14 avril 2008

Trop cool...

Vidalinda... le commentaire de Vidalinda ! Trop, tout court même ! Elle va me faire rougir! Enfin, rougir encore plus, parce que ma tronche a déjà une forte tendance à la rubicondité (érubescence, pour les puristes), mais je ne vais pas vous bassiner avec mes aventures allopathiques.

Ce commentaire élogieux est en grande partie immérité : je fais bêtement partie de la génération des élèves belges francophones élevés à grands coups de grammaire "Grevisse" (la Belgique est un pays de grammairiens, la chicane y est atavique) dans un enseignement où les fautes de Français étaient sanctionnées, même dans les copies des autres branches. Pratique, est-il besoin de le préciser, depuis longtemps abandonnée dans l'enseignement de la Communauté Française de Belgique. Pourtant, un bon coup de "Bon Usage" sur la cafetière, ça remettait les idées en place (vous avez vu le pavé ?).

J'écris pour mon plaisir et, tant qu'à faire, sans aller jusqu'à évoquer le respect de mes nombreux lecteurs, autant rédiger dans une langue qui me permette de me relire. Et paf ! Le narcissisme pointe le bout du nez, je me suis trahi !

Hier, en lisant "L'Oeuvre au Noir" de Yourcenar*, je suis tombé sur un passage qui recoupe assez bien mes préoccupations (prétentions ?) littéraires :

Mes poèmes ne méritent pas de survivre au papier sur lequel mon libraire les imprime à mes frais, quand par hasard j'ai les moyens de m'offrir comme un autre un frontispice et un faux titre. Les lauriers d'Hippocrène ne sont pas pour moi; je ne traverserai pas les siècles relié en veau. Mais quand je vois combien peu de gens lisent L'Iliade d'Homère, je prends plus gaiement mon parti d'être peu lu.

L'action se déroule au seizième siècle et finalement, je me demande si le succès des blogs ne tient pas dans le fait qu'ils épargnent les frais de l'édition à compte d'auteur.

Comment ça, radin ?

* Snob ! Tout ça pour dire qu'il a lu un Yourcenar !
Et d'abord, c'est même pas vrai, j'avais déjà lu "Archives du Nord" avant, nananère !


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12 avril 2008

Remake

Contrairement à ma motivation blogueuse, mon activité onirique, elle, ne connaît pas de faiblesse. Le succès mitigé de ma dernière relation de rêve (il faut bien admettre que le sujet était limite "Jack the Ripper") m'avait découragé d'en entreprendre de nouvelles. Il faut pourtant que je vous parle de la dernière de mes élucubrations aussi nocturnes qu'involontaires.

MastroianniEn m'éveillant, j'ai immédiatement pensé à ce film (ma mémoire est infaillible pour les choses inutiles), un film que je n'ai jamais vu, je tiens à le préciser.

Du coup, je n'ai plus grand-chose à raconter, car dans votre infinie perspicacité vous aurez deviné de quoi il retourne. Dans mon rêve, j'étais donc "en cloque", comme dit Renaud. J'emploie cette expression argotique parce que je ne suis pas certain que le français académique accepte "enceint".

Ouais... si mon français était académique, ça se saurait, me direz-vous, d'accord ! Revenons donc à ma grossesse. La chose était d'autant plus improbable que je n'ai même plus de prostate, ce prétendu résidu d'utérus dont seraient dotés les hommes selon une légende urbaine, je suppute.

Que se passait-il, outre cet état ? Un médecin déclarait que, bien évidemment, il faudrait procéder par césarienne tandis qu'un asiatique, se prétendant le grand-père de l'enfant à venir tenait absolument à coller l'oreille sur ma bedaine pour écouter les battements de coeur du bébé. À quoi je répondais qu'il risquait fort de ne percevoir que les battements du mien.

Mon rêve ne s'est pas prolongé jusqu'à l'accomplissement, je ne peux donc rien vous dire du sexe du bébé.

