19 décembre 2014

Voddeman & Co

Sacs-poubelles-rues-Bruxelles

Quatre jours, depuis la grève de lundi, que les sacs de ce tri sélectif dont se gargarise ma région encombrent les trottoirs.

Slalomant entre eux, les préposés à leur ramassage vont de porte en porte réclamer leurs étrennes.

 

Ces mecs adorent :

  • se foutre de la gueule des cochons payants
  • se faire copieusement engueuler

 

 Votez !


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10 décembre 2014

Futile...

Cela fait un moment que ça me tourne dans la tête et avec cette émission entendue l'autre (procrastination oblige) samedi, je me suis dit que c'était l'occasion de vous en parler...

Mais commençons par le commencement.

Parmi les multiples blogs dont je parcours chaque jour les nouveautés, quelques uns se distinguent par des préoccupations, des questionnements, que je ne puis qualifier autrement que de philosophiques.

Chez certains, cela semble la quête patiente d'une vérité, d'une essence qui se situerait au fond de soi mais déboucherait par instants sur une mystérieuse transcendance.  Chez d'autres, la quête semble similaire mais on la sent accompagnée d'une angoisse souvent très prégnante. Chez d'autres encore, une religiosité se fait jour, quand ce n'est pas un engagement plus formel.

Quoi qu'il en soit, les blogs de ce genre me fascinent toujours, qui me ramènent à l'intérêt (j'ai failli dire la passion, mais c'eût été exagéré) que j'ai manifesté à un moment de ma vie pour le phénomène mystique.

Ils me fascinent et me rendent un peu jaloux lorsque je considère le contenu du mien dont on ne peut nier qu'il soit... superficiel.

Que voulez-vous ! Comme je le disais récemment dans un commentaire adressé à Coumarine, je suis futile. Et par voie de conséquence, ma production "bloguesque" l'est également.

Bien sûr, pleine de commisération, Coumarine a eu la gentillesse de sous-entendre que ce pourrait n'être qu'un voile dont je couvrirais des pensées plus profondes. Je l'en remercie, mais j'ai comme un doute !

Et l'émission dans tout ça, me direz-vous.

J'y viens. On y parlait du dernier livre d'Alexandre Lacroix, une sorte de sceptique postmoderne, intitulé "Comment vivre lorsqu'on ne croit en rien ?".

On en citait un passage (dont j'imagine qu'il doit être repris en quatrième de couverture, car c'est le même qu'on retrouve partout) : "Ne perds pas ta vie à poursuivre un but illusoire ; ne choisis jamais ; obéis toujours à ton désir le plus grand ; admire aussi souvent que tu le peux les apparences de ce monde".

Et en lien avec cette sensation partagée par nombre d'entre nous que nos instants de béatitude les plus profonds nous viennent lorsque notre pensée n'est plus attachée à rien d'autre que l'évidence du monde, cette étonnante conclusion : "En somme, rien n’est plus profond que la surface".

Bon ben, en tant qu'auteur superficiel, faudrait peut-être que je me mette à lire Socrate dans mes vieux jours....

socrate


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09 novembre 2014

Bon, cette fois-ci je vous en parle

Le nombre d'objets incongrus que j'ai pu découvrir en promenant le chien au domaine des Trois Fontaines dépasse l'entendement. Le mien, en tout cas. Ouais, je sais, je suis vite dépassé...

Je passe donc sur les centaines d'emballages aussi vides que variés (canettes, bouteilles, sachets...) abandonnés hors poubelles par des visiteurs incivils ainsi que sur les pièces d'habillement diverses (pulls, foulards, sweat shirts, gants, ceinture, écharpe, parapluie) oubliées par des distraits pour me concentrer sur quelques cas particuliers :

  • un gsm tout à fait fonctionnel, ce qui m'a permis d'avertir un oncle du propriétaire que je déposais l'engin à la brasserie de l'endroit
  • une tétine (sucette ?) pour bébé aux couleurs mauve et blanche du club de foot Royal Sporting Club d'Anderlecht
  • un frisbee arborant la publicité d'un magasin de peintures
  • quelques paquets neufs de mouchoirs en papier
  • une tablette intacte de chocolat au lait-noisettes
  • un petit sachet en plastique contenant les trois grammes de weed tolérés (il m'a fallu attendre ma septante-troisième année pour constater que le parfum du chanvre indien est très proche de celui du houblon) que j'ai balancé dans la poubelle à l'entrée de la plaine de jeux pour bambins.

Mais c'est le dernier en date (ce matin même) qui m'a le plus intrigué, que je vous montre :

cricket

Une balle de cricket !

