24 mai 2019

Plus ça va...


... plus c'est la même chose !

Canalblog a fait une de ces crises d'incommunicabilité dont il a le secret, ce qui m'a privé du plaisir de vous parler avant ce soir.

Suite à mon problème avec la poste de Colmar, j'ai décidé d'utiliser le bureau de Kaysersberg me disant qu'il devrait s'y trouver beaucoup moins de monde. Je n'ai pas été déçu : quand j'y suis entré il n'y avait personne à aucun des deux guichets (à savoir "colis et courrier" et "toutes opérations"), même pas de préposé !

Au bout de quelques minutes, une charmante employée a surgi des profondeurs du bâtiment, tout essoufflée (je n'ai pas essayé de savoir pourquoi, vous connaissez ma discrétion) là aussi rien n'a changé : on ne m'a pas proposé de timbres autocollants mais bien le choix entre trois modèles à lécher goulûment. J'ai choisi la série figurant un maréchal (enfin, je crois, le mec portait un képi orné de feuilles de chêne) en disant "Je prendrai l'espèce de Pétain, là", la petite dame a seulement souri et m'a filé les vingt-cinq exemplaires demandés. Et tout comme la fois précédente, elle a eu bien du mal à les séparer et moi encore plus debout devant la boîte aux lettres (je devais envoyer d'urgence une carte pour un anniversaire) et la colle se montre toujours aussi peu collante. Rien ne change je vous dis !

Sauf le prix du parking : à Riquewhir où vous pouviez stationner tout la journée pour trois euros, il faut maintenant en cracher quatre pour trois heures.

Ah oui, le maréchal, finalement, c'était pas Pétain, j'ai oublié son nom (quelque chose comme Berthelot ou Bertholet) mais c'était sous-titré France-Roumanie. Moi, je ne savais même pas qu'il y avait match !


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23 mai 2019

Bémol


Confirmant ma précédente évocation de l'endroit, tandis que je tapote sur mon clavier, un cadre sur le mur en face de moi proclame en lettres au point de croix : "Le bonheur est dans la Stub".

Cherchez pas, je l'ai fait pour vous : la Stub, c'est la pièce à vivre des anciennes maisons alsaciennes, la seule qui, à l'époque, était chauffée.

Il y a pourtant un petit truc qui me démange...

Ce buffet en chêne massif sur ma gauche, oui, celui précisément dont la serrure de la porte supérieure fonctionne à l'envers pour donner accès à une belle collection de verres (mousseux, Alsace, Römer...), ce buffet, dis-je, a le fond de sa niche garni de six carreaux de céramique bleue qui représentent, je vous le donne en mille...

Des moulins à vent et des barques à voiles !

Faudra que j'en touche un mot à la proprio...


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22 mai 2019

Match nul

 

Chaque soir, mon épouse pose l'inévitable question : "Où allons-nous demain ?"

Au bout de cinq séjours dans le Haut-Rhin, les endroits inconnus commencent à se faire rares (et de plus en plus lointains). Aussi, comme j'avais cru entendre ma moitié mentionner plusieurs fois Gérardmer dans la conversation, ai-je proposé de nous y rendre.

Bon, ben, sans vouloir vexer personne, Gérardmer, ça ne casse pas une patte à un canard (et à un connard non plus : je m'en suis sorti intact). Après un rapide circuit dans les lieux (circuit obligé vu l'imbrication aussi complexe que vicieuse de sens uniques divers) nous avons repris le chemin de l'Alsace via le col de la Schlucht et la route des crêtes pour débarquer à Orbey déguster une petit truite locale.

Le lendemain ou le surlendemain, ma mémoire est incertaine, j'ai proposé, de ma propre initiative, de franchir le Rhin et d'aller voir Fribourg en Brisgau sur le versant de la Forêt Noire.

Eh bien, Fribourg, c'est (beaucoup) plus grand que Gérardmer, la circulation y est dense, la signalisation routière... allemande et difficilement compréhensible pour les non-initiés et les sens uniques bien plus nombreux encore. Bien sûr, la ville possède un centre historique avec cathédrale, maisons anciennes etc, mais...

Après avoir un brin tourné en rond (je répugne à sortir le GPS de sa boîte à gants et préfère faire appel à mon imagination, mon sens de l'orientation, ma bonne vision latérale pour repérer les tours et clochetons divers et, par-dessus tout, avoir l'occasion de râler) nous sommes parvenus (en empruntant pour nous sortir d'un cul-de-sac une strottje réservée aux livraisons) aux abords immédiats de la grand-place pour constater que la cathédrale était bardée d'échafaudages et la place occupée par un marché.

En désespoir de cause, nous sommes rentrés à Kaysersberg manger une flammekuche en retraversant quelques patelins allemands (vitesse maximum autorisée 30 km/h avec radars à la clef).

