Canalblog Tous les blogs Top blogs Lifestyle
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU
Entre nous
Publicité
1 octobre 2021

Bingo !

 
Il y a quelques années, notre fille nous avait offert un Bongo.

Quoi, les voisins ?

Ah non, vous vous méprenez, nous n'habitons pas la maison voisine de celle de l'Adrienne !

Il s'agissait d'une sorte de bon valable pour deux repas dans un resto étoilé :

bongo

Au bout de sa période de validité, nous avions dû demander sa prolongation (moyennant frais de...) et lorsque voici quelque temps nous avons reçu un message nous signalant que le bon atteindrait sa date de clôture en décembre, nous avons décidé d'agir : nous avons réservé une table dans un établissement de Braine l'Alleud.

Pour nous y rendre ce matin, nous avons introduit son adresse dans notre GPS et nous sommes conformés aux instructions de la machine, ce qui nous a menés droit à une rue barrée par des travaux. Nous avons essayé de contourner l'obstacle par la droite et après quelques circonvolutions, nous sommes retrouvés au même endroit.

Nous avons donc fait demi-tour et au premier rond-point rencontré nous nous sommes écartés de l'itinéraire initial, jusqu'à ce que la machine nous en propose un, différent du premier, ce qui nous a permis d'explorer en long et en large une grande partie du patelin avant de parvenir enfin à proximité du restaurant situé dans une petite rue interdite aux voitures entre la place de l'église et celle de la maison communale... où avait lieu un marché !

Nous avons fini après quelques nouvelles circonvolutions dans le quartier par dégoter une place, juste à temps pour l'heure de notre rendez-vous. C'est là que je me félicite d'avoir pour devise "Il vaut mieux être une demi-heure à l'avance qu'une minute en retard".

Les choses se sont ensuite déroulées normalement jusqu'à la réception de l'addition (le Bongo ne comprend en effet pas les boissons).

C'est là que je suis tombé sur une puissante incitation à la consommation de boissons alcoolisées puisque si les 75 cl de Menetou Salon nous  étaient comptés à 49.5€, le demi-litre d'eau gazeuse atteignait lui les 55.

La patronne a néanmoins consenti à placer correctement la virgule en me félicitant pour mon regard d'aigle...


 

Publicité
28 octobre 2021

À pas menus

 
L'autre jour au restaurant nous commandons deux menus "Tout cuit".

Ce menu est annoncé comme ceci :

Bigorneaux, bulots, crevettes grises, 4 crevettes roses, 3 langoustines, ½ tourteau ou ½ araignée de mer, ½ homard.

Quand le plateau débarque nous constatons qu'il nous a été servi :

Bigorneaux, bulots, crevettes grises, 4 crevettes roses, 3 langoustines, ½ tourteau et ½ araignée de mer, ½ homard.

IMG_20211026_122432

Escrocs !


 

29 juin 2020

No trespassing !


C'est ce que s'exclame l'Adrienne dans un de ses commentaires sous son billet du jour.

Ça m'a rappelé que quand nos enfants étaient jeunes lors d'un séjour à Aldeburgh nous avions quitté la digue de la Alde, la rivière locale, pour emprunter un sentier qui, à travers les marais puis la cour d'une ancienne briqueterie, nous avait ramenés sur la route reliant Aldeburgh à Gromfold.

Ce n'est qu'en débouchant sur cette route que nous avons constaté que l'entrée de la dite cour était ornée d'un des panneaux d'avertissement les plus répandus en Grande-Bretagne :

tresp

Ce que les enfants avaient traduit par "Les trépassés seront persécutés", ce qui les avait plongés dans un abîme d'étonnement.

Je leur ai donc donné la vraie traduction "Les intrus seront poursuivis", ce qui, au vu des circonstances, ne les avait qu'à moitié rassurés.


5 mars 2014

Nuit agitée

Je ne sais pas si c'est le Cannonau, la grappa, le ristretto ou l'effet combiné des trois, sans parler de celui du Zabaglione, mais j'ai eu une nuit plutôt agitée.

Je vous passe la séquence où j'ai dessoudé au fusil un mec dans un centre commercial, puis, enchaînement fatal déjà décrit ailleurs, toute une cohorte de flics venus pour m'arrêter.

Je tairai également celle de ma réception grandguignolofrancmaçonnesque au sein d'une famille de "l'honorable société" (le Cannonau n'est pourtant pas un vin sicilien...).

Non, ça c'est mon lot quasi quotidien.

Je vais vous parler de celle qui est un peu plus connectée avec ma vraie vie et où je devais tenter de synthétiser les résultats d'une recherche effectuée par un savant fou dans un labo fourré au fond d'un puits creusé à la main dans le coin d'une pièce au fouillis indescriptible et dont le centre était occupé par une énorme table tellement encombrée que celle du bon docteur Zigmund aurait pris des allures d'étendue désertique  à côté.

Cette table était couverte de feuillets de papier au format bizarre, comme si elles avaient la largeur d'un A6 et la longueur d'un A4. Ce qui leur donnait l'aire d'un A5 (soit un trente-deuxième de mètre carré) sans en avoir le format (ou l'air, si vous préférez).

