Normal : quand je promène le chien, ce qui représente la quasi totalité de mes sorties pédestres, je n'emporte pas d'appareil photo, ça ne sert à rien : dès que je m'arrête, la bestiole tire comme une dingue et par à coups sur sa laisse et vous pouvez toujours essayer de prendre un cliché dans ces conditions !

Donc, quand cet après-midi le chien m'a emmené pour sa promenade hygiénique de dix-sept heures par 29°C à l'ombre (sauf qu'il n'y a pas d'ombre excepté pour le chien qui rase les haies tandis que j'ai la cafetière en plein rayonnement), vous avez raté plusieurs photos. Et en premier lieu celle d'un ciel bleu à la profondeur soulignée par le petit nuage blanc qui va bien, dans un subtil encadrement de feuillages.

Ensuite, celle de ce couple issu de la tradition coloniale bien enracinée dans mon pays et déambulant d'un pas tranquille sous le soleil de plomb :
Lui, un vieux schnock de ma génération, de type caucasien comme disent les flics depuis qu'ils ne peuvent plus parler de race, nu-tête et vêtu d'un short et d'un tee-shirt.
Elle, robe de coton imprimée dans les tons jaunes descendant jusqu'aux pieds, tête couverte d'un foulard du même tissu, grande et sèche à l'image des coureurs de fond kénians ou éthiopiens.
Le contraste total, un peu comme entre le temps d'aujourd'hui et celui qu'on nous promet pour demain : dix degrés de moins et la douche garantie.

Voilà ! Encore deux photos de ratées...