur avais rendu visite.

Je ne suis allé ni au château, ni au restaurant "Les Forges du Pont d'Oye". Par contre j'ai pu examiner  quelques ruines liées à l'industrie sidérurgique qui avait fait en son temps la fortune de l'endroit : la Lorraine, belge certes, mais la Lorraine quand même (qu'on appelle ici la Gaume).

Mais ce n'étaient pas ces désolants monstres métalliques décrépits que l'on peut encore voir du côté de Longwy, les fourneaux sidérurgiques anciens étaient en pierres.

Et savez-vous comment s'appelle le minerai de fer local ?

La minette !


 

25 avril 2021

Stupeur et tremblements (comme dirait l'Adrienne)

 

Vous vous rappelez peut-être qu'en 2012, nos enfants nous avaient offert un petit séjour en Angleterre en leur compagnie.

Non ? Pas grave, je vous montre une photo.

Au cours de ce séjour, pour les remercier, nous avions emmené toute notre smala souper au Lighthouse, un restaurant d'Aldeburgh. Lorsque, bons derniers, nous avons quitté l'endroit, nous avons constaté que quelqu'un avait emporté le coupe-vent de mon épouse en lui laissant le sien. Nous l'avons expliqué au patron et avons laissé la veste sur place. (Au bout d'une dizaine de jours, la bonne veste nous est revenue par colis postal).

Entre temps, nous avons donc acheté en urgence un autre coupe-vent pour mon épouse dans un de ces magasins solidaires généralement tenus par des bénévoles d'une association caritative.

C'est cette veste que portait mon épouse ce matin pour la promenade du chien et c'est là qu'après près de dix ans j'ai vraiment détaillé la broderie ornant le côté gauche de ce vêtement.

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Mouarf, ça fait neuf ans que ma femme fait de la pub pour le Gravos, c'est joye qui va être contente !


Pour info, ce "resort" est fermé depuis 2016.

11 avril 2021

Ah, Canalblog !

 
Comme chantait Berthe Silva, c'est aujourd'hui dimanche.

C'est aujourd'hui dimanche et dimanche (mais pas que) oblige : Canalblog est aux abonnés absents.

Conséquence : je pense, pour la millième fois peut-être, à changer d'hébergeur de blogs.

J'ai des comptes un peu partout : 

  • sur Wordpress (où mon premier blog "Instantanés" a été transféré suite à la défection du système de blogs de Proximus), mais la maîtrise de son éditeur semble hors d'atteinte de mes capacités cérébrales et d'apprentissage
  • sur Blogger (la preuve) mais la foule semble se plaindre de la difficulté à y commenter
  • et même sur Skyrock mais ce machin s'adresse à moi en me tutoyant, style copain - copain et j'aime pas trop, ça me rappelle la campagne électorale d'un candidat homosexuel qui s'adressait à moi comme s'il était entendu que nous étions du même bord (remarquez que j'ai rien contre les homosexuels, c'est juste une question de ton)
L'ennui, c'est que si je change d'hébergeur, il me faudra organiser un jeu de piste pour permettre aux lecteurs de mes anciens blogs de me retrouver et il m'est impossible de transférer les billets anciens et encore moins leurs commentaires : Canalblog se refuse obstinément à aider au transfert de ses blogs vers un autre hébergeur : il s'assied sur mon contenu alors que d'un autre côté, il s'obstine à le rendre régulièrement inaccessible.
  
Ah, il est dur le métier de blogueur !
 
 

 
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16 mars 2021

Tchekhov

 
Vous vous rappelez mon oncle russe qui avait hérité de trois filles en épousant ma tante ?

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Les trois sœurs ne joueront plus leur pièce favorite : Flora est morte.

Quel joli prénom, n'est-ce pas ?

Quand j'avais l'âge où remontent mes premiers souvenirs d'elle, c'était dèjà une jeune  femme.

C'est sans doute pour amuser l'enfant que j'étais alors qu'elle m'appelait "cousin lapin" en frottant le bout de son nez sur le mien. Je l'appelais bien sûr "cousine lapine" et nous avons continué à nous nommer ainsi en riant pendant très longtemps, mais nous ne nous frottions plus le bout du nez.

Il y en a qui se plaignent que le monde se peuple de plus en plus.

C'est bizarre parce que j'ai l'impression que le mien aurait comme une furieuse tendance à se dépeupler à grande vitesse : quelques jours auparavant, c'est le père de mon beau-fils qui était allé rejoindre le paradis des sous-mariniers.


25 août 2020

Les yeux revolver

 
Hier, sa photo est apparue dans la petite fenêtre où un programme affiche à intervales réguliers une image choisie aléatoirement dans le stock présent sur le disque de données de mon PC.

Digression :
Il y aurait beaucoup à dire sur ces programmes qui vous présentent des trucs choisis "au hasard".
La génération de nombres vraiment aléatoires est un problème difficile. Les méthodes imaginées sont très souvent entachées d'un biais caché, ce qui autorise un doute (outre sa voracité en calculs) sur l'application de la méthode de Monte-Carlo au calcul de π.
Pour ce qui concerne mon programme d'affichage de photos, je crains qu'il y ait un gros biais parce qu'il me semble que ce sont souvent les mêmes images qui reviennent.

