03 juin 2010

JdJ 24

Les vacances sont terminées, tant mieux !

J'essaie toujours de faire les choses consciencieusement. Donc, en vacances, je m'ennuie à fond. J'emmène des livres, mais je ne les lis pas. Au début, je n'en emmenais même pas et, sur la fin du séjour, finissais par lire un de ceux emmenés par ma moitié.

Même scénario cette année, sauf que l'avant-dernier jour j'en ai lu un des miens.  J'ai des excuses : il n'était pas bien gros. J'ai même craint un moment qu'il n'ait pas les cent-vingt-trois pages requises par le Jeu de Janeczka.

Petite digression : vous l'avez vue, l'Arizonienne, resplendissante sur son blog ?
Non ? Mais qu'attendez-vous donc ?

Fin de l'intermède.

Je vous propose l'extrait convenu, à vous de voir, je crois que ce n'est pas trop tiré par les cheveux, je vous ai même fait cadeau du bout de la cinquième phrase.


JdJ24001

Edit du 9 juin

Comme j'en avais averti Poupoune, il n'a plus fallu à MAP que quelques secondes pour trouver après mon dernier commentaire :

JdJ24002

C'est agréable à lire, en quelques heures, même en vacances.


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09 mai 2010

Quel cirque !

Hier, avait lieu la première partie du spectacle de l'école de cirque que fréquentent mes petites-filles.

La plus âgée débute la section trapèze. Avec une amie, elles ont monté un numéro combiné qui a été sélectionné pour le spectacle (payant) sous chapiteau. J'ai filmé ça avec mon appareil photo digital. C'est un brin sombre et flou à cause du peu de lumière ambiante. De plus, une fois que c'est lancé, il n'y a plus moyen de changer la focale de l'objectif.

Mais le supplice ne sera pas trop long et puis, il y a le bouton "stop", n'est-ce pas.

Je trouve que ce n'est pas trop mal au bout de quelques mois à raison d'une heure par semaine, même si l'on n'ose imaginer ce qu'une "enfant de la balle" réaliserait en comparaison au même âge en immersion totale dans ce monde du cirque.

Bah, ça ne m'empêchera jamais d'aimer ceux qui pratiquent une discipline en amateurs. Parce que dans amateur, il y a amour.

Allez, je vous laisse, aujourd'hui c'est la partie "portes ouvertes" du weekend, nous allons voir la deuxième dans ses exercices. Oui, d'accord, pas de "film" !


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07 mai 2010

Ah ces Belges !

À l'occasion de notre déménagement, nous avons résilié l'abonnement à notre hebdomadaire habituel, un brin agacés par des conflits entre sa direction et sa rédaction.

Depuis, pour disposer des programmes TV, nous achetons une revue dont le reste du contenu me semble assez "pipole" si vous voyez ce que je veux dire. Elle présente l'avantage d'être assez complète au niveau télé et assez bon marché.

Mais voilà-t-y pas que le numéro de cette semaine est assorti d'un autocollant prenant une position politique et que je ne résiste pas à vous montrer.

Belgium001

Les lecteurs sont sensés appliquer ça sur la lunette arrière de leur voiture. Je ne le ferai pas pour les raisons suivantes :

  • C'est la face arrière qui est collante, il faudrait donc le coller à l'extérieur où il aura bien du mal à résister à l'action combinée de la pluie et de l'essuie-glace.

  • Je ne crois pas que de trimballer cette menace sous le nez de mes voisins bruxellois soit de nature à faire avancer le schmilblick belgo-belge.

  • Les seuls à qui j'aurais à le dire sont les politichiens et je crains de ne pas en croiser beaucoup lors de mes déplacements.

  • Sur ma route vers l'Ombrie, les Lorrains et les Alsaciens vont se demander ce que je leur veux, quant aux Suisses du canton d'Uri et du Tessin et aux Italiens, ils ne comprendront même pas.

Dans son blog, Adrienne évoquait la question, pensant en faire le sujet de son défi de la semaine, mais elle aussi a renoncé : qu'est-ce qu'un Français et même une Française peut comprendre à notre folklore communautaro-linguistique, hein, dites-le moi !


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01 mai 2010

Regrets tardifs

Hier, mon épouse me charge d'aller acheter de la litière pour le chat pendant qu'elle est chez son kiné.

Tandis que je roule vers le magasin ad hoc, j'écoute une émission sur les humoristes, avec les questions habituelles, vous savez : peut-on rire de tout etc...

Comme j'ai le temps, j'attends la fin de la chose (et de l'histoire de Pierre Kroll à qui un confrère français demandait "Vous y allez parfois fort avec votre roi, vous n'avez pas d'ennuis avec le Palais  ?" à quoi le dit Kroll avait répondu "Fort avec notre roi ? Nous ne l'avons pas encore décapité, nous !")

J'attendais donc dans ma voiture devant le magasin lorsqu'un individu vient tapoter à ma vitre et me fait comprendre par signes qu'il voudrait me parler. Je le vois venir mais entrouvre néanmoins ma portière.

Et là, gagné ! Laïus aussi classique qu'embrouillé où il est question de téléphone et de cinquante Cents.

