05 mars 2017

Tout ça, c'est la faute à Raymond !

Ben oui, ça peut pas toujours tomber sur Marcel !

Avec son sujet du jour, le Raymond a fini par parasiter ma pensée : habituellement, je ne m'inquiète pas de savoir comment j'en suis arrivé à penser ce que je pense à un moment donné. Je jouais à ça quand j'était jeune : remonter le flux. Mais là, il m'a perturbé, c'est malin !

Chaque matin, tandis que je prépare le petit-déjeuner, je fredonne ou siffle (au moins intérieurement) une mélodie et je ne m'inquiète guère de savoir pourquoi c'est celle-là plutôt qu'une autre et, malgré Raymond, je ne vais pas commencer à m'en inquiéter aujourd'hui.

Mais grâce à ce perturbateur, ce matin il m'a semblé me remémorer que les mêmes mélodies reviennent régulièrement et parmi elles une vieille chanson intitulée "Montagnes d'Italie".

Comme la mémoire est trompeuse !  Dans mon souvenir, Patrice et Mario disaient "Tu me donnais le bras en sortant de la Mairie et moi j'étais heureux de t'aimer pour toute la vie" ce qui me laissait penser qu'ils étaient parmi les précurseurs du mariage pour tous. Grave erreur, comme vous l'aurez constaté à l'audition de ce chef d'œuvre.

Ce qui est certain, c'est qu'inmanquablement cette chanson me fait penser aux séjours que nous avons faits dans ce pays et à une question sous-jacente : quel est mon pays de vacances préféré ?

Ici, petite mise au point : je n'ai jamais nié le côté plaisant des vavances. Ce que je continue de nier c'est leur absolue nécessité.

Mais revenons à ma question. Par bonheur, les pays que nous avons fréquentés dans ce but sont peu nombreux, je les cite par ordre alphabétique pour ne pas déjà donner d'indication sur mes préférences : Allemagne, Belgique, France, Grand-duché de Luxembourg, Grande-Bretagne, Italie et Portugal. Oui, ça fait pas des masses, mais que voulez-vous, j'ai de drôles d'habitudes vacancières :

  • j'ai toujours refusé de m'embarquer dans des trucs organisés
  • j'aime pas les voyages en avion
  • quand j'ai (généralement par hasard) dégoté un endroit qui me plaît, j'ai tendance à y retourner. Je suis un vacancier casanier.

Vous êtes pressés de savoir ?

Ben...  j'hésite !

Ça ne vous étonne pas ?

Je le savais !


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26 février 2017

Comptages

 

Je sais qu'on va le savoir que nous sommes dans un hôtel de la Côte d'Opale, mais bon, c'est notre anniversaire de mariage et vous connaissez mon épouse !

Comment, non ?

Eh bien tant pis pour vous !

Nous étions venus au même endroit à la même époque il y a deux ans.

Rien n'a changé depuis, en dehors des prix et du fait que les chiens sont désormais interdits dans la salle des petits-déjeuners. Je suis donc obligé d'aller enfermer le nôtre dans la voiture pendant la durée de notre repas, ce qui me donne l'occasion de traverser le parking de l'hôtel, de reluquer les immatriculation des véhicules présents et de dresser le constat suivant :

stat

Les Keis sont les Néerlandais (ils se reconnaissent au débordement de leur plateau de petit-déjeuner)

Les British semblent se foutre du Brexit

Les Belges sont pour la plupart Flamands

Les Français brillent par leur absence

Ceux des politiciens locaux qui, dans leur splendide isolationnisme, comptent sur la consommation intérieure pour relever l'économie française, n'ont pas fini de se faire des cheveux !

 

P.S. : J'ai même dégoté un Angliche déterminé à échapper au Brexit, mais ça, c'est une autre histoire.

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27 janvier 2017

À pied, un deux, à ch'val, hi han

 

Hier soir, chez ma fille, des invités débarquent. Nous prenons l'apéro en leur compagnie. Tandis que je discute avec mon beau-fils de l'évolution des moyens de calcul (faudra que je vous raconte ça un jour), des bribes de conversation du reste du groupe me parviennent (pas difficile, Louise s'exprime volontiers de manière tonitruante). Ça tourne autour d'un sujet fort à la mode : végétarien, végétalien, végan...

