02 décembre 2015

Comment n'y avais-je pas pensé ?

Hier, comme je ne trouvais rien de passionnant dans le programme télé (même sur Mezzo, ils donnaient un concert de jazz au Québec où un guitariste et un violonisteux nous réinterprétaient la vie en rose et le petit bal perdu) je demande à mon épouse si elle veut que nous regardions un DVD. Nous n'en possédons que quelques-uns dont la plupart destinés à nos petites-filles lorsqu'elles étaient plus jeunes.

En posant la question, je pensais à un concert Mozart de Cecilia Bartoli (quel tempérament !), mais en feuilletant l'album des DVD, je suis tombé sur "My Fair Lady". Celui-là datait de l'époque où ma femme ayant emmené les filles voir une représentation live de "Singing in the Rain" (un titre on ne peut mieux adapté à notre climat), Emilie s'était entichée de ces anciennes comédies musicales.

Dans ce film où brille une des plus charmantes productions de la région bruxelloise, à savoir Audrey Hepburn (elle est née à Ixelles), son professeur, un spécialiste en phonétique, lui fait, dans la version française, répéter la phrase suivante "Le ciel serein d'Espagne est sans embrun".

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Et c'est là que j'ai regretté de ne pas m'en être souvenu le jour où j'avais pondu ce billet sur la confusion entre les sons "in" et "un". Je crains que le professeur Higgins ne soit pas au bout d'en voir !


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30 novembre 2015

Souvenirs, souvenirs

Tout ça, c'est la faute à l'Adrienne et à son Oncle rocker à banane (lequel apparemment avait aussi la pêche) .

Pour amuser le peuple, j'ai voulu retrouver une photo du temps où moi aussi je portais la banane (en véritable précurseur puisque le Rock'n Roll n'apparaîtrait que quelques années plus tard).

Je croyais me rappeler que j'avais déjà utilisé cette photo sur mon blog, mais  à quelle occasion ? ... et sur quel blog ?

Car j'ai trois blogs :

  1. Celui que vous êtes en train de lire
  2. Celui que je tenais avant lui
  3. Celui que j'écris dans ma tête et où je dépose chaque jour plusieurs billets que vous ne lirez jamais, petits veinards que vous êtes !

Comme mon premier blog ne comporte que de très rares photos (dont celle d'une bouteille de Noilly-Prat et celle d'une 4CV Renault, toutes deux à usage strictement documentaire à l'intention de Val, cofondatrice du Défi du samedi), il ne me restait le choix qu'entre les deux autres.

Pour celui dans ma tête, comme les illustrations en sont irrécupérables, je ne m'en suis pas inquiété : chance, c'est le plus volumineux !

J'ai donc examiné dans Canalblog les 910 illustrations répertoriées pour le numéro 1 et fini par m'apercevoir que dans le billet où je l'avais collée, elle était minuscule.

J'ai donc recherché pour le scanner le document original : un "snapshot" Kodack collé sur une des pages de mon journal intime, celui du temps où j'étais, comme le dit Jacques, "Beau, beau ! Beau et con à la fois !".

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J'en ai trouvé deux autres :

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plus une où je me suis rangé :

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Chaque rare fois où je plonge dans ces archives, je me dis qu'il me faudrait penser à les détruire si je ne veux pas courir le risque que, si mes héritiers avaient l'idée saugrenue de les parcourir avant de les jeter, ils aillent découvrir que j'étais aussi con, si pas plus, qu'eux au même âge.


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22 novembre 2015

Paris

Au lendemain des événements de la semaine dernière, j'ai pris, influence néfaste de la pub pour Unibet et autres sites de paris en ligne, deux paris (ben oui, dans le titre y a une majuscule, mais c'est la convention, non ?).

  • Que, contrairement à ce qui se passe systématiquement lorsqu'un attentat a lieu à Tunis ou Charm el-Cheikh, personne ne viendrait demander à Didier, notre ministre des affaires étrangères, s'il déconseillait de se rendre dorénavant à Paris.
    Gagné !
  • Qu'il se trouverait bien un enfoiré quelconque pour conseiller de bombarder Molenbeek.
    Gagné !

Puisque le mot maudit est lâché, je vais vous raconter ce que la visite impromptue de Greta m'avait sur le fil empêché de vous dire mercredi.

Si vous êtes un lecteur assidu de ce blog, vous connaissez certainement mon attitude peu encourageante vis-à-vis des vacances, ou à tout le moins de leur absolue nécessité puisque lorsque j'y suis mon épouse, je ne les trouve pas plus désagréables que ça.

