23 janvier 2016

Qui se souvient d'Emmanuelle ?

Voilà-t-y pas que l'autre jour, en fouillant les dossiers photos de l'ordi à la recherche de Dieu sait quel cliché supposé illustrer un quelconque billet, je tombe sur le scan d'une photo de mon épouse entourée de nos enfants. Elle date de l'époque des noces d'or de mes parents.

C'est le siège sur lequel est assise ma femme qui me fait poser la question-titre.

Malgré tout le bruit qu'il avait suscité dans les années septante je n'ai pas vu ce film. Faut dire que je ne suis pas un grand fan de cinéma et encore moins de cinéma "érotique".

Mes seuls souvenirs concernent le fauteuil de son affiche parce qu'une de mes belles-sœurs avait eu l'idée saugrenue, quelques années plus tard, d'en offrir un dans le même style à ma mère.

Je ne sais pas ce que cette personne pudique, pour ne pas dire prude, en a pensé (pour peu qu'elle ait connu l'existence du film), mais mon épouse et moi, ça nous avait bien fait rire.

J'ai recadré la photo pour que vous goûtiez mieux la comparaison. Que gagneriez-vous à apprendre que ma fille était dotée à l'époque d'une chevelure rousse flamboyante ?

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06 janvier 2016

Au doigt et à l'œil

... c'est, pensais-je, la façon dont devrait vous servir un appareil digital.

Bernique ! Prenons un exemple simple : l'appareil photo.

Mon épouse ayant désiré réaliser pour expédier nos vœux une carte qui comporterait une photo de notre couple (éventuellement accompagné du chien), j'ai extrait mon trépied photo de l'endroit où je l'avais enterré.

Sur mon bon vieux Minolta argentique à déclenchement mécanique (la marque a disparu avec l'avènement du digital) le retardateur autorisant la réalisation de l'ancêtre de l'actuel selfie était commandé par un petit levier sur la face avant de l'appareil. Il suffisait de l'armer, de pousser sur le petit bouton découvert par le déplacement du levier, et celui-ci revenait lentement à sa position initiale pour déclencher l'appareil photo.

Sur l'appareil digital de mon épouse (un Nikon Coolpix P7100), la manœuvre, vous vous en seriez doutés en lisant "Coolpix", est beaucoup plus simple. Il suffit de basculer vers la gauche un bouton situé à l'arrière de l'appareil. Cette manœuvre fait apparaître sur l'écran de contrôle un menu déroulant proposant

  • de ne rien faire
  • de déclencher à la détection de personnages souriants (inutilisable avec moi)
  • d'utiliser une commande à distance (j'en ai pas)
  • de déclencher après dix secondes

Pour accéder à ce temps d'attente souhaité, il vous faudra donc basculer trois fois le bouton vers le haut puis l'enfoncer en son centre pour confirmer la sélection (si pour une raison quelconque, comme par exemple établir un record de temps de mise en place, vous voulez réduire le temps à deux secondes il faudra encore basculer droite, basculer bas, avant d'enfoncer le bitonio).

Après, il n'y a plus qu'à enfoncer à moitié le déclencheur de l'appareil pour mettre au point puis à fond pour démarrer la prise de vue. Simple, je vous l'avais dit non ?

La première prise a été ratée car comme j'étais derrière l'appareil et que le trépied était coincé entre la table et le rocking-chair, j'ai eu du mal à en faire le tour et à prendre la pose dans le délai imparti. Pour les suivantes, j'ai manipulé les boutons à l'aveugle de devant l'appareil, ce qui a augmenté mes chances d'être en place à temps. Ça n'a pas beaucoup aidé, vu que le chien que ma femme avait installé sur ses genoux se démenait comme un diable en me voyant arriver et qu'il était tout flou sur les photos.

Nous avons donc abandonné l'idée du chien d'autant que nous n'avions pas de kétamine sous la main.

Au bout de quelques essais nous avons opté pour l'avant-dernière prise. Mon épouse y est assez souriante et moi, ben je suis comme d'hab et de toute façon, je commençais à avoir des crampes dans les doigts, des crampes digitales, si vous voyez...

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31 décembre 2015

Walrus au rapport

Oui, je sais, c'est la troisième fois que j'utilise ce titre, mais bon, c'est quand même pas ma faute s'il y en a qui me demandent des comptes et vous connaissez ma paresse naturelle. Sans compter que le recyclage est dans l'air du temps, comme les tempêtes, les feux de forêts et les inondations.

