Canalblog Tous les blogs Top blogs Lifestyle
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU
Entre nous
Publicité
1 mars 2008

Nany

Chourik0001Sur injonction de la compagne de mon fils, j'ai lu, toutes affaires cessantes, l'ouvrage ci-contre. J'en extrais un tout petit passage, à l'usage de tout qui voudra le trouver intéressant et, plus particulièrement, de quelques voisins de la blogosphère que ce genre de question semble tarauder.

"Élisavéta Ivanovna, elle, ne savait absolument pas être malheureuse, peut-être parce que son énergie pragmatique ne lui laissait pas le temps de réfléchir à des choses aussi abstraites et peu pratiques que le bonheur..."

En lisant cet ouvrage, une chose m'est apparue clairement : que ce soit dans celui-ci, dans Gogol, Tolstoï, Pouchkine, Vainer ou Fedorovski, l'âme russe m'est impénétrable et pourtant...

J'ai eu un oncle russe !

Je sais, pour vous, cette révélation doit être à peu près équivalente à "J'ai eu un ongle incarné" et vous amènera peut-être à réfléchir à Jésus qui, lui aussi, l'était, incarné. Rien n'est jamais perdu...

Mais foin des digressions oiseuses : j'ai eu un oncle russe ! Ce n'est quand-même pas donné à tout le monde, surtout parmi les gens de ma génération où les communications avec la Russie n'étaient pas des plus aisées.

Cet oncle m'est venu par alliance . Il avait épousé la soeur de ma mère, veuve de guerre et mère de cinq enfants. Quand je vous disais que l'âme russe m'est impénétrable ! Vous auriez osé, vous ? Lui, il l'a fait.

Son vrai prénom était Constantin, mais on le nommait Constant et, pour la grosse majorité de notre famille, Nany (l'orthographe n'est pas garantie, je n'ai jamais vu ce surnom écrit). On le devinait slave : pommettes saillantes, joues rouges, regard volontaire. Il n'a pas dû rigoler tous les jours, particulièrement au début où ça ne se passait pas tout seul avec les plus âgées des filles. Mais il était toujours calme et avenant.

Cet homme que, personnellement, je n'ai jamais vu s'emporter, vouait une adoration sans borne à ma tante. Quand il parlait d'un des enfants de cette dernière, il disait invariablement "notre ...". Et il avait quelques comportements qui m'enchantaient.

Il mélangeait les graines de ses légumes avant de les semer à la volée, prétextant que cela rendait plus difficile la prolifération de certains parasites. Ça n'allait quand-même pas jusqu'à faciliter les choses au moment de la récolte.

Enfant de Russes "blancs", émigré au temps de la révolution, il vouait une certaine inimitié aux communistes (la haine féroce n'était pas dans les possibilités de son caractère aimable), mais ne pouvait s'empêcher de me faire admirer les prouesses techniques de son peuple d'origine.

Quand nous débarquions chez lui, souvent à l'improviste, il se lamentait de n'avoir rien à nous offrir à manger, tout en extrayant de la cave, pains, beurre, confitures, charcuteries, tartes et gâteaux divers.

Ma tante ne jouant pas aux cartes, il profitait de la présence de mes parents pour faire d'inénarrables parties de Piquet "voleur" dont il était invariablement le perdant. Le jeu de Piquet est dit "voleur" lorsqu'on le joue à trois parce que bien que donnant lieu à des scores individuels, il est régulier que deux joueurs s'y allient pour amener la perte du troisième.

Lorsque dans les fêtes de famille, il dansait avec ma mère, il se vantait de ses capacités dans ce domaine, oubliant que, contrairement à sa soeur aînée, il n'avait pas connu les salons de Saint-Pétersbourg. Ça s'est calmé le jour où, au cours d'un tango renversé, il l'a basculée au sol d'un jeté de hanche digne d'un judoka.

Il repose, en contraste ultime aux plaines immenses de son pays natal bien aimé, dans un petit cimetière pentu accroché sur les hauteurs d'une berge mosane. Il passait devant chaque jour, lorsqu'il travaillait dur pour élever "ses" enfants, chevalier improbable, monté sur une antique mobylette pétaradante, enveloppé d'un nuage de fumée bleue.

Merci, Agata, de m'en avoir fait souvenir.


Publicité
25 juin 2008

Un rieu de rien

Grand remue-ménage dans le monde de l'enseignement primaire francophone belge : l'épreuve de compréhension en lecture du CEB est durement contestée par certains. En cause, un style trop poétique et vieillot, l'utilisation de termes peu signifiants pour les enfants d'aujourd'hui, comme rieu et... épinoche !

Ma petite-fille, qui ne me semble pourtant pas briller par ses capacités en langue française, a trouvé ça "fastoche"! Nous verrons à l'autopsie. Elle a néanmoins compris qu'il s'agissait d'un ruisseau, par le contexte, et d'un poisson : elle avait vu des épinoches dans le DVD "La planète bleue".

Moi, à son âge, je n'avais pas besoin de DVD pour voir des épinoches. Il me suffisait, fait relativement rare, d'accompagner les garnements qui me servaient de condisciples jusque la Wance (pour les Français, lisez Ouance), un rieu de rien, ainsi que le disait en son début le texte de l'épreuve contestée. Nous y entrions, les jambes nues et, avec un peu de patience, nous pouvions voir apparaître les fameuses épinoches.

Epinoche

Ces animalcules ne dépassaient que difficilement les trois centimètres de long. En remuant prudemment le petit gravier du fond, vous pouviez aussi débusquer la loche, un poisson moustachu un peu plus long et connu pour ne vivre qu'en eaux très pures.

