10 septembre 2017

Vous allez comprendre

 

Oui, vous allez comprendre mon bonheur tant il est vrai qu'un petit dessin vaut mieux que cent discours !

Veuillez trouver pour ce matin sur la carte ci-dessous

  • en jaune l'itinéraire prévu par moi
  • en rouge la promenade choisie par le chien

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C'est plus clair maintenant ?


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22 août 2017

Les rêveries du promeneur (de chien) solitaire - horizons

 

Je vous le demande : "Y a-t-il une existence plus passionnante, plus exaltante, plus enivrante, plus enviable que celle de promeneur de chien solitaire ?"

Bon, déjà, "solitaire" pose problème : qui donc est solitaire, le promeneur ou le chien ? Et s'ils sont tous deux solitaires, puisque je n'ai qu'un chien et que je le promène seul, ne devrait-il pas prendre un "s" ? Un solitaire pluriel, c'est pas marrant ça ?

Mais foin de ces considérations philosophico-orthographico-syntaxiques, penchons-nous sur l'existence en question.

Vous pourriez penser que la promenade en environnement naturel (agencé) ouvre de larges horizons, mais contenez votre enthousiasme : depuis la perte de mes ligaments croisés à un genou et la récession d'une hernie discale comprimant le sciatique de l'autre jambe, je dois être prudent et regarder où je mets les pieds. Comme de plus, pour éviter le zonneslag sur mon klasjbol, je dois porter un couvre-chef, la visière de la chose limite encore plus mon champ de vision.

Bref, mon horizon se limite à quelques décimètres devant mes pieds, mon horizon est à mon image et à celle de mon existence : étriqué !

Pour tout vous dire, la majeure partie du temps, il n'englobe même pas le chien que je suis en train de promener...

Vous comprenez tout de suite mieux pourquoi je vous parlais de feuilles mortes l'autre jour : ça, ça entre dans mon horizon.

Bon, pour l'instant, en dehors de celles des marronniers d'Inde qui sont malades, il n'y a pas de feuilles mortes et je ne contemple donc que les pavés, la dolomie ou le mulch des chemins et l'herbe des prairies.

 Vous essayerez bien de me consoler en disant qu'il n'est pas besoin de vastes horizons pour se rendre compte de la richesse de la nature.

Il y a un fond de vérité là-dedans : je n'arrive même pas à identifier les quelques plantes qui défilent sous mes yeux et ça, ça n'arrange pas mon moral : à chaque fois je me dis "Ah, si Verschtroumpf était encore là! Il aurait vite fait, lui qui possédait un herbier qui lui bouffait la moitié de son salon, de mettre un nom sur toutes ces plantes !".

Même les graminées, il les identifiait les doigts dans le nez et pourtant, les graminées, c'est pas de la tarte ! C'est quand même dingue que la vue du moindre brin d'herbe me fasse penser à ce copain trop tôt disparu. Et comme les brins d'herbe, c'est pas ça qui manque... j'ai le moral dans les chaussettes.

Et à force de suivre le chien à travers les prairies couvertes de rosée, elles sont humides mes chaussettes parce qu'une fois de plus, j'ai oublié d'imperméabiliser mes godasses de marche, et moi, les pieds mouillés, ça n'arrange pas mon moral non plus!

Et ne me dites pas que ça ira mieux demain, demain, je repromène le chien !


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20 mars 2017

Les rêveries du promeneur (de chien) solitaire - Fils de ta race !

 

Le chien qui, comme je l'ai déjà souligné, est une chienne, est supposé être un Jack Russel Terrier (vous savez cette race dont le premier exemplaire obtenu par le pasteur John Russel en 1819 s'appelait... "Trump").

Et, effectivement, il y a dans son comportement des choses qui collent avec sa définition, par exemple, sa tendance à creuser rageusement de ses pattes les  taupinières ou à élargir les terriers de mulots en arrachant des mottes d'herbe avec les dents.

Là où j'ai un doute, c'est quand je le laisse libre d'aller où il veut. Il a une forte propension à se ruer dans les grandes surfaces herbeuses pour y galoper plein pot. N'aurait-il pas un peu du chien de prairie (cynomys) ? Remarquez qu'à voir les bonds qu'il y exécute, on serait habilité à se demander s'il n'aurait pas aussi un petit côté chèvre, mais passons !

Si je contrarie cette tendance naturelle et l'oblige à s'éloigner de ces grands espaces en l'entraînant sur les chemins du parc, il manifeste alors une autre particularité : celle d'emprunter les embranchements secondaires.