Donc, sa photo est apparue en vignette dans le coin supérieur droit de mon écran.

Je vous fais voir ça en plus grand :

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Elle a été prise au cours du repas célébrant mon départ à la retraite. Je devrais dire "un des repas", parce que comme celui offert par la société ne l'était que pour douze personnes, j'ai dû en organiser deux ou trois autres pour pouvoir inviter tou·te·s mes collègues (et néanmoins ami·e·s)

J'ai, comme toujours, bien peiné à me remémorer le prénom de la gamine : Anne.
Une fois le prénom retrouvé, le nom est venu tout seul, mais j'imagine qu'il présente autant d'intérêt pour vous que la lecture de Marcel pour moi.

Remarquez que mon défaut de mémoire peut s'expliquer : dès que j'ai hérité de cette charmante créature (elle faisait partie des meubles du laboratoire de spectrométrie infrarouge quand on l'a ajouté à ma panoplie) je ne l'ai plus appelée que "La brunette aux yeux bleus".

Ici, vous la voyez souriante et le regard porté vers le côté.

Ce regard, il fallait le voir de face : transperçant !

Chaque fois qu'elle me regardait, ça me faisait un choc et rien que d'y penser aujourd'hui, j'en frémis encore.


14 juillet 2020

Économie d'échelle


Sur un des innombrables bouts de papier qui encombrent mon poste de "travail" à l'ordinateur, je découvre quelques chiffres griffonnés au crayon (à papier ou de bois si vous êtes Français (précision inutile puisque de toute manière, c'est façon de dire : j'utilise un porte-mine)) .

Je me rappelle que je les avais inscrits là dans le but de vous parler du grain de sable.

Vous savez bien : celui qui malencontreusement entré dans la machinerie suffit à en coincer irrémédiablement le mécanisme réputé parfaitement huilé.

Ça, c'est pour le "0,1 à 2 mm".

Mais à quoi faisait donc référence le "100 nm" ? (nm, c'est l'abréviation de nanomètre)

Vous devriez le deviner aisément : on vous en rabat les oreilles tous les jours :

C'est la taille approximative d'un coronavirus !

Mille fois plus petite encore que celle du plus petit des grains de sable !

Et lui, ce n'est pas le réveil-matin hérité de votre arrière-grand-père qu'il va bloquer insidieusement, c'est tout l'énorme mécanisme de l'économie mondialisée !

Une efficacité "worldwide" comme on dit aujourd'hui.

Ça vous épate, non ?


 

Petit complément d'information (ou post-scriptum si vous préférez) :

 

Virus image

 

Ne croyez pas ce que vous voyez : le COVID19 n'est pas rouge !
Il n'a pas de couleur : sa taille est inférieure aux longueurs d'ondes de la lumière visible ;-)


10 janvier 2020

Murphy


Aujourd'hui, décision de qui de droit, c'est démontage du décor de Noël.

Pour retirer les branches de sapin fixées à la rambarde du balcon par des serre-câbles, j'ai besoin d'une pince coupante.

J'ouvre donc le tiroir à outils. La pince coupante est la quatrième des pinces que je parviens à grand peine à extraire du fouillis, pourquoi ?

Parce qu'il n'y a que quatre pinces dans ce tiroir, sinon j'aurais dû continuer à extraire...

pinces


18 novembre 2019

Alauda


Ma mère chantait, si mon souvenir est exact, "L'alouette, ma belle, dit dans son chant joli, lireli lireli, lireli lireli..." et, bien sûr, j'ai oublié la suite et je ne l'ai pas retouvée sur le net.

alouette-des-champs

On a écrit beaucoup de chansons qui parlent d'alouette :

  • celle où on lui plume les pattes (pas besoin de vous la faire entendre)
  • celle où l' on veille et dort au son de son chant
  • celle où on l'appelle "aloette"
  • celle où Gilles Dreu nous évoque Madeleine (juste pour que je n'oublie pas Marcel)
  • celle de la comédie musicale "Roméo et Juliette" (je vous en fais grâce)

Elle apparaît aussi dans le fameux "miroir aux alouettes", instrument suranné s'il en est, vu que des alouettes, je crains qu'il n'en reste guère pour en faire le célèbre pâté d'.

Vous vous rappelez la dernière alouette que vous avez vu partir à l'assaut du ciel, vous ? C'était quand ?

Si, si, moi, je peux répondre à cette bête question : c'était le 15 mai 2014 vers dix-sept heures à Dunwich dans le Suffolk.

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Comment ? Vous ne la voyez pas ? Je vous montre l'endroit, j'ai même pas essayé de la photographier au comble de son ascension : j'ai pas d'objectif à miroir sur mon appareil photo !