Comment, vous ne connaissez pas la norme DIN en question ? C'est très simple : le format DIN A0 a une surface d'un mètre carré et le rapport de sa longueur à sa largeur est la racine carrée de deux, rapport qui a la propriété de se maintenir pour le format obtenu en coupant la feuille en deux au milieu de sa longueur et ainsi de suite à l'infini (ou presque).

Un petit dessin ?

A0

Bon, ça c'est fait !

Ces bandelettes hors norme étaient couvertes d'une écriture serrée, enrichie de petits dessins (vous savez, ceux qui valent mieux qu'un long discours mais ne vous épargnent néanmoins pas celui-ci) et de formules mathématiques. Paradoxalement, je n'y ai vu aucune équation chimique, ce qui me fut un grand soulagement, car en dépit de ma formation, je crains d'être aussi nul dans cette branche qu'en mathématiques, c'est vous dire.

Certaines de ces bandes semblaient encore superposées dans un ordre logique, mais la majorité qui avaient dû l'être aussi à l'origine, semblaient avoir fait fonction de terrain de jeu pour une smala de chatons.

Horrifié par l'ampleur de la tâche, je me suis mis à la recherche de thé ou de café, mais n'en découvrant nulle part, j'ai décidé de prendre ma voiture pour aller en acheter et c'est là que je me suis retrouvé dans le centre commercial du début du billet.

Vous l'avez échappé belle, hein ?

3 mai 2013

Un petit détour sur le retour...

Après notre promenade jusqu'au bout de la rive droite de l'Aa (nous n'avons pas trouvé utile de nous farcir la rive gauche à Grand-Fort-Philippe), nous sommes revenus nous restaurer dans une des brasseries de l'endroit (accueil 8/10, cuisine 6/10). Puis, nous avons fait deux fois le tour du patelin : un fois pour trouver une pharmacie, une seconde pour revenir à la boulangerie au début du même sens unique.

Pris d'une inspiration subite, je dis à mon épouse "Nous allons aller voir Bray-Dunes".

Bray-Dunes, c'est le premier patelin français succédant à La (De) Panne sur la côte de la Mer du Nord, c'est là que Souchon entend des flonflons. Je n'y étais plus allé depuis ma prime jeunesse, époque où nous prenions nos vacances à La Panne et où nous nous y étions rendus à pied le long de la plage : il n'y a qu'environ deux kilomètres de trajet. En ce temps-là, Bray-Dunes était un tout petit patelin et avait été durement touché par un raz de marée en 1953.

J'ai donc été surpris de me trouver aujourd'hui dans une sorte de prolongement de la côte belge avec digue de mer lourdement construite et tout un patelin tourné presqu'exclusivement vers l'exploitation touristique. Nous n'y avons pas fait long feu, juste un petit tour sur la plage où, le vent n'ayant pas faibli, les chars à voile s'en donnaient à cœur joie.

Quittant cet endroit, nous pensions reprendre l'autoroute pour rentrer chez nous, mais dans le rond-point d'accès à cette dernière, nous avons aperçu un pannonceau indiquant la direction de La Panne et nous avons décidé de faire le détour (un solide détour, soit dit entre nous).

Chemin faisant, nous avons rencontré d'autres pannonceaux signalant la présence d'un hôtel de ville du 16ème siècle dans Hondschote. Nous y sommes allé voir. Étonnant ! Un petit patelin calme et un bâtiment de style typiquement flamand, un peu comme un morceau de Bruges transplanté en France. Bruges dont la bâtisse portait d'ailleurs les armes.

Continuant notre route à travers les polders, nous avons rejoint Adinkerke, patelin belge voisin de La Panne et célèbre pour son parc d'attractions "Plopsaland". C'est là que nous sommes tombés sur le seul vrai embouteillage de la journée. Embouteillage provoqué pour moitié par une bande de zigotos en jeeps, ambulances, command-cars, déguisés en GIs et confondant dans leur reconstitution Adinkerke et Arromanches. Pour l'autre moitié, il s'agissait d'une colonne de voitures immatriculées en France faisant la queue en attendant de trouver une place dans les parkings de deux magasins vendant des cigarettes...

Doivent faire une drôle de tête les buralistes français du coin !

 

Bray-Dunes  Hondschote Hondschote
Bray-Dunes                       Hondschote           Armes de Bruges

Hondschote  Hondschote  Câline
Hondschote                   Hondschote                      Ça souffle !


Publicité
25 novembre 2011

Coïncidence

Tout ça, c'est la faute d'Adrienne !

C'est elle qui m'a amené à suivre le blog de Margotte. Ce matin donc, en lisant un billet de cette dernière consacré à "L'Atelier Noir" d'Annie Ernaux, je me posais une question : "Mais où Margotte va-t-elle donc chercher le temps de lire autant de bouquins ?"

Et moi, quand je me pose des questions, je cherche des réponses, j'échafaude des hypothèses : elle doit avoir une profession liée à la littérature ou au monde de l'édition (ou elle est simplement une riche dilettante, en plus d'une riche nature).