Et plus c'est étroit, pentu, embroussaillé et boueux, plus ça semble l'inspirer. Comme de surcroît il ne rate jamais une occasion de se vautrer dans des trucs infâmes et puants, je me demande s'il ne tient pas également du cochon, d'autant que lorsqu'il était jeune, le bord des paupières de son œil gauche étaient dépourvus de pigmentation et étaient donc roses comme celles de cet animal, ce que je ne manquais pas de souligner au grand dam de mon épouse.

Bref, devant ces tendances diverses, je crains bien que, comme la majorité des chiens de ma ville, il ne soit bêtement qu'un "zinneke" !

chien


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11 juin 2015

Chien perdu avec collier

Hier, j'ai paumé le chien !

Comme j'ai promis à Coumarine de pondre un truc aujourd'hui, je vais vous raconter ça.

Hier donc, le chien, comme (presque) chaque jour, m'emmène parcourir le domaine des Trois Fontaines.

Pour être rigoureux, je dois spécifier que ce chien est une chienne (comme ma vie, particulièrement depuis qu'il est là) mais je préfère utiliser l'appellation générique et je l'appelle "Le chien". Dans la meute familiale, la hiérarchie est clairement établie : mon épouse est la maîtresse du chien et moi, j'en suis l'esclave.

Dans ce parc, je laisse courir le chien en liberté et ne l'attache que si nous devons croiser un autre chien lui-même tenu en laisse. Ses sports favoris sont l'un, de chercher un bâton qu'il me demande de lancer et qu'il me ramène dans le but de recommencer l'opération, l'autre, de creuser dans les mottes de terre rejetée par les taupes. Jamais aucun de mes chats ne s'est livré à des activités aussi stupides : les chats ont leur dignité quand même.

Après avoir fait le tour de la grande prairie par le nord, nous sommes arrivés près de ce banc d'où l'on peut jouir de la vue sur les étangs en bordure du canal de Willebroek. Ce banc était occupé par deux dames entourées de quatre chiens.

Dès qu'ils ont aperçu le mien, ils s'en sont approchés. Ils ont alors organisé un match poursuite en circuit fermé jusqu'à ce que le mien se jette dans la descente d'un chemin couvert de mulch. Ils se sont rapidement retrouvés hors de vue malgré les cris de rappel de leurs accompagnateurs.

Comme je n'entendais plus que des aboiements en contrebas, j'ai commencé à descendre le chemin par où ils avaient disparu. C'est alors que le premier chien des dames (le plus grand) est réapparu par un autre sentier plus étroit que j'ai aussitôt emprunté.  J'ai croisé dans ma progression les deux suivants classés par ordre de taille.

Lorsque j'ai débouché, en bas de la pente boisée, sur le chemin bordant les terrains de tennis, je n'ai trouvé que le quatrième, une sorte de mini-bouledogue brun (je ne suis pas expert en races canines) haletant et crachotant sous l'effet de sa course effrénée de court sur pattes. Mon chien, lui, avait disparu.

J'ai battu les taillis en l'appelant : rien.

Derrière le tennis, je tombe sur un mec, accompagné lui aussi d'un grand chien, qui me dit croire en avoir vu un petit grimper "volle speed" le raidillon menant à la vieille chapelle. J'emprunte la chose et parviens à l'édifice : pas de chien. Les filles et leurs quatre chiens se trouvent en contrebas. Je dévale en claudiquant la pente herbue pour les rejoindre : elles n'ont rien aperçu non plus et promettent de continuer à chercher.

En désespoir de cause, je remonte à l'endroit où la poursuite a commencé : rien.

J'appelle mon épouse pour lui annoncer, avec les ménagements d'usage, qu'elle vient de passer brutalement à l'état d'ex-propriétaire de chien et décide de retourner à la voiture. Après quelques dizaines de mètres, j'entends un concert d'aboiements à plusieurs voix dans la direction opposée. Je fais donc demi-tour et retombe sur les filles et leurs chiens, mais toujours pas sur le mien. Ces dames prennent des airs contrits en me disant qu'elles se sentent coupables de la disparition de ma bête. Je leur réponds que ce n'est la faute de personne, que c'est la vie et je continue mon chemin vers le parking par l'autre côté du parc.

Quand je parviens à la voiture, le cabot m'attend, sagement assis à côté de l'engin. Comble, je sens que s'il pouvait parler il me dirait "Ben t'en as mis un de temps !"

Je le vois bien à son air narquois.