Je ne pense pas à lui proposer d'utiliser mon portable juste pour voir sa tronche, c'est fou ce que je vieillis ! Et je lui résume donc, plongeant la main dans ma poche, ce que j'ai retenu de sa tirade hésitante : "Vous voulez cinquante Cents ?"

C'est là que j'ai vu qu'il avait des regrets, peut-être même des remords. Il a dû penser que pour une fois qu'il tombait sur un con, il aurait dû demander plus et a d'ailleurs tenté un "Oui, ou un Euro..."

Mais il est reparti avec ses cinquante Cents dans la direction opposée à celle où il indiquait lors de ses explications le prétendu poste téléphonique (lequel n'accepte que des cartes ou des jetons), ressassant sans doute le vers célèbre : "La peste soit de l'avarice et des avaricieux !"

50cents


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26 avril 2010

Expo 2010

C'est la troisième année consécutive que l'atelier de peinture sur soie que fréquente mon épouse s'associe avec un atelier d'aquarelle et un autre de dentelle pour organiser une exposition commune dans leur centre culturel.

Comme à chaque fois, je me charge de faire quelques photos lors du vernissage.

Comme ça, j'ai les mains occupées, ça me permet de refuser le "verre de l'amitié" et pas, comme Val ne manquait pas de l'imaginer, de ne pas les laisser se balader sur les courbes engageantes de quelques dames de l'assistance (publique, comme l'ajoutait Francis Blanche dans son inénarrable sketch du Sar Rabindranath Duval avec Pierre Dac).

Je trouve parfaite cette mixité propre aux ateliers d'amateurs. On y trouve de tout, des naïfs aux surdoués (souvent des surdouées d'ailleurs m'a-t-il semblé cette année (mais de rien, Mesdames)).

Allez, quelques photos.

Vous vous rappelez des bas brodés de l'autre fois (non, pas de lien, z'avez qu'à fouiller) ? Eh bien, contrairement à la pub, cette fois je vous montre le haut !

haut200

Pour les œuvres exposées, je vous livre une courte sélection toute personnelle (vous voudrez bien excuser les reflets sur les verres protecteurs, entre le soleil et les spots, c'est dur de les éviter) :

Aim_e1

tita1

dentelle1001

Italie

Et si vous voulez en voir plus, ben, vous avez qu'à venir, c'est ici :

villa


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21 avril 2010

Nieuwpoort

La semaine dernière, nous avons emmené nos petites-filles à la côte.

En Belgique, c'est facile : il n'y a qu'une mer, celle du Nord (qui, en saine logique, se trouve à l'ouest) et il n'y a donc qu'une côte : La côte (je devrais dire "De kust" car elle est en Flandre).

Il s'agit d'une longue bande de sable d'un peu moins de cent kilomètres, orientée sud-ouest/nord-est. L'arrière-pays est essentiellement constitué de polders (des terrains sous le niveau de la mer) protégés par une digue de mer entrecoupée de cordons de dunes. Les portions de digue sont invariablement couvertes de buildings destinés à abriter les vacanciers. Si bien que si, face à la mer, votre regard ne contemple que la mer et une immense étendue de sable, l'horreur naît dès que vous vous décidez à faire demi-tour.

Nieuport01Nieuport02

Le patelin où nous nous sommes rendus est situé à l'embouchure de l'Yser et s'appelle Nieuport pour les francophones, Nieuwpoort en réalité. Comme la plupart des patelins de la côte, il est divisé en deux entités : un vrai village (ou petite ville) à l'intérieur des terres et une entité à vocation touristique en bord de mer portant le même nom que l'autre assorti de "les bains" ("bad" en idiome local).

Les enfants raffolent de ce genre d'endroit où l'on peut :

- construire des châteaux de sable voués à l'anéantissement par la marée montante

Nieuport03

- rouler en cuistax sur la digue

Nieuport05

- s'empiffrer de glaces, gaufres et autres crêpes aux garnitures variables à l'infini

Nieuport04

- dépenser sa tune dans les lunaparks

Les parents, grands-parents et arrière-grands-parents peuvent, eux, bénéficier de nombreuses échoppes, bistrots et restaurants pratiquant avec une belle unanimité le commerce à main armée.

Le vent y étant aussi omniprésent que vigoureux, vous êtes donc certain d'en revenir sans un rond, certes, mais avec un rhume carabiné.

Vivent les vacances !


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07 avril 2010

Nameur po tot

La semaine dernière, un bout d'émission télévisée était consacré à une exposition reprenant des œuvres de Gustav-Adolf Mossa. Mon épouse avait cru déceler une forte parenté entre ses peintures et celles de Khnopff et de Klimt. Comme elle adore ces peintres symbolistes, je lui ai proposé d'aller voir ça de plus près.

Nous nous sommes donc rendus ce matin à Namur pour visiter cette exposition du musée Félicien Rops. Ceci nous a permis de revoir le musée en plus de l'exposition temporaire et, une fois n'est pas coutume, le célèbre "Pornocratès" n'était pas en prêt pour l'une ou l'autre exposition lointaine, ce qui nous a permis de le voir "en vrai".

