01 mai 2010

Regrets tardifs

Hier, mon épouse me charge d'aller acheter de la litière pour le chat pendant qu'elle est chez son kiné.

Tandis que je roule vers le magasin ad hoc, j'écoute une émission sur les humoristes, avec les questions habituelles, vous savez : peut-on rire de tout etc...

Comme j'ai le temps, j'attends la fin de la chose (et de l'histoire de Pierre Kroll à qui un confrère français demandait "Vous y allez parfois fort avec votre roi, vous n'avez pas d'ennuis avec le Palais  ?" à quoi le dit Kroll avait répondu "Fort avec notre roi ? Nous ne l'avons pas encore décapité, nous !")

J'attendais donc dans ma voiture devant le magasin lorsqu'un individu vient tapoter à ma vitre et me fait comprendre par signes qu'il voudrait me parler. Je le vois venir mais entrouvre néanmoins ma portière.

Et là, gagné ! Laïus aussi classique qu'embrouillé où il est question de téléphone et de cinquante Cents.

Je ne pense pas à lui proposer d'utiliser mon portable juste pour voir sa tronche, c'est fou ce que je vieillis ! Et je lui résume donc, plongeant la main dans ma poche, ce que j'ai retenu de sa tirade hésitante : "Vous voulez cinquante Cents ?"

C'est là que j'ai vu qu'il avait des regrets, peut-être même des remords. Il a dû penser que pour une fois qu'il tombait sur un con, il aurait dû demander plus et a d'ailleurs tenté un "Oui, ou un Euro..."

Mais il est reparti avec ses cinquante Cents dans la direction opposée à celle où il indiquait lors de ses explications le prétendu poste téléphonique (lequel n'accepte que des cartes ou des jetons), ressassant sans doute le vers célèbre : "La peste soit de l'avarice et des avaricieux !"

50cents


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26 avril 2010

Expo 2010

C'est la troisième année consécutive que l'atelier de peinture sur soie que fréquente mon épouse s'associe avec un atelier d'aquarelle et un autre de dentelle pour organiser une exposition commune dans leur centre culturel.

Comme à chaque fois, je me charge de faire quelques photos lors du vernissage.

Comme ça, j'ai les mains occupées, ça me permet de refuser le "verre de l'amitié" et pas, comme Val ne manquait pas de l'imaginer, de ne pas les laisser se balader sur les courbes engageantes de quelques dames de l'assistance (publique, comme l'ajoutait Francis Blanche dans son inénarrable sketch du Sar Rabindranath Duval avec Pierre Dac).

Je trouve parfaite cette mixité propre aux ateliers d'amateurs. On y trouve de tout, des naïfs aux surdoués (souvent des surdouées d'ailleurs m'a-t-il semblé cette année (mais de rien, Mesdames)).

Allez, quelques photos.

Vous vous rappelez des bas brodés de l'autre fois (non, pas de lien, z'avez qu'à fouiller) ? Eh bien, contrairement à la pub, cette fois je vous montre le haut !

haut200

Pour les œuvres exposées, je vous livre une courte sélection toute personnelle (vous voudrez bien excuser les reflets sur les verres protecteurs, entre le soleil et les spots, c'est dur de les éviter) :

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Italie

Et si vous voulez en voir plus, ben, vous avez qu'à venir, c'est ici :

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21 avril 2010

Nieuwpoort

La semaine dernière, nous avons emmené nos petites-filles à la côte.

En Belgique, c'est facile : il n'y a qu'une mer, celle du Nord (qui, en saine logique, se trouve à l'ouest) et il n'y a donc qu'une côte : La côte (je devrais dire "De kust" car elle est en Flandre).

Il s'agit d'une longue bande de sable d'un peu moins de cent kilomètres, orientée sud-ouest/nord-est. L'arrière-pays est essentiellement constitué de polders (des terrains sous le niveau de la mer) protégés par une digue de mer entrecoupée de cordons de dunes. Les portions de digue sont invariablement couvertes de buildings destinés à abriter les vacanciers. Si bien que si, face à la mer, votre regard ne contemple que la mer et une immense étendue de sable, l'horreur naît dès que vous vous décidez à faire demi-tour.