Coïncidence, j'ai été réveillé par Renaud, mais il chantait une sombre histoire de ch'terril. Là-dessus, je vous quitte, j'emmène ma femme au restaurant... chinois.


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10 avril 2008

Pas de chance

Pas de chance, au moment où j'allais me mettre à ce billet, voilà-t-y pas que je découvre avec stupéfaction qu'il y a une nouvelle consigne sur Paroles Plurielles ! Entre deux courses en voiture commandées par mon épouse, j'expédie la chose et, après envoi, je m'aperçois que je n'ai pas tout-à-fait respecté les règles édictées. En effet, celles-ci demandaient d'imaginer le monologue intérieur d'un des personnages présents sur cette photo prise par Coumarine

Coumarine

... et j'ai fait parler le cuistot. Mais bon, y a-t-il quelqu'un de plus densément présent dans un resto que le cuistot ? Je n'ai donc pas vraiment triché. C'est la photo qui, à mon humble avis, ne suggère pas assez la présence du virtuose du "piano". En un mot, c'est la faute à Coumarine, CQFD.

Avec tout ça, j'ai presqu'oublié ce dont je voulais vous entretenir, mais en un sens, c'est lié. Je me suis rué sur cette occasion de reporter mon intervention comme la vérole sur le bas clergé (pour citer un de mes ex-professeurs) parce que depuis mon petit séjour en Baie de Somme, j'ai constaté que je n'étais pas aussi accro à la blogosphère que je le pensais.

Un exemple : je débarque là-bas, j'allume mon portable (j'emmène toujours un portable en vacances, because les photos numériques) et détecte un accès WiFi protégé. Au vu de la configuration des lieux, il doit s'agir de celui du propriétaire. J'ai même pas essayé de confirmer, c'est dire si j'étais motivé !

Donc, j'attends. Et en attendant, je parle pour ne rien dire. Et ça, aux dires de certains, ça au moins je sais (peux, pour les Français) faire...


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07 avril 2008

Retrouvé !

Phoque_1Le phoque, veux-je dire.

Enfin, ce n'est pas certain, car selon la maison de la Baie de Somme, on avait observé ce jour-là cent-vingt-deux "veaux de mer" et une vingtaine de phoques gris dans la baie. Difficile donc de vérifier qu'il s'agissait bien du même individu que sur la photo précédente.

En conclusion de quoi, j'ai pris mes précautions pour la prochaine fois : celui-ci, je le reconnaîtrai à coup sûr !Phoque_2

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28 mars 2008

Avis au lecteur

SealOui, c'est un phoque. Je l'avais photographié le 14 novembre 2003, tandis qu'il se laissait porter par la marée montante, dans le lit de la Somme, devant Le Hourdel.

Il a l'air de nous regarder, mais en réalité, il était très intéressé par un grand braque que d'autres personnes promenaient sur la plage. Il s'approchait même du bord pour venir l'observer.

Mon épouse et moi-même séjournions en baie de Somme pour me permettre de récupérer un peu d'une hémorragie digestive qui m'avait expédié à l'hosto et mis sur les genoux. Vous voyez que ce genre de problème peut avoir des conséquences heureuses. D'ailleurs, ça avait très bien commencé : j'avais failli m'évanouir dans les bras d'une de mes collègues !

La saison où fut prise la photo explique le peu de lumière dont j'avais pu bénéficier pour la prise de vue. L'image est en couleurs, mais elle paraît grise, tant il faisait sombre.

Je vous entends d'ici : "Mais où veut-il en venir, ce braque, avec son phoque ?"
Simplement à ceci : demain nous y retournons, avec nos petites-filles, pour tenter de retrouver l'animal. Comme nous ne l'avons pas marqué, ça va être coton.

Et nous en venons ainsi au titre (j'y ai laissé lecteur au singulier, eu égard à la densité de mon lectorat) : comme je doute que Le Hourdel soit largement pourvu en WiFi ou autres Hot-Spots, je crains d'être amené à faire une pause d'une semaine sur ce blog.


