18 février 2021

Roulette russe

 
Pris d'un remords soudain d'avoir si longtemps négligé l'œuvre d'un des géants de la littérature européenne, j'ai décidé de lire "Les Frères Karamazov".

Mal m'en a pris !

Première surprise : le machin annonce quand même huit-cent-quatre-vingts pages, on n'est pas sortis de l'auberge russe, je crains que l'auteur se soit pris pour Marcel !

Deuxième comme dite plus haut : j'apprends d'emblée que ces frères étaient trois, en parfaite contradiction avec ce que m'avait patiemment enseigné un de mes maîtres en matière littéraire, j'ai nommé Pierre Perret, lequel m'a toujours bonni qu'ils étaient deux :

Troisièmement, mais là, ce n'est pas vraiment une surprise : ce n'est pas cette lecture qui va approfondir ma compréhension de l'âme russe, bien au contraire, même si en lecteur assidu de ce blog vous savez déjà que j'ai eu un oncle russe : Constantin Astakhov (Константин Астакоф).

astakhovMarrant quand on sait que l'alphabet cyrillique est une création de Cyrille, autre nom de Constantin le philosophe, et de son frère Méthode.

Bon, c'est pas tout ça, je dois vous laisser, il me reste cinq-cent-cinquante-trois pages à tirer !

Je me demande si j'irai jusqu'au bout...


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22 janvier 2021

Piégé !

 
Le titre disait : "Et l'évolution créa la femme".

Intrigué, j'ai décidé de le lire.

Et ça commençait fort : rien que dans le chapitre d'introduction, j'ai dégoté quelques termes choisis : éthologie, paléoanthropologie, phylogénétique, uxoricide, épistémologie, monophylétique, apophatique, tautologie, ontogénèse, heuristique, anisogamie, eusocialité.

Et il y en a, aux Défis du samedi, qui trouvent que je suis compliqué !

Remarquez que ce n'était pas très malin de ma part non plus : les éditions Odile Jacob ne sont pas précisément réputées pour leurs romans à l'eau de rose.

Par bonheur, dans ce bouquin de 415 pages, l'auteur nous dévoile la conclusion de l'ouvrage dès la quatorzième :

"Alors dévoilons d'entrée la conclusion de cet essai : les causes principales du malheur des femmes sont d'ordre culturel. Le pire ennemi de la femme, c'est l'homme."

Bon, ben je vais peut-être pas tout lire, j'ai déjà donné avec Marcel !

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27 novembre 2020

Suivant !

 
J'ai  lu  survolé le dernier Camilla Läckberg.

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Ben zut, c'est la suite du précédent ! Et c'est pas fini : elle prépare une suite à celui-ci : la loi des séries sans doute.

Si l'on en croit cette auteure, (autrice, autruche ?) la Suède, c'est un pays à éviter absolument : rien que des obédés sexuels, des assassins et des boursicoteurs fébriles. Elle se défend quand même mieux dans la description des parties de jambes en l'air que dans celle des montages financiers, question de lectorat sans doute.

Bref, je n'attends pas le prochain avec impatience.

Pour tenter de me consoler, j'ai lu le dernier Pennac.

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Quoi ? Ce que j'en dis ?

Au lieu de se prendre pour Fellini, ferait mieux de nous pondre la suite de la saga Malaussène.

Tiens ! Si je meurs avant cette publication, je promets de ne plus jamais rien lire de lui !


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21 octobre 2020

Alors, raconte !

 
Bon, c'est fait depuis hier. À la demande expresse de l'Adrienne à qui je ne peux rien refuser, ou presque, j'ai lu le cadeau reçu dans notre boîte aux lettres. Même si, va savoir après tout, il était peut-être destiné à mon binôme.

