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6 août 2020

Lifting


Vous pensez que j'ai l'âge pour ?

Z'avez tout faux : je voulais vous parler de l'usage de l'ascenseur !

Notre colonne d'immeuble compte vingt-deux appartements tous tributaires d'un seul ascenseur plutôt exigu (il me semblait vous avoir déjà parlé  de cette exiguïté vous autorisant une vue plongeante sur l'opulente poitrine de l'inspectrice de quartier, mais je ne retrouve pas le billet en question).

Virus oblige, le syndic de la propriété s'est fendu d'une note demandant de n'utiliser l'ascenseur que seul ou en compagnie d'une personne de votre "bulle". La note spécifie également que l'ascenseur sera désinfecté deux fois par jour par les concierges.

L'autre jour, l'ascenseur m'est passé sous le nez et j'y ai clairement perçu la bruyante conversation des deux  folles  jeunes dames occupant le penthouse. Quand il est redescendu en réponse à ma pression sur le bouton d'appel, dès l'ouverture de la porte j'ai été emporté en un tourbillon de lourds effluves de patchouli et vanille (non, y avait pas citron, on n'est pas en Aragon).

Mais si ce parfum persiste après montée et descente de six étages, qu'en serait-il du fameux virus ?

Tout tient dans les dimensions de son support : la durée de chute de gouttelettes a été étudiée par une dame française dans son  travail

Mécanismes de transmission par voie respiratoire
Dr Florence ADER
Service des Maladies Infectieuses et Tropicales
Hôpital de la Croix-Rousse – Groupement Hospitalier Nord – Hospices Civils de Lyon
Inserm U1111 Centre de Recherche International en Infectiologie (CIRI), Lyon

Résultats :

gouttes

 

Bon, ben y a plus qu'à étudier la taille minimum d'une gouttelette autorisant la survie du virus !

Et pas la peine d'emprunter les escaliers : ils ne sont pas plus larges que la cabine de l'ascenseur et en plus on est obligé de s'y croiser.

Ahah ! Ça vous fout la pétoche hein ?

Bon, d'un autre côté il faut un nombre minimum de virus pour entraîner la contamination et le virus a une taille de 0.1 µm, alors... (Et ne dites pas que vous l'ignoriez, je vous l'ai déjà dit).


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22 juin 2020

Généalogie


Hier, tandis que mon épouse, chargée des relations publiques, prend en vidéo-conférence des nouvelles de mon frère cadet, celui-ci lui pose une question inattendue (il n'est pourtant pas abonné au blog de mon neveu Joe) : sa fille, elle aussi cadette, voudrait connaître les noms et prénoms de ses ascendants.

Nous lui disons le peu que nous savons et une fois la conférence terminée, mon épouse embraie sur sa fonction d'archiviste et me sort quelques photos anciennes. Au verso de deux d'entr'elles elle a écrit sur l'une "Grand-père" et sur l'autre "Arrière-grand-père". L'ennui, c'est qu'avec le temps elle ne se rappelle plus qui est la personne de référence : moi ou mon paternel ?

Dans cette affaire, j'ai gagné en connaissance sur deux points :

  • le prénom de mon grand-père paternel est bien Louis (je m'en doutais un peu parce que ma mère racontait toujours qu'initialement, elle voulait m'appeler Jean-Louis mais je ne sais pas pourquoi on m'a appelé Jean-Claude) : il a signé une carte-postale photo où il figure chevauchant un tonneau dans une caserne d'Arlon en 1910. Marrant qu'il ait signé Louis parce qu'étant d'Hoboken dans la région anversoise, son prénom officiel était Lodewijk.
  • grâce à cette précision, j'ai réussi à retrouver la date de son décès : 6 août 1914 et même l'emplacement de sa tombe au cimetière militaire de Boncelles, ce qui, vous l'admettrez, est d'une importance capitale.

Incidemment, elle a aussi ressorti une photo où, enfant, je suis déguisé en gendarme.

Bon, je vous fais voir tout ça :

Le Tonneau

Arlon

 

Mon grand-père

Lodewijk

 

L'individu répertorié "Grand-père" (pensez-vous que ce puisse être la même personne que la précédente ?)

Grand-père

 

Celui répertorié "Arrière-grand-père"

Arrière-grand-père

 

Le gendarme (moi, vous l'auriez deviné, je suis le petit)

Godin

(Si vous êtes sages, je vous raconterai la pièce de théâtre dont la photo est extraite)

 

 

14 avril 2020

Prends-moi pour une cloche !


Ben oui, continuez à me prendre pour un con, finement !

J'ai tout de suite su que ça allait être Pâques : pour préparer le repas du vendredi midi, mon épouse m'a envoyé à la cave chercher une boîte de saumon au naturel ("in eigen nat" disent mes compatriotes du nord, du nord et même du sud, de l'est et de l'ouest : ma ville est enclavée au sein de la région flamande, même que ces braves organisent une promenade sportivo-touristico-folklorico-politique tout le long de la frontière : "de gordel" ça s'appelle. Cette année, ils l'auront dans le baba, leur ceinture : c'est confinement).

Je l'ai encore mieux su le dimanche matin au petit-déjeuner :

P1090768

et aussi le midi au horsd'œuvre :

P1090767

Ça devrait satisfaire Madame Chapeau grande amatrice de lapins de Pâques (enfin, comme elle l'a dit en néerlandais "paashaas", ce serait plutôt lièvre, à cause de l'assonance, mais c'est tout comme).

Mon épouse aime bien marquer ainsi  les étapes de l'année, bon, sa tentative pour colorer les œufs à la betterave rouge (confinement oblige) n'a donné qu'un résultat mitigé, mais c'est l'intention qui compte, n'est-ce pas...


 

9 avril 2020

M'as-tu vu ?


Notre fille et ses filles, par la voie de leurs voix au téléphone, m'ont sommé d'installer Skype sur mon ordi, qu'on puisse communiquer par vidéo.

