Entre nous

Pas si intime en fin de compte

11 novembre 2009

C'est l'plombier !

Oufti ! Comme on dit dans certaine région de mon pays. Ça fait une paie que je n'étais plus venu ici !

Faut vous dire que, si le déménagement a été mené rondement par des professionnels de la chose, le démarrage à notre nouvelle adresse fut rempli de surprises.

L'avant-veille du grand départ, nous nous sommes aperçus que les WC s'étaient subitement bouchés. Les deux en même temps, évidemment. Le lendemain, le plombier, mandé par la concierge, se présente dès potron-minet pour constater comme moi que c'est bouché, sans doute après la jonction des deux décharges (son hypothèse : des plaques de calcaires détachées lors de la remise en service de l'installation inutilisée pendant un an) et m'annoncer qu'il n'y peut mais, et que je devrais m'adresser à Louis le déboucheur dont il me file le numéro de téléphone.

Le dit Louis, dûment contacté, se présente dans l'heure et (après s'être assuré que je pouvais lui régler cash le forfait de 125 €) s'active avec tout son matériel. Il me quitte après une demi-heure en me montrant que tout s'évacue impeccablement (enfin, compte tenu de la hauteur des siphons à l'ancienne qui fait que leur amorçage ne se produit qu'au moment où vous palissez de crainte de voir la chose déborder).

Pour déboucher, ça il avait débouché le Louis : deux jours plus tard, alors que nous commençons à nous sentir chez nous, le gérant des immeubles vient sonner à notre porte pour nous annoncer que nos toilettes se déversent dans le couloir des caves, que le plombier passera en urgence le lendemain et nous demander de modérer l'usage des WC.

Homme de parole, le plombier se ramène le lendemain et après un petit tour dans la cave, nous annonce que l'endroit de la rupture est inaccessible par cette voie et qu'il va falloir faire sauter la baignoire pour pouvoir réparer.

Conclusion : durant les trois premières semaines d'occupation, nous avons été dix jours sans toilettes et dix sans baignoire.

Compensation : on apprend à tout âge :

  • Alors que nous avons pourtant campé pendant des années, nous avons pour la première fois de notre existence utilisé un WC chimique emprunté à des amis.
  • Devant les difficultés que j'avais eues à convaincre un maçon de se détourner une heure de son chantier pour venir couler un bout de chape où poser la nouvelle baignoire, j'ai décidé de procéder moi-même à son encastrement. Heureusement qu'il y a les blocs Ytong, c'est mon premier travail de maçonnerie ! On verra demain pour le carrelage...

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26 octobre 2009

Tu déménages ?

Après avoir, vous n'aurez pas manqué de vous en apercevoir, déménagé au sens figuré toute mon existence, j'ai dû le faire au sens pratique.

Passer, après quarante ans d'occupation, d'un appartement à trois chambres, une cave de dimensions confortables, une buanderie gigantesque et deux garages à un autre à deux chambres, une cave minuscule traversée d'un pilier de béton et un emplacement pour voiture, ça n'a pas été de la tarte.

D'abord, nous nous sommes attaqués aux caves et aux garages. Il a fallu en éliminer une série d'emballages dont nous avions depuis longtemps liquidé le contenu :  rien que cela a déjà bien occupé les éboueurs. Nous y avons aussi découvert des choses dont nous n'avions plus le moindre souvenir ni le moindre espoir d'utilisation, ce qui a surchargé les éboueurs. Ensuite il y a eu le bucht plus encombrant, de l'ancienne colonne de cuisine vermoulue aux ossatures de fauteuils divers et autre garde-robe désaffectée, là c'est notre fils qui a dû se coltiner trois camionnettes Transit vers la déchetterie.

Au bout de cette première étape, nous avions l'impression que rien n'avait progressé.

Après une rapide estimation de la nouvelle place disponible et du volume occupé par nos bouquins, nous avons opéré une sélection et avons donné mille cinq cents livres à Oxfam. Ils ont dû faire deux voyages avec leur camionnette 4L et nous avaient envoyé un gaillard plus âgé que moi et qui soufflait comme un phoque au moindre effort, ce qui nous a plongés dans l'angoisse de voir ce pauvre bénévole rendre son dernier souffle dans le hall d'entrée de notre habitation. Il a survécu. Maintenant que nous sommes à notre nouvelle adresse et toujours saturés de bouquins, nous hésitons à le rappeler.

Entre-temps, j'ai revendu mon exemplaire d'Encyclopedia Britannica 1968 pour vingt-quatre euros sur e-bay. Je n'y ai par contre pas trouvé d'acheteur pour mes deux Olympus argentiques.

Bon, j'en reste là pour aujourd'hui, je dois m'occuper des plombiers. Parce qu'à peine déménagés, nous avons déjà les plombiers chez nous, mais ça, c'est une autre histoire...

brit


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12 octobre 2009

Coup au coeur

Vendredi (oui, je sais : ce n'est plus à chaud, c'est du réchauffé, mais bon, mieux vaut tard que jamais, hein ?)