Mais je dois bien avouer que l'occurrence précédente semble remonter à la nuit des temps, ou tout du moins à l'aube de mon existence. C'était dans les champs près de la briqueterie à Ville-sur-Haine à une époque où on labourait encore avec un cheval et où dans le champ en face de chez ma grand-mère, on fauchait encore le froment à la faux.

Remarquez que mon animal totem qui perd ses  plumes au fil de la chanson, on n'en voit plus non plus ! Oui, je sais, je l'ai déjà dit...


10 novembre 2019

La vrille du Liseron

 
Jeudi, par Dieu sait quel hasard, mon épouse découvre que le trajet du tram 19 sera interrompu à ce bout-ci de la ligne pendant le week-end.

Branle bas de combat : depuis le 4 novembre le trajet du bus 53 qui transportait Louise en ligne directe de son domicile à son lieu de travail a été modifié et elle doit prendre le tram 19 à la gare de Jette pour récupérer le 53 à la station de Wand. 

En associant ces deux infos, vous comprendrez que le trajet de la demoiselle se serait singulièrement compliqué samedi matin. Elle a donc décidé de passer chez nous la nuit de vendredi à samedi.

Avec elle, rien n'est jamais simple :

Vendredi 7:30, coup de téléphone. "Je passe déposer mon sac avec mes vêtements de rechange avant d'aller au boulot, je n'ai pas eu le temps de déjeuner ni d'acheter une couque (petit-pain pour les  Frenchies) chez le boulanger, le tram est arrivé trop vite (comprenez qu'elle s'est levée trop tard), faites-moi une tartine au miel et mettez-là dans un sac !"

Vendredi 7:55, j'attends le passge de Louise dans le hall d'entrée de l'immeuble. Elle s'amène et me file son sac à dos en échange du sac à tartines. "Salut ! Dis à Mamou qu'il y a une Charlotte et un T-shirt blancs qu'il faudrait lessiver pour demain ! Je te téléphone quand j'ai terminé à l'Estaminet pour que tu viennes me chercher."

Vendredi 18:10 suite au coup de fil annoncé, je pars récupérer la bestiole chez les Pilifs. Dès son entrée dans la voiture elle remplace sur la radio Musique 3 par Radio Nostalgie.

Pour le souper (dîner pour les Frenchies qui cherchent toujours midi à quatorze heures) l'animal étant allergique aux légumes en général et  à ceux de saison (les choux) en particulier, ce sera spaghetti carbonara.

Pour la télé, ce sera cette connerie de Twilight Chapitre 4 : Révélation 1ère partie (vivement qu'on voie la suite !).

Interrogée sur la nature de son petit-déjeuner, elle balance entre couque (voir § 4) au chocolat et croissant à la pâte à tartiner chocolat-noisettes (l'italien sans huile de palme mais avec lait, l'Adrienne préfère celui au chocolat noir). À défaut de décision, je prendrai les deux et m'enfilerai celui qu'elle ne prendra pas (bonjour le cholestérol mais je m'en fous, je prends des statines).

C'est passé maintenant, nous attendons sa sœur qui passe ce midi, retour du manège, prendre une douche rapide, un en cas (magret de canard et  chicons (endives pour les Frenchies) confits) rapide lui aussi avant d'aller jouer maître-nageuse à la piscine du coin. C'est elle qui logeait chez nous le week-end précédent.

Je compte afficher sur la porte de la chambre d'amis (ou l'atelier peinture sur soie de mon épouse,  c'est selon) une pancarte :

"La vrille du Liseron, chambre d'hôtes".


En effet, nous habitons avenue des Liserons.

J'ai inspecté toute l'artère : pas le moindre brin de cette plante en vue !

Des arbres rouges

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Des oliviers

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Mais pas de liseron sauf sur la plaque de rue. Mais bon, on fera avec !


4 novembre 2019

Les choses se précisent

   

Dans mon souvenir, elle avait toujours la trentaine resplendissante...

Il a fallu qu'elle meure pour que j'apprenne que la fille aux yeux d'or était mon aînée de deux ans.

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Mazette ! Je commence à avoir plus de connaissances parmi les morts que parmi les vivants, ça n'augure rien de bon...

Bah, il reste Célestine qui avait un jour teinté son regard aux couleurs de l'arc-en-ciel, mais je le préfère tel qu'il est : méditerranéen.

célestineoeil


 

31 mai 2017

Mais d'où sort donc ce mec qui mange des rognons aux Spätzle par 36° à l'ombre ?

 

Lundi, nous sommes retournés voir Eguisheim, le charmant petit village natal du pape Léon IX, et qui avait été élu en 2013 "Village préféré des Français".

Nous l'avions découvert il y a des années à l'occasion d'un départ pour l'Italie. Etrange n'est-ce pas ? Comme nous faisions étape à Saint-Louis avant de franchir les Alpes, nous étions partis un jour plus tôt pour nous promener un peu en Alsace.

Cette fois-ci, la chaleur était accablante et nous n'avons parcouru que quelques rues avant de nous installer pour déjeuner à la terrasse ombragée d'une sympathique Winstube.