Sitôt dit, sitôt fait, le machin est là mais le processus de connexion me reste un profond mystère (sauf qu'à peine le truc installé, Amour sincère et Jacqueline Virginie désirent m'ajouter à la liste de leurs correspondants).

Mon poste de "travail" étant localisé dans un coin de la pièce, l'accès n'y est pas très aisé si on veut faire les singes à plusieurs devant sa webcam.

Celui de mon épouse étant un peu plus accessible, je lui propose donc d'acheter une webcam pour son PC également.

Sitôt dit...

Tous les sites de fourniture par colis de ce genre de matériel soit sont en rupture de stock pour cet article, soit sont des plus évasifs sur les délais de livraison (pour les délais de paiement, ils préférent néanmoins le direct).

Qu'à cela ne tienne ! Avec l'abnégation et le courage qui me caractérisent, je plonge sous le meuble de mon PC pour déconnecter et extraire de l'amas de fils la "queue" de ma webcam, puis je replonge pour la reconnecter sur le PC de mon épouse.

Là, je n'ai pas installé Skype : tou·te·s ses corespondant·e·s utilisent la version vidéo du Messenger de Fesse de bouc.

Moralité : j'ai plus de webcam (m'en fous, je ne l'utilisais jamais) mais j'ai Skype qui se charge automatiquement au démarrage de l'ordi et me bouffe de la mémoire pour rien.

Bon, ben, désinstallons !

skype

 


2 février 2020

Enchaînement logique


Vautré dans le fauteuil Ikéa Poäng avec repose-pied(s), je regarde défiler le générique de la série "Inspecteur Barnaby" (en anglais : "Midsomer Murders") et  j'aperçois le nom de l'acteur principal (à partir de la quatorzième saison) : Neil Dudgeon.

C'est là que ça m'est revenu !

Un bonhomme portant le même prénom a dirigé un moment le laboratoire de spectrométrie infrarouge avant que celui-ci ne s'ajoute à la liste des labos sous ma responsabilité.

Il avait une chevelure rousse frisée, était très joli garçon : athlétique, dynamique, sympathique et, avec ses chemises à carreaux, son petit gilet et ses jeans, on aurait facilement pris cet universitaire pour un bûcheron.

Il était Écossais.

Il a fini par épouser une des techniciennes de mon labo de microscopie optique, une délicate créature aux longs cheveux blonds et aux joues rouges, très portée sur la chose    ... religieuse.

Elle nous avait un jour conviés à grands cris, ses collègues et moi-même (en visite momentanée), à venir admirer combien l'œuvre de Dieu était merveilleuse (en l'occurrence la progression de la cristallisation d'un quelconque composé organique sur la platine à température programmable de son microscope polarisant).

Mon épouse et moi avons été conviés à assister à leur mariage dans une petite église des environs de Nivelles. Je me rappelle parfaitement avoir suivi la cérémonie sous l'œil bienveillant de Sainte Geneviève (le prénom de ma cheffe de service de l'époque).

Mais ce dont je me rappelle surtout, c'est de l'arrivée de la famille et des amis britanniques de Neil : ils ont débarqué d'un car, menés à la baguette par une dame pleine d'énergie et de peps munie d'un mégaphone : la mère du marié !

J'ai bien cru un moment qu'elle allait les faire pénétrer dans l'église en rang par deux et au pas, mais elle s'est contentée d'éviter la dispersion de son troupeau en courant tout autour comme un Border Collie bien entraîné (non, elle ne les a pas mordus au mollet).

Étourdissante ! Et mignonne avec ça...

Quelle femme !

J'ai pas regretté d'y être allé...

 

border


 

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28 décembre 2019

Chauffe Marcel !


Comme depuis plusieurs années, nous avons passé le réveillon chez notre fils avec toute notre famille.

C'est pratique car la maison comporte cinq chambres, ce qui permet de loger tout le monde et évite les voyages de retour hasardeux.

Une autre caractéristique de l'endroit, c'est qu'il est chauffé par des poêles à bois. Et chaque année, que la météo soit glaciale ou tempérée, je constate la même chose : que c'est agréable ces sources de chaleur ponctuelles plutôt que la température homogène des appartements modernes !

Vous me direz que je me laisse endormir par des réminiscences de ma jeunesse où ce mode de chauffage  était la norme. Mais alors, pourquoi ma fille qui ne l'a pas connu, elle, décide-t-elle qu'elle voudrait que son mari en installe un chez eux ?

Comme chaque année aussi, j'ai l'impression que je dors mieux là que chez moi, même si, comme chaque année, mon épouse se réveille deux ou trois fois la nuit en proie à des crampes sans doute à cause de son diabète et de la position assise prolongée.

Comment ? Des excès de table ? Mais non,  voyons ! Jugez-en plutôt :

Un Champagne rosé avec un saumon gravlax  et des Madeleines (provocation!) salées amenées des Pilifs par Louise, un Alsace léger et doux avec le foie gras de canard mi-cuit préparé par ma fille, un Barbaresco avec le faon et un Pernand Vergelesses avec les fromages. Trois fois rien quoi !

Et le dessert, me direz-vous ? Comme chaque année réalisé par Émilie :

2019_12_24_0016

Ce qu'il y avait dans l'igloo ? Minute, on l'ouvre !

2019_12_24_0025

Pour ceux qui aiment les détails :

  • banquise : Meringue italienne sur biscuit au riz soufflé
  • gâteau : ganaches caramel, chocolat, noisettes sous meringue italienne
  • pingouins : pâte à sucre
  • traineau : chocolat noir
  • cadeaux : chocolat blanc
  • flammes : sucre filé
  • sapin : macarons collés à la meringue
  • tunnel d'entrée de l'igloo : riz soufflé et marshmallow

24 novembre 2019

Nouvelles du front


Hier soir, nous fêtions chez notre fille l'anniversaire d'Émilie.