Je crois comprendre que la charmante petite blonde sur ma droite appartiendrait plutôt à la dernière catégorie : souffrance des pauvres animaux etc..

L'ennui, c'est qu'elle est monitrice d'équitation et j''imagine in peto le déroulé de sa leçon :

Vas-y, fais-le avancer ! File-lui de bons coups de bottes dans les flancs !
Tire sur le mors, faut qu'il comprenne qui est le patron !
Utilise ta cravache, boudiou !

Tant il est vrai que le cheval n'est pas vraiment un animal, c'est un être dont la nature profonde est d'être débourré et dressé, de sauter des haies et des rivières en trimbalant un gugusse sur son dos, d'aller l'amble tout naturellement etc.

Preuves supplémentaires de sa singularité : le cheval n'a pas de pattes mais des jambes (les bras m'en tombent) par contre il a une bouche (ils se foutraient pas de ma gueule par hasard ?).

J'en suis là de mes pensées lorsque je me rends compte que la suspecte n'est finalement que vaguement végétarienne.

Heureusement que ma bonne éducation proverbiale m'a empêché d'exprimer mes réflexions, j'aurais encore eu l'air d'un âne !


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19 janvier 2017

Cruelle incertitude

 

Je ne regarde jamais La Grande Librairie, cette émission littéraire sur France 5 (si, parfaitement, ici, à Bruxelles, nous recevons presque toutes les chaînes françaises). Non pas que je la trouve inintéressante, mais simplement parce que quand j'assiste à ce genre de spectacle, il y a toujours bien un des bouquins dont on parle que je trouve digne d'intérêt et que je finis par acheter. Or, je n'ai plus de place pour les ranger et l'équilibre de mes piles de stockage provisoire est de plus en plus précaire.

Source: ExterneL'autre jour pourtant, mon épouse qui consulte le programme télé me dit : "Ce soir, c'est Pennac à La Grande Librairie, ils parlent de Malaussène, tu devrais peut-être regarder".

Il est vrai que j'ai été un grand fan de la tribu des Malaussène et que dans la foulée, j'ai fini par lire presque tout Pennac... avec plus ou moins de satisfaction : j'ai adoré "Comme un roman" et "Ernest et Célestine", j'ai bien aimé "Le hamac et le dictateur", "Messieurs les enfants", les Kamo et "L'œil du loup" , détesté "Merci" et "Journal d'un corps".

J'ai donc regardé le programme proposé.

Il y avait évidemment Pennac et quelques copains à lui.

Il y avait Christian Bobin, le poète du Creusot que je n'aime pas trop mais qui est un des favoris du Papistache, raison pour laquelle j'avais essayé de le lire.

Il y avait aussi Karol Beffa et Cédric Villani qui se sont associés pour commettre un bouquin intitulé "Les coulisses de la création" qui m'a semblé passionnant. Remarquez que les auteurs viennent rarement sur un plateau de télé pour dire pire que pendre de leur production...

Bref, ça n'a pas raté : dès le lendemain je suis allé chez Club (ce n'est pas ma librairie favorite, mais mon copain René m'avait offert un chèque lecture de chez eux). Comme il faut dépenser la totalité du chèque et que si j'ai trouvé "Le cas Malaussène",  le bouquin des deux autres brillait par son absence, j'ai donc dû faire l'appoint avec le dernier Philippe Delerm.

J'ai déjà terminé le premier bouquin et je peux rassurer Célestine qui s'en inquiétait l'autre jour dans un commentaire : c'est bien dans la lignée de la série (que j'ai, je crois, filée à mon fils au moment de notre déménagement).

Mais il y a un truc : c'est un malin le Pennac !

  • Quasiment tous les personnages de la série réapparaissent dans le nouvel opus avec les références des ouvrages où ils sont apparus (on ne sait jamais qu'une nouvelle génération de lecteurs voudrait se mettre à niveau...)
  • Le bouquin actuel n'est que le premier tome d'une série de deux

Oui, c'est un malin le Pennac !

Moi, je suis inquiet : mon espérance de vie me permettra-t-elle de connaître la fin de cette histoire bien emmanchée ?

Bah, tant pis, ce ne sera qu'une goutte de plus dans l'océan des choses dont je n'aurai jamais le fin mot...


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31 décembre 2016

Eh bien, nous y (re)voilà !

