18 juin 2017

Flora

 

Un bien joli prénom, n'est-ce pas ?

C'est celui que porte ma cousine (nos mères étaient sœurs), toute en douceur et gentillesse.

Quand j'étais petit enfant, elle était déjà jeune-femme et m'appelait "Cousin Lapin" (sans doute à cause de mes oreilles bien décollées).

Hier, elle avait réuni sa famille proche : sœurs, frère, enfants, petits-enfants, arrière-petits-enfants pour fêter son nonantième anniversaire. Nous étions une grosse vingtaine à table dans le restaurant du compagnon d'une de ses petites-filles (le mec te fait un de ces foies gras à tomber sur le cul).

C'était très agréable de se trouver au milieu de toute une famille unie, chaleureuse et aimante.

Mais que diable y faisions-nous, mon épouse et moi ?

Je suis loin d'être son seul cousin...

Pas d'inquiétude, je connais la réponse : quand mon épouse sillonnait le pays pour son travail, elle ne manquait jamais de passer faire un coucou aux membres de ma famille de la région qu'elle parcourait et depuis, elle s'entend à merveille avec mes cousines qui l'apprécient énormément.

C'est donc elle que Flora a invitée.

Et moi, genre dégât collatéral...


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25 novembre 2013

Les trois sœurs

Voilà trois semaines aujourd'hui, mdqltpv*, j'assistais avec mon épouse aux funérailles du mari d'une de mes cousines. Funérailles est impropre puisqu'il s'agissait d'absoutes, de crémation et de dispersion, mais là n'est pas mon propos.

Nous constations une nouvelle fois, mes cousines et moi-même, que nous ne nous rencontrions pratiquement qu'en de telles circonstances et nous nous promettions une fois de plus de remédier à ce triste état de fait, avant que les funérailles de l'un d'entre nous ne se retrouve le prétexte de la prochaine réunion. Les probabilités en ce sens vont croissant : personne ne rajeunit, nous n'avons bien sûr plus de parents et je suis le seul encore pourvu d'un conjoint mais ça ne vaut pas, vous connaissez la propension des femmes à survivre à leur(s) époux.

Ces cousines sont trois, d'où mon titre. Titre qui, votre immense culture oblige, vous évoque immédiatement Tchékhov, même si, comme moi, vous n'avez jamais vu ni même lu cette pièce (Bon, ça, c'est arrangé. C'est quand même pratique Internet (et qu'est-ce que c'est chiant la lecture d'œuvres théâtrales, surtout de Tchékhov)).

Sans en avoir jamais lues, mais pour avoir vu les couvertures des éditions de poche de ses œuvres ou les affiches de leurs représentations, j'imaginais que le monde de cet auteur baignait dans la quiétude, la douceur d'un farniente aux accents russes et j'associais volontiers cette ambiance à l'image de mon trio de parentes. J'aurais peut-être pas dû lire la pièce, ça gâche un peu mes impressions maintenant !

Bien sûr, elles ne sont pas russes (encore que...) mais en dignes Namuroises au parler à la fois chantant et traînant, elles évoquent le calme et la douceur. L'aînée a la voix un soupçon voilée, juste ce qu'il faut pour la rendre encore plus caressante. La suivante, férue d'astronomie, ex-mannequin québécois mais que ne rebutent pas les travaux de la construction, reste une belle femme malgré ses quatre-vingt piges. La dernière qu'un rien étonne ou émerveille, même si elle a son caractère, est ma préférée, c'est que nous sommes très proches en âge, si bien qu'un beau jour, même ...

Oui, ça leur va comme un gant cette image que j'avais de l'œuvre de Tchékhov...

 la ceriseraie

Coïncidence, c'est justement sous le cerisier de son jardin qu'on a dispersé (les cendres de) Roger.

 

* "Mon dieu que le temps passe vite !"
J'utiliserai à l'avenir des abréviations, comme il est de coutume dans l'e-monde, en lieu et place des expressions et poncifs de circonstance tout faits et rebattus au fil des blogs comme une vulgaire madeleine à Marcel...


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05 avril 2010

Familles je vous...

Hier, nous avons rendu visite à la petite-cousine de mon épouse. Elle a une grosse peine de cœur et Françoise, n'écoutant que le sien, qui est grand, est allée lui porter le réconfort de son amitié.

La famille de mon épouse a toujours été un sujet d'étonnement pour moi. En effet, avant le décès de certains d'entre eux, j'avais personnellement seize cousines et cousins germains dont je ne rencontre que certains et de façon tout à fait épisodique. Mon épouse, elle, en a... une : Claire.

Pour compenser, elle fréquente donc des niveaux plus éloignés de sa famille comme cette petite-cousine, au demeurant charmante : Francine.  Je vous montre ces trois personnages, de droite à gauche par ordre d'âge et de taille : Françoise, Claire et Francine. Ouais, vous avez raison, c'était pas hier !


Cousines


Tout ça m'épate parce que moi, je n'ai jamais rencontré de personne équivalente dans ma famille sauf une fois vers mes quinze ans, du côté de ma mère, une rouquine somptueuse  dont j'ai oublié le prénom.

Faut dire que la famille de ma femme est restée groupée dans un seul village, alors que la mienne est dispersée aux quatre coins du pays (ma cousine Anne a même vécu aux Philippines, c'est vous dire).

Hier, nous sommes donc allés passer la journée en compagnie de Francine. Le midi, alors que nous déjeunions dans un restaurant vietnamien d'Ath, mon regard s'est porté vers l'extérieur de l'établissement, au travers d'une fenêtre située dans la salle contiguë à la nôtre et là, j'ai vu...

Allez

N'est-ce pas merveilleux ?


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