Je n'imaginais même pas qu'on pouvait pratiquer ce sport dans mon pays.

Mais j'avais tort : la fédération compte vingt-sept clubs en très grande majorité flamands. Le plus marrant, ce sont les noms des membres du board de cette fédération : tous à consonnance indienne ou pakistanaise sauf deux d'origine britannique.

Le club le plus proche de chez moi est à Wolvertem, mais ils n'ont que deux équipes de moins de quinze et de treize ans... mixtes d'après la photo. Des filles, au cricket ! Je me demande ce qu'ils en pensent au Lord's...

Ben, rien, les femmes y sont admises depuis 1999. Tout se perd ma pauv'dame, tout se perd !


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29 octobre 2014

Pause !

Ouais, vous me direz que c'était pas la peine de l'annoncer, que ça fait un moment que vous avez imprimé que ce blog est en mode pause perpétuel.

Mais vous me faites un procès d'intention, là ! Ce n'est pas de mon blog que je voulais vous entretenir, je pause quand je veux et j'ai même pas à vous le dire, non mais ! Est-ce que j'ai une tête à me poser des questions existentielles sur le mode "stop ou encore" ?

La pause qui m'inquiète, c'est celle qui se prolonge au sein d'une série rondement entamée par un mien neveu fan de Queneau et intitulée "99 dragons" et qui semble suspendue à sa vingt-huitième occurrence (aux erreurs de recherche googléenne près).

Et de me perdre en conjectures sur les raisons de cette interruption. La cause la plus probable semblant en toute logique se trouver dans le manque de dragons à pourfendre, leur population s'amenuisant gravement à force d'en dessouder.

Au vu des commentaires que mes contemporains profèrent à l'égard de leur belle-mère, on s'étonne un peu que les sujets manquent, mais sans doute mon neveu écarte-t-il de sa quête les dragons domestiques.

Aussi, lorsque dans le coin supérieur droit de mon écran la vignette de cette photo est apparue, j'ai décidé de la publier pour qu'il y trouve peut-être un regain de souffle créatif :

PICT0128

T'as vu l'estoc du mec ? On comprend que quand il le remet au fourreau on le traite de traîne-rapière !

Bon, passons... Il s'agit de faces de chapiteaux de deux colonnes jumelées du cloître de la collégiale Santa Juliana de Santillana del Mar, un chef d'œuvre de l'art roman cantabrique du XIIème siècle. Alors, je ne puis vraiment garantir qu'il s'agisse bien de Saint Georges, mais bon, c'est pas écrit dessus non plus et avouez que la scène y fait drôlement penser.

Donc, si mon neveu veut en faire ses choux gras, je lui fais cadeau de cette image réalisée par son oncle le 8 mai 2004. J'aime bien aider, moi (surtout si c'est les autres qui se fatiguent après) et j'aurai pas fait le voyage pour rien.


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18 octobre 2014

Pour me mettre dans l'ambiance...

... comme nous sommes conviés par des copains à un spaghetti socio-politique, je vais vous faire une brève de comptoir.

 

J'ai passé mon adolescence avec comme leitmotiv :

"La vie, sans doute, c'est autre chose..."

 

 

À l'aube de ma soixante-quatorzième année, je crois tenir enfin la réponse :

NON !

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04 septembre 2014

Confirmations

Pile dans les délais impartis autant qu'habituels, le dernier opus de notre geisha nationale est paru. Je l'ai acheté chez Makro en même temps que les gésiers de poulet pour le chien. Pure coïncidence, inutile d'y chercher la moindre allusion subtile, ça ne me ressemblerait pas. Je l'ai acheté et bien sûr je l'ai lu. Comme je ne devais pas attendre la camionnette de Touring Secours cette année non plus, j'ai profité de la séance de kiné de mon épouse.

amélie001

On peut dire ce que l'on veut de cette charmante enfant, je ne peux pas m'empêcher de l'aimer. Je suis comme ça, j'aime quand on me fait rire ou même simplement sourire, et elle y réussit toujours.

Je ne vais pas vous raconter l'histoire (et ne vous exclamez pas "Quelle histoire ?"), si ça vous passionne, vous n'avez qu'à la lire, ça vous prendra un peu moins de deux heures. Comment ça, le kiné de mon épouse prend son temps ? Y a des mecs qui ont encore de la conscience professionnelle, non mais !

Ce numéro-ci m'a particulièrement enchanté parce qu'il m'a amené quelques confirmations écrites de choses que je supputais déjà !