Session restreinte cette année : nous n'étions que quatorze (en oubliant les chats et les chiens).

Il y avait :

  • Émilie et sa sœur Louise
  • Ma fille et son mari breton
  • Ma deuxième fille, marraine d'Émilie et son mari portugais, parrain de Louise
  • Leur fille Clara en partance pour un Erasmus en Norvège
  • Son frère Alexandre, le benjamin de l'assemblée qui fait main basse sur les œufs de caille
  • Ma bru préférée bien qu'unique
  • Son fils Borys un peu bleui par son dernier match de rugby
  • L'ex-épouse du parrain d'Émilie
  • Sa fille Camille, porteuse d'un chignon digne de la Goulue de Toulouse Lautrec

Ça ne fait que douze me direz-vous en fins mathématiciens que vous êtes. Erreur puisque mon épouse et moi y étions également, c'est ma modestie naturelle qui m'a fait négliger de nous citer.

Parlons maintenant des absents (y a-t-il un sujet plus intéressant qu'eux dans les réunions de groupe ?)

  • Mon fils participe à la virée annuelle que son groupe d'acheteurs de vin de Bourgogne organise traditionnellement la semaine qui suit la vente des Hospices de Beaune. Il nous enverra pour nous consoler une photo de lui et d'un de ses potes escaladant victorieusement la montagne de caisses résultant de leurs achats.
  • Le parrain d'Émilie (un ami de ma fille depuis le temps où ils organisaient ensemble des camps de formation chez les scouts) qui nous a délégué son ex-épouse (en présence de laquelle il refuse désormais de se trouver) est perdu dans un trek de survie dans les forêts finlandaises.
  • Line, la fille de la marraine de Louise (une  amie de ma fille) et ancienne condisciple d'Émilie avait déjà accepté une obligation ailleurs lorsqu'on l'a invitée.
  • Le petit ami du moment de la précédente dont je n'ose rien vous dire car comme j'en ai croisé plusieurs je ne suis pas certain qu'il soit celui de l'an dernier.

Le menu tenait en un mot : raclette !

Mais s'agissant de ma fille, vous n'imaginez pas ce que peut contenir ce seul mot !

Gambas et filets de lotte, fromage à raclette traditionnel et de chèvre, poitrine fumée, bresaola, jambon de Parme, colonnata, joue de porc, manchettes de veau élevé sous la mère, saucisses diverses, oignons, champignons, salades variées, sauces mayonnaise, curry, cocktail, tartare, beurre normal, au piment d'Espelette, au sel fumé, patates en chemise, et j'en oublie certainement.

buffet

Deux gâteaux réalisés par Émilie elle-même : un aux pommes et l'autre au chocolat (des trucs avec biscuits, inserts, crèmes, glaçage, etc, à faire pâlir certains des concurrents du meilleur pâtissier).

gateaux

 

Bref, un truc à vous faire péter la sous-ventrière.

Et comme toujours avec ma fille, si on s'y remettait tous aujour d'hui, il en resterait encore...


17 novembre 2019

Ah, la Volga !


En attendant l'heure du match de rugby (ben oui, contrairement au foot, j'aime bien le rugby), je regardais une réémission d'une séquence de "Des Racines et des Ailes". Ça se passait sur une rivière canalisée du Morbihan et, à un moment, on voyait une sorte de péniche hollandaise (plus précisément un skûtsje) tractée par un cheval.

skutje

Et c'est là que ça m'est revenu.

Quand j'habitais Ville-sur-Haine, j'étais riverain du Canal du Centre. La majorité des péniches y naviguant à l'époque étaient pourvues de moteur, mais il en subsistait quelques unes qui n'en avaient pas et elles étaient alors halées par un petit tracteur (vert dans mon souvenir). De plus rares encore l'étaient par un cheval de trait, comme dans cette enquête de Maigret "Le Charretier de la Providence".

Une seule fois, c'est vous dire si je suis vieux, à mon grand étonnement, j'en ai croisé une, en bois et de dimensions plus modestes, halée... par une femme ! Tellement penchée vers l'avant dans son harnais, la pauvre, que je craignais de la voir s'effondrer. Elle n'avait pas l'air à la fête, je vous prie de me croire!

Le batelier, lui, manœuvrait le gouvernail en barre franche (donc en prise directe, sans roue de barre).

Comment ?

Non, il ne m'a pas semblé qu'il portait un fouet...


23 juillet 2019

Suite logique (?)


Tandis que je prépare le petit-déjeuner, je me surprends à fredonner une chanson de Brassens, vous savez :

C'est une erreur mais les joueurs d'accordéon
Au grand jamais, on ne les met au Panthéon

"Mon vieux Léon" ça s'appelle, je crois...

Mais comment en suis-je arrivé à fredonner cet air ? Je ne l'ai pas entendu à la radio quand je me suis levé : c'était une dame qui parlait... du Tour de France !

Je creuse et je trouve : c'est parce qu'avant sa disparition brutale du net, Terre à Terre m'appelait "mon vieux Walrus". Mais pourquoi avais-je évoqué le souvenir de cette blogueuse d'Avioth qui appelait son logis la cassine, cultivait son jardin et pratiquait le Zazen ?

Oui... ! Avioth est une commune française voisine d'Orval célèbre pour sa bière (Orval, pas Avioth qui est plutôt célèbre pour être un petit bled muni d'une énorme basilique).

Orval j'y avais pensé parce que cette (excellente) bière est assez difficile à trouver en magasin et qu'étant revenu bredouille de ma quête de Hommelbier (une blonde fortement houblonnée brassée à Poperinge) dans deux Colruyt différents, j'avais pensé que cette bière allait finir par être aussi introuvable que l'Orval (ou pire la Westvleteren*).

Pour Colruyt c'est facile : j'avais simplement pensé que je devais y aller faire le plein de croquettes, de jambon et de lait pour les chats de ma fille lesquels je dois aller alimenter, gratouiller et surveiller pendant son absence.