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Le patelin où nous nous sommes rendus est situé à l'embouchure de l'Yser et s'appelle Nieuport pour les francophones, Nieuwpoort en réalité. Comme la plupart des patelins de la côte, il est divisé en deux entités : un vrai village (ou petite ville) à l'intérieur des terres et une entité à vocation touristique en bord de mer portant le même nom que l'autre assorti de "les bains" ("bad" en idiome local).

Les enfants raffolent de ce genre d'endroit où l'on peut :

- construire des châteaux de sable voués à l'anéantissement par la marée montante

Nieuport03

- rouler en cuistax sur la digue

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- s'empiffrer de glaces, gaufres et autres crêpes aux garnitures variables à l'infini

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- dépenser sa tune dans les lunaparks

Les parents, grands-parents et arrière-grands-parents peuvent, eux, bénéficier de nombreuses échoppes, bistrots et restaurants pratiquant avec une belle unanimité le commerce à main armée.

Le vent y étant aussi omniprésent que vigoureux, vous êtes donc certain d'en revenir sans un rond, certes, mais avec un rhume carabiné.

Vivent les vacances !


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07 avril 2010

Nameur po tot

La semaine dernière, un bout d'émission télévisée était consacré à une exposition reprenant des œuvres de Gustav-Adolf Mossa. Mon épouse avait cru déceler une forte parenté entre ses peintures et celles de Khnopff et de Klimt. Comme elle adore ces peintres symbolistes, je lui ai proposé d'aller voir ça de plus près.

Nous nous sommes donc rendus ce matin à Namur pour visiter cette exposition du musée Félicien Rops. Ceci nous a permis de revoir le musée en plus de l'exposition temporaire et, une fois n'est pas coutume, le célèbre "Pornocratès" n'était pas en prêt pour l'une ou l'autre exposition lointaine, ce qui nous a permis de le voir "en vrai".

Rops2

Voilà pour Rops. Si un béotien tel que votre serviteur connaît bien évidemment Klimt et Rops (et même Khnopff, étonnamment)  il ne savait absolument rien du Niçois Mossa.

On pourrait le définir comme un symboliste tardif. Tout en ne pouvant nier le lien entre son œuvre et celles des grands symbolistes, on y trouve une sorte de maniérisme et un goût pour la profusion de détails. Allez, je vous montre la couverture de l'opuscule associé à l'exposition de ce peintre obsédé par Salomé et un tas d'autres héroïnes fatales.

Mossa001

Tout cela pour la somme modique de cinq euros, soit un peu plus de la moitié du prix du parking de l'hôtel de ville, lequel parking ferme à dix-neuf heures. Quels couche-tôt ces Namurois !

Rops001

En sortant du musée, nous sommes allés déjeuner dans un restaurant à la carte peu fournie mais des plus engageante. Deux choses étranges : son nom  "Le Pâtanthrope" (tous les plats contiennent une variété de pâtes) et le fait que le menu du midi, absolument identique à celui du soir, est proposé à un prix nettement plus bas.

Ah oui... ! Le repas était à le mesure de nos espérances, c'est vous dire s'il était parfait !


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05 avril 2010

Familles je vous...

Hier, nous avons rendu visite à la petite-cousine de mon épouse. Elle a une grosse peine de cœur et Françoise, n'écoutant que le sien, qui est grand, est allée lui porter le réconfort de son amitié.

La famille de mon épouse a toujours été un sujet d'étonnement pour moi. En effet, avant le décès de certains d'entre eux, j'avais personnellement seize cousines et cousins germains dont je ne rencontre que certains et de façon tout à fait épisodique. Mon épouse, elle, en a... une : Claire.

Pour compenser, elle fréquente donc des niveaux plus éloignés de sa famille comme cette petite-cousine, au demeurant charmante : Francine.  Je vous montre ces trois personnages, de droite à gauche par ordre d'âge et de taille : Françoise, Claire et Francine. Ouais, vous avez raison, c'était pas hier !


