09 janvier 2009

Greta

Lundi, mon épouse et moi assistions à un office de funérailles en l'église de Bertem. C'est une dame qui conduisait la cérémonie, une diaconesse sans doute. Le rite était destiné à la maman de mon dernier supérieur hiérarchique (du moins en ce qui concerne le volet technique de mon travail). Je me suis dit que c'était peut-être l'occasion de vous en parler. Mais non, pas de mon travail, de mon chef !

Elle s'appelle Greta, c'est une ravissante (entendez par là qu'elle me ravit, moi en tout cas) petite Flamande. Elle possède une voix légèrement rauque et parle français avec un délicieux accent. Elle est dotée d'une intelligence brillante et est d'une extrème gentillesse. Elle a pourtant du caractère et, la première fois que je l'ai vue s'emporter, j'ai été sidéré, tellement je m'attendais peu à une telle réaction de sa part.

Nous nous pratiquons depuis bientôt vingt ans et sommes devenus les meilleurs amis du monde. Elle a, à mes yeux en tout cas, une étonnante caractéristique : plus je la vois évoluer en âge, plus je lui trouve de charme. Bien sûr, quand je le lui dis, elle rit.

Il y a quelques années de cela, je me trouvais dans son bureau et suite à je ne sais quelles circonstances, elle en vient à me dire en se frappant les hanches : "Regarde, je suis trop grosse !" Et moi de lui répondre : "Chef, seule votre connaissance imparfaite de la langue française peut vous faire déclarer cela, vous n'êtes pas grosse, vous êtes somptueuse". Elle s'est précipitée sur son Robert et Van Dale.

Un autre jour, dans le labo de mon amie Jaja (mais non, pas Janeczka, cette Jaja-ci), quelques unes de ces dames s'extasiaient devant le charme d'un nouvel engagé (je tairai son nom pour ne pas le faire rougir, je dirai seulement qu'aujourd'hui, il joue les experts en criminalistique) lorsque Greta déclara "Moi, je préfère les hommes mûrs".

Mais non, je ne me suis pas redressé en rentrant le ventre, je ne me suis pas senti concerné : elle n'avait pas dit "blets", non plus !

Greta1Greta3Greta4


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31 décembre 2008

Bis repetita (2)

Allez, c'est le nouvel-an, on remet donc ça :

Je souhaite à toutes et à tous une année 2009
qui réalise vos espérances les plus folles.

(et plus si affinités, comme dit l'autre)

Portez-vous bien et du rouge sur vous (c'est un conseil d'Agata)


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27 décembre 2008

JdJ 16

Depuis ma dernière intervention dans cette catégorie, j'ai négligé de vous parler des livres que j'avais lu, de crainte de vous lasser, ou de sembler "faire mon intéressant" (à Bruxelles, on dit "faire de son Jan"). Mais lorsque j'ai déballé ce cadeau de Noël et que j'ai lu le titre de la collection, le lien avec un des derniers billets de Papistache m'a décidé à vous signaler au moins celui-là :

Imaginaire001

Et voici l'extrait traditionnel :

Après, il se verse un verre et se rince la bouche.
Alors, je vois Ernesto descendre par l'escalier. Je le croyais encore dans les collines : je me dispose à monter aussi, mais Ernesto me retient : "Attendez, il est en train de lui donner l'onction."

Pour une fois, je ne mentirai pas en parlant de "sombre histoire". Même si elle se passe sous le soleil écrasant de la campagne italienne.


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24 décembre 2008

Joyeux Noël


À vous tous, visiteurs de ce blog,
amis ou inconnus,
incrustés ou de passage,
je souhaite une merveilleuse fête de Noël !



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22 décembre 2008

As'veyou l'Toré ?

Chauve_souris001Il y a quelque temps, mon épouse avait réservé des places pour emmener les filles (nos petites-filles donc) voir "La Chauve-souris" à Liège.