Loche

Le ruisseau en question répondait tout à fait à ce critère. Il était d'une fraîcheur et d'une limpidité extraordinaires. Je ne sais trop où le ruisseau prenait sa source. Il serpentait à travers les prés et, en le remontant, on parvenait à l'orée d'un bois, limite extrême du monde autorisé à mon accès. Vouloir aller au-delà, c'était m'exposer à la réprimande de mes parents et, surtout, prendre le risque de tomber nez à nez avec des membres de l'hostile tribu peuplant le village voisin.

L'un de ses affluents se nommait le ruisseau de Creuse. Lui, je pouvais le remonter jusqu'à sa source, réputée miraculeuse par les habitants du cru. Une chapelle se dressait d'ailleurs à proximité de la source, bienvenue après la longue course à bicyclette qui menait jusqu'à elle.

Il y a une vingtaine d'années, j'y suis retourné. La chapelle avait été rasée et remplacée par une sorte d'auvent en bois résolument moderne. Rasée également la maison que j'habitais à l'époque, vous savez, entre l'écluse et le pont-levis. Rasée et remplacée par... rien.

La Wance, elle, n'est plus que le déversoir des eaux de pluie de l'autoroute, morne, morte et stérile, comme tant de choses aujourd'hui.

Ne parcourez pas le monde en quête de votre jeunesse, c'est peine perdue, rappelez-vous, Branduardi vous avait prévenu !


18 mars 2012

Sacré Marcel !

Vous connaissez sans doute mon infinie tendresse (enrobée du respect indispensable comme une poire Belle Hélène de chocolat) pour Proust.

Si vous deviez toutefois éprouver le besoin de vous en convaincre, je vous recommande la lecture de ma dernière contribution aux défis du samedi. (Quoi, "fils de pub" ?)

Comme je ne puis me défendre d'une pointe de masochisme, je continue, fourmi obstinée, l'exploration laborieuse du monde tarabiscoté du Grand Auteur Français.

Ma sainte mère m'avait bien dit que le travail était toujours récompensé, ce qui était déjà bien difficile à croire, et que même, il portait en soi sa récompense, ce qui l'était encore plus. Et pourtant...

Progressant au long des sinueux développements et circonvolutions diverses de l'oeuvre monumentale avec au coeur l'essoufflement que doit ressentir un jogger du dimanche qui se serait fourvoyé dans l'exploration des Grandes Jorasses, je tombe (dangereux ça, surtout dans les Grandes Jorasses pour un jogger non encordé) sur un passage où l'auteur approuve chaudement Madame de Villeparisis laquelle, je cite (de toute façon, je n'aurais pas pu l'inventer) :

" ... jugeait sévèrement ces écrivains, précisement parce qu’ils avaient manqué de cette modestie, de cet effacement de soi, de cet art sobre qui se contente d’un seul trait juste et n’appuie pas, qui fuit plus que tout le ridicule de la grandiloquence, de cet à-propos, de ces qualités de modération de jugement et de simplicité, auxquelles on lui avait appris qu’atteint la vraie valeur ;"


Comme il a bien l'honneur de vous le dire lui-même et sans sourire !

Quel pince-sans-rire, ce bon Marcel !

Je crois que je vais continuer un peu...

Proust3


 

7 mars 2012

Slaptitude

En français, on pourrait traduire ça approximativement par "coup de mou" mais bon, je ne suis pas là pour vous enseigner le belge.

Donc, ce n'est pas que je manque d'idées, il m'en vient des dizaines par jour, mais je n'ai pas le courage de transformer l'essai. C'est bête, mais c'est comme ça. Parfois, je vais jusqu'à taper quelques mots que j'enregistre sous forme de brouillon et ça en reste là. Si si ! D'ailleurs je vous en donne les titres en remontant le temps :

Ah, les chats !
Chienne de vie
Un monde fou, fou, fou !
J'aime pas trop avoir raison
Pédagogue
Quand j'étais boniche

Bref, c'est la torpeur, le nervous breackdown, le burnout, comme eût  dit Bernard Blier.

(Petite digression : quand je tape "Bernard" dans g**gle, devinez qui apparaît en tête de liste des suggestions ? Ce grand ,  cet immense entarté de BHL. Faudra que je dise un mot sur mes préférences au tigre de mon moteur de recherche).

Malgré mon état pénible, je vais quand même faire un effort pour vous parler d'hier.

Dans un élan de bonne humeur, je m'étais abonné à un "bouquet musical" chez mon télédistributeur. J'espérais ainsi me goinfrer de musique classique sur Mezzo. Mais le machin est assez répétitif et à la six ou septième apparition de Claudio Abado, je déclare forfait.

Dans le même bouquet figure une chaîne appelée Melody, spécialisée dans la rediffusion de machins des années cinquante à quatre-vingt. Mon épouse adore.

Si bien que lorsque j'éteins mon ordinateur et que je vais me coucher, je passe sur cette chaîne pour lui permettre de se délecter de Boney M, Cloclo, Abba et autres Dick Rivers ou Schmolz.

J'ai donc accompli ce même rituel hier. Mais là, stupeur, je tombe sur une émission de 1976 où Jacques Chancel recevait Jean Ferrat. Du coup je suis resté éveillé une bonne heure de plus. Ce n'est pas ça qui va arranger ma slaptitude !

Par contre, ça pourrait bien aider côté inspiration...


JeanFerrat


27 janvier 2016

HELP !

26 janvier 2016, 14 heures 55

À l'ombre de la basilique de Koekelberg, tandis qu'au son de la musique de Haendel je tente de démêler les explications de mon amie Fred Vargas sur l'importance de ne jamais perdre le fil, mon GSM (sans fil, lui) sonne.

Comme je viens de déposer mon épouse pour une scintigraphie, je pense "Ouille ouille, elle s'est gourée d'heure ou de jour" et je décroche.