Vendredi donc, le facteur a été remplacé par un stagiaire et, comme chaque fois que cela se produit, c'est l'embrouille dans la distribution du courrier.

Remarquez que j'ai malgré tout de la chance : dans la rue de ma fille, c'est l'embrouille permanente, stagiaire ou pas.

Mais revenons à mon histoire. Dans mon quartier il y a deux clos : celui où j'habite s'appelle le clos Otten et, deux rues plus loin il y a le clos Tonnet.

Vendredi donc (j'y arrive) je trouve dans ma boite aux lettres une missive destinée à une dame habitant au même numéro que moi mais dans le clos voisin.

Je vous entends d'ici : "La poste belge fonctionne donc exactement comme la française, il n'y a pas là de quoi pondre un billet."

Erreur ! Car, devinez le nom de l'occupante du 14 clos Tonnet ?

Hein ?

Hein ?


Dabrowski !


Comme j'ai l'honneur de vous l'écrire !

J'en ai encore le coeur tout retourné.

Sans vouloir plagier qui que ce soit, je m'écrierais bien :

"Janeczka, réponds-moi !"


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16 septembre 2009

Infidèle

Notre fille, dans sa toute tendre enfance, nous avait émus (presque) aux larmes en déclarant "Quand je mourrai, je veux être enterrée avec ****". J'ai oublié le nom qu'elle donnait alors à son doudou favori.

Comme nous déménageons - comment ça "On va le savoir !" ? - et que nous avons conservé la peluche, hier, nous avons proposé de la lui restituer.

Air consterné de l'intéressée !

Bien des adultes ne méritent guère les enfants qu'ils ont été.

Doudou

Post Scriptum

Si le contenu de mon billet s'était révélé conforme aux perspectives alléchantes générées dans votre esprit par son titre, je l'aurais, il va sans dire (et bien mieux encore en le disant), classé dans la catégorie "Alors, Val ?" ou, à défaut, dans "Je me souviens".


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05 septembre 2009

Blues (and Royal)

Malgré mon déménagement et parce que c'est Aude qui m'a tagué et qu'elle ne me pratique pas depuis assez longtemps pour savoir que je n'aime pas trop ça, je vais m'exécuter. D'abord l'image obligée :

blues

Ensuite, les sept objets bleus requis (j'ai même pas dû quitter mon bureau pour les photographier)


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Mon lecteur de cartes mémoires
(d'accord, on devine à peine qu'il est bleu)



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Ma lampe de bureau, vue du dessus

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Le bouchon de ma bouteille de Valvert

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Une gomme datant de plus de trente ans
(et qui a échappé aux filles)


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Le compteur kilométrique de ma bicyclette

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Le CD du driver de ma connexion infrarouge

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Le compte est bon !
Ah oui, vous vous demandez ce que c'est ?
Le reflet de la diode du connecteur du cable USB
de mon imprimante sur le store vénitien métallique.


Voilà. Pour le reste, selon une bonne vieille habitude, je ne taguerai personne en vertu du vieil adage "Ne fais pas à autrui ce que tu ne veux pas que l'on te fasse". Mais que cela ne vous empêche pas de jouer si vous vous sentez inspirés par le jeu.


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05 août 2009

Premier contact

Mon néphrologue préféré vient d'accepter une place de chef de clinique dans un hôpital flamand de la capitale (on la lui a proposée parce qu'il est francophone, enfin, disons parce qu'il parle français)*. Comme je l'accompagne dans ses pérégrinations, je me rends dans cette clinique pour régler la question des prélèvements que je dois y effectuer la semaine prochaine.

Premier choc culturel : le passage protégé pour piétons aboutit directement non pas en face du trottoir longeant le bâtiment des consultations mais... droit dans l'entrée pour voitures du parking réservé aux donneurs de sang !

Deuxième choc : lorsque je me présente au bureau d'inscription des prélèvements, la préposée m'annonce (dans un français impeccable, je dois le reconnaître) que, malheureusement, l'ordinateur est en panne et qu'il faudra patienter (m'en fous, je venais surtout chercher les récipients nécessaires à la collecte de mes mictions d'une journée).

Mon sang d'auditeur n'a fait qu'un tour : mes collègues de la communauté flamande ignoreraient-ils donc la question à mille euros (une de mes préférées) : "Puis-je voir la procédure à suivre en cas de panne du système informatique ?"

Il faut croire que oui, ou que la procédure existe bel et bien et qu'elle consiste à dire : " U moet een beetje wachten !"

Je tiens à signaler que chez Colruyt, autre société flamande, mais sévissant, elle, dans la grande distribution plutôt que dans la santé, j'ai assisté, médusé, à une panne informatique générale un samedi midi : en moins de deux minutes, chaque caissier s'est vu doublé d'un autre employé muni de formulaires papier, les codes de vos marchandises étaient transcrits à la main sur ces formulaires, on y relevait votre identité et votre adresse, une petite signature et vous receviez la facture à domicile dans le courant de la semaine suivante. C'est pas de la qualité ça ?**

Ordi

* Faudra que je vous explique un jour le décapant folklore linguistique belge en général et bruxellois en particulier.
** Ouais, c'est surtout une façon élégante de ne pas perdre le chiffre d'affaire du meilleur jour de la semaine, mais bon...