Ce qu'elle n'avait pas prévu à l'époque, c'est qu'à la date qu'elle avait choisie, il y aurait marché de Noël dans la bonne ville et que les magasins y seraient exceptionnellement ouverts le dimanche.

Cela m'a permis d'étaler mon caractère de chien tandis que nous tournions dans le parking souterrain à la recherche d'un mec qui aurait la bonne idée de rentrer chez lui (ou de partir pour où il voulait) en début d'après-midi. Ça nous a pris près de vingt minutes pour dénicher cet animal rare ! Vous pensez si j'ai eu le temps d'imaginer d'avoir à errer dans le parking jusqu'à la fin du spectacle, vu que je n'avais pas emporté mon GSM, ce qui m'empêchait d'aller me garer au diable Vauvert et d'attendre que mon épouse m'appelle pour les récupérer à la sortie de l'Opéra.

Passons sur cet épisode peu glorieux et venons-en au spectacle. Je l'ai déjà dit, mais c'est étonnant cette différence qu'il y a entre un enregistrement et l'exécution directe, même par un orchestre qui n'est pas un habitué du Concertgebouw d'Amsterdam.

En parlant d'Amsterdam, j'ai repéré toute une colonie de spectateurs néerlandophones dans cette ville qui ne s'est pourtant jamais départie d'un amour immodéré pour la France. Faut dire qu'un panneau d'affichage électronique,  outre les paroles en français (bien utile quand ce n'est pas Dessay qui chante) donnait aussi un petit résumé de l'action en néerlandais et en allemand.

Mon épouse m'avait (ce qui est rare) inclus d'office dans les réservations et finalement, elle a bien fait. La mise en scène était drôle avec quelques références à notre monde moderne. Des exemples ? Un intermède dansé sur la musique de Johan Strauss mais imitant la scène de l'affrontement des bandes rivales de West Side Story. Un bout de scène amusant où le ténor sortant de cellule file un pourboire au geôlier. Celui-ci lui demande sa profession et l'autre déclare "Je suis ténor à l'Opéra de Liège". Le gardien lui rend sa pièce en disant "Tenez, alors, vous en aurez plus besoin que moi !"

Je doute que cela se soit trouvé dans le livret original !


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18 décembre 2008

Et tu retourneras poussière

Hier, je suis allé contempler les cendres du premier homme : il s'appelait Adam, Guy Adam. Nous, nous l'appelions Loup.

Lorsque je suis devenu Chef d'Unité, il était déjà là, Chef de Troupe chez les éclaireurs et avait derrière lui un passé de plus de vingt ans dans le mouvement. Si je n'avais pas su qu'à l'époque l'âge d'entrée était de minimum sept ans, j'aurais pu penser qu'il était né dedans ! Quand j'ai quitté l'Unité au bout de sept ans, il y était toujours : il ne vivait que pour ça...

D'ailleurs, dès qu'il s'est arrêté, il s'est payé un cancer.

Durant sa maladie, je ne l'ai rencontré qu'à deux occasions : deux fêtes d'anniversaire, les cinquante ans de Vari et ses soixante à lui, il y a quelques mois. Pas un mot sur son état, toujours le même humour grinçant des enfants de Bruxelles et dans ses yeux, le bonheur de se retrouver parmi ceux pour qui il avait vécu, ceux qui, au bout du compte, étaient sa seule famille.

Il était fils unique, célibataire, sa mère, veuve, était décédée. Si bien que tout au long de sa maladie, ce sont ses anciens comparses qui se sont chargés de l'accompagner. La veille de son décès, il les a réunis pour une dernière petite rencontre... au Champagne.

Au cimetière, devant ses cendres répandues, nous avons chanté sa chanson favorite : "L'olivier de la colline". Comme il n'était plus là, sauf dans le cœur de chacun, ça sonnait déjà moins faux...


