Comment ? Vous ne connaissez pas ce commissaire brugeois dont les aventures sont narrées par Pieter Aspe ?

Pas grave du moment que vous savez qu'il carbure à la Duvel. Pourquoi je vous dis ça ? Parce que je vais vous raconter une semaine-type de mon existence, celle en cours aujourd'hui par exemple.

Lundi, jour férié, le manège où pratiquent nos petites-filles organise un "concours intime". On nous intime donc l'ordre (ou a défaut le souhait pressant) de venir les admirer dans leurs évolutions cavalières.

Bien à l'heure pour constater que, comme chaque fois, le programme annonce déjà une demi-heure de retard et après avoir pataugé dans la rivière de boue qui s'écoule du champ voisin jusque sur la route d'accès, nous pénétrons dans le bar (ou clubhouse si vous préférez) de l'endroit et nous nous installons aux deux places restées libres au bout d'une table que nous partageons avec d'autres grands-parents s'acquitant eux aussi de leur devoir annuel. C'est là que je prends ma première Duvel.

Duvel, en flamand, c'est le diable (en néerlandais, c'est duivel). Mauvais présage !

C'est là aussi que Moka (le chien de ma fille et le père de ma chienne) grimpe sur mes genoux et s'y couche, nez enfoui sous mon parka. Il y restera jusqu'à notre départ, m'obligeant à renouveler ma consommation pour justifier l'occupation prolongée d'un siège dans le bistro.

Pour les évolutions cavalières, c'est mon épouse qui jouera les spectatrices enthousiastes, moi, les chevaux, je les trouve stupides, peureux et à peine comestibles. Quant à ceux qui les font au sens propre tourner en bourriques, je préfère ne pas vous donner mon opinion. Mais pourquoi diable Gaïa ne s'intéresse-t-elle pas aux manèges plutôt que de m'expédier des calendriers de luxe ?

Bref, ma nuit de lundi a été un peu agitée.

Mardi, c'est jour d'atelier peinture sur soie pour mon épouse en matinée et en l'attendant elle m'a envoyé remplir les bonbonnes de CO2 de sa machine à bulles. Le soir, nous avons dû récupérer Louise à la sortie de son boulot pour l'emmener chez le dentiste et la reconduire chez elle où c'était soirée apéro hebd(r)omadaire déplacée le mardi vu que le lundi, c'était cheval ! Après deux Saint-Feuillien grand cru et quelques amuse-gueule (je vous laisse vous débrouiller avec le pluriel), ma nuit a été un brin transpirante.

Mercredi, c'était kiné pour mon épouse et courses chez Colruyt pour moi, suivi de récupération de Louise à son domicile (comme elle travaille un week-end sur deux elle est en repos le mercredi) pour lui permettre de continuer chez nous sa fabrication de rennes en pâte Fimo en vue du repas de Noël tandis que mon épouse prépare un Saint-Honoré pour l'anniversaire d'une voisine sujette à diverses allergies. J'ai ensuite conduit Louise au manège pour son cours de saut d'obstacles.

Aujourd'hui, pour l'instant c'est calme, je tapote ceci sur mon portable assis sur mon lit vu que le living est soumis par ma Portugaise favorite à un nettoyage intensif. Ça embête le chien qui geint collé contre moi. Ça ne va pas durer car vers midi, notre fils vient nous embarquer pour un petit resto avec Agata, question de se rencontrer, son boulot à l'AB ne lui laissant pour l'instant pas de temps libre les weekend.

Demain, c'est jour de mise en ligne des défis du samedi et le weekend, c'est la queue dans les pâtisseries parce que le week-end, c'est viennoiseries au petit-déjeuner (bon, le dimanche midi, on a éliminé le poulet rôti-frites-salade traditionnel, j'aime pas la salade).

Quoi ? Vous, vous n'aimez pas les salades ?

Que diable faites-vous ici alors ?

Den Duvel on a nek !