Je vous "copicolle" le commentaire de la dite Adrienne donnant son avis sur la production de Monsieur Musso :

Je continue à ne pas comprendre d'où il tient son succès, c'est tellement du n'importe quoi mal ficelé, assaisonné de prestigieuses citations et plein de gros clichés-montagnes... mais tu nous diras, pour celui-ci, si quelque chose le sauve

Comme je n'avais jamais lu le moindre ouvrage de cet auteur, je ne puis le comparer à ces romans qui ont fait sa réputation. J'ai quand même cru comprendre que le polar (même sans le moindre flic) n'était pas son genre habituel et pourtant, c'est un peu de cela qu'il s'agit ici. 

L'intrigue est compliquée à souhait avec rebondissements et tout et tout et largement improbable (particulièrement la récupération des cadavres). Mais bon, ça se lit : je l'ai lu !

La présentation est conforme aux remarques de mon amie : nombreuses citations en début de chapitres, références multiples dans le texte à des œuvres littéraires ou musicales de tous genres.

Ce que j'ai constaté de mon côté, c'est une tendance à allonger la sauce en décrivant abondamment le moindre lieu d'action, un peu comme ces auteurs payés à la ligne pour produire des romans-feuilletons dans les journaux du passé.

Mais le pire de tout, je l'ai découvert page 153 :

Madeleine002

Il a cru indispensable de ramener Marcel dans la combine !

Je me demande si le malfaisant qui avait déposé la chose dans ma boîte ne l'avait pas fait rien que pour ça !


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19 octobre 2020

Mystère

 
Ce midi, en rentrant de la promenade hygiénique du chien (l'Adrienne ne manquera pas de spécifier que ce chien est une chienne), je jette (par acquit de conscience, vu que l'heure doit être celle du lever du facteur) un coup d'œil dans la boîte aux lettres.

Comme prévu, pas de courrier, mais... un livre !

Je vous fait voir :

Musso001

Voilà, moi et ma grande gueule !

Depuis que sur ce blog j'ai révélé que j'avais lu tout Marcel (ou presque), le monde entier (ou presque) sait que je lis vraiment n'importe quoi, d'où ce magnifique cadeau...


 

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07 septembre 2020

Tu parles !

 
En rentrant d'une des innombrables promenades du chien (qui est toujours une chienne), mon regard est tombé, dans le rayonnage qui contient les rédisus de notre bibliothèque et garnit le hall d'entrée de l'appartement (faut être précis, ça ne coûte pas grand chose et ça allonge la sauce, j'ai pas lu Marcel pour rien), sur un livre au titre évocateur :

gigue002

Bon vous, vous voyez la couverture, mais quand je suis tombé dessus, je n'en voyais que la tranche (je pourrais dire le dos, mais s'agissant de gigue, je me paie une tranche, c'est mon blog après tout).

Merde alors ! me suis-je dit in petto, tout un bouquin sur la gigue et il n'est pas dans le rayon cuisine, remédions à cette erreur !

Ce n'est qu'en l'extrayant de sa rangée que j'en ai vu la couverture, maintenant, nous sommes à égalité.

Me rappelais même pas qu'on avait acheté ce truc qui date de 2001 et encore moins de l'avoir lu.

Pour vous mettre dans l'ambiance, je vous colle le début de l'introduction :

gigue003

Heureusement qu'il a employé le pluriel. Un Belge, ça existe, j'en suis un, mais le Belge, ça ne rime à rien. La preuve, trouvez-moi une rime à belge, vous allez voir !

Mais je ne vais pas m'étendre sur nos aventures politico-linguistiques.

Bref, le bouquin nous parle de tous les chanteurs belges qui ont eu un certain succès en France. Tous chantent en français (bien sûr, pour contredire ma sortie précédente, ce serait trop simple n'est-ce pas, quelques un·e·s sont flamand·e·s comme Arno ou Axelle Red)

Le premier de ces artistes à être cité  est...

Une artiste : Annie Cordy ! Faut dire qu'elle sévissait en France depuis 1950. Malgré son immense audience dans la francophonie, elle reste quasiment inconnue dans la partie flamande de mon pays. Pour la défense de mes compatriotes flamands je comprends qu'ils se méfient d'une bonne femme première marraine du PSG et ayant enregistré le premier hymne de ce club de foot parigot.