Je suis content de moi : c'était plus facile que pour la création. Mais en attendant, je n'ai toujours pas de Hommelbier !

Chez Carrefour peut-être ?

hommel

 

* Cherchez vous-même, c'est passionnant, vous verrez !


3 mars 2019

Un drôle de pistolet

 
J'écris (mentalement) ce billet deux fois par semaine, lorsque de retour de la boulangerie les samedis et dimanches, j'entame des dents du couteau à pain la croûte du pistolet (je rêve que ce soit le chien) destiné à mon épouse.

Le pistolet (dont je vous ai déjà parlé) c'est un petit pain rond au cœur léger et tendre, et à l'extérieur craquant (un peu à l'image de Célestine).

On le dirait pourvu d'une paire de fesses rebondies. C'est le  résultat d'une entaille dans la pâte avant cuisson pour permettre à la mie de se développer et d'être plus légère.

 pist

Mon épouse soutient que cette raie montre l'endroit par où il faut trancher dans la chose, alors que chacun sait, pour s'être empiffré d'innombrables pistolets fourrés, qu'elle se découpe le long de son équateur.

Un simple calcul vous permettra de comprendre sa position.

Un pistolet "standard" fait environ neuf centimètres de diamètre, la découpe classique vous offrira donc, si vous beurrez les deux faces, un risible cent-vingt centimètres carrés de surface tartinable.

Avec sa méthode où l'on extrait la mie des deux moitiés obtenues, mie qu'on réassemble au moyen d'une bonne couche de beurre, et qu'on tartine   soigneusement toute la surface libérée sous la croûte, on voit immédiatement l'intérêt de cette façon de faire pour les pauvres fermiers producteurs de beurre en proie aux vicissitudes du marché mondialisé.

Comment ça, je ne suis qu'un demi-sel ?


8 janvier 2018

Méfiez-vous des photos !

 

Quand au hasard de votre navigation vous débarquez sur un blog, qu'est-ce qui capte votre regard en premier lieu ?

Les images !

(S'il y en a bien sûr)

Et parfois, vous contemplez des photos d'enfants ou d'adolescents, seuls ou en compagnie de proche(s) ou d'animaux de compagnie...

Et généralement, ils sourient au photographe et paraissent parfaitement heureux.

Ces images vous semblent les icônes même du bonheur.

C'est en lisant ensuite le texte des billets que vous apprenez que leur enfance a été, au choix, ennuyeuse, douloureuse, malheureuse. Que ces personnages qui les entourent leur ont été des faux-frères, des indifférents, des trompeurs, des tortionnaires parfois même.

Aussi, en vérité, je vous le dis : Méfiez-vous des photos !

Peut-être devinerez-vous le drame qui se cachait derrière celle-ci :

PICT0008


29 novembre 2017

Des années que ça dure !

 

Un jour où j'accompagnais mon épouse à son magasin de tissus préféré (en vue de la réalisation d'un quelconque déguisement pour une de nos petites-filles, ou les deux et peut-être même leur cheval), elle tombe en arrêt devant un rouleau de toile plastifiée dont la tonalité générale et les motifs amusants lui ont tapé dans l'œil.

Elle en achète donc le métrage utile à couvrir la table de la salle de séjour (living pour les Belges).

Comme nous occupons toujours les mêmes places à table lorsque nous ne sommes que nous deux, à chaque repas, j'ai le même morceau de nappe sous les yeux :

P1090192

Si bien qu'à chaque repas quand je lis "Daube Provençale", inmanquablement je pense "Plus belle la vie" !

Et ça me déprime...


16 octobre 2017

Sur la piste des boskabouters

 

Pour mon billet précédent, j'ai utilisé des photos sorties en droite ligne des stocks de mon épouse (vous aviez bien sûr remarqué que toutes n'avaient pas été prises à la même saison).

Lors de la promenade canine suivante, j'avais donc emporté mon propre appareil photo dans le but d'enregistrer quelques détails aptes à souligner mon propos, ce qui m'a donné l'occasion de photographier également ceci :

P1090174

 La partie boisée du domaine était en effet envahie ce jour-là par une nuée de gnomes revêtus de chasubles fluos et répartis en petits groupes encadrés par quelques plus grandes créatures : les petits citadins de Vilvoorde prenaient contact avec la nature. Chacun des petits écriteaux pendus le long des sentiers les invitait à prendre conscience d'un aspect de la forêt : arbres, champignons, insectes etc...

Une sorte d'école buissonnière organisée, comme dans le film. J'ai trouvé ça bien sympathique (quoiqu'un peu bruyant, le chien n'est pas trop rassuré quand il doit croiser ces meutes de gosses piaillants).

En sortant de la partie boisée, nous nous sommes retrouvés au calme et je me suis dirigé vers le jardin à la française pour rassembler quelques preuves de mes dires de la dernière fois :

 

Vue d'ensemble de la clôture à balustres

P1090178

 

 Vue de la section d'un balustre brisé (vous voyez le béton ?)

P1090182

 

Vue d'une statue en fonte représentant un dieu fleuve où la peinture sensée donner l'illusion d'une pierre patinée s'écaille largement

P1090188

 

Et c'est en contournant cette dernière que j'ai remarqué un cartouche indéchiffrable à l'œil nu, mais que le zoom de mon appareil m'a permis de lire, apportant une étonnante révélation :

P1090189

 

Ces fabricants de lego grandeur nature étaient français ! J'avais tout faux !

En effet, m'étant mis à lire les panneaux explicatifs rédigés en néerlandais et disséminés à travers la propriété, je me suis aperçu que ce que je vous avais désigné comme étant un château n'était en réalité qu'un (énorme) complexe d'écuries et de remises à voitures. Le vrai château, lui, se situait en face de l'orangerie mais a été détruit par un bombardement en 1944.

Comme on peut se tromper, hein ?

Faudra vraiment que j'affine mon flamand...