Loup

L'animal en question,
en petit pope crasseux improvisé,
lors d'une veillée à thème à Opont,
il y a bien longtemps !


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16 décembre 2008

Lost Paradise

Dans son commentaire sous mon dernier billet, Papistache (j'ai toujours tendance à dire "le Papistache" parce qu'il est unique et prend parfois à mes yeux des allures de patriarche, même s'il est, à vue de nez,  plus jeune que moi) Papistache, donc, me pose une question.

Pour montrer que je m'en inquiète parfois, je suis allé rechercher un document que j'avais fait parvenir à tous ceux, famille, amis, collègues que j'avais conviés à quelques repas dans divers restaurants à l'occasion de mon soixantième anniversaire. Mon chef, une délicieuse petite Flamande était de toutes les occurrences.


Jette, le premier novembre 2001

[...]

C’est Françoise qui a eu l’idée de ces invitations au restaurant, pensant qu’il me serait agréable de me retrouver au milieu de vous, à moins que ce ne soit pour marquer de manière un peu solennelle que le nombre des jours que j’ai vécus dépasse largement celui de ceux qui me restent à vivre, que je suis plus proche de l’heure des bilans que du temps des espérances, que la question que je risque d’entendre le plus souvent ces prochains jours est : « Pas encore pensionné ? ».

C’est pour m’aider à répondre à cette question que j’ai convié mon chef à ces repas, question de faire comprendre que si ces princes qui nous gouvernent décidaient de porter brutalement l’âge de la retraite de 65 à 75 ans, je n’en serais pas trop affecté et n’irais pas manifester dans les rues comme un enseignant néerlandophone ou un syndicaliste wallon. D’autant qu’ayant toujours déclaré que je n’arriverais pas à l’âge de la pension, ça m’arrangerait vachement de bénéficier d’une rallonge !

Il vient d’y avoir vingt ans que Georges Brassens est mort. Il avait à l’époque l’âge que j’ai aujourd’hui et était devenu l'un des plus grands poètes de langue française de son siècle. Je crains que le bilan de mon existence, même en jouant des prolongations, soit loin d’être aussi positif. Je crains surtout qu’il me soit un jour demandé des comptes sur l’usage que j’ai fait des dons qui m’avaient été donnés et que vous avez tous, un jour ou l’autre, eu la bonté de me reconnaître. Je crains, enfin, de n’avoir guère d’excuses à invoquer en dehors de mon apathie naturelle et de celle-ci : je vous ai tous, et surtout toutes, beaucoup aimés, même si je n’ai pas toujours su saisir les occasions de vous le dire. Je ne raterai donc pas celle-ci : je vous aime, tels que vous êtes, pour ce que vous m’êtes, de la plus jeune au moins jeune d’entre vous.

Merci encore de m’entourer de tant de sympathie car, comme le disait Antoine de Saint-Exupéry, il n’est qu’un luxe véritable, et c’est celui des relations humaines.

 

Jean-Claude

 

PS : Françoise, qui me lit par dessus l’épaule, pense que vous ne me reconnaîtrez pas !


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14 décembre 2008

Madame Chérie

Vous avez déjà essayé de remonter le fil de vos pensées ? Ça m'est encore arrivé ce matin. Je me suis trouvé rêvant à Madame Chérie, mais je n'ai pas réussi à comprendre comment j'y étais arrivé. Pourtant j'étais certain d'y être  parvenu au bout d'une chaîne de pensées logique.

Ah, les effets de l'âge ! Avant, je jouais à ce petit jeu et j'y réussissais régulièrement. Vous, bien entendu, vous vous souciez autant de ce jeu que de ma première culotte (je n'oserais évoquer la vôtre). Ce qui vous chatouille, c'est : mais de qui parle-t-il donc ?

Je vais tout vous dire...