Pour vérifier cela, j'ai pensé que, peut-être, dans la colonne droite de son blog, figurerait un lien, comme il s'en trouve souvent, vers une page de présentation de l'auteur(e). J'ai donc parcouru la dite colonne de haut en bas...  en vain.

Ce faisant, je suis parvenu au bas de la page courante et là, ô stupeur (mais pas de tremblements), j'ai découvert, succédant à un énorme blanc dans la colonne principale, cette photo :

Margotte

Déjà vu !

Mais où ?

(Ça, c'est un de mes jeux anti-Alzheimer favoris)

J'ai trouvé assez vite : La Rochelle, 20 octobre 2005, quatorze heures trente-neuf... ouais, la date et l'heure viennent des propriétés du fichier jpeg, faut pas rêver non plus !

Une œuvre en bronze de Bruce Krebs scellée dans le soubassement d'un mur entre l'extrémité de la rue des deux Moulins et l'écluse mettant le pipi d'eau (sale) sortant du Parc en communication avec l'Atlantique (ou le Pertuis d'Antioche, c'est comme il vous plaira).

Comme vous semblez apprécier les machins qui défilent, je vous en colle un autre, preuve de cette coïncidence :

 

Quant au mystère Margotte, il reste entier... Mais finalement, n'est-ce pas mieux ainsi ?

 

Sérieusement, je crois qu'elle est dans l'enseignement, vu qu'elle participe à l'action contre le dénu(d)ement de l'école  ;o)
Ou alors, elle est vachement concernée par l'avenir de l'éducation simplement parce qu'elle est une fille bien, et le mystère perdure.


17 juin 2012

A House in the Clouds

Pour nous loger à neuf (je parle du nombre, pas de l'état du logement) au voisinage d'Aldeburgh, notre fils avait dégoté un cottage dans un petit patelin dénommé Thorpeness.

120410-0134

À l'origine minuscule port de pêche plus réputé pour la contrebande que pour la pêche, le village a vécu une histoire récente assez particulière : l'entièrete du domaine a été achetée en 1910 par un magnat écossais des chemins de fer qui en a fait un village de vacances avec countryclub,  golf, tennis, piscine et étang de canotage, réservé à l'usage de ses amis.

Aujourd'hui, il a été rendu au public (vendu en grande partie pour régler la succession de l'original)  mais a conservé cet aspect de village de vacance début vingtième siècle.

120410-0189120410-0146

120410-0135120410-0186

Incidemment le cottage que nous occupions est celui à la porte bleue figurant sur la dernière photo (comme ça, Val sait tout. Val aime tout savoir et surtout tout voir, c'est pour ça qu'elle aime les photos "cliquables"). Passons...

Lorsque vous canotez sur le vaste étang prévu à cet effet (en évitant comme je l'avais fait voici bientôt quarante ans, manœuvrant à la gaffe une barque à fond plat, d'avoir à choisir entre lâcher cette gaffe fichée dans la vase du fond et n'avoir plus que vos mains pour ramer ou  rester suspendu à la dite gaffe, le choix ayant été vite fait car le bout de l'embarcation approchait dangereusement. Mais mon avertissement est finalement inutile, j'ai remarqué qu'ils ne louent plus de barques à fond plat), lorsque vous canotez, donc,

120413-0028120413-0019

 

 

 

 

 

 

vous apercevez une étrange construction dominant le village :

120413-0039120413-0037

 

 

 

 

 

 

Si vous vous rendez jusque là (après avoir remisé les bateaux, car elle se trouve sur la terre ferme), vous constatez qu'elle voisine un moulin à vent :

Moulin Thorpeness

C'est qu'initialement, cette construction était le château d'eau du village d'agrément et que l'original avait eu cette idée pour dissimuler l'inesthétique réservoir à la vue des résidents. Le moulin, lui, servait à pomper l'eau d'un puits pour alimenter le réservoir. Aujourd'hui, la cuve a été démontée et vous pouvez louer cette résidence originale pour vos vacances.


16 septembre 2009

Infidèle

Notre fille, dans sa toute tendre enfance, nous avait émus (presque) aux larmes en déclarant "Quand je mourrai, je veux être enterrée avec ****". J'ai oublié le nom qu'elle donnait alors à son doudou favori.

Comme nous déménageons - comment ça "On va le savoir !" ? - et que nous avons conservé la peluche, hier, nous avons proposé de la lui restituer.

Air consterné de l'intéressée !

Bien des adultes ne méritent guère les enfants qu'ils ont été.

Doudou

 

Post Scriptum

Si le contenu de mon billet s'était révélé conforme aux perspectives alléchantes générées dans votre esprit par son titre, je l'aurais, il va sans dire (et bien mieux encore en le disant), classé dans la catégorie "Alors, Val ?" ou, à défaut, dans "Je me souviens".


11 août 2009

On apprend tous les jours

En triant le contenu d'un des deux garages que nous occupons, je tombe sur quelques livres que je pensais avoir déjà mis aux vieux papiers. Et parmi ceux-ci, deux en particulier retiennent mon attention.