C'est pourquoi pendant des années, lorsque ma moitié, poussée par les relations vacancières de nos relations (vous suivez toujours ?) me demandait pourquoi nous n'irions pas nous aussi visiter Prague* ou toute autre "si belle ville!", je répondais invariablement : "Mais pourquoi courir aussi loin quand nous n'avons même pas visité Molenbeek à deux pas de chez nous ? C'est très joli, Molenbeek !" En tout cas, c'est plutôt poétique puisque la traduction française de ce mot flamand est "Ruisseau du moulin". Le patelin devrait également répandre une petite odeur de sainteté, son nom complet se trouvant être Molenbeek-Saint-Jean.

Aujourd'hui bien sûr, devant la réputation faite à cette commune, c'est encore plus dur de le lui faire avaler. Aussi confierai-je à Coumarine le soin de relativiser un peu les choses, tout en signalant à ceux qui voudraient trouver de mauvaises raisons de s'inquiéter davantage, que la vague d'immigration maghrébine qui a succédé à la faillite de l'empire colonial français s'est également fixée, pour les citer d'est en ouest et de façon non exhaustive, dans des quartiers de Schaerbeek, Vilvoorde, Laeken, Jette, Saint-Josse-ten-Noode, Koekelberg, Bruxelles, Anderlecht.

 

* Pas plus tard qu'hier midi, lors d'une conversation avec nos amis dans un restaurant d'Ellezelles, Prague s'est vue ravir son titre envié de plus belle ville jamais vue de leur vie par Dubrovnik. On attend la prochaine révision du palmarès.


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19 novembre 2015

Sur le fil

Lundi, tandis que je m'apprêtais à vous pondre un billet style "Molenbeek, terre de vacances", je reçois un mail.

Walrus ! (en réalité ma correspondante a utilisé mon prénom) Si vous êtes chez vous mercredi, je viendrai vous faire un petit bonjour. J'arriverai vers 12h30. Ne faites rien de spécial.

Je signale la chose à mon épouse et c'est le branle-bas de combat immédiat : on remonte le Champagne de la cave, on appelle le fournisseur de foie gras (qui est momentanément fermé, le traître), on établit un petit menu de secours en désespoir de cause et on attend de pied ferme...

Qui ? Greta !

Comme nous sommes mercredi, je vais chercher les filles qui mangent avec nous. Quand je rentre, Greta est déjà là en grande conversation avec mon épouse (je vous fais grâce de mon intervention classique signalant l'étrange propension qu'ont mes parents et amis à converser bien plus avec ma femme qu'avec moi, ça doit provenir de mon côté ours mal léché).

Quand j'entre, elle se lève pour me faire la bise et déclarer s'adressant à nous deux "C'est fou, vous ne changez pas !" (je traduis en ce qui me concerne qu'elle entend par là qu'à l'époque où nous œuvrions de concert au service de la science, j'avais déjà l'air aussi vieux qu'aujourd'hui).

Elle va tenir, car elle doit conduire, avec une seule flûte de Champagne pour tout le repas : amuse-gueules (elle est folle des betteraves rouges), saumon fumé, Parmentier de confit de canard, tarte aux poires et frangipane.

En deux heures, revue générale annuelle : famille, boulot, politique, société, elle a le sens de l'exposé concis.

Elle réussit même à placer, grâce au prochain mariage de son fils, une allusion dépitée à ses formes que, personnellement, je continue de trouver toujours aussi "somptueuses".

Douze ans que je suis retraité et que subitement, fidèlement, une ou deux fois l'an, le tourbillon surgit, élégant, souriant, volubile.

Là, elle a trouvé une fenêtre, demain, elle sera pour deux jours à Fribourg, la semaine prochaine, pour trois jours à Lyon et la suite à l'avenant.

Moi, pour quelques nuits, je vais retrouver des rêves où je suis au boulot.

Dingue non ?


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19 octobre 2015

Walrus au rapport

... et au Tréport. Tréport où nous sommes retournés pour tester ce dessert aux Saint-Jacques qui semblait tant vous intriguer vous aussi.

N'avaient pas de Menetou-Salon, mais leur Sancerre rouge n'était pas mal non plus.

