Lors de la deuxième session* de la fête d'anniversaire de Louise, son père parle avec un autre convive des plantes sauvages comestibles et il cite notamment la cardamine des prés.

Même moi je suis au courant, c'est une crucifère (aujourd'hui on dit plutôt "brassicacée" une famille riche en comestibles : choux, cressons, radis, roquette etc) voisine de la moutarde, mais je ne suis pas intervenu dans la conversation.

Non, simplement, ça m'a rappelé que depuis plus d'un an, malgré les hectares de pré que j'ai pu parcourir (oui, vous me direz que ce sont toujours les mêmes), je n'ai aperçu qu'une seule hampe de cette sympathique plante alors que les années précédentes j'en rencontrais très souvent.

En début d'année puis au printemps, je me disais que ce n'était pas la saison, mais là, la Pentecôte est passée et même la Trinité chère à Marlborough. Et, si j'en crois l'Adrienne qui nous dit (passé simple) en son temps que dans son idiome local cette fleur s'appelle Pinksterbloem (fleur de Pentecôte), je suis autorisé à m'inquiéter !

Bon, c'est pas que j'en mange tous les jours mais quand même, je vous le dis : y a plus de saison...

 

* Que je vous explique :

Notre petite-fille Louise est née un 18 mai, mais nous fêtons généralement son anniversaire fin juin parce qu'elle veut absolument que nous soyons là et que pendant des années nous prenions des vacances en Algarve avec des amis qui y avaient un appartement en time-sharing et qu'à notre retour c'était la période de préparation des examens pour sa sœur.

Pour la deuxième session, c'est simple : quand ma fille invite une vingtaine de personnes à ce genre de fête, elle prévoit tellement large que le lendemain, non seulement nous devons remettre ça mais qu'il lui faut même inviter quelques amis supplémentaires pour venir à bout de l'excédent.

Capisci ?