Nous venions juste de recevoir nos escargots à l'alsacienne lorsque deux couples parlant le néerlandais s'installent à la table voisine de la nôtre.

À peine étaient-ils assis que l'un des hommes nous propose en français et en montrant mon appareil posé sur le bord de la table, d'immortaliser notre couple face à ses "caricoles".

La chose faite, ils se plongent dans leur conversation et nous dans notre assiette.

Pendant toute la durée du repas, une question me turlupinait : d'où pouvaient bien sortir ces gens ? Bien que parlant un batave suffisamment classique pour que je parvienne au moins à comprendre de quoi ils parlaient, ils ne me semblaient pas avoir les intonations caractéristiques de nos voisins hollandais. L'ennui, c'est qu'il ne me semblait pas reconnaître non plus un des accents de nos compatriotes flamands.

Avant de les quitter, je me suis donc décidé à leur faire part de mon questionnement et leur réponse a immédiatement confirmé ce que je sais depuis longtemps : je ferais mieux de réfléchir au lieu de poser des questions stupides. Car où parle-t-on encore néerlandais ailleurs qu'aux Pays-Bas et en Belgique ?

En Afrique du Sud !

Ces joyeux drilles étaient nos compatriotes (une des dames était même née à Wemmel, un patelin voisin du nôtre) mais vivaient depuis des années tout en bas du continent africain. J'aurais dû y penser car à un moment, ils avaient parlé de diamants, mais comme à Anvers on travaille également ces pierres, je n'avais pas fait le lien.

Quoi ? Vous vous en foutez ? C'est la photo qui vous intéresse ?

Bon, c'est bien parce que c'est vous !

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2 octobre 2016

Chaud-bouillant

J'écris chaud-bouillant en référence à la catégorie du billet : "À chaud". La classification me semblait un peu... tiède.

Comme vous le savez (ou pas) j'ai acheté un petit portable à seule fin de pouvoir me connecter en vacances et d'y stocker des photos en attendant le retour (côté photos, je crains que ça ne soit pas saturé : les deux batteries de mon appareil sont tellement nases qu'elles permettent à peine de prendre une dizaine de clichés par charge).

Aujourd'hui, il est presqu'impossible de trouver une machine bon marché qui ne tourne pas sous Windows 10. J'ai donc fait la connaissance de ce merveilleux système d'une souplesse inouïe : bourré de programmes et d'applications inutiles et en majorité non désinstallables, impossibilité d'empêcher la mise à jour automatique, bidules accessibles seulement après ouverture d'un compte Microsoft, j'en passe et de meilleures...

Comme j'étais bien décidé à saquer dans les choses sans intérêt pour mon usage, j'ai installé CCleaner et procédé à une éradication massive de programmes et d'applis.

Bien vu ! La mise à jour automatique suivante a pris plus de deux heures et a réinstallé la majorité du bucht que j'avais enlevé !

Bon, j'ai trouvé sur internet une procédure pour éliminer définitivement leur nouveau navigateur, et une astuce pour stopper les mises à jour. N'empêche, pour un truc souple, c'est un truc souple  cette dernière arnaque de MS.

Et pour achever de me porter à ébullition, il y a un twist supplémentaire : sur ces trucs préinstallés, quelle qu'en soit la marque, le fabriquant vous colle un tas de bidules "maison" (avec également enregistrement à la clef) dont, là aussi, vous ne réussissez à vous défaire qu'avec difficulté. Elle est pas belle la vie ?

Bon, pour le suivant (si je survis jusque là), j'achète un truc tout nu et j'installe un Windows 7 de contrebande.

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22 mai 2016

Ça m'énerve !

Pour le petit-déjeuner, mon épouse prend du café et moi du thé et ça m'énerve... !

Pas que nous dûssions boire le même breuvage, ça je m'en fous, chacun ses goûts, sa liberté et toutes ces sortes de choses, n'est-ce pas...

Bon, pour le café (expresso), je peux comprendre : le remplissage de la coupelle filtrante avec une mesurette non arasée, le tassement de la mouture, l'entartrage plus ou moins prononcé de la pompe, c'est assez normal que le temps de remplissage de la tasse soit essentiellement variable. Ça, ça ne m'énerve pas puisque je comprends.

Non, ce qui m'énerve, c'est le thé ! Enfin, la préparation du thé et plus précisément le chauffage de l'eau pour la préparation du thé.

Je le réalise au four à micro-ondes. J'ai déterminé que pour amener le contenu de mon mug à 95°C, température préconisée par Twinings pour y plonger le sachet de thé vert au citron, il faut faire fonctionner le four à puissance maximale pendant deux minutes et dix secondes. Côté température, pas de problème. C'est le reste qui m'énerve !

Raisonnons calmement : si je dépose ma tasse au centre du plateau tournant, l'anse dirigée vers le côté gauche du four, que je règle le temps de chauffe sur une valeur toujours la même, que je ferme la porte et que je lance la machine, la vitesse de  rotation du plateau étant elle aussi toujours pareille, lorsque retentit la sonnerie annonçant la fin de l'opération et que j'ouvre la porte du four, la tasse devrait se trouver à chaque fois dans la même orientation. (Dans ma petite tête, j'imaginais que je pourrais ainsi déterminer dans quelle position je devrais l'installer au départ pour qu'à l'arrivée, l'anse soit tournée vers moi et que je n'aie qu'à la saisir sans devoir me brûler en faisant tourner la tasse pour me la rendre accessible).