J'avais (moi et ma grande gueule...) promis à Célestine, dans un commentaire sur un de ses blogs, un rapport circonstancié sur notre réveillon de Noël. Cette année, il se déroulait chez ma fille avec immuablement les mêmes personnes : ma fille, mon beau-fils, mes deux petites-filles, mon fils, ma bru finement pétillante (humour belge), le fils de ma bru, la mère de ma bru, mon épouse et moi.

Nous avions opté pour une version "participative" :

Pour les amuse-gueules mon épouse avait réalisé des verrines (purée de cresson, crevettes grises, oeuf de caille poché, sauce cocktail) et des flans aux légumes. Louise un potage au potimaron avec chips de jambon fumé, Emilie des macarons : coques colorées au Porto farcies au foie gras. Un peu de saucisson et quelques chips pour les irréductibles.

En entrées huîtres plates de Zélande pour les amateurs, saumon fumé pour les autres (presque tout le monde a pris des deux) puis foie gras de canard mi-cuit ou magret de canard fumé (ou les deux, cf supra). C'est nous qui nous en étions chargés, je m'étais même personnellement farci la préparation de la confiture de chicons (endives pour les Frenchies).

Comme plat : chapons cuits au four, accompagnés de carottes, chicons, champignons, marrons, pommes de terre en chemise farcies de leur chair travaillée au beurre au piment d'Espelette, sauce au miel de thym préparés par ma fille.

Fromages divers.

En dessert, rien de compliqué : un tiramisu de la maman d'Agata, des cupcakes de Louise, une glace aux litchis frais préparée par ma fille.

Notre fils s'était chargé des vins : Champagne brut réserve Duval-Leroy, un Pernand-Vergelesses blanc de chez Rollin, un étonnant côteaux du Roussillon assemblage regroupant les quatre cépage rouges locaux et donc dénommé "Quatre as".

Personne n'est resté sur sa faim. Même qu'il y en avait tellement qu'on a pu faire un bis à six le soir du lendemain, mon fils étant reparti avec les siens pour sa maison d'Ardenne.

Parmi les cadeaux échangés à cette occasion, j'en ai reçu un qui devrait intéresser Caro (vous savez qu'elle s'était déplacée jusqu'ici pour déguster un magnum de Schistes) : un magnum de Vacqueyras:

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Magnum dont l'étiquette ne manquera pas d'éveiller la curiosité de l'une ou l'autre lectrice de ce blog :

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21 décembre 2015

Et voilà !

Hier, j'étais en mission chez Filigranes pour ma petite-fille. Je devais lui ramener un des trois bouquins de sa liste. J'ai ramené les trois.

Je dois bien avouer qu'avant de prendre l'un d'eux dans le rayon fort judicieusement intitulé "Eau de rose", celui des Musso et autre Lévy,  j'avais enfoncé ma casquette jusqu'au ras des yeux et relevé le col de mon blouson, même que le vigile de l'entrée, niveau d'alerte trois oblige, me regardait d'un air suspicieux.

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Comme j'y étais, j'ai aussi pris un bouquin pour moi. Mais non, pas dans le rayon à l'eau de rose! Pendant que j'étais chez Filigranes, je veux dire !

C'est devenu rare depuis que j'ai une liseuse sur laquelle je télécharge des bouquins en libre accès (pour l'instant par exemple, je lis Apollinaire. L'est marrant ce mec ! Li seûl Francès ki djôze lu Wallon d'Mâmdy).

Bon, donc, j'ai acheté un bouquin :

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La première entrée de ce sympathique dico est :

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Coïncidence ? La veille, notre geisha nationale, Chapi-Chapeaux Nothomb, l'égérie d'Elvis (Pompilio) avait fait son entrée officielle parmi cette honorable assemblée. Elle y occupe le fauteuil de Georges Simenon auquel avait succédé Simon Leys. Elle y rejoint Eric-Emmanuel Schmitt et Françoise Mallet-Joris. Marguerite Yourcenar en avait elle aussi fait partie dix ans avant sa réception à l'Académie française.

Malheureusement, dans ce cénacle, le port de l'habit et de l'épée n'est pas de mise (si j'ose dire), ça nous aurait valu quelques moments joyeux.


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17 décembre 2015

Le bon vieux temps si chouette...