 

Moi aussi ça m'énerve ! 

Enfin, surtout le côté bassement mercantile qui semble avoir pris le dessus sur tous les autres.

Parce qu'il y en a d'autres, un peu plus positifs et que l'on peut comprendre (même si l'on fait mine de s'en défendre).

Nous traînons nos misérables existences dans un monde cyclique, rythmé par les saisons et il est naturel de nous y référer ne fût-ce que pour mesurer le temps.

Bien sûr, nous pouvons nous contenter de constater le retour des choses sans nous sentir obligés de le fêter : c'est le clan de ceux qu'horripilent le côté festif obligatoire des anniversaires quels qu'ils soient.

Mais nous pouvons aussi voir ces événements comme une occasion de nous retrouver avec ceux qui nous sont proches, ce qui en soi est déjà une fête, non ? Alors, si l'une ou l'autre de ces occasions est assortie d'un zeste de tradition, où résiderait le mal ? Si le sapin ne m'est pas indispensable, il ne me dérange pas non plus.

À ce propos, la semaine dernière nous étions dans la maison de mon fils en Ardenne pour nous retrouver tous en famille. Ce que j'aime dans cette maison, c'est le contraste entre l'incomparable chaleur des poêles à bois et la fraîcheur des chambres non chauffées. Bon, il ne faisait pas glacial non plus, Agata, ma bru finement pétillante n'a même pas sorti les bouillottes.

C'était une réunion très réussie :

Louise et Emilie s'étaient chargées des amuse-gueules, vous aimez les religieuses à la crème de saumon et les macarons au foie gras vous ?

amuse gueules

Mon fils s'était occupé de la barbue, du pigeon et des vins. Il m'épate toujours, il est très doué pour la cuisine et bien qu'il ne disparaisse jamais très longtemps dans celle-ci, tout est toujours prêt dans les temps, cuisson parfaite et tout et tout (et je ne vous parle pas de sa cave).

Emilie, toujours elle, s'était chargée du dessert, c'est une vraie pro de la pâtisserie (que, comble, elle n'aime pas vraiment déguster) elle dit qu'en faire la détend.

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Bah, les fêtes, c'est pas si dramatique finalement...


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19 décembre 2016

C'est mon neveu qui a recommencé !

 

Dans un de ses billets que j'avais lu sans le commenter pour ne pas alourdir l'addition, mon neveu Joe se paie doucement la carafe de mon auteur favori.

Mais trop tard, le ver était de retour dans le fruit !

Aussi, c'est immédiatement à ce cher Marcel que j'ai pensé  en découvrant ce passage de Thomas Mann , hameçonné que je fus (comme on dit aujourd'hui) par les mots "de bonne heure" chers à l'individu en question :

"Il s'était pourtant de bonne heure rendu compte qu'il appartenait à une génération où était rare, non point le talent, mais le fonds de santé dont le talent a besoin pour s'épanouir."

Voilà qui explique bien des choses ! Manque d'épanouissement !

Remarquez, ça fait un moment que j'avais pressenti quelque chose de ce genre, je m'en étais d'ailleurs ouvert voici quelques années aux lecteurs du défi du samedi.

Comment ça, c'est moi le grand malade ?

Après tout, vous avez peut-être raison : voici quelques jours, mon épouse m'a emmené acheter son inmanquable sapin de Noël.

Elle a choisi un Nordmann qui a l'avantage de conserver très longtemps ses aiguilles, mais ne présente par contre pas l'odeur caractéristique des résineux.

Mais qu'à cela ne tienne : d'abord on l'installe dehors et ensuite je peux facilement compenser cette perte de senteur de sapin si j'en crois mon taux de créatinine.

 

sapin

 


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17 octobre 2016

Ouf !

 

Aujord'hui, c'est le jour du relevé des compteurs.

Mais non, je ne m'appelle pas Prosper et j'ai mis personne sur le Sébasto !

Non, c'est le jour du relevé des calorimètres et des compteurs d'eau chaude et froide.

Quand j'emmène le chien pour la première de ses cinq sorties quotidiennes, les employés de la société chargée du relevé (ISTA pour ne pas la citer) tiennent conciliabule dans la rue en attendant l'heure de début des festivités. Ils en ont pour toute la journée à visiter la grosse centaine d'appartements de la copropriété.