Eh bien, bernique ! Elle ne s'arrête jamais deux fois dans la même position et, ça, ça, ça m'énerve !

Y a une faille dans le système et je me perds en conjectures :

  • le timer électronico-digital aurait-il un bug face à mon mug ?
  • le moteur d'entraînement aurait-il des à-coups ?
  • l'accouplement moteur/plateau aurait-il du mou à l'instar de mon genou ?
  • les chocs de démarrage et d'arrêt feraient-ils glisser la tasse ?
  • un phénomène paranormal serait-il à suspecter ?

Je vais établir un plan de bataille (un dossier d'étude avec programme et compléments de programme, comme dans mes anciennes activités). J'aurai le fin mot de l'histoire. Je vous tiens au courant !

Bon, où est donc passé mon bon vieux chronomètre Jaquet ?

chrono


20 mai 2016

Les rêveries du promeneur (de chien) solitaire - Silence

 

Cela faisait quelque temps déjà que les choses ne tournaient pas rond.

Ce n'était pas le temps, pareil à lui-même : variable, capricieux, aujourd'hui brûlant, demain glacial, féminin en un mot, comme il sied sous nos latitudes où ondule à la manière d'une danseuse orientale, le front polaire.

Ce n'était pas non plus le décor : immuable en gros mais infiniment changeant dans les détails, cycle naturel oblige.

Aujourd'hui, enfin, tout est rentré dans l'ordre : les avions ont repris leur ballet, le doux chant des réacteurs ponctue ma promenade toutes les deux minutes. Fini le silence angoissant qui régnait depuis le 22 mars. Tous est bien, je me sens enfin chez moi, à deux pas de Zaventem.

Le chien, lui, n'a rien remarqué, il file le nez au sol sur des pistes qui ne sont ni d'envol ni d'atterrissage.

P1080159 - Copie


31 décembre 2015

Walrus au rapport

Oui, je sais, c'est la troisième fois que j'utilise ce titre, mais bon, c'est quand même pas ma faute s'il y en a qui me demandent des comptes et vous connaissez ma paresse naturelle. Sans compter que le recyclage est dans l'air du temps, comme les tempêtes, les feux de forêts et les inondations.

J'avais (moi et ma grande gueule...) promis à Célestine, dans un commentaire sur un de ses blogs, un rapport circonstancié sur notre réveillon de Noël. Cette année, il se déroulait chez ma fille avec immuablement les mêmes personnes : ma fille, mon beau-fils, mes deux petites-filles, mon fils, ma bru finement pétillante (humour belge), le fils de ma bru, la mère de ma bru, mon épouse et moi.

Nous avions opté pour une version "participative" :

Pour les amuse-gueules mon épouse avait réalisé des verrines (purée de cresson, crevettes grises, oeuf de caille poché, sauce cocktail) et des flans aux légumes. Louise un potage au potimaron avec chips de jambon fumé, Emilie des macarons : coques colorées au Porto farcies au foie gras. Un peu de saucisson et quelques chips pour les irréductibles.

En entrées huîtres plates de Zélande pour les amateurs, saumon fumé pour les autres (presque tout le monde a pris des deux) puis foie gras de canard mi-cuit ou magret de canard fumé (ou les deux, cf supra). C'est nous qui nous en étions chargés, je m'étais même personnellement farci la préparation de la confiture de chicons (endives pour les Frenchies).

Comme plat : chapons cuits au four, accompagnés de carottes, chicons, champignons, marrons, pommes de terre en chemise farcies de leur chair travaillée au beurre au piment d'Espelette, sauce au miel de thym préparés par ma fille.

Fromages divers.

En dessert, rien de compliqué : un tiramisu de la maman d'Agata, des cupcakes de Louise, une glace aux litchis frais préparée par ma fille.

Notre fils s'était chargé des vins : Champagne brut réserve Duval-Leroy, un Pernand-Vergelesses blanc de chez Rollin, un étonnant côteaux du Roussillon assemblage regroupant les quatre cépage rouges locaux et donc dénommé "Quatre as".

Personne n'est resté sur sa faim. Même qu'il y en avait tellement qu'on a pu faire un bis à six le soir du lendemain, mon fils étant reparti avec les siens pour sa maison d'Ardenne.

Parmi les cadeaux échangés à cette occasion, j'en ai reçu un qui devrait intéresser Caro (vous savez qu'elle s'était déplacée jusqu'ici pour déguster un magnum de Schistes) : un magnum de Vacqueyras:

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Magnum dont l'étiquette ne manquera pas d'éveiller la curiosité de l'une ou l'autre lectrice de ce blog :

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2 décembre 2015

Comment n'y avais-je pas pensé ?

