Jeudi, par Dieu sait quel hasard, mon épouse découvre que le trajet du tram 19 sera interrompu à ce bout-ci de la ligne pendant le week-end.

Branle bas de combat : depuis le 4 novembre le trajet du bus 53 qui transportait Louise en ligne directe de son domicile à son lieu de travail a été modifié et elle doit prendre le tram 19 à la gare de Jette pour récupérer le 53 à la station de Wand. 

En associant ces deux infos, vous comprendrez que le trajet de la demoiselle se serait singulièrement compliqué samedi matin. Elle a donc décidé de passer chez nous la nuit de vendredi à samedi.

Avec elle, rien n'est jamais simple :

Vendredi 7:30, coup de téléphone. "Je passe déposer mon sac avec mes vêtements de rechange avant d'aller au boulot, je n'ai pas eu le temps de déjeuner ni d'acheter une couque (petit-pain pour les  Frenchies) chez le boulanger, le tram est arrivé trop vite (comprenez qu'elle s'est levée trop tard), faites-moi une tartine au miel et mettez-là dans un sac !"

Vendredi 7:55, j'attends le passge de Louise dans le hall d'entrée de l'immeuble. Elle s'amène et me file son sac à dos en échange du sac à tartines. "Salut ! Dis à Mamou qu'il y a une Charlotte et un T-shirt blancs qu'il faudrait lessiver pour demain ! Je te téléphone quand j'ai terminé à l'Estaminet pour que tu viennes me chercher."

Vendredi 18:10 suite au coup de fil annoncé, je pars récupérer la bestiole chez les Pilifs. Dès son entrée dans la voiture elle remplace sur la radio Musique 3 par Radio Nostalgie.

Pour le souper (dîner pour les Frenchies qui cherchent toujours midi à quatorze heures) l'animal étant allergique aux légumes en général et  à ceux de saison (les choux) en particulier, ce sera spaghetti carbonara.

Pour la télé, ce sera cette connerie de Twilight Chapitre 4 : Révélation 1ère partie (vivement qu'on voie la suite !).

Interrogée sur la nature de son petit-déjeuner, elle balance entre couque (voir § 4) au chocolat et croissant à la pâte à tartiner chocolat-noisettes (l'italien sans huile de palme mais avec lait, l'Adrienne préfère celui au chocolat noir). À défaut de décision, je prendrai les deux et m'enfilerai celui qu'elle ne prendra pas (bonjour le cholestérol mais je m'en fous, je prends des statines).

C'est passé maintenant, nous attendons sa sœur qui passe ce midi, retour du manège, prendre une douche rapide, un en cas (magret de canard et  chicons (endives pour les Frenchies) confits) rapide lui aussi avant d'aller jouer maître-nageuse à la piscine du coin. C'est elle qui logeait chez nous le week-end précédent.

Je compte afficher sur la porte de la chambre d'amis (ou l'atelier peinture sur soie de mon épouse,  c'est selon) une pancarte :

"La vrille du Liseron, chambre d'hôtes".


En effet, nous habitons avenue des Liserons.

J'ai inspecté toute l'artère : pas le moindre brin de cette plante en vue !

Des arbres rouges

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Des oliviers

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Mais pas de liseron sauf sur la plaque de rue. Mais bon, on fera avec !