06 septembre 2017

Bruxelles ma belle...

 

C'est un titre à l'Adrienne qui aime tant le centre de la ville où je réside. Moi, je n'y vais qu'exceptionnellement au centre-ville, mais la semaine dernière j'ai bien été obligé d'y aller...

Comme nous sommes vieux, mon épouse et moi, nous recevons plusieurs fois par an un opuscule édité par la ville et reprenant les services et activités que celle-ci réserve à ses seniors.

Dans le dernier numéro, on annonce la traditionnelle distribution de billets gratuits dans divers théâtres de la ville : notre grand âge nous donne droit à deux places par personne.

Mon épouse décide donc d'aller les réserver immédiatement à l'adresse indiquée : celle du musée de la dentelle, parce que plus on y va tôt, dit-elle, plus on a de chances d'avoir le spectacle que l'on souhaite.

Au temps heureux où les transports en commun étaient gratuits pour les seniors, nous laissions la voiture près de l'arrêt de tram le plus proche de chez nous et nous descendions en ville. Mais aujourd'hui le stationnement à l'arrêt du tram est devenu une zone bleue limitée à deux heures et les abonnements sont devenus payants (les vieux paient désormais 60 € par an pour que les écoliers et étudiants paient moins cher, paraît que ce serait une sorte de solidarité intergénérationnelle). Donc, nous sommes allés au centre en voiture, l'aventure, c'est l'aventure !

En fait d'aventure, comme toujours dans ma ville, c'était surtout le bordel : travaux, détournements, embouteillages. On a fini par atteindre le parking voisin de la grand-place et on est partis courageusement vers le musée de la dentelle où la préposée nous a annoncé que la donne avait été changée, que, contrairement à ce qu'indiquait l'opuscule édité à grands frais, la distribution s'effectuerait au musée des costumes de Mannekenpis mais pas avant le premier septembre. Nous sommes donc retournés au parking où ça a été le parcours du combattant pour trouver un automate de paiement qui ne soit pas hors d'usage et où il faisait au moins 30°.

Échaudée par cette expérience, mon épouse a décidé que je m'y collerais seul le premier septembre à la première heure.

Là, comme j'y allais seul, j'ai pris le tram (enfin, je l'ai emprunté, faut rester prudent). À la station Bourse, Bruxelles oblige, la sortie la plus proche de ma destination était en travaux. J'ai donc dû faire le tour par la Grand'place (où on ne voyait pas grand-chose, le centre étant occupé par les stands du festival des bières belges, encore fermés à cette heure et l'horizon bouché par la forêt de sticks à selfie des Chinuus).

Je grimpe la rue du Chêne où se trouve la garde-robe du petit Julien derrière un groupe de dames qui parlent... théâtre ! Je les dépasse donc l'air de rien question de gagner une place dans la file d'attente que je découvre déjà bien fournie, dix minutes avant le début des hostilités, dans l'impasse du Val des Roses (où il n'y a pas le moindre brin de végétation si l'on excepte le mur du fond et son chemin forestier peint en trompe l'œil). Les mômes que j'ai battues au sprint me rejoignent mais elles sont fair-play et me félicitent de ma victoire.

Me voilà donc coincé entre un groupe d'ex-enseignantes de la ville de Bruxelles qui se remémorent leurs carrières et même celles de leurs défunts maris et mes copines battues sur le fil : des echte Brusseless, celles-là, avec accent et tout, qui se rappellent comme c'était graaf quand la distribution se faisait au vismet quelques années plus tôt. Il y en a même une des trois qui porte une sorte de blazer bleu avec un écusson de Mannekenpis sur la poche et divers pin's de Bruxelles sur ses revers.

Bref, je ne me suis pas embêté pendant la bonne heure où j'ai dû faire la file avant de pénétrer dans le Saint des Saints.

Tout ça pour obtenir, avec le secours de la card'entité (comme disait ma voisine pin'sée) d'une voisine, deux entrées à la revue des Galeries, deux places à la Monnaie pour Cavaleria Rusticana et deux abonnements de six spectacles aux Martyrs. Toutes choses que je n'utiliserai pas, c'est Emilie qui accompagne sa grand-mère, moi je me contente de les déposer et de les récupérer en voiture...


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24 août 2012

Tapis !

Il y a une semaine, je me trouvais au balcon de l'hôtel de ville. La hauteur de celui-ci ne permettait pas de cadrer d'un seul coup le tapis de fleurs ornant la grand'place. J'ai donc, après avoir emprunté mon appareil digital à ma petite-fille qui avait comme à l'accoutumée égaré le sien, pris une série de vues dans l'intention de les assembler pour vous faire voir la chose.

L'ennui avec ces programmes permettant de générer une vue panoramique à partir de photos successives se recouvrant partiellement, c'est qu'ils sont conçus pour assembler des photos prises de face et qu'ils s'esquintent à maintenir les verticales bien verticales sur l'ensemble de la figure, pas les horizontales photographiées en vue plongeante. d'où le résultat que voici :

Tapis1

En parcourant le Net et en fouillant à fond les possibilités des programmes découverts, j'en ai déniché un qui permet d'appliquer à l'image finale une série de projections dont il vous faut choisir la plus appropriée à votre dessein. Si bien qu'en utilisant la "projection de Mercator inverse", j'ai obtenu une vue un peu plus représentative du tapis... au détriment de la linéarité des façades, bien sûr !

Tapis 2

De toute façon, ce n'était pas trop réussi cette année, les motifs africains utilisés étaient un peu trop disparates et les fleurs déjà  un brin fanées après trois jours de soleil de plomb lequel n'arrangeait rien à la violence du contraste entre les zones de soleil et d'ombre (et quand on connaît la pauvre dynamique des détecteurs numériques...)

Allez, ce sera peut-être mieux dans deux ans (si je peux y aller, bien sûr).


Posté par Walrus à 10:23 - - Commentaires [35] - Permalien [#]
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15 août 2008

Au tapis !

Tous les deux ans, la grand-place de Bruxelles s'orne pendant trois jours d'un tapis de fleurs où les couleurs sont obtenues au moyen de bégonias. Ils sont bien évidemment disposés à la main par des bénévoles pour former un tapis rectangulaire. Cette année, il fait 1800 mètres carrés et compte plus de 800.000 fleurs.

Ce matin, mon épouse m'y a emmené. Comme vu de hauteur d'homme, c'est assez confus, nous sommes montés (moyennant espèces sonnantes et trébuchantes) au balcon de la salle des mariages de l'hôtel de ville. Là, nous avons pris quelques photos à votre intention.

Je les ai assemblées au moyen d'un petit programme tel que celui dont nous parlait Papistache l'autre jour. Malheureusement, comme les photos sont prises en plongée, et que le programme est supposé créer des panoramas, l'orientation des bords variant d'une photo à l'autre, le résultat de l'assemblage donne l'impression que le tapis est courbe plutôt que rectangulaire.

Mais bon, c'est juste pour vous donner une idée.

Tapis1

Addendum du 16 août

Pour l'édification de Kloelle, le schéma de montage de la chose :

Tapis0001

Et puisque nous y sommes,

Une vue à hauteur de femme (c'est une photo prise par mon épouse) :

Tapis3

Une vue partielle depuis le balcon de l'hôtel de ville :

Tapis4

Et pour faire bonne mesure, un autre "panorama" (ça ressemble plutôt à une prise au très grand angle) :

Tapis2


Posté par Walrus à 22:51 - - Commentaires [7] - Permalien [#]
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