Ah, vous aussi, comme Juliette, vous regrettez le temps des cacahuètes ? Ou vous êtes allergiques, c'est très mode aujourd'hui !

Mais je m'égare... je voulais juste vous parler de la loi des séries. Je viens encore d'en être la victime (consentante, qu'on s'entende...) : dimanche dernier mon fils avait organisé un petit "brunch" à l'occasion du cinquantième anniversaire d'Agata.

Pour la circonstance, il avait réquisitionné le bistro d'un de ses copains (je vous ai déjà parlé des copains de mon fils ? Oui ? Bon ben ça va !) Casa do Porto ça s'appelle. Louise a photographié une partie de la déco :

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Elle n'a hélas pas pris de vue du mur où la tête de dragon du club de foot de Porto est surmontée de cette phrase magnifique : "Porto é uma nação".

Grande fête donc où se retrouvent famille, amis et amis d'amis d'Agata, on était facile quatre-vingt (ouais, je parle belge, ça vous étonne?).

Ce qu'il y a de bien dans ce genre de réunion c'est qu'un tas de splendides créatures vous tombent sur le paletot et vous font la bise vous disant qui elles sont et quand elles ont eu le bonheur de vous rencontrer dans un passé lointain. Je n'en ai reconnu qu'une : Sandra. Mais j'ai quand même bien apprécié les autres.

Pareil, bien qu'un brin moins enthousiasmant, pour les mecs : dans la grande mouvance des copains de mon fils tout le monde s'embrasse joyeusement. Pour ces gaillards donc, la tâche de reconnaissance est encore plus ardue : tel que vous avez connu svelte, imberbe et les cheveux descendant jusqu'aux omoplates vous revient précédé d'un durillon de comptoir, le crâne rasé et la barbiche entourée d'un anneau dans la plus pure tradition Viking. J'en ai quand même reconnu un, celui-là même qui avec mon fils et un autre gusse du même acabit nous avaient à l'occasion de leurs quarantième anniversaire, monté un de ces pièges à cons dans lequel nous avions donné tête première, mais malheureusement, je ne me rappelais plus son prénom.

Et la loi des séries dans tout ça me direz-vous. Patience, j'y viens, vous répondrai-je.

C'est que quelques jours auparavant, j'avais été convié par un ancien collègue au drink (je crois qu'en France on dit "pot", mais nous, on dit "drink") de ses vingt-cinq ans de service. Un mec charmant, Libanais marié à une Polonaise, parlant dix langues et en baragouinant quelques autres, scientifique de haut vol mais d'une modestie à toute épreuve et qui, qualité rare, se refuse à posséder un GSM.

Et donc, à cette réunion où je suis parvenu après un contrôle serré, niveau d'alerte quatre oblige, tout  était pareil ou presque qu'à la précédente (précédente dans le texte parce que dans le temps, c'était la suivante, vous suivez?) : un essaim de jeunes dames me tombent dessus en chantant mon prénom et en me faisant elles aussi la bise. Les mecs eux me serrent la pince : autres lieux, autres mœurs. Différence d'avec la première situation : ici, je reconnais tout le monde et me souviens de presque tous les prénoms.

Il y a même eu comme un moment de flottement : brouhaha unanime :"t'as pas changé! déjà douze ans? qu'est-ce qu'on s'emm... depuis que tu n'es plus là! surtout depuis les Français!", on hésitait à savoir qui on fêtait à ce drink : mon ami Antoine ou moi. Mais rassurez-vous, tout rentré dans l'ordre au moment des discours.

Ah, ces plongées dans le passé!


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11 décembre 2015

SLC !

Ah oui, j'oubliais, vous êtes trop jeunes pour avoir connu ça !

 

slc

(clic!)

 Aujourd'hui, ils font un come-back, Salut les COPains, ça s'appelle.

Se plaisent tellement bien ensemble qu'ils jouent les prolongations. Mais paraît que demain, ça sera bon (ben oui, vous savez, l'hymne national français "Ah ça ira, ça ira, ça ira !" ou belge "Ça ira mieux demain !").

Bon, moi, optimiste impénitent, j'ai ma petite idée sur la question : vont encore nous pondre un de ces compromis à la noix, ou à la graisse de chevaux de bois pour parler contrescarpe, dont ils ont le secret ces montagnards accoucheurs de souris.

