13 octobre 2015

Il est un âge dans la vie où chaque rêve doit finir

... alors, bien que je n'y sois pas né, je suis allé revoir la Normandie.

Bon, j'ai fait au plus court, nous sommes allés au Tréport, la télévision française nous ayant fort opportunément rappelé que la saison de la coquille Saint-Jacques débutait avec le mois d'octobre. Et la Saint-Jacques, c'est comme l'asperge et la gorgée de bière : la première est toujours la meilleure.

J'ai donc garé la voiture de ma fille au sommet des falaises et nous sommes descendus en ville par le funiculaire. Parking et descente gratuits, ça change de la côte picarde (bon, pour tempérer votre enthousiasme, je signalerai quand même que le parking en ville est à 1,4 € de l'heure).

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Après avoir longé la plage, question de faire pisser le mouton chien, et marché jusqu'au pied du petit phare marquant l'entrée du chenal du port pour satisfaire un souhait de mon épouse, nous avons étudié soigneusement la carte des divers restaurants qui se succèdent le long du bassin d'entrée. Belle homogénéité dans les propositions et les prix. Il nous a donc fallu choisir au feeling celui qui aurait le privilège de nous servir son menu Saint-Jacques à tous les plats et nous mettre à l'abri d'un vent qui se révélait de plus en plus violent.

C'est peut-être le décor assez kitch et un brin "mille et une nuits" qui a décidé mon épouse à pousser la porte des "comptoirs de l'océan".

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Les coquilles étaient impeccables, en carpaccio, en feuilleté ou poêlées et le Menetou Salon (rouge) n'avait pas été, contrairement au Saumur Champigny de dimanche au Hourdel, enté sur un porte-greffe de chêne-liège. Le dessert, une salade de fruits sous sabayon gratiné, était étonnant mais tout ce qu'il y a de comestible et même le café était buvable, c'est vous dire.

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Faudra peut-être bien qu'on y retourne au Tréport, parce que j'ai repéré un autre resto où même le dessert était à base de Saint-Jacques.

Intrigué je suis...


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12 octobre 2015

Bête de Somme

Bon, va falloir s'y mettre, l'Adrienne m'a sommé de vous pondre un billet, vu que je me trouve en Baie de Somme. Si si, elle trouve ça très drôle.

Y en a qui pensent que cette Baie de Somme serait l'embouchure d'un fleuve, d'autres qu'il s'agirait d'une partie de la côte d'un département. Je n'ai pas pu trancher entre les deux théories, la brume m'empêchant de voir quoi que ce soit. Mais de toute façon, ils sont tous dans l'erreur, m'en vais vous dire, moi d'où provient cet étrange vocable !

J'ai parcouru tous les patelins de l'endroit, feux de brouillard allumés, au volant de la voiture de ma fille (qui a conservé la mienne pour ne pas interrompre pendant quinze jours l'apprentissage à la conduite automobile d'Emilie, apprentissage qu'elle veut faire sur une voiture à boîte manuelle).

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Toutes ces charmantes localités partagent une intéressante caractéristique : le stationnement y est payant sur toute l'étendue de leur territoire, même (pour ne pas dire surtout, au vu de la foule qui s'y presse alors) le dimanche.

Petit aperçu des tarifs horaires :

  • Cayeux-sur-Mer : 0,85 €
  • Le Hourdel : 1 €
  • Saint-Valéry sur Somme : 1,5 €
  • Le Crotoy : j'ai pas osé m'arrêter au vu de la progression des tarifs avec celle de mon déplacement vers le nord.

Si bien qu'au bout d'une journée d'exploration, votre périple vous aura coûté une belle somme rien qu'en stationnements, cqfd.


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16 septembre 2015

Allez, ça c'est fait !

Une partie de mon lectorat s'inquiétant de mon silence et une autre de ce même silence particulièrement après la parution du dernier opus annuel de La Folle, j'ai pris ma résolution d'une main et mon clavier de l'autre (la gauche, parce qu'à droite j'ai une tendinite chronique, rapport à l'excès de souris, amateurs d'ironie facile s'abstenir, merci).

Je vous entretiendrai donc de l'œuvre évoquée ci-dessus.