Pour le reste (je répète mon commentaire à l'Adrienne : croustillant de Saint-Jacques aux pommes caramélisées, sauce caramel au beurre salé) je dois bien avouer une légère déception : les Saint-Jacques parfaitement cuites n'apportaient rien au reste du dessert et le reste du dessert n'ajoutait rien aux Saint-Jacques. Bref, une association un peu hasardeuse comme nous l'avions tous pressenti, pour ne pas dire craint.

DSCN8638

Pour rester honnête, il me faut avouer qu'il y avait quand même un petit plus à la chose : pour avoir le plaisir de vous faire mon rapport sur ce dessert, il nous a fallu ajouter deux euros au prix du menu.

Merci les gars !


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14 octobre 2015

Paumé !

Je réside, momentanément, au numéro 94 de la place du Jeu de Battoir. les conséquences de cette simple information sont aussi multiples qu'étonnantes.

  1. Lorsque, souhaitant obtenir une carte de stationnement, vous donnez votre adresse à la fliquette valéricaine aux ongles peints en gris-bleu en spécifiant "nonante-quatre", vous avez droit à une vue plongeante sur la chute de sa mâchoire inférieure, ce qui vous incite à lui susurrer de votre voix la plus suave "quatre-vingt-quatorze", question de ramener un peu de sérénité dans le regard auparavant affolé du blond accessoire de bureau de police.
  2. Lorsque le nom de l'endroit vous inquiète et que vous creusez un peu les choses, vous apprenez qu'il s'agit du site d'un ancien terrain de jeu de paume à l'époque où les raquettes étaient encore en bois massif plutôt que garnies de tamis de chanvre ou de boyaux. Vous apprenez également, en toute dernière extrémité de votre soixante-quatorzième année (on ne sait jamais que ma Valéricaine préférée lise mon blog), que la façon bizarre de compter les points au tennis provient de ce même jeu de paume où le premier point gagné vous autorisait à avancer de quinze pieds pour servir, de quinze à nouveau pour le deuxième et de dix seulement pour le troisième, pour ne pas être vraiment trop près du filet, d'où, par addition, le quinze, trente, quarante.
  3. Lorsque considérant la position de votre logement (une ancienne maison de pêcheur) au sein d'une rangée d'une dizaine de constructions, vous vous demandez pourquoi diantre il porte le numéro 94, vous constatez que vous n'êtes pas seul à être concerné par le problème puisque la succession des numéros de votre côté de la place est le suivant : 44, 56, 62, 70, 84, ??, 94, 100, etc. (L'etc provient du fait que tandis que je procédais au relevé des numéros d'habitations de mon côté de la place j'ai été interrompu par un Anglais cherchant la rue du Puits Salé et que j'ai dû le faire entrer dans mon chez moi provisoire pour lui montrer l'endroit dans MAPS.)
  4. Lorsque, consultant le site de la commune de Saint-Valéry sur Somme, vous apprenez avec angoisse qu'un marché se tient le mercredi sur cette place où vous avez établi votre résidence de vacances, vous cherchez partout, mais en vain, une indication pouvant vous laisser entendre que vous devriez garer ailleurs votre véhicule pendant le déroulement de la chose. Explication de la vanité de votre recherche : le marché en question étalait ce matin sous vos yeux ébahis les quelques quarterons d'oeufs et caisses de légumes terreux d'un cultivateur local et la camionnette rouge d'un boucher du même endroit. Il arrivait quand même à remplir tout l'emplacement réservé au stationnement d'un car.

Non, y a pas d'images, c'est ballot hein ?


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13 octobre 2015

Il est un âge dans la vie où chaque rêve doit finir

... alors, bien que je n'y sois pas né, je suis allé revoir la Normandie.

Bon, j'ai fait au plus court, nous sommes allés au Tréport, la télévision française nous ayant fort opportunément rappelé que la saison de la coquille Saint-Jacques débutait avec le mois d'octobre. Et la Saint-Jacques, c'est comme l'asperge et la gorgée de bière : la première est toujours la meilleure.

J'ai donc garé la voiture de ma fille au sommet des falaises et nous sommes descendus en ville par le funiculaire. Parking et descente gratuits, ça change de la côte picarde (bon, pour tempérer votre enthousiasme, je signalerai quand même que le parking en ville est à 1,4 € de l'heure).

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Après avoir longé la plage, question de faire pisser le mouton chien, et marché jusqu'au pied du petit phare marquant l'entrée du chenal du port pour satisfaire un souhait de mon épouse, nous avons étudié soigneusement la carte des divers restaurants qui se succèdent le long du bassin d'entrée. Belle homogénéité dans les propositions et les prix. Il nous a donc fallu choisir au feeling celui qui aurait le privilège de nous servir son menu Saint-Jacques à tous les plats et nous mettre à l'abri d'un vent qui se révélait de plus en plus violent.