C'est Émilie, ma petite-fille ! La communication est très mauvaise. Tu penses : elle est sur une piste de ski dans les Alpes de Provence. Oui, avec cette bande de zatlap de l'ULB, ceux-là même qui ont eu les honneurs du journal télévisé de la RTBF la veille pour leur incitation à l'abus d'alcool.

J'interromps ma lecture et ferme la radio : ce doit être important pour qu'elle appelle de si loin, elle si près de ses sous !

Tu vois qu'elle soit coincée sous une avalanche ou victime d'une fracture de Pott ?

Effectivement, malgré les crachotements et les ruptures de son me parvient la question de vie ou de mort, celle qui fait bondir ma tension artérielle et file à mon rythme cardiaque des allures de samba endiablée :

"Quels sont les emblèmes des équipes de rugby écossaise et française ?"

J'espère avoir sauvé la situation en lui filant la réponse.

Quoi ? Vous voulez la connaître aussi ?

Vous n'avez pas l'internet sur votre smartphone ou quoi ?

rug03


Publicité
5 février 2021

Oui, encore la BD

 
Lorsque je sors du lit ce matin (il faut que je sois avant 7:00 dans la salle de bain pour y récupérer un sourire "peps aux  fausses dents" digne de Joe Biden), la radio diffuse la chanson de Jhonny où ce dernier répond à l'attaque verbale d'Antoine dans ses élucubrations ("On verrait des avions dans les couloirs du métro et Johnny Halliday en cage à Medrano").

Tout à fait entre nous (comme le spécifie le titre de ce blog), c'est pas très malin de ressusciter Gandhi pour se gausser de ceux qui espèrent changer le monde assis sur leur derrière avec les bras croisés, puisque c'est précisément ce que prônait le dit Mahatma dans sa campagne de désobéissance civile.

Cette amusante querelle m'a fait souvenir d'un album de Roba et Vicq : "La Ribambelle aux Galopingos" où la tribu des autochtones est constituée de sosies d'Antoine pavarlavant le javanais.

ribambellecouv04a

L'histoire originale était parue dans Spirou en 1968.

Quelle belle époque quand même, je suis content de l'avoir vécue, malgré les pavés de mai...


17 décembre 2015

Le bon vieux temps si chouette...

Ah, vous aussi, comme Juliette, vous regrettez le temps des cacahuètes ? Ou vous êtes allergiques, c'est très mode aujourd'hui !

Mais je m'égare... je voulais juste vous parler de la loi des séries. Je viens encore d'en être la victime (consentante, qu'on s'entende...) : dimanche dernier mon fils avait organisé un petit "brunch" à l'occasion du cinquantième anniversaire d'Agata.

Pour la circonstance, il avait réquisitionné le bistro d'un de ses copains (je vous ai déjà parlé des copains de mon fils ? Oui ? Bon ben ça va !) Casa do Porto ça s'appelle. Louise a photographié une partie de la déco :

DSCN9403

Elle n'a hélas pas pris de vue du mur où la tête de dragon du club de foot de Porto est surmontée de cette phrase magnifique : "Porto é uma nação".

Grande fête donc où se retrouvent famille, amis et amis d'amis d'Agata, on était facile quatre-vingt (ouais, je parle belge, ça vous étonne?).

Ce qu'il y a de bien dans ce genre de réunion c'est qu'un tas de splendides créatures vous tombent sur le paletot et vous font la bise vous disant qui elles sont et quand elles ont eu le bonheur de vous rencontrer dans un passé lointain. Je n'en ai reconnu qu'une : Sandra. Mais j'ai quand même bien apprécié les autres.

Pareil, bien qu'un brin moins enthousiasmant, pour les mecs : dans la grande mouvance des copains de mon fils tout le monde s'embrasse joyeusement. Pour ces gaillards donc, la tâche de reconnaissance est encore plus ardue : tel que vous avez connu svelte, imberbe et les cheveux descendant jusqu'aux omoplates vous revient précédé d'un durillon de comptoir, le crâne rasé et la barbiche entourée d'un anneau dans la plus pure tradition Viking. J'en ai quand même reconnu un, celui-là même qui avec mon fils et un autre gusse du même acabit nous avaient à l'occasion de leurs quarantième anniversaire, monté un de ces pièges à cons dans lequel nous avions donné tête première, mais malheureusement, je ne me rappelais plus son prénom.

Et la loi des séries dans tout ça me direz-vous. Patience, j'y viens, vous répondrai-je.

C'est que quelques jours auparavant, j'avais été convié par un ancien collègue au drink (je crois qu'en France on dit "pot", mais nous, on dit "drink") de ses vingt-cinq ans de service. Un mec charmant, Libanais marié à une Polonaise, parlant dix langues et en baragouinant quelques autres, scientifique de haut vol mais d'une modestie à toute épreuve et qui, qualité rare, se refuse à posséder un GSM.

Et donc, à cette réunion où je suis parvenu après un contrôle serré, niveau d'alerte quatre oblige, tout  était pareil ou presque qu'à la précédente (précédente dans le texte parce que dans le temps, c'était la suivante, vous suivez?) : un essaim de jeunes dames me tombent dessus en chantant mon prénom et en me faisant elles aussi la bise. Les mecs eux me serrent la pince : autres lieux, autres mœurs. Différence d'avec la première situation : ici, je reconnais tout le monde et me souviens de presque tous les prénoms.

Il y a même eu comme un moment de flottement : brouhaha unanime :"t'as pas changé! déjà douze ans? qu'est-ce qu'on s'emm... depuis que tu n'es plus là! surtout depuis les Français!", on hésitait à savoir qui on fêtait à ce drink : mon ami Antoine ou moi. Mais rassurez-vous, tout rentré dans l'ordre au moment des discours.