Et la suite du bouquin ? Ben je ne suis pas encore allé plus loin, il amuserait peut-être mon neveu Joe puisque Sttellla y figure en bonne place.

Ah, oui, le titre ! C'est un jeu de mots : La belle gigue (et la Belgique), c'est le titre d'une chanson d'André Bialek où ce dernier se plaint de ces tensions perpétuelles et mesquines entre nos communautés (et il n'avait encore rien vu !). Le refrain en était :

Ah la belle gigue gigue
Gigue que l'on pourra danser
Quand les vieilles digues digues
Digues on les fera tomber !

Quel doux rêveur...


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06 septembre 2020

J'irai pas cracher sur Nothomb

 
Ça fait un moment que je n'avais plus rien classé dans cette catégorie.

D'abord, Janeczka s'est métamorphosée en Pixie Bratski, ensuite, si depuis ma précédente intervention sous ce label j'ai lu quelques dizaines de bouquins, ou je n'en ai pas parlé, ou j'ai omis de les coller dans la catégorie ad hoc.

Ma dernière intervention y parlait du précédent opus de l'Amélie, un de ses meilleurs bouquins à mon humble avis.

C'est à propos du suivant que je viens vous entretenir aujourd'hui, je l'ai promis à Pivoine, une vieille connaissance (mais néanmoins bien plus jeune que moi).

Voici la chose :

aerostats

J'imagine que le titre fait référence aux Zeppelins dont il est question dans l'un des chapitres de l'œuvre.

Mon titre  à moi, je l'ai choisi parce qu'entre les deux publications de la Folle, j'ai lu un peu de Boris Vian.

Mais revenons à l'opus(cule) de la geisha belge.

Je l'ai lu en version électronique (nique nique), une version où en bas de page vous pouvez, comme dans un livre papier, savoir à quelle page vous en êtes mais aussi combien de pages comporte l'ouvrage. Si bien qu'il arrive un moment où vous commencez à vous demander comment, au vu du nombre de pages encore disponibles, l'auteure va réussir à boucler le récit, pour finir par vous imaginer que la fin va devoir être abrupte...

Ben, elle l'est !

Et vous avez l'étrange impression qu'après une longue (longue, tout est relatif, on est chez Nothomb quand même) introduction, l'écrivaine a décidé que ça suffisait et qu'il fallait en finir au plus vite et trouver une porte de sortie immédiate, à l'image de Molière et de son Deus ex machina.

Sinon, hormis quelques invraisemblances bien senties comme de prétendre qu'un dyslexique ait lu l'Iliade en un jour tout en en mémorisant certains passages ou l'histoire du miroir sans tain, (sur le fait de dégoter à Bruxelles un bistro servant du Champagne Deutz, je ne m'avancerai pas : cette gamine est capable de tout), c'est de l'Amélie classique.

Vous verrez si vous lisez (ça parle de lectures) !


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04 septembre 2019

La Passion selon Sainte Amélie


Hier, c'était la reprise de l'atelier de peinture sur soi(e) de mon épouse.

Après l'avoir déposée, j'étais chargé d'aller au centre commercial échanger (moyennant finances) les bouteilles de CO2 vides de la machine à eau gazeuse contre des pleines.

Comme j'étais trop tôt au magasin, je suis passé par le point presse de l'endroit pour faire le plein de fascicules de mots flêchés. Je paie ceux-ci et en sortant, qu'aperçois-je en tête de gondole (quoi, ça vous fait marrer ?) ?

Ceci :

soif001

Je m'empare d'un exemplaire et refais un tour par la caisse.

De retour à la maison (après le remplissage des bonbonnes bien sûr) j'abandonne immédiatement ma lecture en cours ("L'amie prodigieuse" volume 2) pour attaquer ma nouvelle acquisition.

Pris néanmoins d'un doute, je me connecte d'abord au site de mon fournisseur d'e-pubs pirates favori pour m'apercevoir qu'en quelques clics, je peux en télécharger un exemplaire sur mon lecteur Kobo (pub gratuite) sans débourser un rond.