Pourvu que ma femme ne me pose pas la question fatidique ce soir !


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21 mai 2019

Elsàss


Vous me croyiez mort ?

Question de point de vue, tout est relatif...

Donc, je survis en Alsace et, comme le chien l'a aimablement signalé, je suis un peu pris par les promenades, les courses et les restos, si bien qu'au moment où j'écris, il sera bientôt temps de quitter cette région.

Pour la troisième année consécutive, nous occupons un appartement dénommé "Le petit Kelsch" par ses propriétaires. Le nom provient d'une sorte de tissu à carreaux local. Et, en effet, ce tissu entre dans quelques pièces de la décoration du lieu. Décoration typiquement alsacienne : portraits d'aïeux, tapisseries aux points de croix et de tige, paysages alsaciens, moule à Kougelhopf, landau de poupée, recettes locales, chaises rustiques robustes mais spartiates etc.

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L'endroit est néanmoins très bien équipé et la cuisine moderne.

Bien que l'équipement  présente une collection percolateur / toaster / bouilloire électrique de marque Russell Hobbs de teinte aubergine qui vous ferait penser que la chose est anglaise (même si la marque appartient à une société allemande et si les dessous du matériel vous révèlent qu'il a été fabriqué en Chine), il comporte également une de ces petites cafetières qu'utilisent les Italiens et où l'eau est poussée à travers le café moulu par la pression de la vapeur générée par l'ébullition.

Comme au petit-déjeuner, seule mon épouse prend du café, c'est cette Bialetti que j'utilise pour le lui préparer.

Je la pose donc sur une des plus petites surfaces chauffantes de la taque vitro-céramique. Mais comme celle-ci fait un diamètre d'environ dix-huit centimètres et la cafetière seulement dix, pendant que le machin chauffe...

Je bronze !


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25 mai 2018

Chic, c'est les vacances ! (2)

 

Comme vous le savez sans doute si vous êtes un habitué de ce blog, c'est mon épouse qui se charge des relations publiques au sein de notre couple.

C'est donc elle qui décide à qui envoyer des cartes postales depuis notre lieu de séjour et qui se charge d'ailleurs d'en rédiger la majorité.

Moi, là-dedans, mon rôle se borne à en écrire deux ou trois, à cosigner la plupart des autres et à fournir les timbres nécessaires à leur envoi.

Mardi, je me suis donc mis en quête de ces petits machins collants.

J'avais repéré sur MAPS la localisation du bureau de poste le plus proche de notre lieu de résidence et le trajet m'ayant paru assez court, j'ai décidé de m'y rendre à pied après avoir reconnu sur la carte l'itinéraire à parcourir.

Après le carrefour à six branches où se situe la boulangerie, je devais emprunter la rue de Sélestat puis dans celle-ci, la deuxième à droite : la rue du N. Cette façon de baptiser une rue m'avait paru originale, mais c'était une facétie de MAPS, en réalité, sur les plaques de rue il est inscrit "rue du Nord".

Mais les choses ne se sont pas révélées aussi simples que sur le plan : arrivé au dit carrefour, je me suis aperçu avec stupéfaction que des gugusses casqués avaient enlevé la rue à grand renfort de pelleteuses, bulldozers et autres camions. J'ai néanmoins été autorisé à traverser le chantier en crapahutant à travers déblais et remblais. Ça commençait bien !

Au bureau de poste, pas mieux : il y a deux longues files devant les deux guichets (ça tombe bien que le nombre de files corresponde au nombre de guichets). J'en choisis une au hasard et je patiente. Il se passe des choses bizarres dans ma file : des personnes tiennent conciliabule avec la préposée, reçoivent une sorte de ticket qu'elles vont introduire dans un distributeur (après avoir fait à nouveau la file devant icelui, lequel est utilisé par d'autres personnes pour se fournir en billets de banque) qui leur refile un autre ticket qu'elles viennent tendre à la préposée qui, pendant ce temps attend leur retour sans s'occuper de la personne suivante de la file d'attente.

Bon, je suis en vacances, je m'en fous, j'ai le temps !

Quand arrive mon tour et que je demande à l'employée des postes vingt-cinq timbres pour l'Union Européenne et un pour le service intérieur, la brave dame me déclare, tout sourire : "Vous n'êtes pas dans la bonne file, ici c'est le guichet bleu, celui de la banque de la poste, nous ne vendons pas de timbres. Celui de la poste, c'est le guichet jaune."