19 janvier 2017

Cruelle incertitude

 

Je ne regarde jamais La Grande Librairie, cette émission littéraire sur France 5 (si, parfaitement, ici, à Bruxelles, nous recevons presque toutes les chaînes françaises). Non pas que je la trouve inintéressante, mais simplement parce que quand j'assiste à ce genre de spectacle, il y a toujours bien un des bouquins dont on parle que je trouve digne d'intérêt et que je finis par acheter. Or, je n'ai plus de place pour les ranger et l'équilibre de mes piles de stockage provisoire est de plus en plus précaire.

Source: ExterneL'autre jour pourtant, mon épouse qui consulte le programme télé me dit : "Ce soir, c'est Pennac à La Grande Librairie, ils parlent de Malaussène, tu devrais peut-être regarder".

Il est vrai que j'ai été un grand fan de la tribu des Malaussène et que dans la foulée, j'ai fini par lire presque tout Pennac... avec plus ou moins de satisfaction : j'ai adoré "Comme un roman" et "Ernest et Célestine", j'ai bien aimé "Le hamac et le dictateur", "Messieurs les enfants", les Kamo et "L'œil du loup" , détesté "Merci" et "Journal d'un corps".

J'ai donc regardé le programme proposé.

Il y avait évidemment Pennac et quelques copains à lui.

Il y avait Christian Bobin, le poète du Creusot que je n'aime pas trop mais qui est un des favoris du Papistache, raison pour laquelle j'avais essayé de le lire.

Il y avait aussi Karol Beffa et Cédric Villani qui se sont associés pour commettre un bouquin intitulé "Les coulisses de la création" qui m'a semblé passionnant. Remarquez que les auteurs viennent rarement sur un plateau de télé pour dire pire que pendre de leur production...

Bref, ça n'a pas raté : dès le lendemain je suis allé chez Club (ce n'est pas ma librairie favorite, mais mon copain René m'avait offert un chèque lecture de chez eux). Comme il faut dépenser la totalité du chèque et que si j'ai trouvé "Le cas Malaussène",  le bouquin des deux autres brillait par son absence, j'ai donc dû faire l'appoint avec le dernier Philippe Delerm.

J'ai déjà terminé le premier bouquin et je peux rassurer Célestine qui s'en inquiétait l'autre jour dans un commentaire : c'est bien dans la lignée de la série (que j'ai, je crois, filée à mon fils au moment de notre déménagement).

Mais il y a un truc : c'est un malin le Pennac !

  • Quasiment tous les personnages de la série réapparaissent dans le nouvel opus avec les références des ouvrages où ils sont apparus (on ne sait jamais qu'une nouvelle génération de lecteurs voudrait se mettre à niveau...)
  • Le bouquin actuel n'est que le premier tome d'une série de deux

Oui, c'est un malin le Pennac !

Moi, je suis inquiet : mon espérance de vie me permettra-t-elle de connaître la fin de cette histoire bien emmanchée ?

Bah, tant pis, ce ne sera qu'une goutte de plus dans l'océan des choses dont je n'aurai jamais le fin mot...


14 juillet 2016

A-s' veyou l'Torè à Lîdge ?

L'expression me fait souvenir d'un ancien film, forcément belge, où un Bruxellois se rendait dans un café de Liège pour contacter des résistants avec cette expression pour mot de passe. Il pénétrait dans l'endroit et demandait "A-s' veyou l'Torréaline ?" ce qui lui valait d'être pris pour un espion allemand. La Torréaline était un ersatz (en français : succédané) de café obtenu par torréfaction de malt.

Mais mon but n'était pas de vous raconter un film sur l'occupation allemande en Belgique, mais de vous parler d'une tradition solidement établie à Liège (le titre du billet est en wallon local et signifie "As-tu vu le taureau à Liège ?).

Torè1

Torè2

Liège est, juste après Charleroi, la plus grosse ville wallonne. Elle est l'ancienne capitale d'une principauté du Saint-Empire germanique. Malgré cette origine teutonne, elle fête, cas unique en Belgique, la fête nationale française avec spectacles, marché gaulois, bals et feu d'artifice. Beaucoup plus de manifestations que pour la fête nationale belge, sept jours plus tard.

Sont fous ces Liégeois !

(Mais ils avaient commencé tôt : à la révolution française, ils avaient déjà démoli eux-même leur imposante cathédrale)


25 février 2016

À votre santé !

À propos de santé, vous ai-je déjà parlé de la mienne, chancelante ? Non !? Mais alors, c'est le moment ou jamais !

Je suis l'heureux bénéficiaire d'un glaucome ouvert (stabilisé) suite à l'abus de cortisone consécutif au traitement d'une hyalinose segmentaire et focale (si si, c'est dans Wiki) du temps où je travaillais encore.

Pour cette raison, je dois consulter un ophtalmo tous les six mois.

Comment ? Non, ce n'est pas le bon Docteur Zigmund et si, en Belgique, c'est encore possible d'obtenir un rendez-vous chez l'ophtalmo dans les six mois. Ça va ? Bon, je continue...

Lors du dernier rendez-vous, aux alentours de la nouvelle année, l'homme de l'art me remplit la demande annuelle de renouvellement de l'autorisation de remboursement des gouttes oculaires nécessaires au traitement, document que je transmets immédiatement au médecin conseil de ma mutualité via mon bureau local.

Mi-février, toujours pas trace du document à remettre au pharmacien dans mon courrier. Bien, pense-je, la demande s'est égarée dans les méandres de l'administration mutualiste, je vais renouveler la démarche. Un mardi matin je me pointe à la polyclinique et au moment où je pousse sur le bouton d'appel de l'ascenceur, une technicienne de surface des plus charmantes m'interpelle : "Vous allez où ?" "Au service d'ophtalmo au troisième" lui réponds-je. "Sont jamais là le matin !" me signale-t-elle. "Merci, je reviendrai un après-midi" lui rétorque-je.