J'ai raison de la traiter de geisha nationale puisque l'on peut lire page 60 "J'enneigeai mon teint, charbonnai mes yeux et carminai mes lèvres". Si ça ne vous évoque pas une de ces créatures raffinées, qu'est-ce qu'il vous faut ? Et de un.

Depuis que je la désigne (gentiment) sous le vocable "La Folle", je ne fais que partager sa propre opinion, ainsi, page 150 (si si, il y a plus de 150 pages) :
- C'est ta folie, j'ai dit : ta manière d'être folle. Des gens fous, il y en a partout. Des fous comme toi, ça n'existe pas. Personne ne sait en quoi consiste ta folie. Pas même toi.
- C'est exact.

Et de deux !

Pour la troisième, j'ai bu du petit lait : je savais que nous devions avoir, en plus de la folie, quelques petites choses en commun. Je n'ai pas été déçu. Voyez sa méthode de visite d'un musée (page 77) :

"Ce que je ne supporte pas, dans les musées, est le train de sénateur que les gens se croient obligés d'adopter en leur sein. Pour ma part, je m'y déplace au pas de gymnastique, embrassant du regard de vastes perspectives : qu'il s'agisse d'archéologie ou de peinture impressionniste, j'ai observé les avantages de cette méthode. Le premier est d'éviter l'atroce effet Guide Bleu : "Admirez la bonhommie du Cheik el-Beled : ne dirait-on pas qu'on l'a croisé hier au marché ?" ou : "Un litige oppose la Grèce et le Royaume-Uni au sujet de la frise du Parthénon." Le deuxième est concomitant du premier : il rend impossibles les considérations de sortie de musée. Les Bouvard et Pécuchet modernes en ont la chique coupée. Le troisième avantage, et non le moindre en ce qui me concerne, est qu'il empêche le surgissement du terrible mal de dos muséal."

Bon, côté dernier avantage, moi ce serait plutôt l'échauffement de la voûte plantaire, mais à cela près, c'est moi tout craché.

Vous savez quoi ? J'suis heureux !

Qui qu'a dit "Un imbécile heureux" ?


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26 août 2014

Encore le tram

La pile de ma montre est morte.

C'est une Omega, en or (pas la pile, la montre).

Des goûts de luxe, moi ? Mais non ! Je l'ai reçue de mon employeur à l'occasion de mes quarante ans de service et je ne peux pas la revendre, elle a mon nom et les dates de mes exploits gravés au cul.

Une Omega, c'est comme une banque suisse, faut un sésame pour y entrer, donc, quand tu veux changer la pile, tu dois te dégoter un bijoutier nanti du passe d'ouverture.

Je prends donc le 3 pour me rendre en ville. Quand je le quitte à la station Rogier, je me retrouve derrière une jeune beauté maghrébine. Je l'avais déjà remarquée debout sur la plate-forme du tram : visage aux traits réguliers mais à l'expression sévère, taille fine soulignée par la ceinture étroitement serrée de sa veste claire, longues jambes moulées dans un pantalon noir, bottes montant jusque sous les genoux.

Inspiré par les leçons de l'Adrienne, je décide de la suivre (remarquez qu'à Rogier, quoique vous décidiez, vous partagez sur une assez longue distance votre itinéraire avec la moitié des voyageurs descendus de votre tram).

Mal m'en a pris. Pas qu'elle fût surveillée par son frère, non : à la traîne de son pas énergique et régulier au travers du hall, au long des couloirs, tapis et escaliers roulants, je vous assure que j'ai souffert ! Je n'ai été sauvé que par le surgissement sur notre gauche de l'officine de la bijouterie, but de mon périple.

Merci Adrienne ! C'était un peu comme quand le chien me promène, sauf que lui, s'il me fatigue également, il a une laisse et ne risque donc pas de me semer.

Pour ma prochaine filature, en lieu et place d'une toute en jambes, je choisis une grassouillette courte sur pattes et de préférence surchargée de paquets.

Et avant, je reprends l'entraînement... intensif !

 

filature

 


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04 août 2014

Radio Star

La radio, me serait une source intarissable de billets si je notais toutes les idées qui me passent par la tête tandis que je l'écoute en conduisant. Mais voilà, si j'ai sur moi de quoi noter, faudrait que je m'arrête pour me saisir du calepin coincé dans la poche supérieure droite de ma saharienne, du porte-mine dont l'agrafe pince le rebord de la poche supérieure gauche, mais dont la pointe est malencontreusement emberlificotée dans les restes de la pochette de mon abonnement de la STIB, que j'ouvre le dit carnet fermé par un élastique récalcitrant et que je me souvienne après tout ce temps de la connerie qu'avait débitée le présentateur radio. Donc, je ne note pas et j'oublie, raison pour laquelle mon blog reste complètement sous-alimenté.