C'est peut-être le décor assez kitch et un brin "mille et une nuits" qui a décidé mon épouse à pousser la porte des "comptoirs de l'océan".

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Les coquilles étaient impeccables, en carpaccio, en feuilleté ou poêlées et le Menetou Salon (rouge) n'avait pas été, contrairement au Saumur Champigny de dimanche au Hourdel, enté sur un porte-greffe de chêne-liège. Le dessert, une salade de fruits sous sabayon gratiné, était étonnant mais tout ce qu'il y a de comestible et même le café était buvable, c'est vous dire.

DSCN8458 DSCN8459

Faudra peut-être bien qu'on y retourne au Tréport, parce que j'ai repéré un autre resto où même le dessert était à base de Saint-Jacques.

Intrigué je suis...


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12 octobre 2015

Bête de Somme

Bon, va falloir s'y mettre, l'Adrienne m'a sommé de vous pondre un billet, vu que je me trouve en Baie de Somme. Si si, elle trouve ça très drôle.

Y en a qui pensent que cette Baie de Somme serait l'embouchure d'un fleuve, d'autres qu'il s'agirait d'une partie de la côte d'un département. Je n'ai pas pu trancher entre les deux théories, la brume m'empêchant de voir quoi que ce soit. Mais de toute façon, ils sont tous dans l'erreur, m'en vais vous dire, moi d'où provient cet étrange vocable !

J'ai parcouru tous les patelins de l'endroit, feux de brouillard allumés, au volant de la voiture de ma fille (qui a conservé la mienne pour ne pas interrompre pendant quinze jours l'apprentissage à la conduite automobile d'Emilie, apprentissage qu'elle veut faire sur une voiture à boîte manuelle).

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Toutes ces charmantes localités partagent une intéressante caractéristique : le stationnement y est payant sur toute l'étendue de leur territoire, même (pour ne pas dire surtout, au vu de la foule qui s'y presse alors) le dimanche.

Petit aperçu des tarifs horaires :

  • Cayeux-sur-Mer : 0,85 €
  • Le Hourdel : 1 €
  • Saint-Valéry sur Somme : 1,5 €
  • Le Crotoy : j'ai pas osé m'arrêter au vu de la progression des tarifs avec celle de mon déplacement vers le nord.

Si bien qu'au bout d'une journée d'exploration, votre périple vous aura coûté une belle somme rien qu'en stationnements, cqfd.


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16 septembre 2015

Allez, ça c'est fait !

Une partie de mon lectorat s'inquiétant de mon silence et une autre de ce même silence particulièrement après la parution du dernier opus annuel de La Folle, j'ai pris ma résolution d'une main et mon clavier de l'autre (la gauche, parce qu'à droite j'ai une tendinite chronique, rapport à l'excès de souris, amateurs d'ironie facile s'abstenir, merci).

Je vous entretiendrai donc de l'œuvre évoquée ci-dessus.

Couverture de la chose

La folle001

Comme toujours, ma compatriote bien aimée a frappé fort, tant au niveau du contenant que du contenu. L'opuscule est tellement fin qu'on imagine difficilement qu'un roman entier puisse y tenir, mais en dépit d'une lecture attentive, je n'ai pas réussi à déterminer si c'est le début  ou la fin qu'elle a sacrifié dans l'aventure.

J'ai fait l'achat du bouquin entre celui d'une bonbonne (ou bouteille, les deux appellations ont leurs partisans) de CO2 chez Mediamarkt et une tirette (ou zip, les...) blanche de 8cm chez Veritas. J'ai commencé à le lire dans le parking du Laarbeekbos après la promenade du chien, progressé un peu plus dans celui du centre culturel en attendant la sortie de mon épouse et achevé dans celui du manège en attendant Émilie. Bref, ça m'a bien pris pas loin de deux heures.

Le prix de l'opuscule variant entre 16,85€ en Belgique, 15 en France et 12,62 en version e-book je vous laisse le soin de calculer le prix de l'heure de lecture.

À force d'économiser la place pour ranger son histoire, la gamine l'auteure n'en a plus trouvé pour le verbe de la phrase débutant la page 15, j'ai dû l'ajouter moi-même (j'ai employé mon porte-mine à mots fléchés pour pouvoir corriger au cas où j'aurais mal deviné le mot manquant, on ne sait jamais car l'étendue du vocabulaire de mon porte-chapeaux favori est époustouflante).