Je me réinstalle dans mon rôle de chauffeur de Mademoiselle. L'esclavage reprend. Pendant une demi-heure j'ai rêvé d'être redevenu un homme libre. Ce sera pour une prochaine fois !

 

caramba


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10 avril 2014

Au vert

Ma femme et moi nous sommes épousés sans contrat de mariage.

Enfin, sans autre contrat que celui par défaut (comme on dit en informatique) c'est-à-dire le régime de la communauté légale de l'époque, soit la communauté totale : tout ce qui est à moi est à toi et réciproquement. Comme à cette époque également, c'était encore le mari qui décidait du lieu du domicile et que la femme avait encore besoin de son autorisation pour ouvrir ne fut-ce qu'un compte en banque, c'était plutôt, vu de ma position, du style tout ce qui est à toi est à moi et tout ce qui est à moi est à moi (l)également.

Depuis, ça a changé : chacun peut faire ce qu'il veut et la responsabilité reste collective.

Tout ça pour vous dire que comme ma femme a un chien, ce chien est également le mien (me demande si quand on divorce on le coupe en deux... Parce que ça, ce serait un bon plan). Donc, comme ce chien est à moi, c'est moi qui suis chargé de l'emmener courir au parc des Trois Fontaines (en réalité, faudrait le dire en néerlandais puisque s'il se trouve à deux pas de chez moi, il se trouve aussi en région flamande).

Ce matin, je me suis donc exécuté et suis allé me rafraîchir les pieds dans la rosée matutinale (comme dit le Papistache).

Y en a qui disent que la marche vous vide l'esprit. Je me demande ce qui peut bien leur faire dire ça, parce que moi, dans ma petite tête, ça carbure ferme !

La première chose, ce fut ce rayon de soleil qui emplit soudain mon dos de sa chaleur bienfaisante et me fit revenir en mémoire ces petits matins de juillet où après le lever et la toilette, en colonie de vacances à Petite-Chapelle, je me précipitais dans la pelouse servant au rassemblement et au lever des couleurs (le machin était géré par un staff scout) pour m'installer dans un creux du terrain et exposer au soleil montant le dos de ma carcasse rachitique en attendant le petit-déjeuner.

La deuxième, ce fut cette plantule surmontée d'une petite fleur bleue et j'ai pensé "cardamine des prés" et, par association directe, à mon collègue François Verhoeven, que nous appelions "Verschtroumpf" et qui possédait un herbier de plusieurs centaines de plantes locales. François, décédé dans la cinquantaine d'un cancer du cerveau. François et le petit groupe d'amis que nous avions formé entre cinq membres du labo d'électrochimie, leurs épouses et leurs enfants. Une fois par an, nous allions tous ensemble au resto, en hiver nous organisions des soupers chez ceux qui vivaient en appartement, en été des barbecues chez ceux qui vivaient à la campagne. Une fois nous avons même organisé un week-end en chalet au milieu de la forêt de Mirwart.

La suivante, ce furent ces centaines d'inflorescences vert-jaune jonchant le sentier, là, j'ai eu comme un doute, était-ce normal ? Etait-ce comme ça du temps où je courais les bois, où je reconnaissais les essences au premier coup d'oeil ? J'ai presque tout oublié... à quoi ça peut bien me servir aujourd'hui de savoir que le frêne (sec) brûle sans presque faire de fumée et donne les meilleures braises, hein ? Remarquez que quand j'ai cuisiné en brûlant dans le petit poêle de la maisonnette perchée sur la colline de la Haute Folie, des débris de chêne de la charpente du dix-septième siècle de l'abbaye de Saint-Denis en Brocqueroie, ça chauffait mieux que l'anthracite... de ça au moins, je suis sûr !

Bon, ne nous appesantissons pas, mais franchement, pour se vider l'esprit, vaut mieux regarder une série américaine à la télé que se promener dans le parc des Trois Fontaines Domein De Drie Fonteinen.

 


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31 mai 2013

Bonne pêche ?

Sur la grève, quelques baraques de pêcheurs. Ces derniers y vendent (ou tentent de le faire) le produit de leur pêche aux villégiateurs. J'ai porté mon choix sur celui où, le dimanche, deux ravissantes petites blondes (la plus âgée ne devait pas dépasser six ans) agitaient des ballons bleus pour faire la pub de l'échope de leur père.

Les bateaux de pêche (à peine des barques en fait) sont tirés sur les galets dans l'attente de la prochaine sortie.