Couverture de la chose

La folle001

Comme toujours, ma compatriote bien aimée a frappé fort, tant au niveau du contenant que du contenu. L'opuscule est tellement fin qu'on imagine difficilement qu'un roman entier puisse y tenir, mais en dépit d'une lecture attentive, je n'ai pas réussi à déterminer si c'est le début  ou la fin qu'elle a sacrifié dans l'aventure.

J'ai fait l'achat du bouquin entre celui d'une bonbonne (ou bouteille, les deux appellations ont leurs partisans) de CO2 chez Mediamarkt et une tirette (ou zip, les...) blanche de 8cm chez Veritas. J'ai commencé à le lire dans le parking du Laarbeekbos après la promenade du chien, progressé un peu plus dans celui du centre culturel en attendant la sortie de mon épouse et achevé dans celui du manège en attendant Émilie. Bref, ça m'a bien pris pas loin de deux heures.

Le prix de l'opuscule variant entre 16,85€ en Belgique, 15 en France et 12,62 en version e-book je vous laisse le soin de calculer le prix de l'heure de lecture.

À force d'économiser la place pour ranger son histoire, la gamine l'auteure n'en a plus trouvé pour le verbe de la phrase débutant la page 15, j'ai dû l'ajouter moi-même (j'ai employé mon porte-mine à mots fléchés pour pouvoir corriger au cas où j'aurais mal deviné le mot manquant, on ne sait jamais car l'étendue du vocabulaire de mon porte-chapeaux favori est époustouflante).

La folle002

Dans ce court laps de temps, j'ai apprécié son trait sur l'influence néfaste de la lecture des classiques sur la jeunesse.

La folle003

J'ai moins apprécié qu'elle trouve utile malgré l'exiguïté du lieu de glisser une phrase à propos de Marcel, c'est d'un commun aujourd'hui... Même les journalistes sportifs s'y croient obligés, c'est dire !

La folle004

Et l'histoire, me direz-vous (si vous avez eu le courage de me suivre jusqu'ici) ?

Je vous renvoie, comme elle-même le fait,  à l'excellent ouvrage d'Oscar Wilde : Le Crime de lord Arthur Savile, à la mythologie grecque et aux pages belges de l'Almanch de Gotha.


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15 août 2015

Fatalitas ! (comme eût dit Chéri-Bibi)

Ah oui, j'oublie toujours... vous êtes trop jeunes pour savoir qui est Chéri-Bibi !

Donc, Fatalitas !

Ça devait bien faire un an (à vue de nez) que mon épouse se plaignait de l'accumulation dans un coin de notre chambre non point de bouquins mais de matériel électrique, informatique et sonovisiophotographique hors d'usage que je devais conduire incessamment à la déchetterie.

Faut vous dire qu'à Bruxelles, c'est pas la campagne, pour une petite virée à la déchetterie, faut s'armer de patience (et de sa carte d'identité). Les files sont souvent interminables et ces salauds ont retiré de leur site la webcam qui permettait de les estimer avant de vous mettre en route.

Comme mon épouse venait de vidanger la friteuse, emplissant un ennième flacon d'huile usagée qu'il me fallait aller ajouter à ceux déjà accumulés au fond de mon emplacement dans le garage commun, j'ai empoigné la chose et mon courage à deux mains, j'ai chargé la voiture et j'y suis allé.

Chance, il n'y avait que quelques voitures devant moi et j'ai donc pu déposer (aidé d'un des aimables préposés au tri) dans les conteneurs ad hoc :

  • une quinzaine de litres d'huile de friture
  • une vingtaine de cartouches d'imprimantes diverses
  • quelques ampoules dites "économiques" (j'ai jamais dû en remplacer autant que depuis que j'utilise ces trucs prétendument long life)
  • un grille-pain dûment court-circuité par mon épouse avec la lame d'une spatule
  • une déchiqueteuse à documents victime d'un bourrage définitif
  • un fer à repasser cramé par l'usage intensif
  • une imprimante Epson
  • un scanner de même marque atteint comme sa consœur d'obsolescence programmée
  • deux casques stéréo férocement démolis par Louise
  • un pèse-personne mécanique qui me trouvait de plus en plus léger en dépit de mon embonpoint croissant
  • une chiée de câbles d'alimentation ou de raccordement divers dont deux SCART flambant neufs encore sous plastique
  • une poêle à frire qui avait dû être anti-adhésive dans un passé lointain
  • un lecteur de DVD... si je l'avais retrouvé (pourtant je suis sûr de l'avoir stocké quelque part !)