Ah, ces plongées dans le passé!


4 septembre 2014

Confirmations

Pile dans les délais impartis autant qu'habituels, le dernier opus de notre geisha nationale est paru. Je l'ai acheté chez Makro en même temps que les gésiers de poulet pour le chien. Pure coïncidence, inutile d'y chercher la moindre allusion subtile, ça ne me ressemblerait pas. Je l'ai acheté et bien sûr je l'ai lu. Comme je ne devais pas attendre la camionnette de Touring Secours cette année non plus, j'ai profité de la séance de kiné de mon épouse.

amélie001

On peut dire ce que l'on veut de cette charmante enfant, je ne peux pas m'empêcher de l'aimer. Je suis comme ça, j'aime quand on me fait rire ou même simplement sourire, et elle y réussit toujours.

Je ne vais pas vous raconter l'histoire (et ne vous exclamez pas "Quelle histoire ?"), si ça vous passionne, vous n'avez qu'à la lire, ça vous prendra un peu moins de deux heures. Comment ça, le kiné de mon épouse prend son temps ? Y a des mecs qui ont encore de la conscience professionnelle, non mais !

Ce numéro-ci m'a particulièrement enchanté parce qu'il m'a amené quelques confirmations écrites de choses que je supputais déjà !

J'ai raison de la traiter de geisha nationale puisque l'on peut lire page 60 "J'enneigeai mon teint, charbonnai mes yeux et carminai mes lèvres". Si ça ne vous évoque pas une de ces créatures raffinées, qu'est-ce qu'il vous faut ? Et de un.

Depuis que je la désigne (gentiment) sous le vocable "La Folle", je ne fais que partager sa propre opinion, ainsi, page 150 (si si, il y a plus de 150 pages) :
- C'est ta folie, j'ai dit : ta manière d'être folle. Des gens fous, il y en a partout. Des fous comme toi, ça n'existe pas. Personne ne sait en quoi consiste ta folie. Pas même toi.
- C'est exact.

Et de deux !

Pour la troisième, j'ai bu du petit lait : je savais que nous devions avoir, en plus de la folie, quelques petites choses en commun. Je n'ai pas été déçu. Voyez sa méthode de visite d'un musée (page 77) :

"Ce que je ne supporte pas, dans les musées, est le train de sénateur que les gens se croient obligés d'adopter en leur sein. Pour ma part, je m'y déplace au pas de gymnastique, embrassant du regard de vastes perspectives : qu'il s'agisse d'archéologie ou de peinture impressionniste, j'ai observé les avantages de cette méthode. Le premier est d'éviter l'atroce effet Guide Bleu : "Admirez la bonhommie du Cheik el-Beled : ne dirait-on pas qu'on l'a croisé hier au marché ?" ou : "Un litige oppose la Grèce et le Royaume-Uni au sujet de la frise du Parthénon." Le deuxième est concomitant du premier : il rend impossibles les considérations de sortie de musée. Les Bouvard et Pécuchet modernes en ont la chique coupée. Le troisième avantage, et non le moindre en ce qui me concerne, est qu'il empêche le surgissement du terrible mal de dos muséal."

Bon, côté dernier avantage, moi ce serait plutôt l'échauffement de la voûte plantaire, mais à cela près, c'est moi tout craché.

Vous savez quoi ? J'suis heureux !

Qui qu'a dit "Un imbécile heureux" ?


26 juillet 2008

C'est aujourd'hui !

Mariage3


C'est aujourd'hui qu'Val se mariii i e,
Son jour de gloire est arrivé !
Nichée au sein de sa famille,
Au cœur d'un Perche ensoleillé (?)
Au cœur d'un Perche ensoleillé (?)
Entendez-vous dans la campagne
Gazouiller les merles moqueurs ?
Qui viennent célébrer en chœur
Manu et sa jolie compagne.
Voyez comme ils sont beaux !
Voyez comme ils sont bien !
Chantons,
Chantons,
Qu'un bonheur pur
Inonde leur futur !

 

Pom popom.

Bel exemple de licence poétique, Météo-France ne semble pas tout à fait d'accord avec moi en ce qui concerne le Perche ensoleillé. Mais tout espoir n'est pas perdu, il existe des micro-climats !

Je me serais bien fendu de l'un ou l'autre couplet supplémentaire pour vous dire Papistache et Mamoune les attendant devant la mairie et mitraillant à tour de bras (avec un appareil photo, bien sûr, qu'alliez-vous donc penser). Mais bon, je me suis suffisamment ridiculisé comme çà ! Ce serait même le moment de citer mon auteur favori : "Avec ma p'tite chanson j'avais l'air d'un con, ma mère ..."

Pour la mélodie, tout le monde aura reconnu la Brabançonne (version Leterme évidemment).

Mariage4


3 février 2010

JdJ 21

Dans la société où je sévissais avant de prendre ma retraite, il est de tradition de fêter les personnes atteignant vingt-cinq ans de service.

À cette occasion, le jubilaire reçoit une prime substantielle et le choix entre organiser une réception ouverte à tout le personnel ou un repas (osons gastronomique ?) pour douze personnes.

C'est cette formule qu'avait choisie Nathalie, une de mes anciennes collaboratrices et... elle m'y avait invité !

Vendredi, je me suis donc retrouvé dans une salle à manger privée du restaurant d'entreprise en compagnie de mes ancien(ne)s collègues (et néanmoins ami(e)s, comme dirait l'autre). J'ai donc ajouté un avenant "prolongatoire" à mon ancien contrat. Tout s'est merveilleusement passé, sauf qu'à un moment, je me suis demandé si je n'aurais pas dû y aller pédale plus douce. Il y avait là une jeune dame qui n'avait pas eu l'occasion de beaucoup me connaître : elle riait tellement que son visage a soudainement viré au cramoisi. J'ai cru qu'elle allait y rester (elle aussi m'a-t-elle avoué après).