Hier, comme je ne trouvais rien de passionnant dans le programme télé (même sur Mezzo, ils donnaient un concert de jazz au Québec où un guitariste et un violonisteux nous réinterprétaient la vie en rose et le petit bal perdu) je demande à mon épouse si elle veut que nous regardions un DVD. Nous n'en possédons que quelques-uns dont la plupart destinés à nos petites-filles lorsqu'elles étaient plus jeunes.

En posant la question, je pensais à un concert Mozart de Cecilia Bartoli (quel tempérament !), mais en feuilletant l'album des DVD, je suis tombé sur "My Fair Lady". Celui-là datait de l'époque où ma femme ayant emmené les filles voir une représentation live de "Singing in the Rain" (un titre on ne peut mieux adapté à notre climat), Emilie s'était entichée de ces anciennes comédies musicales.

Dans ce film où brille une des plus charmantes productions de la région bruxelloise, à savoir Audrey Hepburn (elle est née à Ixelles), son professeur, un spécialiste en phonétique, lui fait, dans la version française, répéter la phrase suivante "Le ciel serein d'Espagne est sans embrun".

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Et c'est là que j'ai regretté de ne pas m'en être souvenu le jour où j'avais pondu ce billet sur la confusion entre les sons "in" et "un". Je crains que le professeur Higgins ne soit pas au bout d'en voir !


19 octobre 2015

Walrus au rapport

... et au Tréport. Tréport où nous sommes retournés pour tester ce dessert aux Saint-Jacques qui semblait tant vous intriguer vous aussi.

N'avaient pas de Menetou-Salon, mais leur Sancerre rouge n'était pas mal non plus.

Pour le reste (je répète mon commentaire à l'Adrienne : croustillant de Saint-Jacques aux pommes caramélisées, sauce caramel au beurre salé) je dois bien avouer une légère déception : les Saint-Jacques parfaitement cuites n'apportaient rien au reste du dessert et le reste du dessert n'ajoutait rien aux Saint-Jacques. Bref, une association un peu hasardeuse comme nous l'avions tous pressenti, pour ne pas dire craint.

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Pour rester honnête, il me faut avouer qu'il y avait quand même un petit plus à la chose : pour avoir le plaisir de vous faire mon rapport sur ce dessert, il nous a fallu ajouter deux euros au prix du menu.

Merci les gars !


13 octobre 2015

Il est un âge dans la vie où chaque rêve doit finir

... alors, bien que je n'y sois pas né, je suis allé revoir la Normandie.

Bon, j'ai fait au plus court, nous sommes allés au Tréport, la télévision française nous ayant fort opportunément rappelé que la saison de la coquille Saint-Jacques débutait avec le mois d'octobre. Et la Saint-Jacques, c'est comme l'asperge et la gorgée de bière : la première est toujours la meilleure.

J'ai donc garé la voiture de ma fille au sommet des falaises et nous sommes descendus en ville par le funiculaire. Parking et descente gratuits, ça change de la côte picarde (bon, pour tempérer votre enthousiasme, je signalerai quand même que le parking en ville est à 1,4 € de l'heure).

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Après avoir longé la plage, question de faire pisser le mouton chien, et marché jusqu'au pied du petit phare marquant l'entrée du chenal du port pour satisfaire un souhait de mon épouse, nous avons étudié soigneusement la carte des divers restaurants qui se succèdent le long du bassin d'entrée. Belle homogénéité dans les propositions et les prix. Il nous a donc fallu choisir au feeling celui qui aurait le privilège de nous servir son menu Saint-Jacques à tous les plats et nous mettre à l'abri d'un vent qui se révélait de plus en plus violent.

C'est peut-être le décor assez kitch et un brin "mille et une nuits" qui a décidé mon épouse à pousser la porte des "comptoirs de l'océan".

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Les coquilles étaient impeccables, en carpaccio, en feuilleté ou poêlées et le Menetou Salon (rouge) n'avait pas été, contrairement au Saumur Champigny de dimanche au Hourdel, enté sur un porte-greffe de chêne-liège. Le dessert, une salade de fruits sous sabayon gratiné, était étonnant mais tout ce qu'il y a de comestible et même le café était buvable, c'est vous dire.

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Faudra peut-être bien qu'on y retourne au Tréport, parce que j'ai repéré un autre resto où même le dessert était à base de Saint-Jacques.

Intrigué je suis...


12 octobre 2015

Bête de Somme

Bon, va falloir s'y mettre, l'Adrienne m'a sommé de vous pondre un billet, vu que je me trouve en Baie de Somme. Si si, elle trouve ça très drôle.

Y en a qui pensent que cette Baie de Somme serait l'embouchure d'un fleuve, d'autres qu'il s'agirait d'une partie de la côte d'un département. Je n'ai pas pu trancher entre les deux théories, la brume m'empêchant de voir quoi que ce soit. Mais de toute façon, ils sont tous dans l'erreur, m'en vais vous dire, moi d'où provient cet étrange vocable !