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Sang et tripes

Il n'y a pas que les voyages en train qui me fatiguent. Il y a aussi cette vie nocturne parallèle. Ainsi, cette nuit.

Je passe sur un début un peu quelconque pour vous conter la fin de mon aventure. Je me trouve dans une soirée en compagnie d'une petite brunette, agréablement potelée, toute vêtue de noir, à peine la trentaine, que je ne connais, comme dit l'autre, ni des lèvres, ni des dents. Une bande de gars, aussi snobs que déplaisants ne cessent de la charrier.

Lassés, nous quittons l'endroit et pénétrons dans un grand enclos circulaire aux murs élevés tendus de bâches noires. Nous nous réfugions dans un endroit épargné par la pluie qui tombe doucement. Elle s'assied à mes côtés et se serre contre moi.

Au bout d'un moment, je m'éloigne un peu pour assister à une démonstration organisée sur un petite table par une sorte de magicien ou de physicien : il fait s'envoler de petits objets en les secouant légèrement sur place. Les montages en papier fort semblent portés par un courant d'air (chaud ?) et, après leur envol, il reste sur la table quelques petites particules d'aspect métallique. Quand, après le décollage de quelques objets, je regagne ma place, la fille a disparu.

Je quitte l'enclos et pars à sa recherche. Je finis par la retrouver, entourée par les gaillards du début. Elle a le visage défait et son rimmel lui coule sur les joues. Un motard de la police, en chemise, malgré le temps, assure, dans un Français fortement mâtiné de Flamand, qu'il n'y a pas de quoi fouetter un chat.

grangeJ'entraîne ma compagne vers une grande bâtisse en bois aux planches disjointes. Nous y pénétrons. La bande nous y suit. Une fois à l'intérieur, manifestement depuis longtemps abandonné, ils nous entourent et celui qui semble leur meneur me tend un couteau, genre désosseur. Je m'en saisis et le lui enfonce dans le ventre. Il n'émet pas un son ni ne s'écroule. Le reste de la bande se rapproche.

À ce moment précis, un ensemble de personnages les entourent. Ils semblent sourdre des murs même de l'édifice. Seule ma compagne semble les connaître. Je crois comprendre aux quelques mots qu'ils échangent avec elle qu'ils occupaient les lieux avant de disparaître après une horrible tuerie. Ils sont d'une maigreur mortelle, ont le regard perdu de déments et sont vêtus de haillons. Il y en a des deux sexes et tous sont armés de longs couteaux à la lame effilée.

Nos adversaires sont comme pétrifiés et n'esquissent aucun geste de défense quand ces sortes de zombies leur déchirent l'abdomen de leurs lames sans reflets.

Pas de fin à l'histoire, car je m'éveille, encore surpris de l'insistance que je venais de mettre à fouiller de la pointe de mon couteau les tripes de mon vis-à-vis par ailleurs impassible.


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25 mars 2008

Original !

080325Quand vous pensez que même en Provence il a neigé, vous n'allez pas me trouver très original, ici, à Bruxelles. D'autant que je parie des dollars contre des biscuits (comme disait Lucky Luke) que la concurrence va être rude dans l'expression de l'émoi issu de ce tardif assaut neigeux.

Mais bon, pourquoi n'y irais-je pas, moi aussi, de mon petit couplet étonné : "De la neige, fin mars !", scandalisé : "Que fait le gouvernement ?", ironique : "Encore un effet pervers du réchauffement climatique, peut-être ?", le tout avec l'accent local, une fois.

Même ma photo n'a rien d'original, elle fait morne et grisâtre à côté de celles pleines de couleurs, d'optimisme et de gaieté de Tilu. Mais que voulez-vous, je fais partie de ces gens du nord qui n'ont de chaleur... que dans le coeur.