Ils sont cinq et, autour d'eux, je compte quatre voitures au logo de leur firme stationnées dans la rue.

Immédiatement les questions affluent dans ma petite tête :

  • souci d'économie ?
  • de rentabilité ? (mouaaaarf !)
  • voiture accidentée ?
  • à l'entretien ?
  • voiture personnelle ?
  • banalisée ?

Quand je remonte avec le chien, un coup d'œil au fond du clos sur la droite me rassure : la cinquième voiture y est garée.

Ouf, le compte y est !


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02 octobre 2016

Chaud-bouillant

J'écris chaud-bouillant en référence à la catégorie du billet : "À chaud". La classification me semblait un peu... tiède.

Comme vous le savez (ou pas) j'ai acheté un petit portable à seule fin de pouvoir me connecter en vacances et d'y stocker des photos en attendant le retour (côté photos, je crains que ça ne soit pas saturé : les deux batteries de mon appareil sont tellement nases qu'elles permettent à peine de prendre une dizaine de clichés par charge).

Aujourd'hui, il est presqu'impossible de trouver une machine bon marché qui ne tourne pas sous Windows 10. J'ai donc fait la connaissance de ce merveilleux système d'une souplesse inouïe : bourré de programmes et d'applications inutiles et en majorité non désinstallables, impossibilité d'empêcher la mise à jour automatique, bidules accessibles seulement après ouverture d'un compte Microsoft, j'en passe et de meilleures...

Comme j'étais bien décidé à saquer dans les choses sans intérêt pour mon usage, j'ai installé CCleaner et procédé à une éradication massive de programmes et d'applis.

Bien vu ! La mise à jour automatique suivante a pris plus de deux heures et a réinstallé la majorité du bucht que j'avais enlevé !

Bon, j'ai trouvé sur internet une procédure pour éliminer définitivement leur nouveau navigateur, et une astuce pour stopper les mises à jour. N'empêche, pour un truc souple, c'est un truc souple  cette dernière arnaque de MS.

Et pour achever de me porter à ébullition, il y a un twist supplémentaire : sur ces trucs préinstallés, quelle qu'en soit la marque, le fabriquant vous colle un tas de bidules "maison" (avec également enregistrement à la clef) dont, là aussi, vous ne réussissez à vous défaire qu'avec difficulté. Elle est pas belle la vie ?

Bon, pour le suivant (si je survis jusque là), j'achète un truc tout nu et j'installe un Windows 7 de contrebande.

w10


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28 septembre 2016

Mea maxima culpa

Vu mon grand âge, vous pensez si j'ai péché de toutes les manières. Mais ma dernière faute est la plus vile, la plus abominable, la plus sournoise qui soit : j'ai approuvé Marcel !

Comment j'ai pu en arriver là ? Je ne dénoncerai pas celui (ou celle) qui, pour appuyer sa façon de juger une œuvre d'art, citait un extrait du "Contre Sainte-Beuve" du dit Marcel, je ne suis pas une balance ! (Bon, j'ai des tendances, je suis quand même né un 22 octobre). Cet extrait disait en substance "Il n'est pas nécessaire de tout connaître d'un auteur pour apprécier une de ses œuvres".

Bien sûr, être d'accord avec l'opinion de quelqu'un sur un point précis ne veut pas dire qu'il entre ipso facto au panthéon de vos divinités personnelles. D'autant qu'avec Marcel, situer un point précis de sa pensée relève du défi quasi insurmontable : il entoure sa position de tant de détails, de circonvolutions explicatives, de digressions fortuites, qu'on finit par perdre le fil : trop de précisions tuent la précision.

Il n'empêche, pris d'une pulsion aussi coupable qu'irrépressible, j'ai téléchargé le bouquin (en format pdf, ce qui me vaut de devoir le lire en caractères microscopiques mettant à rude épreuve les dioptries correctives de mes lunettes) et, pire, je me suis mis à le lire ! (Mea culpa et caetera)

Il est de notoriété publique que tout crime porte en soi son châtiment et je vous prie de croire que ça n'a pas raté ! On comprend que le machin n'ait été sorti des limbes, où son propre auteur l'avait lui-même enterré, qu'en 1954 par une victime de la marcelomanie compulsive, un des pires fléaux pouvant atteindre l'humanité souffrante.