Ainsi dit, ainsi fait, le mardi suivant après-midi, je suis de retour, j'appelle l'ascenseur, j'y entre, je pousse sur le bouton du troisième, les portes se referment et... rien ne se passe : ils ne sont pas là le mardi après-midi non plus.

Je fais alors ce que j'aurais dû faire depuis le début : je consulte l'horaire des consultations sur le site de la polyclinique (rigolez pas, si vous connaissiez le site du Chirec, vous auriez fait comme moi). Et je décide de me pointer un mercredi après-midi, c'est ce que j'ai fait hier.

La charmante secrétaire (toutes les dames sont charmantes dans cet établissement) du lieu m'établit immédiatement le document demandé (imitant au passage parfaitement la signature de son patron) et me voici de retour chez moi. Je décide de l'envoyer directement au médecin conseil et cherche son adresse sur le site de la mutuelle. C'est alors que j'aperçois dans la boîte courrier de mon espace personnel un document pdf du 25 janvier : l'autorisation désirée. Je l'imprime en maudissant ces enf... qui n'envoient plus les trucs par la poste et passe à la déchiqueteuse la demande obtenue de haute lutte et désormais inutile.

C'est en pliant l'autorisation pour pouvoir la transmettre à mon pharmacien que je constate que c'est celle de l'an dernier !

Récupération parmi le fouillis de la déchiqueteuse des vingt-six bandelettes ayant constitué le document, reconstitution de la chose par collage soigneux sur une feuille A3 (c'est fou comme ça aide de sacrer comme le Capitaine Haddock pour effectuer ce travail délicat). Découpe et scannage du document reconstruit et impression subséquente.

Toujours à la recherche de l'adresse, je découvre un onglet "Statut" dans mon espace personnel sur le site de la mutuelle : j'y constate que ma demande a été enregistrée puis acceptée par le médecin conseil fin janvier. Ils n'envoient plus d'autorisations : elle sont répertoriées dans une base de données accessibles aux pharmaciens.

Z'auraient pu le dire !

 

wa01

 


22 février 2016

C'est reparti !

Chaque année à pareille époque, Thinking Day oblige, ça recommence !

Ce matin, la radio annonce qu'aujourd'hui, c'est la journée mondiale du scoutisme.

Merci les gars ! Depuis que le scoutisme, voici plus de cent ans, s'est répandu à travers le monde, le 22 février a toujours été la journée mondiale du scoutisme, même avant l'invention et la prolifération des journées mondiales de tous acabits.

Les branches féminines l'appellent Thinking Day, les masculines devraient l'appeler Founders Day, mais la première appellation prédomine largement et de toute façon beaucoup d'associations sont mixtes aujourd'hui.

La radio, donc annonce la chose et se fend d'une petite enquête auprès de ses auditeurs :

  • avez-vous été scout ?
  • le scoutisme vous a-t-il apporté quelque chose ?
  • n'est-il pas un peu militariste ?
  • n'est-il pas un peu ringard ?
  • ...
  • signez votre message de votre totem (qu'on rigole un peu)

Pour répondre en temps utile, j'aurais du sauter du lit immédiatement (il était six heures trente) et me précipiter sur mon ordi, mais ça n'aurait servi à rien : chaque année on leur explique et l'année suivante, ils reviennent avec les mêmes questions, les mêmes doutes, les mêmes reproches.

Et puis, qu'est-ce que ça peut bien nous foutre l'image qu'on a de nous, ça fait cent ans qu'on rame à contre-courant avec nos idées à la noix. Nous ne voulons pas nous vendre à coup de com comme de vulgaires politiciens plus soucieux de leur survie politique que de l'intérêt commun. Nous continuons avec une méthode éprouvée de former (bénévolement) des adultes biens dans leur peau, responsables et respectueux des autres, le reste, c'est du vent !

Comment ça, mon totem ? Vous ne m'aurez pas, j'ai déjà donné !

 

Scout

 


6 janvier 2016

Au doigt et à l'œil

... c'est, pensais-je, la façon dont devrait vous servir un appareil digital.

Bernique ! Prenons un exemple simple : l'appareil photo.

Mon épouse ayant désiré réaliser pour expédier nos vœux une carte qui comporterait une photo de notre couple (éventuellement accompagné du chien), j'ai extrait mon trépied photo de l'endroit où je l'avais enterré.

Sur mon bon vieux Minolta argentique à déclenchement mécanique (la marque a disparu avec l'avènement du digital) le retardateur autorisant la réalisation de l'ancêtre de l'actuel selfie était commandé par un petit levier sur la face avant de l'appareil. Il suffisait de l'armer, de pousser sur le petit bouton découvert par le déplacement du levier, et celui-ci revenait lentement à sa position initiale pour déclencher l'appareil photo.

Sur l'appareil digital de mon épouse (un Nikon Coolpix P7100), la manœuvre, vous vous en seriez doutés en lisant "Coolpix", est beaucoup plus simple. Il suffit de basculer vers la gauche un bouton situé à l'arrière de l'appareil. Cette manœuvre fait apparaître sur l'écran de contrôle un menu déroulant proposant

  • de ne rien faire
  • de déclencher à la détection de personnages souriants (inutilisable avec moi)
  • d'utiliser une commande à distance (j'en ai pas)
  • de déclencher après dix secondes

Pour accéder à ce temps d'attente souhaité, il vous faudra donc basculer trois fois le bouton vers le haut puis l'enfoncer en son centre pour confirmer la sélection (si pour une raison quelconque, comme par exemple établir un record de temps de mise en place, vous voulez réduire le temps à deux secondes il faudra encore basculer droite, basculer bas, avant d'enfoncer le bitonio).

Après, il n'y a plus qu'à enfoncer à moitié le déclencheur de l'appareil pour mettre au point puis à fond pour démarrer la prise de vue. Simple, je vous l'avais dit non ?