J'en viendrais bien à ajouter un couplet à la chanson de Brassens :

"Quand j'ai voulu montrer ma p'tite photo à Marinette,
Elle contemplait déjà celles que Tilu avait postées,
Avec ma p'tite photo, j'avais l'air d'un con, ma mère,
Avec ma p'tite photo, j'avais l'air d'un con !"



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24 mars 2008

Pincement au coeur

Louise02Une de mes petites-filles est dysphasique. Cela me vaut d'aller la rechercher chaque jour, en semaine, à son établissement scolaire. Nous partons ensuite cueillir sa soeur à l'autre bout de la ville. Elle bénéficie donc, dans ma voiture, le dernier salon où l'on cause, de mon attention exclusive (si l'on veut bien excepter les divers olibrius avec qui je suis bien forcé de partager la route).

Dernier dialogue en date :

- Papou...?
- Doudou...?
- Les enfants, à l'école, disent que j'ai un trou dans ma tête !
- Aah...?
- Quand je suis née, j'ai eu un accident.
- On peut dire ça comme ça, même si on ne sait pas très bien ce qui s'est passé.
- C'est embêtant, je vais toujours devoir prendre des médicaments...
- C'est pour t'aider à te concentrer, ce ne sont que de toutes petites pilules. Tu sais, moi aussi j'en prends neuf par jour, des médicaments, c'est pas si grave !
- Et mes enfants, ils vont devoir en prendre aussi, les pauvres...
- Je ne crois pas. Comme pour toi, c'était un accident, ça ne se transmettra pas  à tes enfants.
- Ah...

Ainsi, cette enfant qui éprouve de grosses difficultés d'apprentissage, s'inquiète, à bientôt neuf ans, de la vie qu'auront ses enfants. Car elle ne doute pas d'en avoir un jour. Faut dire qu'elle a le même "amoureux" depuis plus de cinq ans. L'ennui, c'est  qu'il sévit dans la même école que sa soeur et que celle-ci est en dernière année et va changer d'établissement. Fini de lui faire la bise les jours où nous réussissons à remonter de la ville suffisamment vite que pour assister à la sortie de l'école de la soeur aînée.


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21 mars 2008

Délégation

Je classe ce billet dans la catégorie "à chaud". Humour bien involontaire parce que, dehors, les averses de grêle se succèdent, ce qui ne réchauffe pas particulièrement l'ambiance.

ApocalypseComme dans nos régions, nous baptisons la grêle "veaux de mars", j'effectue une petite recherche sur le Net et je m'aperçois que cette façon de dire est assez répandue.  En cherchant une illustration de grêle, je tombe sur un site qui montre la tapisserie d'Angers avec une vue illustrant ce passage de l'Apocalypse : «Et il y eut de la grêle et du feu mêlés de sang, qui furent jetés sur la terre...».

Faudra que je pense à visiter Angers ! Mais poursuivons.

Je trouve également une sorte de site de discussion où je découvre un texte en Wallon (peut-être du Mosan) sur la grêle, assorti de sa traduction en Français. Personnellement, je n'ai pas besoin de la traduction : bien que je n'en parle aucun, je comprends à peu près tous les patois de la région wallone. Je vous livre la chose :

Qwand les vês d'mas gruzelèt so l'teût
L'ivièr tchante si dièrin rèspleu
Ca l'prétins tot hosselé d'violètes
Djase dèdja d'amour è catchète...

Quand les veaux de mars grêlent sur le toit
L'hiver chante son dernier refrain
Car le printemps tout bercé de violettes,
Parle déjà d'amour en cachette.

Ce qui est étrange, c'est que cette citation se trouve au beau milieu d'un échange à propos des cadres qui délèguent le boulot à d'autres. Et c'est là que me revient en mémoire la petite anecdote que voici :

Nous héritons un beau jour d'un nouveau chef de service. À l'époque, j'avais mon bureau au milieu de mes labos : à droite la spectrométrie de fluorescence X, à gauche la diffraction X. Au bout d'environ deux semaines, notre nouveau chef entre dans mon bureau. Dans la conversation, il glisse : "Ce que j'admire le plus chez toi, c'est ta capacité à déléguer ! Tu fais ça tellement bien que je finis par me demander s'il te reste quelque chose d'autre à faire..."