Et les bouquins, me direz-vous ? J'y viens.

En réalité, la jubilaire avait invité Geneviève, sa directrice, mais celle-ci avait dû s'absenter et j'ai donc pris sa place.

Sachant la chose, Geneviève avait chargé sa secrétaire (qu'à une époque je partageais avec elle) de me restituer une pile de livres que je lui avais prêtés. Je vous ai peut-être déjà dit que je continue de lui prêter, comme je le faisais lorsque j'avais le bonheur de travailler pour elle, tous les bouquins que je lis.

Je viens donc d'ajouter deux livres à sa pile de lectures à venir. Au niveau du jeu, il y en a un dur dur et un facile facile.


Dur dur

zhang001

MAP a trouvé quasi en temps réel :

zhang002

.

.

.
.
Facile facile

brown001


Allez, bonne chance, ce ne sera pas long !


Map déclare forfait, je crois rêver !
Elle va avoir des regrets

brown002

Bon, ça se laisse lire, mais c'est toujours la même recette, bien éprouvée. Et cette fois-ci tout y est, même l'incontournable pesée de l'âme, c'est vous dire.  Enfin, on sait qu'elle a un poids, mais on ne dit pas lequel. Dommage, Katherine avait pourtant une balance vachement précise (avant la destruction de son labo).


28 août 2023

T'es bouché ou quoi ?

 
Il y a quelque temps déjà, j'étais allé rétablir les connexions ADSL, téléphone, télé, wifi chez notre voisine (elle est encore plus âgée que moi et a du mal à se dépatouiller dans les fils et boîtiers divers).

Quelques jours plus tard, pour me remercier, celle-ci m'a fait parvenir  via notre "femme d'ouvrage" commune (une charmante petite dame portugaise) une bouteille d'un vin blanc de la vallée du Tage que Maria (prononcez "Mèrîia") lui avait recommandée  lors de leurs courses hebdomadaires.

Je l'ai ouverte il y a quelques jours. Elle contenait un vin blanc sec et "nerveux" à base de Chardonnay, un cépage typiquement portugais comme chacun sait 😛, mâtiné d'un brin d'Arinto.

Mais l'objet de mon petit mot n'est pas la dégustation de la chose, c'est ce que j'ai découvert inscrit sur le bouchon :

Bouchon

Un adage portugais (qui ne se pousse pas du col de la bouteille), je présume !


 

 

 

7 mai 2023

Stupeur et tremblements

 
... écris-je, plagiant honteusement l'Adrienne et, par voie de conséquence, une autre de mes compatriotes connue surtout pour son rire inimitable.

9782253150718-001-T

Mais venons-en aux faits...

Hier, assis au côté de Malgorzata (dites plutôt "Gosia", c'en est le diminutif) le dos à la fenêtre du restaurant où notre fils et Agata nous avaient conviés mon épouse et moi, j'ai soudain vu se déplacer une chose noire dont la forme générale, allongée autant qu'annulaire, m'a immédiatement évoqué ces appareils purificateurs d'air que vous vendra pour une somme dérisoire cet industriel bien connu dont la devise est "d'acheter chez ceux qui l'ont fait" .

dysonJ'ai donc pensé que la chose se déplaçait à travers le resto pour en purifier l'air et favoriser la zénitude de la clientèle, même si le dit resto n'est pas japonais (bien qu'un petit encart de sa carte propose quelques sushis, sashimis et autres nipponneries), il est chinois.

Bernique !

Le machin est venu se ranger à la porte des cuisines. La serveuse de l'endroit y a chargé des plats et des assiettes et, d'un tapotement du bout de ses doigts délicats, l'a expédié avec tout cela vers la table ad hoc, épargnant à son corps frêle des efforts inutiles.

Une desserte électro-motorisée à commande digitale et itinéraires préenregistrés ! On n'arrête pas le progrès !

Agata a filmé la chose mais on ne voit que l'épaisseur de l'anneau :

Faut dire que la mode moderne de servir dans de vastes restos de pointe des dosettes de denrées délicates au centre d'assiettes monstrueuses n'épargne guère les bras du personnel de salle.

La dite serveuse nous a expliqué dans la langue locale que n'ayant pas trouvé ici cet étrange équipement, elle l'avait fait venir directement de Chine !

Puisque cela semble vous inquiéter, la langue locale était le néerlandais, le restaurant se situe en effet dans le patelin de la bière au Phénix :

grimbergen-fond

Grimbergen, célèbre pour son abbaye de Prémontrés et son passé houleux, est un de ces patelins néerlandophones ceinturant la région bruxelloise qui pour contrer l'expansion du domaine francophone se sont dotés de règlements coercitifs sur l'usage des langues dans le domaine public.

Il est interdit d'y utiliser autre chose que le flamand, et surtout pas le français, dans les relations commerciales parlées ou écrites. Il y a même (eu?) dans certains un service où dénoncer les contrevenants. Bienvenue en Flandre !

Deuxième source de stupeur pour moi donc : si la serveuse s'adressait bien à nous en néerlandais, la carte était bilingue ! Et quand, dans la pure tradition des "chinese restos" (comme on dit par ici quand ce n'est pas "chinuse") , j'ai donné le numéro de mon ti pan de grosses crevettes en disant "trente et un" (au lieu de "een en dertig"), la mignonne a répété "trente et un" en notant dans son carnet.

Ah, mes enfants, la Flandre chinoise n'est plus ce qu'elle était !

Je me suis bien gardé d'intervenir. Et d'ailleurs, on était samedi, les bureaux étaient fermés...


 

26 mars 2023

Question d'optique...