Cousines


Tout ça m'épate parce que moi, je n'ai jamais rencontré de personne équivalente dans ma famille sauf une fois vers mes quinze ans, du côté de ma mère, une rouquine somptueuse  dont j'ai oublié le prénom.

Faut dire que la famille de ma femme est restée groupée dans un seul village, alors que la mienne est dispersée aux quatre coins du pays (ma cousine Anne a même vécu aux Philippines, c'est vous dire).

Hier, nous sommes donc allés passer la journée en compagnie de Francine. Le midi, alors que nous déjeunions dans un restaurant vietnamien d'Ath, mon regard s'est porté vers l'extérieur de l'établissement, au travers d'une fenêtre située dans la salle contiguë à la nôtre et là, j'ai vu...

Allez

N'est-ce pas merveilleux ?


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31 mars 2010

Sexisme

Lorsque je vais récupérer Louise à la sortie de son établissement scolaire le mercredi à midi cinq, je vois régulièrement passer un peloton plus ou moins distendu d'élèves mâles de l'enseignement secondaire qui rentrent d'un circuit... de course ? de jogging ? de cross ? de marche ? cela semble dépendre des individualités.

Leur circuit est toujours le même : ils tournent autour du complexe scolaire de la ville de Bruxelles dans le sens des aiguilles d'une montre.

Hier, partant rechercher mon épouse à son atelier de peinture sur soie (pas sur soi, j'aurais dit "Happening"), je passe devant l'école et là, que vois-je ? Des filles, elles aussi en tenue de sport et parcourant le même circuit dans l'autre sens (tentant donc de remonter le temps) !

Mais que fait donc le centre pour l'égalité des chances ?

girat


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23 mars 2010

C'est la saison

C'est la saison des congés pédagogiques.

Vendredi, c'était congé à l'école d'Emilie. Nous sommes donc allés la prendre chez elle le jeudi soir et, tant qu'à faire, nous l'avons emmenée chez Al Peperone où elle a dégusté un vitello tonato et un gratin d'aubergines accompagné de pâtes.

Aujourd'hui, c'est au tour de Louise. Mon épouse lui avait promis qu'à cette occasion, nous l'emmènerions au "Quick", ce haut lieu du Fast-food.

Cela n'a pas empêché Louise, dès vendredi de demander si le "chinois" serait ouvert le lundi soir. Comme je lui répondais qu'il l'était effectivement mais que nous devions déjà aller au Quick le mardi et qu'on n'allait pas l'emmener deux fois au restaurant, elle a argué qu'on y avait emmené sa sœur le jeudi soir et que nous ne manquions jamais de proclamer haut et fort que le Quick n'est pas un restaurant.

Grâce à cette logique imparable, c'est la charmante patronne du "Mandarin chinois" qui était heureuse hier soir.

quick

Edit de 14:45

Et pour que vous ne doutiez pas de mon héroïsme, je vous ai ramené le ticket (de caisse, n'allez pas croire que j'ai eu un "ticket" avec la serveuse).

quick2001


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09 mars 2010

Restrictions

Samedi, mon épouse avait invité quelques-unes de ses amies de son atelier de peinture sur soie. Tant qu'à faire, elle avait également convié les éventuels conjoints des dites amies. Nous étions donc dix à table.

Ce qui fait le charme de Françoise, c'est l'attention qu'elle porte aux autres. Elle a réussi à concocter un menu agréable et apprécié par tous en tenant compte

- des diabétiques
- des adversaires des légumes racines
- des qui ne supportent pas les oignons
- des allergiques à l'ail
-  ...