Bateau

Sans doute pris par l'ambiance, j'ai tenté ma chance. Et qu'ai-je capturé ?

prise

Je me demande s'il a la taille légale...


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21 octobre 2012

Stop ou encore...

À l'instar d'Adrienne, je me demande si je vais continuer le WEB.

Vous me direz, à l'instar de Joye cette fois, que pour ce qui concerne le présent blog ça ne fera pas une bien grosse différence. Comme vous êtes d'impénitents bavards, vous ajouterez que ce n'est pas avec ce genre de question que je vais être distingué pour l'originalité de mon propos, la grosse majorité des acteurs de la blogosphère se trouvant périodiquement en proie au même questionnement.

Il n'empêche que la question est sérieuse et que mes motivations sous-jacentes sont  d'un tout autre niveau que celles habituellement évoquées par les blogueurs tout-venant : l'usage intensif du trackball, de la souris et autres instruments de torture m'a filé une inflammation de l'articulation trapézo-métacarpienne (à la base du pouce pour ceux qui se désintéressent de la cartographie de leur propre organisme) et c'est vachtement douloureux même si l'évocation de ce genre de prétexte est de nature à faire naître sur votre visage un sourire condescendant.

De plus, depuis que mon épouse s'est fait opérer des deux pieds et porte des chaussures à la pointe de la mode "made in France" (si si, c'est écrit dessus, cliquez !), c'est moi qui promène le chien. Je sais que ce chien est une chienne, mais j'ai craint que vous alliez me faire une interprétation fallacieuse de la phrase précédent si je l'avais terminée par "chienne" et que vous alliez  dans la foulée (si j'ose dire vu son état) me suspecter de maltraiter ma moitié.

 

DSCN0407

 

Et ce chien, cette chienne donc, a la fâcheuse manie de se ruer sur tout ce qui bouge : chats, chiens, renards, pies, corneilles, merles et même feuilles mortes poussées par le vent. Ce qui m'oblige à bloquer son élan en poussant du pouce sur le bouton ad hoc de la laisse à dérouleur (ou enrouleur, ça dépend des circonstances). J'en viens même à me demander, depuis que l'animal a découvert que je n'étais pas rivé au bureau de l'ordinateur et qu'il lui suffit de venir geindre un petit moment à mes pieds pour avoir droit à la promenade, j'en viens à me demander donc, si ce n'est pas plutôt cet usage répété et inhabituel du pouce qui est à l'origine de mes douleurs...

Si bien que je reporte ma décision jusqu'au jour où, ma femme ayant retrouvé l'usage normal de ses pieds, je pourrai identifier avec plus de certitude l'origine du problème.


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20 juin 2012

Ne tombez pas dans le panneau !

Nous promenant un beau soir (de façon plus ou moins ordonnée) vers le port de plaisance d'Aldeburgh,

Alde120408-0077

Nous avons croisé sur notre chemin une autre barrière exhibant une autre pancarte mettant en garde contre un chien féroce :

120408-0089

N'allez pas croire pour autant, forts de cette double expérience, que seuls les particuliers se préoccupent de la sécurité des passants. Les communautés locales ont, elles aussi, à cœur de mettre en garde les usagers de leurs routes contre tous les dangers potentiels :

canard

Et quand je dis tous les dangers, ce n'est pas un vain mot :

vieux

Oui, vous l'avez déjà dit : "Ils sont fous ces Anglais !"


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13 mars 2012

Va à la mer...

de du Nord !

Hier, Louise est partie pour une semaine en classe de mer au Coq (De Haan pour les néerlandophones). Cet événement aère un peu notre emploi du temps : pas besoin d'être rentrés à 15 heures le lundi et le jeudi pour son retour de l'école, pas besoin de la pêcher à la sortie de son atelier construction le mardi à 17 heures ni à celle de son atelier théâtre le vendredi à 16. Bon, le jeudi, il faut encore conduire sa soeur à l'école de cirque et le mercredi aller la chercher chez elle pour la faire déjeuner, travailler un peu, la conduire au manège etc.

L'horaire de ce lundi s'étant comme je viens de vous le dire retrouvé libéré (après avoir assisté au départ du car), mon épouse en a profité pour réaliser un de ses rêves : montrer la mer au chien !

Faut dire que la bestiole a déjà sept mois et demi et n'a toujours pas vu la mer ce qui, vous en conviendrez aisément, est tout bonnement scandaleux !