 
Vous vous rappelez les lentilles de l'Adrienne ?

Ça aurait dû m'inciter à ouvrir l'œil. Ceci d'autant plus que la dernière formation que j'ai suivie au cours de ma carrière, à Gif-sur-Yvette en compagnie d'une charmante dame de chez Essilor aux splendides lunettes de la même compagnie, traitait précisément d'optique (Oui, le laboratoire de microscopie optique venait de tomber sous ma coupe (microtomique)).

Merci Delhaize et ses grévistes, l'autre jour, en l'absence de son beurre de baratte d'Isigny,  mon épouse se met en quête d'un nouveau beurre au sel de mer. Elle en dégote un sur le site de Colruyt et me somme (je dis ça à cause des prés salés de la baie du même nom) de lui en rapporter un paquet. Voici la chose :

Camargue1

Bleu, blanc, rouge (avec espoir elle a fleuri , comme dit la chanson), ça sent si bon la France , tout comme la Camargue !

Bien sûr, un coup d'œil à l'arrière du paquet vend la mèche quant à l'origine réelle du matériau :

Camargue2

Et quelques détails montrent l'intention manifeste de tromper le client :

Les grands caractères des mentions "Les Prés Salés" et "Camargue" sont identiques en jeu, en taille et en couleur, alors que "Camargue" est en réalité la fin de la mention discrète "au Gros Sel Marin de"

La raison sociale du producteur et son adresse sont dissimulées par le bord de l'emballage :

camargue3

Et si vous soulevez ce papier, qu'est-ce qui surgit sous vos yeux éberlués ?

camargue4

MATHOT ! Une des grosses laiteries industrielles de Belgique !

Tout ça, alors qu'en Camargue on ne fait pas de beurre et que des prés salés en Belgique, en dehors du schorre du Zwin où il n'y a que des oiseaux, il n'y en a guère !


 

20 janvier 2023

Bon anniversaire !

 
Aujourd'hui, c'est l'anniversaire de mon ami René, il l'a raté de peu : vendredi dernier nous assistions à sa crémation.

Vous savez comment s'organisent généralement ces cérémonies : petites évocations par les proches, musique de circonstance (encore que j'aie assisté à un de ces événements où l'on avait pu entendre "Combien pour ce Chien dans la Vitrine"), le tout accompagné de projection de photos.

C'est parmi celles-ci qu'est apparu subitement le regard bleu d'Arlette, sa première épouse, emportée beaucoup trop tôt par un cancer du sein.

Arlette ! C'est elle qui m'avait valu un de mes pires cauchemars !

De retour à la maison, le souvenir de cette photo me trottait dans la tête et a fini par m'évoquer cette chanson de Charles Trenet :

Je serais assez d'accord avec ce Charles.
Quoi ? Vous n'avez peut-être jamais vu le regard de ma copine Célestine ?

célestineoeil

Oui, je sais... copine, copine, c'est vrai que je pourrais (presque) être son père!
(Ce qui, au fond, ne me déplairait pas plus que ça d'ailleurs...)


 

13 décembre 2022

Tu m'étonnes !

 
Volià-t-y pas que quelques sacs de billets en provenance du Qatar sèment la panique au sein de l'UE.

C'est assez étrange quand on sait que depuis des décennies ce sont des consultants (comprenez lobbyistes) de tout poil qui aident l'Europe à prendre les "bonnes décisions" dans un tas de domaines (comme les pesticides pour n'en citer qu'un seul).

Ils me font marrer !

HEC-Lobbying-européen-site-


 

13 juillet 2022

Le Boss

 
L'actuel patron de la société où j'ai sévi durant quarante ans a  reçu la Légion d'Honneur.

J'écris "Le Boss" et "Le patron" parce que dans le titre de l'article annonçant la chose, le rédacteur a masculinisé cette charmante enfant du Maroc.

Lapsus écrit révélateur d'une tradition qui veut que la puissance soit masculine ?

Connaissant l'intéressée, je crois que ça va beaucoup lui plaire !

kadri


 

28 avril 2022

Comme vont les choses...

 
Hier, je cherchais un livre dont on avait parlé dans une émission radio.

Bernique ! Trop récent sans doute...

Aussi me rabattis-je sur une œuvre plus ancienne du même auteur, juste pour voir.

À la page 22 de ce roman, je tombe sur un passage étonnant :

Qu'est-ce que la beauté ? La norme ? La symétrie, la régularité ? Les proportions de la cathédrale Saint-Louis ? C'est précisément ce que moi, je trouvais laid. Trop attendu, trop millimétré. Conçu pour plaire aux puissants. « Regardez, monsieur, comme j'ai bien respecté toutes les règles ! Vous êtes content, hein ? »
L'art ne devrait pas tolérer la perfection.

Ben dis donc, je regrette pas d'être venu !

Y aurait comme une brin de vérité là dedans : la perfection devient vite ennuyeuse...

La preuve ? Regardez-moi !

fou


3 octobre 2021

Bizarre...

 
Revenons un instant à ce restaurant dont je vous ai parlé dans mon billet précédent et que nous n'avions pu rallier qu'au prix d'un jeu de piste tarabiscoté très éprouvant pour les nerfs du conducteur du dimanche* que je suis.

Le décor intérieur est résolument moderne. Je n'en ai contemplé durant le repas qu'une petite partie : j'installe toujours mon épouse avec le meilleur angle de vue sur l'action, action à laquelle je tourne résolument le dos. Derrière elle, il n'y avait qu'une paroi vitrée permettant de contempler le sas d'entrée de l'établissement et sur ma droite un mur-bibliothèque présentant des centaines de Guides Rouges Michelin couvrant une grande partie de l'histoire de cette publication si pas toute.