Je suis alors rentré chez moi (en m'égarant dans un détournement judicieusement organisé à cet effet par les travaux publics) baignant dans la plus béate satisfaction du devoir accompli.

Le soir même, tandis que l'orage gronde au dehors, la voisine du premier (celle-là même qui était venue la veille me demander pourquoi son GSM dont la batterie s'était échappée suite à une chute ne redémarrait pas tout seul après remontage) sonne à notre porte. Elle a un problème avec sa télé.

Une fois sur place, le diagnostic est vite posé : bien que le fils (qui a oublié ses lunettes chez lui ce qui l'empêche d'intervenir) grommelle dans la cuisine que c'est à cause de l'orage, je constate que le connecteur qui relie la télé au décodeur ne tient à celui-ci que par miracle et génère un contact et donc une image intermittents.

Descente rapide chez moi et remontée avec le câble SCART (le dernier en ma possession depuis le matin) reliant jusqu'alors mon vieux lecteur VHS à ma télé. Remplacement du câble : tout baigne !

J'ai maintenant un lecteur VHS qui attend ma prochaine visite à la déchetterie. J'avais hésité à l'ajouter au chargement le matin...

Fatalitas !

 

Scart-Cable


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10 août 2015

Semaine type

Pour ceux qui se demanderaient à quoi peut bien ressembler la vie d'un retraité, je vais vous extraire une tranche du pâté de mon existence. J'espère que vous ne serez pas déçus par sa monotonie.

 

Vendredi 31 juillet

Il y a trois ans, moi (et ma grande gueule) avions signalé à Caro la présence d'un magnum de Schistes dans notre cave. Caro s'était promis de venir en tâter. C'est ce vendredi que la chère enfant (accompagnée d'un des siens) décide de mettre son projet à exécution. Rendez-vous pris pour dix-neuf heures rue du Marché aux Porcs où la belle a son logement. Elle est tip top au point de chargement. Sur le trajet aller, je suis passé fermer les volets chez ma fille (en vacances en Bretagne) et nourrir chats et lapin.

Sur le chemin du retour, nous devons faire un premier détour pour embarquer devant le Botanique ma petite-fille Emilie à la sortie de son dernier cours intensif de physique. Elle était rentrée seule de Bretagne à cet effet et avait logé chez sa marraine durant la semaine écoulée. Second détour pour faire voir à Caro et son rejeton la gare de Tour et Taxis (splendide bâtiment en briques dont Adrien semble friand), une version du penseur de Rodin derrière les grilles du cimetière de Laeken, l'atomium, le palais royal de Laeken, les serres de Bala, la maison chinoise et la tour japonaise (importée de l'expo de Paris 1900 par Léopold II).

Le souper (amuse-gueules divers avec Crémant de Bourgogne, ris de veau, manchettes d'agneau, dame blanche ou noire) s'est bien déroulé. Caro telle que je l'avais rêvée : volubile et jamais en panne de conversation (j'ai même pas pensé à prendre une photo). Le Schistes à la hauteur de sa réputation : à la fois robuste et velouté, il vient de la Serre Romani (montagne au romarin) de la commune de Maury, mon fils a la sélection sûre côté vins.

Vers 23 heures ma progéniture de seconde génération va se coucher, un peu après minuit je raccompagne nos invités à leur logement après avoir achevé la mise en ligne des défis du samedi.

 

Samedi 1 août

Lever à six heures, saut à la boulangerie pour acheter les viennoiseries indispensables au petit-déjeuner, passage chez les chats, dépôt d'Emilie à son cours toujours accéléré mais de chimie cette fois, de l'autre côté de la ville dans le coin des étangs d'Ixelles. Récupération au même endroit à 19 heures et passage chez le lapin. Mon épouse décide de profiter de la présence de la gamine pour lui offrir une table de riz au Mandarin chinois à Neder-over-Heembeek.

 

Dimanche 2 août

Emilie avait cru aller à son cours en tram, mais le dimanche il n'y en a que deux par heure, trop risqué ! Dépôt et, tant qu'à faire récupération en voiture avec passages par les volets. Entre ces allers - retours, passage vite fait au marché de Wemmel et promenade du chien au parc des trois fontaines à Vilvoorde.