Dans notre petit pays à Adrienne, Anémone, Coumarine, Lorraine, Pivoine, Tilleul et moi (si j'ai oublié quelqu'un, faites-moi signe), quand il faut se rendre à la côte, on n'a guère à se poser de question : il n'y en a qu'une d'une soixantaine de kilomètres, bétonnée quasiment d'un bout à l'autre sauf aux deux extrémités constituées en réserves naturelles : le Westhoek et le Zwin. C'est la côte de la Mer du Nord qui se situe à l'ouest du pays (je sais, je vous l'ai déjà faite celle-là ;o).

Nous nous sommes donc rendus à Nieuport (en réalité Nieuwpoort, ça aussi je vous l'ai déjà dit).

Passé Gand (Gent) le ciel s'est dégagé et nous avons eu droit à un soleil resplendissant.

Si en été, à cause de la foule la plage est interdite aux chiens, en hiver elle leur est ouverte. Nous avons donc emmené Câline au bord de l'eau. Nous savons maintenant que la bête a peur du ressac. Comment avons-nous pu vivre plus de sept mois dans l'ignorance de cette information capitale ! Pour le reste, nous avons pu constater que sur le sable découvert par la marée basse, elle galope aussi follement que sur la pelouse du parc des Trois Fontaines. Sauf que la plage se trouve à cent-vingt kilomètres de chez nous et la pelouse à deux.

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L'appétit aiguisé par cette sortie au grand air et par la bière que nous avons dû prendre en apéro au Kraaienest, mon épouse ayant eu à satisfaire un petit besoin urgent, nous nous sommes mis en quête d'un endroit où déjeuner. Mis en quête, c'est façon de parler, nous avions garé notre voiture à quelques encâblures du "Boticelli" une sorte de brasserie, trattoria, oenothèque locale que nous avions déjà fréquentée voici quelques années. On y sert une cuisine italienne vraiment italienne, des vins irréprochables, le tout à des prix relevant du commerce à main armée (mais bon, c'est la côte, n'est-ce pas, faut bien flinguer le touriste, il n'est pas obligé de venir non plus).

Nous étions un peu inquiets, car nous n'avions jamais emmené le chien au resto (elle en aura vu des choses pour cette journée, la bête). Je l'ai donc accroché au moyen d'une laisse courte à l'armature de ma chaise et, contrairement à mes craintes, elle ne s'est pas agitée et ne s'est pas mise à geindre. Tout se déroulait donc pour le mieux sauf qu'au moment où le délicieux accessoire de comptoir monté sur talons aiguilles est venu nous déposer l'addition (qui n'avait jamais aussi bien mérité son surnom de "douloureuse"), cette charmante personne a poussé un cri d'horreur ou au moins de stupeur. La chienne,  chose que dans mes rêves les plus fous je n'aurais même pas osé imaginer, lui avait lêché le pied ! Faudra que je pense à faire chien dans une prochaine existence...

En sortant du resto, stupéfaction : le soleil avait disparu et une sorte de brume de mer avait envahi le paysage. Nous sommes malgré tout retournés sur la plage pour constater un détail amusant : la côte flamande est une sorte de digue protégeant les terres intérieures dont une grande partie sont des polders, des étendues se situant sous le niveau de la mer. Pour éviter d'avoir à émigrer en Wallonie suite à la montée du niveau des océans, les braves Flamands ont entrepris de renforcer et rehausser la digue de mer :

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Si bien que cet escalier qui autrefois menait à la plage fait aujourd'hui figure de plongée vers les enfers et qu'accessoirement, les promeneurs du front de mer doivent escalader une dune artificielle pour apercevoir la mer. Et je ne vous parle pas des pauvres mecs qui ont acheté cher et vilain un rez-de-chaussée avec vue sur mer ! On va peut-être leur installer un périscope... ou une webcam ?


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11 mars 2012

Chienne de vie

Tant que nous n'avons eu que des chats, je me demandais à quoi pouvaient bien servir les chiens.

Maintenant que nous avons un chien, j'ai la réponse à ma question :

Un chien vous aide à mieux comprendre combien vous étiez heureux quand vous n'aviez que des chats !

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Celui-là, un peu chiche, je l'avais mis de côté en attendant une occasion de vous le servir.

Elle se présente aujourd'hui : à la longue liste des choses que Câline, la mal nommée, a boulotées (deux câbles de clavier, un câble de tablette graphique, un câble de téléphone, un câble de lampe de chevet, divers pieds et barreaux de chaise, table de salon et autre rocking chair ainsi que d'innombrables pantoufles et godasses) elle vient d'ajouter trente-cinq Euros en billets de banque.


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