Un, en deux volumes, de Bernhard Bavink (un auteur suisse) : "Conquêtes et problèmes de la science contemporaine". Il datait déjà un brin lorsque je l'ai lu, fin des années soixante. Néanmoins, les questions éthiques soulevées dans le deuxième volume me semblent toujours d'actualité. Cela aurait pu être drôle de le relire, mais nous sommes un peu débordés et je l'ai donc mis pour de bon aux vieux papiers.

L'autre est plus étrange encore : c'est un livre de chimie, un "Précis" pour l'être (précis). Il est d'un certain Joly, est daté de 1909 et constitue déjà une huitième édition (revue). On n'y parle certes plus de phlogistique, mais il est encore fortement empirique. Les illustrations sont constituées de gravures dont je subodore qu'elles devraient enchanter Papistache.

Scan013

Je sais comment il est venu en ma possession : c'est mon oncle, ouvrier métallurgiste ne parlant que le wallon qui me l'avait donné. Ce que j'imagine mal, c'est où lui-même l'avait dégoté. Je ne peux plus lui poser la question, il est décédé le mois dernier. Ça m'intrigue pourtant car les premières pages portent un étrange cachet, cachet qui a piqué ma curiosité, si bien que de fil en aiguille j'ai appris non seulement où se trouve le département de l'Aube, mais j'ai même vu sur des photos satellite que le camp est toujours là et que son terrain de manœuvres est bien plus étendu que le patelin lui-même.

On apprend tous les jours !

Scan012


14 décembre 2009

Heureux anniversaire Valérie !

Val_rie

Je suis assez satisfait de moi : j'ai trouvé cette astuce pour augmenter la fréquence des parutions sur ce blog ! J'espère que tu apprécieras.

Je ne sais trop pourquoi, il m'a semblé que le chèvrefeuille, avec son doux et entêtant  parfum de miel, collait bien à l'image que je me fais de toi. Je te fais la bise et te souhaite mille choses agréables pour ton anniversaire.


29 septembre 2009

Bleu

La précipitation nuit en tout, c'est bien connu.

Vous vous rappelez qu'il n'y a pas très longtemps, j'avais répondu à un tag d'Aude. Il s'agissait de photographier des objets bleus.

Dans ma hâte à répondre à ce défi, je m'étais contenté de photographier des objets se trouvant sur mon bureau.

Une chose m'avait alors échappé : je fus moi-même un (sale) bleu ! Et le croirez-vous ? J'avais une photo de cette époque !

Je me demande pourtant si l'avoir retrouvée est vraiment une si bonne idée, la mélasse et les plumes, ça fait toujours bêtement rire le peuple !

Bah, ne dit-on pas que le ridicule ne tue pas ? Mais il fait grossir, j'en suis la preuve (sur)vivante.

Scan041


5 septembre 2009

Blues (and Royal)

Malgré mon déménagement et parce que c'est Aude qui m'a tagué et qu'elle ne me pratique pas depuis assez longtemps pour savoir que je n'aime pas trop ça, je vais m'exécuter. D'abord l'image obligée :

blues

Ensuite, les sept objets bleus requis (j'ai même pas dû quitter mon bureau pour les photographier)


P1030699
Mon lecteur de cartes mémoires
(d'accord, on devine à peine qu'il est bleu)



P1030700
Ma lampe de bureau, vue du dessus

P1030704
Le bouchon de ma bouteille de Valvert

P1030705
Une gomme datant de plus de trente ans
(et qui a échappé aux filles)


P1030706
Le compteur kilométrique de ma bicyclette

P1030707
Le CD du driver de ma connexion infrarouge

P1030698

Le compte est bon !
Ah oui, vous vous demandez ce que c'est ?
Le reflet de la diode du connecteur du cable USB
de mon imprimante sur le store vénitien métallique.


Voilà. Pour le reste, selon une bonne vieille habitude, je ne taguerai personne en vertu du vieil adage "Ne fais pas à autrui ce que tu ne veux pas que l'on te fasse". Mais que cela ne vous empêche pas de jouer si vous vous sentez inspirés par le jeu.


12 octobre 2008

JdJ 15

Plus de jeu, comme annoncé lors du dernier JdJ, juste une énumération qui vous fera comprendre mon silence de ces derniers jours.


Il est trop plat, trop brut, il est sans finesse. Tâchons de penser à quelque chose de plus coloré. Hum... Je ne sais pas... peut-être quelque chose comme le Peuple de l'Esprit.

Auster001

Pas emballé, la bonne vieille mise en boucle temporelle, faudra que j'essaie un autre. Joe Krapov  me fait nettement plus d'effet !

- - - - -

Il avait été jeté à Paris et le monde des puissants devenu le sien n'était la conséquence d'aucun choix volontaire. Il en avait très vite éprouvé les limites. Les grandeurs d'établissement ne lui en remontraient guère; le crime y tissait ses toiles comme ailleurs.

Cadavre001

Celui-ci est bien dans la note des "Défis du samedi", encore plus emberlificoté que les précédents.