Rops2

Voilà pour Rops. Si un béotien tel que votre serviteur connaît bien évidemment Klimt et Rops (et même Khnopff, étonnamment)  il ne savait absolument rien du Niçois Mossa.

On pourrait le définir comme un symboliste tardif. Tout en ne pouvant nier le lien entre son œuvre et celles des grands symbolistes, on y trouve une sorte de maniérisme et un goût pour la profusion de détails. Allez, je vous montre la couverture de l'opuscule associé à l'exposition de ce peintre obsédé par Salomé et un tas d'autres héroïnes fatales.

Mossa001

Tout cela pour la somme modique de cinq euros, soit un peu plus de la moitié du prix du parking de l'hôtel de ville, lequel parking ferme à dix-neuf heures. Quels couche-tôt ces Namurois !

Rops001

En sortant du musée, nous sommes allés déjeuner dans un restaurant à la carte peu fournie mais des plus engageante. Deux choses étranges : son nom  "Le Pâtanthrope" (tous les plats contiennent une variété de pâtes) et le fait que le menu du midi, absolument identique à celui du soir, est proposé à un prix nettement plus bas.

Ah oui... ! Le repas était à le mesure de nos espérances, c'est vous dire s'il était parfait !


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05 avril 2010

Familles je vous...

Hier, nous avons rendu visite à la petite-cousine de mon épouse. Elle a une grosse peine de cœur et Françoise, n'écoutant que le sien, qui est grand, est allée lui porter le réconfort de son amitié.

La famille de mon épouse a toujours été un sujet d'étonnement pour moi. En effet, avant le décès de certains d'entre eux, j'avais personnellement seize cousines et cousins germains dont je ne rencontre que certains et de façon tout à fait épisodique. Mon épouse, elle, en a... une : Claire.

Pour compenser, elle fréquente donc des niveaux plus éloignés de sa famille comme cette petite-cousine, au demeurant charmante : Francine.  Je vous montre ces trois personnages, de droite à gauche par ordre d'âge et de taille : Françoise, Claire et Francine. Ouais, vous avez raison, c'était pas hier !


Cousines


Tout ça m'épate parce que moi, je n'ai jamais rencontré de personne équivalente dans ma famille sauf une fois vers mes quinze ans, du côté de ma mère, une rouquine somptueuse  dont j'ai oublié le prénom.

Faut dire que la famille de ma femme est restée groupée dans un seul village, alors que la mienne est dispersée aux quatre coins du pays (ma cousine Anne a même vécu aux Philippines, c'est vous dire).

Hier, nous sommes donc allés passer la journée en compagnie de Francine. Le midi, alors que nous déjeunions dans un restaurant vietnamien d'Ath, mon regard s'est porté vers l'extérieur de l'établissement, au travers d'une fenêtre située dans la salle contiguë à la nôtre et là, j'ai vu...

Allez

N'est-ce pas merveilleux ?


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31 mars 2010

Sexisme

Lorsque je vais récupérer Louise à la sortie de son établissement scolaire le mercredi à midi cinq, je vois régulièrement passer un peloton plus ou moins distendu d'élèves mâles de l'enseignement secondaire qui rentrent d'un circuit... de course ? de jogging ? de cross ? de marche ? cela semble dépendre des individualités.

Leur circuit est toujours le même : ils tournent autour du complexe scolaire de la ville de Bruxelles dans le sens des aiguilles d'une montre.

Hier, partant rechercher mon épouse à son atelier de peinture sur soie (pas sur soi, j'aurais dit "Happening"), je passe devant l'école et là, que vois-je ? Des filles, elles aussi en tenue de sport et parcourant le même circuit dans l'autre sens (tentant donc de remonter le temps) !

Mais que fait donc le centre pour l'égalité des chances ?

girat


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23 mars 2010

C'est la saison

C'est la saison des congés pédagogiques.

Vendredi, c'était congé à l'école d'Emilie. Nous sommes donc allés la prendre chez elle le jeudi soir et, tant qu'à faire, nous l'avons emmenée chez Al Peperone où elle a dégusté un vitello tonato et un gratin d'aubergines accompagné de pâtes.

Aujourd'hui, c'est au tour de Louise. Mon épouse lui avait promis qu'à cette occasion, nous l'emmènerions au "Quick", ce haut lieu du Fast-food.

Cela n'a pas empêché Louise, dès vendredi de demander si le "chinois" serait ouvert le lundi soir. Comme je lui répondais qu'il l'était effectivement mais que nous devions déjà aller au Quick le mardi et qu'on n'allait pas l'emmener deux fois au restaurant, elle a argué qu'on y avait emmené sa sœur le jeudi soir et que nous ne manquions jamais de proclamer haut et fort que le Quick n'est pas un restaurant.

Grâce à cette logique imparable, c'est la charmante patronne du "Mandarin chinois" qui était heureuse hier soir.

quick

Edit de 14:45

Et pour que vous ne doutiez pas de mon héroïsme, je vous ai ramené le ticket (de caisse, n'allez pas croire que j'ai eu un "ticket" avec la serveuse).

quick2001


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