Avec leur capitale à sept mètres au-dessus de l'ancien niveau de la mer, les Flamands n'ont qu'à bien se tenir, vont devoir apprendre le français pour grimper dans les courbes de niveau !

Comment ? Mais oui, ils le connaissent déjà, vont juste devoir le parler.

Bon, c'est pas tout ça, faut que j'aille faire le plein de diesel...


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02 décembre 2015

Comment n'y avais-je pas pensé ?

Hier, comme je ne trouvais rien de passionnant dans le programme télé (même sur Mezzo, ils donnaient un concert de jazz au Québec où un guitariste et un violonisteux nous réinterprétaient la vie en rose et le petit bal perdu) je demande à mon épouse si elle veut que nous regardions un DVD. Nous n'en possédons que quelques-uns dont la plupart destinés à nos petites-filles lorsqu'elles étaient plus jeunes.

En posant la question, je pensais à un concert Mozart de Cecilia Bartoli (quel tempérament !), mais en feuilletant l'album des DVD, je suis tombé sur "My Fair Lady". Celui-là datait de l'époque où ma femme ayant emmené les filles voir une représentation live de "Singing in the Rain" (un titre on ne peut mieux adapté à notre climat), Emilie s'était entichée de ces anciennes comédies musicales.

Dans ce film où brille une des plus charmantes productions de la région bruxelloise, à savoir Audrey Hepburn (elle est née à Ixelles), son professeur, un spécialiste en phonétique, lui fait, dans la version française, répéter la phrase suivante "Le ciel serein d'Espagne est sans embrun".

lady

Et c'est là que j'ai regretté de ne pas m'en être souvenu le jour où j'avais pondu ce billet sur la confusion entre les sons "in" et "un". Je crains que le professeur Higgins ne soit pas au bout d'en voir !


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30 novembre 2015

Souvenirs, souvenirs

Tout ça, c'est la faute à l'Adrienne et à son Oncle rocker à banane (lequel apparemment avait aussi la pêche) .

Pour amuser le peuple, j'ai voulu retrouver une photo du temps où moi aussi je portais la banane (en véritable précurseur puisque le Rock'n Roll n'apparaîtrait que quelques années plus tard).

Je croyais me rappeler que j'avais déjà utilisé cette photo sur mon blog, mais  à quelle occasion ? ... et sur quel blog ?

Car j'ai trois blogs :

  1. Celui que vous êtes en train de lire
  2. Celui que je tenais avant lui
  3. Celui que j'écris dans ma tête et où je dépose chaque jour plusieurs billets que vous ne lirez jamais, petits veinards que vous êtes !

Comme mon premier blog ne comporte que de très rares photos (dont celle d'une bouteille de Noilly-Prat et celle d'une 4CV Renault, toutes deux à usage strictement documentaire à l'intention de Val, cofondatrice du Défi du samedi), il ne me restait le choix qu'entre les deux autres.

Pour celui dans ma tête, comme les illustrations en sont irrécupérables, je ne m'en suis pas inquiété : chance, c'est le plus volumineux !

J'ai donc examiné dans Canalblog les 910 illustrations répertoriées pour le numéro 1 et fini par m'apercevoir que dans le billet où je l'avais collée, elle était minuscule.

J'ai donc recherché pour le scanner le document original : un "snapshot" Kodack collé sur une des pages de mon journal intime, celui du temps où j'étais, comme le dit Jacques, "Beau, beau ! Beau et con à la fois !".

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J'en ai trouvé deux autres :

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plus une où je me suis rangé :

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Chaque rare fois où je plonge dans ces archives, je me dis qu'il me faudrait penser à les détruire si je ne veux pas courir le risque que, si mes héritiers avaient l'idée saugrenue de les parcourir avant de les jeter, ils aillent découvrir que j'étais aussi con, si pas plus, qu'eux au même âge.


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22 novembre 2015

Paris

Au lendemain des événements de la semaine dernière, j'ai pris, influence néfaste de la pub pour Unibet et autres sites de paris en ligne, deux paris (ben oui, dans le titre y a une majuscule, mais c'est la convention, non ?).

  • Que, contrairement à ce qui se passe systématiquement lorsqu'un attentat a lieu à Tunis ou Charm el-Cheikh, personne ne viendrait demander à Didier, notre ministre des affaires étrangères, s'il déconseillait de se rendre dorénavant à Paris.
    Gagné !
  • Qu'il se trouverait bien un enfoiré quelconque pour conseiller de bombarder Molenbeek.
    Gagné !