- - - - - -

Erika ouvrit un dossier et posa des papiers sur la table qu'elle poussa vers Harriet Vanger avec un chèque du montant exact annoncé par Harriet. Elle parcourut le contrat du regard. Sans un mot, elle prit un stylo sur la table et signa.

Mill_nium002

Dommage que le jeu soit terminé, Kloelle aurait reconnu le deuxième volume encore plus facilement que le premier ! Pas de commentaire, je viens de commencer. Donc, si vous ne me voyez plus pendant quelques jours...


5 juillet 2009

Grosse paresse

"À propos Walrus, j'aimerais bien connaître la plus précieuse de vos inventions (à vos yeux, bien sûr)".

Voilà ce que répondait Papistache à un commentaire que j'avais laissé sur son blog. Lequel commentaire disait : "Vous avez parfaitement raison : la paresse rend ingénieux. C'est elle qui, bien plus que tout le reste, fait progresser l'humanité."

Je dois bien avouer, en réponse à sa question, que je n'ai pas inventé grand-chose. Sans doute ne suis-je pas encore tout à fait assez paresseux. Une anecdote m'est néanmoins revenue en mémoire.

Lorsque mon épouse et moi-même avons convolé, nous n'avions pas encore, malgré cinq ans de fiançailles (et le fait que nous nous connaissions depuis toujours), réglé le délicat problème du "qui fait quoi" lors de la vaisselle. Je précise qu'à l'époque, les lave-vaisselle étaient rares et  absolument hors de prix. Et le fait de n'être que deux (ça n'a pas duré longtemps, seule l'irruption de la pilule contraceptive nous a sauvés de la famille nombreuse) ne prêchait pas en faveur d'un tel achat.

Il va sans dire que nous lorgnions tous deux le même rôle, celui de laver plutôt que d'essuyer. Nous avons donc fini par tirer au sort nos rôles respectifs. J'ai perdu.

Nous disposions à l'époque d'un évier double muni d'un plan incliné d'égouttage. J'ai donc acheté un égouttoir, si bien que mon épouse sortait la vaisselle du bac de rinçage rempli d'eau très chaude et la déposait sur l'égouttoir. Il ne me restait à essuyer que les grosses pièces, casseroles, plats et poêles.

C'est pas de la créativité ça ?

_gouttoir


24 juin 2009

The day after

Quand, comme hier, après quelques journées maussades, surgit un jour resplendissant où éclatent toute la beauté et toute la richesse de la nature, invariablement me revient en mémoire le titre du premier chapitre d'un roman-feuilleton qui paraissait dans mon hebdo-jeunesse favori : "Le dernier beau jour de la terre".

C'était dans les années cinquante.

À l'époque, le futur absolu était l'an 2000. Avant de nous conter l'invasion de notre bonne vieille terre par des extra-terrestres, l'auteur nous décrivait notre planète dans la première année du siècle actuel. Ce ne devait pas être un très grand visionnaire, car de ce qu'il nous annonçait pour 2000, je n'ai rien vu advenir, sauf, bien plus rapidement d'ailleurs, les petits parapluies-cloches transparents (loué soit le PVC bourré de plastifiant).

Je trouve bien évidemment étrange d'associer un beau jour au fait qu'il puisse être le dernier mais que voulez-vous, c'est incontrôlable, une sorte de réflexe conditionné. Inquiétant donc, puisque je pense comme le chien de Pavlov bavait. À noter que Pavlov parlait de réflexe conditionnel et non pas conditionné.

Mais en réfléchissant à la question, ce n'est pas plus mal, finalement, d'avoir ce genre de pensée automatique qui m'incite à profiter pleinement du bonheur présent. Car si ce beau jour n'est sans doute pas le dernier de la terre, il pourrait très bien être le mien !

paracloche


13 juillet 2009

Collègues

Hier, le Papistache me demandait comment j'étais considéré par mes anciens collaborateurs.

J'ai retrouvé un collage que ceux de 1989 avaient déposé sur mon bureau à l'occasion de la nouvelle année. L'arrière était pourvu d'un pied permettant de le faire tenir debout.

Vous me reconnaîtrez sans doute difficilement, il me restait quelques rares cheveux à l'époque et je n'étais pas encore bourré de cortisone.

Je vous invite, comme Papistache, à tirer les conclusions que vous inspire cet immortel chef d'œuvre... et à me les transmettre en commentaire.

Amusez-vous bien !


1989


15 juin 2009

Vous connaissez Guernsey ?

Non ? Moi non plus, mais ça va changer. Enfin, si j'en crois la quatrième de couverture du roman que je viens d'acheter.

Bien que je ne l'aie pas encore commencé, j'ai abandonné toutes affaires cessantes le récit de mes aventures italiennes pour vous en parler.

Comme je ne l'ai pas encore lu, je ne l'ai pas non plus classé dans la catégorie des JDJ et d'ailleurs pour cette catégorie, je dois avoir une bonne dizaine de bouquins de retard.

Dans ces conditions me direz-vous, pourquoi vouloir en parler ?