Passons ! Le décor, disais-je, est résolument moderne, la carte des vins est une sorte de dédale informatisé sur tablette, le menu peut être obtenu via scannage d'un QR code ornant le centre de la table (mais comme nous n'avions, Bongo oblige, pas le choix du nôtre une version papier personnelle nous avait été fournie), la vaisselle est dans la note actuelle : formes aussi variées qu'étranges mais harmonieuses néanmoins, poids sans respect pour les lombaires du personnel de salle.

Les couverts, eux, m'ont un brin étonné : en dehors des couteaux à viande du troisième service, des modèles 9.47 de chez Perceval à Thiers à manche en résine ivoire, les couverts de tous les autres plats étaient de style rocaille ou Louis XV, je ne sais trop si vous voyez : métal argenté assez tarabiscoté chaque pièce frappée du nom " 't Hoeveke" (en flamand : "La petite Ferme"), alors que le resto porte simplement le nom du chef. Bref, un accord bizarre avec le reste de l'établissement, je dis ça, je dis rien, hein !

J'ai examiné les photos que mon épouse a prises à cette occasion mais les couverts ne figurent que sur une seule, mais tout à fait  "borderline" si je puis dire, je vous ai agrandi le bout et, je sais, c'est flou, c'est fou !

couv


* La preuve, ce matin, tandis que je remballe mon sphygmomanomètre, Louise appelle sa Mamou : elle se trouve dans l'aubette** de l'arrêt de bus et le prochain est annoncé pour dans seize minutes. Elle craint d'arriver en retard au boulot. Et qui qui va la cueillir en faisant fi de la limitation à 30 km/h, je vous le donne en mille ?

** C'est juste pour faire rire les Français

 

2 juillet 2021

Tout faux !

 
L'origine de la sentence qui stipule que Dieu nous a donné deux oreilles et une seule bouche pour nous inviter à écouter plus que parler est incertaine. On l'attribue tantôt à un proverbe juif, tantôt à Zénon d'Élée et même à un certain Édouard Herriot.

Peu importe finalement : Dieu ne s'inquiète pas de telles basses considérations !

Dieu va à l'essentiel :

Si, dans sa grande sagesse, Il nous a donné deux oreilles, c'est bien sûr pour y accrocher nos masques !

Capture-d’écran-2020-04-21-à-16


 

26 mai 2021

Quel est le féminin de successeur ?

 

Ce matin, je consultais un lien reçu via le site des retraités où le Boss dont je vous parlais dans mon billet précédent explique les objectifs de sa politique du personnel.

Incidemment, cela m'a fait tomber sur une autre vidéo laquelle est à l'origine de ma question.

Logiquement, comme successeur n'est ni un poste ni un titre, il  devrait conserver son genre propre soit le masculin. Certains (et surout certaines) vous objecteront des cas comme "Machin et Truc, successeur" où le statut de successeur est ambigu, etc... Ce qui donne naissance à successeure et même successeuse (non, j'ai pas vu successerice). Mais laissons cela !

Je vous montre cette vidéo parce  que j'y ai découvert avec bonheur que la personne qui occupe actuellement mon ancienne fonction de RAQ (Responsable Assurance Qualité) du département Analyse est une femme ! Et quelle femme : Patrizia !

J'avais bien fait de l'inviter au resto pour mon départ à la retraite ! (Sa voisine blonde, c'est Greta, mon niveau +1 de l'époque).

PICT0069


16 avril 2021

Concours (ou con tout court)

 
Mardi soir (oui, je sais, je ne suis pas très vite sur la balle, mais j'ai pas que ça à foutre), à la télé, c'était la finale de The Voice Belgique. En réalité, ce concours s'adressait à la Communauté Française de Belgique*, pas à toute la Belgique.

Quatre candidat·e·s restaient en lice :

voice

Dans les méandres de l'écriture inclusive serait-il pensable de dire dans le cas présent "deux blanches et deux noir·e·s" ? (Répondez via les commentaires, je n'ai pas encore implémenté de système de vote, mais j'y travaille).

Le monde de la musique, pour échapper à l'image raciste qui lui colle à la peau depuis qu'il enseigne à tout va qu'une blanche vaut deux noires, s'est empressé d'élire comme voix de l'année le candidat de couleur.

Sans remarquer, semble-t-il, qu'il n'échappera pas pour autant à l'accusation de sexisme puisqu'il a choisi l'unique représentant mâle plutôt qu'une des trois filles. Il y avait pourtant une solution idéale...

Je l'ai toujours dit : trop de précipitation nuit (noire) !


* Ils auraient dû dire "Communauté Francophone de Belgique", mais ce sont des Belges, leur français n'est qu'approximatif. De toute façon, aujourd'hui, ils l'ont rebaptisée "Fédération Wallonie-Bruxelles", ce qui n'est pas plus correct puisqu'elle n'englobe pas les néerlandophones de la capitale.  Mais si c'était simple, ce ne serait pas belge.

 

22 janvier 2021

Piégé !

 
Le titre disait : "Et l'évolution créa la femme".

Intrigué, j'ai décidé de le lire.

Et ça commençait fort : rien que dans le chapitre d'introduction, j'ai dégoté quelques termes choisis : éthologie, paléoanthropologie, phylogénétique, uxoricide, épistémologie, monophylétique, apophatique, tautologie, ontogénèse, heuristique, anisogamie, eusocialité.

Et il y en a, aux Défis du samedi, qui trouvent que je suis compliqué !

Remarquez que ce n'était pas très malin de ma part non plus : les éditions Odile Jacob ne sont pas précisément réputées pour leurs romans à l'eau de rose.

Par bonheur, dans ce bouquin de 415 pages, l'auteur nous dévoile la conclusion de l'ouvrage dès la quatorzième :

"Alors dévoilons d'entrée la conclusion de cet essai : les causes principales du malheur des femmes sont d'ordre culturel. Le pire ennemi de la femme, c'est l'homme."