Elle savoure un moment l'air ahuri que génère chez moi son intervention puis se lève en ajoutant "Mais comme vous semblez étranger, je ne vais pas vous renvoyer dans l'autre file" et elle se rend à l'autre guichet d'où elle revient avec le stock de timbres. Elle entreprend alors de détacher de leur feuille le nombre de timbres désiré accompagnant son travail délicat du commentaire suivant : "Les timbres, c'est comme le papier toilette, ça ne se déchire jamais aux perforations".

Rentré à l'appartement, je m'apercevrai du bien fondé de sa remarque et aussi que les timbres français ont tellement peu de colle qu'on a bien du mal à les faire adhérer à leur support, conséquence sans doute des restrictions budgétaires dans les services publics.


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24 mai 2018

Chic, c'est les vacances !

 

(Oui, je sais, j'aurais dû écrire "ce sont...", mais quand Marcel écrit un truc du genre "Il n'y va pas aussi" je ne vois pas pourquoi je ne profiterais pas à mon tour de l'étonnante plasticité de la langue française)

Donc, nous sommes en vacances, en France.

Premier arrêt (pipi) dans ce charmant pays.

Tandis que sur l'aire de parking j'attends en compagnie du chien le retour de mon épouse au pied de l'escalier, une jeune femme m'aborde. Elle est splendide! Une longue chevelure blonde se déverse de sa casquette rose portée à l'envers et scintillante de strass sous le soleil de Lorraine. Des jambes au galbe parfait sortent de sa couche-culotte.

Si, si, comme je vous le dis !

Cher Monsieur, me dit-elle d'une voix suave, mes amies et moi-même (elle est en effet accompagnée d'une tribu d'amazones presqu'aussi mignonnes qu'elle) fêtons mon enterrement de vie de jeune-fille et il m'est demandé de me faire photographier en compagnie d'un moustachu. Accepteriez-vous de poser avec moi ?

Et nous voila immortalisés par une quinzaine de smartphones.

Je vais encore faire un tabac sur les réseaux sociaux. Heureusement, bien inspiré, je portais mes lunettes de soleil (ce que je ne fais pour ainsi dire jamais).

Même le chien n'en revenait pas, la preuve : il a en même oublié d'aboyer, ce n'est pourtant pas son genre !


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31 mai 2017

Mais d'où sort donc ce mec qui mange des rognons aux Spätzle par 36° à l'ombre ?

 

Lundi, nous sommes retournés voir Eguisheim, le charmant petit village natal du pape Léon IX, et qui avait été élu en 2013 "Village préféré des Français".

Nous l'avions découvert il y a des années à l'occasion d'un départ pour l'Italie. Etrange n'est-ce pas ? Comme nous faisions étape à Saint-Louis avant de franchir les Alpes, nous étions partis un jour plus tôt pour nous promener un peu en Alsace.

Cette fois-ci, la chaleur était accablante et nous n'avons parcouru que quelques rues avant de nous installer pour déjeuner à la terrasse ombragée d'une sympathique Winstube.

Nous venions juste de recevoir nos escargots à l'alsacienne lorsque deux couples parlant le néerlandais s'installent à la table voisine de la nôtre.

À peine étaient-ils assis que l'un des hommes nous propose en français et en montrant mon appareil posé sur le bord de la table, d'immortaliser notre couple face à ses "caricoles".

La chose faite, ils se plongent dans leur conversation et nous dans notre assiette.

Pendant toute la durée du repas, une question me turlupinait : d'où pouvaient bien sortir ces gens ? Bien que parlant un batave suffisamment classique pour que je parvienne au moins à comprendre de quoi ils parlaient, ils ne me semblaient pas avoir les intonations caractéristiques de nos voisins hollandais. L'ennui, c'est qu'il ne me semblait pas reconnaître non plus un des accents de nos compatriotes flamands.

Avant de les quitter, je me suis donc décidé à leur faire part de mon questionnement et leur réponse a immédiatement confirmé ce que je sais depuis longtemps : je ferais mieux de réfléchir au lieu de poser des questions stupides. Car où parle-t-on encore néerlandais ailleurs qu'aux Pays-Bas et en Belgique ?

En Afrique du Sud !

Ces joyeux drilles étaient nos compatriotes (une des dames était même née à Wemmel, un patelin voisin du nôtre) mais vivaient depuis des années tout en bas du continent africain. J'aurais dû y penser car à un moment, ils avaient parlé de diamants, mais comme à Anvers on travaille également ces pierres, je n'avais pas fait le lien.

Quoi ? Vous vous en foutez ? C'est la photo qui vous intéresse ?

Bon, c'est bien parce que c'est vous !

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29 mai 2017

Highland Cattle

 

Pour ce vendredi soir, notre fils nous avait réservé (et payé) un repas au restaurant La Vieille Forge, à Kaysersberg.