J'ai parcouru tous les patelins de l'endroit, feux de brouillard allumés, au volant de la voiture de ma fille (qui a conservé la mienne pour ne pas interrompre pendant quinze jours l'apprentissage à la conduite automobile d'Emilie, apprentissage qu'elle veut faire sur une voiture à boîte manuelle).

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Toutes ces charmantes localités partagent une intéressante caractéristique : le stationnement y est payant sur toute l'étendue de leur territoire, même (pour ne pas dire surtout, au vu de la foule qui s'y presse alors) le dimanche.

Petit aperçu des tarifs horaires :

  • Cayeux-sur-Mer : 0,85 €
  • Le Hourdel : 1 €
  • Saint-Valéry sur Somme : 1,5 €
  • Le Crotoy : j'ai pas osé m'arrêter au vu de la progression des tarifs avec celle de mon déplacement vers le nord.

Si bien qu'au bout d'une journée d'exploration, votre périple vous aura coûté une belle somme rien qu'en stationnements, cqfd.


11 juin 2015

Chien perdu avec collier

Hier, j'ai paumé le chien !

Comme j'ai promis à Coumarine de pondre un truc aujourd'hui, je vais vous raconter ça.

Hier donc, le chien, comme (presque) chaque jour, m'emmène parcourir le domaine des Trois Fontaines.

Pour être rigoureux, je dois spécifier que ce chien est une chienne (comme ma vie, particulièrement depuis qu'il est là) mais je préfère utiliser l'appellation générique et je l'appelle "Le chien". Dans la meute familiale, la hiérarchie est clairement établie : mon épouse est la maîtresse du chien et moi, j'en suis l'esclave.

Dans ce parc, je laisse courir le chien en liberté et ne l'attache que si nous devons croiser un autre chien lui-même tenu en laisse. Ses sports favoris sont l'un, de chercher un bâton qu'il me demande de lancer et qu'il me ramène dans le but de recommencer l'opération, l'autre, de creuser dans les mottes de terre rejetée par les taupes. Jamais aucun de mes chats ne s'est livré à des activités aussi stupides : les chats ont leur dignité quand même.

Après avoir fait le tour de la grande prairie par le nord, nous sommes arrivés près de ce banc d'où l'on peut jouir de la vue sur les étangs en bordure du canal de Willebroek. Ce banc était occupé par deux dames entourées de quatre chiens.

Dès qu'ils ont aperçu le mien, ils s'en sont approchés. Ils ont alors organisé un match poursuite en circuit fermé jusqu'à ce que le mien se jette dans la descente d'un chemin couvert de mulch. Ils se sont rapidement retrouvés hors de vue malgré les cris de rappel de leurs accompagnateurs.

Comme je n'entendais plus que des aboiements en contrebas, j'ai commencé à descendre le chemin par où ils avaient disparu. C'est alors que le premier chien des dames (le plus grand) est réapparu par un autre sentier plus étroit que j'ai aussitôt emprunté.  J'ai croisé dans ma progression les deux suivants classés par ordre de taille.

Lorsque j'ai débouché, en bas de la pente boisée, sur le chemin bordant les terrains de tennis, je n'ai trouvé que le quatrième, une sorte de mini-bouledogue brun (je ne suis pas expert en races canines) haletant et crachotant sous l'effet de sa course effrénée de court sur pattes. Mon chien, lui, avait disparu.

J'ai battu les taillis en l'appelant : rien.

Derrière le tennis, je tombe sur un mec, accompagné lui aussi d'un grand chien, qui me dit croire en avoir vu un petit grimper "volle speed" le raidillon menant à la vieille chapelle. J'emprunte la chose et parviens à l'édifice : pas de chien. Les filles et leurs quatre chiens se trouvent en contrebas. Je dévale en claudiquant la pente herbue pour les rejoindre : elles n'ont rien aperçu non plus et promettent de continuer à chercher.

En désespoir de cause, je remonte à l'endroit où la poursuite a commencé : rien.

J'appelle mon épouse pour lui annoncer, avec les ménagements d'usage, qu'elle vient de passer brutalement à l'état d'ex-propriétaire de chien et décide de retourner à la voiture. Après quelques dizaines de mètres, j'entends un concert d'aboiements à plusieurs voix dans la direction opposée. Je fais donc demi-tour et retombe sur les filles et leurs chiens, mais toujours pas sur le mien. Ces dames prennent des airs contrits en me disant qu'elles se sentent coupables de la disparition de ma bête. Je leur réponds que ce n'est la faute de personne, que c'est la vie et je continue mon chemin vers le parking par l'autre côté du parc.

Quand je parviens à la voiture, le cabot m'attend, sagement assis à côté de l'engin. Comble, je sens que s'il pouvait parler il me dirait "Ben t'en as mis un de temps !"

Je le vois bien à son air narquois.

Je me réinstalle dans mon rôle de chauffeur de Mademoiselle. L'esclavage reprend. Pendant une demi-heure j'ai rêvé d'être redevenu un homme libre. Ce sera pour une prochaine fois !