La première prise a été ratée car comme j'étais derrière l'appareil et que le trépied était coincé entre la table et le rocking-chair, j'ai eu du mal à en faire le tour et à prendre la pose dans le délai imparti. Pour les suivantes, j'ai manipulé les boutons à l'aveugle de devant l'appareil, ce qui a augmenté mes chances d'être en place à temps. Ça n'a pas beaucoup aidé, vu que le chien que ma femme avait installé sur ses genoux se démenait comme un diable en me voyant arriver et qu'il était tout flou sur les photos.

Nous avons donc abandonné l'idée du chien d'autant que nous n'avions pas de kétamine sous la main.

Au bout de quelques essais nous avons opté pour l'avant-dernière prise. Mon épouse y est assez souriante et moi, ben je suis comme d'hab et de toute façon, je commençais à avoir des crampes dans les doigts, des crampes digitales, si vous voyez...

voeux2


11 décembre 2015

SLC !

Ah oui, j'oubliais, vous êtes trop jeunes pour avoir connu ça !

 

slc

(clic!)

 Aujourd'hui, ils font un come-back, Salut les COPains, ça s'appelle.

Se plaisent tellement bien ensemble qu'ils jouent les prolongations. Mais paraît que demain, ça sera bon (ben oui, vous savez, l'hymne national français "Ah ça ira, ça ira, ça ira !" ou belge "Ça ira mieux demain !").

Bon, moi, optimiste impénitent, j'ai ma petite idée sur la question : vont encore nous pondre un de ces compromis à la noix, ou à la graisse de chevaux de bois pour parler contrescarpe, dont ils ont le secret ces montagnards accoucheurs de souris.

Avec leur capitale à sept mètres au-dessus de l'ancien niveau de la mer, les Flamands n'ont qu'à bien se tenir, vont devoir apprendre le français pour grimper dans les courbes de niveau !

Comment ? Mais oui, ils le connaissent déjà, vont juste devoir le parler.

Bon, c'est pas tout ça, faut que j'aille faire le plein de diesel...


30 novembre 2015

Souvenirs, souvenirs

Tout ça, c'est la faute à l'Adrienne et à son Oncle rocker à banane (lequel apparemment avait aussi la pêche) .

Pour amuser le peuple, j'ai voulu retrouver une photo du temps où moi aussi je portais la banane (en véritable précurseur puisque le Rock'n Roll n'apparaîtrait que quelques années plus tard).

Je croyais me rappeler que j'avais déjà utilisé cette photo sur mon blog, mais  à quelle occasion ? ... et sur quel blog ?

Car j'ai trois blogs :

  1. Celui que vous êtes en train de lire
  2. Celui que je tenais avant lui
  3. Celui que j'écris dans ma tête et où je dépose chaque jour plusieurs billets que vous ne lirez jamais, petits veinards que vous êtes !

Comme mon premier blog ne comporte que de très rares photos (dont celle d'une bouteille de Noilly-Prat et celle d'une 4CV Renault, toutes deux à usage strictement documentaire à l'intention de Val, cofondatrice du Défi du samedi), il ne me restait le choix qu'entre les deux autres.

Pour celui dans ma tête, comme les illustrations en sont irrécupérables, je ne m'en suis pas inquiété : chance, c'est le plus volumineux !

J'ai donc examiné dans Canalblog les 910 illustrations répertoriées pour le numéro 1 et fini par m'apercevoir que dans le billet où je l'avais collée, elle était minuscule.

J'ai donc recherché pour le scanner le document original : un "snapshot" Kodack collé sur une des pages de mon journal intime, celui du temps où j'étais, comme le dit Jacques, "Beau, beau ! Beau et con à la fois !".

0

J'en ai trouvé deux autres :

12

plus une où je me suis rangé :

3

 

Chaque rare fois où je plonge dans ces archives, je me dis qu'il me faudrait penser à les détruire si je ne veux pas courir le risque que, si mes héritiers avaient l'idée saugrenue de les parcourir avant de les jeter, ils aillent découvrir que j'étais aussi con, si pas plus, qu'eux au même âge.


11 janvier 2015

Fouette cocher !

Badawi

Ce vendredi, le blogueur Raef Badawi a reçu en place publique les cinquante premiers des mille coups de fouet auxquels il a été condamné par l'Arabie Saoudite.

L'ONU s'inquiète de savoir si l'exécuteur de la sentence ne serait pas un Père Fouettard noir, ce qui constituerait  une atteinte gravissime au politiquement correct.

zwart


9 novembre 2014

Bon, cette fois-ci je vous en parle

Le nombre d'objets incongrus que j'ai pu découvrir en promenant le chien au domaine des Trois Fontaines dépasse l'entendement. Le mien, en tout cas. Ouais, je sais, je suis vite dépassé...

Je passe donc sur les centaines d'emballages aussi vides que variés (canettes, bouteilles, sachets...) abandonnés hors poubelles par des visiteurs incivils ainsi que sur les pièces d'habillement diverses (pulls, foulards, sweat shirts, gants, ceinture, écharpe, parapluie) oubliées par des distraits pour me concentrer sur quelques cas particuliers :

  • un gsm tout à fait fonctionnel, ce qui m'a permis d'avertir un oncle du propriétaire que je déposais l'engin à la brasserie de l'endroit
  • une tétine (sucette ?) pour bébé aux couleurs mauve et blanche du club de foot Royal Sporting Club d'Anderlecht
  • un frisbee arborant la publicité d'un magasin de peintures
  • quelques paquets neufs de mouchoirs en papier
  • une tablette intacte de chocolat au lait-noisettes
  • un petit sachet en plastique contenant les trois grammes de weed tolérés (il m'a fallu attendre ma septante-troisième année pour constater que le parfum du chanvre indien est très proche de celui du houblon) que j'ai balancé dans la poubelle à l'entrée de la plaine de jeux pour bambins.