Bon, ben je vais peut-être pas tout lire, j'ai déjà donné avec Marcel !

picq2


5 janvier 2021

Tu veux ma photo ?

 
Sur le blog de joye (Iowagirl pour les anciens, mon Américaine préférée et, par ailleurs, la seule que je connaisse...), blog que je fréquente de temps à autre en y laissant moins souvent encore l'un ou l'autre commentaire, je découvre

  • une photo de ses hors-d'œuvres du dernier réveillon
  • le terme Panko

Merde ! (excusez-moi, c'est l'émotion) je ne savais rien du panko ! Ça m'a pourtant l'air bien intéressant cette panure japonaise, particulièrement pour réaliser de petits machins frits (je ne connaissais que la pâte à tempura). Bon, les petits machins frits, on n'en fait pas trop souvent, rapport à l'odeur de friture et à l'encrassement de l'huile du même nom. N'empêche dès cet après-midi, je ramène un sachet de panko de mes courses (si, si, on en trouve chez Colruyt, enfin dans leur catalogue, reste à voir dans les rayons...).

La photo, elle, me rappelle les réveillons de Noël que nous passons en famille dans la maison de notre fils parce qu'elle possède cinq chambres (ce qui règle le problème des retours tardifs) et est chauffée par des poêles à bois (le chauffage central, c'est pratique mais côté ambiance, ça fait plutôt frigidaire).

Bien sûr cette année, covid oblige, nous l'avons eu dans le baba et sans rhum encore ! Il ne nous reste que des souvenirs dont celui-ci, apparu dans la fameuse fenêtre du coin supérieur droit de mon écran :

2019_12_24_0020

Ne vous inquiétez pas, les personnages ne s'isolaient pas dans des communications privées, ils communiaient dans la prise de vue du dessert-banquise du jour, vous vous rappelez ?


27 novembre 2020

Suivant !

 
J'ai  lu  survolé le dernier Camilla Läckberg.

lack

Ben zut, c'est la suite du précédent ! Et c'est pas fini : elle prépare une suite à celui-ci : la loi des séries sans doute.

Si l'on en croit cette auteure, (autrice, autruche ?) la Suède, c'est un pays à éviter absolument : rien que des obédés sexuels, des assassins et des boursicoteurs fébriles. Elle se défend quand même mieux dans la description des parties de jambes en l'air que dans celle des montages financiers, question de lectorat sans doute.

Bref, je n'attends pas le prochain avec impatience.

Pour tenter de me consoler, j'ai lu le dernier Pennac.

pen

Quoi ? Ce que j'en dis ?

Au lieu de se prendre pour Fellini, ferait mieux de nous pondre la suite de la saga Malaussène.

Tiens ! Si je meurs avant cette publication, je promets de ne plus jamais rien lire de lui !


31 août 2020

Voyage, voyage !

 
Samedi, nous sommes allés à Chimay (en réalité dans les abords directs de l'abbaye de Scourmont).

Mon épouse en avait marre de rester cloîtrée chez elle (alors, pourquoi choisir une abbaye, me direz-vous finement). Elle avait déjà espéré le faire la semaine précédente, mais il n'y avait plus de place dans le resto local lorsqu'elle avait téléphoné. Du coup, elle avait réservé via l'internet pour ce samedi.

Dès le départ, ça a commencé fort : à peine la voiture avait-elle quitté la propriété  que la loupiote annonçant un manque de pression dans le pneu arrière droit s'est allumée. Ça fait très longtemps que la chose se produit à intervales réguliers. Au début c'était tous les huit à dix jours. J'ai signalé la chose à mon garagiste qui a découvert une petite fuite qu'il a obturée, partiellement apparemment, puisque que maintenant, le phénomène ne se produit plus qu'après un bon mois. N'empêche qu'il a fallu passer par une station service munie de l'installation ad hoc d'où détour et perte de temps.

C'est qu'il faut arriver à destination suffisamment tôt que pour permettre au chien de se dérouiller les pattes et de faire un petit trilili. Nous y sommes quand même parvenus parce que j'avais souscrit à mon principe de base "Il vaut mieux être une heure trop tôt que cinq minutes trop tard". L'ennui, c'est qu'il s'est mis à pleuvoir, mais bon, en face de l'abbaye, il y a un bois à l'entrée duquel il y a une allée de conifères.

Nous sommes alors allés à notre restaurant habituel : La Ferme des quatre Saisons. Le chien lui est resté dans la voiture : cela fait quelques années maintenant que, contrairement au début, l'établissement n'accepte plus les clebs suite à je ne sais quel incident.

Tout était bien réglé côté virus, le moins qu'on puisse dire c'est qu'on avait de l'espace.

Pendant le repas, mon épouse a innové : plutôt que de risquer de tacher ses vêtements (un faux mouvement est vite arrivé!) elle avait emporté une petite broche pour fixer sa serviette devant sa poitrine rendue un brin pigeonnante par le corset-carcan destiné à lui soutenir les vertèbres.

Je ne sais pas d'où elle sortait cette petite broche, mais je sais que grâce à elle, j'ai passé le repas en face de ma belle-mère !

Si si, voyez vous-même :

broche001

Remarquez que, bien que je l'aie fréquentée pendant septante ans, je ne l'aurais pas reconnue si je n'avais aussi parcouru ses albums de famille.

C'est encore autre chose que la photo de ma mère, non ?


Publicité
<< < 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 20 30 40 > >>
Newsletter
33 abonnés
Publicité
Entre nous
Visiteurs
Depuis la création 215 310
Entre nous
Publicité
Derniers commentaires
Archives
Publicité