Il y en a pourtant une qui me revient, même si elle date de samedi et si depuis, bien d'autres idées m'ont traversé l'esprit et se sont perdues au fil du temps, vous savez : un clou chasse l'autre et toutes ces sortes de choses.

Un spécialiste pipoles/variétés me bassine les oreilles de la relation palpitante entre France Gall et Michel Berger.

Quoi, c'est pas frais ? Et 14-18, c'est nouveau peut-être ? Non mais ! De toute façon, c'est l'été, y a que des rediffusions, alors...

Bon, revenons à nos moutons : on s'en serait douté qu'ils auraient une relation, le Pays de Galles est rempli de bergers, je le sais, j'ai visité et me suis perdu dans les moors. Ce qui m'a fait tiquer dans tout ça, c'est quand le narrateur a déclaré qu'une thermodynamique s'est installée entre eux.

Thermodynamique, j'te jure ! Sait-il seulement ce que c'est ? D'habitude, ils parlent d'osmose sans déjà trop connaître les bases du phénomène, mais thermodynamique, putain ! (comme on dit dans la région de notre Célestine)

J'en ai fait de la thermodynamique et j'en frémis encore après plus de cinquante ans. Pour moi, c'est énergie et enthalpie, libres ou pas, entropie et irréversibilité, sources froides et chaudes (ouais, comme dans les stations thermales), compressions adiabatiques, machines thermiques et tout le toutim.

Néanmoins, pris d'un doute, je me suis précipité sur le TLFi pour en obtenir la définition en français : "Branche de la physique qui traite des échanges entre les diverses formes d'énergie, des états et des propriétés de la matière, des transformations d'état et des phénomènes de transport".

Ah, des phénomènes de transport quand même !

Ben rut alors, mettons que j'ai rien dit ! (en anglais shakespearien : much ado about nothing)

galles


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10 juillet 2014

Jules Amédée

Dans ma voiture, j'écoute d'une oreille distraite l'interview d'un certain Vincent Engel, écrivain de son état, un nom qui ne me dit rien.

Ce n'est que lorsqu'on cite le titre de son avant-dernier ouvrage "Le Mariage de Dominique Hardenne" que je me suis rappelé avoir lu ce roman (et ne pas l'avoir trouvé très convaincant).

Faut dire que le cheval de bataille de l'auteur semble être la nouvelle, un genre qu'il regrette, presqu'autant que la mainmise du monde politique sur celui de la culture, qu'il regrette, dis-je, de voir négligé par les littérateurs francophones actuels. Un genre dont il juge Jules Amédée Barbey d'Aurevilly être un des maîtres incontestés, même s'il est d'un autre temps.

C'est en l'honneur de ce Jules qui eût d'après lui bien mérité le César de la nouvelle, qu'il aurait intitulé son dernier opus "Les Diaboliques".

Je n'ai pas su de quoi traitait ce nouvel ouvrage ni même s'il prenait lui aussi la forme de nouvelles, car étant parvenu à destination, j'ai quitté mon véhicule.

N'empêche que ce nom de Barbey d'Aurevilly lequel, vous en conviendrez, sonne quand même autrement que Proust, lui au moins je le connaissais, même si je n'avais, au contraire de celle d'Engel, jamais rien lu de son œuvre

À tout manquement son remède : j'ai téléchargé sur ma liseuse une version pdf gratuite des Diaboliques. Dans la table des matières, j'ai sélectionné la nouvelle intitulée "Le Bonheur dans le Crime" (bêtement parce qu'un autre auteur belge, Jacqueline Harpman pour ne pas la citer, en avait elle aussi emprunté le titre pour en faire celui d'un de ses romans) et j'ai commencé à la lire dans mon taxi en attendant ma cliente qui se faisait coiffer dans un salon de Tervuren.

Me croirez-vous ? Jules et Marcel, ils nous parlent du même monde : celui d'une aristocratie sur le déclin et d'une grande bourgeoisie en plein essor. Sauf que Jules, malgré son style un peu daté, je comprends ce qu'il raconte...

Jules


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06 juillet 2014

Foutebol, ras le bol !

 

supportrice-des-diables

 

Bon, maintenant que nous avons brillamment démontré que nous sommes aussi nuls que les Français, on va peut-être pouvoir passer à autre chose. La vraie vie par exemple...

Inutile de dire que je n'ai pas regardé le moindre match.


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