Le titre !

Le titre qui m'a immédiatement fait penser aux Défis du samedi.
Le titre qui m'a semblé si alléchant.
Le titre que je n'aurais pas pu imaginer (c'est vous dire).
Le titre qui m'a fait l'acheter immédiatement pour vous le faire voir, même si je ne devais jamais lire le roman, même si je devais le jeter après l'avoir photographié.

Le titre, quoi !

Et, quel est-il ce titre me demandez-vous...

Allez,  je serai bon prince, je ne vous ferai pas attendre à demain. Ce titre, le voici :

Patate001


25 décembre 2007

L'originale

Voici l'original de la photo du bandeau du blog :

Meise

Votre oeil de faucon n'aura pas manqué de distinguer en un instant les divers éléments qui expliquent l'opinion exprimée dans mon message précédent : c'est fou ce qu'un recadrage peut changer une image.
Il est bien difficile d'obtenir un cadrage correct dès la prise de vue, raison pour laquelle, en cas d'incertitude, il vaut mieux cadrer large et retravailler la photo au moment de l'utilisation.

Vous aurez également remarqué que nous avons retrouvé le tronc... et qu'il ne se situe pas nécessairement là où vous auriez pu l'attendre au vu du fragment utilisé pour le bandeau. Se pourrait-il, dès lors, que l'image que j'avais obtenue de ma personnalité soit fausse ?

En réalité, je ne puis répondre à cette question. Toute image n'est qu'un point de vue sur une réalité et ne peut l'englober toute entière.  Du coup, en conservant l'hypothèse que cette image soit la mienne, nous pourrions dire que d'un tronc vigoureux (ma personnalité) partent une série de pensées, d'intérêts divers; que mes préoccupations sont innombrables et qu'après la pause hivernale, de nouvelles bifurcations viendront enrichir ma recherche, comme si je voulais appréhender le monde d'un élan tentaculaire. Mais alors, cette grosse branche, sectionnée, sur la gauche, vers quels interdits se tendait-elle ?


28 juin 2008

CEB

Hier, à l'école de ma petite-fille, remise des bulletins et des résultats de l'examen externe du CEB (Certificat d'Etudes de Base).

À la vue du corrigé de son épreuve de sciences où, bien que connaissant les réponses, elle n'a pas suivi les consignes pour les transcrire et s'est retrouvée avec un score peu satisfaisant (65%), l'enfant se laisse aller à quelques larmes.

Le Directeur de l'établissement, pour tenter de la consoler, lui dit gentiment "Tu sais, j'avais le même genre de résultats que toi quand j'ai passé mon examen diocésain et je suis Directeur d'école".

Réponse du tac au tac de ma descendante : "Mais je ne veux pas devenir Directrice d'école, moi !"

Forcément, elle veut être Pharaon !


Emilie


6 octobre 2008

Pour Tilu : Sous la table

Lorsque j'étais enfant, j'établissais mon campement sous la table.

araign_eMa mère devait, à l'instar de Mamoune, y passer l'éponge car je n'y ai jamais découvert la moindre araignée.

Araignée! Rien qu'à ce mot, je me sens l'âme d'une Janeczka criant à la face(book) du monde "JANECZKA HAD A SPIDER IN HER CAR!!!"   "UGH!!!!".

Jamais, surtout à cette époque où la vue de la plus minuscule de ces bestioles me révulsait (aujourd'hui, ça va -un peu- mieux, merci),  je n'aurais partagé ma retraite avec un de ces monstres !

Mais revenons à notre table. Mes parents, en vue de leur mariage avaient acheté quelques meubles dans une salle de vente (j'ai retrouvé les factures). Pas question à l'époque d'aggloméré ni de contre-plaqué. Du chêne massif ! La table était donc elle aussi de ce bois "dont on fait n'importe quoi sauf naturellement des flûtes", comme chantait le bon Georges.

Lorsque je me réfugiais sous ce meuble, j'étais frappé par le contraste.

Le dessus en était lisse et poli, soigneusement entretenu par ma mère. Les recettes de l'époque étaient aussi simples qu'efficaces : cire d'abeille et huile de bras !

En dessous, c'était un autre monde : un bois rugueux, plus clair et surtout, au plafond de cette chambre secrète, des signes ésotériques. Des chiffres, des traits, des repères d'un noir profond, tracés d'une main ferme par le maître des bois.

Je m'y plongeais, respectueux, comme dans une ambiance sacrée.

C'est sous les tables que se révèle la face brute des choses.


7 septembre 2008

Jdj 13

Me voilà parti dare-dare pour dénicher un roman répertorié sur la liste des bouquins à acquérir pour le cours de français de ma petite-fille (c'est pas un indice, ça ?).

Je le trouve chez le premier libraire consulté et le ramène à la maison vers onze heures trente.  À quatorze heures dix, j'ai terminé sa lecture. Ouais, c'est pas rapide, mais dans l'entre-temps, j'avais déjeuné...

Serez-vous plus rapide pour en trouver le titre ?