Quelle dangereuse perspicacité ! Mais je ne me laisse pas démonter aussi facilement. J'aurais pu lui opposer le contrat de travail tacite conclu en son temps avec le prédécesseur de son chef à lui, mais je lui ai simplement exposé ma conception de la fonction que j'occupais :

  • assurer la gestion stricte de ce qui m'était confié (j'avais écrit un programme de gestion de mes laboratoire dès avant la naissance des "LIMS")

  • assurer la veille scientifique et technologique des techniques qui m'avaient été dévolues

  • asseoir mon "autorité" sur mes compétences

  • être à tout moment disponible pour mes adjoints et tout membre de mon personnel, ce que je considérais et considère toujours aujourd'hui comme essentiel à l'accomplissement d'une fonction d'encadrement

Mais qu'est-ce que je vous raconte là ! Vous ne m'avez pas cru quand-même ? Lui non plus, je crois, mais il a bien fait comme si...


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20 mars 2008

À répétition

À force de parcourir les blogs des autres, je n'ai même plus à me demander de quoi parler sur le mien. En un sens, c'est bien pratique, même si vous pourriez croire que je manque d'imagination. C'est aussi normal, car tout ce qu'on peut nous raconter finit toujours par nous ramener à la seule expérience que nous possédions : la nôtre.

Ce sera donc Papistache aujourd'hui. J'aurais pu trouver plus mal comme inspiration. Son rêve de naissance douloureuse m'a immédiatement frappé.

D'abord parce qu'il y a une vingtaine d'années, un de mes collègues m'a raconté un rêve étonnamment similaire, qu'il faisait toujours à plus de quarante ans, sauf que cela se passait dans la paille et pas dans le foin, qu'à sa naissance, ses parents étaient fermiers, qu'il n'était pas du genre à lire Freud et que son récit n'avait pas l'originalité ni la perfection littéraires de celui de Papistache.

Ensuite, parce qu'il m'a ramené à mes propres rêves  redondants.

Je vous raconte le plus ancien de ceux dont je me souvienne :

J'habitais dans la vallée. Pour rentrer chez moi, je descends une rue assez pentue. Une de ces rues où un escalier de quelques marches, mène, le long de la façade, à un petit palier où s'ouvre la porte des maisons.

J'arrive au pied d'un de ces escaliers. Sur le sol, un couvercle métallique ferme l'orifice d'une trémie de cave à charbon. Comme tous les jeunes enfants, j'imagine, je m'amuse à faire sonner du pied la taque (encore une acception propre à la Belgique) en demi-lune.

Soudain, dans mon dos, un grondement. Le camion d'un livreur de charbon recule vers moi. Même si je n'aurais que quelques pas à faire pour lui échapper, je reste pétrifié, le dos au mur. Le camion continue de reculer, inexorablement. Et plus il recule, plus l'angoisse me broie. Mais je suis comme hypnotisé par l'arrière du véhicule qui se rapproche.

CalvaireAu moment "crucial" où il va m'écraser, l'image change, sans transition. Devant moi se dresse, dans un violent contre-jour, l'image, en contre-plongée, du sommet d'un terril surmonté d'une grande croix... et je m'éveille en sursaut.

Et Sigmund qui est mort...

Le rêve a disparu lorsque j'ai changé de patelin, vers mes dix ans.

Je tiens à signaler, à l'intention des analystes amateurs, que si j'avais été baptisé, bien plus par tradition que par conviction, ma famille n'était pas pratiquante. Par contre, je crois me souvenir que le terril de "la Neuville" était surmonté d'une croix (faudra que j'aille vérifier).


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