Elle était sensiblement plus âgée que mes parents. Elle était toujours tirée à quatre épingles, maquillée avec soin et délicatement parfumée. C'était la fille de mon quatrième grand-père. Vous tiquez ? Je vous explique. J'ai eu quatre grands-pères :

  1. Le père de mon père, mort lors de la première guerre et dont j'ignore même le prénom
  2. Bon-papa Guèw (guimbarde, dans son patois) le père de ma mère
  3. Parrain Adolphe, le successeur du numéro 1 qui n'était d'ailleurs le parrain que de mon frère
  4. Bon-papa Joseph, le père de Madame Chérie

Ch_rieÀ l'âge que j'avais sur cette photo, mon père s'est payé la scarlatine. À cette époque, c'était une maladie grave. Pour m'éviter la contagion, les voisins proposèrent de me garder chez eux les quelques semaines que prendraient la guérison et la convalescence de mon père.

C'était très drôle, je vivais chez eux et une fois par jour, on me montrait à mes parents par-dessus le mur séparant les jardins.

Entre-temps,  je régnais  en maître sur la maison voisine et le cœur de ses habitants.

Bon-papa Joseph m'entraînait à enfoncer des clous dans une planche. N'étant pas très adroit, je les tordais régulièrement et il appelait ces clous tordus des "chalés Batisse" (en patois local, bien qu'il fût flamand, des Baptiste tordus ou, plus précisément, boiteux). Moi ça me faisait rire et je m'efforçais de les faire aussi tordus que possible.

Il élevait quelques moutons et m'installait parfois sur le dos d'une brebis que maman Joséphine, son épouse, avait dûment shampooinée au préalable !

Tandis que mes parents étaient au désespoir de ne m'apercevoir que quelques instants par jour, la fille de Joseph, Madame Chérie donc, était aux anges.

Elle ne pouvait avoir d'enfant et m'avait à elle toute la journée. Toute la journée parce que, déjà quand j'étais tout bébé, elle m'empruntait à mes parents pour aller attendre fièrement son mari à la sortie de son travail et se faire complimenter pour ce gentil poupon dont elle se gardait bien de dire qu'il n'était pas le sien.

J'ai cessé de la voir lorsque je suis allé rejoindre Maria. Nous n'avons plus, alors, échangé que quelques lettres. Un jour pourtant, étant caserné à Bruxelles où elle avait déménagé au décès de son mari, ayant, tout comme ce matin, subitement pensé à elle , je suis allé sonner à sa porte.

Un moment j'ai craint d'avoir à regretter ce geste. Il y avait bientôt quinze ans que nous ne nous étions vus et j'ai cru qu'elle allait mourir sous mes yeux tant elle était émue. Elle s'est un peu calmée, m'a fait entrer dans son appartement et nous nous sommes parlé, quelques heures. Durant tout ce temps, elle me couvait du regard.

Et quel regard ! Bien peu de femmes, hélas, m'ont regardé ainsi...


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10 décembre 2008

Sky, my husband !

Comme vous le savez peut-être, j'entretenais, pas une maîtresse, mais un autre blog sur Skynet. J'entretenais, parce que je n'y ai plus rien posté depuis le vingt octobre.

Pris d'une idée lumineuse et d'un remords subits, et pour ne pas encombrer ce blog d'une simple pointe aigre-douce, je tente de me connecter sur Skynetblogs.  À quatre reprises, voici le message que j'obtiens :

Ooops ! Une erreur technique s'est produite. Veuillez rTessayer cette opTration plus tard.

Déjà qu'en deux semaines j'ai été victime de deux interruptions de service internet de plusieurs heures, ça commence à bien faire ! D'autant qu'à la dernière, ils avaient même réussi à effacer la configuration de mon routeur, c'est dire s'ils sont fortiches. On voit bien qu'en Belgique, Belgacom jouit d'un quasi-monopole, ce qui leur permet de rester chers tout en se foutant de la qualité de leur service.