Bien sûr, la méthode Janeczka n'aide guère :

Livre0013

Edit du 8 septembre 2008

Allez, un indice : il s'agit d'une sombre histoire d'assassin, pourtant, personne ne meurt...

Edit du 17 septembre  2008

Zut, j'ai oublié de vous donner la réponse !

Couv013


1 septembre 2008

Pseudo JdJ 11

Avant chaque départ en vacances, mon épouse ne manque jamais de me demander si j'emporte un (ou des) livre(s). Ma réponse est invariablement "Non". Je m'emm... en vacances et comme je veux le faire à fond, je n'emporte pas de livre. Si l'ennui devient intolérable, comme elle en emporte, elle, je lis un des siens ! Attention, je vous ai entendu murmurer "faux-cul"!

Cette année, je n'emporte donc rien, mais en passant au magasin Leclerc de Lannion acheter des cadeaux pour les cousines de mes petites-filles, je tombe sur le dernier opus de "La Folle" :

couv0011

 

L'auteure nous y narre l'histoire d'un mec résolument quelconque (un moment, j'ai même cru que c'était moi) qui entre brutalement dans la peau d'un agent secret puis dans celle d'un mécène de l'art contemporain (ça, ça me ressemble beaucoup moins) et qui finit par vivre princièrement au dessus de ses moyens avec l'assentiment tacite autant qu'apitoyé des banques.

Si son style est, comme toujours, irréprochable et son imagination jamais prise au dépourvu, l'invraisemblance de la plupart des situations m'a un brin agacé. Tant qu'à me faire conter une histoire de banque et de banquier, je préfère largement celle du Papistache. Il a la même imagination débridée et, bien que saugrenue, la situation qu'il dépeint n'a rien d'impensable.

Je lance donc à Amélie Nothomb un avertissement solennel : en dépit de tout le plaisir qu'elle a pu me donner jadis (sur le plan purement intellectuel bien sûr, je ne connais hélas cette charmante enfant ni des lèvres ni des dents), si elle nous en pond un autre du même tonneau, je cesse de me précipiter sur ses éditions originales comme un vulgaire fana de J.K. Rowling et j'attends la parution en Poche !

Non, mais !


17 août 2008

Comme un p'tit coquelicot

L'autre jour, nous voilà partis pour une petite visite au Musée de la photographie de Charleroi. Le musée est installé dans un ancien Carmel, une discrète construction en briques. On y a adjoint une extension contemporaine qui, par bonheur, ne se voit pas de la rue mais qui en fait le plus grand musée photographique d'Europe.

Malgré ce classement enviable, il n'y a pas grand monde en cet après-midi. Il est vrai que ce sont les vacances et que nous sommes en semaine.

Une exposition permanente de la collection (permanente mais réorganisée régulièrement en raison de la richesse du fonds) et deux expos temporaires.

À l'issue de cette visite, je me retrouve conforté dans quelques unes de mes convictions :

  • l'abondance des moyens nuit à la création (les daguéréotypes et autres calotypes me semblent supérieurs à bien des réalisations modernes) ou, si vous préférez : quand gâcher la matière première coûte cher et prend énormément de temps, on ne fait pas n'importe quoi
  • les grands noms de la photo (Doisneau, Arbus, ...) n'ont pas usurpé leur réputation
  • la couleur, hors du strict côté documentaire, n'apporte pas grand-chose et nécessite une maîtrise hors de proportion avec le gain apporté
  • l'Amérique (du nord, j'entends) profonde me révulse toujours autant ou, pour les âmes sensibles, m'est toujours aussi incompréhensible

Allez, une petite réalisation de Julia Margaret Cameron datée de 1875 :

photo0002

En sortant de la cafeteria, nous nous sommes promenés dans le parc à l'arrière du musée. On y expose quelques photos au format "affiche publicitaire" et parmi elles, celle qui avait fait scandale lorsqu'elle annonçait, sur la façade de l'édifice, une exposition temporaire d'un Japonais un rien sulfureux.

Mais le plus merveilleux restait à venir : dans ce petit parc, sous un splendide frêne pleureur, au bord du chemin, un tapis de coquelicots et de bluets.

Des bluets ! Cela faisait des années que je n'en avais pas vus ! Je ne regrette pas de m'être déplacé !


 

27 janvier 2008

Journal (pas si) intime

pivoines

Dans un coin de notre salon, ce bouquet. Votre regard attentif aura décelé qu' il s'agit de pivoines en soie. Elles se trouvent là parce qu'à moins de trente tulipes par semaine, cette vasque sur trépied, offerte par notre fils, faisait vide et que de cette manière, le coût de ces (presque) parfaites imitations a été rapidement amorti.

La photo, elle, se trouve là parce que les commentaires d'une autre Pivoine, blanche celle-là, m'ont mis en tête quelques idées qu'il me faudrait explorer (J'avais d'abord tapé "exploiter", mais j'avais sauté le "i" et j'ai donc fini par remplacer le "t" par un "r", voyez comme même les claviers se mèlent d'influencer l'écriture).
Lorsque j'associe la photo à cette chère Pivoine, n'allez pas conclure que j'irais trouver cette dame artificielle, au même titre que ses homonymes en soie.  Simplement, elle et moi suivons avec intérêt nos blogs respectifs. Cela crée des liens (sur cela aussi, les liens entre blogueurs, il me faudra revenir) et plutôt que de procéder via les commentaires, j'ai choisi de répondre à un des siens au coeur d'un "post".