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24 juillet 2009

Petit-déjeuner

Parfois, je me dis que l'on pourrait décrire sa vie en un long logigramme.

Chaque matin, je prépare le petit-déjeuner et le porte au lit à mon épouse (Je sais que je l'ai déjà dit, mais j'aime vous faire râler). Voici comment cela se passe, je crois que ça fera plaisir à cette même épouse... et à Val !

(Cliquez pour mieux voir)


Diagramme1

Diagramme2

Edit de 20 heures :

Si c'est encore trop petit lorsque la photo est ouverte dans sa page html, maintenir la touche "control" enfoncée et faire tourner la molette de la souris vers l'avant. L'image s'agrandit, mais, bien évidemment, le flou augmente, le contraire serait trop beau !

Edit de 21 heures :

Si votre souris n'a pas de molette (si, si, y en a eu !) maintenez toujours la touche "ctrl" en foncée et tapez sur la touche "+" ( et "-" pour diminuer la taille). Tout cela fonctionne avec n'importe quelle page html, même Samedi Défi. Sous Firefox en tout cas.


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17 juin 2009

Mission accomplie !

Sous mon billet précédent, Tilleul m'exhortait à lire le livre pour vous en parler après.

C'est fait ! Ça n'a pas traîné hein ? Vous me direz qu'il n'y a que trois-cent-nonante pages aussi, mais ça ne veut rien dire : j'ai commencé en Italie "La Lumière du Monde" de Christian Bobin — un des auteurs favoris de Papistache — et je ne l'ai toujours pas terminé, loin de là. Pourtant il ne compte que cent-soixante-trois pages et son format est plus petit !

Mais je me perds dans des détours oiseux, vous préféreriez sans doute que je vous parle du roman lui-même. Bon, vous l'aurez voulu (Tilleul en tout cas) !

D'abord une révélation : le titre du roman ne donne qu'une version abrégée du titre du cercle littéraire. À la lecture de l'ouvrage on découvre en effet que celui-ci s'appelle en réalité :

"Cercle des amateurs de littérature et de tourte aux épluchures de patates de Guernesey"

C'est un roman "épistolaire" puisqu'il est constitué — à l'exception de quelques pages d'un journal intime et de quelques télégrammes — de lettres que s'échangent les divers protagonistes, du moins les principaux. Cela se passe dans l'immédiat après-guerre et parle de l'occupation des îles anglo-normandes par les Allemands. C'est gentil tout plein et ça se lit sans difficulté.

Il y avait dans l'argument de quoi tirer un grand roman, les auteurs (tante et nièce américaines) en ont tiré un truc gentil, oui, gentil.

Gentil sera donc mon dernier mot. De toute façon, je l'avais acheté pour le titre, n'est-ce pas ?

Patate001


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15 juin 2009

Vous connaissez Guernsey ?

Non ? Moi non plus, mais ça va changer. Enfin, si j'en crois la quatrième de couverture du roman que je viens d'acheter.

Bien que je ne l'aie pas encore commencé, j'ai abandonné toutes affaires cessantes le récit de mes aventures italiennes pour vous en parler.

Comme je ne l'ai pas encore lu, je ne l'ai pas non plus classé dans la catégorie des JDJ et d'ailleurs pour cette catégorie, je dois avoir une bonne dizaine de bouquins de retard.

Dans ces conditions me direz-vous, pourquoi vouloir en parler ?

Le titre !

Le titre qui m'a immédiatement fait penser aux Défis du samedi.
Le titre qui m'a semblé si alléchant.
Le titre que je n'aurais pas pu imaginer (c'est vous dire).
Le titre qui m'a fait l'acheter immédiatement pour vous le faire voir, même si je ne devais jamais lire le roman, même si je devais le jeter après l'avoir photographié.

Le titre, quoi !

Et, quel est-il ce titre me demandez-vous...

Allez,  je serai bon prince, je ne vous ferai pas attendre à demain. Ce titre, le voici :

Patate001


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04 juin 2009

Rien que pour Joye

Les autres éventuels lecteurs, dans leur immense mansuétude, voudront bien excuser ce petit aparté et cette interruption du feuilleton "Walrus en Italie"



Joye, ma belle,


J'ai voulu déposer, comme une gerbe de fleurs à tes pieds, un commentaire sur ton Iowablog.
Un commentaire qui serait une réponse à ta question : je sais que tu détestes tellement qu'on ne te réponde pas.

Mais, hélas, le machin, lui, m'a répondu :


Maintenance

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Tu ne sauras donc jamais si je giflerais mon père.
Mais sans doute peux-tu essayer de deviner la réponse. Pas à partir de mes opinions politiques puisque n'étant pas américain, je ne suis ni démocrate, ni républicain.
C'est marrant pour nous, européens bien compliqués, ce manichéisme politique des Uesses.
Je te fais la bise (si tu le permets, bien sûr).
Non, pas gifler !

Walrus

gifle


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