Après cette parenthèse inutile pour vous, lecteur adoré, mais qui me défoule moi, voici ce que je voulais raconter sur mon blog (momentanément ?) inaccessible.

J'effectuais ce matin, par virement électronique, le paiement de ma taxe de circulation quand ça m'a traversé l'esprit : je me demande bien quand ce gouvernement, toujours en grand besoin d'argent frais, va penser à appliquer la TVA sur... les taxes !

Quoi, ça ne vous fait pas rire ? Moi non plus, rassurez-vous ! Et tout ceci reste entre nous, hein ! Ils ont déjà assez d'idées tordues sans faire appel à moi...

citron


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07 décembre 2008

Le cas du Flénu

De quel étrange animal va-t-il encore nous entretenir, vous demandez-vous. Tant il est vrai qu'on n'attrape pas deux fois le petit futé que vous êtes.

Et vous n'aurez pas (tout à fait) tort.

Dans le Borinage (région située à l'ouest de Mons) se situe un village étrange. Non qu'il se distingue des autres par une architecture particulière, une ambiance spéciale ou que sais-je encore, non, ce village, Flénu, présente une particularité dans l'idiome local : le borain.

Alors que l'on dit "Je vais à Frameries, à Quaregon, à Hornu, à Dour, à Saint-Ghislain,...", on dit " Je vais au Flénu"

Moi qui habitais de l'autre côté de Mons, je ne connaissais du Borinage que l'accent de mes condisciples du secondaire issus de cette région, mais Broche venait de Frameries, Ruelle de Cuesmes, Rousselet de Jemappes, personne ne venait "du" Flénu.

Ce n'est qu'en débarquant à Hornu pour y faire mes études de chimie que j'ai rencontré cette particularité. Voici dans quelles circonstances.

L'association des étudiants organisait un bal annuel dans les locaux d'une école voisine. Cette école comportait une section "Beaux-arts". Nous avions donc fait appel à ces voisins pour réaliser la décoration de la salle de bal.

C'est à cette occasion que j'ai rencontré ma première Artiste. Elle peignait à grands coups de brosse une immense feuille de papier. Pour ce faire, elle était agenouillée et chaque fois qu'elle s'étendait, se mettant à quatre pattes pour atteindre un coin reculé de son œuvre, le pull très lâche qu'elle portait et qui pendait presque jusqu'au sol, découvrait son dos nu.

Vision étrange pour un jeune-homme de mon époque, habitué à des condisciples en complet-veston pour les mecs et tailleur et chemisier pour les filles. Je n'étais pas au bout de mes surprises.

Comme les choses devaient durer assez longtemps, j'avais emprunté la voiture de mon père au cas où il n'y aurait plus eu de train pour rentrer. L'artiste qui, une fois sur ses pieds, avait cette fois les manches du pull qui lui descendaient jusqu'aux genoux, l'artiste donc, ayant achevé son oeuvre, demande à la cantonade si quelqu'un peut la reconduire.

Je me propose de le faire et lui demande où elle habite. "Au Flénu", me dit-elle.

Je l'ai donc reconduite, en suivant ses indications, dans ce patelin dont je ne savais même pas où il se trouvait. Durant ce trajet, je l'observais du coin de l'œil. Ma première artiste dis-donc ! Elle était plutôt maigre, les yeux charbonnés (sans doute une coutume locale de cette région minière), jean troué et pull comme je vous ai dit, bâillant sur une poitrine modeste, ferme et nue.

Et, vous savez quoi ? C'est moi qui n'étais pas trop rassuré !

Belette

Ah, oui...   l'animal !

En cherchant un peu sur le net, j'ai cru comprendre que le nom de Flénu viendrait de "flenne", belette en roman et "ut" désinence en marquant l'abondance. On se rendait donc à l'endroit riche en belettes : au flénu.

Edit du 8 décembre :

Le cercle héraldique de Mons propose les armes suivantes pour Flénu :

Fl_nu


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