Mais c'est le dernier en date (ce matin même) qui m'a le plus intrigué, que je vous montre :

cricket

Une balle de cricket !

Je n'imaginais même pas qu'on pouvait pratiquer ce sport dans mon pays.

Mais j'avais tort : la fédération compte vingt-sept clubs en très grande majorité flamands. Le plus marrant, ce sont les noms des membres du board de cette fédération : tous à consonnance indienne ou pakistanaise sauf deux d'origine britannique.

Le club le plus proche de chez moi est à Wolvertem, mais ils n'ont que deux équipes de moins de quinze et de treize ans... mixtes d'après la photo. Des filles, au cricket ! Je me demande ce qu'ils en pensent au Lord's...

Ben, rien, les femmes y sont admises depuis 1999. Tout se perd ma pauv'dame, tout se perd !


29 octobre 2014

Pause !

Ouais, vous me direz que c'était pas la peine de l'annoncer, que ça fait un moment que vous avez imprimé que ce blog est en mode pause perpétuel.

Mais vous me faites un procès d'intention, là ! Ce n'est pas de mon blog que je voulais vous entretenir, je pause quand je veux et j'ai même pas à vous le dire, non mais ! Est-ce que j'ai une tête à me poser des questions existentielles sur le mode "stop ou encore" ?

La pause qui m'inquiète, c'est celle qui se prolonge au sein d'une série rondement entamée par un mien neveu fan de Queneau et intitulée "99 dragons" et qui semble suspendue à sa vingt-huitième occurrence (aux erreurs de recherche googléenne près).

Et de me perdre en conjectures sur les raisons de cette interruption. La cause la plus probable semblant en toute logique se trouver dans le manque de dragons à pourfendre, leur population s'amenuisant gravement à force d'en dessouder.

Au vu des commentaires que mes contemporains profèrent à l'égard de leur belle-mère, on s'étonne un peu que les sujets manquent, mais sans doute mon neveu écarte-t-il de sa quête les dragons domestiques.

Aussi, lorsque dans le coin supérieur droit de mon écran la vignette de cette photo est apparue, j'ai décidé de la publier pour qu'il y trouve peut-être un regain de souffle créatif :

PICT0128

T'as vu l'estoc du mec ? On comprend que quand il le remet au fourreau on le traite de traîne-rapière !

Bon, passons... Il s'agit de faces de chapiteaux de deux colonnes jumelées du cloître de la collégiale Santa Juliana de Santillana del Mar, un chef d'œuvre de l'art roman cantabrique du XIIème siècle. Alors, je ne puis vraiment garantir qu'il s'agisse bien de Saint Georges, mais bon, c'est pas écrit dessus non plus et avouez que la scène y fait drôlement penser.

Donc, si mon neveu veut en faire ses choux gras, je lui fais cadeau de cette image réalisée par son oncle le 8 mai 2004. J'aime bien aider, moi (surtout si c'est les autres qui se fatiguent après) et j'aurai pas fait le voyage pour rien.


26 août 2014

Encore le tram

La pile de ma montre est morte.

C'est une Omega, en or (pas la pile, la montre).

Des goûts de luxe, moi ? Mais non ! Je l'ai reçue de mon employeur à l'occasion de mes quarante ans de service et je ne peux pas la revendre, elle a mon nom et les dates de mes exploits gravés au cul.

Une Omega, c'est comme une banque suisse, faut un sésame pour y entrer, donc, quand tu veux changer la pile, tu dois te dégoter un bijoutier nanti du passe d'ouverture.

Je prends donc le 3 pour me rendre en ville. Quand je le quitte à la station Rogier, je me retrouve derrière une jeune beauté maghrébine. Je l'avais déjà remarquée debout sur la plate-forme du tram : visage aux traits réguliers mais à l'expression sévère, taille fine soulignée par la ceinture étroitement serrée de sa veste claire, longues jambes moulées dans un pantalon noir, bottes montant jusque sous les genoux.

Inspiré par les leçons de l'Adrienne, je décide de la suivre (remarquez qu'à Rogier, quoique vous décidiez, vous partagez sur une assez longue distance votre itinéraire avec la moitié des voyageurs descendus de votre tram).

Mal m'en a pris. Pas qu'elle fût surveillée par son frère, non : à la traîne de son pas énergique et régulier au travers du hall, au long des couloirs, tapis et escaliers roulants, je vous assure que j'ai souffert ! Je n'ai été sauvé que par le surgissement sur notre gauche de l'officine de la bijouterie, but de mon périple.

Merci Adrienne ! C'était un peu comme quand le chien me promène, sauf que lui, s'il me fatigue également, il a une laisse et ne risque donc pas de me semer.

Pour ma prochaine filature, en lieu et place d'une toute en jambes, je choisis une grassouillette courte sur pattes et de préférence surchargée de paquets.

Et avant, je reprends l'entraînement... intensif !

 

filature

 


11 juin 2014

Walrus de zwijger

Ce matin, comme presque chaque jour sans pluie, la chienne m'a emmené en promenade au parc des trois fontaines.

Alors que nous quittons le banc qui couronne le versant herbeux de la vallée de la Senne, une silhouette féminine vient à notre rencontre.

Longue robe noire frôlant le sol au gré de sa démarche ondulante, longue étole blanche savamment ramassée en turban sur le sommet de la tête.

Arrivée presque à notre hauteur, elle se penche d'un geste élégant pour tendre en souriant la main vers le museau de la chienne laquelle, étonnamment, ne se met pas à aboyer comme une forcenée, ce qu'elle ne manque jamais de faire en pareille circonstance.

La chienne s'écarte, la dame se redresse et me salue. "Buon giorno !" lance-t-elle gaiement.

Je m'attendais à tout en cet endroit : du flamand, du français, de l'arabe, mais de l'italien... j'étais tellement surpris que je n'ai pas pensé à glisser les deux mots que je connais dans cette langue.

Dommage, ils auraient été tout à fait appropriés : bella donna !

 

turban


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