La question était (je copicolle) : "Et... Puis-je mettre aussi ce blog en lien chez moi? Ou préférez-vous qu'il reste plus ou moins anonyme?"
La réponse est, évidemment, "je vous en prie". Pour deux raisons : d'abord, chacun est maître des liens qu'il dispose sur son blog et ensuite, si j'avais voulu rendre ce blog anonyme, je l'aurais conçu différemment.

Et c'est là que ressurgit la question à mille Euros (et à cent mille occurrences) :
Un blog peut-il être considéré comme un journal intime ?

Sauf à être un exhibitionniste, un inconscient ou à le rendre inaccessible, la réponse me semble évidente :
Non !

Mais encore... 
Si nous nous attardons au nom de la chose, le tour de "journal" est vite fait : il implique un suivi, si pas quotidien, comme le mot le laisse entendre, à tout le moins régulier. C'est par là qu'ont péché presque tous ceux que j'ai entrepris de rédiger.
Pour ce qui est de "intime", l'affaire est moins vite réglée, consultons donc le TLFi : il y en a bien deux pages sur ce mot, mais je pense cette définition bien appropriée : "Qui est strictement personnel et généralement tenu secret, préservé des curiosités indiscrètes, le plus souvent par pudeur."
J'en tire également une citation : "Amiel avait gardé de sa jeunesse le goût, voire la manie du journal intime. Jusqu'à son dernier mois, jusqu'à ses toutes dernières heures, il avait noté minutieusement les moindres passages de sa pensée, les caprices de son humeur, toutes les nuances ou claires ou sombres de son ciel moral. Cela faisait une longue et diffuse monographie de l'existence de l'âme..."
BOURGET, Nouv. essais psychol., 1885, p. 254.

On voit immédiatement le lien de ces deux choses avec un blog !

L'ennui, c'est qu'il faut compter avec la psychologie perverse des scripteurs. Certains, en secret, espèrent que leur journal sera découvert et lu. Et, par voie de conséquence, ils n'écrivent plus pour eux-même mais bien pour un hypothétique lecteur... et la fameuse pudeur refait son apparition, et un tas d'autres sentiments : se rendre intéressant, sympathique peut-être ! La forme prend de l'importance, on entre dans la (généralement mauvaise, comme la mienne) littérature.

Et la réponse à notre question devient :
"Oui, un blog peut être considéré comme un journal intime (dévoyé)"

Est-ce que tout le monde est content ?


20 juin 2008

Nostalgie ?

Ce matin, est-ce assez chaud pour la catégorie ? Ce matin, donc, je m'éveille avec une mélodie des Beatles qui me chante dans la tête. Peut-être l'ai-je ouïe à la radio dans mon demi-sommeil. Elle me reporte bien loin en arrière, au temps où, si ça se trouve, je n'avais même pas encore acheté mon premier disque de musique baroque ! Aujourd'hui, je dois en avoir plusieurs centaines, c'est vous dire !

À l'époque, les CD n'existaient pas. Eh oui, quand je raconte que j'ai le même âge que Mick Jagger, je triche encore de deux ans, honte sur moi ! Donc, dans mon lit ce matin, je pensais au genre de vinyles  ou de cassettes magnétiques que j'achetais à l'époque. Et c'est là que ça m'est revenu :


BranduardiC'est la demoiselle
Marchant sur le ruisseau
Qui t'a rendu bien malade.
Elle t'a pris ton ombre, ton rire, ta joie.
Et ne reviendra pas.

Dans le grand silence.
Des souvenirs perdus.
Tu trembles et tu t'agites.
Tu veux ton enfance, ton ombre, ta voix.
Elles ne reviendront pas.

C'est la demoiselle.
Marchant sur le ruisseau.
qui t'a rendu bien malade.
elle t'a pris ton ombre, ton rire, ta voix.

Mais qui te les rendra?


J'adorais Branduardi, l'ange chanteur. Il aurait bein mérité que ses parents l'appellent Archangelo. Et tandis que je suis là à vous raconter, pour tenter de la retrouver, mon enfance évanouie, il me chante, avec quelle douceur, l'inutilité de ma quête.

Alors, stop ou encore ?

Je continue parce que je suis obstiné comme un âne poitevin et parce que le grand Jacques m'a convaincu :

Telle est ma quête,
Suivre l'étoile
Peu m'importent mes chances
Peu m'importe le temps
Ou ma désespérance


Publicité
<< < 10 11 12 13 14 15 16 17 18 19 20 30 40 > >>
Newsletter
33 abonnés
Publicité
Entre nous
Visiteurs
Depuis la création 215 338
Entre nous
Publicité
Derniers commentaires
Archives
Publicité