J'ai malgré tout décidé d'amortir ma version papier à dix-neuf euros quarante centimes.

La photo de couverture est spéciale : avant de m'apercevoir que la charmante enfant portait le bout de ses doigts aux tempes, j'ai d'abord cru qu'elle s'était fait faire les oreilles de Dobby, l'elfe de maison de Harry Potter.

soif2

Bien entendu, ma lecture de l'œuvre s'est terminée dans la soirée malgré un passage au resto italien le midi où j'ai mangé des palourdes  puis chez ma fille le soir où c'était des tellines.

Quoi ?

C'est quoi cette histoire de soif ?

Figurez vous que notre geisha nationale a prêté son talent au Christ Soi-même pour Lui permettre de nous raconter son procès et sa crucifixion.

C'est très intéressant et bien foutu. La fin, après la fin, si vous voyez ce que je veux dire, est un peu plus difficile à digérer mais je dois avouer que c'est la partie que j'ai lue apès deux Saint-Feuillien Grand Cru...

Bien sûr, je n'ai pas échappé à l'inmanquable Madeleine que même Jésus s'entête à appeler ainsi bien que son prénom soit Marie, sous prétexte qu'il ne veut pas la confondre avec sa mère.

Pour plus de détails, passez par ici, je vous garde le fascicule au chaud !


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07 novembre 2013

JdJ 29

Stop !!!

Pas la peine de crier, je vous entends très bien. Je suis bien obligé d'avouer :

  • que le numéro précédent date de si loin que personne ne s'en souvient
  • qu'il s'en trouve certainement qui ne savent même pas de quoi il retourne
  • que je ne tiens pas ma promesse initiale...
  • ... ou que je lis vachement peu

Remarquez que grâce à ce manque de fiabilité, vous avez échappé à Marcel (ouais, de toute manière c'eût été vraiment trop facile).

Bon, je vous colle l'extrait :

jdj29001

Eh, oh, c'est pas de ma faute si le mec (non, y a pas de piège) ne partage pas le style de mon auteur favori. Et puis, j'ai été bon prince, je vous ai donné un phrase de plus que prévu par Janeczka, vous n'allez pas vous plaindre !

Je dois aussi vous dire que la suite risque d'être encore plus irrégulière : pour mon anniversaire, ma fille m'a offert une liseuse électronique. Alors je me demande si on peut en scanner le texte (je vous raconterai le résultat du test) et puis, comment voulez-vous retrouver la page 123 d'un truc où la pagination se modifie avec le choix de la taille des caractères utilisés pour l'affichage. Pareil pour le fameux "test de la page 99". N'a pas que des avantages la liseuse !

Bon, pour cette fois y a pas de problème, mon fils, lui, m'a offert des livres "papier".

 

Edit du 9 novembre, à la demande de joye :

Comme tout le monde semble se désintéresser de la question, je donne la réponse :-)

 

jdj29002

 


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30 octobre 2012

JdJ 28

Oui, je sais, si je veux que vous vous rappeliez les règles du jeu d'une édition à l'autre, il faudrait que je resserre les occurrences.

C'est précisément pour ça que je vous mets un lien vers ce règlement.

Ce bouquin-ci, je n'aurais voulu le rater pour rien au monde et ce disant, je vous aide donc beaucoup dans votre recherche de la solution.

Allez, bonne chance, c'est facile...

Si vous êtes un peu perdus, ne vous affolez surtout pas, procédez comme on s'est échiné à vous l'apprendre dans votre cours d'algèbre : "Soit x l'inconnue", etc, etc...

jdj001

Vous aurez remarqué que pour faire bonne mesure, je vous ai même accordé une phrase surnuméraire (c'est pas que je veuille me montrer bon avec vous, c'est que c'était trop chiant de l'enlever).

Edit du 31 octobre


Caro a découvert le pot aux roses (voir dans les commentaires).

Je vous montre donc la couverture de l'ouvrage :

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