Souper « Villa » le 6 mars 2010

Mises en bouche

Mousse de sardines
Céleri blanc à la mousse de roquefort
Œufs de caille en cocotte sur lit de courgettes
Soupe de fenouils au crabe
Mini carpaccio de bresaola

Entrées

Salade d’épinards aux oranges et crevettes grises
. . .
Chicons gratinés au saumon fumé

Plat

Magret de canard, pommes caramélisées au jus de pommes
Pommes de terre sautées à la graisse de canard

Dessert

Terrine d’agrumes

Moi je n'ai eu qu'à

- retrouver des photos de tous les participants , les recadrer en 10 x 15 et les imprimer avec le menu au verso pour que chacun(e)  sache à quoi s'attendre et trouve sa place à table
- remplacer le vin par de la bière ou de l'eau selon les cas (et encore, l'amatrice de bière a finalement opté pour un verre de Marsannay, c'est encore moi qui vais devoir me farcir la Ciney brune, je déteste la Ciney brune !).

Evidemment, quand ils ont vu l'étiquette du vin rouge (un étonnant Alentejano bien aéré en carafe), les buveurs d'eau ont eu comme un regret.


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08 mars 2010

Musique maestri !

Dans ma jeunesse, j'étais fermé à la musique dite "sérieuse". Je ne jurais que par le Jazz. Jusqu'à ce qu'un beau jour, je tombe sur un vinyle intitulé "Bach street" où une petite formation de jazzmen interprétait des œuvres de Bach, je l'ai donné à mon fils en même temps que tous mes vinyles à l'occasion de notre déménagement.

Ce disque fut comme une révélation : on pouvait faire swinguer cette musique, on l'aurait dite faite pour ça, même. Après quelques temps, j'ai acheté un disque reprenant certains des morceaux de Bach Street mais interprété par une formation classique. Il m'a servi à une étonnante démonstration. Je faisais écouter Bach street à une amie de mon épouse qui trouvait que le tempo était un peu rapide. Manque de bol, il était encore plus soutenu dans l'enregistrement classique !

Je suis devenu avec le temps (merci Harnoncourt !) un fervent de musique baroque, je trouve qu'elle va bien au versant scientifique de ma personnalité parce qu'une extrême rigueur préside à  sa composition. Je n'écoute pour ainsi dire plus que ça, de Buxtehude à Zelenka, de Froberger à Muffat.  Le jazz m'est passé avec  le free jazz et Sun-Râ.

Hier, j'ai résolu d'écouter Bach, tout Bach. Enfin, Jean-Sébastien hein, pas toute la famille !

Cela fait quelques années maintenant qu'une édition complète de ses œuvres dormait dans un coin. J'en ai entamé l'écoute (je suis au deuxième CD sur cent-cinquante-cinq ) le problème, c'est que je les écoute dans l'ordre du coffret et qu'ils les ont classés par genre.

Donc pour l'instant j'en suis aux concertos brandebourgeois entamant la série des œuvres orchestrales et de  la musique de chambre. Les concertos Brandebourgeois, c'est bien, ce sont des pièces diversifiées, une sorte d'extrait promotionnel des possibilités créatives de Bach à destination d'un mécène possible.

Après, ce seront les œuvres pour cordes puis celles pour clavier. Jusque là, ça ira.

Ce que je crains le plus c'est la longue traversée des soixante CD de cantates suivie de celle des œuvres vocales.

Après,  il restera les pièces d'orgue, j'adore.

Bon, à l'année prochaine... peut-être !

Bach


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06 mars 2010

À propos

FabiennemarkeyskensFralon

Dans ma voiture, ce matin, j'écoute Fabienne Vandemersch interviewer une de nos anciennes gloires politiques,  Marc Eyskens, et un certain José-Alain Fralon, ex-correspondant du journal "Le Monde" à Bruxelles.

Ces deux derniers ont en commun d'avoir commis récemment un bouquin où est évoqué l'avenir(?)  de la Belgique.

Mais là n'est pas mon propos.

En fin d'émission, suite à une question de la présentatrice, Marc Eyskens évoque un souvenir étonnant pour souligner la puissance de la musique qu'il regrette de ne pas avoir pratiquée.

Il assistait à un concert où se donnait la cinquième symphonie de Gustav Mahler. À ses côté une Anglaise qui soudain se met à pleurer et murmure "My God ! I thought it was You..."

Sur quoi la charmante Fabienne enchaîne : "Nous allons écouter Adamo !"

Je l'adore ! (Pas Adamo, Fabienne !)


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