Les choses sont bizarres parfois...

Je croyais que mon rêve de devenir chimiste remontait à mes premiers cours en cette matière ou à mes expériences explosives avec mon copain André, mais un fait m'est revenu en mémoire en cherchant tout autre chose...

La nuit dernière, couché sur le dos et donc éveillé (quand je dors, je suis sur le côté... gauche), je contemplais le trait de lumière qui rayait le plafond. Il était parfaitement immobile car il provenait de l'éclairage du parking à l'arrière de l'immeuble. Et, subitement, il me revint des images d'un trait de lumière qui se déplaçait à travers la chambre parce qu'il était produit par des voitures passant dans la rue.

Mais bien que l'image ait été précise, je ne suis pas parvenu à la situer. Alors j'ai commencé à tenter de me rappeler toutes les chambres que j'ai fréquentées. En vain, bien entendu. Mais en essayant de me remémorer celle de mon enfance à la rue Bois Monceu à Montignies-sur-Sambre, je suis tombé sur autre chose : si je ne me rappelais pas de la disposition des lieux et si la rareté des voitures à l'époque où j'y habitais rendait peu probable que le phénomène s'y soit produit, je me suis subitement souvenu d'un petit bocal où j'avais enfermé des fragments de trognon de chou ce qui au bout d'un temps avait produit lorsqu'on l'ouvrait un parfum "intéressant".

J'aurais peut-être pas dû le faire humer à ma mère, elle devait avoir quelque chose contre les produits organiques soufrés parce qu'elle a  jeté le truc à la poubelle en maudissant les gosses et leurs idées stupides.

Est-il possible que déjà à l'époque les mercaptans aient exercé leur emprise sur moi ?