La folle002

Dans ce court laps de temps, j'ai apprécié son trait sur l'influence néfaste de la lecture des classiques sur la jeunesse.

La folle003

J'ai moins apprécié qu'elle trouve utile malgré l'exiguïté du lieu de glisser une phrase à propos de Marcel, c'est d'un commun aujourd'hui... Même les journalistes sportifs s'y croient obligés, c'est dire !

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Et l'histoire, me direz-vous (si vous avez eu le courage de me suivre jusqu'ici) ?

Je vous renvoie, comme elle-même le fait,  à l'excellent ouvrage d'Oscar Wilde : Le Crime de lord Arthur Savile, à la mythologie grecque et aux pages belges de l'Almanch de Gotha.


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15 août 2015

Fatalitas ! (comme eût dit Chéri-Bibi)

Ah oui, j'oublie toujours... vous êtes trop jeunes pour savoir qui est Chéri-Bibi !

Donc, Fatalitas !

Ça devait bien faire un an (à vue de nez) que mon épouse se plaignait de l'accumulation dans un coin de notre chambre non point de bouquins mais de matériel électrique, informatique et sonovisiophotographique hors d'usage que je devais conduire incessamment à la déchetterie.

Faut vous dire qu'à Bruxelles, c'est pas la campagne, pour une petite virée à la déchetterie, faut s'armer de patience (et de sa carte d'identité). Les files sont souvent interminables et ces salauds ont retiré de leur site la webcam qui permettait de les estimer avant de vous mettre en route.

Comme mon épouse venait de vidanger la friteuse, emplissant un ennième flacon d'huile usagée qu'il me fallait aller ajouter à ceux déjà accumulés au fond de mon emplacement dans le garage commun, j'ai empoigné la chose et mon courage à deux mains, j'ai chargé la voiture et j'y suis allé.

Chance, il n'y avait que quelques voitures devant moi et j'ai donc pu déposer (aidé d'un des aimables préposés au tri) dans les conteneurs ad hoc :

  • une quinzaine de litres d'huile de friture
  • une vingtaine de cartouches d'imprimantes diverses
  • quelques ampoules dites "économiques" (j'ai jamais dû en remplacer autant que depuis que j'utilise ces trucs prétendument long life)
  • un grille-pain dûment court-circuité par mon épouse avec la lame d'une spatule
  • une déchiqueteuse à documents victime d'un bourrage définitif
  • un fer à repasser cramé par l'usage intensif
  • une imprimante Epson
  • un scanner de même marque atteint comme sa consœur d'obsolescence programmée
  • deux casques stéréo férocement démolis par Louise
  • un pèse-personne mécanique qui me trouvait de plus en plus léger en dépit de mon embonpoint croissant
  • une chiée de câbles d'alimentation ou de raccordement divers dont deux SCART flambant neufs encore sous plastique
  • une poêle à frire qui avait dû être anti-adhésive dans un passé lointain
  • un lecteur de DVD... si je l'avais retrouvé (pourtant je suis sûr de l'avoir stocké quelque part !)

Je suis alors rentré chez moi (en m'égarant dans un détournement judicieusement organisé à cet effet par les travaux publics) baignant dans la plus béate satisfaction du devoir accompli.

Le soir même, tandis que l'orage gronde au dehors, la voisine du premier (celle-là même qui était venue la veille me demander pourquoi son GSM dont la batterie s'était échappée suite à une chute ne redémarrait pas tout seul après remontage) sonne à notre porte. Elle a un problème avec sa télé.

Une fois sur place, le diagnostic est vite posé : bien que le fils (qui a oublié ses lunettes chez lui ce qui l'empêche d'intervenir) grommelle dans la cuisine que c'est à cause de l'orage, je constate que le connecteur qui relie la télé au décodeur ne tient à celui-ci que par miracle et génère un contact et donc une image intermittents.

Descente rapide chez moi et remontée avec le câble SCART (le dernier en ma possession depuis le matin) reliant jusqu'alors mon vieux lecteur VHS à ma télé. Remplacement du câble : tout baigne !

J'ai maintenant un lecteur VHS qui attend ma prochaine visite à la déchetterie. J'avais hésité à l'ajouter au chargement le matin...

Fatalitas !

 

Scart-Cable


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