27 janvier 2017

À pied, un deux, à ch'val, hi han

 

Hier soir, chez ma fille, des invités débarquent. Nous prenons l'apéro en leur compagnie. Tandis que je discute avec mon beau-fils de l'évolution des moyens de calcul (faudra que je vous raconte ça un jour), des bribes de conversation du reste du groupe me parviennent (pas difficile, Louise s'exprime volontiers de manière tonitruante). Ça tourne autour d'un sujet fort à la mode : végétarien, végétalien, végan...

Je crois comprendre que la charmante petite blonde sur ma droite appartiendrait plutôt à la dernière catégorie : souffrance des pauvres animaux etc..

L'ennui, c'est qu'elle est monitrice d'équitation et j''imagine in peto le déroulé de sa leçon :

Vas-y, fais-le avancer ! File-lui de bons coups de bottes dans les flancs !
Tire sur le mors, faut qu'il comprenne qui est le patron !
Utilise ta cravache, boudiou !

Tant il est vrai que le cheval n'est pas vraiment un animal, c'est un être dont la nature profonde est d'être débourré et dressé, de sauter des haies et des rivières en trimbalant un gugusse sur son dos, d'aller l'amble tout naturellement etc.

Preuves supplémentaires de sa singularité : le cheval n'a pas de pattes mais des jambes (les bras m'en tombent) par contre il a une bouche (ils se foutraient pas de ma gueule par hasard ?).

J'en suis là de mes pensées lorsque je me rends compte que la suspecte n'est finalement que vaguement végétarienne.

Heureusement que ma bonne éducation proverbiale m'a empêché d'exprimer mes réflexions, j'aurais encore eu l'air d'un âne !


Posté par Walrus à 08:53 - - Commentaires [20] - Permalien [#]
Tags : ,


01 décembre 2008

Louise

J'ai fait la connaissance de Louise un peu avant mes dix-huit ans.

Moi, je m'étais fait entraîner dans l'aventure du scoutisme par mon meilleur ami. Elle, séjournait chez notre Chef de Clan.

Vous auriez dû la voir ! Des formes pleines, toute en muscles et cette tranquille assurance qu'apporte la force !  Ce qui ne gâche rien, elle était d'un caractère égal, malgré ses immenses yeux noirs.

Il ne m'a fallu que quelques semaines pour l'apprivoiser et nous sommes devenus les meilleurs amis du monde.

Au bout de très peu de temps, elle me mangeait dans la main. Que dis-je ? Elle m'obéissait au doigt et à l'œil. À la voix, même.

C'était une splendide Brabançonne et... elle avait un de ces coups de reins!

...Elle vous arrachait un rouleau de pierre bleue de plus de deux cent kilos sans même un frémissement, c'est vous dire !

Quelle impressionnante bestiole. Je la montais à cru, en amazone. Elle avait le dos trop large pour que je puisse la chevaucher.

braban_on

Quand elle ne nous aidait pas à rouler le terrain de foot ou de concours hippique, elle tirait la charette du livreur de bière. Elle était dotée d'une étonnante mémoire, car lorsque son "conducteur" avait un peu forcé sur la marchandise qu'il livrait et s'assoupissait sur son siège, elle se rendait d'elle-même à l'endroit de livraison suivant.


Posté par Walrus à 23:40 - - Commentaires [9] - Permalien [#]
Tags : ,