Un menu surprise léger que mon épouse a consigné :

Mises en bouche:
Velouté de volaille à l'ail des ours
Croquant à la mousse de Munster

1ere entrée:
Foie gras d'oie mi-cuit confiture d'églantine                  Pinot gris

2eme entrée:
Dos de Cabillaud cuit à basse température,                    Sauvignon de Bourgogne
mousse de patate douce

Sorbet de poivron rouge à la liqueur de gentiane

Plat: 
Magret de canard sauce au miel,                                       Côtes du Rhône
wok de nouilles chinoises aux légumes,
gingembre et soja

Plateau de fromages                                                             Coteaux du Languedoc

Sablé à la mousse de citron, glace à la Chartreuse.        Gewurztraminer

Café, Guimauve et biscuit à la noix de coco.

Parvenus à l'étape fromages, le sommelier pousse vers nous le chariot et demande son choix à mon épouse. Cette dernière adore les bleus. Les fromages sont rangés par type de lait : vache, chèvre, brebis. Dans la zone des vaches, il y a deux bleus que le gaillard nomme : fourme d'Ambert et bleu d'Ecosse. Mon épouse choisit le second qu'on lui a dit plus piquant et quelques autres.

Quand vient mon tour, je suppose que ce bleu de vache écossaise doit être un Shropshire et je dis au serveur "Donnez-moi également un peu de ce bleu écossais".

Le mec me répond "Il n'est pas écossais, c'est du bleu d'Ecosse !"

M'a fallu réaliser que nous étions en France où l'on mange des pattes à la carbonara, où l'on ne fait pas de différence entre Saint Pol de Léon et Saint Paul de Vance, où la belle-mère de ma fille m'appelle Jean-Clodde pour me rendre compte que son fourmaga écossais n'était autre que du bleu des Causses.

Je n'avais à nouveau pas raté l'occasion de passer pour un con (ou un Belge, ce qui revient au même ici).


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27 mai 2017

Vous aimez le poisson ?

 

À La Petite Auberge au Hohwald, une dame entre accompagnée de sa mère.

Elle installe celle-ci à une table voisine de la nôtre et s'assied à son tour. Elle lit gentiment la carte à sa mère qui se décide pour une truite tandis qu'elle-même opte pour un filet de sandre.

Lorsqu'elle passe leur commande, elle demande une assiette supplémentaire, annonçant à sa mère ainsi qu'à la patronne qu'elle s'occupera elle-même du nettoyage de la truite.

Lorsque les plats arrivent, la mère, prise d'un remords subit déclare que, tout compte fait, elle aurait dû prendre du sandre. Imperturbable, la dame déclare qu'elles vont échanger leurs assiettes et se met à nettoyer le filet de sandre des quelques fines herbes qui le parsèment car la mère n'aime pas qu'il y ait des herbes sur "son" poisson.

La patronne qui assiste à la scène fait remarquer qu'elle se souvient de leur dernière visite en leur indiquant la table qu'elles occupaient alors et mentionne qu'à cette occasion, la vieille dame avait déjà fait exactement le même coup.

C'est alors que j'ai murmuré à mon épouse "Je ne savais pas que l'Adrienne devait venir en Alsace..."

Mais je savais pertinemment que ce ne pouvait être elle : la mère de l'Adrienne, si j'ai bien suivi ses aventures, ne se déplace pas péniblement à l'aide de béquilles, loin de là !

filets-de-sandre-au-vin-blanc


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24 mai 2017

Tri et récupération

 

Les Belges (à tort ou à raison) comptent parmi les champions du tri et de la récupération des ordures (mais non, je ne parle pas du Kazakgate !).

Ainsi dans ma bonne ville, nous avons cinq sortes de sacs différents : des jaunes pour les papiers et cartons, des bleus pour les contenants plastiques et métalliques, des verts pour les déchets de jardin, des oranges-bruns pour les déchets de cuisine, des blancs pour ce qui ne va pas dans les autres, sauf les récipients en verre pour lesquels il y a des "bulles" dans les rues.

Nous avons des parcs à conteneurs pour le tri des gros déchets : bois, ferraille, plastiques, matériel électrique et des points de collecte spécialisés pour les produits toxiques, les peintures, les solvants, les batteries, les huiles de fritures, les cartouches d'imprimantes, les lampes usagées. Les pharmaciens collectent les médicaments périmés ou inutilisés. Y a même de joyeux drilles qui viennent tailler les haies d'ifs pour récupérer la tonte dans le but d'en extraire un principe thérapeutique.

Mais je dois bien avouer qu'il reste encore malgré tout de la place pour de l'innovation, surtout depuis que, tenaillé par un besoin pressant, je suis entré dans les toilettes pour hommes de la mairie de Kaysersberg (vous savez bien, le patelin de l'homme de Lambaréné).

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