 

Lundi 3 août

Dépôt et reprise d'Emilie à l'arrêt du tram, double aller-retour chez ma fille (volets etc...), dans l'après-midi, passage chez des amis pour tonte d'urgence de la tête du mec par mon épouse, éclusage rapide d'une Bush.

 

Mardi 4 août

Dépôt d'Emilie au tram, son père de retour de Bretagne avec le reste de sa famille ira la récupérer, ils viennent dîner chez nous et repartiront après minuit en emportant une grosse moitié du plat de lasagne et les bagages d'Emilie.

 

Mercredi 5 août

Notre fils nous avait invités à passer un jour de repos dans sa maison ardennaise. Il nous y attend pour le milieu de l'après-midi. Mon épouse décide de partir le matin et de manger un "petit bout" à Marche-en-Famenne (125 km de Bruxelles). Nous choisissons la terrasse du Manoir, un resto dont la carte m'avait attiré en proposant du homard, mais comme il n'y en avait plus, nous avons opté pour un menu scampis à la plancha sur lit de taboulé et ris de veau en blanquette. Nous avions à peine entamé la bouteille de Saint-Amour que notre fils débarque sur son Brompton, il nous a aperçus en passant dans la rue. Nous n'avons même pas le temps de lui demander s'il veut se joindre à nous qu'il doit battre en retraite à cause du chien qui ne se (re)tient plus de le voir.

Dans l'après-midi, nous nous installons chez lui puis, après une petite bière à l'ombre du frêne du jardin, on en vient rapidement à l'apéro (brut de chez Deutz) du dîner (liguines aux moules all'arrabiata avec Auxey-Duresse et pavé de cabillaud à la florentine avec un Vosne-Romanée).

Je ne dirai (presque) rien de la nuit passée pour une part à masser la jambe de mon épouse qui avait des crampes (elle supporte mal le vin blanc même si elle l'adore) et pour l'autre à lutter pour ne pas être éjecté du lit par le chien.

 

Jeudi 6 août

Comme la veille nous n'avions pas eu le temps d'inviter notre fils à partager notre repas au resto, nous sommes allés au "Les pieds dans le plat" au beau milieu de nulle part. Depuis que le truc est étoilé, notre fils ne réussisait plus à y trouver une table le weekend parce qu'il essaie toujours d'y aller "à l'inspiration". Là, un midi de semaine, nous avons eu une table où nous nous sommes retrouvés après une petite balade apéritive dans la forêt environnante. Menu sympa demi baby-homard grillé, secreto iberico assortiment de petits légumes et purée de pommes de terre (moitié beurre). Comme ils n'avaient plus de Sancerre rouge, mon fils a opté pour un Collioure (ouais, moi non plus je ne vois pas le rapport) un pur velours. Après le dessert, nous avons repris la route de Bruxelles, vachement reposés il faut le dire...

 

Conclusion

Vous la trouverez bien vous-même, moi j'ai une autre semaine de retraité à tirer !


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09 juillet 2015

Y a qu'à demander !

Dans un commentaire sur le blog de Margotte, je la priais de ne pas m'inciter à acheter de bouquins supplémentaires vu que vivant en appartement, je n'avais plus de place pour les stocker. En conclusion, mon épouse s'est empressée d'en acheter deux.

Margotte dans la foulée se demandait à quoi pouvaient bien ressembler mes coins à bouquins. Comme je ne demande qu'à satisfaire la curiosité de mes lecteurs et même de mes lectrices, j'ai empoigné mon appareil photo pour constater que la batterie était vide et celle de rechange également, ceci pour expliquer le décalage entre sa demande et ma réponse.

J'ai procédé avec méthode allant du plus proche au plus éloigné.

Salon : c'est lui qui, dans mon commentaire, faisait l'objet du décompte des livres errants sauf que j'avais négligé ceux des niches sous les enceintes de la chaîne HiFi.

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Living : sous la vitrine gauche, les livres sont empilés sur trois rangées en profondeur, on comprend le fléchissement de la planche. Et bonjour pour en retrouver un !

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Hall de nuit : si on éliminait le bouquet de pivoines en soie, on pourrait encore en ajouter une couche sur le dessus des étagères.