Puisque le mot maudit est lâché, je vais vous raconter ce que la visite impromptue de Greta m'avait sur le fil empêché de vous dire mercredi.

Si vous êtes un lecteur assidu de ce blog, vous connaissez certainement mon attitude peu encourageante vis-à-vis des vacances, ou à tout le moins de leur absolue nécessité puisque lorsque j'y suis mon épouse, je ne les trouve pas plus désagréables que ça.

C'est pourquoi pendant des années, lorsque ma moitié, poussée par les relations vacancières de nos relations (vous suivez toujours ?) me demandait pourquoi nous n'irions pas nous aussi visiter Prague* ou toute autre "si belle ville!", je répondais invariablement : "Mais pourquoi courir aussi loin quand nous n'avons même pas visité Molenbeek à deux pas de chez nous ? C'est très joli, Molenbeek !" En tout cas, c'est plutôt poétique puisque la traduction française de ce mot flamand est "Ruisseau du moulin". Le patelin devrait également répandre une petite odeur de sainteté, son nom complet se trouvant être Molenbeek-Saint-Jean.

Aujourd'hui bien sûr, devant la réputation faite à cette commune, c'est encore plus dur de le lui faire avaler. Aussi confierai-je à Coumarine le soin de relativiser un peu les choses, tout en signalant à ceux qui voudraient trouver de mauvaises raisons de s'inquiéter davantage, que la vague d'immigration maghrébine qui a succédé à la faillite de l'empire colonial français s'est également fixée, pour les citer d'est en ouest et de façon non exhaustive, dans des quartiers de Schaerbeek, Vilvoorde, Laeken, Jette, Saint-Josse-ten-Noode, Koekelberg, Bruxelles, Anderlecht.

 

* Pas plus tard qu'hier midi, lors d'une conversation avec nos amis dans un restaurant d'Ellezelles, Prague s'est vue ravir son titre envié de plus belle ville jamais vue de leur vie par Dubrovnik. On attend la prochaine révision du palmarès.


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19 novembre 2015

Sur le fil

Lundi, tandis que je m'apprêtais à vous pondre un billet style "Molenbeek, terre de vacances", je reçois un mail.

Walrus ! (en réalité ma correspondante a utilisé mon prénom) Si vous êtes chez vous mercredi, je viendrai vous faire un petit bonjour. J'arriverai vers 12h30. Ne faites rien de spécial.

Je signale la chose à mon épouse et c'est le branle-bas de combat immédiat : on remonte le Champagne de la cave, on appelle le fournisseur de foie gras (qui est momentanément fermé, le traître), on établit un petit menu de secours en désespoir de cause et on attend de pied ferme...

Qui ? Greta !

Comme nous sommes mercredi, je vais chercher les filles qui mangent avec nous. Quand je rentre, Greta est déjà là en grande conversation avec mon épouse (je vous fais grâce de mon intervention classique signalant l'étrange propension qu'ont mes parents et amis à converser bien plus avec ma femme qu'avec moi, ça doit provenir de mon côté ours mal léché).

Quand j'entre, elle se lève pour me faire la bise et déclarer s'adressant à nous deux "C'est fou, vous ne changez pas !" (je traduis en ce qui me concerne qu'elle entend par là qu'à l'époque où nous œuvrions de concert au service de la science, j'avais déjà l'air aussi vieux qu'aujourd'hui).

Elle va tenir, car elle doit conduire, avec une seule flûte de Champagne pour tout le repas : amuse-gueules (elle est folle des betteraves rouges), saumon fumé, Parmentier de confit de canard, tarte aux poires et frangipane.

En deux heures, revue générale annuelle : famille, boulot, politique, société, elle a le sens de l'exposé concis.

Elle réussit même à placer, grâce au prochain mariage de son fils, une allusion dépitée à ses formes que, personnellement, je continue de trouver toujours aussi "somptueuses".

Douze ans que je suis retraité et que subitement, fidèlement, une ou deux fois l'an, le tourbillon surgit, élégant, souriant, volubile.

Là, elle a trouvé une fenêtre, demain, elle sera pour deux jours à Fribourg, la semaine prochaine, pour trois jours à Lyon et la suite à l'avenant.

Moi, pour quelques nuits, je vais retrouver des rêves où je suis au boulot.

Dingue non ?


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