 

caramba


30 mars 2015

מְדִינַת יִשְׂרָאֵל

Ma première rencontre avec l'état d'Israël date de l'époque où ma fiancée rédigeait son travail de fin d'études sur le livre "Le dernier des Justes" d'André Schwartz-Bart, livre extrêmement controversé s'il en fût. Mais là n'est pas mon propos.

À l'époque, la propagande du nouvel état se plaisait à souligner, dépliants didactiques à l'appui, la totale égalité dont jouissait en son sein la population palestinienne.

D'où vient donc dès lors qu'en mai 2009, j'aie pu découvrir sur les murs de Citta di Castello cet étrange graffiti ?

Citta di Castello-0049

Bon, ben la réponse est en italien dans le texte : involuzione.

Pourquoi je vous parle de ça ?

Ben parce que demain (ou peut-être même aujourd'hui, vu l'heure où je suis en train d'écrire) l'équipe nationale de mon pays rencontre celle d'Israël en tour préliminaire de la coupe d'Europe de foot.

Et c'est là que m'assaillent quelques questions :

  • Si les Belges battent les Israéliens, ne va-t-on pas crier à l'antisémitisme ?
  • Pourquoi les Israéliens participent-ils à la majorité des compétitions européennes, y compris l'ineffable concours Eurovision, et pas les Palestiniens, les Jordaniens, les Libanais, etc ? Discrimination ?
  • La visite aussi rapide que touristique de l'équipe belge au cœur de Jérusalem avait-elle pour but de s'entraîner devant le mur des lamentations à excuser son éventuelle défaite ?

Bon, vous tracassez pas trop, il y a longtemps que le foot me laisse indifférent et que je me suis fait une religion sur l'état sioniste.


25 novembre 2013

Les trois sœurs

Voilà trois semaines aujourd'hui, mdqltpv*, j'assistais avec mon épouse aux funérailles du mari d'une de mes cousines. Funérailles est impropre puisqu'il s'agissait d'absoutes, de crémation et de dispersion, mais là n'est pas mon propos.

Nous constations une nouvelle fois, mes cousines et moi-même, que nous ne nous rencontrions pratiquement qu'en de telles circonstances et nous nous promettions une fois de plus de remédier à ce triste état de fait, avant que les funérailles de l'un d'entre nous ne se retrouve le prétexte de la prochaine réunion. Les probabilités en ce sens vont croissant : personne ne rajeunit, nous n'avons bien sûr plus de parents et je suis le seul encore pourvu d'un conjoint mais ça ne vaut pas, vous connaissez la propension des femmes à survivre à leur(s) époux.

Ces cousines sont trois, d'où mon titre. Titre qui, votre immense culture oblige, vous évoque immédiatement Tchékhov, même si, comme moi, vous n'avez jamais vu ni même lu cette pièce (Bon, ça, c'est arrangé. C'est quand même pratique Internet (et qu'est-ce que c'est chiant la lecture d'œuvres théâtrales, surtout de Tchékhov)).

Sans en avoir jamais lues, mais pour avoir vu les couvertures des éditions de poche de ses œuvres ou les affiches de leurs représentations, j'imaginais que le monde de cet auteur baignait dans la quiétude, la douceur d'un farniente aux accents russes et j'associais volontiers cette ambiance à l'image de mon trio de parentes. J'aurais peut-être pas dû lire la pièce, ça gâche un peu mes impressions maintenant !

Bien sûr, elles ne sont pas russes (encore que...) mais en dignes Namuroises au parler à la fois chantant et traînant, elles évoquent le calme et la douceur. L'aînée a la voix un soupçon voilée, juste ce qu'il faut pour la rendre encore plus caressante. La suivante, férue d'astronomie, ex-mannequin québécois mais que ne rebutent pas les travaux de la construction, reste une belle femme malgré ses quatre-vingt piges. La dernière qu'un rien étonne ou émerveille, même si elle a son caractère, est ma préférée, c'est que nous sommes très proches en âge, si bien qu'un beau jour, même ...

Oui, ça leur va comme un gant cette image que j'avais de l'œuvre de Tchékhov...

 la ceriseraie

Coïncidence, c'est justement sous le cerisier de son jardin qu'on a dispersé (les cendres de) Roger.

 

* "Mon dieu que le temps passe vite !"
J'utiliserai à l'avenir des abréviations, comme il est de coutume dans l'e-monde, en lieu et place des expressions et poncifs de circonstance tout faits et rebattus au fil des blogs comme une vulgaire madeleine à Marcel...


5 juillet 2013

Individualistes forcenés

On en dit des choses à propos des Belges !

  • qu'ils ont une brique dans le ventre
  • qu'ils sont cons
  • qu'ils sont individualistes

J'en passe des tonnes, mais celles-ci suffiront à mon propos : petite démonstration du bien fondé  des trois caractéristiques que je viens de citer, cumulées pour la circonstance.

En me rendant à ce marché de Wemmel dont je vous parlais dans mon billet précédent, j'ai pris la photo suivante, résumant bien la conception locale du mur mitoyen :

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