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Chambre : formats disparates et "rangement" aléatoire. Comme disait un mien copain de notre appartement, "Un endroit où l'on voit qu'on vit !" (Salaud! Et encore, je passe sur la collection de matériel de peinture sur soie de mon épouse dans l'autre chambre).

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Autre chose pour votre service ? La liste exhaustive des titres peut-être ? Ben heureusement que j'en ai bazardé mille cinq cent quand j'ai déménagé !


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05 juillet 2015

Retraite anticipée

Régulièrement, dans cette petite fenêtre en haut à droite de mon écran, apparaît l'une ou l'autre photo du temps de mes activités laborieuses (normal, je travaillais dans un labo). À chaque fois, j'ai un petit pincement au cœur.

Je sais que pour la majorité de mes contemporains cela doit sembler incroyable : non seulement j'ai été parfaitement heureux au boulot, mais pire, s'il n'avait tenu qu'à moi, j'y serais encore.

Quand j'ai été engagé dans ces circonstances que j'ai déjà évoquées à l'intention d'Anaïs, la convention du secteur chimie établissait l'âge de la retraite à soixante-deux ans. Suite à des problèmes de financement des retraites complémentaires, il a ensuite été porté à soixante-cinq.

Aussi, lorsqu'il m'a été proposé de partir à soixante et un ans ai-je refusé tout net.

L'année suivante, ma double hiérarchie (poussée dans le dos par la DRH) est revenue à la charge. Ma directrice arguant de son prochain départ vers d'autres sphères où elle ne pourrait m'emmener dans ses bagages, ma chef de service disant de son plus suave accent flamand que son papa non plus ne voulait pas partir mais n'avait jamais regretté de l'avoir fait.

Ce qui m'a finalement décidé, c'est que durant cette dernière année, j'avais passé presque autant de temps à l'hosto qu'au boulot, que si ça se trouvait ça allait continuer et que ça ferait chier le monde et donc, basta et place aux jeunes !  C'était quand même l'âge convenu à mes débuts.

Je le regrette encore.

Ça vous étonne ? Faudrait peut-être que je vous montre les photos...

Hiérarchie
Bourré (de cortisone) et entouré de ma hiérarchie
Ma directrice porte un foulard de soie réalisé par mon épouse

 

Secrétaires
Bourré (de chocolat) au bar du Métropole
entouré de notre secrétariat

 

Ah, vous comprenez mieux, maintenant ! (Et vous n'avez même pas vu mes collaboratrices...)

Je dois à la vérité de dire que depuis que cette société que j'ai quittée a absorbé un groupe français et que mon ex-hiérarchie se plaint avec un ensemble touchant de la nouvelle ambiance consécutive à ce deal, déclarant à qui mieux mieux vouloir partir à la moindre ombre de proposition, j'ai un peu moins de regrets.

Ben oui, on se voit encore, ça ne fait quand même que douze ans que je suis parti !


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11 juin 2015

Chien perdu avec collier

Hier, j'ai paumé le chien !

Comme j'ai promis à Coumarine de pondre un truc aujourd'hui, je vais vous raconter ça.

Hier donc, le chien, comme (presque) chaque jour, m'emmène parcourir le domaine des Trois Fontaines.

Pour être rigoureux, je dois spécifier que ce chien est une chienne (comme ma vie, particulièrement depuis qu'il est là) mais je préfère utiliser l'appellation générique et je l'appelle "Le chien". Dans la meute familiale, la hiérarchie est clairement établie : mon épouse est la maîtresse du chien et moi, j'en suis l'esclave.

Dans ce parc, je laisse courir le chien en liberté et ne l'attache que si nous devons croiser un autre chien lui-même tenu en laisse. Ses sports favoris sont l'un, de chercher un bâton qu'il me demande de lancer et qu'il me ramène dans le but de recommencer l'opération, l'autre, de creuser dans les mottes de terre rejetée par les taupes. Jamais aucun de mes chats ne s'est livré à des activités aussi stupides : les chats ont leur dignité quand même.

Après avoir fait le tour de la grande prairie par le nord, nous sommes arrivés près de ce banc d'où l'on peut jouir de la vue sur les étangs en bordure du canal de Willebroek. Ce banc était occupé par deux dames entourées de quatre chiens.