Au cœur du dédale labyrinthique de la prose proustienne, j'ai quand même relevé quelques détails intéressants :

  • l'ancêtre de la fameuse Madeleine se révèle être une vulgaire biscotte
    ...au moment où je mis le pain grillé dans ma bouche et où j'eus la sensation de son amollissement pénétré d'un goût de thé contre mon palais , [...] Alors je me rappelai : tous les jours, quand j'étais habillé, je descendais dans la chambre de mon grand-père qui venait de s'éveiller et prenait son thé. Il y trempait une biscotte et me la donnait à manger...
  • l'auteur maudit est un (auto)branleur 
    C'était pour un cabinet une très grande pièce. Elle fermait parfaitement à clef, mais la fenêtre en était toujours ouverte, laissant passage à un jeune lilas qui avait poussé sur le mur extérieur et avait passé par l'entrebâillement sa tête odorante. Si haut (dans les combles du château), j'étais absolument seul, mais cette apparence d'être en plein air ajoutait un trouble délicieux au sentiment de sécurité que de solides verrous donnaient à ma solitude. L'exploration que je fis alors en moi-même, à la recherche d'un plaisir que je ne connaissais pas, ne m'aurait pas donné plus d'émoi, plus d'effroi s'il s'était agi pour moi de pratiquer à même ma moelle et mon cerveau une opération chirurgicale.
  • l'auteur en question est un indécrottable snobinard parigot
    Il pourra se faire qu'une détestable représentation musicale dans un théâtre de province, un bal que les gens de goût trouvent ridicule, soit évoquent en lui des souvenirs, soit se rapportent en lui à un ordre de rêveries et de préoccupations, bien plus qu'une admirable exécution à l'Opéra, qu'une soirée ultra-élégante dans le faubourg Saint-Germain.
  • sauf pour le "grand", il est un spécialiste de la paille et de la poutre
    Chopin, ce grand artiste maladif, sensible, égoïste et dandy...

Bon, j'ai pas tout lu (j'ai déjà donné pour la recherche, faut pas exagérer) et je m'en tiendrai là.

Quoi ? Si j'ai téléchargé Jean Santeuil ? Vous foutez pas de ma gueule hein, j'ai déjà dû balancer Les plaisirs et les jours aux vieux papiers et le voddenman le regardait d'un air suspicieux...


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24 septembre 2016

Bon, ça c'est fait

 

La tirette d'un des pantalons d'équitation d'une de mes petites-filles ayant eu une fin aussi brutale que déchirante, mon épouse m'envoie en acheter une autre chez Veritas.

Comme il me faut attendre encore quelques minutes l'ouverture de cette boutique, je fais un crochet par la librairie du centre commercial et j'achète (deux euros et cinq cents plus cher qu'en France, comble pour le bouquin d'une Belge acheté en Belgique) le dernier opus de La Folle.

J'y ai pensé par association d'idées : ce sera vite bouclé, comme une fermeture éclair : zip en 't es gebakke !

Voilà-t-y pas que la gamine fait dans la réécriture du conte maintenant (un peu comme Vegas dans celle de la Genèse). Elle a choisi comme victime le "Riquet à la houppe" du bon Monsieur Perrault.

Oui, "houlà.... houppe!", comme vous dites.

À ce propos, vous avez vu son petit air canaille sur la pochette du bouquin ? Je la verrais bien moi, comme hobby faire du hula hoop autour de son obi, à la plus japonaise des Belges. Si si, je la crois capable de tout, et plus encore.

Riquet001

 

Quoi ? Ce que je pense du bouquin ? J'avais promis ? Bon...

Gentillet, avec une amusante digression (étude statistique à l'appui) sur pourquoi les histoires d'amour doivent mal finir dans les romans, sous peine d'être dans le cas contraire envoyés au rayon "eau de rose" des bibliothèques de gares, et bien finir dans les contes s'ils veulent être portés au pinacle de la littérature.

De toute façon, quoi qu'elle fasse, je pardonne tout à cette enfant, d'autant qu'à l'ultime page de ce dernier ouvrage figure une phrase qui m'a immédiatement évoqué le dernier billet du blog de Célestine :

"Ils ne se dirent pas tout, non pas par vaine coquetterie, mais parce qu'ils étaient conscients de comporter chacun une part d'indicible."

C'est pas beau, ça ?


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