Dès qu'ils ont aperçu le mien, ils s'en sont approchés. Ils ont alors organisé un match poursuite en circuit fermé jusqu'à ce que le mien se jette dans la descente d'un chemin couvert de mulch. Ils se sont rapidement retrouvés hors de vue malgré les cris de rappel de leurs accompagnateurs.

Comme je n'entendais plus que des aboiements en contrebas, j'ai commencé à descendre le chemin par où ils avaient disparu. C'est alors que le premier chien des dames (le plus grand) est réapparu par un autre sentier plus étroit que j'ai aussitôt emprunté.  J'ai croisé dans ma progression les deux suivants classés par ordre de taille.

Lorsque j'ai débouché, en bas de la pente boisée, sur le chemin bordant les terrains de tennis, je n'ai trouvé que le quatrième, une sorte de mini-bouledogue brun (je ne suis pas expert en races canines) haletant et crachotant sous l'effet de sa course effrénée de court sur pattes. Mon chien, lui, avait disparu.

J'ai battu les taillis en l'appelant : rien.

Derrière le tennis, je tombe sur un mec, accompagné lui aussi d'un grand chien, qui me dit croire en avoir vu un petit grimper "volle speed" le raidillon menant à la vieille chapelle. J'emprunte la chose et parviens à l'édifice : pas de chien. Les filles et leurs quatre chiens se trouvent en contrebas. Je dévale en claudiquant la pente herbue pour les rejoindre : elles n'ont rien aperçu non plus et promettent de continuer à chercher.

En désespoir de cause, je remonte à l'endroit où la poursuite a commencé : rien.

J'appelle mon épouse pour lui annoncer, avec les ménagements d'usage, qu'elle vient de passer brutalement à l'état d'ex-propriétaire de chien et décide de retourner à la voiture. Après quelques dizaines de mètres, j'entends un concert d'aboiements à plusieurs voix dans la direction opposée. Je fais donc demi-tour et retombe sur les filles et leurs chiens, mais toujours pas sur le mien. Ces dames prennent des airs contrits en me disant qu'elles se sentent coupables de la disparition de ma bête. Je leur réponds que ce n'est la faute de personne, que c'est la vie et je continue mon chemin vers le parking par l'autre côté du parc.

Quand je parviens à la voiture, le cabot m'attend, sagement assis à côté de l'engin. Comble, je sens que s'il pouvait parler il me dirait "Ben t'en as mis un de temps !"

Je le vois bien à son air narquois.

Je me réinstalle dans mon rôle de chauffeur de Mademoiselle. L'esclavage reprend. Pendant une demi-heure j'ai rêvé d'être redevenu un homme libre. Ce sera pour une prochaine fois !

 

caramba


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13 mai 2015

Ultra brève (des fois que vous ne vous inquiéteriez pas des catégories de ce blog)

Depuis que mon épouse consulte une orthopédiste, mon genou va nettement mieux.

genou


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01 mai 2015

Ah, les stars !

En consultant l'autre jour le blog de Célestine, je constate dans sa liste de blogamis que ça faisait trois semaines que je n'avais rien pondu sur le mien.

Depuis, j'ai commis en vitesse une "brève de comptoir", mais je sens que ça ne va pas le faire...

Tandis que je me demande de quoi je vais bien pouvoir vous entretenir, on interviewe à la radio une de nos actries nationales : Marie Gilain.

Par association d'idées, il me revient en mémoire que voici quelques jours, sur les mêmes ondes, le critique cinéma patenté de la RTBF (Hugues Dayez) se plaignait amèrement de la composition extrêmement commerciale du jury du prochain festival de Cannes et, tout particulièrement, de la présence en son sein (si j'ose dire) de Sophie Marceau.

J'ignore ce qu'elle lui a fait (ou pas) cette gamine, mais déjà la semaine précédente, parlant d'une actrice nordique qui l'avait ébloui tant par sa beauté que par son intelligence, il disait "Un peu comme Sophie Marceau qui aurait un cerveau".

Je trouve souvent ce gaillard un brin sévère dans ses jugements et un rien imbu de sa connaissance profonde du monde de la toile (mais non, pas le web !), mais je dois reconnaître qu'il a le sens de la formule.

Jaloux je suis !

Marceau  Gilain


 

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